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	<title>james ellroy</title>
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		<title>Underworld USA : le cantique des désillusions américaines selon James Ellroy</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/underworld-usa-ellroy/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 May 2025 15:27:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Difficile d’aborder les dessous du scandale Watergate sans faire écho à la trilogie Underworld USA. Il faut bien reconnaître qu’avec cette série de romans, James Ellroy a posé une pierre fondatrice en matière de thriller politique et d’analyse désabusée de la corruption made in America. Si l’on veut comprendre l’ampleur du fiasco Nixon, la logique qui en a été le déclencheur et la toile de fond, parcourir ces trois pavés...</p>
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<figure class="wp-block-image size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/05/The-ARTchemists-Underworld-USA.jpg" alt="" class="wp-image-38033" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/05/The-ARTchemists-Underworld-USA.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/05/The-ARTchemists-Underworld-USA-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/05/The-ARTchemists-Underworld-USA-494x395.jpg 494w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



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<p>Difficile d’aborder les dessous du <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Scandale_du_Watergate">scandale Watergate</a> sans faire écho à la trilogie <em>Underworld USA</em>. Il faut bien reconnaître qu’avec cette série de romans, <a href="https://www.theartchemists.com/?s=james+ellroy">James Ellroy</a> a posé une pierre fondatrice en matière de thriller politique et d’analyse désabusée de la corruption made in America. Si l’on veut comprendre l’ampleur du fiasco Nixon, la logique qui en a été le déclencheur et la toile de fond, parcourir ces trois pavés est indispensable. Car les micros planqués, les enregistrements pirates, les chantages, les pressions, les menaces, les coups fourrés ne sont pas l’apanage de Dirty Dick, d’autres avant lui se sont distingués dans cet exercice périlleux. Hommes de l&rsquo;ombre, barbouzes extrémistes, agents doubles, politiciens véreux : James Ellroy, avec sa plume corrosive de « Demon Dog » nous plonge avec autant de délice que de dégoût dans les spectres de cette Amérique souterraine.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une tragédie politique en trois temps</h2>



<p><em>Underwold USA </em>est constituée de trois romans pensés comme trois actes d’une tragédie politique d’envergure.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><em>American Tabloïd</em> (1995) : Les fondations du chaos</h3>



<p>Dans ce premier volet, Ellroy nous transporte de 1958 à 1963, période charnière où l&rsquo;Amérique vacille entre espoir et désillusion. On y suit les trajectoires de Pete Bondurant, Kemper Boyd et Ward Littell, trois hommes aux allégeances floues, naviguant entre le FBI, la CIA, la mafia et les Kennedy. L&rsquo;auteur expose les liens troubles entre le pouvoir politique et le crime organisé, suggérant que l&rsquo;assassinat de JFK n&rsquo;était pas un acte isolé, mais le résultat d&rsquo;un enchevêtrement de trahisons et de manipulations.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><em>American Death Trip</em> (2001) : L&rsquo;Amérique en déliquescence</h3>



<p>Poursuivant <em>American Tabloïd</em>, ce second tome s&rsquo;ouvre sur l&rsquo;assassinat de JFK en 1963 et se clôt sur ceux de Martin Luther King Jr. et Robert F. Kennedy en 1968. Ellroy y adopte un style plus dépouillé encore, plus organique et primaire, reflétant la brutalité, la crudité de l&rsquo;époque. La guerre du Vietnam, les tensions raciales, les manipulations politiques irriguent ce récit cauchemardesque, offrant une vision sombre et désabusée d&rsquo;une nation en perte de repères.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><em>Underworld USA</em> (2009) : La descente aux enfers</h3>



<p>Dernier opus de la trilogie, <em>Underworld USA</em> couvre les années 1968 à 1972, période marquée par la désillusion post-68. Ellroy y introduit de nouveaux personnages, tels que Don Crutchfield, un détective privé, et explore des thèmes comme l&rsquo;infiltration du FBI dans les mouvements révolutionnaires, la corruption politique et les opérations secrètes à l&rsquo;étranger. Ces pages sonnent comme une conclusion intense et violente de la trilogie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une fresque de la corruption systémique</h2>



<p>À travers ces trois romans, Ellroy dresse le portrait implacable d&rsquo;une Amérique gangrenée par la corruption, où les idéaux sont sacrifiés sur l&rsquo;autel du pouvoir. Les méthodes des barbouzes Hunt et Liddy, l&rsquo;aveuglement de Mitchell et sa clique, décrits dans <em><a href="https://www.theartchemists.com/hommes-president-film-pakula/">Les Hommes du président</a></em>, <em><a href="https://www.theartchemists.com/gaslit-serie/">Gaslight</a></em> et <em><a href="https://www.theartchemists.com/serie-white-house-plumbers/">The White House Plumbers</a></em> trouvent leurs racines dans les pratiques décrites par Ellroy : manipulations médiatiques, assassinats politiques, infiltrations, coups tordus en tout genre.</p>



<p>En revisitant les décennies précédant le Watergate, l’auteur du mythique polar <em>Le Dahlia Noir</em> offre une perspective unique sur les mécanismes qui ont conduit à l&rsquo;un des plus grands scandales politiques américains. Il va plus loin&nbsp;; balzacien dans l’âme, il décrypte une mentalité, la psychologie d’une époque, une idéologie mortifère qui dévore les âmes, gangrène les esprits, soumet les volontés, dissout l’esprit de justice et d’égalité. Sa trilogie n&rsquo;est pas seulement une œuvre de fiction, elle déroule une analyse profonde des dérives du pouvoir et de la fragilité des institutions démocratiques.</p>



<p>En somme, la trilogie <em>Underworld USA</em> est une plongée vertigineuse dans les ténèbres de l&rsquo;histoire américaine, une lecture indispensable pour quiconque souhaite comprendre les racines profondes du Watergate et les mécanismes de la corruption politique.</p>



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		<item>
		<title>The White House Plumbers : le Watergate en mode farce tragique</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/serie-white-house-plumbers/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 May 2025 11:30:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Difficile d’évoquer Les Hommes du président et Gaslit sans ajouter à cette liste déjà prestigieuse la série The White House Plumbers. Sortie en 2023, Les Plombiers de la Maison Blanche, vient compléter la fresque télévisuelle autour du scandale du Watergate de flamboyante et grotesque manière, avec une particularité non négligeable : exit le thriller le drame psychologique, on mise ici sur la satire ! Objectif : raconter comment des hommes convaincus de...</p>
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<p class="wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio">Difficile d’évoquer <em><a href="https://www.theartchemists.com/hommes-president-film-pakula/">Les Hommes du président</a> et Gaslit</em> sans ajouter à cette liste déjà prestigieuse la série <em>The White House Plumbers. </em>Sortie en 2023, <em>Les Plombiers de la Maison Blanche</em>, vient compléter la fresque télévisuelle autour du <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Scandale_du_Watergate">scandale du Watergate</a> de flamboyante et grotesque manière, avec une particularité non négligeable : exit le thriller le drame psychologique, on mise ici sur la satire ! Objectif : raconter comment des hommes convaincus de sauver l’Amérique ont précipité la chute de sa présidence… en accumulant les ratés. Résultat ? Une comédie grinçante, absurde, parfois pathétique et terriblement lucide.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
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<h2 class="wp-block-heading wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio">Des “plombiers” pour colmater les fuites</h2>



<p>C’est ainsi que Howard Hunt et G. Gordon Liddy se baptisent, allant jusqu’à fièrement afficher cette qualification sur la plaque qui orne l’entrée de leur bureau à la Maison Blanche. Ces deux anciens agents (de la CIA pour l’un, du FBI pour l’autre) ont initialement été recrutés pour éviter<strong> </strong>les fuites d’informations compromettantes dans les médias. C’est qu’au cœur du pouvoir, on se remet mal de la diffusion des Pentagon papers en une des grands quotidiens nationaux, <em>New-York Times</em> et <em>Washington Post</em> en tête. Et des infos compromettantes, on en a beaucoup, beaucoup en réserve.</p>



<p>Du coup, on prend désormais les devants. Mission pour le binôme Hunt/Liddy&nbsp;: empêcher que d’autres grandes magouilles du gouvernement soient divulguées à la presse par un lanceur d’alerte en quête de justice. Et pour ce faire, les deux barbouzes ont carte blanche. Seulement voilà&nbsp;: ce n’est rien de dire que ce sont des zéros pointés. Obsédés par leur vision d’une Amérique conservatrice et anti-communiste, paranoïaques au possible, patriotes jusqu’au fanatisme, Hunt/Liddy multiplient les opérations clandestines grotesques pour discréditer les opposants à Nixon. Et c’est là qu’on apprend que l<strong>’</strong>effraction ratée du Watergate, qui fera basculer l’Histoire, n’est que le point d’orgue d’une longue série de ratages.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ubu roi version USA</h2>



<p>Des ratages dignes d’un numéro de clowns.<em> The White House Plumbers</em> se distingue de récits plus sérieux comme <em>All the President’s Men, en</em> prenant carrément le contre-pied de l’approche <em>press movie</em><strong><em>&nbsp;</em></strong>: ici l’affaire du Watergate apparaît pour ce qu’elle est&nbsp;: une farce. Bévues énormes, égos surdimensionnées, convictions absurdes… c’est Ubu roi version USA&nbsp;! Avec à la clé une morale mémorable&nbsp;: la chute d’un régime se joue certes dans les hauteurs du pouvoir, les colonnes d’un journal … mais aussi via les décisions incongrues de sous-fifres convaincus d’avoir raison.</p>



<p>Alex Gregory et Peter Huyck à la création, Woody Harrelson en Hunt, Justin Theroux en Liddy, le duo fonctionne à merveille pour camper ce couple improbable et fusionnel. Ajoutons entre autres Lena Headey, Ike Barinholtz, Domhnall Gleeson, Judy Greer à ce casting flamboyant. La série repose sur des bases plus que saines pour donner à voir ce côté burlesque/cartoonesque totalement inattendu mais véridique (chaque épisode se termine par un encart soulignant la véracité des faits relatés, histoire de bien enfoncer le clou, de souligner que si un scénariste avait inventé pareille intrigue, on lui aurait jeté son texte à la figure).</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une caste profondément pourrie</h2>



<p>On rit, on rit jaune, mais on rit. Et plus on rit, plus on est mal à l’aise. Parce que les “plombiers” sont ridicules. Parce que leur ridicule va engendrer un séisme politique majeur. Parce qu’avec leur incompétence crasse, ils vont entraîner leurs familles, leur pays dans leur chute. Aveuglement idéologique, radicalisation insidieuse, extrémisme politique, les mécanismes du fanatisme sont ici autopsiés avec beaucoup d’acuité. La corruption également. Le cynisme dirigeant aussi&nbsp;: les cinq épisodes de cette fresque tonitruante mettent en avant une constellation de scandales composant les racines de ce monument de connerie qu’est le Watergate.</p>



<p>On en parle peu ou pas, mais mises bout à bout, ces affaires éclairent le profond pourrissement d’une caste prompte à tous les coups bas pour conserver sa position dominante. Quitte à envoyer au casse-pipe des pauvres gars qui croient en un président qui va les abandonner sans aucun scrupule. Comme l’explique très bien la conclusion de la série, Nixon, s’il démissionne, ne sera jamais poursuivi, ne fera jamais de prison, contrairement à ses hommes de main. Il y a dans ce récit un peu de la morgue de <a href="https://www.theartchemists.com/?s=james+ellroy">James Ellroy</a>, fin narrateur des trafics secrets propres au pouvoir américain ; il y a aussi un lien intéressant avec la série <em><a href="https://www.theartchemists.com/gaslit-serie/">Gaslit</a></em>, une approche satirique et un regard complémentaire sur les dommages collatéraux.</p>



<p>Les hommes du président furent eux aussi frappés de plein fouet. Abandonnés à leur sort. Oubliés, méprisés par un président qu’ils adulaient, prêts à tout pour le conserver à sa place alors qu’il était déjà certain de remporter le pouvoir. On les devine dès les premières images incompétents et obtus, on les découvre au fil de leur déchéance naïfs et manipulables. Comme quoi il ne faut jamais vénérer un politique, quel qu’il soit&nbsp;?</p>



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		<item>
		<title>Frank Sinatra : Une mythologie américaine : All or Nothing at All</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/biographie-frank-sinatra/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 27 Jun 2023 09:36:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Frank Sinatra : Une mythologie américaine… cela sonnerait presque comme un titre de James Ellroy. Il faut dire que la vie de The Voice ne fut pas un long fleuve tranquille menant en ligne directe au succès. Parsemée de hauts et de bas, la route de Sinatra reflète étrangement les convulsions des États-Unis tout en offrant à ce pays et au monde entier une légende ancrée dans un univers musical d’exception....</p>
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<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="423" height="600" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/06/B07YPR3ZL4_f2689075_cover.jpg" alt="" class="wp-image-36154" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/06/B07YPR3ZL4_f2689075_cover.jpg 423w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/06/B07YPR3ZL4_f2689075_cover-203x288.jpg 203w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/06/B07YPR3ZL4_f2689075_cover-348x494.jpg 348w" sizes="auto, (max-width: 423px) 100vw, 423px" /></figure>



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<p><em>Frank Sinatra : Une mythologie américaine</em>… cela sonnerait presque comme un titre de <a href="https://www.theartchemists.com/?s=james+ellroy" target="_blank" rel="noreferrer noopener">James Ellroy</a>. Il faut dire que la vie de The Voice ne fut pas un long fleuve tranquille menant en ligne directe au succès. Parsemée de hauts et de bas, la route de Sinatra reflète étrangement les convulsions des États-Unis tout en offrant à ce pays et au monde entier une légende ancrée dans un univers musical d’exception. Toutes ces contradictions, ces temps forts comme ces ruptures, l’auteur Steven Jezo-Vannier en raconte le fil dans cette biographe trépidante qui se dévore avec jubilation.</p>



<p>«&nbsp;The Voice&nbsp;» donc, mais aussi «&nbsp;The Sultan of the Swoon&nbsp;»«&nbsp;The Chairman Of The Board&nbsp;» ou «&nbsp;Ol’Blue Eyes&nbsp;»&nbsp;: Sinatra ne manque guère de surnoms aux consonances variées qui reflète les différents visages de cette nature aussi charismatique que complexe. Ces surnoms émergent au fil des pages de <em>Frank Sinatra&nbsp;: Une mythologie américaine </em>tandis que le lecteur se perd avec délice et consternation dans ce labyrinthe en clair-obscur. Qui était Sinatra&nbsp;? Docteur Sinatra or Mr Frank Hyde&nbsp;?</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Docteur Sinatra&nbsp;?</strong></h2>



<p>Il y a bien sûr son côté lumineux, d’autant plus touchant que <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Frank_Sinatra" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Sinatra</a> resta souvent discret sur ces facettes de sa personnalité. Et là, on a le choix.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>L’interprète emblématique d’une somme de succès internationaux</strong> devenus des standards de la pop culture, des morceaux que chacun.e d’entre nous connaissent, ont forcément entendus, marqués par cette voix unique en son genre, forte et puissante à la fois, chargée d’émotion et de conviction, où «&nbsp;My Way&nbsp;» et «&nbsp;All of Nothing at All&nbsp;» côtoient «&nbsp;Fly me to the Moon&nbsp;» et «&nbsp;New York New York&nbsp;»pour s’imposer comme les joyaux de cette couronne de chansons sidérantes de précision&nbsp;?</li>



<li><strong>Un bourreau de travail, extrêmement productif</strong> (plus de 2000 chansons, 68 albums, 150 millions de disques vendus) enchaînant les séances d’enregistrement, les concerts, les tournages sur un rythme frénétique jusqu’à l’épuisement complet, au burn-out ; un fin connaisseur de la musique, qu’il s’agisse du classique, du jazz, du swing, de la pop, de la bossa, qui revendique ces influences multiples depuis les grands compositeurs lyriques comme Puccini ou la musique cubaine, voire la chanson française jusqu’à Stan Getz en passant par Billie Holiday, dont il suivra scrupuleusement les conseils recueillis lors des tournées de sa jeunesse ?</li>



<li><strong>Une </strong><strong>idole</strong><strong>, véritable rock star avant l’heure</strong>, adulée jusqu’à la frénésie par des fans survolté.es qui multiplient les émeutes à l’entrée des salles où le chanteur se produit, surfant sur les frustrations sexuelles d’un auditoire adolescent affirmant son individualité, revendiquant le droit à la liberté&nbsp;et à la reconnaissance&nbsp;?</li>



<li><strong>Un homme d’affaires enflammé et énergique</strong>, multipliant les entreprises, restaurant, casino, hôtel, maison de production, fondant ainsi une fortune colossale ?</li>



<li><strong>U</strong><strong>n </strong><strong>autodidacte complexé</strong> par son manque d’éducation qui dévore les bouquins sur tous les sujets, apprend en observant ses partenaires (Gene Kelly, entre autres, qui lui apprendra à jouer et à danser) et se met à la peinture pour se défouler&nbsp;?</li>



<li><strong>Un homme de cœur et de convictions</strong>, tolérant et ouvert, luttant contre le racisme (fier de ses origines italiennes, il aura le courage, l’audace même, de conserver son nom en dépit du mérpis qu’il suscite), l’anti-sémitisme, le maccarthysme, travaillant d’arrache-pied pour lever des fonds afin d’aider les orphelins, s’impliquant dans la lutte pour les droits civiques, faisant le forcing pour faire engager Sammy Davis Junior qu’il a pris sous son aile et qu’il veillera comme un père après son accident de voiture, n’hésitant pas à sortir son carnet de chèques pour aider des amis dans le besoin, payant les dettes de l’un, les soins de l’autre ?</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>M. Frank Hyde ?</strong></h2>



<p>Et puis il y a l’autre facette de ce Janus bifrons, plus sombre, plus dangereuse aussi, son côté bad boy assumé/ artiste maudit&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Le freak control </strong><strong>avide de</strong><strong> tout diriger</strong>, tout régimenter, le centre de toutes les attentions, impérial et exigeant, paranoïaque et agressif, qui vire sans pitié ceux qui ont failli, même ses amis les plus proches, les plus anciens, les plus fidèles&nbsp;?</li>



<li><strong>L’amant volage, inconstant, malheureux et jaloux</strong>, incapable de vivre en couple bien longtemps, possessif néanmoins, séducteur impénitent, ivre de relations orageuses (son idylle tempétueuse avec Ava Gardner le plongera dans une profonde dépression, dont il ne se remettra jamais tout à fait) et de conquêtes enflammées qu’il plaque sans beaucoup d’élégance (Lauren Bacall enter autres), à moins qu’il s’agisse juste d’un coup d’un soir ?</li>



<li><strong>Le fêtard alcoolique, le voyou brutal prêt à faire le coup de poing, le proche de la <a href="https://www.theartchemists.com/?s=Mafia" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Mafia</a></strong>, qui insulte et menace ceux qui lui manquent de respect ou lui font barrage, fait assaut de plaisanteries sexistes aux côtés de ses potes du Rat Pack sur les scènes des casinos de Las Vegas dont il façonne la légende, le suspect surveillé par le FBI qui possède sur lui un dossier conséquent ?</li>



<li><strong>L’ambitieux politique</strong> qui navigue dans le sillage des <a href="https://www.theartchemists.com/?s=kennedy" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Kennedy</a> avant de rallier Nixon, affamé de reconnaissances officielles et d’honneurs ?</li>
</ul>



<p>Alimenté par ces courants contraires, le portrait de ce self made man made in America d’une volonté hors normes et d’un caractère affirmé, surfe jusqu’au faîte de la gloire avant de tomber au plus profond des abysses… pour gravir de nouveau le panthéon des gloires nationales avant de devenir un mythe international.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>S’ériger en référence absolue</strong></h2>



<p>C’est que la success story de Frank Sinatra est émaillée d’obstacles nombreux que cet artiste passionné franchit toujours avec une force morale qui force le respect ; se nourrissant de ces émotions intenses, le chanteur les insuffle dans son interprétation des chansons qu’il s&rsquo;approprie comme un reflet de son errance d’homme. Il colle aux textes qu’il interprète, les paroles qu’il choisit de chanter font écho son mode de vie, son manque affectif, sa quête perpétuelle et malheureuse de l’amour parfait, sa vision de l’existence comme une poursuite du plaisir immédiat, la fuite devant la mort. Expert du sujet, Jezo-Vannier apporte ainsi une analyse très précise des titres, des textes, des manières de chanter qui jalonne ce parcours hors normes.</p>



<p>On apprend ainsi que Sinatra fut le premier à initier le concept d’album, qui n’existait pas dans les années 40 ; des trouvailles, des tentatives, des expériences artistiques, il en compte des dizaines qui font de lui un précurseur, mais aussi une véritable anguille artistique, capable de passer les époques pour s’imposer comme une référence absolue, en dehors des modes. L’auteur multiplie les anecdotes sur les enregistrements, la méthodologie du chanteur, son travail récurrent pour réinventer les chansons de son répertoire, leur donner des couleurs différentes au fil du temps. Ses partenariats avec différents arrangeurs et paroliers, ses collaborations avec d’autres artistes, on découvre en filigrane comme fonctionnait l’industrie musicale dans les années 30, comment elle a progressivement évolué au fil des décennies.</p>



<p>En quelque 500 pages, <em><a href="https://lemotetlereste.com/musiques/franksinatra/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Frank Sinatra : Une mythologie américaine</a></em> propose une vision panoramique ET d’un destin de chanteur unique en son genre, ET d’une mutation profonde de l’industrie musicale où ce dernier évolue, ET du pays dans lequel cet artiste s’enracine. Car il est impossible de dissocier ces trois facettes, elles sont inéluctablement liées. Qu’on le veuille ou non, Sinatra demeure le visage de l’Amérique de la seconde moitié du XXe siècle, tout en réalisant le tour de force de s’imposer comme un artiste universel. Ce que la biographie de Jezo-Vannier met aussi en évidence de manière flagrante.</p>



<p><strong>Et plus si affinités</strong></p>


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		<title>Avant que tout s’écroule : Philippe Will, l’amour plus fort que la mort, la vie et le rock ?</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/roman-philippe-will/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Jun 2023 08:52:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« J’avais envie d’écrire une histoire d’amour ». Ou quand l’auteur de Guerilla et Dealer décide de se pencher sur les vertiges du cœur, vous pouvez vous attendre à un dynamitage en règle. Une sorte de romance apocalyptique abondamment arrosée de sang, de violence et de rock. Parce que sans le rock, l’univers de Phillipe Will n’a plus de raison d’être. Ni sa vie d’ailleurs. Du coup, le rock occupe l’arrière-plan de...</p>
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<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="400" height="584" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/06/Avant-que-tout-s-ecroule.jpg" alt="" class="wp-image-36128" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/06/Avant-que-tout-s-ecroule.jpg 400w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/06/Avant-que-tout-s-ecroule-197x288.jpg 197w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/06/Avant-que-tout-s-ecroule-338x494.jpg 338w" sizes="auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px" /></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>« J’avais envie d’écrire une histoire d’amour ». Ou quand l’auteur de <em><a href="https://www.theartchemists.com/roman-guerilla-philippe-will/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Guerilla</a></em> et<em> <a href="https://www.theartchemists.com/philippe-will-dealer-maudites-sixties/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Dealer</a></em> décide de se pencher sur les vertiges du cœur, vous pouvez vous attendre à un dynamitage en règle. Une sorte de romance apocalyptique abondamment arrosée de sang, de violence et de rock. Parce que sans le rock, l’univers de <a href="https://www.philippewillonline.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Phillipe Will</a> n’a plus de raison d’être. Ni sa vie d’ailleurs. Du coup, le rock occupe l’arrière-plan de <em>Avant que tout s’écroule</em> tout en dictant le tempo infernal de cette remarquable course à l’abîme.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Soudain, tout s’arrête&nbsp;: Mary est là&nbsp;!</h2>



<p>Posons le cadre&nbsp;: nous sommes en Californie. Icarus, batteur de son état, végète derrière ses fûts dans un énième concert à chier avec une formation où il s’ennuie ferme. Un concert de plus, insipide et sans saveur ni hauteur, mais au moins, ça paie le loyer. Tout irait pour le mieux dans le plus emmerdant des mondes si les yeux du rasta ne s’arrêtaient sur une spectatrice s’agitant devant la scène. Soudain, tout s’arrête&nbsp;: Mary est là&nbsp;! Mary que Icarus a aimé comme un fou, Mary l’amante fusionnelle, Mary la femme absolue. Mary qui l’a largué un jour sans expliquer pourquoi, le laissant à moitié mort de chagrin, de frustration, d’incompréhension.</p>



<p>Mary qui visiblement semble le reconnaître, entre en contact, le drague ouvertement… sauf que Mary n’est plus Mary, mais une autre. Et poursuivie par d’étranges copains, en prime. Une autre qui échappe à cette surveillance pour se glisser dans le lit et la vie d’Icarus et y semer un merdier invraisemblable comme seul Phillipe Will peut en imaginer un. Un truc totalement hystérique avec le plein de scientifiques barrés, de startupers illuminés, de tueurs psychopathes, qui va mener ce héros au nom prédestiné bien au-delà de ce qu’il pouvait imaginer/rêver/craindre. Les trois ensemble sinon ça ne serait pas fun. Car la réapparition de Mary (là aussi un nom prédestiné) qui n’est plus Mary relève à la fois de l’histoire d’amour à la Roméo et Juliette, du polar trépidant en mode James Ellroy et du récit de sci-fi à la Dan Simmons. Avec une ambiance romantico-baroque typique de <em>L’Eve Future</em> de Villiers de l’Isle Adam.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Rock, équitation et métaphysique</h2>



<p>Le tout bien frappé à la sauce rock’n’roll, pour apporter une dimension quasi homérique à cette course poursuite insensée, mais ô combien délectable, qu’on avale d’une traite comme un shot de vodka cocaïnée, avant d’enquiller sur le second verre. De fil en aiguille, les retrouvailles troubles et viscérales de Mary et Icarus élargissent le cadre de la fiction, lui apportent une dimension presque ésotérique, interrogeant à la fois la force de l’amour et le devenir de notre espèce à l’heure de la crise climatique et de l’explosion de la population mondiale. Survivrons-nous ? Comment ? Pourquoi ? Question cruciale, qui échappe à la projection métaphysique pour s’enraciner dans une menace désormais bien concrète.</p>



<p>Surfant sur les divagations d’un complotisme qu’il ne goutte guère, Will, comme à son habitude, a compulsé une TRÈS volumineuse documentation avant de mettre en chantier puis d’accoucher de ce très beau bébé de 323 pages qui dégage la perspective d’un futur où l’amour nous sauvera peut-être, mais pas comme nous le pensons (parce que sinon ça ne serait toujours pas fun). Appliquant à son écriture le rythme d’une compo rock (n’oubliez pas que le Monsieur est aussi musicien et producteur), tenant son récit d’une main douce mais ferme (ah oui, le Monsieur est aussi un cavalier accompli qui tient aussi bien son cheval que sa plume), Will affirme une fois de plus qu’il possède un style propre, un univers spécifique d’une incroyable richesse.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un vent de folie</h2>



<p>Et le sens des séquences coups de poing&nbsp;: mémorable, le passage où Icarus et les membres de son nouveau groupe partent enterrer dans le désert une tête de chaman momifiée piquée à un producteur lors d’une soirée arrosée, le tout sous l’œil fasciné et enthousiaste de la presse convoquée à bon escient par un manager malin. Je vous laisse parcourir ces pages complètement dingues qui ne sont pas sans évoquer le sort réservé à la dépouille de Gram Parsons, rocker de son état, incinéré par son pote Phil Kaufman dans les sables du parc national de Joshua Tree. Eh oui, once a rocker, always a rocker. Philippe Will a beau s’interroger sur les mystères de l’amour,&nbsp;il n’oublie pas ce pendant essentiel de sa propre vie, ni les fondamentaux de la communication, autre discipline où il excelle.</p>



<p>Des scènes aussi barrées ancrées cependant dans un solide terreau de véracité historique et scientifique, le roman en regorge, ne laissant aucun temps mort au lecteur qui se retrouve embarqué avec Icarus dans cette quête frénétique de l’amour plus fort que la mort. Car c’est initialement de cela qu’il s’agit. Fusionnant l’univers très froid de la littérature d’anticipation, le côté complètement foutraque des backstages, l’omniprésence oppressante de la technologie qui assujettit au lieu de libérer, Will s’offre ici une relecture anthologique du mythe d’Eros et de Thanatos. Elle vous laissera en tête bien plus qu’une histoire : des flashs, une sensation, une atmosphère, comme un vent de folie alimenté de riffs de gratte et de métempsychose.</p>



<p>Merci à Philippe Will pour son temps, ses réponses, sa dédicace.</p>



<p><strong>Et plus si affinités</strong></p>


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		<title>The Offer ou comment fut créé « Le Parrain »</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/serie-the-offer/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Feb 2023 11:23:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Séries]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Vous êtes en panne de séries de qualité ? Vous adorez le cinéma ? Le Parrain fait partie de vos films cultes ? Arrêtez tout et visionnez le trépidant The Offer, ou comment est né le mythique The Godfather. Et cela vaut largement son pesant de cacahuètes, à moins que vous ne préfériez le popcorn. Un bordel dantesque En dix épisodes taillés à la serpe, Michael Tolkin (journaliste à qui l’on doit par...</p>
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<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/02/Devenez-un-pro-du-design-en-quel1.png" alt="" class="wp-image-35738" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/02/Devenez-un-pro-du-design-en-quel1.png 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/02/Devenez-un-pro-du-design-en-quel1-288x230.png 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/02/Devenez-un-pro-du-design-en-quel1-494x395.png 494w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



<p>Vous êtes en panne de séries de qualité ? Vous adorez le cinéma ? <em><a href="https://www.theartchemists.com/serie-the-offer/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Le Parrain</a></em> fait partie de vos films cultes ? Arrêtez tout et visionnez le trépidant <em>The Offer</em>, ou comment est né le mythique <em>The Godfather</em>. Et cela vaut largement son pesant de cacahuètes, à moins que vous ne préfériez le popcorn.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="The Offer | Bande-annonce officielle - Paramount+" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/MMq7Jcx5Bc0?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Un bordel dantesque</h2>



<p>En dix épisodes taillés à la serpe, Michael Tolkin (journaliste à qui l’on doit par ailleurs le scénario de <em>The Player</em>, film de Robert Altman adapté de son propre roman) raconte par le menu la genèse du film le meilleur de tous les temps, si l’on en croit sa persistance en tête des classements effectués année après année. On pourrait croire la chose ennuyeuse, que nenni&nbsp;! Le premier opus de la saga Corleone a bien failli ne jamais voir le jour. Sa création ne fut pas un long fleuve tranquille, loin de là.</p>



<p>Pour tout dire, ce fut même un véritable merdier, avec un lot incroyable de péripéties et de rebondissements, entre frilosité des investisseurs, menaces mafieuses, surveillance du FBI, tentatives de meurtres, exigences du réalisateur, coupes budgétaires, producteurs partant en sucette, ingérence de gangsters… bref un bordel dantesque&nbsp;! Et un processus créatif frénétique révélateur de l’ambiance régnant dans les studios à l’heure du Nouvel <a href="https://www.theartchemists.com/?s=hollywood" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Hollywood</a>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une véritable Renaissance</h2>



<p>Nous sommes au début des années 70 et la Mecque du cinéma va connaître un formidable coup de Sirroco artistique avec l’accouchement de films cultes comme <em>Love Story</em> ou <em>Chinatown</em>, la mise en avant de réalisateurs et d’acteurs de talent (Al Pacino, Robert de Niro, Burt Reynolds…), une nouvelle approche de la narration, des thématiques inédites, des scénarios décapants… Bref une véritable Renaissance.</p>



<p>Une Renaissance que des producteurs visionnaires vont porter à bout de bras, prenant des risques incensés, ne lâchant pas un pouce de terrain face à l’adversité, contournant les obstacles avec machiavélisme pour faire naître ces projets dans lesquels ils ont une foi totale. Albert S. Ruddy fait partie de cette race de conquérants, dont les souvenirs alimentent cette geste moderne particulièrement prenante.</p>



<p><strong>À lire également :</strong></p>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="https://www.theartchemists.com/hollywood-coup-pied-fourmiliere-cinema/">Hollywood : et si on foutait un coup de pied dans la fourmilière du cinéma ?</a></li>



<li><a href="https://www.theartchemists.com/film-babylon/"><strong>Babylon&nbsp;: le cinéma, riche d’opportunités et de mises à mort</strong></a></li>



<li><a href="https://www.theartchemists.com/livre-mafia-hollywood/">La Mafia à Hollywood&nbsp;: James Ellroy avait raison&nbsp;!</a></li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading">Défendre une certaine idée du cinéma</h2>



<p>Interprété par Miles Teller, Albert S. Ruddy est celui par lequel le miracle arrive. A la fois chef d’orchestre, régisseur, homme de main, diplomate, manipulateur, loyal par ailleurs, au film qu’il défend, au réalisateur qu’il a choisi, à l’équipe qui l’accompagne. Quitte à risquer sa carrière. Idem pour Robert Evans (Matthew Goode), producteur pour la Paramount Pictures, qui est aussi à l’origine de cette série. Une manière de remémorer ses grandes heures et de défendre une certaine idée du cinéma, à l’heure du tout Netflix&nbsp;?</p>



<p>Servie par un casting éclatant, <em>The Offer </em>détaille certes les différentes étapes de la création d’un film, depuis le choix d’un sujet jusqu’à la création de l’affiche&nbsp;; mais il s’agit par ailleurs de mettre en avant ce qui différencie un film lambda d’un mythe, avec en prime une analyse stylistique du long-métrage de Coppola (excellent Dan Fogler), avec le plein de références à Caravage, Shakespeare, les Atrides, le travail des ombres et des lumières, l’importance d’une approche naturaliste (les scènes de cuisine)&#8230;</p>



<p>Il y a tant à dire sur cette série, trop même. Le mieux est de la regarder. Puis de revoir <em>Le Parrain</em> après, vous n’y échapperez pas, tant les anecdotes pullulent qui donnent envie de revisionner ce chef-d&rsquo;œuvre pour en scruter les moindres détails et en comprendre la véritable portée, l’impressionnante esthétique.</p>
<p>Cet article <a href="https://www.theartchemists.com/serie-the-offer/">The Offer ou comment fut créé « Le Parrain »</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.theartchemists.com">The ARTchemists</a>.</p>
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		<title>Babylon : le cinéma, riche d’opportunités et de mises à mort</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/film-babylon/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Feb 2023 11:41:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Revenir aux racines, en montrer l’incroyable prolixité, les dangers, les merveilles, les excès&#160;: avec Babylon, Damien Chazelle passe le berceau du cinéma moderne au crible et cela fait très mal, car c’est très juste, pour ne pas dire prophétique ? Tournages et orgies 1926&#160;: Hollywood n’est encore qu’un désert. Un désert où on tourne avec frénésie des dizaines et des dizaines de films muets dans une ambiance survoltée. Quand on...</p>
<p>Cet article <a href="https://www.theartchemists.com/film-babylon/">&lt;strong&gt;Babylon : le cinéma, riche d’opportunités et de mises à mort&lt;/strong&gt;</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.theartchemists.com">The ARTchemists</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
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<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/02/Devenez-un-pro-du-design-en-quel21.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/02/Devenez-un-pro-du-design-en-quel21.jpg" alt="" class="wp-image-35556" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/02/Devenez-un-pro-du-design-en-quel21.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/02/Devenez-un-pro-du-design-en-quel21-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/02/Devenez-un-pro-du-design-en-quel21-494x395.jpg 494w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></a></figure>



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<p>Revenir aux racines, en montrer l’incroyable prolixité, les dangers, les merveilles, les excès&nbsp;: avec <em>Babylon</em>, <a href="https://www.theartchemists.com/?s=Damien+Chazelle" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Damien Chazelle</a> passe le berceau du cinéma moderne au crible et cela fait très mal, car c’est très juste, pour ne pas dire prophétique ?</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="BABYLON - BANDE-ANNONCE VOST [Actuellement au cinéma]" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/-LANiBNlOJ4?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Tournages et orgies</h2>



<p>1926&nbsp;: Hollywood n’est encore qu’un désert. Un désert où on tourne avec frénésie des dizaines et des dizaines de films muets dans une ambiance survoltée. Quand on ne tourne pas, on se drogue, on boit, on baise. Les orgies s’enchaînent, toutes plus frénétiques les unes que les autres. C’est dans une de ces fêtes dantesques que se croisent les différents personnages de cette fresque prenante.</p>



<p>Un acteur célèbre qui change de femme comme de chemise, une jeune provinciale désireuse de crever l’écran, un petit assistant mexicain qui veut vivre la magie des tournages, une critique à la plume acérée, une petite chanteuse chinoise, un trompettiste de jazz, tous sont emportés dans cette démence. Certains ne s’en sortiront pas.</p>



<p>Car le tournant du cinéma parlant est amorcé, un progrès qui en annonce bien d’autres, et qui va en laisser pas mal sur le carreau. Tandis que Los Angeles attire malfrats, macs, dealers et autres voyous sans scrupule bien décidés à exploiter cette manne juteuse, quitte à encourager les pires vices, l’industrie du cinéma se durcit, sans pitié pour les faibles, remplaçant les <em>has been</em>, toujours en quête de chair fraîche.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un conte réaliste</h2>



<p>Beaucoup ont critiqué les excès dépeints dans cette saga pour le moins punchy&nbsp;; il faut dire que Chazelle ne nous épargne rien, plus il déroule son récit, plus ses personnages se perdent dans les méandres d’une ville dévoratrice qui n’a rien à envier avec son mythique modèle. Scatologique, pervers, ce conte est pourtant des plus réalistes.</p>



<p>Il suffit de parcourir les pages d’<em><a href="https://www.theartchemists.com/kenneth-anger-hollywood-babylone-cinema/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Hollywood Babylone</a></em> de Kenneth Anger ou la bibliographie de <a href="https://www.theartchemists.com/?s=james+ellroy" target="_blank" rel="noreferrer noopener">James Ellroy</a> pour s’en convaincre. Les actrices <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Clara_Bow" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Clara Bow</a> et <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Anna_May_Wong">Anna May Wong</a>, les acteurs <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/John_Gilbert_(actor)" target="_blank" rel="noreferrer noopener">John Gilbert</a> et <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Douglas_Fairbanks" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Douglas Fairbanks</a>, le directeur de studio Rene Cardona, le réalisateur Enrique Vallejo ont ainsi servi de modèles aux différents personnages, parmi lesquels se glissent de véritables figures de l’époque.</p>



<p>L’énergique producteur Irving Thalberg qui gérait la MGM, le redoutable milliardaire William Randolph Hearst qui finançait le milieu, Chazelle, qui a effectué des années de recherche avant de façonner son scénario, se réfère à plusieurs personnalités de cette période, tout comme il multiplie les références cinématographiques. <em>Singin’ in the rain</em> bien sûr dont on voit plusieurs séquences, mais aussi <em>Le Chanteur de jazz</em>, <em>Metropolis</em>…</p>



<p><strong>À lire également :</strong></p>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="https://www.theartchemists.com/hollywood-coup-pied-fourmiliere-cinema/">Hollywood : et si on foutait un coup de pied dans la fourmilière du cinéma ?</a></li>



<li><a href="https://www.theartchemists.com/film-once-upon-a-time-hollywood/">Once upon a time in Hollywood&nbsp;: il était une fois un conte de fée cinématographico-uchronique</a></li>



<li><a href="https://www.theartchemists.com/livre-mafia-hollywood/">La Mafia à Hollywood&nbsp;: James Ellroy avait raison&nbsp;!</a></li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading">De l’inventivité aux contraintes</h2>



<p>Très pointilleux quant aux décors, aux costumes et à la musique, Chazelle joue avec nos nerfs. Si la première partie du film est complètement délirante (la découverte des studios Kinoscope est en soi un moment d’anthologie), le ton change au fur et à mesure que se profile la mutation du parlant. Tandis que les maisons de production érigent de véritables villes pour produire du film sonore en série, l’inventivité des débuts fait place à des contraintes parfois contradictoires, une réglementation de plus en plus dure.</p>



<p>C’est l’occasion pour le réalisateur de questionner les limites ténues entre business, créativité et art avec par exemple, ce moment magique où, dans un chaos indescriptible, on cherche à capter la lumière dans l’unique larme de Nellie LaRoy. <em>Babylon</em> possède ainsi une profondeur, une vibration portée par un casting pour le moins concerné. <a href="https://www.theartchemists.com/?s=Brad+Pitt" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Brad Pitt</a>, <a href="https://www.theartchemists.com/?s=Margot+Robbie" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Margot Robbie</a>, Jean Smart, Li Jun Li, Diego Calva… si tous se prennent au jeu de cette hystérie, tous sont aussi concernés par les remous de l’industrie. Tous sont menacés d’être éradiqués un jour, remplacés par des IA moins couteuses, plus productives et malléables.</p>



<p>Ainsi, sous ses dehors provocateurs, <em>Babylon</em>, en évoquant le berceau du cinéma, interroge le devenir de la profession, frappée de plein fouet par les ogres <a href="https://www.theartchemists.com/?s=Netflix" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Netflix</a> et consort, qui étouffent la diffusion en salle, formatent scénarios et esthétique pour un maximum de rendement, entravent le fonctionnement du cinéma indépendant. Quant à l’émergence de l’intelligence artificielle, elle est déjà en train de prendre la place de l’humain. Un nouveau tournant riche d’opportunités et de mises et à mort.</p>
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		<title>I am the night : Electre et le Minotaure</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/i-am-the-night-electre-et-le-minotaure/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Jan 2023 05:24:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Séries]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Des décennies après son assassinat, le Dahlia Noir n’en finit pas d’inspirer auteurs et cinéastes. Après avoir impacté James Ellroy et Brian De Palma, Elisabeth Short s’infiltre dans le juteux business des séries TV, passant par la première saison d’American Horror Story pour se droper dans le très récent I am the night, soit six épisodes abordant, sous couvert de nous raconter l’errance de Fauda Hodel, cette affaire sulfureuse qui...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2019/05/i-am-the-night-e1556709816353.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-31690 size-full" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2019/05/i-am-the-night-e1556709816353.jpg" alt="" width="600" height="600" /></a></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Des décennies après son assassinat, le Dahlia Noir n’en finit pas d’inspirer auteurs et cinéastes. Après avoir impacté James Ellroy et Brian De Palma, Elisabeth Short s’infiltre dans le juteux business des séries TV, passant par la première saison d’<a href="https://www.theartchemists.com/serie-american-horror-story/" target="_blank" rel="noopener"><i>American Horror Story</i></a> pour se droper dans le très récent <i>I am the night, </i>soit six épisodes abordant, sous couvert de nous raconter l’errance de Fauda Hodel, cette affaire sulfureuse qui lui sert de toile de fond.</span></p>
<h2 class="western"><span style="color: #000000;">Un grand-père étrange, insaisissable… et dangereux ?</span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Résumons le propos : nous voici dans le Nevada des sixties ; élevée par une mère pour le moins coercitive au sein d’une communauté noire où elle s’intègre comme elle peut, la jeune Fauna apprend par hasard qu’elle a été adoptée et que ses racines se trouvent en fait à Los Angeles, dans le sillage du brillant et mystérieux Docteur Hodel. Outre le choc de la nouvelle, la donzelle comprend alors qu’elle n’est pas la métisse qu’elle croyait être. Forte tête, elle prend la direction de la ville des anges pour en savoir plus et rencontrer ce grand-père étrange, insaisissable … et dangereux ?</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Car s’il est un gynécologue riche, respecté, hautement influent, amateur d’art surréaliste et pianiste de génie, Georges Hodel a aussi la réputation d’être un débauché adepte de parties fines et des préceptes de Sade qu’il cite régulièrement en référence. Pire, sa propre fille Tamar, la mère de Fauna, l’a accusé d’inceste et de meurtres, notamment celui du Dahlia Noir. Innocenté au terme d’un procès plus que contestable, Hodel a exilé sa fille on ne sait où, ce que Fauna va chercher à découvrir à ses risques et périls.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Pour l’accompagner dans sa quête, le journaliste Jay Singletary. Violent, ivrogne et toxico, revenu traumatisé de la guerre de Corée, casse-cou impénitent, capable de tout pour un bon cliché … et qui connaît le dossier Hodel sur le bout des doigts, pour avoir enquêté dessus … et y avoir laissé sa réputation. C’est que Hodel a le bras long, la police de L.A. dans sa poche et pas un soupçon d’empathie. La carrière de Singletary n’y a pas survécu … jusqu’à ce que Fauna surgisse de nulle part pour causer des dommages irréversibles, à la manière d’une Electre moderne.</span></p>
<p><iframe loading="lazy" title="I Am the Night featuring Chris Pine &amp; Patty Jenkins [TRAILER #1] | Coming January 2019 | TNT" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/KcknCCOlH-E?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<h2 class="western"><span style="color: #000000;">Un thriller haletant et malsain</span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">De ce pitch alambiqué, la réalisatrice Patty Jenkins tire un thriller haletant et malsain qui respire son <a href="https://www.theartchemists.com/?s=james+ellroy" target="_blank" rel="noopener">James Ellroy</a> à cent pas. Police corrompue, émeutes raciales, racisme latent, jet set dégénérée, Fauna la candide, incarnée par l’angélique India Eisley, plonge dans ce bain de barbarie avec autant de crainte que de fascination… et un sens évident de la manipulation qu’elle semble avoir hérité de ce sulfureux grand-père auquel Jefferson Mays prête son regard froid, sa diction ampoulée. Quant à Chris Pine et ses airs faussement boudeurs, il endosse le rôle du journaliste incontrôlable et épris de justice.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><a style="color: #000000;" name="cite_ref-One_Day_She'll_Darken_2-0"></a> À eux trois, ils mènent tambour battant cette enquête… qui s’appuie sur des faits réels, corroborés par les photographies exhibées en générique de fin, au terme de chaque épisode. Si le personnage du reporter est totalement fictif, Georges Hodel a bien existé, Fauna aussi dont l’autobiographie <i>One Day She&rsquo;ll Darken: The Mysterious Beginnings of Fauna Hodel </i>est ici adaptée et scénarisée par Sam Sheridan sur les conseils de l’auteure et de son époux, par ailleurs parties prenantes dans la production. Est-ce à dire que Hodel fut vraiment le meurtrier du Dahlia Noir et que la série résout l’intrigue ?</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Minute, papillon. Certes Hodel fit partie des suspects, et le livre <i>L’Affaire du Dahlia Noir</i> écrit par un autre de ses enfants, Steve Hodel, devenu policier à l’âge adulte, va dans le sens de sa culpabilité en agitant notamment la fascination du médecin pour la violence surréaliste (décidément sa descendance a des comptes à régler avec ce type). Une théorie réfutée par des analyses scientifiques et des comparaisons de planning, que Stéphane Bourgoin évoque avec précision dans son enquête <a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2019/05/dahlia-noir-315x494.jpg"><i>Qui a tué le Dahlia Noir ?</i></a>. Bref, il ne faut pas prendre la série pour argent comptant, mais la vivre comme une enième fiction inspirée par une réalité opaque dont on maîtrise à peine les contours.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">L’exercice est réussi, la quête identitaire de cette gamine paumée alimente avec justesse une investigation complexe dont le principal suspect s’avère une personnalité aussi mystérieuse que menaçante, un minotaure dévorant et sans pitié, qui assimile art et meurtre sans vergogne. La force de cette série est donc de jongler entre fiction et vérité, d’apporter une lecture possible à un crime odieux qui a d’autant plus marqué l’inconscient américain qu’il demeure irrésolu, semble insolvable… mais possède une aura destructrice perpétuelle.</span></p>
<p align="justify">
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		<title>French Tabloïds : polar d’exception, manipulation de masse et littérature de crise</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/roman-french-tabloids-polar/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Jan 2022 14:51:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Que se passe-t-il quand un président en activité est rattrapé par les affaires de corruption dans lesquelles il a allégrement trempé quelques années avant son entrée à l’Élysée ? S’il veut gagner du temps sur Dame Justice et échapper à ses geôles, il n’a d’autre solution que d’être réélu. A n’importe quel prix. Un constat somme toute logique à partir duquel Jean-Hugues Oppel accouche d’un roman haletant et pas si fictionnel...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="392" height="600" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/06/the-artchemists-french-tabloids-oppel.jpg" alt="" class="wp-image-37143" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/06/the-artchemists-french-tabloids-oppel.jpg 392w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/06/the-artchemists-french-tabloids-oppel-188x288.jpg 188w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/06/the-artchemists-french-tabloids-oppel-323x494.jpg 323w" sizes="auto, (max-width: 392px) 100vw, 392px" /></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p><span style="color: #000000;">Que se passe-t-il quand un président en activité est rattrapé par les affaires de corruption dans lesquelles il a allégrement trempé quelques années avant son entrée à l’Élysée ? S’il veut gagner du temps sur Dame Justice et échapper à ses geôles, il n’a d’autre solution que d’être réélu. A n’importe quel prix. Un constat somme toute logique à partir duquel Jean-Hugues Oppel accouche d’un roman haletant et pas si fictionnel que ça intitulé <i>French Tabloïds</i>.</span></p>



<h2 class="wp-block-heading"><span style="color: #000000;"><b>Souvenir d’un électrochoc</b></span></h2>



<p><span style="color: #000000;">Ce n’est pas un hasard si le titre de ce sulfureux roman évoque un autre brûlot littéraire, le célèbre polar <a href="https://www.theartchemists.com/theatre-politique-american-tabloid-lapostrophe/" target="_blank" rel="noopener"><i>American tabloïds</i></a> de <a href="https://www.theartchemists.com/?s=james+ellroy" target="_blank" rel="noopener">James Ellroy</a>, sorti en 1995 pour raconter par le menu et selon différents angles la montée des Kennedy à la présidence et leur chute spectaculaire sur fond de crise sociale majeure et de Sixties en mutation. Oppel, quant à lui, s’attaque aux relations qu’entretiennent les sphères occultes du pouvoir français avec des médias dédiés à la manipulation des masses. Le roman <i><a href="https://www.payot-rivages.fr/rivages/livre/french-tablo%C3%AFds-9782743618551" target="_blank" rel="noreferrer noopener">French Tabloïds</a></i> sort en 2005, mais à chaque page, c’est notre actualité qui nous saute au visage.</span></p>



<p><span style="color: #000000;">Avec en filigrane une stratégie politique mortifère désormais inscrite dans les mémoires au fer rouge, confrontant un clan politique soi-disant centriste et un tribun d’extrême droite. Un électrochoc pour toute une population déjà traumatisée par les attentats du 11 septembre 2001 et la montée quotidienne de la délinquance. Un climat d’ultraviolence étalé en une des médias, sans aucune respiration possible. Psychose soigneusement entretenue par un cabinet de spin doctors qui orientent titres et éditoriaux, influent sur la presse écrite, la radio, la télévision, rappelant à l’ordre les journalistes qui sortiraient de cette ligne éditoriale ubuesque.</span></p>



<h2 class="wp-block-heading"><span style="color: #000000;"><b>Stratégie de la peur et effet de saturation</b></span></h2>



<p><span style="color: #000000;">Créer la peur, au besoin l’encourager, voire la déclencher&nbsp;: c’est ce que nous raconte un Oppel visionnaire, qui fusionne les destins d’un pauvre type oublié du système, perclus de dettes, passionné d’armes à feu et obsédé par la mort, une jeune flic végétant dans un commissariat de banlieue, une petite pute slave défenestrée, un ponte des Renseignements Généraux en charge des basses œuvres de l’État, un mystérieux manipulateur de conscience spécialisé dans la torture psychologique et les opérations de déstabilisation de l’opinion publique, trois consultants de l’ombre obéissant aux ordres venus d’un cabinet noir pour monitorer une élection dont l’issue est définie d’avance.</span></p>



<p><span style="color: #000000;">Entre chaque chapitre de cette intrigue pour le moins éprouvante, le lecteur mesure l’évolution des titres médiatiques, la façon dont les éléments de langage adoptés alimentent l’angoisse, orientent le mental, noient l’esprit critique dans des émotions extrêmes. Une stratégie de la saturation qui n’est pas sans rappeler les analyses de Noam Chomsky et Naomi Klein, et que Oppel dissèque avec une grande finesse, dans la grande tradition du polar à la française. Ce n’est pas pour rien que le roman débute sur une citation de Jean-Patrick Manchette : « <i>le polar voit le mal dans l’organisation sociale transitoire</i> ». Une littérature de la crise donc, dont <i>French Tabloïds</i> est un pur produit.</span></p>



<div class="wp-block-group" style="font-style:normal;font-weight:600"><div class="wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained">
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</ul>
</div></div>
</div></div>



<p><span style="color: #000000;">D’une rare pertinence dans son analyse, la prose de Jean-Hugues Oppel n’a rien perdu de sa fougue et de sa justesse. Parue il y a une quinzaine d’années, l’approche du romancier demeure viable en une période où les politiciens disposent des réseaux sociaux et de l’IA pour pénétrer les attentes de la populace et les piloter à leur convenance et pour leur gratification. Il suffit de recouper la lecture de <i>French Tabloïds</i> avec le visionnage du film <a href="https://www.theartchemists.com/brexit-the-uncivil-war-english-apocalypse-now/" target="_blank" rel="noopener"><i>Brexit</i></a> ou de la série <a href="https://www.theartchemists.com/serie-hommes-de-l-ombre/" target="_blank" rel="noopener"><em>Les hommes de l’ombre</em></a> pour comprendre combien Oppel a visé juste, façonnant un roman qui vaut toutes les initiations à la real politique avec en prime une intrigue d’une rare efficacité. À lire absolument !</span></p>



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<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-column-4d412c51" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-column">
<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



<p class="has-text-align-center has-text-color" style="color:#fefefe">Vous avez des envies de culture ? Cet article vous a plu ?</p>



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		<title>The Mob Museum : au cœur de la mafia !</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/visit-mob-museum-mafia/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Dauphine De Cambre]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Sep 2021 13:47:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Figurez-vous que la pègre aussi a son musée ! Il est situé à Las Vegas, dans un vieil immeuble de Stewart Avenue et retrace un siècle d’histoire du grand-banditisme à l’américaine. Et la visite vaut le détour. https://youtu.be/XK7Ua2BCn4k Des décennies d’ancrage Cela ne s’invente pas : initié par un ancien avocat, le Mob Museum a élu domicile dans un building des années 30 qui servait initialement de bureau des poste … et...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/09/the-mob-museum_opt1.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-34232 size-full" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/09/the-mob-museum_opt1.jpg" alt="Vues de The Mob Museum à Las Vegas" width="600" height="480" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/09/the-mob-museum_opt1.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/09/the-mob-museum_opt1-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/09/the-mob-museum_opt1-494x395.jpg 494w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></a></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Figurez-vous que la pègre aussi a son musée ! Il est situé à Las Vegas, dans un vieil immeuble de Stewart Avenue et retrace un siècle d’histoire du grand-banditisme à l’américaine. Et la visite vaut le détour.</span></p>
<p>https://youtu.be/XK7Ua2BCn4k</p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Des décennies d’ancrage</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Cela ne s’invente pas : initié par un ancien avocat, le Mob Museum a élu domicile dans un building des années 30 qui servait initialement de bureau des poste … et de palais de justice ! Véridique pied de nez au destin et signe de la dimension quasi mythique que revêt désormais la mafia dans l’imaginaire moderne et la pop culture. Mais pas seulement.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Si le parcours permet de s’immerger dans un speakeasy, de découvrir les joies de la distillerie clandestine et les grandes heures de la Prohibition, il s’agit par ailleurs d’explorer des décennies d’ancrage progressif au cœur de la société américaine et des élites en place ; un ancrage qui va se modifier avec le temps, les tendances, les technologies … et les marchés en tension.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000; background-color: #ff00ff;"><strong>A lire également :</strong></span>  <strong><a href="https://www.theartchemists.com/livre-mafia-hollywood/" rel="bookmark">La Mafia à Hollywood : James Ellroy avait raison !</a></strong></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Une collection impressionnante</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">L’alcool initialement, les cigarettes, puis la drogue, sans compter le racket, la prostitution, le trafic humain, les armes … et la corruption bien entendu. Le tout réparti sur trois étages plus un sous-sol, saturés de documents, photographies, vidéos, artefacts, bref une collection impressionnante détaillant par le menu l’histoire de la pègre et de sa confrontation avec les autorités.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Car l’un ne va pas sans l’autre. Et tout le parcours met en évidence comment les deux univers vont s’affronter, s’organisant, se confortant au coup par coup. Zoom sur les 100 plus grands mafieux, massacre de la saint Valentin, développement de la pieuvre, le musée propose par ailleurs une focale sur la manière dont la mafia a fait main basse sur l’industrie du jeu de Las Vegas.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><span style="background-color: #ff00ff;"><strong>A lire également :</strong></span>  </span><strong><a href="https://www.theartchemists.com/cuba-batista-et-la-mafia-des-causes-dune-revolution/" rel="bookmark">Cuba, Batista et la mafia : des causes d’une révolution </a></strong></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">L’ensemble est immersif, interactif, très précis jusque dans l’évocation des nouveaux modes mafieux. Bref si vous passez par Vegas, vous savez où vous rendre pour passer une journée absolument passionnante. Et si vous ne pouvez pas rallier Sin City, il vous reste cependant une <a href="https://www.youtube.com/c/mobmuseumlasvegas/videos" target="_blank" rel="noopener">série de vidéos</a> particulièrement pointues à décortiquer, une application, un virtual tour … Bref largement de quoi assouvir votre curiosité … et préparer une visite future ?</span></p>
<p align="justify"><strong>Et plus si affinités</strong></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Pour en savoir plus sur The Mob Museum, n&rsquo;hésitez pas à visiter <a href="https://themobmuseum.org/" target="_blank" rel="noopener">le site du musée</a>.</span></p>
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]]></content:encoded>
					
		
		
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		<item>
		<title>Capone :  les idoles sont faites pour être fracassées</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/film-capone-tom-hardy/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Sep 2021 13:03:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Capone : condamné à une sorite en VoD because pandémie, le film de Josh Trank a reçu un accueil pour le moins mitigé de la part de critiques et de spectateurs visiblement déroutés par la tournure du biopic consacré aux derniers jours d’Al Capone. Certains ont trouvé le temps long et le scénario sans épaisseur, d’autres ont regretté le manque d’action … et pour cause. Capone n’est pas un film de...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/09/3888054_opt.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-34230 size-full" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/09/3888054_opt.jpg" alt="affiche du film Capone" width="405" height="600" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/09/3888054_opt.jpg 405w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/09/3888054_opt-194x288.jpg 194w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/09/3888054_opt-333x494.jpg 333w" sizes="auto, (max-width: 405px) 100vw, 405px" /></a></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><i>Capone</i> : condamné à une sorite en VoD because pandémie, le film de Josh Trank a reçu un accueil pour le moins mitigé de la part de critiques et de spectateurs visiblement déroutés par la tournure du <a href="https://www.theartchemists.com/?s=biopic&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank" rel="noopener">biopic</a> consacré aux derniers jours d’Al Capone. Certains ont trouvé le temps long et le scénario sans épaisseur, d’autres ont regretté le manque d’action … et pour cause. <i>Capone</i> n’est pas un film de mafieux ; <i>Capone</i> est un film sur la déchéance d’une idole.</span></p>
<p><iframe loading="lazy" title="CAPONE - BANDE ANNONCE VOST" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/K2CM9u0tk2k?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><b>N’être plus rien</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Le pitch parle de lui-même : libéré sous caution, c’est un Capone diminué par des années de prison et une neurosyphilis galopante qui réintègre le giron familial en sa propriété de Miami. Le parrain emblématique de la <a href="https://www.theartchemists.com/?s=mafia&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank" rel="noopener">mafia</a> de Chicago n’est plus que l’ombre de lui-même, il n’a plus d’argent, ne peut entretenir son clan. Tandis que l’on vend œuvres d’art, statues, meubles, vaisselle pour éponger les dettes, l’ancien truand se délite, physiquement, mentalement. Un long calvaire, peuplé des spectres de ceux qu’il a tués, jalonné de regrets, de remords, et la conscience de n’être plus rien.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">N’être plus rien : ce qu’il y a de pire pour cet immigré italien sorti de la fange par la violence et le crime afin de construire un empire financier et social qu’il gérait d’une main de fer. Une véritable honte que cette dégradation ; tandis qu’il plonge dans l’incontinence et la folie, Capone a-t-il suffisamment de conscience pour regretter une mort en majesté sous les balles ? « <i>Si un jour on m’avait dit qu’y mourrait dans son lit celui-là !</i> » ; la réplique de Fernand Naudin après la mort du Mexicain, moment clé du film culte <i>Les Tontons Flingueurs</i>, prend ici tout son sens.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000; background-color: #ff00ff;"><strong>A lire également :</strong></span> <strong><a href="https://www.theartchemists.com/livre-mafia-hollywood/" rel="bookmark">La Mafia à Hollywood : James Ellroy avait raison !</a></strong></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Tom Hardy sidérant</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Surtout quand on y ajoute la réflexion d’un Raoul Volfoni fataliste : « <i>Y&rsquo;a vingt piges le Mexicain, tout le monde l&rsquo;aurait donné à cent contre un : flingué à la surprise </i>». Malheureusement, le sort en décidera autrement, pour Louis comme pour Fonzo, diminutif affectueux d’Alphonse Capone, mais en l’état surnom grotesque du clown pathétique qu’il est devenu. Prématurément vieilli, débile, régressant vers le stade de nourrisson, à peine capable de parler, de dessiner, bien au fait cependant de cette lente décomposition.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">C’est là la clé du biopic de Trank, servi par un Tom Hardy proprement sidérant. Le film vaut par son interprétation, ses regards, ses grognements, ses gestes. On savait l’acteur talentueux ; il se révèle habité, possédé, n’hésitant pas à aborder des instants pénibles : la perte de contrôle des sphincters, l’abandon du cigare, l’AVC, l’impossibilité de parler, de communiquer, la violence par rapport à l’entourage, l’effacement de la mémoire … Rien n’arrête ce comédien hors normes qui pulvérise littéralement les codes de représentation du gangster rebelle et tout puissant.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000; background-color: #ff00ff;"><strong>A lire également :</strong></span><strong>  <a href="https://www.theartchemists.com/visit-mob-museum-mafia/" rel="bookmark">The Mob Museum : au cœur de la mafia !</a></strong></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Capone n’est pas un dieu</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">En témoigne cette vision saisissante d’un Capone machouillant une carotte, ses couches lui tombant sur les cuisses, sa robe de chambre sale et en désordre, errant dans son jardin paradisiaque pour tirer à vue sur son entourage à coup de Tommy Gun plaqué or. Il fallait oser et Tom Hardy l’a fait, balayant ainsi le mythe de Scarface pour mettre en évidence quelque chose de bien plus effrayant : Capone n’est pas un dieu, encore moins un héros ou un modèle, mais un homme. Et sa fin, longue, douloureuse, est tragique car elle lui rappelle qu’il n’est que poussière.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">C’est probablement pour cette raison que <i>Capone</i>, qui devait initialement s’intituler Fonzo, dérange. Le film expose sans fard la démence d’un esprit rongé par la maladie. Ce n’est pas nouveau, le sujet a été traité maintes fois ; mais dans le cas de ce film précis, la superposition se fait avec le genre consacré du film de gangster, héros moderne porté aux nues. Trank et Hardy vont foudroyer ce héros sans pitié, en le ramenant à sa condition première dans une atmosphère qui n’est pas sans évoquer <i>Le Roi se Meurt</i> de Ionesco.</span></p>
<p align="justify"><strong><span style="color: #000000; background-color: #ff00ff;">A lire également :</span> <a href="https://www.theartchemists.com/the-highwaymen-killing-bonnie-and-clyde/" rel="bookmark"> The Highwaymen : killing Bonnie and Clyde …</a></strong></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Forcément le spectateur qui aborde le film <i>Capone</i> avec en tête les interprétations de Rod Steiger, Ben Gazzara ou Robert de Niro pour ne citer qu’eux, ne va guère apprécier ce brutal changement de ton. C’est bien dommage car ce virage est aussi magistral qu’éclairant. Les idoles sont faites pour être fracassées, c’est l’occasion de leur offrir une autre dimension, bien plus cathartique encore. A ce titre, <i>Capone </i>remplit pleinement le contrat.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Et plus si affinités</b></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Pour visionner le film <em>Capone en VoD</em>, cliquez sur la photo.</span></p>
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