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	<title>juliette dragon</title>
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		<title>Les Folies Fermières : le cabaret au secours du monde rural</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/film-folies-fermieres/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 04 Oct 2024 14:23:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il y a des films qui te prennent par surprise, un peu comme une gentille caresse, un sourire que t’as pas vu venir et qui te cueille au moment où tu t&#8217;y attends le moins, où tu en as le plus besoin. Les Folies Fermières, c’est carrément ce genre-là. Réalisé par Jean-Pierre Améris en 2021, ce film nous entraîne dans le sillage d’un jeune fermier criblé de dettes qui va...</p>
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<figure class="wp-block-image size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/10/the-artchemists-les-folies-fermieres.jpg" alt="" class="wp-image-37419" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/10/the-artchemists-les-folies-fermieres.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/10/the-artchemists-les-folies-fermieres-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/10/the-artchemists-les-folies-fermieres-494x395.jpg 494w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



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<p>Il y a des films qui te prennent par surprise, un peu comme une gentille caresse, un sourire que t’as pas vu venir et qui te cueille au moment où tu t&rsquo;y attends le moins, où tu en as le plus besoin. <em>Les Folies Fermières</em>, c’est carrément ce genre-là. Réalisé par <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Pierre_Am%C3%A9ris" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Jean-Pierre Améris</a> en 2021, ce film nous entraîne dans le sillage d’un jeune fermier criblé de dettes qui va sauver l&rsquo;exploitation familiale en transformant sa grange&#8230; en cabaret. Et c&rsquo;est une histoire vraie.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="LES FOLIES FERMIERES - Bande-annonce officielle" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/mH64FU00JYo?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Une ferme, des paillettes et du show</h2>



<p>L’idée paraît complètement dingue, mais c’est bien là tout le charme. Au village, David a la réputation d&rsquo;être un brin paumé, un rêveur qui n&rsquo;a pas les épaules de maintenir l&rsquo;exploitation familiale à flot. Quand la banque lui met la pression, il n&rsquo;a plus guère le choix que de se foutre en l&rsquo;air&#8230; ou de déclencher un miracle. Et là, illumination : pour sauver sa ferme, il va ouvrir un cabaret. Parce que vendre des patates et des œufs dans un patelin paumé, c&rsquo;est pas évident. Il faut faire venir du monde et pour ça, il faut créer l&rsquo;envie, l&rsquo;intérêt en jouant sur le manque. Or qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;il manque dans cette campagne perdue ? de la distraction. Du divertissement. De l&rsquo;Ailleurs. Du rêve.</p>



<p>Épaulé par Bonnie (Sabrina Ouazani), une pole danseuse de talent qui veut fuir son patron, David (Alban Ivanonv) recrute une troupe, élabore un spectacle, transforme sa grange en salle. Tout le monde met la main à la pâte. La réussite sera-t-elle au bout du chemin ? Bien sûr, puisque <a href="https://lesfoliesfermieres.com/">Les Folies fermières</a> existent vraiment, et qu&rsquo;elles continuent d&rsquo;attirer un public ravi. Mais l&rsquo;objectif du film est autre : au travers de cette success story, il s&rsquo;agit d&rsquo;illustrer une rencontre entre deux univers jugés incompatibles, la ruralité profonde et le glamour des scènes de spectacle. Un mélange pas si improbable : les deux mondes sont sans pitié, exigeants, vampiriques. Mais passionnants.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une ode à la persévérance</h2>



<p>Loin d&rsquo;être une comédie loufoque, <em>Les Folies fermières</em> illustre une leçon de persévérance. David, c’est le mec qui lâche rien, même quand tout le monde le prend pour un demeuré. Il croit en son projet, contre vents et marées. Et finalement, en montant un spectacle, il va réinventer son propre avenir et celui de sa ferme. C’est un peu un pied de nez à toutes les galères qu’il a rencontrées, et ça, ça fait un bien fou à voir.</p>



<p>Là où <em>Les Folies Fermières</em> touche juste, c’est dans sa manière de mélanger le rire avec la réalité. Parce que derrière les gags et les moments de show, y’a une vraie réflexion sur la crise agricole, le désespoir des fermiers, et cette volonté de trouver des solutions, aussi improbables soient-elles, pour ne pas sombrer. David, c’est un peu le symbole de cette France rurale qui refuse de baisser les bras, qui cherche des solutions là où personne n’aurait osé regarder.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des acteurs en phase avec le délire</h2>



<p>Casting de choc ! Alban Ivanov dans le rôle de David est juste parfait. Il apporte cette touche d’humour et de tendresse qui rend le personnage vraiment attachant. Face à lui, Sabrina Ouazani, performeuse de choc qui se découvre des talents de meneuse de revue, complète bien ce duo improbable de loosers magnifiques qui inversent les pronostics.</p>



<p>Les seconds rôles ne sont pas en reste, Bérengère Krief, Michèle Bernier, Guy Marchand, Moussa Masskri&#8230; chacun apporte sa petite touche de folie et de délicatesse au film. Mais c’est surtout cette ambiance générale, cette atmosphère entre ruralité brute et show à l’américaine, qui donne toute sa saveur au film.</p>



<div class="wp-block-group has-white-color has-vivid-cyan-blue-to-vivid-purple-gradient-background has-text-color has-background has-link-color wp-elements-3413a19bb979927dacdb0129bb285039" style="font-style:normal;font-weight:600"><div class="wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained">
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</ul>
</div></div>



<h2 class="wp-block-heading">Un hommage à la France créative</h2>



<p><em>Les Folies Fermières</em> c’est aussi un hommage à la France des terroirs et au monde des planches, qui regorgent de ressources et d’idées pour s’en sortir. Le film joue avec les clichés, les détourne, et au final, il nous montre que même dans les endroits les plus reculés, on peut faire preuve de créativité et d’audace. C’est un joli pied de nez à la morosité ambiante et à tous ceux qui pensent que la campagne, c’est juste des tracteurs et des foins, que le cabaret, c&rsquo;est juste des nichons et des saltimbanques.</p>



<p>Cabaret, drame rural, histoire d&rsquo;amour, de volonté, rêve qu&rsquo;on réalise envers et contre tout et tous : <em>Les Folies fermières</em> est une vraie bouffée d’air frais. On en ressort avec le sourire, un brin ému, et surtout plein de respect pour ces gens qui, comme David, n’abandonnent jamais leurs rêves, aussi fous soient-ils. Alors, si t’as besoin de rire, de t’évader un peu, et de te rappeler que même les idées les plus dingues peuvent porter leurs fruits, tu sais quoi regarder ce soir.</p>



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<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



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		<title>La Fabrique des pures meufs : Juliette Dragon à nu</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/livre-fabrique-pures-meufs/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Apr 2023 11:30:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un euphémisme&#160;? Voici trois décennies que la papesse du burlesque à la française s’effeuille avec grâce, énergie et détermination, entraînant dans son sillage cette fabrique des pures meufs dont elle titre son autobiographie. Car cette carrière dédiée à la scène, cet «&#160;itinéraire d’une artiste hors normes&#160;» offre bien plus que du simple divertissement. «&#160;Rock, burlesque, féminisme&#160;»&#160;: le programme est clair&#160;et il devrait en séduire plus d’un.e. Portrait d’une fonceuse Portrait...</p>
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<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" width="409" height="600" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/04/0109101251.jpg" alt="" class="wp-image-35882" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/04/0109101251.jpg 409w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/04/0109101251-196x288.jpg 196w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/04/0109101251-337x494.jpg 337w" sizes="(max-width: 409px) 100vw, 409px" /></figure>



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<p>Un euphémisme&nbsp;? Voici trois décennies que la papesse du burlesque à la française s’effeuille avec grâce, énergie et détermination, entraînant dans son sillage cette <a href="https://www.theartchemists.com/boutique/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">fabrique des pures meufs</a> dont elle titre son autobiographie. Car cette carrière dédiée à la scène, cet «&nbsp;<em>itinéraire d’une artiste hors normes</em>&nbsp;» offre bien plus que du simple divertissement. «&nbsp;<em>Rock, burlesque, féminisme&nbsp;</em>»&nbsp;: le programme est clair&nbsp;et il devrait en séduire plus d’un.e.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Portrait d’une fonceuse</h2>



<p>Portrait donc d’une fonceuse en mode punk, depuis le berceau jusqu’à aujourd’hui. 50 années ancrées dans une enfance entre cauchemar et merveille, une ado poussée trop vite, belle, attirante, au physique hors normes mais fascinant, cultivée, surdouée, créative, curieuse de tout et surtout d’une émancipation qui va passer par la case liberté fracassante et expérimentations borderline. «&nbsp;<em>Pourquoi les filles croient-elles qu’elles doivent endosser les codes de la séduction hétéro-patriarcale pour s’intégrer pleinement&nbsp;?</em>&nbsp;» En racontant comme Juliette est devenue Dragon, l’autrice évoque les différentes strates d’une mutation libératoire dont toutes et tous pourraient s’inspirer.</p>



<p>Transgressive, initiatrice, rigoureuse, la fondatrice des soirées <a href="https://collectif-surprise-party.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Surprise Party</a>, du <a href="https://parisburlesque.wixsite.com/politic" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Paris Burlesque Festival</a>, du Cabaret et de l’École des Filles de Joie, sans compter bien d’autres events, explique, au travers de ce récit rétrospectif, pourquoi elle a créé ces entités, comment elle y fonctionne, quelle vision de la société elle y transmet. Sa méthode, son regard, sa fonction&nbsp;: l’exposé est d’une discipline quasi militaire. Héritage d’un grand-père officier&nbsp;? De son passage dans différents collectifs LGBT où elle a appris les codes de la féminité&nbsp;comme d’autres font leurs classes au très sévère et exigeant Bolchoï&nbsp;? Pour celles et ceux qui s’attendaient à une histoire de conte de fée, oubliez.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un bilan à 360°</h2>



<p>Très factuelle, distancée face à ses souvenirs, en apparence du moins, Juliette Dragon la bosseuse infatigable ne laisse l’émotion émerger qu’en de rares occasions. Quand elle évoque son compagnon, Seb <a href="https://www.lebison.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Le Bison</a>, par exemple. Sans fard ni fausses pudeurs, elle raconte, avec une plume qu’on devine transie de peur, décidée néanmoins, ce parcours enrichi de traumatismes comme de belles rencontres. Enrichi, le mot est voulu. Car ces pages illustrent parfaitement comment on peut bâtir sur la souffrance qu&rsquo;on transcende, et de manière éclatante. Pas une vengeance, peut-être une revanche, certainement une résilience.</p>



<p>Et un positionnement fidèle, constant, ancré. J’ai rencontré Juliette Dragon plusieurs fois, je l’ai <a href="https://www.theartchemists.com/interview-juliette-dragon/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">interviewée</a>, observée lors des soirées qu’elle organisait alors à <a href="https://www.labellevilloise.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">La Bellevilloise</a>. Ce qu’elle revendiquait, ce qu’elle véhiculait, les conceptions, les principes qu’elle défendait, la confiance, la puissance, la quiétude qui émanaient d’elle se retrouvent intactes, dans chacune de ces phrases, écrites avec tant d’appréhension. Passé, présent, avenir, <em><a href="https://www.harpercollins.fr/products/la-fabrique-des-pures-meufs" target="_blank" rel="noreferrer noopener">La Fabrique des pures meufs</a></em> offre un bilan à 360°, lucide et joyeux, d&rsquo;une vie qu&rsquo;on prend en main, une sorte de compte rendu solaire, une projection limpide sur le futur. Car quand on est Juliette Dragon, on va toujours de l’avant.</p>
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		<title>Si Mains d’œuvres était une start-up …</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/si-mains-doeuvres-etait-start-up/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Oct 2019 16:51:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La news est en train de filer bon train sur les réseaux sociaux ; ce mardi 8 octobre 2019 au matin, les membres de Mains d’œuvres ont eu la très désagréable surprise de découvrir la maréchaussée parquée devant leurs locaux, les pandores gardant farouchement l’endroit pour les empêcher d’entrer et de procéder à leur mission quotidienne, je cite : « Un accompagnement professionnalisant et personnalisé. Mains d’Œuvres accueille des artistes, porteurs...</p>
<p>Cet article <a href="https://www.theartchemists.com/si-mains-doeuvres-etait-start-up/">Si Mains d’œuvres était une start-up …</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.theartchemists.com">The ARTchemists</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2019/10/12974487_1155983764433492_3433163306848726464_n.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-32033 size-full" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2019/10/12974487_1155983764433492_3433163306848726464_n.jpg" alt="" width="960" height="960" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2019/10/12974487_1155983764433492_3433163306848726464_n.jpg 960w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2019/10/12974487_1155983764433492_3433163306848726464_n-188x188.jpg 188w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2019/10/12974487_1155983764433492_3433163306848726464_n-288x288.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2019/10/12974487_1155983764433492_3433163306848726464_n-768x768.jpg 768w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2019/10/12974487_1155983764433492_3433163306848726464_n-494x494.jpg 494w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2019/10/12974487_1155983764433492_3433163306848726464_n-70x70.jpg 70w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2019/10/12974487_1155983764433492_3433163306848726464_n-100x100.jpg 100w" sizes="auto, (max-width: 960px) 100vw, 960px" /></a></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">La news est en train de filer bon train sur les réseaux sociaux ; ce mardi 8 octobre 2019 au matin, les membres de <strong>Mains d’œuvres</strong> ont eu la très désagréable surprise de découvrir la maréchaussée parquée devant leurs locaux, les pandores gardant farouchement l’endroit pour les empêcher d’entrer et de procéder à leur mission quotidienne, je cite :</span></p>
<blockquote>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">« <i>Un accompagnement professionnalisant et personnalisé.</i></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><i>Mains d’Œuvres accueille des artistes, porteurs de projets et structures innovantes qui sont engagés dans la création artistique. Chaque année nous aidons plus de 50 entités à se structurer, à monter des projets et à confronter leurs créations à une population</i> ».</span></p>
</blockquote>
<h1 class="western"><span style="color: #000000;">20 ans sur le front de la création</span></h1>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Un chouinage de plus sur le front associatif en quête de subventions ? Wrong ! Le lieu opère depuis 20 ans pour accoucher et mettre en selle des talents dont certains ne vous sont pas inconnus : Arnaud Rebotini, qui a quand même raflé un César pour avoir signé la BO de <i>120 Battements par minute </i>(donc pas totalement le dernier des nazes), Juliette Dragon l’une des incontournables papesses de la scène burlesque internationale, Rikkha, le combo qu’elle a formé avec son Bison de mari, combo qui tourne régulièrement aux States où il fait salle comble, pour une fois que les Ricains nous envient quelque chose, Frustration, Naive New Beaters, Living Ruins, The Psychotic Monks, Mademoiselle K …</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Je ne vais pas tous vous les citer, il y en a long comme le bras, et je ne parle là que des musicos … car l’asso gère aussi des artistes plasticiens, le Laboratoire des Arts de la Performance aka le LAP, la Compagnie A. … là aussi je vous laisse consulter la page dédiée de leur site web pour mesurer l’envergure du catalogue … et la catastrophe artistique que représente la fermeture de cet espace, où est actuellement entreposé le matériel des artistes en résidence qui se retrouvent de facto au chomdu technique, ne pouvant plus ni répéter, ni s’équiper pour honorer concerts et spectacles programmés …</span></p>
<h1 class="western"><span style="color: #000000;"><strong>Rock gauchiste vs conservatoire municipal ?</strong></span></h1>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Programmés dans d’autres salles qui vont donc subir de plein fouet la décision prise d’autorité par la municipalité de Saint Ouen qui a voulu ainsi mettre un terme à une situation qui n’a que trop duré, braves gens, pensez donc : nous avons affaire à une structure « <em>déjà en redressement judiciaire » </em><em>qui cumule </em><em>« 237.000 euros d&rsquo;impayés de loyers</em> » et devait vider les lieux fin 2017, pour cause de bail non renouvelé par l’édile alors fraîchement élu William Delannoy tendance UDI qui comptait récupérer l’ancien centre sportif des usines Valeo installé dans la proximité des Puces … pour y parachuter … un conservatoire municipal (ce ne sont pourtant pas les sites industriels à l’abandon qui manquent dans le coin, mais c’était celui, pas un autre, na). </span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Alors que Mains d’œuvre y a installé une école de musique, dont les inscriptions affichent complet pour cette nouvelle saison. Oui mais vous comprenez, la municipalité fera mieux que ces saltimbanques gauchistes qui font du rock !!!!!!! Arghhhhh malédiction, caca, le rock, pas de la musique, ça ! Subversif ! Surtout fait pas des saltimbanques gauchistes ! Beurk !Et en plus ça fait du bruit qui gêne les riverains … alors que si vous consultez la map Google, vous verrez que les locaux sont coincés entre une école, un café et un complexe sportif (donc bof bof comme argument).</span></p>
<h1 class="western"><span style="color: #000000;"><strong><b>Décapiter un h</b></strong><strong><b>aut lieu de la créativité de la Seine Saint-Denis</b></strong></span></h1>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Bref, mis en demeure de vider les lieux manu militari en 2017, les saltimbanques gauchistes ont décidé de rester (ça s’accroche bien, le saltimbanque gauchiste, pire qu’un morpion, et s’il est punk, bon dieu, vous êtes fichu, faut carrément dératiser à la sulfateuse), faisant appel de cette décision culturo-léthale auprès de Dame Justice, la déesse aveugle … qui a statué pour le départ, mais bon ils ont tenté de faire appel, décision qui aurait dû tomber début décembre 2019. Il faut croire que la Mairie n’a pas eu la patience,l’approche des municipales peut-être ? Et l’opportunité de récupérer un immeuble que l’asso a équipé à hauteur de 4 millions de travaux et aménagements, ce qui devrait largement éponger les <em>« 237.000 euros d&rsquo;impayés de loyers</em>« , si j’arrive encore à faire une soustraction digne de ce nom &#8230;</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Quoi qu’il en soit, les pandores étaient ce matin devant la porte de l’établissement. Laissant 25 salariés + 120 intermittents sur le carreau sans compter 20 années de boulot de terrain passées à la trappe, le festival MO’FO à la flotte, une centaine de bénévoles à la casse, et les habitants privés d’un haut lieu de la créativité de la Seine Saint-Denis, qui va sérieusement devoir reprendre son site <a href="ttps://www.tourisme93.com/document.php?pagendx=745&amp;engine_zoom=LOIIDFSRV0000333">Tourisme93.com</a>, dont la page dédiée est désormais obsolète, pour cause de décapitation en règle. Franchement ça fait sérieux.</span></p>
<h1 class="western"><span style="color: #000000;"><strong>Mains </strong><strong>d’œuvre</strong><strong> serait une start-up, el</strong><strong>l</strong><strong>e aurait déjà collect</strong><strong>é</strong><strong> de la levée de fonds</strong></span></h1>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Car figurez-vous que l’asso a de bons résultats si j’en crois les stats affichées en présentation de la pétition qu’elle fait tourner depuis ce midi pour faire levier : </span></p>
<blockquote>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><strong>« </strong><em>Mains d’Oeuvres, c’est 7j/7, c&rsquo;est 25 emplois permanents (40 avec les résidents) et 120 intermittents, c’est 250 résidents au travail quotidiennement, c’est 150 événements par an pour 25 000 visiteurs, 15 services civiques, c’est 4 millions d’euros de travaux réalisés en 20 ans par l&rsquo;association, 55% de ressources propres, 150 jeunes de -26 ans du 93 accompagnés vers l’emploi par les chantiers de création, une école de musique de 200 élèves, 200 bénévoles, 15 000 artistes passés par Mains d’Oeuvres pour développer leurs projets, 50 œuvres produites par an, 40 partenaires sociaux éducatifs qui essaiment des actions sur tout le territoire ».</em></span></p>
</blockquote>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">C’est quoi, les chiffres du chômage en France ? Pour une fois qu’on a une entreprise à peu près pérenne qui créé de l’emploi (dans le coin, c’est un exploit), qui forme des artistes solides, rayonne culturellement et participe à améliorer l’image d’un département qui n’est pas forcément en odeur de sainteté (et je sais de quoi je parle, j’y ai vécu), … il faudrait peut-être y réfléchir à deux fois avant de faire n’importe quoi. On va le dire franchement : MARRE qu’on démantèle des organismes artistiques qui fonctionnent et accouchent des artistes à succès de demain !!!! RAS-LE-BOL ! Disons-le clairement, avec les résultats qu’elle affiche actuellement, Mains d’œuvres serait une start-up, elle aurait déjà collecter de la levée de fonds. Et sans en rajouter sur le pitch.</span></p>
<h1 class="western"><span style="color: #000000;"><strong>C</strong><strong>e sont les Rolling Stones du futur qu’on assassine !</strong></span></h1>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Aussi, arrêtons de bousiller des entreprises qui fonctionnent, ont du savoir faire en la matière, affichent du résultat et un pedigree de cette qualité. La musique, la culture, la création, c’est un domaine spécifique qui exige de l’expertise ! Dois-je par ailleurs rappeler que les Rolling Stones ont engrangé « <i>560 millions de dollars rien que pour les 147 concerts du « Bigger bang »(2005 à 2007) </i>» faisant ainsi tourner une véritable PME d’environ 400 salariés. Dixit <a href="https://www.lemonde.fr/culture/article/2013/07/26/les-rolling-stones-un-business-juteux_3453964_3246.html"><i>Le Monde</i></a>. Bref une boite qui marche du tonnerre de Zeus (même si les chiffres datent un peu, mais les cailloux qui roulent demeurent une valeur sûre et qui ne fait que grimper) … et qui a commencé au bas de l’échelle … et aurait peut-être bien apprécié d’avoir une structure comme Mains d’œuvres pour l’épauler à ses débuts, ce qui lui aurait peut-être évité la cata d’Altamont en 69.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Soulignons également ces chiffres avancés par <a href="https://www.lalettredumusicien.fr/s/articles/6113_0_export-de-la-musique-les-chiffres-cles?idarticle=6113"><em>La Lettre du Musicien</em></a> en juin 2019 : « <i>Pour la première fois, le chiffre d’affaires de la filière musicale française à l’export passe le cap des 300 millions d’euros … Marc Thonon, directeur général du Bureau Export (Burex), se félicite de cette progression de 16% par rapport à 2017, alors que le marché mondial ne croît que de 9,7% </i>». Ce joli résultat n’existerait pas si il n’y avait pas des projets comme Mains d’œuvres, aussi investis, exigeants et rigoureux.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Concluons : alors que les soutiens affluent, que les artistes, bénévoles, usagers et membres de <i>Mains d’œuvre</i> manifestent sous la flotte pour sauver ces si beaux meubles du chaos que leur promettent des décideurs visiblement incapables de sortir leur calculette, nous insistons sur le fait que la culture est un marché porteur, un marché d’avenir, qui créé de la richesse. Richesse sociale, inventivité, confiance, création d’activité … bref c’est tout bénef. Dunkerque a misé là dessus et ça commence à porter ses fruits. Il serait bon que les collectivités franciliennes s’en souviennent à l’heure de la mutation enclenchée par le Grand Paris.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><strong>Et plus si affinités</strong></span></p>
<p><a href="https://www.mainsdoeuvres.org">https://www.mainsdoeuvres.org</a></p>
<p><a href="https://www.change.org/p/mairie-de-saint-ouen-un-nouveau-bail-pour-mains-d-oeuvres-2">https://www.change.org/p/mairie-de-saint-ouen-un-nouveau-bail-pour-mains-d-oeuvres-2</a></p>
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		<title>Burlesque Planète :  l’année de la Dragonne.</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/interview-juliette-dragon/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 06 May 2012 15:06:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Spectacles]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Impossible de consacrer une série sur le burlesque sans parler d’elle. La papesse. La fondatrice. L’initiatrice. La dragonne. Juliette Dragon, au tatouage de feu, le dos musclé, bardé d’écailles. Une touche à tout géniale, effeuilleuse, danseuse, performeuse, cracheuse de feu, rockeuse. « La seule drag queen femelle de France«  C’est que la dame est plutôt occupée et nous pourrions placer cet article dans la rubrique « Ma petite entreprise » sans démériter. Car c’est bien...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/04/Devenez-un-pro-du-design-en-quel21-1.jpg" alt="" class="wp-image-35897" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/04/Devenez-un-pro-du-design-en-quel21-1.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/04/Devenez-un-pro-du-design-en-quel21-1-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/04/Devenez-un-pro-du-design-en-quel21-1-494x395.jpg 494w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p class="has-text-align-left">Impossible de consacrer une série sur le burlesque sans parler d’elle. La papesse. La fondatrice. L’initiatrice. La dragonne. <a href="https://www.theartchemists.com/?s=juliette+dragon" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Juliette Dragon</a>, au tatouage de feu, le dos musclé, bardé d’écailles. Une touche à tout géniale, effeuilleuse, danseuse, performeuse, cracheuse de feu, rockeuse. </p>



<h2 class="wp-block-heading has-text-align-left">« <em>La seule drag queen femelle de France</em>« </h2>



<p>C’est que la dame est plutôt occupée et nous pourrions placer cet article dans la rubrique « Ma petite entreprise » sans démériter. Car c’est bien une entrepreneuse que je rencontre un soir dans Paris : l’athlète brune, énergique, racée, doublée d’une meneuse de troupe s’assoit en face de moi avec naturel et dynamisme. Pyrotechnicienne, artificière – avec diplôme s’il vous plaît &#8211; championne de Viet vo dao, élancée, épaules carrées, allure martiale, à la ville, Juliette s’en laisse encore moins compter que sur la scène qu’elle arpente depuis 19 ans maintenant.</p>



<p>Une scène où elle a mis en application la discipline, la rigueur et la concentration acquises avec la pratique des arts martiaux : elle y plonge enfant par inimitié avec l’univers de la danse : « <em>ce n’était pas le grand amour avec les filles dans les cours</em> ». Même rigueur, même travail du corps, développement des capacités musculaires, grâce, fluidité : « <em>c’est une sorte de chorégraphie</em> » qu’elle va vite transplanter dans l’univers des rave parties où elle va faire ses classes au côté de transformistes, d’artistes de cirque, dans des numéros de drag queen. « <em>J’étais peut-être la seule drag queen femelle de France</em> » confesse-t-elle avec humour.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Démo Juliette DRAGON 2015" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/b_nRDk7ocxs?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Pyrotechnie et strip-tease</h2>



<p>C’est là qu’elle apprend à faire du feu, allant jusqu’à passer son diplôme au terme d’une formation intensive portant sur les normes de sécurité, les principes actifs et chimiques, la législation, … Mais faire du feu avec des costumes grandiloquents et très inflammables, ce n’est pas recommandé. C’est donc logiquement qu’elle en arrivera à mêler pyrotechnie et strip-tease. Un paradoxe dont elle joue avec talent, adorant mettre en avant le côté affriolant de la femme objet pour, au moment de totale vulnérabilité, sortir flammes et étincelles. </p>



<p>Réflexion de féministe 4ᵉ génération qui s’interroge sur la place de la femme dans nos sociétés modernes. Qu’est-ce que la féminité ? Comment accéder à la modernité sans perdre nos fragilités ? Comment réinventer les codes de séduction et de communication entre sexes sans s’annihiler ou se pervertir les uns les autres ? Comment « <em>s’autoriser à être féminine, sexy sans être vulgaire, sans s’interdire, se brider ?</em> » Étonnant débat dans une tête de stripteaseuse qu’on imagine vide ou pleine de vent ? Que nenni.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Le Cabaret des Filles de Joie - revue BEST TOUFFE - MC Juliette Dragon - Les compliments" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/WfYjJtrGS9w?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading has-text-align-left">Burlesque vs pornographie</h2>



<p>La dame est structurée, cultivée, dotée d’un vocabulaire riche, précieux même… et elle sait ce qu’elle veut, traduisant ses réflexions dans des numéros, des revues qu’elle écrit, orchestre, minute, à grand renfort de synopsis, de croquis, de story-boards (issue d’une famille d’artistes graphiques, Juliette aime le dessin,  même si elle avoue ne pas être trop douée). Objectif premier : soigner l’expression corporelle, le positionnement des corps dans l’espace, la justesse de jeu, privilégier les chorégraphies qu’elle ajuste avec une chorégraphe professionnelle. Formée à la direction d’acteurs, Juliette se veut d’une redoutable précision dans les concepts même, les définitions. Et c’est sans une hésitation qu’elle m’expose la définition et les origines du burlesque pour ensuite le différencier d&rsquo;une image pornographique.</p>



<p>Le burlesque donc ?</p>



<figure class="wp-block-audio"><audio controls src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/04/juliettedragon-burlesque.mp3"></audio></figure>



<p>Les codes d&rsquo;une image pornographique ?</p>



<figure class="wp-block-audio"><audio controls src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/04/juliettedragon-pronographie.mp3"></audio></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Influence, boulot et éternel féminin</h2>



<p class="has-text-align-left">Rien à voir donc, surtout quand elle ajoute au tableau le nombre incroyable de ses influences. La dragonne va loin en la matière :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>La <a href="https://www.theartchemists.com/?s=bande+dessin%C3%A9e" target="_blank" rel="noreferrer noopener">BD</a> internationale, européenne, américaine japonaise ;</li>



<li>Les séries Z à petits moyens «&nbsp;surtout quand c’est raté&nbsp;»&nbsp;;</li>



<li><a href="https://www.theartchemists.com/?s=quentin+tarantino" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Quentin Tarantino</a>, Robert Rodriguez, le <a href="https://www.theartchemists.com/cat/cinema/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">cinéma</a> en général, les comédies musicales, Bollywood ;</li>



<li>Les grandes icônes féminines, entre divas hollywoodiennes, rock stars (précisons que Juliette Dragon est AUSSI chanteuse du groupe <a href="http://www.rikkha.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Rikkah</a> dont son époux <a href="https://www.lebison.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Seb le Bison</a> est le fondateur ET le guitariste), Marilyn Monroe, Nina Hagen, même Britney Spears… ou la Vierge Marie et Marie-Madeleine ;</li>



<li>Le cabaret en général, le théâtre de rue, ou le cirque &#8211; « <em>dès que j’ai une hauteur sous plafond, je booke un acrobate ou un trapéziste</em> » ;</li>



<li>Les Grands Maîtres de la peinture, depuis les peintres de la Renaissance jusqu’au <em>Radeau de la méduse</em> en passant par le maniérisme de <a href="https://www.theartchemists.com/?s=caravage" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Caravage</a> – en quête de scénographies, de gestuelles, d’attitudes, Juliette ne boude pas le Louvre et ses sculptures, curieuse de saisir ces esthétiques qui marchent à toutes les époques de l’Humanité, des symétries et asymétries intéressantes ;</li>



<li>Les magazines de mode, les vidéos clip, internet et les DVD « <em>mais pas de télé </em>» !</li>
</ul>



<p>« <em>Mettre en avant l’éternel féminin, c’est ma vie</em> », me confie-t-elle. Travailleuse acharnée (soumise à un rythme de folie, toujours débordée, vivant au milieu des costumes et accessoires qu’elle a remisés dans son appart transformé en loge perpétuelle, soucieuse de l’entretien de son corps qu’elle continue de discipliner par un régime sévère d’où alcool, drogues, tabac sont exclus, prenant de maigres vacances deux fois l’an en période creuse et encore pour dormir, privée de vie sociale), elle n’hésite pas à continuer de se former. Dernier domaine en date : le management. Pour améliorer la com’ au niveau de son équipe (dont elle salue au passage le professionnalisme et les qualités humaines), apprendre à déléguer au bon moment, savoir neutraliser les crises, optimiser les talents.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le laboratoire des Filles de Joie</h2>



<p>La recette plait. Aujourd’hui <a href="https://www.instagram.com/juliette_dragon/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Juliette Dragon</a> entraine dans son sillage <a href="https://collectif-surprise-party.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">les Filles de Joie</a>s qui se déclinent sous forme de Cabaret et d’École, sans compter le <a href="https://www.theartchemists.com/?s=paris+burlesque+festival" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Paris Burlesque Festival</a> et le Klub. Le Klub : une vieille histoire d’amour. Alex, le directeur, a prêté sa salle à Juliette et sa troupe dès le début du concept, il y a cru. Évoquant « <em>le plaisir énorme à travailler avec eux </em>», Juliette rend hommage à ces gens « <em>honnêtes, droits, travailleurs et généreux</em>, <em>trop rares dans le milieu de la nuit </em>». Progressivement, le Klub est devenu le laboratoire des Filles de Joie. Neuf ans après leur début, elles y interviennent aujourd’hui en toute liberté.</p>



<p>« <em>On y fait ce qu’on ne peut faire ailleurs </em>» : tester, chercher, improviser, en duo ou en trio, jouer avec un public qui danse, boit, est proche et désireux d’être surpris par des performances souvent improvisées et parachutées en salle à n’importe quel moment au terme de déambulations déjantées et drolatiques. Un havre de paix et de détente, pour se ressourcer et créer ce qui fera la texture des numéros plus conséquents qui font désormais la popularité bien assise du Cabaret des Filles de Joie.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="RIKKHA LIVE @ LA MAROQUINERIE - KITTEN ON WHEELS" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/aVKIAuH_OLo?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Burlesque, punk, même combat</h2>



<p>Les Filles de Joie qui fêtent leur neuvième anniversaire en même temps que leur fondatrice souffle ses 39 bougies. Une troupe qui symbolise l’explosion du mouvement newburlesque. «<em> J’aime ce mouvement pour la liberté qu’il apporte aux femmes. Toutes les femmes peuvent faire du burlesque, pas besoin d’être mannequin. </em>» En cela, Juliette compare le burlesque au punk. Ravie du succès de ce concept, elle en déplore l’inévitable déclin. Trop de succès tue le succès, aujourd’hui n’importe quelle fille qui se déshabille se prétend burlesque. Or, le public aime la qualité, la recherche, il fera le tri, dépassant le simple côté effeuillage pour privilégier le travail de comédie, le jeu, la recherche dans les sujets.</p>



<p>C’est en substance la trame des formations de l’École des Filles de Joie. Au travers des stages de vogging, french cancan, effeuillages, marche en talons, port du corset, barre au sol, comédie, « <em>on apprend le mime, la danse, à se tenir sur scène, faire le clown, se maquiller, enlever de la lingerie et des gants</em> ». Impossible d’assister aux cours à moins de les suivre. C’est que ces moments constituent parfois une thérapie pour certaines élèves. Un instant rare, convivial, intime presque où Juliette les amène à réfléchir sur ces codes de féminité à réinventer pour s’épanouir : « <em>tout se joue parfois à la manière d’ajuster l’axe des épaules et celui du bassin</em> ». Et la dragonne alors de jaillir des flammes tel le phénix, et de redevenir femme.</p>



<p>Photos : Didier Bonin</p>



<p>Vidéos : Le Bison production</p>
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