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	<title>louvre</title>
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		<title>Exposition GOTHIQUES — Louvre-Lens : monstres sublimes et cathédrales de feu</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/exposition-gothiques-louvre-lens-chronique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Dec 2025 12:06:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Expositions]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Vous pensiez que gothique = corsets noirs + visage blanc + crinière corbeau + crucifix + The Cure à fond ? Il est donc largement temps de faire un petit détour par le Louvre Lens pour remettre les pendules à l’heure. Le musée propose en effet un parcours intitulé Gothiques qui revient sur le mouvement historique, celui qui émerge vers 1140 avec l’abbé Suger à Saint-Denis pour finalement accoucher de cathédrales...</p>
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<figure class="wp-block-image size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="600" height="450" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/12/The-ARTchemists-expo-Gothiques.jpg" alt="affiche de l'expo Gothiques au Louvre lens" class="wp-image-38409" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/12/The-ARTchemists-expo-Gothiques.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/12/The-ARTchemists-expo-Gothiques-288x216.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/12/The-ARTchemists-expo-Gothiques-494x371.jpg 494w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



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<p>Vous pensiez que gothique = corsets noirs + visage blanc + crinière corbeau + crucifix + The Cure à fond ? Il est donc largement temps de faire un petit détour par le Louvre Lens pour remettre les pendules à l’heure. Le musée propose en effet un parcours intitulé <em>Gothiques</em> qui revient sur le mouvement historique, celui qui émerge vers 1140 avec l’abbé Suger à Saint-Denis pour finalement accoucher de cathédrales pensées comme des fusées mystiques.</p>



<p>Cette esthétique — verticale, flamboyante, parfois hystérique, toujours sublime — a traversé les siècles pour continuer de nous hanter, encore et encore, dans l’art, la pop culture, la mode, l’architecture… et dans nos zones de fragilité.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="1 000 ans d&#039;art gothique dans l&#039;exposition Gothiques au Louvre-Lens" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/u2DPpFkSHPw?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
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<h1 class="wp-block-heading"><strong>Le gothique, une pulsation</strong></h1>



<p>Dès l’entrée, l’expo nous balance une vérité surprenante : le gothique n’est pas sombre ; bien au contraire, il est aveuglant, lumineux, vertical, obsessionnel. Sculptures dégingandées prêtes à s’envoler, anges filiformes exfiltrés d’un rêve fiévreux, gargouilles au faciès démoniaque, vitraux qui explosent au regard comme des néons avant l’heure, l’homme médiéval gothique a voulu toucher le ciel par tous les moyens. Quitte à se jouer de la conformité.</p>



<p>L’expo fait merveille sur un point : le gothique aime le corps, mais pas le corps lisse ; il préfère de loin les figures fendues, disloquées. Entre les Christ décharnés, les Vierges au sourire figé, les saints tordus par un drapé qui ne suit aucune anatomie, on comprend une chose : le gothique a inventé le baroque avant l’heure. Il aime le corps exagéré, expressif, presque fiévreux. Les images pieuses sont alors autant d’états d’âme sculptés, que nous découvrons vitrine après vitrine, artefact après artefact, dans toute leur intensité, sans filtres, sans écrans, sans excuses.</p>



<h1 class="wp-block-heading"><strong>Le gothique rayonnant : </strong><strong>une architecture visionnaire</strong></h1>



<p>Là où l’expo frappe fort, c’est dans sa manière de montrer la révolution architecturale du gothique. On parle souvent de voûtes sur croisées d’ogives, d’arcs-boutants… mais ce vocabulaire technique ne dit rien de l’expérience intérieure. Le Louvre-Lens nous rappelle que le gothique est une machine sensorielle : une cathédrale n’était pas un bâtiment, mais un dispositif pour altérer la perception.</p>



<p>En regardant les plans, les sculptures d’architecture, les maquettes, on comprend soudain pourquoi tant d’artistes, d’écrivains, de musiciens se sont sentis hériter de cette verticalité un peu folle. Le gothique est une véritable drogue optique.</p>



<h1 class="wp-block-heading"><strong>M</strong><strong>ode gothique&nbsp;: </strong><strong>r</strong><strong>etour de flamme au XXᵉ siècle</strong></h1>



<p>L’exposition regarde le passé pour mieux ouvrir une porte sur le présent : comment ce Moyen Âge incandescent est revenu dans nos cultures contemporaines&nbsp;?</p>



<p>On croise des échos dans</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>la mode (McQueen, Rick Owens, Yohji Yamamoto : silhouettes noires, verticalité extrême),</li>



<li>la pop culture (Tim Burton, Nine Inch Nails, The Crow),</li>



<li>l’architecture néogothique (de House of Parliament aux campus américains).</li>
</ul>



<p>Le Louvre-Lens insiste sur ce point : le gothique n’est jamais mort. Il se métamorphose. C’est son super-pouvoir.</p>



<h1 class="wp-block-heading"><strong>Sous le vernis médiéval, le gothique parle de nous</strong></h1>



<p>Le plus beau dans cette exposition, c’est la sensation que le Moyen Âge n’est pas derrière nous.<br />Il est en nous : dans nos peurs (catastrophes, effondrements, fin du monde), dans nos obsessions (corps, verticalité, spiritualité, tech qu’on ne contrôle pas), dans nos architectures mentales (désir de transcendance, réalité en résistance).</p>



<p>Le gothique, c’est le moment où une société se regarde en face et dit : « ok, on ne comprend plus rien, alors construisons quelque chose qui nous dépasse. » Et ça, c’est d’une actualité brûlante. Ainsi l’exposition du Louvre-Lens nous jette le gothique au visage, comme une vérité ancienne que nous avons occultée. Esthétique de la vertigineuse clarté, elle porte une enseignement : quand l’homme a trop conscience de son caractère minuscule, de son immense fragilité, il se réfugie dans le grandiose pour oublier, transcender. Chaque époque, de <a href="https://www.theartchemists.com/?s=mary+shelley">Mary Shelley</a> à aujourd’hui, invente des monstres sublimes et des cathédrales de feu pour survivre à ses propres tempêtes.</p>



<p>Pour en savoir plus et préparer votre vitrine, consultez le <a href="https://www.louvrelens.fr/">site du Louvre Lens</a>.</p>



<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-678cc482" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns alignfull has-1-columns has-desktop-equal-layout has-tablet-equal-layout has-mobile-collapsedRows-layout has-reverse-columns-mobile has-vertical-bottom ticss-c00aadba"><div class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-overlay"></div><div class="innerblocks-wrap">
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			</item>
		<item>
		<title>Architecture contemporaine : pourquoi tant de gens la détestent (et pourquoi ils ont peut-être tort)</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/architecture-contemporaine-pourquoi-rejet/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Dauphine De Cambre]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 31 Oct 2025 10:25:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Beaux-Arts]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« Tout se ressemble », « que des boîtes en verre », « on a perdu le beau ». Qui n’a jamais entendu ce verdict lapidaire à propos des immeubles récents ? Les enquêtes d’opinion confirment cette impression : selon une enquête Yougov datant de 2009, «&#160;77 % des gens préfèrent l’architecture traditionnelle&#160;». d’autres études citées notamment par archikallos.com confirment cette tendance. Tendance aujourd’hui validée par la politique trumpienne qui...</p>
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<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/10/The-ARTchemists-architecture-moderne.jpg" alt="différents bâtiments d'architecture moderne" class="wp-image-38356" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/10/The-ARTchemists-architecture-moderne.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/10/The-ARTchemists-architecture-moderne-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/10/The-ARTchemists-architecture-moderne-494x395.jpg 494w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



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<p>« Tout se ressemble », « que des boîtes en verre », « on a perdu le beau ». Qui n’a jamais entendu ce verdict lapidaire à propos des immeubles récents ? Les enquêtes d’opinion confirment cette impression : selon une <a href="https://adamarchitecture.com/wp-content/uploads/2019/04/YouGov-survey_Oct09_resultsfollowup.pdf">enquête Yougov</a> datant de 2009, «&nbsp;77 % des gens préfèrent l’architecture traditionnelle&nbsp;». d’autres études citées notamment par <a href="https://archikallos.com/2024/06/20/tradition-vs-modernite-le-verdict-du-public/">archikallos.com</a> confirment cette tendance. Tendance aujourd’hui validée par la politique trumpienne qui privilégie désormais un style traditionnel pour ériger les batîments publics.</p>



<p>Un fossé s’est donc creusé entre ce que produisent les écosystèmes de la construction et ce que le public attend. Pourtant, réduire l’architecture contemporaine à une succession de « glass boxes » interchangeables, c’est passer à côté des forces profondes qui la façonnent. Normes, budgets, climat, usages : derrière la peau de verre, il y a une équation complexe. Et souvent, l’histoire nous rappelle qu’un édifice conspué à sa naissance finit par devenir… culte.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pourquoi tant de « boîtes » ?</h2>



<p>L’impression d’uniformité n’est pas qu’un cliché : il suffit de lever les yeux dans n’importe quelle métropole pour s’en convaincre. Mais les raisons sont moins esthétiques que techniques et économiques.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>La façade rideau – métal et verre – est plus mince qu’un mur maçonné. Résultat : à surface identique, elle offre davantage de mètres carrés louables. Dans un marché où chaque mètre compte, c’est un avantage décisif.</li>



<li>Ajoutons des plateaux profonds et des cœurs techniques centralisés, hérités du bureau de l’après-guerre, parfaits pour l’open space mais redoutables pour le logement.</li>



<li>Enfin, les réglementations (hauteur, retraits, surfaces) et le fameux « value engineering » poussent à simplifier les volumes, à les rationaliser, quitte à les répéter jusqu’à la lassitude.</li>
</ul>



<p>Le « <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/20_Fenchurch_Street">Walkie-Talkie » de Londres</a>, dont la géométrie concave a concentré les rayons du soleil au point de faire fondre une carrosserie, reste un exemple spectaculaire de ce que produit parfois cette mécanique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Brutalisme, minimalisme, post-modernisme : une cartographie des styles</h2>



<p>Il est facile de dire « c’est moche ». Et beaucoup intéressant pour ne pas dire pertinent de replacer les formes dans leurs familles.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Né dans les années 1950 au Royaume-Uni, le brutalisme exalte la matière brute, la lisibilité structurelle, les volumes francs. On l’aime ou on le déteste, mais impossible d’ignorer sa force.</li>



<li>Quant au minimalisme, le « less is more » de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Ludwig_Mies_van_der_Rohe">Mies van der Rohe</a> poussé à l’extrême, implique lignes nettes, détails impeccables, dépouillement quasi spirituel.</li>



<li>Réaction contre le dogme moderniste, le post-modernisme de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Robert_Venturi">Robert Venturi</a> revendique la « complexité et contradiction », le retour du signe, du clin d’œil, de l’ornement assumé.</li>
</ul>



<p>Ces étiquettes ne disent pas « beau » ou « laid », mais à quoi sert la forme : révéler la matière, épurer, dialoguer par symboles.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Du scandale au patrimoine</h2>



<p>Nombre de bâtiments adulés aujourd’hui furent haïs hier. Trois exemples parmi les plus célèbres :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Jugée gadget, imposée contre 90 % d’avis défavorables, la pyramide du Louvre (1989) : est désormais l’entrée la plus photographiée du monde.</li>



<li>Le Centre Pompidou (1977), surnommé « Notre-Dame des tuyaux » et moqué pour son esthétique de raffinerie, est devenu un cœur civique et un symbole du Paris high-tech.</li>



<li>Chantier chaotique, architecte démissionnaire, l’Opéra de Sydney (1973) offre une silhouette aujourd’hui classée au patrimoine mondial de l’UNESCO.</li>
</ul>



<p>Résumons&nbsp;: à chaque fois, l’hostilité initiale s’estompe. L’usage, la mémoire et la photographie transforment l’étrangeté en icône.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Juger autrement que par le « beau »</h2>



<p>Le piège serait de ne juger que la peau du bâtiment, sans lire son programme. Un bâtiment, c’est d’abord des usages : accueillir, soigner, apprendre, produire. Un minimalisme peut offrir lisibilité et calme ; un brutalisme, des espaces publics puissants. La vraie question est : qu’offre-t-il à la ville ?</p>



<p>Autre angle crucial : l’écologie. Le bâtiment représente près d’un tiers des émissions mondiales. Façades, compacité, réemploi, sobriété technique ne sont pas des caprices : ce sont des leviers de décarbonation. L’esthétique, pour être jugée, doit se croiser avec la performance environnementale.</p>



<p>Enfin, l’histoire elle-même joue contre nos jugements immédiats. Le temps déplace les regards : l’iconoclasme d’hier devient le patrimoine de demain.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Comment critiquer mieux ?</h2>



<p>Plutôt que de dire « c’est moche », posons-nous d’autres questions :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Le rez-de-chaussée donne-t-il envie d’entrer ? Le bâtiment anime-t-il la rue ?</li>



<li>Les espaces sont-ils flexibles, réversibles ? Servent-ils des programmes variés ?</li>



<li>Qu’en est-il de l’inertie, de l’ombre, du réemploi des matériaux ? Bref du caractère écologique du bâtiment ?</li>



<li>Que raconte la forme ? Quelle histoire, quel symbole propose-t-elle à ses habitants ?</li>
</ul>



<p>Robert Venturi rappelait que l’architecture est aussi un langage. Encore faut-il apprendre à l’écouter.</p>



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			</item>
		<item>
		<title>Tatouage. Histoires de la Méditerranée : Marseille cartographie un corps-monde</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/tatouage-histoires-mediterranee-marseille/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Dauphine De Cambre]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 21 Aug 2025 08:29:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Expositions]]></category>
		<category><![CDATA[Lifestyle]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Au Centre de la Vieille Charité, Marseille remonte la piste des encres, de l’Antiquité à la pop culture. L’exposition Tatouage. Histoires de la Méditerranée ne joue pas la simple galerie d’images : elle déroule une histoire sociale, artistique et politique du tatouage, telle qu’elle s’est tissée autour de la Méditerranée et s’est enracinée dans l’identité phocéenne. Du rite au style&#160;: Marseille, laboratoire d’identités Le propos est ample : pratiques médicales,...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
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<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="450" height="600" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/08/The-ARTchemists-exposition-tatouage-marseille.jpg" alt="affiche de l'exposition Tatouage. Histoires de la Méditerranée à marseille" class="wp-image-38282" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/08/The-ARTchemists-exposition-tatouage-marseille.jpg 450w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/08/The-ARTchemists-exposition-tatouage-marseille-216x288.jpg 216w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/08/The-ARTchemists-exposition-tatouage-marseille-371x494.jpg 371w" sizes="auto, (max-width: 450px) 100vw, 450px" /></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Au <a href="https://vieille-charite-marseille.com/">Centre de la Vieille Charité</a>, Marseille remonte la piste des encres, de l’Antiquité à la pop culture. L’exposition <em>Tatouage. Histoires de la Méditerranée</em> ne joue pas la simple galerie d’images : elle déroule une histoire sociale, artistique et politique du tatouage, telle qu’elle s’est tissée autour de la Méditerranée et s’est enracinée dans l’identité phocéenne.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Du rite au style&nbsp;: Marseille, laboratoire d’identités</h2>



<p>Le propos est ample : pratiques médicales, religieuses, politiques ou esthétiques se succèdent et se chevauchent, des premières traces repérées en Égypte, Syrie, Cyclades et Grèce jusqu’aux réinventions contemporaines. L’exposition explicite un cadre de lecture assumé — histoire globale de l’art, études de genre, recherches postcoloniales — pour sortir le tatouage du folklore et le replacer dans les circulations méditerranéennes : migrations, échanges, hybridations.</p>



<p>La démonstration s’ancre localement : à Marseille, l’encre est un marqueur de territoire et un signe d’appartenance mouvant, popularisé par les sociabilités portuaires, les cultures ouvrières, la scène hip-hop et le streetwear. Le parcours insiste sur cette traduction urbaine du tatouage : du signe intime au récit collectif, jusqu’à devenir une composante de l’imaginaire marseillais.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un corpus riche et transdisciplinaire</h2>



<p>Scénographiquement, le musée mélange archéologie, beaux-arts, ethnologie, anthropologie, photographie, vidéo, mode et objets du quotidien. Signe de l’ambition : plus de 275 œuvres et objets issus de collections publiques et privées à l’international structurent une enquête qui saute les siècles sans perdre le fil.</p>



<p>Le cœur du parcours met à l’honneur des artistes du pourtour méditerranéen ayant réinvesti le motif tatoué : Choukri Mesli, Samta Benyahia, Farid Belkahia, Lalla Essaydi, El Meya, et deux dessins d’Ahmed Cherkaoui (1967) récemment acquis par la Ville. Commande contemporaine notable : une œuvre inédite de Denis Martinez, cofondateur dans les années 1960 du groupe d’avant-garde Aouchem (“tatouages”), pensée pour les cimaises de la Vieille Charité. Là se joue l’essentiel : montrer comment des matrices symboliques (tribales, votives, protectrices, féministes) migrent de la peau à la toile, de l’ornement au langage plastique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Alliances institutionnelles et prêts majeurs</h2>



<p>La tenue du propos tient aussi à la qualité des prêts : Louvre, Orsay, Quai Branly – Jacques Chirac, CNAP, mais aussi Rome, Pavie, Manfredonia, Leyde, Munich, Madrid, Amsterdam… autant d’institutions qui garantissent l’assise historique et la diversité géographique du récit. L’exposition est d’ailleurs portée par un partenariat exceptionnel avec le Quai Branly, et produite en lien avec 24 ORE Cultura — un gage de solidité muséographique.</p>



<p>Le projet prolonge des pistes ouvertes par les Musées de Marseille — notamment l’exposition<em>Baya. Une héroïne algérienne de l’art moderne</em> (2023) — en décentrant le regard vers les rives sud et est de la Méditerranée, et en croisant avant-gardes, féminismes et décolonial. Résultat : un récit ni exotisant ni nostalgique, mais analytique, où la peau devient archive vivante.</p>



<p>Au-delà des salles, la programmation relie l’expo à la vie intellectuelle locale (rencontres, tables rondes, notamment dans le cadre du festival Allez Savoir de l’EHESS) et propose des nocturnes estivales — une bonne idée pour éprouver la visite au tempo de la ville. Le cadre XVIIe de la Vieille Charité ajoute son contrepoint monumental aux histoires miniatures gravées sur les peaux.</p>



<p>Pour en savoir plus et préparer votre visite, consulte le <a href="https://vieille-charite-marseille.com/">site de La Vieille Charité</a>.</p>



<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-678cc482" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns alignfull has-1-columns has-desktop-equal-layout has-tablet-equal-layout has-mobile-collapsedRows-layout has-reverse-columns-mobile has-vertical-bottom ticss-c00aadba"><div class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-overlay"></div><div class="innerblocks-wrap">
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<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



<p class="has-text-align-center has-text-color" style="color:#fefefe">Vous avez des envies de culture ? Cet article vous a plu ?</p>



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		<title>Le Bassin des Lumières, entre pixels et Pharaons</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/bassin-lumieres-bordeaux/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Cédric Chaory]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Jun 2025 10:36:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Expositions]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=38070</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le Bassin des Lumières, site le plus visité d’une ville de Bordeaux désormais dopée à l’effervescence culturelle, propose une nouvelle plongée dans l’Histoire, ou plutôt dans son idée visuelle. Cette fois, cap sur l’Égypte des pharaons. Pas besoin de billet d’avion ni de sable dans les chaussures : ici, on remonte le temps en immersion numérique, entre chefs-d’œuvre mythiques et trésors ressuscités. Disponible jusqu’au 4 janvier 2026. Bordeaux : de...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
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<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/06/The-ARTchemists-Bassin-des-Lumieres.jpg" alt="" class="wp-image-38071" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/06/The-ARTchemists-Bassin-des-Lumieres.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/06/The-ARTchemists-Bassin-des-Lumieres-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/06/The-ARTchemists-Bassin-des-Lumieres-494x395.jpg 494w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



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<p>Le Bassin des Lumières, site le plus visité d’une ville de Bordeaux désormais dopée à l’effervescence culturelle, propose une nouvelle plongée dans l’Histoire, ou plutôt dans son idée visuelle. Cette fois, cap sur l’Égypte des pharaons. Pas besoin de billet d’avion ni de sable dans les chaussures : ici, on remonte le temps en immersion numérique, entre chefs-d’œuvre mythiques et trésors ressuscités. Disponible jusqu’au 4 janvier 2026.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Egyptian Pharaohs, the immersive experience in Bordeaux" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/HaQ-Ry2v44c?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Bordeaux : de l’endormissement profond au réveil scénarisé</strong></h2>



<p>Pendant des décennies, Bordeaux a porté le doux sobriquet de Belle Endormie, comme on supporte une blague un peu lourde lors d’un dîner de famille. Une ville engourdie, planquée derrière ses façades noirâtres, ses quais transformés en <em>no man’s land </em>logistique, et son trafic automobile qui tenait plus de l’épreuve respiratoire que de la circulation.</p>



<p>Mais miracle : en 1995, Alain Juppé endosse le costume de chirurgien en chef et entame une opération à cœur ouvert sur la ville. Finie la torpeur provinciale, place au projet de réveil express — à grands coups de réhabilitation, de stratégie urbaine et de photogénie retrouvée.Tel un chef d’orchestre réglant chaque levée de rideau, Juppé déroule sa partition : transformation progressive, acte après acte, dans une mise en scène léchée. Bordeaux s’ébroue enfin, mais sous les spots.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une mise en scène bien huilée</strong></h2>



<p>Premier décor : le Miroir d’eau, inauguré en 2006, sorte de tapis de lumière liquide posé au pied de la Place de la Bourse, elle-même restaurée avec le soin d’un ébéniste fanatique de Louis XV. Résultat : une symétrie parfaite, une lumière flatteuse, des passants transformés en silhouettes esthétiques — bref, la ville devient son propre décor.</p>



<p>Les quais, jadis peuplés de camions et de hangars oubliés, s’offrent une seconde vie façon rive gauche à la bordelaise. Aujourd’hui, tout y est : terrasses chic, parterres maîtrisés, cyclistes épanouis, joggeurs souriants. L’ère du piéton roi a commencé. Même le tramway, ce serpent urbain sans caténaire, se faufile dans le paysage comme s’il n’avait jamais connu la SNCF.</p>



<p>Et la rue Sainte-Catherine ? Ce qui ressemblait à un tube artériel bouché redevient lieu de déambulation – et accessoirement, de shopping. Bordeaux respire à nouveau. Du moins en surface.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une ville qui s’écoute (et s’admire)</strong></h2>



<p>Mais la mue ne s’arrête pas aux trottoirs. Juppé insuffle une « âme », ou du moins un supplément d’âme suffisamment audible pour que l’UNESCO le remarque. Le Grand Théâtre brille comme au premier lever de rideau.</p>



<p>La Cité du Vin pousse hors mandat, comme un champignon culturel prêt à faire fructifier l’œnotourisme. En 2007, Bordeaux décroche le Graal patrimonial : son classement au patrimoine mondial de l’Humanité. C’est officiel : la Belle Endormie est devenue une influenceuse patrimoniale.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un temple numérique au cœur du bunker</strong></h2>



<p>Mais le vrai coup de génie — ou de projecteur — vient en 2020 : la transformation d’un ancien bunker allemand en cathédrale numérique. Les Bassins des Lumières naissent dans la plus grande discrétion bétonnée, et très vite, deviennent la nouvelle Mecque culturelle d’un public en quête d’expériences instagrammables.</p>



<p>Sur 13 000 m², les chefs-d’œuvre de Klimt, Van Gogh, Kandinsky, Monet et autres stars de musée défilent à grand renfort de sons envoûtants et de pixels tremblants. Reflets liquides, murs qui vibrent, œuvres démultipliées comme dans un rêve opiacé : ici, pas de cartel poussiéreux ni de silence sacré. On regarde, on écoute, on se laisse avaler.</p>



<p>Plus de 500 000 visiteurs par an, venus en quête de beauté immédiate : touristes, écoliers, Bordelais branchés. La culture devient spectacle total. Et les expositions s’enchaînent à un rythme quasi stakhanoviste : Klein, Sorolla, Dalí, Mondrian… Un casting à faire rougir le Louvre. Sans la queue.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Égypte pharaonique : voyage dans le passé… en ultra-HD</strong></h2>



<p>Dernière fresque en date : un plongeon dans l’Égypte antique, version ultra-narrative. On part de la création du monde selon Atoum, on file jusqu’à Ramsès II, avec l’illusion de traverser trois millénaires de civilisation – sans quitter ses baskets.</p>



<p>Sable qui vole, Nil qui ondule, champs labourés par des paysans numériques. Les pyramides surgissent, le Sphinx médite, tout y est. Le spectateur avance, absorbé par une cosmogonie brillamment rétroprojetée. Les figures légendaires — Néfertiti, Akhenaton, Ramsès — s’incarnent en stèles de lumière mouvantes. La caution savante est assurée par un égyptologue, Jean-Guillaume Olette-Pelletier, et une incursion technologique made in <em>Assassin’s Creed Origins</em>. L’Histoire revisitée façon sandbox éducatif.</p>



<p>Louxor, Abou Simbel, Dendérah : autant d’étapes numériques dans cette odyssée sensorielle. On n’apprend pas, on absorbe. Moins cours magistral que transe visuelle. Et la bande-son ? Une partition immersive concoctée par Start-Rec : Verdi, Massive Attack, Peter Gabriel et même Led Zeppelin. Un florilège savamment désordonné qui va de l’opéra au trip-hop, en passant par les guitares saturées. Quand les pyramides se construisent à l’écran, une composition originale accompagne le labeur avec la lourdeur d’un bloc de granit qu’on hisse à bout de bras. Drôle d’effet secondaire : on ressent presque l’épuisement d’un esclave du Nouvel Empire. C’est dire.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Orientalistes : quand l’Occident rêve tout haut</strong></h2>



<p>Après les dieux, place aux fantasmes. La seconde partie de l’exposition – qui m’est apparue bien plus enthousiasmante &#8211; s’attaque à l’orientalisme, ce champ miné de projections en Technicolor. Mais inutile de s’attendre à une déconstruction académique : ici, c’est l’Orient vu par les peintres du XIXe, entre extase visuelle et exotisme bon teint. Eugène Delacroix ouvre le bal, le pinceau chargé d’émotion et de clichés.</p>



<p>Les villes orientales prennent forme sur les murs de béton : ruelles labyrinthiques, bazars débordants, toits de mosaïque. Gérôme y fait défiler ses soldats moustachus et ses scènes de marché figées. Tout cela sent bon le fantasme colonial bien cadré. Puis vient la séquence festive : danseurs en boucle, musiciens orientaux de synthèse, électro hypnotique. Un Orient de music-hall, esthétique, vibrant — et entièrement filtré par le regard occidental. La fascination est palpable, la distance critique… optionnelle.</p>



<p>On glisse ensuite dans l’Orient du décor : palais, faïences, fontaines. Gérôme, Chassériau, Ingres peignent un monde lisse, doré, immobile. L’Orient devient surface, tissu, motif. Presque un motif de salle de bain — en plus noble, bien sûr.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Traversée du désert, fauves en embuscade et femmes orientales</strong></h2>



<p>Un changement de ton s’opère avec la grande séquence du désert : caravane contemplative, lumière rasante, vent de sable. Un Orient mystique, silencieux, propice à la méditation… ou à l’évasion mentale, selon l’humeur.</p>



<p>Puis viennent les fauves. Lions, panthères, bêtes magnifiées, quasi divinisées. Delacroix les dessine majestueux, Vernet les traque avec panache. On sent poindre l’esthétique de la domination, le face-à-face symbolique entre l’Occident triomphant et l’animalité sauvage de l’Ailleurs.</p>



<p>Et comme il se doit, le dernier tableau est réservé aux femmes. Alanguies, offertes, idéalisées, elles peuplent harems et salons. Odalisques éternellement disponibles, beauté muséifiée. En fond sonore, Neneh Cherry tente une relecture féminine, comme un clin d’œil critique glissé in extremis. Mais l’ambiguïté persiste. La beauté, ici, reste enfermée dans son cadre.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Éblouissement sous haute surveillance</strong></h2>



<p>Dans ce théâtre d’eau et de lumière, tout est splendide — mais rien n’est anodin. Les Bassins des Lumières déroulent un récit à double tranchant : émerveillement, oui, mais à condition de garder l’œil un peu méfiant. Car derrière la fascination se cache parfois une question non résolue, une histoire racontée dans une langue flatteuse, mais partiale.</p>



<p>L’Égypte des Pharaons impose sa mythologie avec majesté. Les Orientalistes, eux, jouent les trouble-fêtes esthétiques : entre admiration et malaise.</p>



<p>Les Bassins n’enseignent pas. Ils submergent. À chacun de savoir s’il veut flotter… ou plonger.</p>



<p>Pour en savoir plus, consultez le site des <a href="https://www.bassins-lumieres.com/fr">Bassins des Lumières</a>.</p>



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<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



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		<item>
		<title>Zoom sur Fred Soreau : confidences d’un photographe globe-trotter</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/interview-frederic-soreau/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Jan 2025 18:18:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Beaux-Arts]]></category>
		<category><![CDATA[Lifestyle]]></category>
		<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=37695</guid>

					<description><![CDATA[<p>Flashback : la semaine dernière, nous éditions une chronique du livre Algérie-Une histoire millénaire paru aux éditions Géorama. Un magnifique livre mêlant textes et photographies en une exploration de l’Algérie méconnue. Paysages majestueux, villes féériques, digne héritier des récits de voyage de la fin du XIXeme siècle, le travail de Frédéric Soreau nous a beaucoup impressionnés. Suffisamment en tout cas pour que nous nous intéressions à ce Monsieur de plus...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
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<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/01/the-artchemists-interview-frederic-soreau.jpg" alt="" class="wp-image-37696" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/01/the-artchemists-interview-frederic-soreau.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/01/the-artchemists-interview-frederic-soreau-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/01/the-artchemists-interview-frederic-soreau-494x395.jpg 494w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Flashback : la semaine dernière, nous éditions une chronique du livre <em><a href="https://www.theartchemists.com/algerie-histoire-millenaire-livre/">Algérie-Une histoire millénaire</a></em> paru aux <a href="https://georama.fr/auteur/frederic-soreau/">éditions Géorama</a>. Un magnifique livre mêlant textes et photographies en une exploration de l’Algérie méconnue. Paysages majestueux, villes féériques, digne héritier des récits de voyage de la fin du XIXeme siècle, le travail de <a href="https://www.soreau-photographe.com/">Frédéric Soreau</a> nous a beaucoup impressionnés. Suffisamment en tout cas pour que nous nous intéressions à ce Monsieur de plus près.</p>



<p>Photographe professionnel, guide et conférencier, auteur et reporter, professeur de langues étrangères et de FLE (Français Langue Etrangère)&nbsp;: Soreau cultive un profil en apparence atypique mais finalement d’une rare cohérence. Trait d’union de ces différentes disciplines qu’il pratique de front&nbsp;: l’amour de l’Ailleurs. L’échange également entre les cultures, les êtres humains. A l’heure du tout numérique, de l’automatisation échevelée, Soreau s’enracine dans le concret, la vérité du dialogue, le travail de terrain.</p>



<p>Le partage In Real Life, loin des sirènes du social media (il y opère depuis peu, il faut bien se tenir à la page, mais avec autant de discrétion que d’élégance), c’est son ambition&nbsp;: qu’il s’agisse de faire découvrir le monde à des voyageurs, de partager les beautés de la langue françaises avec des amateurs venus des quatre coins du monde, de raconter en texte et en images ses périples à la surface de la planète.</p>



<p>Un OVNI&nbsp;? Il y a de ça. Et surtout une sacrée rencontre, pour une personnalité d’une rare richesse, aussi inspirée que rigoureuse et pertinente, qu’il s’agisse de prendre la plume ou l’objectif. On vous relate le tout dans cette interview.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><em>«&nbsp;L’amour de l’Ailleurs, l’ouverture aux autres&nbsp;»</em></h2>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Pouvez-vous vous présenter et nous parler de votre parcours professionnel ?</strong></li>
</ul>



<p>J’ai plusieurs casquettes, je suis photographe professionnel, j’écris des livres et des guides de voyage. Je suis également guide-accompagnateur. Parallèlement à ces activités, je donne des cours de français langue étrangère et je suis examinateur-correcteur pour les tests de langue. Plusieurs activités donc, complémentaires avec un thème commun&nbsp;: l’amour de l’Ailleurs.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Qu’est-ce qui vous a initialement </strong><strong>amené</strong><strong> à vous lancer dans </strong><strong>tous ces</strong><strong> domaines ?</strong></li>
</ul>



<p>En ce qui concerne la photographie, j’ai commencé très jeune. Je faisais en amateur des stages photos et j’étais inscrit dans un club photos dans le 18eme à Paris. On faisait du noir et blanc, on développait les tirages argentiques. C’était magique de voir la photo apparaître dans le bac du révélateur. Avec l’argentique, on faisait très attention à la prise de vue, au cadrage, avant d’appuyer sur le bouton. Les pellicules photos coûtaient chers et je pense qu’on faisait plus attention qu’aujourd’hui ; avec le numérique, on a juste à appuyer sur le bouton.</p>



<p>J’ai aussi toujours été attiré par les cultures étrangères. Lorsque j’étais étudiant à l’École du Louvre, les cours d’histoire de l’Art sur les civilisations orientales m’ont vraiment ouvert l’esprit, c’était un sujet passionnant. J’étais fasciné par ces cultures si différentes de la nôtre.</p>



<p>A la même période, j’ai eu l’opportunité d’accompagner des groupes de voyageurs pour une association, la FUAJ (Fédération Union des Auberges de Jeunesse) ; ils organisaient des voyages/aventures à travers le monde et m’ont proposé d’accompagner un circuit en Indonésie et en Malaisie. Le voyage s’est très bien passé et ils m’ont proposé par la suite d’accompagner d’autres groupes dans différents pays. A l’époque, il n’y avait pas internet, les accompagnateurs devaient réserver les hôtels sur place et s’occupaient des transports, de la gestion du groupe. Il fallait être débrouillard et parler les langues étrangères.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Comment ces différentes activités s’articulent-elles ?</strong></li>
</ul>



<p>Toutes ces activités, que ce soient l’accompagnement de voyage, la photographie, l’écriture de livres de voyage, l’enseignement du français langue étrangère ont un point commun&nbsp;: l’ouverture aux autres.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><em>«&nbsp;Le voyage et la photographie&nbsp;? Un prétexte pour aborder l’autre, mieux comprendre l’autre&nbsp;».</em></h2>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Qu’est-ce qui vous attire le plus dans la photographie de voyage ?</strong></li>
</ul>



<p>La photo de voyage permet d’explorer de nombreux domaines, c&rsquo;est très diversifié. Je fais des photos de paysages, de portraits, des scènes de rue, de l’animalier, des photos de fêtes, d’événements et de festivals. L’objectif est de donner un aperçu du pays, sans tomber dans les clichés (rires).</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>La photographie de voyage demande une sensibilité particulière. Comment parvenez-vous à capturer l’âme d’un lieu ou d’une culture à travers l’objectif ?</strong></li>
</ul>



<p>Je n’ai pas de processus créatif à proprement parler. Mais je suis particulièrement sensible à la lumière. En général, j’essaye de faire beaucoup de photos tôt le matin et en fin d’après-midi. La lumière dorée est plus belle, elle sublime les espaces, les sites, les êtres.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Quels sont les défis particuliers que vous rencontrez en tant que photographe de voyage ?</strong></li>
</ul>



<p>J’essaye toujours de photographier le plus possible les habitants du pays dans lequel je me rends, parce que je m’intéresse à l’humain, dans son quotidien. Or qui n’est pas toujours facile. Cela dépend du pays et du rapport que les habitants ont avec la photographie. Je fais toujours attention à me fondre dans la masse pour pouvoir photographier les gens de façon plus naturelle. Plus que les paysages, ce sont les visages qui m’attirent. C’est important de respecter l’autre, s’il ne veut pas être photographié pour des raisons religieuses ou par superstition ; certains peuples croient qu’en les photographiant on leur vole leur âme : dans ces cas-là, je n’insiste pas. Parfois c’est le contraire ; les gens sont heureux et fiers d’être pris en photo. Je me rappelle qu’en Inde, un habitant du Rajasthan m’a suivi à vélo dans le village pour que je le photographie. Après l’avoir photographié, son visage s’est illuminé et j’ai vu la joie que cela lui procurait ; c’est à ce moment-là que j’ai réalisé un deuxième cliché et c’était la bonne photo.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Comment choisissez-vous les sujets et les lieux que vous souhaitez photographier ?</strong></li>
</ul>



<p>Lorsque je réalise un reportage photos dans un pays que je ne connais pas, je me renseigne beaucoup avant de partir. Je lis beaucoup de livres sur le pays, je regarde des documentaires. Arrivé sur place, le premier jour, je ne fais pas de photos. Je me promène dans les rues de la ville, j’observe, je fais des repérages, je regarde comment les gens réagissent. Pour certaines photos, il m’arrive de faire des croquis sur un carnet, de repérer des endroits susceptibles d’être intéressant comme angle de prises de vue. Par exemple à Cuba à La Havane, il y a un quartier avec beaucoup de murs peints représentant des héros de la révolution. Lorsque j’y suis allé il y a 1O ans, j’avais fait des repérages la veille puis j’étais revenu le lendemain matin pour réaliser les photos.</p>



<p>J’essaye aussi de faire des photos de fêtes et de festivals. Je pense que c’est important car cela reflète l’âme d&rsquo;un pays. Cela peut être une fête religieuse comme la Semaine Sainte au Guatemala à Antigua ou des carnavals comme à Rio au Brésil. Là-bas justement, le carnaval a lieu chaque année au Sambodrom ; j’avais préparé mon voyage en amont et j’avais fait une demande d’accréditation pour pouvoir avoir accès à certains lieux.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Quel rôle la photographie joue-t-elle dans votre manière d’explorer et de comprendre d&rsquo;autres cultures ?</strong></li>
</ul>



<p>Pour moi, le voyage et la photographie sont un prétexte pour aborder l’autre, mieux comprendre l’autre. Heureusement on ne vit pas tous de la même manière dans tous les pays du monde. Les coutumes, les traditions, le rapport à la religion, au spirituel sont très différents selon les cultures. Le fait d’avoir beaucoup voyagé m’a ouvert l’esprit. Si je n’étais pas photographe, je pense que je n’aurais pas eu la possibilité d’accéder à certains endroits et aussi de rencontrer certaines personnes. Je pense à Naguib Mahfouz, à Youssef Chahine, à Gamal Ghitany, à Sonallah Ibrahim que j’ai eu l’honneur de rencontrer lorsque nous avions avec Olivier Dalle réalisé deux ouvrages sur le Caire (<em>Le Caire</em> 1999 et <em>Regards sur Le Caire</em> aux éditions Romain Pages).</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Quelles sont vos principales sources d’inspiration, tant sur le plan professionnel que personnel ? Y a-t-il des mentors ou des figures influentes qui ont marqué votre parcours ?</strong></li>
</ul>



<p>D’une manière générale, je suis inspiré de manière inconsciente par tous les arts&nbsp;: le cinéma, la musique, la littérature et bien entendu la photo. J’aime beaucoup l’œuvre de Cartier-Bresson, son sens de la composition , de la géométrie , son intuition, son humanisme. Chacune de ses photos est bien équilibrée. Tous les éléments sont à leur place, un peu comme dans une peinture.</p>



<p>La peinture, notamment la peinture de la Renaissance, est aussi l’une de mes sources d’inspiration. Elle me donne des idées pour travailler la lumière, la couleur ou la composition. Mes cours d’histoire de l’art à l’école du Louvre m’ont donné un bagage culturel&nbsp;; grâce à des professeurs de grande qualité, j’ai découvert l’art dans le monde&nbsp;; cela n’a pas de prix.</p>



<p>Je suis aussi sensible à l’œuvre de Steve McCurry , grand photographe voyageur et portraitiste, grand maître du courant coloriste.</p>



<p>La nature est aussi une de mes sources d’inspiration&nbsp;: elle nous invite à être humble et patient. C’est une source d’inspiration inépuisable car la nature est constamment changeante.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><em>«&nbsp;Dévoiler le patrimoine naturel et culturel d’un pays&nbsp;»</em></h2>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Votre nouveau livre de photos se concentre sur l’Algérie. Pourquoi avoir choisi ce pays comme sujet principal de votre ouvrage ? Qu&rsquo;est-ce qui vous a attiré vers ce projet ?</strong></li>
</ul>



<p>Mon dernier livre paru aux éditions GEORAMA s’intitule effectivement <em>Algérie une histoire millénaire</em>et ce n&rsquo;est pas un hasard. 12 chapitres, 156 pages, plus de 200 photos&#8230; Le titre rappelle que l’Algérie est au carrefour de nombreuses civilisations qui s’y sont succédé&nbsp;: les Phéniciens, les Romains, les Vandales, les Turcs, les Espagnols, les Français. Dans ce pays, le patrimoine est exceptionnel, mais méconnu : il y a à la fois le désert, la mer Méditerranée, les montagnes, des sites archéologiques, des vestiges du passé de toute beauté, des villes ou il fait bon vivre comme Oran et Constantine. J&rsquo;ai voulu mettre cela en avant, faire découvrir ces merveilles. En 2022 l’Algérie a fêté les 60 ans de son indépendance. A cette occasion, j’ai eu l’envie de réaliser un beau livre, j’en ai parlé avec mon éditeur qui accepté.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>L’Algérie est un pays que vous connaissez bien. Quel rôle la découverte de ce pays a-t-elle joué dans votre propre parcours personnel et professionnel ?</strong></li>
</ul>



<p>J’ai eu la chance de pouvoir me rendre en Algérie plusieurs fois auparavant et de l&rsquo;explorer du nord au sud, d’est en ouest. La première fois, c’était en 2009 ; les éditions du Jaguar m’avait missionné en tant qu’auteur pour effectuer la mise à jour d’un guide <em>L’Algérie aujourd’hui</em>. C&rsquo;est là que je suis tombé en amour avec ce pays magnifique.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Pouvez-vous nous parler du concept et du contenu de ce livre ? Quel est le processus créatif derrière ce livre ? Comment avez-vous sélectionné les images et quelle histoire souhaitiez-vous raconter à travers elles ?</strong></li>
</ul>



<p>La collection « Regards sur notre monde » des éditions GEORAMA a pour objectif de montrer au grand public le patrimoine naturel et culturel d’un pays. Or j’ai remarqué en maintes occasions que peu de personnes connaissent le patrimoine de l’Algérie. Lorsqu’on parle de ce pays, c’est souvent sous un angle politique ou économique, rarement d’un point de vue culturel. Or il y a de nombreux trésors dans ce pays, des trésors cachés. Depuis quelques années, l’Algérie ouvre timidement ses portes aux touristes ; de nombreux lieux historiques comme le palais à Alger ont été restaurés. Mais il reste encore beaucoup à faire. C&rsquo;était le point de départ du livre. Quant au choix des images, il a été douloureux. Il faut se rappeler que l’Algérie est un pays immense ; sa superficie fait quatre fois la France. Il est impossible de tout traiter dans un livre de 156 pages. Il a donc fallu synthétiser, sélectionner les photos parmi plus de 5000 images. Un très gros travail.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Quels ont été les principaux défis rencontrés lors de la création de ce livre ?</strong></li>
</ul>



<p>Lorsqu&rsquo;on va en Algérie, comme dans tout pays dans le monde du reste, il y a des règles à respecter. On ne peut pas tout photographier ; pour des raisons de sécurité, il est par ailleurs conseillé de partir avec une agence de voyage et un guide, notamment dans certaines régions comme le désert. Cela a parfois orienté mes choix. Autre impératif : mettre en évidence les grands sites culturels mais aussi des lieux moins connus.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>À qui cet ouvrage s’adresse-t-il ?</strong></li>
</ul>



<p>Ce livre s’adresse à tous ceux qui ne connaissent pas l’Algérie, à ceux qui ont le projet de s’y rendre, qui vont y aller ou qui y sont allés, à ceux qui n’iront pas mais qui voyageront en tournant les pages de ce livre. C’est en cela une invitation au voyage, un hommage à un des plus beaux pays du monde.</p>



<p>Ce livre s’adresse aussi aux franco-algériens qui se rendent en Algérie et qui veulent approfondir certaines connaissances sur l’histoire et sur le patrimoine culturel d&rsquo;un pays au patrimoine remarquable. Ils peuvent d&rsquo;ailleurs en être fiers.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Quelle place occupe l’écriture par rapport à la photographie dans votre démarche créative ?</strong></li>
</ul>



<p>Les deux activités l’écriture et la photographie ont beaucoup de points communs. Photographier c’est écrire avec la lumière, c’est exprimer une émotion, raconter une histoire. C’est une autre manière d’écrire.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><em>«&nbsp;Faire aimer et comprendre un pays&nbsp;»</em></h2>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Vous êtes également guide de voyages, emmenant des groupes de personnes découvrir des pays lointains. Qu’est-ce qui vous plaît le plus dans ce rôle de passeur de cultures ?</strong></li>
</ul>



<p>En tant que guide-accompagnateur, j’ai toujours pris en charge des petits groupes limités à 12-15 participants pour des associations ou des agences de voyage qui ont une éthique, qui sont respectueuses des peuples et de l’environnement. J’ai commencé à la FUAJ puis j&rsquo;ai travaillé avec Nouvelles Frontières, ADEO et ARVEL. Aujourd’hui j’accompagne des groupes pour Autentika voyages. Il y a un esprit d’aventure, de découvertes. Je m’occupe des réservations d’hôtels, des transports, parfois je suis aussi chauffeur et je conduis le minibus. Il faut être polyvalent, avoir des qualités humaines, être toujours attentif à la sécurité, savoir gérer un budget et gérer un groupe. Ce n’est pas forcément facile mais c’est passionnant. J’aime transmettre ma passion et mes connaissances pour un pays.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Vous avez voyagé dans de nombreux pays à travers le monde. Y a-t-il un moment ou une destination qui a particulièrement marqué votre parcours et influencé votre vision artistique et professionnelle ?</strong></li>
</ul>



<p>Depuis quelques années, je me suis spécialisé sur l’Indonésie et le Japon, dont je pratique les langues. Je me documente régulièrement sur ces pays en me rendant par exemple au musée Guimet ou au musée Cernuschi pour voir des expositions ; j&rsquo;assiste à des conférences, je lis des romans, des livres d’histoire. Apprendre une langue, c’est apprendre une culture. J’aime les pays qui ont une forte culture mais qui conservent un certain mystère. C’est ce qui m’a poussé à m’intéresser au Japon. C’est un pays qui ne ressemble aucun autre, avec une certaine attirance pour tout ce qui est éphémère. Dans ce pays qui est souvent sujet à des catastrophes naturelles, on prend pleinement conscience de la valeur de la vie, de ce qui est important et de ce qui ne l’est pas. Prendre le temps de regarder, de rêver, de méditer.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Comment parvenez-vous à rendre chaque expérience unique et immersive ?</strong></li>
</ul>



<p>En tant que guide-accompagnateur, j’essaye de transmettre mes connaissances, de faire aimer et comprendre un pays. Je me suis constitué un réseau dans certains pays, notamment en Indonésie et au Japon. A chaque fois que j’y vais, je contacte des guides locaux, des chauffeurs, des artistes qui travaillent avec moi régulièrement. Cela permet au groupe que j’accompagne de faire de connaissances, de rencontrer des locaux. Parfois, nous visitons des associations humanitaires comme à Danang au Vietnam ou à Calcutta en Inde ou à Salvador de Bahia au Brésil et le groupe peut échanger et dialoguer avec des personnes défavorisées, des enfants des rues. Voyager ce n’est pas que visiter des lieux touristiques, c’est aussi essayer de comprendre comment vit la population.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><em>«&nbsp;Apprendre une langue, c’est apprendre une culture&nbsp;».</em></h2>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Vous enseignez le Français Langue Etrangère, notamment dans différentes antennes de l&rsquo;Alliance Française ; vous êtes également examinateur. Qu’est-ce qui vous a poussé vers ce type d&rsquo;enseigement ?</strong></li>
</ul>



<p>Ce qui me plaît dans l’enseignement du FLE, c’est d’abord d’enseigner à un public d’étrangers, un public très varié. Dans une classe, on peut avoir jusqu’à 10 nationalités différentes, un véritable métissage culturel ou chacun échange avec l’autre. J’enseigne, je transmets mes connaissances dans la langue et la culture français mais je m’enrichis aussi beaucoup. C’est passionnant. Comme j’ai beaucoup voyagé, je connais souvent le pays et parfois la langue des apprenants, ce qui est un plus notable.</p>



<p>Mes étudiants sont souvent très motivés ; ils ont fait le choix d’apprendre la langue française souvent pour vivre et travailler en France. C’est très stimulant et c’est un véritable bonheur pour moi de les voir progresser. Apprendre une langue, c’est aussi apprendre une culture. Les deux sont indissociables, «&nbsp;les deux facettes d’une même médaille&nbsp;» pour reprendre les termes de Benveniste.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>L’interculturalité semble être un fil conducteur dans toutes vos activités. Comment définiriez-vous ce concept et pourquoi est-il important pour vous ? Comment pensez-vous que le voyage et la photographie peuvent favoriser le dialogue interculturel ?</strong></li>
</ul>



<p>Pour moi l’interculturalité implique des échanges réciproques. Il y a le mot «&nbsp;culturel&nbsp;» précédé du mot inter (entre). L’interculturalité c’est le dialogue entre les cultures. Aujourd’hui, le problème est que les gens n’osent plus se parler. On a peur de l’autre. Or c’est en dialoguant, en pratiquant une démarche interculturelle qu’on peut contrer les stéréotypes et les préjugés. La notion d’interculturalité englobe le processus de contact culturel mais aussi le métissage des cultures et des langues. La diversité linguistique et culturelle est un enrichissement permanent.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><em>«&nbsp;Il faut être polyvalent&nbsp;»</em></h2>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Quelles sont vos prochaines ambitions ou projets, que ce soit en tant qu&rsquo;auteur, photographe, guide ou enseignant ?</strong></li>
</ul>



<p>En ce qui concerne la photographie, je travaille depuis maintenant trois ans sur le thème des jardins japonais, au fil des saisons. C’est une réflexion sur le temps qui passe, la prise de conscience de l’éphémère. En effet, les arbres en fleurs, que ce soient les cerisiers, les glycines, les pruniers représentent la beauté éphémère de la vie et nous invite à prendre conscience de notre présence éphémère sur terre.</p>



<p>C’est un travail ambitieux que je compte terminer dans le courant de l’année 2025&nbsp;en publiant un livre sur le sujet. Une exposition est également envisagée pour le printemps 2025, au centre culturel Tenri, une association culturelle franco-japonaise. Il s’agit de photographies noir et blanc que j’ai réalisées autour de l’œuvre de Shigemori Mirei, un paysagiste et créateur de jardins secs.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Avec l’évolution constante du monde de la photographie et des voyages, comment envisagez-vous l’avenir de votre travail ?</strong></li>
</ul>



<p>J’ai appris la photographie à l’époque de l’argentique. Comme je vous l’expliquais au début de cet échange, à cette période on faisait très attention avant de prendre une prise de vue car les pellicules photos coûtaient chères&nbsp;: il y avait 36 vues, avant d’appuyer sur le bouton, on faisait attention à soigner son cadrage, à la lumière, à tout ce qui se passait aux bords de l’image. Aujourd’hui avec le numérique, les photographes ont tendance à appuyer le plus possible sur le bouton. Cela a considérablement impacté la profession, la manière de travailler. Aujourd’hui, tout le monde s’improvise photographe, prend des photos avec son smartphone. Devant cette multitude de photos, il devient difficile de faire le tri. Avec l’intelligence artificielle, je pense que le métier de photographe va encore évoluer. Ce qui est sûr, c&rsquo;est qu&rsquo;il est difficile de vivre actuellement de la photographie. Il faut avoir plusieurs métiers et être polyvalent.</p>



<p>Quant au métier de guide, il a peut-être plus d&rsquo;avenir. Les gens voyagent beaucoup plus que dans les années 1990-2000. Depuis une dizaine d’années, le tourisme de masse se développe considérablement. On consomme du voyage. Les gens disent «&nbsp;j’ai fait la Grèce, j’ai fait le Japon&nbsp;», expression qui montre bien qu’il faut avoir vu le plus de pays en le survolant. On se prend en photo devant un monument et on poste sa photo sur Instagram pour dire «&nbsp;j’y étais&nbsp;». Ce n’est pas du tout ma conception du voyage.</p>



<p>J’essaye au contraire de m&rsquo;immerger dans un pays, de m’y intéresser et d’approfondir mes connaissances dans différents domaines&nbsp;: géographique, culturel, architectural, artistique, littéraire. Cela demande du temps&nbsp;: c’est ce que j’essaye de faire avec le Japon et l’Indonésie. J’ai suivi des cours à l’INALCO, je suis diplômé en indonésien, en japonais. Je vais voir des expositions, je lis beaucoup de livres et je m’informe constamment sur l’actualité culturelle de ces pays. Bref j&rsquo;en fais une spécialité. Et je partage mon expertise avec les voyageurs que je guide. Et je pense qu&rsquo;il y a une demande pour ce type d&rsquo;approche qualitative.</p>



<p>1000 fois merci et plus encore à Fred Soreau pour son temps et ses réponses.</p>



<p>Pour en savoir plus sur ses livres, ses photographies, son actualité, n’hésitez pas à consulter son site web <a href="https://www.soreau-photographe.com/">Studio F.Soreau</a>.</p>



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<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



<p class="has-text-align-center has-text-color" style="color:#fefefe">Vous avez des envies de culture ? Cet article vous a plu ?</p>



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]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Paris Fantômes : virée spectrale dans les rues de la capitale</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/paris-fantomes-livre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 27 Oct 2024 16:15:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Halloween en perspective. J&#8217;ouvre le bal d&#8217;une série de publications horrifiques destinées à vous plonger dans le mood ! Et pour ceux qui se sentiraient d&#8217;une petite virée spectrale dans les rues de notre chère capitale, je suggère la lecture de l&#8217;excellent Paris Fantômes de Bertrand Matot. Ou comment explorer les coins sombres d&#8217;une Ville Lumière qui n&#8217;en manque guère, coins sombres où pullulent âmes errantes et tourmentées (eh oui,...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
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<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="428" height="600" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/10/the-artchemists-paris-fantomes.jpg" alt="" class="wp-image-37531" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/10/the-artchemists-paris-fantomes.jpg 428w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/10/the-artchemists-paris-fantomes-205x288.jpg 205w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/10/the-artchemists-paris-fantomes-352x494.jpg 352w" sizes="auto, (max-width: 428px) 100vw, 428px" /></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Halloween en perspective. J&rsquo;ouvre le bal d&rsquo;une série de publications horrifiques destinées à vous plonger dans le mood ! Et pour ceux qui se sentiraient d&rsquo;une petite virée spectrale dans les rues de notre chère capitale, je suggère la lecture de l&rsquo;excellent <em>Paris Fantômes</em> de Bertrand Matot. Ou comment explorer les coins sombres d&rsquo;une Ville Lumière qui n&rsquo;en manque guère, coins sombres où pullulent âmes errantes et tourmentées (eh oui, Londres n&rsquo;a pas le monopole).</p>



<h2 class="wp-block-heading">Paris hanté, entre réalité et imaginaire</h2>



<p>Dans ces pages, Matot tisse le lien entre la grande histoire de Paris et ces récits de fantômes qui circulent depuis toujours. Le livre, édité chez <a href="https://www.theartchemists.com/?s=parigramme">Parigramme</a> (ce qui est un adoubement en soi) propose une balade dans des lieux emblématiques, où se croisent apparitions étranges, ombres furtives et bruits inexplicables. Catacombes, cimetières, palais, musées, rues, le surnaturel à la parisienne est assez surprenant. On apprend ainsi que le fantôme de Marie-Antoinette rôderait encore du côté de la Conciergerie, que des cris d’agonie résonnent parfois aux Tuileries, que certaines âmes refusent de quitter les souterrains.</p>



<p>L&rsquo;approche est subtile, teintée de mystère, la frontière entre la réalité et l’imaginaire devient floue. Matot insuffle une ambiance glaçante en tissant un lien entre ces récits macabres et les lieux bien réels que l’on traverse chaque jour sans y prêter attention. Un simple passage dans le Marais ou le Quartier Latin se transforme ainsi en périple macabre digne de Poe. Paris se révèle le théâtre d&rsquo;apparitions et de légendes qui, d’ordinaire, sont reléguées à des châteaux écossais ou des manoirs abandonnés. Ici, c’est bien au cœur de la capitale que les esprits frappent encore.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les mystères de Paris</h2>



<p>Excellent conteur, Matot joue la carte de la crédibilité. Ses récits n&rsquo;ont rien d&rsquo;historiettes pour enfants : fruits de témoignages, de documents historiques, ils sèment le doute. Ces fantômes existent vraiment ? L&rsquo;auteur ne tranche jamais, c’est bien plus terrifiant. Des visiteurs du Louvre ont vu une silhouette passer dans les galeries désertes ? On se prend soudain à le croire, à vouloir aller vérifier par soi-même. Et de nuit, si possible.</p>



<p><em><a href="https://www.parigramme.com/livre-paris-fantomes-584.htm" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Paris Fantômes</a></em> n’est pas seulement une suite de récits macabres. C’est une véritable invitation à redécouvrir Paris, non pas à la lumière des réverbères, mais dans l’ombre de ses mystères. L&rsquo;œuvre met les nerfs à vif, sans jamais tomber dans le sensationnalisme. Pour les amateurs de frissons, c’est un must à parcourir avec délectation en attendant le soir d’Halloween, ou à emmener lors d’une balade nocturne entre les pierres centenaires de la capitale. Mais attention, une fois ces histoires lues pas dit que vous pourrez évoluer dans le paris nocturne sans une petite appréhension en tête.</p>



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<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



<p class="has-text-align-center has-text-color" style="color:#fefefe">Vous avez des envies de culture ? Cet article vous a plu ?</p>



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		<item>
		<title>À couteaux tirés &#8211; Glass Onion : Benoit Blanc, un détective qui a de l&#8217;avenir !</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/films-a-couteaux-tires-glass-onion/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Jan 2023 12:36:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=35245</guid>

					<description><![CDATA[<p>Difficile de commencer 2023 en faisant l’impasse sur le succès du film Glass Onion. L&#8217;occasion de revenir sur À  couteaux tirés, le premier épisode des aventures de Benoit Blanc, et d’apprécier toutes les qualités de cet héritier d’Hercule Poirot. À couteaux tirés : a new dectective is born 2019 : À couteaux tirés déboule sur les écrans pré-Covid pour démêler avec un rythme effréné et le plein de suspense la mort énigmatique de...</p>
<p>Cet article <a href="https://www.theartchemists.com/films-a-couteaux-tires-glass-onion/">À couteaux tirés &#8211; Glass Onion : Benoit Blanc, un détective qui a de l&rsquo;avenir !</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.theartchemists.com">The ARTchemists</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/01/Devenez-un-pro-du-design-en-quel19.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-35246" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/01/Devenez-un-pro-du-design-en-quel19.jpg" alt="films A couteaux tirés - Glass Onion" width="600" height="480" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/01/Devenez-un-pro-du-design-en-quel19.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/01/Devenez-un-pro-du-design-en-quel19-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/01/Devenez-un-pro-du-design-en-quel19-494x395.jpg 494w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Difficile de commencer 2023 en faisant l’impasse sur le succès du film <i>Glass Onio</i><i>n. </i>L&rsquo;occasion de revenir sur </span><i>À </i><span style="color: #000000;"><i> couteaux tirés</i>, le premier épisode des aventures de Benoit Blanc, et d’apprécier toutes les qualités de cet héritier d’<a href="https://www.theartchemists.com/?s=hercule+poirot" target="_blank" rel="noopener">Hercule Poirot</a>.</span></p>
<p><iframe loading="lazy" title="A COUTEAUX TIRES  - Bande annonce VOST" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/uMBW1NE0cjw?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<h2><span style="color: #000000;"><b><i>À couteaux tirés : </i>a new dectective is born</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">2019 : <i>À </i><i>couteaux tirés</i> déboule sur les écrans pré-<a href="https://www.theartchemists.com/?s=covid" target="_blank" rel="noopener">Covid</a> pour démêler avec un rythme effréné et le plein de suspense la mort énigmatique de Harlan Thrombey, richissime auteur de polars à succès, qu’on retrouve égorgé dans son bureau au lendemain de ses 85 ans. Un anniversaire dont la célébration fut l’occasion de pas mal de clashes avec ses fils, belles filles et petits enfants, encombrante famille de loosers qui vivaient jusqu’à présent aux crochets du patriarche. Patriarche qui mit à profit la petite sauterie organisée pour annoncer à chacun qu’il lui coupait les vivres.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Autant qu’ils lui en veulent tous, d’autant qu’ils avaient bien tendance à l’escroquer. Mais l’ont-ils tué ? Et de quelle manière ? C’est l’énigme que va résoudre Benoit Blanc, élégant détective privé d’une rare intelligence, qui se retrouve parachuté sur cette enquête par un client anonyme. Face à lui, outre toute cette bande de profiteurs qui n’en peuvent plus de mentir et sur les relations et sur leur emploi du temps, une jeune infirmière douce et honnête, coupable d’autant plus parfaite qu’elle ne peut mentir, vomissant à chaque fois qu’elle ne dit pas la vérité.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Il fallait oser : le scénariste et réalisateur Ryan Johnson l’a fait, revitalisant un genre qu’on cantonnait jusqu’à présent aux adaptations récurrentes de Conan Doyle et Agatha Christie, à qui l’on doit du reste les chefs-d&rsquo;œuvre de ce registre ô combien addictif et très anglo-saxon. Magistralement incarné par un <a href="https://www.theartchemists.com/?s=Daniel+Craig" target="_blank" rel="noopener">Daniel Craig</a> très à l’aise, Benoit Blanc prend donc la suite de <a href="https://www.theartchemists.com/?s=sherlock+holmes" target="_blank" rel="noopener">Sherlock Holmes</a> et Hercule Poirot, dont il aurait tendance à mêler certains traits de caractère. Pour lui donner la réplique, Christopher Plummer, Jamie Lee Curtis, Chris Evans, Ana de Armas, Don Johnson, Toni Colette, Michael Shannon, bref du gros du lourd, pour tenir deux heures de suspens narré sur un rythme soutenu, avec moult rebonds et un montage ultra-nerveux.</span></p>
<p><iframe loading="lazy" title="Glass Onion : Une histoire à couteaux tirés | Bande-annonce officielle VOSTFR | Netflix France" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/wTWhPxBaev4?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<h2><span style="color: #000000;"><i><b>Glass Onion : </b></i><b>Benoit Blanc en Grèce</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Et une petite réussite, puisqu&rsquo;avec un budget initial de 40 000 000 $, le film en a ramené 311 398 301 $ à l’échelle mondiale. Ce n’est guère négligeable, en tout cas, cela a plu à <a href="https://www.theartchemists.com/?s=Netflix" target="_blank" rel="noopener">Netflix</a> qui a lâché 450 millions de dollars pour produire l’épisode 2 des aventures de Benoit Blanc, toujours avec Ryan Johnson aux commandes. Si Netflix s’en mêle, c’est que le personnage et son univers ont du potentiel. Et Netflix de l’exploiter avec brio avec <i>Glass Onion</i>. Glass Onion, c’est le nom du bar où Miles Bron a rencontré ses meilleurs amis. Une petite bande qui a réussi : Claire dans la politique, Birdie comme mannequin, Lionel comme directeur de recherches, Duke en tant qu’influenceur. Miles quant à lui est devenu un ponte de la tech.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Seule Cassandra, cocréatrice de l’entreprise Alpha avec Milles, est sur la touche, écartée par son ancien partenaire qui revendique la paternité du projet… et les énormes bénéfices qui vont avec. Évincée au terme d’un procès où tous ses anciens amis ont témoigné contre elle, Cassandra répond néanmoins présente lorsque Miles les invite tous comme il le fait chaque année, pour un week-end de retrouvailles. Cette fois-ci, c’est sur une île privée de Grèce qu’il les reçoit, dans un domaine ultra-connecté dominé par un gigantesque oignon de verre, hommage à leur amitié. Et bien sûr, ça va déraper, gravement.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Pour preuve, Benoit Blanc est de la partie, invité lui aussi… mais pas par Miles ; qui l’a convié ? Il ne sait. Mais très vite, notre fin limier va découvrir que cette histoire d’amitié cache pas mal de clivages et d’arrangements, de manipulations et de pressions, de mensonges et de bassesses. Le tout culmine pendant la <em>murder party</em> orchestrée par Miles, une véritable nuit de démence où les morts s’enchaînent IRL sous le regard un brin moqueur de La Joconde, le célébrissime tableau de Léonard de Vinci que Le Louvre a loué au jeune et fougueux milliardaire (et le Louvre n’aurait peut-être pas dû). Mais au finish, le début de ce dérapage n’a-t-il pas débuté bien avant ? C’est ce que Benoit Blanc va devoir déceler, coincé qu’il est dans cette villa où la domotique tourne à l’aberration, face aux non-dits et à l’hypocrisie de ces millennials sans scrupules, flirtant avec le racisme, le sexisme, la crise énergétique et autres tendances qui les font briller alors qu’ils ne sont rien.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000; background-color: #ff00ff;"><strong>À lire également :</strong></span></p>
<ul>
<li><strong><a href="https://www.theartchemists.com/festival-ecrans-britanniques-merci-pour-le-focus-sur-les-mysteres-dagatha-christie/" rel="bookmark">Festival Ecrans Britanniques : merci pour le focus sur les Mystères d’Agatha Christie</a></strong></li>
<li><strong><a href="https://www.theartchemists.com/the-abc-murders-poirot-sans-filtre/" rel="bookmark">The ABC Murders : Poirot sans filtre !</a></strong></li>
<li class="entry-title"><strong><a href="https://www.theartchemists.com/le-nom-de-la-rose-umberto-eco-version-agatha-christie/" rel="bookmark">Le Nom de la rose : Umberto Eco version Agatha Christie ?</a></strong></li>
</ul>
<h2><b>Benoit Blanc, la tradition contre la modernité</b></h2>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Dans un cas comme dans l’autre, face à la bêtise, l’avidité et la folie du monde, Benoit Blanc incarne l’équilibre, la réflexion, l’engagement… bref la justice. L’intelligence également, ainsi que l’élégance et la conviction. Allergique aux nouvelles technologies (excepté un vieil Ipod et un jeu vidéo antédiluvien), il ne s’en remet qu’à ses petites cellules grises et sa culture, son bon sens, ses valeurs. Après avoir incarné un <a href="https://www.theartchemists.com/?s=James+Bond" target="_blank" rel="noopener">James Bond</a> maudit et torturé, Daniel Craig trouve ici un nouveau personnage qui lui va à merveille, à qui il prête un humour, une distinction et une tendresse particulièrement appréciables, et peut-être une petite touche dandy et LGBT ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Porté par pareil héros, avec un acteur aussi charismatique, ce second opus vérifie la qualité et le potentiel du premier. On soulignera le caractère exceptionnel du décor, l’ironie des situations et des dialogues, un casting éclatant mené bille en tête par Edward Norton et Janelle Monae, avec dans leur sillage, Kate Hudson, David Bautista, Leslie Odom, Kathryn Hahn. Et en troisième ligne, Ethan Hawke, <a href="https://www.theartchemists.com/?s=Joseph+Gordon-Levitt" target="_blank" rel="noopener">Joseph Gordon-Levitt</a>, <a href="https://www.theartchemists.com/?s=hugh+grant" target="_blank" rel="noopener">Hugh Grant</a>. En caméo : Serena Williams, Kareem Abdul-Jabbar, Yo-Yo Ma, Stephen Sondheim, Natasha Lyonne… et Angela Lansbury, interprète iconique de Miss Marple.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Et puis il y a la critique sociale, mordante. La négligence face à l&rsquo;épidémie, l&rsquo;égoïsme, le nombrilisme, l’argent facile, la folie de la célébrité, l’intelligence et la créativité balayés par la bêtise et les faux semblants de réussite : à croire que notre époque ultra-connectée constitue un terrain de jeu idéal pour enraciner un héros comme Benoit Blanc, et développer des whodunits en série. Netflix ne s’y est pas trompé : 82,1 millions d’heures de visionnage sur les trois premiers jours de diffusion, sixième plus gros lancement sur la plateforme, 35 millions de foyers à la louche visionnant ce deuxième chapitre durant le week-end de Noël. Un troisième volet est déjà à l’œuvre. On sera au rendez-vous !</span></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Lupin – Dans l’ombre d’Arsène :  un cocktail bien tonique … et des perspectives alléchantes !</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/lupin-ombre-arsene-netflix/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 Jan 2021 12:09:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Séries]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« Premier au top 10 des séries les plus vues dans une dizaine de pays ». Dixit 20 minutes le 11 janvier 2021. A peine diffusé, Lupin – Dans l’ombre d’Arsène a fait un carton, confirmant la force d’impact de Netflix … et son flair. Scénario, casting, esthétique, cette série inspirée du fameux gentleman cambrioleur inventé il y a un siècle et demi par Maurice Leblanc séduit visiblement une audience à l’internationale....</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><figure id="attachment_33219" aria-describedby="caption-attachment-33219" style="width: 473px" class="wp-caption alignnone"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/01/lupin-dans-lombre-darsene-affiche-francaise-1359045_opt.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-33219 size-full" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/01/lupin-dans-lombre-darsene-affiche-francaise-1359045_opt.jpg" alt="Lupin - Dans l'ombre d'Arsène" width="473" height="700" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/01/lupin-dans-lombre-darsene-affiche-francaise-1359045_opt.jpg 473w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/01/lupin-dans-lombre-darsene-affiche-francaise-1359045_opt-195x288.jpg 195w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/01/lupin-dans-lombre-darsene-affiche-francaise-1359045_opt-334x494.jpg 334w" sizes="auto, (max-width: 473px) 100vw, 473px" /></a><figcaption id="caption-attachment-33219" class="wp-caption-text">Affiche de la série Lupin &#8211; Dans l&rsquo;ombre d&rsquo;Arsène</figcaption></figure></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">« <i>Premier au top 10 des séries les plus vues dans une dizaine de pays</i> ». Dixit <a href="https://www.20minutes.fr/arts-stars/serie/2949891-20210111-lupin-peine-netflix-deja-numero-etats-unis-dix-autres-pays"><i>20 minutes</i> le 11 janvier 2021</a>. A peine diffusé, <i>Lupin – Dans l’ombre d’Arsène</i> a fait un carton, confirmant la force d’impact de Netflix … et son flair. Scénario, casting, esthétique, cette série inspirée du fameux gentleman cambrioleur inventé il y a un siècle et demi par Maurice Leblanc séduit visiblement une audience à l’internationale. Beaucoup adorent, certains détestent. Et The ARTchemists dans tout ça ?</span></span></span></p>
<p><iframe loading="lazy" title="Lupin | Bande-annonce officielle I Netflix France" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/gCmuYqeeNpc?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<h2 class="western"><span style="color: #000000;">Modernité et diversité</span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">Eh bien sans aller jusqu’à se pâmer frénétiquement d’extase, on a apprécié la chose, qui s’avère un bon divertissement. Et déjà le pitch : un jeune et beau cambrioleur marche dans les traces de son héros littéraire, avec comme objectif de venger un père compromis dans une histoire de cambriolage bidon. Le tout avec force rebondissements, des méchants bien méchants, des donzelles éprises du héros, une pincée d’humour … bref ça passe crème, avec en prime le petit cliffhanger final.</span></span></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">On ne s’ennuie donc pas, d’autant que l’heure est à la modernité et à la diversité. Notre Lupin bis est sénégalais d’origine, cultivé, psychologue, connecté, amoureux, séducteur, inventif, et particulièrement efficace. Ce qui nous change des personnages de couleur habituellement cantonnés au stade du rappeur/dealer/voyou/terroriste. Il était temps ! Omar Sy, qui endosse le rôle d’Assane, tape juste et fort, comme à l’accoutumée (cf son jeu dans <a href="https://www.theartchemists.com/nos-jours-heureux-pour-avoir-un-peu-chaud-au-coeur/"><em>Nos Jours heureux</em></a>, <i>Intouchables</i> ou <i>Tellement proches</i>), et ça fait du bien de le voir évoluer dans ce registre avec un plaisir évident.</span></span></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000; background-color: #ff00ff;"><strong>A lire également :</strong></span>  <strong><a href="https://www.theartchemists.com/logan-lucky-oceans-eleven-chez-ploucs/" rel="bookmark">Logan Lucky : Ocean’s eleven chez les ploucs ?</a></strong></p>
<h2 class="western"><span style="color: #000000;">L’amour des livres</span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">Autre point fort de la série : l’amour des livres, de la littérature. C’est le fil directeur du scénario, le point fort du protagoniste principal, qui a reçu une excellente éducation et conçoit une véritable passion pour l’univers de Leblanc dont il cite des passages entiers de mémoire. Un amour qu’il a hérité de son père et qu’il transmet à son propre fils. Face à lui, parmi des policiers sans aucune culture, un jeune flic (Soufiane Guerrab) également dingue d’Arsène Lupin, qui comprend très vite comment fonctionne ce cambrioleur hors pair, et se met à le traquer.</span></span></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">Le tout donne un cocktail bien tonique … et des perspectives alléchantes. On connaît la force de frappe de Netflix qu’on peut désormais considérer comme l’un des prescripteurs phares de ce début de siècle, en témoignent les retombées marketing de la série <a href="https://www.theartchemists.com/emily-in-paris-des-cliches-une-strategie/"><i>Emily in Paris</i></a> (explosion des achats de chapeaux et bérets) ou de <i>Le Jeu de la dame</i>, qui a relancé la mode des échecs. <i>Lupin &#8211; Dans l’ombre d’Arsène</i> va-t-il booster la vente des romans de Leblanc ? Il y a de fortes chances. Mais il pourrait faire plus : rendre la culture et la littérature séduisantes auprès de jeunes publics qui ne s’y prêtent guère.</span></span></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000; background-color: #ff00ff;"><strong> A lire également : </strong></span> <strong><a href="https://www.theartchemists.com/pantheres-grises-patrick-eudeline-lartiste-nest-forcement-faustien/" rel="bookmark">Les Panthères grises – Patrick Eudeline : l’artiste n’est pas forcément faustien …</a></strong></p>
<h2 class="western"><span style="color: #000000;">Mixités stylistiques</span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">Petites cerises sur le gâteau qui confirment cette volonté d’ouverture culturelle : </span></span></span></p>
<ul>
<li><span style="color: #000000;">Le mélange de tendances stylistiques, au niveau du scénario drivé par George Kay, également à l’œuvre sur <i>Criminals</i> et <a href="https://www.theartchemists.com/killing-eve-lune-tue-lautre-pas/"><i>Killing Eve</i></a>, et François Uzan impliqué dans <i>Family Business</i>, et de la réal emportée sur les trois premiers épisodes par Louis Le Terrier, à qui l’on doit <i>Le </i><i>T</i><i>ransporteur</i> et <i>Insaisissables</i>, entre autres, puis par Ludovic Bernard qui a travaillé avec Besson et Sonnefeld, enfin par la chilienne Marcela Said qui a signé le documentaire <i>I love Pinochet</i> avant d’aller travailler sur <a href="https://www.theartchemists.com/narcos-mexico-2-leffondrement-total/"><i>Narcos-Mexico</i></a>.</span></li>
<li><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">Les séquences tournées au marché Biron, haut lieu des antiquaires des Puces de Saint-Ouen, les différentes scènes dans les salles du Louvre, avec l’inimitable sourire d’Omar Sy contemplant </span></span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;"><i>La Joconde</i></span></span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;"> avec </span></span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;"><i>Les Noces de Cana</i></span></span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;"> de Veronese en arrière plan. </span></span></span></li>
<li><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">Parmi les acteurs inscrits à l’affiche, Nicole Garcia actrice française incontournable, Anne Benoit formée par Antoine Vitez, Hervé Pierre et Bérengère Dautun de la Comédie-Française, Fargass Assandé, figure de proue du théâtre africain, Adama Niasse, issu des Ateliers Gérard Philippe et qui s&rsquo;est singularisé dans <a href="https://www.theartchemists.com/laffaire-sk1-lhomme-derriere-le-monstre/"><em>L&rsquo;affaire SK1</em></a>. </span></span></span></li>
<li><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">E</span></span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">t puis l’image forte de ce gamin métis, qui lâche sa console de jeu et son écran de smartphone pour se dévorer un monument de la littéraire française avant d’aller célébrer l’anniversaire de Maurice Leblanc sur la plage d’Etretat, avec son chapeau haut-de forme et sa cape noire.</span></span></span></li>
</ul>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><strong><span style="background-color: #ff00ff;">A lire également :</span> </strong> </span><strong><a href="https://www.theartchemists.com/panthere-noire-entre-malediction-mythe/" rel="bookmark">La Panthère Noire : entre malédiction et mythe</a></strong></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">Bref, en cinq épisodes énergiques, <i>Lupin-Dans l’ombre d’Arsène</i> balaye les a-priori et fait passer le message : la culture est à tous. A chacun de s’en emparer pour en faire un chemin de vie. Et cela devrait engendrer bien des vocations. Bref, Netflix va-t-il concurrencer les profs de français dans la diffusion de notre patrimoine littéraire auprès des générations futures ? A mesurer dans les temps à venir, et avec la suite de la série que nous attendons avec impatience.</span></span></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;"><b>Et plus si affinités</b></span></span></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;"><a href="https://www.netflix.com/fr/title/80994082"><span style="color: #050505;">https://www.netflix.com/fr/title/80994082</span></a></span></span></span></p>
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		<title>DS 7 Crossback Louvre : quid de la culture vroum vroum ?</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/ds-7-crossback-louvre-culture-vroum-vroum/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Oct 2020 18:16:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=32935</guid>

					<description><![CDATA[<p>Dans la série « La culture, ce magnifique faire-valoir marketing », je demande l’édition limitée de la DS 7 Crossback Louvre. Et m’en vais vous trousser une petite analyse de la chose, histoire de vous faire marrer et peut-être un chouia pleurer dans les chaumières ? Allez c’est parti ! Finition « Grand Chic » Donc la DS 7 Crossback Louvre, dernière née des séries limitées de luxe de la marque DS Automobile, anciennement branche...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2020/10/ds7-louvre1-e1602698989865.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-32938 size-full" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2020/10/ds7-louvre1-e1602698989865.jpg" alt="" width="784" height="800" /></a></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Dans la série « La culture, ce magnifique faire-valoir marketing », je demande l’édition limitée de la DS 7 Crossback Louvre. Et m’en vais vous trousser une petite analyse de la chose, histoire de vous faire marrer et peut-être un chouia pleurer dans les chaumières ? Allez c’est parti !</span></p>
<h2 class="western"><span style="color: #000000;"><strong>F</strong><strong>inition « </strong>Grand Chic »</span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Donc la DS 7 Crossback Louvre, dernière née des séries limitées de luxe de la marque DS Automobile, anciennement branche haut de gamme Citroën, devenue indépendante en 2015. 1500 spécimen seront vendus en exclusivité aux happy few qui auront mis la main à une poche bien garnie, vu que ces petites merveilles de technologie racée se négocient entre <strong><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;"> …</span></span></strong><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;"> 54 000 et 67 300 euros, </span></span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">selon les </span></span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">variantes</span></span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">. </span></span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">Et pour ce prix là, on a droit à quoi ? </span></span></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">Outre les options de base type vitres feuilletées, éclairage LED, ordi de bord, version hybride, freinage d’urgence et autres joyeusetés que je vous laisse découvrir par vous-même, vu que j’ai une culture automobile assez réduite et pas le permis ? Alors si je consulte les nombreuses fiches produits qui ont inondé la presse généraliste, économique et automobile, ce modèle de luxe propose </span></span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;"> « deux </span></span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">motorisations hybrides rechargeables</span></span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;"> de 225 et 300 ch » </span></span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">et « </span></span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">les blocs essence Puretech de 180 et 225 ch » </span></span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">ainsi que « </span></span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">le diesel BlueHDi de 180 ch ». </span></span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">Traduisons : y a de la puissance sous le capot.</span></span></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">Et un sacré look avec finition </span></span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">Grand Chic </span></span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">(j’adore l’expression !) inspirée de la</span></span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;"> DS Opera noir Art basalte, </span></span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">ce qui suppose à la louche et dans le désordre : </span></span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">quatre teintes Bleu Encre, Cristal Pearl, Noir Perla Nera et Gris Platinium </span></span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">(le travail de naming est juste succulent, non mais franchement) &#8211; </span></span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">Accoudoir central/de porte TEP Isabella &#8211; </span></span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">DS Wings et jonc de hayon Noir Brillant &#8211; Jantes alliage 20’’ ALEXANDRIA &#8211; </span></span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">P</span></span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">ack Sièges électriques avec sièges avant chauffants, massants et ventilés &#8211; Pare-brise chauffant &#8211; Planche de bord et panneaux de porte présentant un effet patiné &#8211; Télécommande avec insert </span></span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">c</span></span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">hromé &#8211; Poignées de maintien avant et arrière en cuir </span></span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">(effet </span></span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;"><i>50 shades of grey </i></span></span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">?)</span></span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">&#8211; Pommeau cuir lisse &#8211; Rails de console centrale en aluminium guilloché &#8211; Barres de toit noires brillantes &#8211; Commande sous écran central avec incrustation de cristal.</span></span></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000; background-color: #ff00ff;"><strong>A lire également :</strong></span>  <strong><a href="https://www.theartchemists.com/solution-culturelle-anti-covid-o-drive-in-multi-disciplinaire-notre-sauveur/" rel="bookmark">Solution culturelle anti-covid : ô drive-in multi-disciplinaire, notre sauveur ?</a></strong></p>
<h2 class="western"><span style="color: #000000;">Le Louvre sur les rétros</span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">Ok, à ce stade de ma démonstration, vous vous demandez si je n’ai pas tourné vendeuse de bagnole dans un concessionnaire du 16eme, et ce qu’accessoirement le Louvre vient faire dans cette histoire de vroum vroum culturel. J’y viens. Figurez-vous en effet que le coût de cette charmante mécanique est par ailleurs justifié par l’omniprésence de notre prestigieux musée aux quatre coins de l’habitacle  : Monogramme LOUVRE sur le capot et le volet de coffre &#8211; Ornement d’aérateur 3D Pyramide sur inox &#8211; Badge LOUVRE sur la planche de bord en aluminium guilloché &#8211; Couvercle de rangement central avec embossage Pyramide sur Cuir Nappa &#8211; Coques de rétroviseurs extérieurs avec gravure laser motif Pyramide. Et pour parachever l’ensemble, l’écran 12 pouces diffusera l’appli embarquée « Un jour au Louvre » avec à la clé 182 chefs d’œuvre à afficher et des podcasts de 4 minutes dispos en cinq langues pour parfaire ses connaissances en Histoire de l’art.</span></span></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">L’ensemble sera disponible au compte goutte et pour les plus nantis dans 18 pays … où la Chine n’apparaît pas, ce qui est assez surprenant vu que les chinois ne jurent que par la Pyramide de Pei. Anyway, ce qui nous intéresse ici, plus que le produit en lui-même, c’est le partenariat dont il est le fruit. L’alliance entre le Louvre et DS Automobile prend corps dés l’avènement de la griffe à roulettes sur la base d’un combat commun pour défendre et diffuser la culture française en général, parisienne en particulier. N’oublions pas que la DS fait partie des légendes industrielles hexagonales, consacrées par Roland Barthes dans ses <i>Mythologies</i>, ce qui n’est pas rien, mais tient quand même de la culture pop. Pour monter en gamme, il faut un partenariat prestigieux … qui est claironné partout dans la presse à grands renforts de communiqués et d’events. </span></span></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">« <i>La marque DS dont l’ambition est d’incarner dans l’automobile le savoir-faire français du luxe partage avec le Louvre une même philosophie, celle d’allier sans cesse l’héritage à la modernité pour construire son avenir. Notre vision commune s’appuie sur l’excellence, le savoir-faire et l’innovation pour faire rayonner la France à travers le monde. Pour nous, la Pyramide du Louvre en est une des plus belles illustrations et il nous est apparu tout naturel d’accompagner le musée dans son projet de réaménagement des espaces d’accueil situés sous cette œuvre audacieuse</i> » dixit Yves Bonnefont, Directeur général de la marque DS, partenaire du Louvre depuis 2015, sur le site du constructeur.</span></span></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000; background-color: #ff00ff;"><strong>A lire également :</strong></span>  <strong><a href="https://www.theartchemists.com/le-mans-66-make-ford-great-again/" rel="bookmark">Le Mans 66 : make Ford great again !</a></strong></p>
<h2 class="western"><span style="color: #000000;">« De l’audace naît l’élégance »</span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">S’ensuivent du mécénat d’expo, le financement de nouvelles salles, la cour du Louvre utilisée comme lieu de présentation de la nouvelle DS3 en 2016 avec la p’tite expo dédiée qui va n’avec et la visite du musée en nocturne pour les invités, l’apparition de la pyramide dans la pub de la DS4 destinée au marché chinois, et donc ce modèle collector siglé à l’effigie du musée … qui s’avère une marque  lui-aussi ! Marque qu’il s’agit de développer avec en ligne de mire un rayonnement international du côté des émirats ou de la Chine. Aux commandes Adel Ziane, directeur des relations extérieures du musée qui doit cornaquer cette aventure sans la dévoyer en tombant dans le tout venant. Car Louvre = luxe et savoir-faire à la française, crénom !!! Et les partenariats doivent filer dans ce sens, d’où des alliances avec l’horloger Vacheron Constantin ou Louis Vuitton, pour ne citer que ces prestigieux exemples.</span></span></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">Les entreprises ont tout à y gagner, tout d’abord comme protectrices des arts, statut dont on connaît l’efficacité médiatique depuis les Médicis. S’acoquiner avec un établissement comme le Louvre, c’est en sus augmenter son image patrimoniale, voire son aura artistique et culturelle, par contre-coup mettre en lumière la qualité de ses produits. L’édition limitée de la DS 7 Crossback Louvre n’est pas une collection capsule de plus, c’est carrément un petit chef d’œuvre en puissance, de technicité, d’élégance, une innovation dans le rapport à la culture et à la connaissance. L’expérience client en est bouleversée, le conducteur profite d’une tenue de route exceptionnelle, d’un confort hors pair tout en ouvrant son esprit au Beau. Pas dit que Kant ait goûté la subtilité de la manœuvre mais joindre ainsi l’utile, l’agréable et le rare peut en séduire plus d’un. C’est qu’à défaut d’être vraiment émancipateur au niveau cérébral, le vécu fera bien en terme d’affirmation d’une réussite sociale éclatante.</span></span></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">Insight, insight, quand tu nous tiens !!! «<i> De l’audace naît l’élégance</i> » revendiquait un spot de pub de la primo DS Crossback en 2018. Le Louvre choppe la balle au bond : alliance avec Airbnb, spot avec Beyoncé et Jay-Z … il faut positionner le musée sur différents fronts pour attirer le chaland toutes générations confondues et augmenter le chiffre d’affaire : les 40 000 œuvres exposées (une goutte d’eau face aux 500 000 stockées dans les réserves) ne peuvent à elles seules gonfler les rentrées d’un établissement dont la gestion va vers plus de souplesse, d’autonomie, partant de rentabilité. Disons-le autrement : les subventions étant à la baisse, il faut faire rentrer les pépettes fissa, les gars, monétiser par d’autres biais, quitte à draguer les entreprises privées même si elles n’ont aucun rapport avec le culturel. On y gagnera au passage des ambassadeurs enthousiastes : les heureux propriétaires de la DS 7 Crossback Louvre ( douce musique, je ne me lasse pas de le répéter) vont tous hériter d’une carte Amis du Louvre avec accès privilégié aux Louvre-s de Lens et d’Abu Dhabi (privilège, le mot est lâché), qu’ils pourront présenter à leurs connaissances en faisant les fiers … et peut-être même se sentiront-ils soudain l’âme de mécènes ? Après tout, les voies du Seigneur étant impénétrables, pourquoi ne pas tenter cette prospection inédite ? Pour peu que cela ramène son lot de leads et de conversion ?</span></span></span></p>
<p align="justify"><strong><span style="color: #000000;"><span style="background-color: #ff00ff;">A lire également :</span>  </span><a href="https://www.theartchemists.com/haute-couture-a-lassaut-du-gaming-le-cas-decole-gucci/" rel="bookmark">Haute couture à l’assaut du gaming : le cas d’école Gucci</a></strong></p>
<h2 class="western"><span style="color: #000000;"><b>Le spectre du « deaccessioning » ?</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">Et l’art dans tout ça ? A racoler le partenaire, le Louvre ne prend-il pas le risque de perdre son âme et sa réputation mondiale ? De se faire dicter ses choix programmatiques ? Ses achats ? Ou d’être envahi par une flopée de manifestants dénonçant une alliance avec une entreprise un peu légère en matière d’éthique ? Ce qui est déjà arrivé du reste : assailli par les protestataires, l’établissement a dû escamoter rapido le nom des Sackler qui ornait une de ses ailes, et pour cause : cette richissime famille possède la big pharma à l’origine de la crise des opioïdes aux USA, ce qui n’est pas des plus vendeur). Dépendre de l’État comme des mécènes pour survivre n’est jamais confortable ; passer du carcan d’une gestion publique aux mécanismes impitoyables d’un management au rendement n’est pas plus enviable. </span></span></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">Ne vous y trompez pas. Je suis ironique certes mais lucide : parce l’État, les régions, les villes se désinvestissent progressivement faute de volonté politique et de projet à long terme, le Louvre, comme d’autres grandes institutions, doit dégager de nouvelles voies de financement et faire de la marge (l’hôpital public subit le même régime draconien, le glamour, des soignants et des lits en moins). Objectif : pérenniser son action, accompagner sa métamorphose à l’heure phygitale. Enfin ça c’était avant la tornade du coronavirus. Nous n’en sommes plus aux considérations excédentaires. C’est désormais de survie qu’il s’agit. La pandémie a directement impacté la fréquentation des musées, qui ont perdu leur public étranger, la jauge touristique ayant drastiquement plongé. Les nouvelles sont mauvaises : 75 % de visiteurs en moins pendant l’été pour le Louvre qui a perdu environ 40 millions d’euros dans l’histoire, jouant au passage les baromètres pour tout le secteur qui boit la tasse.</span></span></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">Avec des solutions d’urgence d’une rare dureté : les musées anglo-saxons multiplient les plans de licenciement : à titre d’exemple, 10 % des effectifs du Victoria &amp; Albert Museum ont été fichus à la porte ; au Metropolitan Musem de New York, ce sont 20 % des employés qu’on a exfiltrés des équipes sans trop de ménagement. D’autres se sont décidés à vendre une partie de leurs collections : le Brooklyn Museum, pour ne citer que lui, s’est résigné à liquider aux enchères douze toiles de grands maîtres dont un Corot et un Cranach l’Ancien ; Christie’s se chargera de la besogne avec en ligne de mire une rentrée de 3,5 millions de dollars. La technique est baptisée « deaccessioning », ou aliénation des collections dans le langage de Molière. Elle est interdite en France … mais pour combien de temps encore ?</span></span></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;"><span style="background-color: #ff00ff; color: #000000;"><strong>A lire également :</strong></span>  </span></span></span><strong><a href="https://www.theartchemists.com/cash-investigation-enquetes-au-lance-flamme-et-vivisection-du-business/" rel="bookmark">Cash investigation : enquêtes au lance flamme et vivisection du business</a></strong></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">Dans cette perspective, l’alliance Louvre / DS 7, c’est un comble, en deviendrait salutaire pour ne pas dire salvatrice … pour peu qu’elle tienne le choc. La Covid n’asphyxie pas que les malades ; elle s’en prend aussi très durement aux établissements culturels de tout poil comme aux entreprises. Dans le chaos actuel, la stratégie marketing du Louvre va-t-elle continuer de faire sens ? N’est-elle pas fragilisée par le séisme commercial qui menace les marques de luxe autant que les enseignes mainstream ? Marques de luxe qui risquent éventuellement de stopper leur soutien pour cause de réductions budgétaires drastiques ? L’avenir nous le dira assez rapidement. Avec dans le viseur l’échec de la culture vroum vroum ? Nous n’aurons alors plus d’autres solutions que d’assister impuissants au séisme de notre patrimoine culturel &#8230; ou d’ exiger la sanctuarisation de ce qui constitue notre héritage à tous, ne l’oublions jamais.</span></span></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;"><b>Et plus si affinités</b></span></span></span></p>
<p align="justify"><a href="https://www.largus.fr/actualite-automobile/ds7-crossback-une-serie-limitee-louvre-avec-acces-illimite-au-musee-10405405.html"><span style="color: #9c009c;"><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">https://www.largus.fr/actualite-automobile/ds7-crossback-une-serie-limitee-louvre-avec-acces-illimite-au-musee-10405405.html</span></span></span></a></p>
<p align="justify"><a href="https://www.connaissancedesarts.com/peinture-et-sculpture/louvre-x-citroen-une-collaboration-inattendue-du-musee-pour-rouler-avec-art-11144625/"><span style="color: #9c009c;"><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">https://www.connaissancedesarts.com/peinture-et-sculpture/louvre-x-citroen-une-collaboration-inattendue-du-musee-pour-rouler-avec-art-11144625/</span></span></span></a></p>
<p align="justify"><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;"><a href="https://www.caradisiac.com/presentation-ds7-crossback-le-louvre-le-suv-premium-francais-veut-profiter-de-la-lumiere-de-la-pyramide-185165.htm"><span style="color: #9c009c;">https://www.caradisiac.com/presentation-ds7-crossback-le-louvre-le-suv-premium-francais-veut-profiter-de-la-lumiere-de-la-pyramide-185165.htm</span></a></span></span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;"><a href="https://www.challenges.fr/challenges-soir/givenchy-le-louvre-moynat-ds-multiplie-les-partenariats-de-luxe_415524"><span style="color: #9c009c;">https://www.challenges.fr/challenges-soir/givenchy-le-louvre-moynat-ds-multiplie-les-partenariats-de-luxe_415524</span></a></span></span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;"><a href="https://www.strategies.fr/actualites/marques/4038473W/la-marque-louvre-s-ouvre.html"><span style="color: #9c009c;">https://www.strategies.fr/actualites/marques/4038473W/la-marque-louvre-s-ouvre.html</span></a></span></span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;"><a href="https://www.lesechos.fr/2018/02/quand-ds-sapproprie-les-codes-du-luxe-983531"><span style="color: #9c009c;">https://www.lesechos.fr/2018/02/quand-ds-sapproprie-les-codes-du-luxe-983531</span></a></span></span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;"><a href="https://www.ladiplomatie.fr/2019/07/18/scandale-des-opioides-le-louvre-masque-le-nom-de-sackler/"><span style="color: #9c009c;">https://www.ladiplomatie.fr/2019/07/18/scandale-des-opioides-le-louvre-masque-le-nom-de-sackler/</span></a></span></span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;"><a href="https://www.francebleu.fr/infos/culture-loisirs/coronavirus-l-absence-de-touristes-etrangers-fait-plonger-la-frequentation-des-musees-parisiens-1599056198"><span style="color: #9c009c;">https://www.francebleu.fr/infos/culture-loisirs/coronavirus-l-absence-de-touristes-etrangers-fait-plonger-la-frequentation-des-musees-parisiens-1599056198</span></a></span></span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;"><a href="https://www.lemonde.fr/economie/article/2020/10/10/des-milliers-de-suppressions-d-emplois-dans-les-musees-britanniques_6055513_3234.html"><span style="color: #9c009c;">https://www.lemonde.fr/economie/article/2020/10/10/des-milliers-de-suppressions-d-emplois-dans-les-musees-britanniques_6055513_3234.html</span></a></span></span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;"><a href="https://www.lejournaldesarts.fr/patrimoine/deuxieme-vague-de-licenciement-au-metropolitan-museum-de-new-york-150614"><span style="color: #9c009c;">https://www.lejournaldesarts.fr/patrimoine/deuxieme-vague-de-licenciement-au-metropolitan-museum-de-new-york-150614</span></a></span></span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;"><a href="https://www.dsautomobiles.fr/modeles-ds/ds-7-CROSSBACK/design/edition-limitee-louvre.html?gclid=CjwKCAjww5r8BRB6EiwArcckC_3vTiqi4gf2l-rczGNCiyV9kD9-s2U-NikFwUsR5KZlrk3A7J373BoCwiIQAvD_BwE&amp;gclsrc=aw.ds"><span style="color: #9c009c;">https://www.dsautomobiles.fr/modeles-ds/ds-7-CROSSBACK/design/edition-limitee-louvre.html?gclid=CjwKCAjww5r8BRB6EiwArcckC_3vTiqi4gf2l-rczGNCiyV9kD9-s2U-NikFwUsR5KZlrk3A7J373BoCwiIQAvD_BwE&amp;gclsrc=aw.ds</span></a></span></span></p>
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		<title>Exposition « Soleils noirs » au Louvre Lens : de sombres beautés</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/exposition-soleils-noirs-louvre-lens/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Dauphine De Cambre]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 18 Jun 2020 09:11:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Beaux-Arts]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=32632</guid>

					<description><![CDATA[<p>Mort, ténèbres, chagrin, deuil, déprime … le noir, la non couleur, le néant … un gouffre effrayant qui avale et affole. En 1946, la galerie Maeght défraie la chronique avec l’exposition Le Noir est une couleur qui aborde la manière dont une vingtaine artistes s’emparent du noir. Aujourd’hui, c’est le Louvre Lens qui inaugure Soleils noirs. Une exposition qui se propose d’explorer comment, au travers de 180 œuvres pluridisciplinaires et...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2020/06/103316495_10157383857513316_3443632998314890059_o.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-32633 size-full" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2020/06/103316495_10157383857513316_3443632998314890059_o.jpg" alt="" width="960" height="960" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2020/06/103316495_10157383857513316_3443632998314890059_o.jpg 960w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2020/06/103316495_10157383857513316_3443632998314890059_o-288x288.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2020/06/103316495_10157383857513316_3443632998314890059_o-494x494.jpg 494w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2020/06/103316495_10157383857513316_3443632998314890059_o-188x188.jpg 188w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2020/06/103316495_10157383857513316_3443632998314890059_o-768x768.jpg 768w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2020/06/103316495_10157383857513316_3443632998314890059_o-70x70.jpg 70w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2020/06/103316495_10157383857513316_3443632998314890059_o-100x100.jpg 100w" sizes="auto, (max-width: 960px) 100vw, 960px" /></a></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Mort, ténèbres, chagrin, deuil, déprime … le noir, la non couleur, le néant … un gouffre effrayant qui avale et affole. En 1946, la galerie Maeght défraie la chronique avec l’exposition <i>L</i><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;"><i>e Noir est une couleur</i></span></span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;"> qui aborde la manière dont une vingtaine artistes s’emparent du noir. Aujourd’hui, c’est le Louvre Lens qui inaugure </span></span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;"><i>Soleils noirs</i></span></span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">.</span></span></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">Une exposition qui se propose d’explorer comment, au travers de </span></span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">180 </span></span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">œuvres </span></span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">pluridisciplinaires et étalées sur </span></span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">plusieurs périodes clés de l’Histoire de l’art</span></span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">, les créateurs occidentaux abordent cette couleur ô combien symbolique, comment ils jouent de cette tonalité complexe et difficile à traiter. Nuit, foi, </span></span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">mystère, angoisse, austérité … poésie, élégance, séduction, modernité … industrie ?</span></span></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">Le parcours de </span></span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;"><i>Soleils noirs</i></span></span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;"> aboutit forcément au charbon, dont on a découvert la première veine française</span></span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;"> il y a 300 ans, </span></span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">avant d’en faire le matériau phare du territoire du Nord. Il interroge également la manière dont les artistes du X</span></span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">X</span></span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">eme siècle ont progressivement interrogé cette couleur pour ce qu’elle est et n’est pas. </span></span></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">Une énigme de création, qui </span></span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">constitue l’étoffe même de certaines œuvres, dans une radicalité esthétique notable, presque militante, fortement innovante, audacieuse. Contradictoire également, car le noir appelle la lumière comme une compensation, un équilibre savant, un défi pour chaque artiste qui en joue à sa manière avec hardiesse.</span></span></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">On appréciera le travail d’analyse et de sélection opéré par les commissaires Mar</span></span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">ie</span></span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;"> Lavandier, </span></span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">Juliette Guépratte</span></span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;"> et Luc Piralla, la manière dont il</span></span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">s mettent les œuvres en regard, les thèmes abordés. On notera par ailleurs que l’exposition </span></span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;"><i>Soleils noirs</i></span></span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">, initialement prévue pour Mars 2020, empêchée par le confinement, est l’une des premières à ouvrir ses portes au public après cette sombre période de cloisonnement. Une belle revanche.</span></span></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><b><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">Et plus si affinités</span></span></b></span></p>
<p align="justify"><a href="https://www.louvrelens.fr/exhibition/noir/"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">https://www.louvrelens.fr/exhibition/noir/</span></span></span></a></p>
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