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	<title>occupation</title>
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		<title>Représenter la chaleur en hiver : de Turner à Bill Viola, le feu comme motif salvateur</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/art-feu-peinture/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Dauphine De Cambre]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Nov 2025 16:10:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Beaux-Arts]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’hiver s’installe, le froid, le givre. À la faveur du froid, le feu devient plus qu’un motif pictural illuminant les parois des musées : il constitue soudain une promesse. Promesse de survie, de consolation, d’illumination. De Turner à Bill Viola, en passant par la flamme silencieuse de Georges de La Tour ou le soleil artificiel d’Olafur Eliasson, le feu trace une ligne continue : il sauve, il rassemble, il ouvre...</p>
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<figure class="wp-block-image size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/11/The-ARTchemists-le-feu-dans-lart.jpg" alt="le feu dans l'art" class="wp-image-38389" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/11/The-ARTchemists-le-feu-dans-lart.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/11/The-ARTchemists-le-feu-dans-lart-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/11/The-ARTchemists-le-feu-dans-lart-494x395.jpg 494w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>L’hiver s’installe, le froid, le givre. À la faveur du froid, le feu devient plus qu’un motif pictural illuminant les parois des musées : il constitue soudain une promesse. Promesse de survie, de consolation, d’illumination. De Turner à Bill Viola, en passant par la flamme silencieuse de Georges de La Tour ou le soleil artificiel d’Olafur Eliasson, le feu trace une ligne continue : il sauve, il rassemble, il ouvre un passage. C’est ce fil-là que nous allons suivre : comment, de la peinture romantique à la vidéo monumentale, la chaleur devient, au cœur de l’hiver, une expérience esthétique et presque liturgique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Georges de La Tour : la flamme comme braise intérieure</h2>



<p>XVIIe siècle : le peintre lorrain <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Georges_de_La_Tour">Georges de La Tour</a>, marqué par l’héritage du caravagisme, s’impose comme le maître absolu du clair-obscur silencieux. Ses thèmes de prédilection ? Les scènes intimes ou méditatives (<em>La Madeleine à la veilleuse</em>, <em>Le Nouveau-né</em>), les figures de saints en contemplation, les compositions dépouillées où les objets (livre, crâne, bougie) deviennent symboles. Partout la flamme qui éclaire et réchauffe dans la pénombre des intérieurs, les ténèbres nocturnes.</p>



<p>Georges de La Tour est un peintre de la retenue et de la profondeur : peu d’éléments, mais une immense intensité. Chez lui, la lumière ne raconte pas l’extérieur : elle révèle l’intérieur — la pensée, l’âme, la fragilité humaine.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><em>Une chandelle pour tout chauffage</em></h3>



<p>Dans <em>La Madeleine à la veilleuse</em> (vers 1640), la sainte est assise dans l’ombre, un crâne sur les genoux, un livre devant elle, éclairée par une unique flamme de bougie, dont la fumée est décrite avec une minutie presque scientifique.</p>



<p>Le dispositif est simple : pas de cheminée, pas de feu de camp, seulement une veilleuse. Mais cette chandelle, qui suffirait à peine à chauffer une pièce, devient un foyer symbolique : cette source de lumière placée au centre de la composition constitue une métaphore de la vie humaine, fragile, vacillante, menacée d’extinction.</p>



<p>La Tour pousse le clair-obscur jusqu’à une forme de radicalité silencieuse : tout le tableau semble construit pour que l’œil se concentre sur cette petite incandescence. La chaleur n’y est plus ressentie physiquement, elle est transposée en intensité spirituelle.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><em>Chaleur morale contre froid du monde</em></h3>



<p>Les variantes de ce thème, comme <em>La Madeleine pénitente</em> dite “aux deux flammes”, renforcent encore ce dispositif : le crâne, le miroir, le livre et la bougie composent un théâtre minimal où la flamme vaut à la fois pour la présence divine et pour la tension intérieure du personnage.</p>



<p>On pourrait presque parler d’“ascèse thermique” : plus le décor se dépouille, plus la chaleur se déplace vers le registre du sens. Dans ces nuits closes, il ne reste que la braise de la conscience. C’est un feu qui ne réchauffe pas les mains, mais sauve l’âme.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Turner : la flamme contre la neige, ou l’alliance impossible des éléments</h2>



<p>Passons 200 ans. Peintre phare de l’art britannique du XIXeme siècle, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Joseph_Mallord_William_Turner">Joseph Mallord William Turner</a> (1775–1851) transforme la peinture de paysage en lui conférant une dimension émotionnelle et expérimentale inédite. Membre de la Royal Academy dès l’âge de 27 ans, il est souvent considéré comme le précurseur de l’impressionnisme … et l’un des maîtres absolus de la lumière.</p>



<p>Turner explore la mer, les tempêtes, les incendies, les brumes, les couchers de soleil… mais toujours dans une optique singulière : la lumière n’est pas un détail, elle est le sujet.<br />Il dissout les formes, brouille les contours, utilise des couleurs ardentes ou laiteuses pour traduire des phénomènes atmosphériques. Ses œuvres oscillent entre réalisme observé et vision presque abstraite — d’où l’impact durable de son travail.</p>



<p>Parmi ses thèmes majeurs, les tempêtes, où le chaos du monde se mêle à celui de la perception ; le progrès industriel, avec les bateaux à vapeur ou les machines, dont le feu intérieur devient moteur dramatique ; et les incendies. Deux exemples nous frappent.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><em>Une ville en feu : la chaleur comme catastrophe et fascination</em></h3>



<p>Avec <em><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/L%27Incendie_de_la_Chambre_des_lords_et_des_communes,_le_16_octobre_1834">The Burning of the Houses of Lords and Commons, 16th October 1834</a></em>, Turner fixe un épisode très réel : l’incendie du Parlement britannique, qu’il observe depuis la rive opposée de la Tamise, multipliant les croquis sur le vif avant d’en tirer deux grandes toiles aujourd’hui conservées à Philadelphie et Cleveland.</p>



<p>Le feu y est littéralement souverain : les bâtiments se dissolvent dans une masse de jaunes, d’oranges et de rouges qui se reflètent dans l’eau, tandis que les silhouettes humaines se réduisent à une frange noire au bas de la composition. La chaleur est ici ambivalente : elle menace l’institution politique, mais elle offre au peintre une matière lumineuse presque abstraite. Catastrophe pour le pays, révélation pour la peinture.</p>



<p>Ce feu central, irradiant, fonctionne déjà comme un “soleil de substitution” au cœur de la nuit londonienne : dans un climat réputé froid, humide, brumeux, la conflagration impose une chaleur violente, ponctuelle, éphémère – mais d’autant plus hypnotique.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><em>Snow Storm</em><em> : le feu invisible, moteur de survie</em></h3>



<p>Quelques années plus tard, Turner expose <em><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Temp%C3%AAte_de_neige_en_mer">Snow Storm – Steam-Boat off a Harbour’s Mouth</a></em> (1842), tableau de tempête de neige où un bateau à vapeur lutte contre des éléments déchaînés. Tout semble ici contraire à l’idée de chaleur : tourbillon de blanc, de gris et de vert, absence de point focal stable, sensation d’engloutissement. Pourtant, au cœur de ce chaos glacé se cache un autre feu : celui de la chaudière du steam-boat, feu industriel invisible mais vital, seul rempart contre l’hypothermie, seul moteur qui maintient le navire en mouvement.</p>



<p>La toile juxtapose ainsi deux régimes : le froid cosmique de la tempête, indifférente à l’humain ; la chaleur contrôlée de la machine, qui permet de traverser l’enfer blanc. Turner ne montre pas la flamme, mais tout le tableau en dépend. La chaleur devient alors motif salvateur précisément parce qu’elle est hors-champ : elle n’est plus spectacle, elle est condition de survie.</p>



<p>Peintre des forces élémentaires Turner ne fait pas que montrer le feu&nbsp;; il le transforme en expérience visuelle totale. Le feu ici n’est jamais un simple décor. Il est l’événement même de la peinture, ce point d’incandescence où la toile semble brûler de l’intérieur.</p>



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<iframe title="Celebrating Olafur Eliasson&#039;s The weather project 10 years on" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/k_k8D5QowTY?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Olafur Eliasson : un soleil artificiel pour conjurer la grisaille</h2>



<p>Au début du XXIᵉ siècle, <a href="https://olafureliasson.net/">Olafur Eliasson</a> reprend cette question de la chaleur dans un autre registre : celui du climat, réel et symbolique. Avec <em>The Weather Project</em> (Tate Modern, 2003), il installe dans la Turbine Hall un immense demi-disque lumineux, doublé par un plafond-miroir et baigné d’un brouillard artificiel. L’ensemble crée l’illusion d’un soleil monumental suspendu dans une atmosphère saturée de jaune.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><em>Recréer le soleil à l’intérieur</em></h3>



<p>Eliasson joue ici d’une ironie subtile : recréer à l’intérieur d’un musée londonien ce que la ville offre si rarement à l’extérieur – une lumière solaire généreuse, enveloppante. Les visiteurs, allongés sur le sol, braquent leurs téléphones vers le plafond, se contemplent dans le miroir géant, se livrent spontanément à une sorte de bain de lumière collectif.</p>



<p>Il ne s’agit plus, comme chez Turner, d’un feu localisé, menaçant, mais d’une chaleur diffuse, atmosphérique, qui transforme l’espace muséal en place publique d’un solstice artificiel.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><em>Une chaleur aussi rassurante que suspecte</em></h3>



<p>Cependant, cette chaleur n’est qu’un effet de lumière ; la température ne change pas. L’installation joue sur l’ambiguïté : réconfort immédiat d’un “faux été” au cœur d’une saison grise ; conscience simultanée de l’artifice, donc d’une certaine mélancolie.</p>



<p>Dans un contexte de préoccupations croissantes autour du réchauffement climatique, cette recréation d’un soleil intérieur prend une résonance politique : la chaleur qui nous rassure est peut-être aussi celle qui, à l’échelle planétaire, nous menace. Le motif salvateur devient ainsi, par renversement, motif d’inquiétude.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Bill Viola au Grand Palais, Fire Woman (teaser)" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/y0SlwUozc9o?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Bill Viola : le feu comme seuil entre vie et mort</h2>



<p>Avec <a href="https://www.billviola.com/">Bill Viola</a>, la question de la chaleur prend une dimension métaphysique. Ses vidéos monumentales mettent en scène des figures humaines confrontées à des éléments extrêmes – feu, eau – dans des temporalités ralenties à l’extrême. Le spectateur n’est plus simple observateur : il est placé dans la position presque liturgique de celui qui assiste à un passage.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><em>Fire Woman</em> : une vision terminale</h3>



<p>Dans <em>Fire Woman</em> (2005), l’artiste décrit lui-même l’image comme celle qui apparaît “dans l’œil intérieur d’un homme mourant”. Sur l’écran vertical, une silhouette féminine se tient de dos, devant un mur de flammes qui semble occuper tout l’horizon. La figure finit par se laisser tomber, et la surface en feu se révèle pour ce qu’elle est : un reflet inversé dans une nappe d’eau noire. Le feu se replie, bascule, se dissout dans l’onde.</p>



<p>Ici, la chaleur est à la fois violence (mur de flammes, bruit sourd, saturation de l’image) et issue (le basculement final ouvre sur une autre dimension, presque silencieuse). On assiste moins à une scène de brûlure qu’à un passage : la flamme est un seuil, un rideau qu’il faut traverser pour quitter le monde.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><em>The Crossing</em> : purification par le feu, salut par l’extinction</h3>



<p>Dans <em>The Crossing</em> (1996), deux projections face à face montrent un homme qui marche vers la caméra. Sur l’un des écrans, il est progressivement submergé par une cascade d’eau ; sur l’autre, il est dévoré par le feu. Le dispositif met en balance les deux éléments : l’eau éteint, absorbe, noie ; le feu consume, éclaire, transfigure.</p>



<p>Le spectateur, pris entre les deux images, vit une sorte de double baptême inversé : le feu et l’eau, au lieu de s’opposer, se rejoignent dans une même logique de purification. La chaleur, ici, n’est plus un simple confort : elle est ce qui permet de brûler le superflu, de franchir une étape, d’accéder – peut-être – à une autre forme d’être.</p>



<p>Avec Viola, la chaleur n’est plus éprouvée physiquement mais visuellement : c’est une chaleur d’image, qui passe par la saturation des rouges, par l’échelle monumentale de la projection, par le son immersif. Le “motif salvateur” ne consiste plus à se rapprocher d’un foyer, mais à accepter d’entrer dans un récit où la destruction et le salut sont inextricablement liés.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Se rassembler autour d’images-feux</h2>



<p>De Turner à Bill Viola, une même intuition se déploie : l’hiver, réel ou symbolique, n’est pas seulement une saison météorologique, c’est un état du monde – tempêtes, nuit, crises, fatigues – auquel l’art oppose des foyers de chaleur.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Chez La Tour, une veilleuse suffit à tenir tête à l’obscurité intérieure.</li>



<li>Chez Turner, le feu affronte la neige et la nuit, entre catastrophe et survie.</li>



<li>Chez Eliasson, un soleil artificiel rassemble des corps en manque de lumière.</li>



<li>Chez Viola, la flamme devient un seuil entre vie et mort, destruction et renaissance.</li>
</ul>



<p>L’image du feu, motif salvateur par excellence, nous rappelle que la culture joue aujourd’hui un rôle comparable à celui du foyer d’autrefois : un espace où l’on se rassemble, où l’on raconte, où l’on cherche une forme de chaleur – parfois physique, souvent symbolique, toujours profondément humaine.</p>



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<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



<p class="has-text-align-center has-text-color" style="color:#fefefe">Vous avez des envies de culture ? Cet article vous a plu ?</p>



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		<item>
		<title>La série « Sadorski » de Romain Slocombe : périple d’un flic pourri au cœur de l’Occupation</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/sadorski-romain-slocombe/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 15 Aug 2025 14:37:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pour celles/ceux qui nous suivent assidument, Romain Slocombe n’est pas un inconnu vu que nous chroniquons ses romans avec autant d’intérêt que de régularité. Difficile d’aborder l’œuvre du Monsieur sans évoquer la saga Sadorski. Saga que j’ai épluchée par le menu, m’enfilant à la suite et sans respiration les sept opus qui la composent. Pour l’instant. Car les aventures du salaud Sadorski sont loin d’être terminées. Manquer d’air Binge reading...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/08/The-ARTchemists-serie-Sadorski.jpg" alt="couvertures des romans composant la saga Sadorski de Romain Slocombe" class="wp-image-38263" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/08/The-ARTchemists-serie-Sadorski.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/08/The-ARTchemists-serie-Sadorski-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/08/The-ARTchemists-serie-Sadorski-494x395.jpg 494w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



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<p>Pour celles/ceux qui nous suivent assidument, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Romain_Slocombe">Romain Slocombe</a> n’est pas un inconnu vu que nous chroniquons ses romans avec autant d’intérêt que de régularité. Difficile d’aborder l’œuvre du Monsieur sans évoquer la saga Sadorski. Saga que j’ai épluchée par le menu, m’enfilant à la suite et sans respiration les sept opus qui la composent. Pour l’instant. Car les aventures du salaud Sadorski sont loin d’être terminées.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Manquer d’air</h2>



<p>Binge reading donc, dont je ne suis pas sortie indemne. S’immerger en apnée littéraire dans l’univers de Sadorski, c’est prendre le risque de manquer d’air. Et de paniquer. Pour différentes raisons.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Parce que la saga Sadorski évoque l’<a href="https://www.theartchemists.com/?s=occupation">Occupation</a> sous toutes ses facettes (sujet cher à <a href="https://www.theartchemists.com/?s=slocombe">Slocombe</a> qui le connaît comme sa poche et l’évoque dans tous ses livres ou presque) et franchement c’est l’horreur au quotidien.</li>



<li>Parce que Sadorski est un flic spécialiste de la chasse aux Juifs, aux communistes et aux résistants, et qu’il est particulièrement rusé et zélé dans son travail ; comme il aime à le répéter avec une certaine satisfaction, c’est un flic de métier et de vocation. Qui aime l’ordre. Mais qui s’empresse de bousculer les choses quand ses intérêts sont en jeu.</li>



<li>D’où le troisième « parce que » : Sadorski est un pervers de la pire espèce, menteur pour ne pas dire mytho, manipulateur, baiseur, violeur, voleur, assassin, misogyne, antisémite, une petite pourriture qui profite de l’Occupation pour prospérer. Odieux, à vomir. Et pourtant si humain parfois.</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading">Paris à l’heure allemande</h2>



<p>C’est là que Slocombe nous piège. Son personnage de collabo ne l’est qu’à moitié, résistant parfois à son corps défendant, aidant des Juifs persécutés de temps à autre, surtout quand cela l&rsquo;arrange. Difficile de le critiquer quand on voit l’univers dans lequel il évolue, où toutes les limites sont abolies, où il faut survivre coûte que coûte, où on évolue sur le fil du rasoir, en perpétuel état de vigilance.</p>



<p>Car Paris à l’heure allemande est devenu un repère de malfrats. Entre la Gestapo et les tueurs de la rue Lauriston, entre les mouvements résistants communistes qui s’entretuent, les gaullistes qui peinent à prendre le lead, les voyous qui volent et torturent, les nazis qui profitent de tout ce bordel pour vampiriser la France, pas étonnant que prolifèrent les Sadorski.</p>



<p>Un nom qui n’a rien de fictif : Slocombe, qui comme à son habitude, réalise un travail de documentation considérable avant de prendre la plume, a réussi à exhumer un flic Sadorski de l’oubli pour en faire son héros. Et il s’en sert pour exposer la mécanique de la Collaboration : routines administratives, convoitises, carriérisme, haine, veulerie, rien ne manque au tableau ; idem pour les récits de bombardements (son évocation du massacre de l’hippodrome de Longchamp un jour de course à de quoi glacer le sang), la description des lieux de plaisirs fréquentés par les soldats allemands, les méandres du marché noir.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Trois trilogies en devenir</h2>



<p>Idem aussi des techniques policières appliquées à la traque des opposants : les séquences d’interrogatoire sont à la limite du supportable. Slocombe adapte son style pour mettre en évidence comment l’emploi du lexique policier permet de masquer l’horreur et de se justifier en s’appuyant sur l’obéissance hiérarchique. Et cela sur les différents temps de cette période atroce, pensés comme des cycles :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>la « trilogie des collabos » (<em>L’Affaire Léon Sadorski</em> ; <em>L’Étoile jaune de l’inspecteur Sadorski</em> ; <em>Sadorski et l’Ange du péché</em>)</li>



<li>la « trilogie de la guerre civile » (<em>La Gestapo Sadorski</em> ; <em>L’Inspecteur Sadorski libère Paris</em> ; <em>J’étais le collabo Sadorski</em>)</li>



<li>Un nouveau volet (1944-45) vient de s’ouvrir avec <em>Sadorski chez le docteur Satan</em> (autour de l’affaire Petiot) qui devrait se poursuivre avec <em>Les Revenants de l’inspecteur Sadorski</em> (mai 1945).</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Naviguer en eaux troubles</strong></h2>



<p><a href="https://www.theartchemists.com/livres-rafle-du-vel-dhiv/">Rafle du Vél’ d’Hiv</a>, traque du <a href="https://www.theartchemists.com/film-armee-crime/">groupe Manouchian</a>, émergence de la Milice, journées de la Libération, Épuration… les épisodes les plus sanglants de cette période sombre sont détaillés, de même la confusion des valeurs, la lourdeur du quotidien. Le tout dans une atmosphère de fin des temps qui soulève le cœur et retourne l’âme. Sadorski est un salaud qui navigue en eaux troubles. Et on se surprend à parfois lui trouver des excuses, quand il fait un truc bien, qu’il subit la violence d’autrui, avant que de nouveau, on le déteste car il repart de plus belle dans ses combines.</p>



<p>Difficile parfois de ne pas penser à <em><a href="https://www.theartchemists.com/livre-enfant-de-salaud/">Enfant de salaud</a></em> de Sorj Chalandon : un père qui a louvoyé sous l’Occupation, menti, enjolivé, un fils qui démonte la mythomanie au prisme des archives et du procès Barbie. Sadorski pourrait être ce père qui exploite la zone grise de Primo Levi, ces accommodements tissés de mensonges, ceux qui disent « avoir résisté », ceux qui « n’ont fait qu’obéir », ceux qui ont « aidé» ici tout en détruisant là.</p>



<p><em>Sadorski</em> est une saga de la mauvaise foi, c&rsquo;est le moins qu&rsquo;on puisse dire. Choisir un personnage principal abject est un risque éthique. Slocombe le prend à bras-le-corps et c’est juste bluffant de pertinence. La saga cogne là où ça fait mal : dans les légendes et les non-dits familiaux, dans la tentation d’un roman national qui atténue, simplifie, dans l’illusion que « les monstres » sont ailleurs. Slocombe ne lâche jamais son lecteur, le force à observer comment on devient le rouage d’un système d’oppression, comment une société fabrique, puis recycle, ses salauds. Écriture nerveuse, sens du rythme et du coup de théâtre, usage très sûr de la temporalité : les tomes tiennent séparément, mais forment ensemble une chronique – des collabos à l’épuration, jusqu’aux premiers retours de déportés, ces « revenants » que la société, parfois, ne veut pas vraiment voir.</p>



<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-678cc482" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns alignfull has-1-columns has-desktop-equal-layout has-tablet-equal-layout has-mobile-collapsedRows-layout has-reverse-columns-mobile has-vertical-bottom ticss-c00aadba"><div class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-overlay"></div><div class="innerblocks-wrap">
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<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



<p class="has-text-align-center has-text-color" style="color:#fefefe">Vous avez des envies de culture ? Cet article vous a plu ?</p>



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		<title>L’Éternaute : neige apocalyptique sur l’Argentine</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/eternaute-serie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 21 Jul 2025 15:42:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Séries]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=38198</guid>

					<description><![CDATA[<p>Elle fait partie des séries qui ont bousculé nos écrans cette année : avec L’Eternaute, le réalisateur argentin Bruno Stagnaro adapte la bande dessinée d’Héctor Germán Oesterheld et Francisco Solano López (1957‑59). L’occasion de prouver que les USA n’ont pas le monopole du genre, et que ce dernier, une fois de plus, sert à introduire une réflexion poussée sur notre société. La neige qui tue Buenos Aires : un soir d’été. Chacun...</p>
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<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/07/The-ARTchemists-leternaute-.jpg" alt="" class="wp-image-38199" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/07/The-ARTchemists-leternaute-.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/07/The-ARTchemists-leternaute--288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/07/The-ARTchemists-leternaute--494x395.jpg 494w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Elle fait partie des séries qui ont bousculé nos écrans cette année : avec <em>L’Eternaute</em>, le réalisateur argentin <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Bruno_Stagnaro">Bruno Stagnaro</a> adapte la bande dessinée d’<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/H%C3%A9ctor_Germ%C3%A1n_Oesterheld">Héctor Germán Oesterheld</a> et <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Francisco_Solano_L%C3%B3pez_(dessinateur)">Francisco Solano López</a> (1957‑59). L’occasion de prouver que les USA n’ont pas le monopole du genre, et que ce dernier, une fois de plus, sert à introduire une réflexion poussée sur notre société.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="The Eternaut | Official Trailer | Netflix" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/TqT4fDQQqCc?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La neige qui tue</strong></h2>



<p>Buenos Aires : un soir d’été. Chacun vaque à ses occupations, qui une balade en mer, qui une partie de cartes. Soudain plus d’électricité. La nuit noire s’abat sur la capitale, bientôt striée de petits éclats blancs. De la neige. Une neige qui tombe drue, recouvre tout et semble tuer à l’instant celles et ceux qui ont le malheur de s’aventurer à l’air libre.</p>



<p>Juan Salvo et ses amis, piégés dans la demeure de l’un d’entre eux, sont confrontés à ce cauchemar. Quid des proches, des épouses, des enfants disséminés un peu partout dans la ville ? Quid de la survie dans un univers à l’arrêt par manque d’énergie ? Quid de la violence qui s’installe progressivement dans cette atmosphère de rivalité ?</p>



<div class="wp-block-group has-white-color has-vivid-cyan-blue-to-vivid-purple-gradient-background has-text-color has-background has-link-color wp-elements-b3c1dc2cbb561b04f1387e15e3ff5902" style="font-style:normal;font-weight:600"><div class="wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained">
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</ul>
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<h2 class="wp-block-heading"><strong>Faire face</strong></h2>



<p>De fil en aiguille, nous voyons ces rescapés prendre la mesure de la catastrophe, trouver des parades pour sauver leur peau. Le groupe fait face, avec des frictions, des coups de gueule. Ce sont des amis, ils sont complémentaires, se font confiance. Ils se retroussent les manches, s’adaptent au froid polaire, au manque de ressources, à l’absence de communication.</p>



<p>Et affrontent l’extérieur, en quête d’autres survivants. Des survivants, il y en a mais pas forcément aussi amènes que nos héros, ni aussi désireux de faire corps pour affronter l’inconnu. Car inconnu il y a, qui va s’avérer épouvantable, dévorateur. Une épreuve, une ordalie. Un basculement dans une autre dimension.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Fantômes, spectres et démons</strong></h2>



<p>Si vous détestez les grosses bestioles, évitez la série, vous pourriez y laisser votre santé. Idem si la perspective d’une société glissant dans l’aveuglement fasciste vous révulse. Parce que c’est de cela qu’il s’agit au final. Une communauté dont les démons extrémistes n’ont pas totalement été exorcisés avec la chute de la junte militaire et qui ne demandent qu’un bouleversement pour reprendre du service de la pire des manière.</p>



<p>Fantômes de la guerre des Malouines, spectre de la dictature, l’esprit de la bande dessinée initiale n’est pas loin. Le sens du sacrifice, la nature de la violence, la fragilité humaine dans l’extrême s’opposent avec la quête de pouvoir, l’opposition des égos, la barbarie à l’œuvre. Pour incarner ces personnages issus du commun, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Ricardo_Dar%C3%ADn">Ricardo Darín</a>, Carla Peterson, César Troncoso, Andrea Pietra, Aron Park … un casting d’excellence tout en nuances et en tension, qui déploie son talent dans le décor oppressant d’une ville dévastée.</p>



<p>Les temps forts ne manquent guère dans cette première saison menée sur une cadence infernale. On attend le second volet de cette descente aux enfers avec une impatience rare, tant le premier chapitre est de qualité.</p>



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<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



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		<title>Sigmaringen : Assouline raconte le crépuscule doré de la collaboration</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/sigmaringen-assouline-raconte-le-crepuscule-dore-de-la-collaboration/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Dauphine De Cambre]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Apr 2025 15:46:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Étrange et funèbre bal que celui qui se danse dans les salons empesés du château de Sigmaringen, en cette année 1944 où la France bascule. Pierre Assouline orchestre ici un roman historique d’une ironie feutrée mais implacable. Il faut imaginer la scène : le gotha de la collaboration française exfiltré, replié, entassé dans cette résidence prussienne, transformé en décor suranné de vaudeville, entre comédie de boulevard et tragédie antique. Le...</p>
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<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="364" height="600" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/04/The-ARTchemists-Sigmaringen.jpg" alt="" class="wp-image-37928" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/04/The-ARTchemists-Sigmaringen.jpg 364w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/04/The-ARTchemists-Sigmaringen-175x288.jpg 175w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/04/The-ARTchemists-Sigmaringen-300x494.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 364px) 100vw, 364px" /></figure>



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<p>Étrange et funèbre bal que celui qui se danse dans les salons empesés du château de <em>Sigmaringen</em>, en cette année 1944 où la France bascule. <a href="https://x.com/passouline">Pierre Assouline</a> orchestre ici un roman historique d’une ironie feutrée mais implacable. Il faut imaginer la scène : le gotha de la collaboration française exfiltré, replié, entassé dans cette résidence prussienne, transformé en décor suranné de vaudeville, entre comédie de boulevard et tragédie antique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le témoignage d’une déroute</h2>



<p>Il y a évidemment là le maréchal Pétain, spectre vieilli et quasi muet, son épouse et leur suite. Laval les rejoint. Et puis tous les autres : ministres fantoches, miliciens brutaux, vieilles baronnes en peau de renard et jeunes secrétaires aux jupes trop ajustées. L’auteur Céline également, avec son épouse et son chat. Tous ont fui la France en voie de libération, et n’ont qu’une envie : y retourner au gré d’un éventuel échec des Alliés, dont ils suivent, éplorés, les avancées via la radio.</p>



<p>Pour les recevoir et assurer leur bien-être au quotidien, le majordome Julius Stein,fidèle aux princes de Hohenzollern que son clan sert depuis des générations. Julius ainsi que toute la domesticité, ont assisté, impuissants, au déménagement forcé de toute la famille, vidée des lieux par les Nazis en moins de vingt-quatre heures. Désormais, Julius est le gardien du lieu et de son prestige. Et le témoin de cette déroute.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une</strong><strong> micro-société grotesque</strong></h2>



<p>Par ses yeux, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Assouline">Assouline</a> dépeint cette clique avec la distance mordante qui fait tout le charme de son style : une écriture ciselée, jamais clinquante, toujours précise. Le roman s’organise ainsi comme la chronique au jour le jour de cette micro-société pathétique et grotesque, réduite à elle-même dans un décor trop grand, où l’on s’ennuie, où l’on complote, où l’on rêve encore à un improbable retour en grâce.</p>



<p>La tragédie est là, tapie derrière une trompeuse atmosphère de farce. <em>Sigmaringen</em> est le récit d’une fin de règne, une décomposition morale, où les masques tombent, où les vanités se révèlent sous leur vrai jour. Sous les moulures séculaires, durant les soupers vains, Assouline déploie une réflexion subtile sur la mémoire, la responsabilité, la survie des apparences. Rien n’est innocent dans cette retraite aux allures de prison. Chacun joue son ultime partition devant l’Histoire, en espérant un faux miracle ou un véritable oubli.</p>



<div class="wp-block-group has-white-color has-vivid-cyan-blue-to-vivid-purple-gradient-background has-text-color has-background has-link-color wp-elements-5b2bc8eb6d30343d12ac2b7f5af2c349" style="font-style:normal;font-weight:600"><div class="wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained">
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<p>Roman d’ambiance, de détails, de sous-entendus glaçants, <em>Sigmaringen</em> est un bal des maudits mené avec une plume d’une élégance discrète, où la beauté du style n’empêche jamais la justesse du propos. Un Assouline au sommet de son art, à lire comme on ouvrirait un album de photos jaunies, où l’on reconnaît soudain les visages qu’on aurait préféré oublier.</p>



<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-678cc482" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns alignfull has-1-columns has-desktop-equal-layout has-tablet-equal-layout has-mobile-collapsedRows-layout has-reverse-columns-mobile has-vertical-bottom ticss-c00aadba"><div class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-overlay"></div><div class="innerblocks-wrap">
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		<item>
		<title>À l’avant-garde : Jeanne Vicérial, l’art textile entre héritage et innovation</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/jeanne-vicerial-art-textile/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Dauphine De Cambre]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 05 Mar 2025 17:41:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Beaux-Arts]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=37866</guid>

					<description><![CDATA[<p>Dans le monde fascinant de l’art textile contemporain, Jeanne Vicérial incarne une figure visionnaire, à la croisée des chemins entre tradition et avant-garde. Héritière de maîtres comme Chiharu Shiota et Olga de Amaral, elle réinvente le médium avec une audace rare, fusionnant techniques artisanales ancestrales et innovations technologiques pour créer des œuvres d’une profondeur émotionnelle et d’une richesse inouïe. Son travail, à la fois sculptural et expérimental, questionne les limites...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
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<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/03/Illustrations-articles-The-ART-.jpg" alt="" class="wp-image-37868" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/03/Illustrations-articles-The-ART-.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/03/Illustrations-articles-The-ART--288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/03/Illustrations-articles-The-ART--494x395.jpg 494w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Dans le monde fascinant de l’art textile contemporain, Jeanne Vicérial incarne une figure visionnaire, à la croisée des chemins entre tradition et avant-garde. Héritière de maîtres comme Chiharu Shiota et Olga de Amaral, elle réinvente le médium avec une audace rare, fusionnant techniques artisanales ancestrales et innovations technologiques pour créer des œuvres d’une profondeur émotionnelle et d’une richesse inouïe. Son travail, à la fois sculptural et expérimental, questionne les limites de la matière et du vêtement, redéfinissant les codes de l’art textile et de la mode.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Tricotissage : une technique révolutionnaire</h2>



<p>Née d’une double formation en réalisation de costumes pour le théâtre et le cinéma à l’école Paul Poiret, puis à l’École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs de Paris, Jeanne Vicérial a tout d&rsquo;abord appris à maîtriser les gestes traditionnels de l’artisanat d’art. C’est pourtant dans l’exploration des frontières du textile et de la mode qu’elle trouve son véritable terrain de jeu. Docteur en Arts, Sciences, Création et Recherche, elle repousse les limites de la création vestimentaire pour interroger les relations entre l&rsquo;art, la science et la matière.</p>



<p>Parmi ses réalisations les plus marquantes, l’invention du tricotissage fait de Jeanne Vicérial une véritable pionnière. Cette méthode textile inédite, inspirée des fibres musculaires, fusionne le tricot et le tissage pour créer des pièces sur mesure et uniques en leur genre. Une approche qui, tout en s’ancrant dans la tradition artisanale, fait dialoguer la matière et l’innovation. À travers cette technique, l’artiste incarne un pont entre le passé et l’avenir.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Clinique Vestimentaire et reconnaissance internationale</h2>



<p>En 2015, Jeanne Vicérial fonde la Clinique Vestimentaire, un studio de design, de recherche et d’innovation dédié à la conception vestimentaire contemporaine. Véritable laboratoire expérimental, cet espace interroge les méthodes traditionnelles de fabrication des vêtements et propose des alternatives novatrices, alliant artisanat et technologies modernes. À l’image des grands maîtres de l’art textile, Vicérial utilise le vêtement comme un médium artistique pour explorer de nouvelles frontières sensorielles et émotionnelles.</p>



<p>De plus en plus sollicitée par les grandes institutions artistiques, son travail a été largement salué en France et à l’étranger. En 2023, l’artiste a dévoilé <em>ARMORS</em> à Paris, une exposition où ses créations, sculpturales et organiques, initiaient une mise en scène de la guerre et de la protection, tout en explorant la mémoire et les symboles du corps. Vicérial participe également à des expositions collectives de grande envergure, comme <em>Des cheveux et des poils</em> au Musée des Arts Décoratifs de Paris, et <em>Au-Delà, Rituels pour un nouveau monde</em> à Lafayette Anticipations, explorant l’art du vêtement et du textile dans des contextes où le sacré et le quotidien se rencontrent.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une artiste à la croisée des disciplines</h2>



<p>Lauréate du concours <a href="https://mondes-nouveaux.culture.gouv.fr/fr">« Mondes Nouveaux »</a> du ministère de la Culture en 2022, Jeanne Vicérial incarne la nouvelle génération d&rsquo;artistes qui brouillent les frontières entre art, design et artisanat. Son travail a été enrichi par sa résidence à l’<a href="https://villamedici.it/">Académie de France à Rome &#8211; Villa Médicis</a> en 2019-2020, où elle a développé des recherches et élargi sa pratique artistique. Plus qu’une créatrice de vêtements, elle devient une véritable poétesse de la matière, utilisant le textile comme un langage pour raconter des histoires, interroger le corps et les rituels.</p>



<p>Jeanne Vicérial représente une nouvelle génération d&rsquo;artistes qui voient dans le textile bien plus qu’une matière : un vecteur de sens et d’émotion. À travers ses pièces, elle crée une nouvelle relation entre l’individu et son vêtement, transformant l’objet en une forme d’art vivant. Les liens entre le fil, le corps et l’histoire s’entrelacent dans une danse infinie qui résonne profondément avec les préoccupations contemporaines, où la mode et l’art se réconcilient et se redéfinissent.</p>



<p>Pour en savoir plus sur l&rsquo;unviers de Jeanne Vicérial, consultez <a href="https://www.jeannevicerial.com/fr">son site web</a> ainsi que <a href="https://www.instagram.com/jeanne_vicerial/?hl=fr">son compte Instagram</a>.</p>



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<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



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		<title>Gainsbourg (Vie héroïque) : un récit onirique qui joue avec l’histoire</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/gainsbourg-vie-heroique-film/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Feb 2025 18:25:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Tandis que Dauphine boucle son article sur Monsieur Aznavour, je ne peux m’empêcher de faire le lien avec le désormais légendaire Gainsbourg (Vie héroïque). Parce qu’il s’agit aussi d’un poète ? Parce qu’il avait autant de culot ? Parce qu’il chante Aznavour dans une séquence ? Parce qu’il nous manque tant ? Un univers fantasque Passant de la BD au film, Joann Sfar réussit le tour de force de ne pas enfermer l’Homme à...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
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<p>Tandis que Dauphine boucle son article sur <em><a href="https://www.theartchemists.com/monsieur-aznavour-film/">Monsieur Aznavour</a></em>, je ne peux m’empêcher de faire le lien avec le désormais légendaire <em>Gainsbourg (Vie héroïque).</em> Parce qu’il s’agit aussi d’un poète ? Parce qu’il avait autant de culot ? Parce qu’il chante Aznavour dans une séquence ? Parce qu’il nous manque tant ?</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Gainsbourg (Vie Héroïque) - Bande-Annonce" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/Ih3qI6gVrm8?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Un univers fantasque</h2>



<p>Passant de la BD au film, <a href="https://www.instagram.com/joannsfar/?hl=fr">Joann Sfar</a> réussit le tour de force de ne pas enfermer l’Homme à la tête de chou dans un biopic plat comme un trottoir. De toute façon, vu le parcours atypique du zigoto, c’est mission impossible. C’est donc dans l’univers fantasque même du musicien que Sfar nous entraîne, depuis l’enfance de Lucien Ginsburg qui survit à l’Occupation malgré ses origines juives et son étoile jaune de shérif jusqu’à sa rencontre avec Bambou.</p>



<p>Une vie donc, ou presque, héroïque pour sûr, littéraire en diable, avec à ses côtés un double maléfique, sa « Gueule », et maintes femmes somptueuses, Gréco, Bardot, Birkin pour ne citer que les plus célèbres. Et à chaque femme, une époque de créativité, des chansons devenues cultes, une atmosphère, des mots inoubliables.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un génie à fleur de peau</h2>



<p>Des dérapages aussi, alcool, tabac, provo. « Les sucettes à l’anis d’Annie », « Je t’aime moi non plus », « La Marseillaise » version reggae… sale gosse un jour, sale gosse toujours. <a href="https://www.theartchemists.com/?s=gainsbourg">Gainsbourg</a> ne peut s’empêche d’être Gainsbarre. C’est son côté voyou, rocker, punk. Éric Elmosnino joue de cette ambivalence, plantant un Gainsbourg bluffant de justesse. Fragile, nonchalant, charismatique, le profil, la voix, tout y est.</p>



<p>Sfar effleure cette vie héroïque, un peu comme un conte de fées moderne, une sorte de fable. Chaque femme rencontrée, aimée, abandonnée est une déesse, une muse. Chaque artiste croisé est une inspiration. Chaque chanson fredonnée est une émanation de l’amour ou du cynisme. Onirique, ce récit fabuleux, s’il joue avec la vérité historique, a le mérite de nous entraîner dans le mental d’un génie à fleur de peau, profondément torturé, autodestructeur.</p>



<div class="wp-block-group has-white-color has-vivid-cyan-blue-to-vivid-purple-gradient-background has-text-color has-background has-link-color wp-elements-addba6721cb4d269dcff13689f6fe475" style="font-style:normal;font-weight:600"><div class="wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained">
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</ul>
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<p>Un dandy capable d’autant de douceur que de cruauté, qui aime séduire, qui chante pour charmer, qui créée pour vivre, qui vit pour créer. Le film ne cherche pas à analyser, à comprendre le pourquoi du comment. Il s’agit plus d’une rêverie, une sorte de dérive de l’imaginaire en quête d’un musicien prodige qu’il ne faut surtout pas enfermer dans un récit conventionnel, au risque de trahir sa nature.</p>



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		<title>A l’avant garde : Marjolein Burbank</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/marjolein-burbank-art/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Dauphine De Cambre]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Jan 2025 10:42:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Beaux-Arts]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Associer collage et broderie est toujours affaire délicate. À ce jeu tout en nuances et subtilités, Marjolein Burbank est passée maîtresse, s’imposant comme une référence du genre. Son univers ? Entre merveilleux, féminisme et critique sociale, il joue sur la finesse, la transparence, la poésie. une artiste textile néerlandaise dont le travail explore des thèmes tels que le féminisme, le genre et la discrimination. elle se décrit comme une conteuse, utilisant ses...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
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<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/01/the-artchemists-marjolein-burbank.jpg" alt="différentes oeuvres de Marjolein Burbank" class="wp-image-37721" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/01/the-artchemists-marjolein-burbank.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/01/the-artchemists-marjolein-burbank-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/01/the-artchemists-marjolein-burbank-494x395.jpg 494w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



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<p>Associer collage et broderie est toujours affaire délicate. À ce jeu tout en nuances et subtilités, Marjolein Burbank est passée maîtresse, s’imposant comme une référence du genre. Son univers ? Entre merveilleux, féminisme et critique sociale, il joue sur la finesse, la transparence, la poésie. une artiste textile néerlandaise dont le travail explore des thèmes tels que le féminisme, le genre et la discrimination. elle se décrit comme une conteuse, utilisant ses œuvres pour aborder des questions sociétales contemporaines.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Expériences multiculturelles</h2>



<p>Née en 1957 à Eindhoven, Marjolein Burbank est thérapeute de formation. Elle s’est tournée progressivement vers l’art textile, comme une passion, au fil de ses voyages. Au côté d’un époux contraint à l’expatriation de par ses occupations professionnelles, elle a vécu dans divers pays, dont le Panama, le Pérou, la Bolivie, l&rsquo;Autriche et la Thaïlande.</p>



<p>Elle a rapporté de chacun de ces séjours, une vision enrichie du monde, une perspective artistique élargie. Ces expériences multiculturelles ont enrichi sa perspective artistique, l&rsquo;incitant à développer son propre style. Initialement adepte du patchwork, elle va profiter de ses séjours en Asie pour développer des œuvres plus personnelles.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des inspirations sans limite</h2>



<p>Au cœur de sa créativité, on trouve un savant mélange de textiles, de photographies vintage, de vieux textes imprimés auxquels elle associe divers matériaux susceptibles d&rsquo;être cousus : clés, feuilles mortes, éclats de céramique… Ses inspirations sont sans limite, ses créations variées.</p>



<p>Elle évolue de la surface plane à la sculpture au gré de ses humeurs, de ses rêveries. Les matériaux se superposent, légers ou épais, papier glacé ou carton, autant de couches de sens à décrypter pour le regard du spectateur.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une oeuvre comme un conte</h2>



<p>Les textes jouent un rôle central dans ce processus&nbsp;: actualités, faits historiques, lettres, notes personnelles. Avec comme fil directeur (souvent de couleur rouge) la question de la place de la femme dans notre société.</p>



<p>Ainsi dans la série « Under/Over Wear », Burbank recycle de vieux sous-vêtements sur lesquels elle brode des messages tels que « WE ALL BLEED THE SAME ». Une artiste engagée ? Burbank se considère comme telle, usant des mécanismes de l’apologue et du conte pour secouer les consciences, enclencher la réflexion.</p>



<p>Elle a exposé ses travaux dans divers pays, continue de présenter ses créations aux Pays-Bas. Prolixe, elle créée en continu, des pièces tout en discrétion, qu’il faut observer un temps pour en savourer la composition, la pertinence, la justesse.</p>



<p>Pour en savoir plus sur l’univers de Marjolein Burbank, consultez son <a href="https://marjoleinburbank.weebly.com/">site web</a> ainsi que son <a href="https://www.instagram.com/marjoleinburbank/">compte Instagram</a>.</p>



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<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



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		<title>Une affaire très française &#8211; La Prédation : histoires d&#8217;abus au cœur du cinéma français</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/livres-predation/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Dauphine De Cambre]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Dec 2024 12:50:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>#meetoo : un hashtag, une expression, et derrière tant de souffrances tues, de douleurs ravalées, dont on n&#8217;imagine guère l&#8217;intensité et la profondeur, si soi-même, on n&#8217;a pas subi le harcèlement. Et puis il y a le point de vue de l&#8217;agresseur : qu&#8217;est-ce qui fait vriller, jusqu&#8217;où ? Pourquoi dans un cas comme l&#8217;autre, est-ce intolérable ? C&#8217;est ici que la lecture croisée d&#8217;Une affaire très française de Raphaëlle...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
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<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/12/the-artchemists-une-affaire-tres-francaise-la-predation.jpg" alt="" class="wp-image-37664" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/12/the-artchemists-une-affaire-tres-francaise-la-predation.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/12/the-artchemists-une-affaire-tres-francaise-la-predation-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/12/the-artchemists-une-affaire-tres-francaise-la-predation-494x395.jpg 494w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>#meetoo : un hashtag, une expression, et derrière tant de souffrances tues, de douleurs ravalées, dont on n&rsquo;imagine guère l&rsquo;intensité et la profondeur, si soi-même, on n&rsquo;a pas subi le harcèlement. Et puis il y a le point de vue de l&rsquo;agresseur : qu&rsquo;est-ce qui fait vriller, jusqu&rsquo;où ? Pourquoi dans un cas comme l&rsquo;autre, est-ce intolérable ? C&rsquo;est ici que la lecture croisée d&rsquo;<em>Une affaire très française</em> de Raphaëlle Bacqué et Samuel Blumenfeld, et <em>La Prédation</em> de Caroline Ducey s&rsquo;avère particulièrement appropriée et évocatrice. D&rsquo;un côté, le parcours d&rsquo;un acteur français célèbre pour ses rôles, sa faconde et ses manières pour le moins lestes, de l&rsquo;autre une actrice violée durant une scène tournée par une réalisatrice et qui jamais ne s&rsquo;en est remis. Au final : deux perspectives saisissantes sur les abus de pouvoir, les dérives dans le milieu du cinéma français, les traumatismes occasionnés.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><em>Une affaire très française</em></h2>



<p>Publié en mars 2024, ce livre d&rsquo;enquête retrace l&rsquo;ascension fulgurante, la carrière solaire et la chute de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/G%C3%A9rard_Depardieu" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Gérard Depardieu</a>, figure emblématique, monstre sacré du cinéma français. <a href="https://www.theartchemists.com/?s=raphaelle+bacqu%C3%A9">Raphaëlle Bacqué</a> et Samuel Blumenfeld relatent cette trajectoire par le menu, avec un style enlevé et accrocheur, jamais racoleur cependant. Ils dévoilent des incidents longtemps tus, des scandales étouffés, l&rsquo;aveuglement complice du milieu cinématographique face aux comportements problématiques d&rsquo;un comédien qui flirte avec les limites du convenable, n&rsquo;a que faire du consentement.</p>



<p>Les deux auteurs explorent par ailleurs ses relations controversées avec des figures politiques internationales plus que douteuses, offrant ainsi un tableau sidérant d&rsquo;une carrière à la fois flamboyante et particulièrement borderline. L&rsquo;industrie du cinéma n&rsquo;en sort guère grandie qui tolère, ferme les yeux, tandis que jeunes actrices et petites mains des tournages subissent les assauts et les insultes de la star. C&rsquo;est cette condescendance notamment qui frappe les esprits, laisse le lecteur abasourdi.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><em>La Prédation</em></h2>



<p>Avec<em> La Prédation</em>, nous changeons de point de vue pour embrasser celui de la victime. Dans cet essai autobiographique publié en août 2024, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Caroline_Ducey" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Caroline Ducey</a> revient sur le tournage du film <em>Romance</em> (1999) de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Catherine_Breillat" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Catherine Breillat</a>. Elle y révèle avoir subi une agression sexuelle lors d&rsquo;une scène, accusant la réalisatrice d&rsquo;avoir orchestré cette violence pour le bien de son film, la mise en valeur de son propos. Ducey décrit notamment comment ses préoccupations concernant des scènes explicites ont été minimisées, menant à une expérience traumatisante où des actes non consentis ont été filmés.</p>



<p>Elle souligne également la manipulation et la pression exercées pour la convaincre de participer à des scènes non prévues contractuellement, les conséquences terribles du choc subi, la descente aux enfers de la drogue, la lente remontée vers la lumière. Une carrière d&rsquo;actrice désormais indissociable de la scène traumatique en question, l&rsquo;obligation de se tourner vers d&rsquo;autres activités, l&rsquo;écriture surtout, salvatrice. Difficile de rester de marbre en parcourant ces lignes, de ne pas penser à <a href="https://www.theartchemists.com/maria-schneider-hommage-biographique/">Maria Schneider</a> ou <a href="https://www.theartchemists.com/?s=eva+ionesco">Eva Ionesco</a>, deux autres victimes de cette mentalité du « tout pour l&rsquo;oeuvre » qui écrase les individus comme un rouleau compresseur.</p>



<div class="wp-block-group has-white-color has-vivid-cyan-blue-to-vivid-purple-gradient-background has-text-color has-background has-link-color wp-elements-5fb4603a1d6b15c8e76462c159e3f328" style="font-style:normal;font-weight:600"><div class="wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained">
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<li><a href="https://www.theartchemists.com/film-she-said/">She said : face à un prédateur sexuel et au système qui le protège</a></li>



<li><a href="https://www.theartchemists.com/film-scandale/">Scandale : « Tu veux réussir ? Écarte les cuisses, ne fais pas de vagues et souris. »</a></li>



<li><a href="https://www.theartchemists.com/affaire-johnny-depp-amber-heard/">La fabrique du mensonge – Affaire Johnny Depp – Amber Heard : autopsie d’un lynchage orchestré</a></li>
</ul>
</div></div>



<p>Bien que distincts dans leur approche, ces deux livres mettent en lumière de véritables abus de pouvoir, totalement banalisés au cœur de l&rsquo;industrie du cinéma français. Analyse journalistique ou témoignage personnel, chaque ouvrage explore la vulnérabilité des femmes au sein de cet univers qui ne protège pas, ne soutient jamais, si ce n&rsquo;est les agresseurs dont la célébrité sert de bouclier. <em>Une affaire très française</em> et <em>La Prédation </em>donnent à voir les mécanismes qui favorisent les abus dans l&rsquo;industrie cinématographique ; ce faisant, les deux ouvrages soulignent l&rsquo;urgence de briser le silence, de changer les comportements et les mentalités, et pas seulement dans ce microcosme spécifique, mais à l&rsquo;échelle de notre société dans sa globalité.</p>



<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-678cc482" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns alignfull has-1-columns has-desktop-equal-layout has-tablet-equal-layout has-mobile-collapsedRows-layout has-reverse-columns-mobile has-vertical-bottom ticss-c00aadba"><div class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-overlay"></div><div class="innerblocks-wrap">
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		<title>Une sale Française : confessions d&#8217;une espionne&#8230; ou d&#8217;une victime ?</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/sale-francaise-roman/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 25 Nov 2024 11:56:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=37637</guid>

					<description><![CDATA[<p>Romain Slocombe, nous en avons déjà parlé avec La Débâcle. Ce récit évoquait l&#8217;Exode dans toute son horreur, sa folie, et il nous avait particulièrement marqués, par sa justesse, sa documentation, sa perception aiguë d&#8217;un effondrement social, moral. Fin connaisseur des heures sombres de la Seconde Guerre mondiale et de l&#8217;Occupation, Slocombe n&#8217;a pas son pareil pour explorer cette période complexe. Il le prouve de nouveau avec Une sale Française....</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
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<p>Romain Slocombe, nous en avons déjà parlé avec <em><a href="https://www.theartchemists.com/roman-la-debacle-romain-slocombe/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">La Débâcle</a></em>. Ce récit évoquait l&rsquo;Exode dans toute son horreur, sa folie, et il nous avait particulièrement marqués, par sa justesse, sa documentation, sa perception aiguë d&rsquo;un effondrement social, moral. Fin connaisseur des heures sombres de la <a href="https://www.theartchemists.com/?s=seconde+guerre+mondiale" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Seconde Guerre mondiale</a> et de l&rsquo;<a href="https://www.theartchemists.com/?s=occupation" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Occupation</a>, <a href="https://www.facebook.com/p/Romain-Slocombe-100049212957182/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Slocombe</a> n&rsquo;a pas son pareil pour explorer cette période complexe. Il le prouve de nouveau avec <em>Une sale Française</em>. Publié en janvier 2024, ce roman fondé sur une histoire vraie retrace le destin croisé de deux femmes aux identités troublantes, éclairant ainsi les univers, les logiques de la Collaboration et de la Résistance. Et leur étrange proximité.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Manipulation, dénonciation et meurtre</h2>



<p>L&rsquo;histoire s&rsquo;articule autour d&rsquo;Aline Beaucaire. Nous sommes en pleine guerre : cette Alsacienne est employée dans un hôtel allemand. C&rsquo;est que l&rsquo;Alsace a été annexée par le Reich. La jeune femme, bien que mariée à un prisonnier de guerre et mère d&rsquo;un petit garçon qu&rsquo;elle a laissé en garde à ses parents, tombe amoureuse d&rsquo;un pilote, aussi séduisant que mystérieux, trempant visiblement dans des histoires louches. Affabulateur ? Malfrat ? Espion pour le compte des nazis ? Agent double ?</p>



<p>Ensemble, ils franchissent clandestinement la ligne de démarcation, rêvant de rejoindre Alger via Marseille. Marseille où ils s&rsquo;arrêtent, fréquentent la pègre, collabo ou résistante, renouent au fil des jours avec des connaissances peu recommandables qui laissent dans leur sillage un parfum de manipulation, de dénonciation et de meurtre qui touche les opposants au nazisme réfugiés dans la cité phocéenne.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une documentation historique solide</h2>



<p>Leur périple prend une tournure dramatique quand Aline, arrêtée comme son amant, est confrontée à des accusations graves : les enquêteurs français la soupçonnent d&rsquo;être la « Panthère rouge », espionne pour le compte de la Gestapo. À moins que la dame, un peu trop naïve, ne soit victime des circonstances, d&rsquo;une paronymie totalement hasardeuse, mais aux conséquences tragiques ? Vérité ? Mensonge ? Aline est-elle celle qu&rsquo;elle prétend ? Slocombe laissera son lecteur en proie au doute jusqu&rsquo;à la dernière page.</p>



<p>Ce faisant, il lui permet de plonger au cœur même des opérations d&rsquo;infiltration menées par les services de renseignement nazis au sein des territoires occupés. Ce n&rsquo;est rien de dire que l&rsquo;époque est troublée, qu&rsquo;on ne peut faire confiance à personne. Méthodique, Slocombe s&rsquo;appuie sur une documentation historique solide : rapports de police, archives déclassifiées, alternent avec les explications de l’héroïne, lettre après lettre. La chronologie dévoile un récit au long cours, qui s&rsquo;étale jusque pendant l’Épuration, dans un temps où il est difficile de recueillir les témoignages, de recouper les informations.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Zones grises et introspection</h2>



<p>Doucement pourtant, le tableau se précisera. Et l&rsquo;intrigue policière se doublera progressivement d&rsquo;une réflexion sur la manière dont la nature humaine s&rsquo;adapte face à l&rsquo;adversité : choix moraux ambigus, zones grises de la collaboration et de la résistance, Slocombe s&rsquo;éloigne des clichés manichéens pour proposer un portrait plus nuancé d&rsquo;un pays occupé où chacun cherche à survivre avant tout. Difficile, en parcourant ces lignes, de ne pas s&rsquo;interroger : qu&rsquo;aurions-nous fait à la place d&rsquo;Aline ?</p>



<p>Cette introspection est renforcée par une écriture incisive, qui croise les informations, multiplie les points de vue, joue avec les convictions du lecteur. Il ne s&rsquo;agit pas seulement de réveiller le souvenir d&rsquo;une personne, d&rsquo;une époque, mais d&rsquo;en faire ressentir les problématiques, les doutes, les contradictions. La menace est là, et le lecteur la ressent tandis qu&rsquo;il s&rsquo;interroge sur l&rsquo;identité, le caractère d&rsquo;Aline dont on n&rsquo;arrive jamais à déterminer si elle est une idiote qui se fait manipuler ou une espionne de la pire espèce.</p>



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<p>Avec <em>Une sale Française</em>, Romain Slocombe confirme son talent pour explorer les recoins obscurs de l&rsquo;histoire française. Ce roman, profondément perturbant, nous emporte de l&rsquo;autre côté du miroir, loin des élans héroïques, de la volonté de liberté, pour questionner la veulerie au quotidien, la bêtise, l&rsquo;aveuglement banalisés. On aimerait cracher sur Aline et sa niaiserie, mais au final, nous n&rsquo;aurions peut-être pas fait mieux.</p>



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		<title>Grands hôtels parisiens sous l&#8217;Occupation : regards croisés à travers « Le Barman du Ritz » et « Lutetia »</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/grands-hotels-parisiens-occupation-romans/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Dauphine De Cambre]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 18 Nov 2024 16:45:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=37609</guid>

					<description><![CDATA[<p>Paris, ville lumière tombée dans les ténèbres durant l&#8217;Occupation. Symbole de cette chute dans l&#8217;obscur : le devenir des grands hôtels de la capitale, annexés par les troupes allemandes qui vont en faire leurs QG. Deux romans évoquent ce détournement de grande et tragique ampleur : Le Barman du Ritz de Philippe Collin et Lutetia de Pierre Assouline. Deux immersions prenantes au cœur de ces palaces emblématiques, révélant les intrigues,...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
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<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/11/the-artchemists-Lutetia-le-barman-du-ritz.jpg" alt="" class="wp-image-37610" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/11/the-artchemists-Lutetia-le-barman-du-ritz.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/11/the-artchemists-Lutetia-le-barman-du-ritz-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/11/the-artchemists-Lutetia-le-barman-du-ritz-494x395.jpg 494w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



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<p>Paris, ville lumière tombée dans les ténèbres durant l&rsquo;<a href="https://www.theartchemists.com/?s=occupation">Occupation</a>. Symbole de cette chute dans l&rsquo;obscur : le devenir des grands hôtels de la capitale, annexés par les troupes allemandes qui vont en faire leurs QG. Deux romans évoquent ce détournement de grande et tragique ampleur : <em>Le Barman du Ritz</em> de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Philippe_Collin_(auteur)" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Philippe Collin</a> et <em>Lutetia</em> de Pierre Assouline. Deux immersions prenantes au cœur de ces palaces emblématiques, révélant les intrigues, les dilemmes moraux et les destins croisés qui s&rsquo;y sont joués.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><em>Le Barman du Ritz</em> &#8211; Philippe Collin &#8211; 2024</h2>



<p>Haut lieu de l’hôtellerie de luxe, le Ritz est un symbole de la culture parisienne, de son attractivité internationale. Le célèbre Frank Meier y officie, tenant le bar d&rsquo;une main de fer. D&rsquo;origine autrichienne et juive, le barman a acquis sont savoir-faire légendaire aux USA avant de revenir en Europe. Son art du cocktail, il en a fait un livre, on vient de partout pour savourer ses mélanges. Connu des stars, apprécié de tous, il a su cacher sa judéité.</p>



<p>Mais l&rsquo;arrivée en masse des pontes de la Wehrmacht change la donne. Piégé derrière son comptoir, Meier va devoir tromper son monde pour demeurer en vie. Naviguant entre mondanités et menaces, le barman du Ritz croise les grandes figures de l&rsquo;époque, depuis Göring jusqu&rsquo;à Laffont en passant par Arletty, Guitry, Blanche Auzello&#8230; Certains collaborent franchement, d&rsquo;autres résistent dans l&rsquo;ombre, tous essayent de survivre comme ils peuvent dans cet enfer.</p>



<p>À travers une reconstitution historique minutieuse, Collin dépeint la biographie romancée d&rsquo;un homme incarnant les contradictions de cette période funeste. Le Ritz, théâtre d&rsquo;un double jeu, devient le miroir d&rsquo;une société en plein effondrement, où tout le monde se méfie de tout le monde, où chaque sourire cache un péril, une trahison en puissance. La barbarie nazie, le caractère impitoyable de la Collaboration, les difficultés du quotidien, le tableau est saisissant de vérité, jusque dans l&rsquo;évocation des peurs incessantes, du traumatisme profond accumulé quatre années durant.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><em>Lutetia</em> &#8211; Pierre Assouline &#8211; 2005</h2>



<p><em>Lutetia</em> évoque quant à lui les coulisses d&rsquo;un palace concurrent, unique grand hôtel de la rive gauche, à travers les yeux d&rsquo;Édouard Kiefer, Alsacien de souche, ancien policier devenu chef de la sécurité. De 1940 à 1945, le Lutetia accueille les services de renseignement de l&rsquo;armée allemande, qui mettent l&rsquo;établissement en coupe réglée. Le lieu du glamour devient celui des secrets, des interrogatoires, des rafles de résistants.</p>



<p>Confrontant les années de gloire de l&rsquo;entre-deux guerres et les années sombres de l&rsquo;Occupation, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Assouline" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Assouline</a> par les yeux de son héros, donne à voir une tension constante, la fine frontière séparant survie, collaboration et résistance. La survie au quotidien, la peur au ventre, la colère impuissante, l&rsquo;éventail des émotions ressenties est d&rsquo;une justesse redoutable, pour ne pas dire perfide. Difficile de ne pas s&rsquo;identifier à ceux qui ont vécu cette parenthèse empoisonnée, de ne pas faire écho avec leur détresse.</p>



<p>Détaillé, sourcé, ce roman passionnant met également en avant la « rédemption » du palace qui, à la Libération, sert de point de triage des rescapés de camps de concentration. Le récit d&rsquo;Assouline prend alors une dimension terrible, chaque page constituant un déchirement, la confrontation avec l&rsquo;horreur, la prise de conscience des atrocités infligées et subies, le traumatisme profondément ancré pour les survivants et ceux qui les recueillent.</p>



<div class="wp-block-group has-white-color has-vivid-cyan-blue-to-vivid-purple-gradient-background has-text-color has-background has-link-color wp-elements-3289e45a1558ff6149ebf6b598ded647" style="font-style:normal;font-weight:600"><div class="wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained">
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<p>Remarquables et saisissantes, ces deux œuvres offrent des perspectives complémentaires sur le rôle des grands hôtels parisiens durant la Seconde Guerre mondiale. Refuges et pièges, le faste y côtoie la trahison et le courage, la grandeur et l&rsquo;atroce. En abordant l&rsquo;histoire de Paris sous l&rsquo;Occupation à travers ce prisme, ces récits particulièrement bien écrits nous tendent deux miroirs privilégiés où se reflètent les pertes de repères, l&rsquo;errance, les drames, les espoirs, les chocs d&rsquo;une époque profondément troublée.</p>



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