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	<title>mansfield</title>
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		<title>Jayne Mansfield 1967 : les derniers jours d’une « Blonde explosive »</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/livre-jayne-mansfield-1967-simon-liberati/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Nov 2023 10:01:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>On la surnommait «&#160;La Blonde explosive&#160;» ou «&#160;Le Buste&#160;». Façonnée par la Twentieth Century Fox pour remplacer une Marilyn Monroe mise à la porte car ingérable, cette blonde peroxydée au QI de surdouée va terminer sa carrière le 29 juin 1967, sa Buick Electra bleue encastrée sous un camion. Une fin spectaculaire qui la fait [&#8230;]</p>
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<figure class="wp-block-image size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="388" height="600" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/11/the-artchemists-Jayne-Mansfield-1967.jpg" alt="" class="wp-image-36586" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/11/the-artchemists-Jayne-Mansfield-1967.jpg 388w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/11/the-artchemists-Jayne-Mansfield-1967-186x288.jpg 186w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/11/the-artchemists-Jayne-Mansfield-1967-319x494.jpg 319w" sizes="(max-width: 388px) 100vw, 388px" /></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p class="wp-block-paragraph">On la surnommait «&nbsp;La Blonde explosive&nbsp;» ou «&nbsp;Le Buste&nbsp;». Façonnée par la Twentieth Century Fox pour remplacer une <a href="https://www.theartchemists.com/?s=marilyn+monroe">Marilyn Monroe</a> mise à la porte car ingérable, cette blonde peroxydée au QI de surdouée va terminer sa carrière le 29 juin 1967, sa Buick Electra bleue encastrée sous un camion. Une fin spectaculaire qui la fait entrer dans la légende. C’est cette légende que Simon Liberati autopsie dans le magnifique et sanglant <em>Jayne Mansfield 1967</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">«&nbsp;Créature de Frankenstein&nbsp;»</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En 208 pages d’une écriture rigoureuse et possédée, l’auteur d’<em>Anthologies des apparitions</em> et <em>Eva</em>, entre autres faits d’armes littéraires, évoque le destin hors normes de ce «&nbsp;symbole de l’ancien Hollywood&nbsp;». Une «&nbsp;créature de Frankenstein&nbsp;», un monstre comme seul le star system à l’américaine pouvait en inventer, célébrissime plus pour sa plastique et ses frasques que pour sa trop mince et insignifiante filmographie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Actrice douteuse, chanteuse sans envergure, adepte du scandale, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Jayne_Mansfield">Jayne Mansfield</a>, au soir de sa courte vie, s’est convertie dans le striptease, le porno et le satanisme. C’est du moins ce que donne à penser le décryptage de ses derniers mois sur terre, dont Liberati remonte le fil tortueux, document après document, article après article. Un travail de fourmi qui dépasse celui du journaliste pour toucher au domaine du mentaliste ou du médium.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Voluptueuse autodestruction</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Incontestablement fasciné par ce personnage exceptionnel qui a tout de la Circé ou de la Gorgone, Liberati fouille les entrailles de l’Histoire, grande et petite, non pour comprendre, mais pour étoffer le mystère. Racontant par le menu les circonstances d’un banal accident de la route transformé en «&nbsp;force du destin&nbsp;» via une presse sensationnaliste à souhait, l’auteur dissèque une existence vouée à une lente et voluptueuse autodestruction.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sexe, alcool, drogue, Jayne Mansfield a beau adorer le rose, elle y cache une tendance très nette à la mutilation. Suicidaire ou maudite&nbsp;? Pas de réponse et c’est justement là la grandeur macabre de la chose. La starlette sans envergure conquiert son aura dans les ténèbres montantes des années 70 à venir, sa mort a tout de l’échéance à payer au terme d’un pacte diabolique signé sur un coup de tête… ou pas&nbsp;? L’énigme demeure, avec, en arrière-plan, pour en cultiver l’opacité, les anges noirs tutélaires <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Kenneth_Anger" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Kenneth Anger</a> et <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Aleister_Crowley" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Aleister Crowley</a>.</p>



<div class="wp-block-group has-blush-light-purple-gradient-background has-background is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained">
<p class="wp-block-paragraph"><strong>À lire également</strong></p>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="https://www.theartchemists.com/kenneth-anger-hollywood-babylone-cinema/">“Hollywood Babylone”&nbsp;&amp; “Retour à Babylone” : quand Kenneth Anger raconte comment le cinéma vend son âme au diable</a></li>



<li><a href="https://www.theartchemists.com/livre-disparition-karen-carpenter/">La disparition de Karen Carpenter&nbsp;: une déclaration d’amour doublée d’une revanche</a></li>



<li><a href="https://www.theartchemists.com/libre-bobby-beausoleil-autres-anges-cruels-face-cachee-summer-of-love/">Bobby Beausoleil et autres anges cruels&nbsp;: la face cachée du Summer of love</a></li>
</ul>
</div>



<h2 class="wp-block-heading">Fatalité démoniaque</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Deux noms qui sentent le souffre et la messe noire, l’anathème à la longue traîne. La damnation de Jayne Mansfield est-elle contagieuse&nbsp;? Le livre de Liberati, sorti en 2011 chez Grasset dans la collection «&nbsp;Ceci n’est pas un fait divers&nbsp;» est sacré lauréat du prix Fémina au premier tour de scrutin par neuf voix contre trois. Un succès, un adoubement, un avènement même&nbsp;et pourtant… Promis à des records de ventes (155 000 ventes en moyenne), le livre, exceptionnel, ne s’écoulera qu’à 35 000 exemplaires, englobant son auteur dans la fatalité démoniaque qui frappa jadis sa faustienne héroïne. Une fatalité dont il se glorifiera à raison.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En évoquant les derniers jours de la «&nbsp;Blonde explosive&nbsp;», Liberati s’échappe du récit autobiographique et du fait divers pour explorer d’un œil sciemment envoûté la fin d’une époque et la naissance d’une autre. Une période transitoire d’une violence physique et mentale extrême. Deux ans après la mort sanglante et tragique de Jayne Mansfield, la secte de <a href="https://www.theartchemists.com/?s=charles+manson">Charles Manson</a> massacre Sharon Tate et ses amis. Un autre récit épique dont Liberati disséquera les méandres dans <em><a href="https://www.theartchemists.com/roman-california-girls-simon-liberati/">California Girls</a></em>, des filles californiennes et meurtrières qui pourraient bien être les petites sœurs d’une Jayne Mansfield putréfiée mais toujours rayonnante du fond de sa tombe de roses recouverte.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Et plus si affinités</strong></p>


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		<title>Trouvaille Musique : UltraMoule</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/trouvaille-musique-ultramoule/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 Jul 2022 11:28:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il y a des luttes dont on se passerait, d’autant plus qu’on les croyait dépassées. Et pourtant, comme disait Brecht avec clairvoyance au terme de La résistible ascension d’Arturo Ui, « le ventre est encore fécond, d’où a surgi la bête immonde ». La bête immonde : le fascisme certes, mais aussi tous les obscurantismes, fanatismes, intolérances, discriminations [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/07/273934222_1132168230853122_13408.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-34873" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/07/273934222_1132168230853122_13408.jpg" alt="UltraMoule" width="600" height="480" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/07/273934222_1132168230853122_13408.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/07/273934222_1132168230853122_13408-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/07/273934222_1132168230853122_13408-494x395.jpg 494w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></a></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Il y a des luttes dont on se passerait, d’autant plus qu’on les croyait dépassées. Et pourtant, comme disait Brecht avec clairvoyance au terme de <i>La résistible ascension d’Arturo Ui</i>, « le ventre est encore fécond, d’où a surgi la bête immonde ». La bête immonde : le fascisme certes, mais aussi tous les obscurantismes, fanatismes, intolérances, discriminations qui engendrent brutalités et tyrannies. C’est alors que le message artistique s’impose comme un signal d’alarme et un cri de ralliement. Les compos d’UltraMoule se rangent direct dans cette catégorie.</span></p>
<p><iframe loading="lazy" hcb-fetch-image-from="https://youtu.be/2g8U-HjWHnM" title="UltraMoule - 1-2-3 Soleil" width="1080" height="608" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen consent-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/2g8U-HjWHnM?feature=oembed" consent-required="39300" consent-by="services" consent-id="39301" consent-click-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/2g8U-HjWHnM?feature=oembed&amp;autoplay=1"></iframe></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Un grand cri d’amour et de révolte</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">UltraMoule : le nom résonne comme une plaisanterie salace, le genre de propos déplacés que lancent les séducteurs du samedi soir, bourrés jusqu’à la gueule et désireux de tremper leur biscuit pour se donner l’illusion d’exister. Mâles alpha à la petite semaine, un conseil, rengainez votre appendice, vous pourriez croiser le chemin de la triade UltraMoule et ne pas vous en remettre. Car ces dames ont l’arpège, l’archet et le verbe aussi aiguisés qu’un rasoir, le mental prêt à vous déchiqueter l’égo sans pitié. Et un don tout particulier pour transmettre leur ire à celles et ceux qui écoutent leurs chansons.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Un grand cri d’amour et de révolte où un propos faussement ordurier parsème une poésie de la colère, cadencé par une boite à rythmes au bord de l’infarctus et les cordes à la fois hargneuses et chagrines de violons électriques torturés par la rage. Le tout porte un flow coup de poing qui ferait rougir NTM de honte et d’envie. Les trois Parques de UltraMoule parlent crû pour dire leur ras-le-bol. Prêtresse, guerrières, fédératrices : les huit morceaux qui composent leur premier album intitulé <i>Le retour</i> sont sans ambiguïté. « Hardcore softcoeur » plante le décor en propulsant l’auditeur dans une lecture féministe vengeresse de Star Wars, ce qui n’est pas un hasard.</span></p>
<p><iframe loading="lazy" hcb-fetch-image-from="https://youtu.be/c9xBMpgP4XA" title="UltraMoule - Lèche-moi la verge" width="1080" height="608" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen consent-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/c9xBMpgP4XA?feature=oembed" consent-required="39300" consent-by="services" consent-id="39301" consent-click-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/c9xBMpgP4XA?feature=oembed&amp;autoplay=1"></iframe></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Une lutte pour l’existence</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">L’ensemble est une dénonciation de la phallocratie dans ce qu’elle a de plus ignominieux, de plus ridicule. L’équilibre entre rythme, mélodie et scansion du texte apparaît ainsi sur « LMPT » qui démonte la manif pour tous avec une jubilation mordante. « Lèche-moi la verge » passe du chuchotement ASMR au hurlement orgiaque afin de dénoncer l’assimilation opérée par le marketing moderne entre pornographie et dikats esthétiques, avec comme résultante la corruption de ce qu’est l’amour, le désir, le plaisir&#8230; et l&rsquo;acceptation de soi. Les effets d’écho sur les termes « verge » et « vergeture », « bout » et « bourrelet » sont autant de rebonds assassins qui témoignent d’un sens profond des mots.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Des mots lancés par une voix accrocheuse, entre rap et torch song, qui passe de la froideur métallique au trémolo d’une chanteuse de cabaret sur « Mangeons le chat » :« Mangeons le chat puisqu’il n’y a plus que ça » « Mangeons papa puisqu’il n’y a plus de chat ». La tournure, pour sûr meurtrière, cache mal une autre émotion, d’amertume, comme pour dire : « si ce n’est pas malheureux d’être obligé d’en arriver là pour survivre ». Être enfin accepté.e, respecté.e. en tant qu’humain ? On n’en parle même pas. C’est de lutte pour l’existence qu’il s’agit ici, d’un long cheminement vers la reconnaissance de soi-même, dixit « 123 Soleil ».</span></p>
<p><iframe loading="lazy" hcb-fetch-image-from="https://youtu.be/S-G557G-Dkc" title="ULTRAMOULE - CLIP LIVE GUERRILLA GIRLS" width="1080" height="608" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen consent-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/S-G557G-Dkc?feature=oembed" consent-required="39300" consent-by="services" consent-id="39301" consent-click-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/S-G557G-Dkc?feature=oembed&amp;autoplay=1"></iframe></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Verve cannibale et protest songs</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Et c’est là le plus dur, n’est-ce pas ? S’accepter pour s’imposer. Quitte à écorcher les esprits. Ainsi nos trois bacchantes prennent place dans un peloton de jeunes musiciens.nes particulièrement talentueux et rebelles, à l’image d’une <a href="https://www.theartchemists.com/?s=rebeka+warrior" target="_blank" rel="noopener">Rebeka Warrior</a> qui ne mesure peut-être pas à quel point elle a ouvert une voie artistique prolixe, avec Sexy Sushi comme avec <a href="https://www.theartchemists.com/?s=mansfield" target="_blank" rel="noopener">Mansfield.TYA</a>. <a href="https://www.theartchemists.com/trouvaille-musique-ughett/" target="_blank" rel="noopener">Üghett</a>, <a href="https://www.theartchemists.com/trouvaille-musique-coeur/" target="_blank" rel="noopener">Cœur</a>, <a href="https://www.theartchemists.com/?s=schlaasss" target="_blank" rel="noopener">Schlaasss</a>, Emasculation… bien d’autres encore relèvent le gant de la provocation par le tempo et le langage. Le discours d’UltraMoule est à ce titre sans concession, masculin par son côté rapeux/rapeur, féminin avec ses accents de comptines girly faussement naïves. Forcément rassembleur face aux injustices.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Cette verve cannibale en dit long sur le réveil chaotique d’une féminité acculée à une violence barbare qu’elle réprouve certes, mais plus le choix, c’est ça ou crever. La fin justifie les moyens, dit-on. Je délire ? Dites-le aux millions d’Américaines à qui on vient de retirer le droit à l’avortement et tant pis si elles en meurent. Dans cette superpuissance qui accumule les richesses, a la main mise sur la technologie numérique, travaille à la conquête des univers, cette régression à l’âge de pierre parle d’elle-même. Et confirme la légitimité des chansons d’UltraMoule, propulsées, par la force des choses, protest songs à entonner comme autant d’appels au combat.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Et plus si affinités</b></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Pour en savoir plus sur UltraMoule, son actualité, ses compositions, consultez <a href="https://www.facebook.com/UltraMoule/?ref=page_internal" target="_blank" rel="noopener">la page Facebook</a> du groupe, <a href="https://www.instagram.com/ultramoule/" target="_blank" rel="noopener">son compte Instagram</a> et écoutez ses chansons sur <a href="https://ultramoule.bandcamp.com/" target="_blank" rel="noopener">Bandcamp</a>.</span></p>
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		<title>« Showgirl – The Play » : Rebeka Warrior, Marlène Saldana et Jonathan Drillet s’offrent Verhoven en EP</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/musique-showgirl-the-play-rebeka-warrior/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 19 Jan 2022 12:45:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Nouveau crush musical pour Rebeka Warrior qui s’entête à nous surprendre par l’étendue de son putain de talent. Gourmande et inspirée, la gueuse vient d’éditer sous forme d’EP la musique composée pour le spectacle Showgirl. Et franchement, ça a du chien ! Mettre en musique l’histoire de Nomi et d’Elizabeth À l’origine de cette galette aussi [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/01/a3345817553_10_opt.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-34560" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/01/a3345817553_10_opt-494x494.jpg" alt="pochette de l'EP Show Girl The play composé par rebeka Warrior en collaboration avec Marlène saldana et Jonathan Drillet " width="494" height="494" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/01/a3345817553_10_opt-494x494.jpg 494w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/01/a3345817553_10_opt-288x288.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/01/a3345817553_10_opt-188x188.jpg 188w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/01/a3345817553_10_opt-70x70.jpg 70w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/01/a3345817553_10_opt.jpg 600w" sizes="(max-width: 494px) 100vw, 494px" /></a></p>
<p><span style="color: #000000;">Nouveau crush musical pour <a href="https://www.theartchemists.com/?s=rebeka+warrior" target="_blank" rel="noopener">Rebeka Warrior</a> qui s’entête à nous surprendre par l’étendue de son putain de talent. Gourmande et inspirée, la gueuse vient d’éditer sous forme d’EP la musique composée pour le spectacle <i>Showgirl</i>. Et franchement, ça a du chien !</span></p>
<p><iframe loading="lazy" hcb-fetch-image-from="https://www.youtube.com/watch?v=1J5MxPCxMV4&amp;feature=youtu.be" title="Rebeka Warrior feat Marlène Saldana   - La Valise" width="1080" height="608" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen consent-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/1J5MxPCxMV4?feature=oembed" consent-required="39300" consent-by="services" consent-id="39301" consent-click-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/1J5MxPCxMV4?feature=oembed&amp;autoplay=1"></iframe></p>
<h2><span style="color: #000000;"><b>Mettre en musique l’histoire de Nomi et d’Elizabeth</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">À l’origine de cette galette aussi hypnotique qu’empoisonnée intitulée sobrement « Showgirl – The Play », <i>Showgirls</i> : un accident de parcours cinématographique dans la carrière du réalisateur Paul Verhoven. Nous sommes en 1995, au vu des résultats miteux du box office, le papa de <i>Total Recall</i>, <i>Basic Instinct</i>, <i>Starship troopers</i> et plus récemment <i>Benedetta,</i> pense avoir accouché d’un bide, bide qui va devenir une icône majeure de la culture queer. Un film culte donc, dont se saisit la performeuse Marlène Saldana et son complice Jonathan Drillet pour en décliner une version solo, sans « s » donc, et sur scène.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">L’occasion de raconter l’histoire de Nomi Malone, héroïne échouée dans les bas-fonds de Las Vegas, et de son interprète Elizabeth Berkley, victime du système hollywoodien, en y mêlant l’esprit du Beckett de <i>Oh les beaux jours</i>. Bienvenue en Absurdie, les chéris ! Pour appuyer ce spectacle schizophrénique dont la belle Marlène interprète tous les rôles, il fallait une bande son à décoiffer les dieux. Petit message sur le répondeur de Rebeka Warrior (qui débute du reste l’EP) dont on connaît les faits d’arme au sein de <a href="https://www.theartchemists.com/?s=sexy+sushi" target="_blank" rel="noopener">Sexy Sushi</a>, <a href="https://www.theartchemists.com/?s=mansfield+tya" target="_blank" rel="noopener">Mansfield.TYA</a>, <a href="https://www.theartchemists.com/?s=kompromat" target="_blank" rel="noopener">Kompromat</a>, ainsi que le goût prononcé pour les collabs fructueuses (dernières en date, Fishbach et LIO, à découvrir sur le label <a href="https://www.warriorecords.com/" target="_blank" rel="noopener">Warriorecords</a>). Et c’est parti !</span></p>
<p align="justify"><iframe style="border: 0; width: 100%; height: 120px;" src="https://bandcamp.com/EmbeddedPlayer/album=1360457450/size=large/bgcol=ffffff/linkcol=0687f5/tracklist=false/artwork=small/track=1864702595/transparent=true/" seamless=""><a href="https://rebekawarrior.bandcamp.com/album/showgirl-the-play-original-soundtrack-recording">Showgirl, The Play (Original Soundtrack Recording) by Rebeka Warrior</a></iframe></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Incantation de sorcière et lente crucifixion</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Résultat : 6 tracks qui sentent leur incantation de sorcière, autant d’échos d’une détresse profonde, d’une perdition de l’âme, d’une rage viscérale. Ne vous laissez pas avoir par cette techno faussement joyeuse ; comme d’hab chez Rebeka Warrior, chaque son, chaque parole reflète l’effondrement de soi, la quête impossible d’une reconnaissance qu’on nous tend comme une carotte avec laquelle on nous encule finalement sans vaseline, sans plaisir. Une atmosphère épaisse, sirupeuse, haletante, étouffante, juste parfaite pour souligner la lente crucifixion de Nomi/Elizabeth sur sa barre de pole danse.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Une course frénétique au fric, au succès qui termine dans la crasse, le cul et les désillusions. Rebeka Warrior met ainsi en cadence une anti success story aux accents universels, intemporels. C’est que l’american way of life et ses mensonges se sont exportés. Du coup, « ce qui se passe à las Vegas reste à Las Vegas » pourrait très bien se décliner sur un dancefloor de la banlieue de Beauvais, dans un club échangiste de Montpellier. Splendeurs et misères de la féminité bafouée, exploitée, sanctifiée ?</span></p>
<p align="justify"><iframe style="border: 0; width: 100%; height: 120px;" src="https://bandcamp.com/EmbeddedPlayer/album=1360457450/size=large/bgcol=ffffff/linkcol=0687f5/tracklist=false/artwork=small/track=1728431847/transparent=true/" seamless=""><a href="https://rebekawarrior.bandcamp.com/album/showgirl-the-play-original-soundtrack-recording">Showgirl, The Play (Original Soundtrack Recording) by Rebeka Warrior</a></iframe></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Réinvestir le champ de l’émotionnel</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Au travers de cet EP et du spectacle qu’il illustre, le trio Rebeka Warrior &#8211; Marlène Saldana &#8211; Jonathan Drillet démontre qu’il reste encore un embryon de vie culturelle alternative et rebelle dans un univers dévasté par la marchandisation de l’intelligence, l’effacement de l’esprit critique, l’obsession des conventions sous couvert de rayonnement sur le social media. Chimères. « Le bon goût, c’est l’ennemi de la créativité » explique Marlène Saldana, à raison.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Alors que le rouleau compresseur des GAFAM nous écrase le cerveau, nous enferme dans des modèles insupportables d’authenticité factice, manipule nos orientations, nos choix, nos émotions, <i>Showgirl</i> s’offre une BO d’exception pour réinvestir ce champ de l’affect et du sensoriel gangrené par les algorithmes et les émojis. Marketing émotionnel, dehors ! Vive le spectacle total, tel que le rêvait Artaud du fond de sa folie. Et là, on se demande ce qu’aurait donné la collab entre Antonin le dingue et Rebeka l’indomptable. Du révolutionnaire, pour sûr !</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Et plus si affinités</b></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Vous pouvez écouter/acheter l’EP <em>Showgirl – The Play</em>  sur <a href="https://rebekawarrior.bandcamp.com/album/showgirl-the-play-original-soundtrack-recording" target="_blank" rel="noopener">la page Bandcamp de Rebeka Warrior</a>.</span></p>
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		<title>Trouvaille musique : Namoro</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/trouvaille-musique-namoro/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Dauphine De Cambre]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 Apr 2021 15:29:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Et si nous parlions aujourd’hui du cas Namoro et de son premier album Cassia Popée ? « Ce premier album s’appelle Cassia Popée, il porte son nom car il est grandement inspiré des écrits de Monique Wittig qui ouvrit la voix à la réappropriation des figures mythiques et mythologiques. Monique Wittig a par exemple réécrit le mythe [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/04/pochette-cassia-popee_opt.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-33735" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/04/pochette-cassia-popee_opt-494x494.jpg" alt="pochette de l'album cassia popée de namoro" width="494" height="494" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/04/pochette-cassia-popee_opt-494x494.jpg 494w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/04/pochette-cassia-popee_opt-288x288.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/04/pochette-cassia-popee_opt-188x188.jpg 188w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/04/pochette-cassia-popee_opt-70x70.jpg 70w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/04/pochette-cassia-popee_opt.jpg 600w" sizes="(max-width: 494px) 100vw, 494px" /></a></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Et si nous parlions aujourd’hui du cas Namoro et de son premier album <i>Cassia Popée</i> ?</span></p>
<blockquote>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">« <i>Ce premier album s’appelle Cassia Popée, il porte son nom car il est grandement inspiré des écrits de Monique Wittig qui ouvrit la voix à la réappropriation des figures mythiques et mythologiques. Monique Wittig a par exemple réécrit le mythe d’Orphée qui tente d’arracher son épouse défunte des Enfers. Chez Wittig, Orphée devient Orphéa, et elle sauvera Eurydice des Enfers là où Orphée aura échoué </i>».</span></p>
</blockquote>
<p><iframe loading="lazy" hcb-fetch-image-from="https://youtu.be/R-5S1rICiYs" title="Dance in the dyke" width="1080" height="608" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen consent-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/R-5S1rICiYs?feature=oembed" consent-required="39300" consent-by="services" consent-id="39301" consent-click-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/R-5S1rICiYs?feature=oembed&amp;autoplay=1"></iframe></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Namoro la bicéphale</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Direct le ton est donné. Namoro la bicéphale cite comme référence l’une des papesses du féminisme et du lesbianisme … puis plonge tête baissée dans la Genèse des mondes et des civilisations, histoire d’ exhumer la grande déesse endormie qu’est la Vie avec tous ses visages les plus contrastés : l’amour, la séduction, la création, la destruction, la résilience, la résurrection. Avec comme fil d’Ariane, une poésie puisant au cœur du surréalisme, des volutes verbales rimbaldiennes, Apollinaire transformée en femme au fond de sa tranchée, après avoir rêvé Lou comme seul espoir sous une pluie de bombes.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Et autour de ce fil d’Ariane doré qui fuit les Minotaures de l’ennui et de l’intolérance, l’autre fil, cardiaque et cathartique, de cadences électroniques pulsées par les mains d’énergiques Parques. A moins que Pénélope la fidèle soit passée par là, détricotant l’amplitude des rythmes afin d’y dissimuler quelques glitches malicieux, élégances frustrées à l’heure du grand enfermement. « <i>C’est une bûche qui brûle au fond de nos yeux</i> » : bûche de passion, foyer d’amour, déclaration enflammée que Bili Bellegarde et Mascare accrochent à l’oreille d’un auditeur charmé par ces modernes sirènes.</span></p>
<p><iframe loading="lazy" hcb-fetch-image-from="https://youtu.be/k29EGZJZSEU" title="ECHOS" width="1080" height="810" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen consent-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/k29EGZJZSEU?feature=oembed" consent-required="39300" consent-by="services" consent-id="39301" consent-click-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/k29EGZJZSEU?feature=oembed&amp;autoplay=1"></iframe></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Duo tératologico-démiurgique</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Des sirènes venues du cabaret, du théâtre et de la poésie pour constituer l’envoûtante Namoro, duo tératologico-démiurgique qui s’infiltre dans les esprits avec plusieurs pieds de biche à la main :</span></p>
<ul>
<li style="list-style-type: none;">
<ul>
<li><span style="color: #000000;">verve, sens du mot, de la tournure, de la sonorité, figures de style flamboyantes ;</span></li>
</ul>
</li>
</ul>
<ul>
<li style="list-style-type: none;">
<ul>
<li><span style="color: #000000;">voix sinueuses ou métalliques, qui s’amusent des paroles et des harmonies, entre comptine de petite fille et spoken word à la Lydia Lunch ;</span></li>
</ul>
</li>
</ul>
<ul>
<li style="list-style-type: none;">
<ul>
<li><span style="color: #000000;">sincérité, vibration, intensité, authenticité dans la volonté de repousser les limites du rêve.</span></li>
</ul>
</li>
</ul>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Onirique, Namoro alterne sourire de la madone, grimace de la sorcière, cri de l’amazone, gémissement de la nymphe jouissante, pleur de la déesse abandonnée. Et s’offre d’incessants loopings sur nos désirs enfouis, nos fantasmes secrets déployés sans pitié et avec allégresse. Les grands écarts, Namoro adore, pour preuve « Les Guérillères » et « En forme de diamant » qui se succèdent sur l’album épiphanique <i>Cassia Popée, </i>histoire d’alterner l’intransigeance des luttes féministes et la soumission délectable du plaisir shibari. Tous les combattants ont droit au repos.</span></p>
<p><iframe loading="lazy" hcb-fetch-image-from="https://youtu.be/IrMeLGBj5ic" title="en forme de diamant" width="1080" height="608" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen consent-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/IrMeLGBj5ic?feature=oembed" consent-required="39300" consent-by="services" consent-id="39301" consent-click-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/IrMeLGBj5ic?feature=oembed&amp;autoplay=1"></iframe></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Le Verbe … et le plaisir qu’il engendre</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Cocorosie ? Mansfield Tya ? Wendy Delorme ? Ou tout simplement un nouvel ovni sans véritables attaches, en route vers un panthéon musical transgressif dont on désespérait qu’il reprenne souffle un jour . Pour sûr, Namoro se rit de la lobotomie quotidienne siphonnant jusqu’à l’os une créativité livide qu’on voudrait faire passer pour de la provo mainstream sous dialyse Instagram. Une seule écoute de « Hyène sœur de louve » devrait vous éclairer sur le pouvoir thaumaturgique d’un duo en prise directe avec Sapho, Brigitte Fontaine, Jean Guidoni, Hubert-Félix Thiefaine.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Une chose est sûre, Namoro déboule à point nommé dans un paysage culturel consternant de platitude, soumis à la bienséance du social media, vidé de son sens initial par des années d’obéissance à l’ordre établi, dépecé jour après jour par la pandémie. But de la mission : rappeler qu’à l’origine de la Vie, il y a le Verbe … et le plaisir qu’il engendre. Rien, personne, aucun algorithme, aucune IA, aucun directeur de label, ministre de la culture, homme politique, professeur d’université, spin doctor et autre claironnant spécialiste ne pourra effacer cette merveilleuse évidence, encore moins l’empêcher d’essaimer dans les esprits … ce qui pourrait bien sauver notre âme à tous.</span></p>
<p><span style="color: #000000;"><b>Et plus si affinités</b></span></p>
<p><a href="https://namoromusic.com/">https://namoromusic.com/</a></p>
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		<title>Album : Mansfield.TYA – Monument ordinaire – Warriorrecords &#8211; 2021</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/album-mansfield-tya-monument-ordinaire-warriorrecords-2021/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Dauphine De Cambre]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Feb 2021 16:07:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>1er mars 2020 : Libération publie une tribune signée Virginie Despentes. Un crachat bien senti à la face du patriarcat conclu par le désormais célèbre  « on se lève et on se casse ». Une décision érigée en principe esthétique par le duo Mansfield.TYA qui affirme toujours plus sa talentueuse indépendance avec ce 5eme nagnifique album intitulé Monument [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/02/131871363_5401358016603646_3284725026009801348_n-e1614096358712.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-33499" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/02/131871363_5401358016603646_3284725026009801348_n-494x494.jpg" alt="pochette de l'album Monument ordiinaire de Mansfield.TYA" width="494" height="494" /></a></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">1<sup>er</sup> mars 2020 : <i>Libération</i> publie une tribune signée Virginie Despentes. Un crachat bien senti à la face du patriarcat conclu par le désormais célèbre  « <i>on se lève et on se casse</i> ». Une décision érigée en principe esthétique par le duo <a href="https://www.theartchemists.com/trouvaille-mansfield-tya/">Mansfield.TYA</a> qui affirme toujours plus sa talentueuse indépendance avec ce 5eme nagnifique album intitulé <i>Monument ordinaire</i>.</span></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Refuser la fatalité</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Désespérance assumée, poésie de l’amour perdu, abandon de l’être dévoré par la passion qui s’accroche au souffle de l’Autre … Rebeka Warrior et Carla Pallone déroulent ces 12 compositions comme autant d’odes à la destruction de l’être, seul ou à deux. Une destruction flamboyante, élégante, absolue … mais pas forcément irrémédiable.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">De-ci de-là, une lumière, une porte entrouverte, un souffle d’air frais viennent alléger cette atmosphère funèbre … ainsi qu’une colère à fleur de peau. Un refus de la fatalité. Préférer s’auto-dissoudre volontairement que subir le poids du destin. Et croire parfois que tout peut arriver : « ô mon amour, accrochons-nous, les rafales ne détruisent pas tout. »</span></p>
<p><iframe loading="lazy" hcb-fetch-image-from="https://youtu.be/-GZ8jX0gfxM" title="Mansfield.TYA - Auf Wiedersehen (official video)" width="1080" height="608" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen consent-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/-GZ8jX0gfxM?feature=oembed" consent-required="39300" consent-by="services" consent-id="39301" consent-click-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/-GZ8jX0gfxM?feature=oembed&amp;autoplay=1"></iframe></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Une pulsion dark wave</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Un peu d’espoir : une éclaircie même fugace dans les sombres cieux qui écrasent d’ordinaire nos deux héroïnes, adeptes d’un romantisme noir alourdi de percussions fatales, strié d’envolées baroques, de violons rageurs. Un peu d’amour aussi, tranquille, peut-être heureux qui sait ? Au son d’un piano sage, comme une chanson enfantine, une déclaration d’amour adolescente.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">A peine maladroite, profondément sincère. Chérubin se déclarant à la comtesse, Radiguet le diable au corps, Sapho éperdue … « Une danse de mauvais goût » … et sa synthétique antithèse « Le sang dans mes veines ». Une pulsion dark wave qui anime l’album comme une réaction enchaîne. Un héritage de l’expérience Kompromat ? Une continuité du terrible <a href="https://www.theartchemists.com/album-mansfield-tya-corpo-inferno-vicious-circles-2015/">« La nuit tombe »</a> ?</span></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Menaçantes ritournelles</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Allez savoir avec ces deux diablesses, qui mêlent français, allemand, italien dans ces ritournelles aux titres menaçants comme un caprice d’enfant bipolaire. Pour les accompagner dans ce voyage vocal, Odezenne et FanXao de Bérurier Noir, voix masculines très caractéristiques, qui rappellent que le tourment amoureux n’a pas de genre.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Et pour composer l’artwork symbolisant ce nouveau périple mélodique, Théo Mercier et Erwan Fichou qui enfouissent notre duo dans des sables mouvants, comme si la Winnie d’<em>Oh les beaux jours</em> de Becket avait enfin trouvé une sœur de souffrance avec qui dialoguer et retrouver son âme, sa rage, sa raison d’être et d’aimer, même si ça fait mal.</span></p>
<p><span style="color: #000000;"><b>Et plus si affinités</b></span></p>
<p><a href="https://www.warriorecords.com/releases">https://www.warriorecords.com/releases</a></p>
<p><a href="https://www.diggersfactory.com/vinyl/229857/mansfieldtya-monument-ordinaire-limited-white-edition">https://www.diggersfactory.com/vinyl/229857/mansfieldtya-monument-ordinaire-limited-white-edition</a></p>
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