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	<title>documentaire</title>
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		<title>The Apprentice : Trump mode d’emploi</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/the-apprentice-film/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Jan 2026 11:48:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ok, ok, Trump par-ci Trump par là, POTUS Trump colonise actuellement le devant de la scène médiatique avec ses projets d’invasion tout azimut, sa manière de gérer l’immigration et l’opposition en mode facho, sans compter sa mauvaise foi, son égo surdimensionné et sa manière clairement assumée de nous prendre tous.tes pour des cons. Si vous êtes comme moi, vous frisez l’overdose et la crise de panique. Raison de plus pour...</p>
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<figure class="wp-block-image size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="450" height="600" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2026/01/The-ARTchemists-the-Apprentice.jpg" alt="The apprentice" class="wp-image-38451" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2026/01/The-ARTchemists-the-Apprentice.jpg 450w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2026/01/The-ARTchemists-the-Apprentice-216x288.jpg 216w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2026/01/The-ARTchemists-the-Apprentice-371x494.jpg 371w" sizes="(max-width: 450px) 100vw, 450px" /></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Ok, ok, Trump par-ci Trump par là, POTUS Trump colonise actuellement le devant de la scène médiatique avec ses projets d’invasion tout azimut, sa manière de gérer l’immigration et l’opposition en mode facho, sans compter sa mauvaise foi, son égo surdimensionné et sa manière clairement assumée de nous prendre tous.tes pour des cons. Si vous êtes comme moi, vous frisez l’overdose et la crise de panique. Raison de plus pour visionner l’excellent si juste et un brin prophétique <em>The Apprentice</em>. Et prions tous pour que nos dirigeants aient aussi regardé le film d’<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Ali_Abbasi">Ali Abbasi</a> qui peut faire figure de mode d’emploi de Mister Orange.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="THE APPRENTICE - Bande-annonce VOST" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/qbJJW6JqVx8?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Des règles simples</h2>



<p><em>The Apprentice</em> : l’apprenti, le novice. Titre aussi simple et dépouillé que juste puisque ces 122 minutes échevelées évoquent comment petit poussin <a href="https://www.theartchemists.com/?s=trump">Trump</a> est devenu le charognard qu’on connaît aujourd’hui. Issu d’une meute menée de main de fer par un patriarche peu amène, Trump jeune adulte n’a guère d’aura, encore moins de pratique et surtout pas de réseau. S’il a les dents longues, elles ne brillent encore pas et ne trouent pas le parquet.</p>



<p>Tout ça va changer quand <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Roy_Cohn">Roy Cohn</a> le prend sous son aile. Avocat à droite toute qui se targue d’avoir conduit Ethel Rosenberg à la chaise électrique, Cohn est connu pour être un vrai salopard sans principe qui n’hésite pas à défendre les pontes de la mafia et se conduit un peu comme un parrain. Ses règles sont simples :</p>



<p><strong>1. Attaquer, attaquer, attaquer&nbsp;: </strong>Ne jamais se défendre passivement. Toujours contre-attaquer, intimider, saturer l’espace médiatique. L’offensive permanente comme stratégie de domination.</p>



<p><strong>2. </strong><strong>Ne jamais admettre ses torts. </strong>Même face à l’évidence. Reconnaître une faute, c’est perdre. Le déni devient une arme politique et psychologique.</p>



<p><strong>3. </strong><strong>Toujours proclamer la victoire, </strong><strong>p</strong>eu importe la réalité des faits. Il faut affirmer qu’on a gagné, imposer son propre récit, jusqu’à ce qu’il devienne la vérité perçue.</p>



<div class="wp-block-group has-white-color has-vivid-cyan-blue-to-vivid-purple-gradient-background has-text-color has-background has-link-color wp-elements-913432c5d0b7686569c91cba5c25ef20" style="font-style:normal;font-weight:600"><div class="wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained">
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<h2 class="wp-block-heading">Un prédateur aux appétits d’ogre</h2>



<p>Voici donc le <strong>socle idéologique et comportemental</strong> que Cohn inculque à son protégé. La grille de lecture nécessaire pour comprendre un Trump qui va construire son personnage public selon cette triade. Deux heures durant, nous voyons le petit affairiste de l’immobilier muter en business prédateur aux appétits d’ogre et aux goûts pour le moins douteux. Au bureau ou chez soi, en public ou dans l’intimité, le portrait n’est guère flatteur, le monsieur imprévisible et égocentrique. Surtout lâche, déloyal et traître.</p>



<p>Cohn en fera les frais, de même sa première épouse Ivana, séduite puis progressivement abandonnée car lui faisant de l’ombre. Scène après scène, le portrait s’affine, les ressorts psychologiques apparaissent, les mécanismes se mettent en place. Au final c’est un Trump enfermé dans sa vision du monde qui s’impose, prêt à écraser tout ce qui ne lui convient pas. Tyrannique, infantile, incapable d’émotions pleutre, résolu à tout bouffer, y compris le fric de ses parents.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Fauves politiques et profils retors</h2>



<p>Mais qui recule quand on lui dit non. Ce que Cohn aurait dû faire rapidement. Raté. Il se fera bouffer sans pitié … et sans combattre. Peut-être en visionnant ce parcours initiatique, vous vous direz que c’est un peu exagéré. Si seulement… mais non. Aux commandes du scénario, le journaliste <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Gabriel_Sherman">Gabriel Sherman</a> à qui l’on doit <em>The Loudest Voice in the Room: How the Brilliant, Bombastic Roger Ailes Built Fox News – and Divided a Country, </em>enquête qui servit de base à l’excellente série <em><a href="https://www.theartchemists.com/film-loudest-voice-biopic-roger-ailes/">The Loudest voice</a></em>. Un portrait aussi juste qu’effrayant de Roger ailes qui façonna Fox news.</p>



<p>En d’autres termes Sherman s’y connaît en fauves politiques et en profils retors et sans vergogne. Son récit est servi par une mise en scène nerveuse, speedée, dans une new-York des années 80 entre lumières et déchéance, nouveaux riches et misère crasse. Le binôme Sebastian Stan (sidérant en Trump junior maladroit mais motivé) / Jeremy Strong (impeccable Roy Cohn) saisit aux tripes un spectateur subjugué, fasciné. Et flippé quand il comprend de quel monstre Cohn va accoucher sans même s’en rendre compte.</p>



<p>Preuve que le film voit juste, on a peiné à le diffuser aux USA où la team de campagne de Trump a tout fait pour bloquer la sortie en salles (on comprend pourquoi). Raison de plus pour le visionner maintenant et fissa, histoire de comprendre un peu plus la logique et la conception du monde trumpienne. Un mode d&#8217;emploi très utile par les temps qui courent.</p>



<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-678cc482" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns alignfull has-1-columns has-desktop-equal-layout has-tablet-equal-layout has-mobile-collapsedRows-layout has-reverse-columns-mobile has-vertical-bottom ticss-c00aadba"><div class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-overlay"></div><div class="innerblocks-wrap">
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<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



<p class="has-text-align-center has-text-color" style="color:#fefefe">Vous avez des envies de culture ? Cet article vous a plu ?</p>



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		<item>
		<title>Avant-garde : Brooke DiDonato, l’intime en équilibre ou la poésie troublée du quotidien</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/brooke-didonato-photographe-surrealisme-quotidien/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Dauphine De Cambre]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Nov 2025 16:49:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Beaux-Arts]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Photographe américaine originaire de l’Ohio, aujourd’hui installée à New York, Brooke DiDonato est l’une des voix les plus singulières de la scène contemporaine. Formée au photojournalisme, elle s’est éloignée du documentaire pour inventer un langage visuel où l’onirique et le quotidien se marient avec un naturel désarmant.Son univers n’est jamais tapageur : il est feutré, presque domestique, mais traversé d’un trouble sous-jacent. Une photographie de l’intimité psychique. Le banal fissuré...</p>
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<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/11/The-ARTchemists-Brooke-didonato.jpg" alt="photos de l'artiste brooke didonato" class="wp-image-38392" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/11/The-ARTchemists-Brooke-didonato.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/11/The-ARTchemists-Brooke-didonato-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/11/The-ARTchemists-Brooke-didonato-494x395.jpg 494w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



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<p>Photographe américaine originaire de l’Ohio, aujourd’hui installée à New York, <a href="https://www.instagram.com/brookedidonato/?hl=fr">Brooke DiDonato</a> est l’une des voix les plus singulières de la scène contemporaine. Formée au photojournalisme, elle s’est éloignée du documentaire pour inventer un langage visuel où l’onirique et le quotidien se marient avec un naturel désarmant.<br />Son univers n’est jamais tapageur : il est feutré, presque domestique, mais traversé d’un trouble sous-jacent. Une photographie de l’intimité psychique.</p>



<h1 class="wp-block-heading"><strong>Le banal fissuré : la scène domestique comme espace mental</strong></h1>



<p>Les photographies de Brooke DiDonato ne racontent pas vraiment des histoires : elles racontent des états. Des fragments d’émotion. Des sensations suspendues. Les décors — chambres, cuisines, jardins, parkings, salons — semblent totalement ordinaires. Mais quelque chose dévie : un corps disparaît sous un tapis, une silhouette s’enfonce dans un buisson, une main surgit du sol, une posture devient impossible. Ces glissements n’ont rien du fantastique spectaculaire : ils ressemblent davantage à des micro-tremblements de l’inconscient.</p>



<p>L’artiste l’affirme elle-même : elle cherche à représenter ce qui se passe <em>dans l’esprit</em>, pas dans la réalité objective. Son travail rejoint alors l’héritage du surréalisme, mais débarrassé de ses outrances historiques : ici, le merveilleux ne crie jamais. Il murmure. Cette esthétique — douce, feutrée, soigneusement éclairée — étire la frontière entre confort et inquiétude. On regarde ses images avec l’impression qu’un souvenir vient d’être déplacé d’un millimètre.</p>



<h1 class="wp-block-heading"><strong>Corps anonymes, émotions identifiables : le visage effacé comme langage</strong></h1>



<p>Un trait récurrent du travail de DiDonato&nbsp;? L’absence de visage. Non pas par stratégie de désincarnation, mais pour libérer l’image du portrait strict et ouvrir un espace d’identification. Le spectateur peut alors entrer dans la scène, la habiter mentalement, y projeter ses propres vulnérabilités.</p>



<p>La posture, la gestuelle, le décor parlent à la place de l’identité. Un dos courbé, un pied nu sur le carrelage, une main abandonnée sur un lit suffisent à créer une narration émotionnelle. Rien n’est explicite, tout est insinué. La photographie devient alors un lieu de translation émotionnelle, un terrain où le corps n’est plus un sujet, mais une clé pour ouvrir une chambre intérieure.</p>



<h1 class="wp-block-heading"><strong>Séries et cycles : une esthétique de la perte, du souvenir, du trouble discret</strong></h1>



<p>En feuilletant les séries présentées sur son site — toutes titrées avec une poésie presque diaristique — on comprend que l’œuvre de DiDonato se construit en cycles émotionnels. Deuil, éloignement affectif, effacement dans l&rsquo;environnement, les corps se perdent, se fragmentent pour dire la douleur silencieuse et résignée du non-être et de la mélancolie.</p>



<p>Dans ces projets, le décor est protagoniste à part entière. Les objets n’entourent pas le personnage : ils l’avalent, le recouvrent, le prolongent. Une véritable chorégraphie entre corps et espace, qui se décline différemment de chapitre en chapitre au fil de cette autobiographie fictive, où l’on ressent davantage qu’on ne comprend. Cette émotion retenue fait la singularité de DiDonato.</p>



<h1 class="wp-block-heading"><strong>Une photographe de l’infra-drame : l’équilibre entre douceur et malaise</strong></h1>



<p>Contrairement à de nombreux artistes qui travaillent le surréalisme contemporain par excès visuel, DiDonato choisit la mesure, la pudeur. Elle ne fait pas éclater la réalité : elle la décale. Un rideau devient paysage. Un tapis devient piège. Une piscine devient abîme. Un buisson devient refuge.</p>



<p>Aucune métaphore maladroite et lourde : ces déplacements poétiques évoquent la fragilité psychique contemporaine — solitude, attente, désarroi, désir d’effacement ou d’évasion. Cet univers, à mi-chemin entre Gregory Crewdson pour la construction visuelle et Francesca Woodman pour la vulnérabilité du corps, se distingue pourtant nettement par sa tonalité : un mélange de pastel, de calme, d’étrangeté subtile et de tendresse inquiète.</p>



<h1 class="wp-block-heading"><strong>Conclusion : la photographie comme chambre intérieure</strong></h1>



<p>Dans un monde saturé d’images bruyantes, l’œuvre de DiDonato tient du chuchotement inquiet.<br />Un chuchotement qui, précisément parce qu’il est discret, nous poursuit plus longtemps. Brooke DiDonato pratique un art de l’intérieur. Non pas l’intérieur décoratif, mais l’intérieur psychique.<br />Un territoire où la mémoire, la mélancolie, l’ennui, le désir, l’absence et le quotidien se croisent, se frôlent, se dérangent doucement.</p>



<p>Ses images ne racontent jamais trop : elles laissent venir. Elles suspendent le temps, elles fissurent le banal, elles offrent à voir ce moment infinitésimal où quelque chose — une émotion, une pensée, une mémoire — vacille. Brooke DiDonato expose et publie régulièrement sur la scène internationale. Rien n’est tapageur dans cette reconnaissance. L’artiste a su s’imposer par la constance d’un univers cohérent, délicat, identifiable en une seconde — ce qui est, aujourd’hui, un privilège rare.</p>



<p>Pour en savoir plus sur l&rsquo;unviers de Brooke DiDonato, consultez <a href="https://www.brookedidonato.com/">son site web</a>.</p>



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<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



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		<title>Civil War : apocalypse now in USA</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/civil-war/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Oct 2025 11:19:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Civil War&#160;: au premier visionnage, ce film m’a laissée anéantie. Avec en bouche un goût de prémonition. Une sorte de miroir tendu où apparait la violence la plus crue. La plus inutile. Le brûlot d’Alex Garland est sorti sur les écrans en 2024. Nous terminons l’année 2025 et chaque image de ce road movie en enfer trouve écho dans la réalité. Ce qui n’a rien de rassurant. Guerre intestine Civil...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
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<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="416" height="600" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/10/the-artchemists-civil-war.jpg" alt="affiche du film Civil war" class="wp-image-38339" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/10/the-artchemists-civil-war.jpg 416w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/10/the-artchemists-civil-war-200x288.jpg 200w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/10/the-artchemists-civil-war-343x494.jpg 343w" sizes="auto, (max-width: 416px) 100vw, 416px" /></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p><em>Civil War&nbsp;</em>: au premier visionnage, ce film m’a laissée anéantie. Avec en bouche un goût de prémonition. Une sorte de miroir tendu où apparait la violence la plus crue. La plus inutile. Le brûlot d’<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Alex_Garland">Alex Garland</a> est sorti sur les écrans en 2024. Nous terminons l’année 2025 et chaque image de ce road movie en enfer trouve écho dans la réalité. Ce qui n’a rien de rassurant.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="CIVIL WAR - Bande-annonce VOST" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/LB-VagkD6Zo?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Guerre intestine</h2>



<p><em>Civil War&nbsp;</em>: alors que les États-Unis se déchirent, qu’une guerre intestine ravage le pays, met à mal les populations, quatre journalistes quittent New-York et ses émeutes pour rallier Washington et obtenir une interview du président retranché dans une maison Blanche fortifiée. Leur périple va tourner à l’odyssée macabre tandis qu’ils approchent de leur but. Scène après scène, l’hyperpuissance américaines se décompose ainsi que ses valeurs démocratiques. On torture, on exécute, on massacre. Les milices de la Mort opèrent un peu partout, dans une totale impunité et sans jamais qu’on en comprenne les motivations, les revendications.</p>



<p>Ces séquences pourraient avoir lieu au <a href="https://www.theartchemists.com/salvador-oliver-stone-chronique/">Salvador</a>, au Chili, en Sierra Leone, en Haïti, au Népal. Garland, qui n’évoque jamais les origines de ce conflit fratricide, scotche le spectateur en ancrant ces moments insupportables dans la riante campagne américaine, avec en toile de fond des paysages d’une beauté confondante. Grandeur imperturbable de la nature vs vide idéologique de l’affrontement humain. Personne ne brandit de manifeste, personne ne prononce de grands discours sur la liberté ou la justice. On se bousille allègrement, on fait parler les armes, pas de loi, plus de justice. Le Far West.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Fracture permanente</h2>



<p>Prémonitoire et terriblement actuel : Garland pointe du doigt une Amérique où la fracture est instituée en état permanent, en mode de vie. La guerre n&rsquo;est plus un affrontement d&rsquo;idées, c&rsquo;est un système par défaut, une toile de fond pour survivre. Les milices tirent sur tout ce qui bouge. Les soldats exécutent sans se poser de questions. L’<a href="https://www.theartchemists.com/apocalypse-now-chef-doeuvre-a-lectures-multiples/">apocalypse (now)</a> surgit entre deux champs de maïs. La banalité de l&rsquo;horreur est terrifiante précisément parce qu&rsquo;elle n&rsquo;a pas besoin de se justifier. Plus d&rsquo;idéologie = plus de limite. Juste la barbarie comme langage universel.</p>



<p>Au cœur de ce cauchemar, quatre reporters. Lee (Kirsten Dunst, magnétique), la légendaire photographe de guerre dont le prénom évoque Lee Miller, qui a tout vu, tout enduré, tout sacrifié et qui n’en peut plus de capturer autant de brutalité avec son objectif. Joel (Wagner Moura), l&rsquo;écrivain survitaminé qui carbure à l&rsquo;adrénaline (avec alcool et came en prime). Sammy (Stephen McKinley Henderson), le vétéran sage, journaliste expérimenté mais si vieux qu’on se demande comment il va tenir le choc. Et Jessie (Cailee Spaeny), 23 ans, des étoiles dans les yeux et un Nikon en bandoulière, qui va ici faire son initiation. Leur boussole morale ? On photographie pour que les autres posent les questions.<strong> </strong>Cette phrase, c&rsquo;est leur doctrine. Leur carapace. Leur condamnation aussi.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;héritage Robert Capa</h2>



<p>Le film expose la réalité du journalisme de guerre et c’est clairement un sacerdoce doublé d’un chemin de croix. Le badge « PRESS » ne protège de rien. Dans une scène glaçante, un tireur d&rsquo;élite (joué par Jesse Plemons, terrifiant) leur demande froidement : <em>« Quel genre d&rsquo;Américains êtes-vous ? »</em> avant de décider s&rsquo;ils méritent de vivre ou non. La presse n&rsquo;est plus un contre-pouvoir, juste une cible supplémentaire. Lucide, cruellement. Presque documentaire jusque dans la restitution du caractère de ces reporters addicts au tumulte. Lee et ses camarades <em>ont besoin</em> d’être au cœur de l’action, pour capter la photo qui va « changer le monde », l’info qui va faire le scoop. Leur cynisme constitue l’armure nécessaire pour continuer à regarder l&rsquo;horreur en face. Ils sont les héritiers de Robert Capa, cherchant toujours à être « assez près » &#8211; quitte à y laisser leur humanité… et leur vie.</p>



<p>Et Garland de nous transmettre cette frénésie via l’astuce filmique des arrêts sur image. En pleine séquence d&rsquo;action, il interrompt le mouvement pour nous balancer une photo fixe de cette même action. Une fraction de seconde. Un corps qui s&rsquo;effondre. Un visage figé dans la terreur. Un soldat mort les yeux ouverts. Le sang poisseux qui se répand. Le feu, les explosions, l’angoisse, la colère. Ces images sont pensées comme des agressions visuelles. Le procédé force ainsi le spectateur à vivre l&rsquo;expérience du reporter : faire fi du danger pour capturer l&rsquo;instant, le figer, le transformer en document. En objet. En marchandise de l&rsquo;horreur&nbsp;? Dixit tous ces clichés atroces qu’on consomme à la pelle sur nos fils d’actu et qui nous insensibilisent&nbsp;?</p>



<h2 class="wp-block-heading">Tragique passation</h2>



<p>C’est l’incohérente fatalité à l’œuvre dans cette fable qui a tout du réel. Lee, photographe émérite, talentueuse ô combien mais usée jusqu’à la corde émotionnellement et physiquement, passe le flambeau à la jeune Jessie qu’elle initie comme le ferait une grande prêtresse d’une néophyte. Jessie qui, au fil des fusillades et des escarmouches, va oublier sa peur pour s’abandonner tandis que Lee, elle, s’étiole. La passation trouvera son accomplissement tragique lors de l&rsquo;assaut final sur la Maison Blanche. Une scène magistrale qui invoque le pouvoir démiurgique de l’image, la vie, l’énergie qu’on vole lorsqu’on photographie quelqu’un.</p>



<p>Une sorte de portrait ovale en temps de guerre, un instant d’une beauté terrifiante. Et qui laisse le spectateur sans voix, honteux, recroquevillé dans son fauteuil comme un gosse terrifié par les le fracas des rafales de fusil d’assaut, les explosions, les cris. La conception sonore du film ici est essentielle, répartie entre fusillades, hurlements, silences et morceaux de pop et country qui habillent ces séquences de combat pour les rendre encore plus intolérables.Histoire de rappeler que la destruction fait partie de l’ADN culturelle des USA en particulier et de l’humanité en général&nbsp;?</p>



<div class="wp-block-group has-white-color has-vivid-cyan-blue-to-vivid-purple-gradient-background has-text-color has-background has-link-color wp-elements-2affc5e15f1d586c6b81015ebcbda0f2"><div class="wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained">
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</ul>
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<p><em>Civil War</em> donc&nbsp;? Un électrochoc. Garland ne nous offre aucun réconfort, aucune catharsis. Pas de héros qui sauvent la situation. Pas de fin heureuse. Un constat glacial, visionnaire : quand une démocratie se fracture, quand la violence se banale, quand les reporters sont des cibles&#8230; il est déjà trop tard. Hommage déchirant au journalisme de guerre, à ces hommes et femmes qui risquent leur vie pour que nous sachions, le film souligne LA problématique par excellence : à quoi sert-il de témoigner si personne n&rsquo;écoute ? Or aujourd’hui, plus personne n’écoute, ne regarde, ne décrypte. Garland n’évoque pas un futur dystopique mais une sinistre réalité en train de se concrétiser sous nos yeux, dans l’indifférence générale. Et quand on observe ces images, on a le sentiment qu’il est déjà trop tard.</p>



<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-678cc482" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns alignfull has-1-columns has-desktop-equal-layout has-tablet-equal-layout has-mobile-collapsedRows-layout has-reverse-columns-mobile has-vertical-bottom ticss-c00aadba"><div class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-overlay"></div><div class="innerblocks-wrap">
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		<title>Comédie française : Voyages dans l’antichambre du pouvoir : une immersion humoristique au cœur de l’Élysée</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/comedie-francaise-bd/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Benjamin Getenet]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Sep 2025 09:35:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=38333</guid>

					<description><![CDATA[<p>Publié en 2017 chez Dargaud, Comédie française : Voyages dans l&#8217;antichambre du pouvoir de Mathieu Sapin plonge le lecteur dans les coulisses du pouvoir politique français, à l’époque du mandat de François Hollande. Fort de son talent de dessinateur-reporter, Sapin livre ici une bande dessinée originale et décalée, à la croisée du journalisme et de l&#8217;humour, offrant un accès inédit aux rouages de la présidence française. Un quinquennat au quotidien Mathieu Sapin cultive depuis...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
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<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="442" height="600" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/09/The-ARTchemists-Comedie-francaise.jpg" alt="couverture de la BD Comédie française de Mathieu Sapin" class="wp-image-38334" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/09/The-ARTchemists-Comedie-francaise.jpg 442w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/09/The-ARTchemists-Comedie-francaise-212x288.jpg 212w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/09/The-ARTchemists-Comedie-francaise-364x494.jpg 364w" sizes="auto, (max-width: 442px) 100vw, 442px" /></figure>



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<p>Publié en 2017 chez <a href="https://www.dargaud.com/">Dargaud</a>, <em>Comédie française : Voyages dans l&rsquo;antichambre du pouvoir</em> de <a href="https://www.instagram.com/mathsap/?hl=fr">Mathieu Sapin</a> plonge le lecteur dans les coulisses du pouvoir politique français, à l’époque du mandat de François Hollande. Fort de son talent de dessinateur-reporter, Sapin livre ici une bande dessinée originale et décalée, à la croisée du journalisme et de l&rsquo;humour, offrant un accès inédit aux rouages de la présidence française.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un quinquennat au quotidien</strong></h2>



<p>Mathieu Sapin cultive depuis longtemps un intérêt marqué pour les territoires délicats, ceux qu’on préfère habituellement laisser hors champ. Avec son trait faussement naïf et son regard curieux, il s’aventure là où peu de dessinateurs osent aller : les confidences feutrées, les conversations privées, les figures controversées. C’est ce qui l’a conduit par exemple à évoquer le parcours de <a href="https://www.theartchemists.com/livres-predation/">Gérard Depardieu</a> avec <em>Gérard. Cinq années dans les pattes de Depardieu</em> (2017) ou la vie d’un quotidien régional avec <em>Feuille de chou</em> (2010).</p>



<p>Rien d’étonnant donc à ce qu’il s’intéresse aux sujets politiques, auxquels il a consacré nombre d’ouvrages. Il s’est ainsi fait remarquer avec <em>Campagne présidentielle</em> (2012), qui relate la campagne de François Hollande ou <em>Le Château</em> (2015), où il suit le quotidien de l’Élysée. Avec <em>Comédie française : Voyages dans l&rsquo;antichambre du pouvoir, </em>le dessinateur passe au crible tout le quinquennat de Hollande et de son équipe qu’il documente au jour le jour, évoquant aussi bien les événements diplomatiques majeurs que les réunions de cabinet.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Entre journalisme et bande dessinée</strong></h2>



<p>De fait, <em>Comédie française</em> est conçu comme un véritable reportage graphique. À travers ses dessins et dialogues, Mathieu Sapin dévoile le visage invisible du pouvoir, les dessous de la cuisine politique, autant de détails ignorés du grand public. L’Élysée apparaît au fil des pages comme un lieu de tension constante, où les décisions importantes se prennent dans l’urgence, où les situations décalées, voire cocasse sont nombreuses.</p>



<p>Sapin se met lui-même en scène dans l’ouvrage, avec beaucoup d’autodérision. En observateur privilégié, il incarne le regard du citoyen curieux qui se faufile dans les recoins du pouvoir, souvent impressionné, parfois amusé ou perdu face à la complexité de l’appareil politique.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un humour décalé au service de la politique</strong></h2>



<p>L&rsquo;une des forces de <em>Comédie française</em> demeure son ton léger et humoristique. Mathieu Sapin traite de sujets sérieux – la diplomatie, la gestion de crise, les relations internationales – avec un recul amusé, permettant ainsi de rendre l’univers politique accessible. Il n&rsquo;hésite pas à pointer les absurdités du quotidien à l’Élysée ou à souligner les moments de tension avec un humour subtil.</p>



<p>Cet humour rend l&rsquo;ouvrage particulièrement accessible à ceux qui ne sont pas familiers avec les méandres de la politique française. Sapin parvient ainsi à démystifier l’Élysée et ses acteurs, les humanisant tout en exposant l’ampleur de leurs responsabilités.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une critique douce-amère de la politique contemporaine</strong></h2>



<p>Si l&rsquo;humour et la légèreté sont omniprésents, <em>Comédie française</em> n’en demeure pas moins une critique réfléchie du pouvoir contemporain. Derrière les scènes légères, Sapin montre aussi la solitude du pouvoir, les pressions et les compromis inévitables. François Hollande, qui au départ semble souvent détendu et proche, apparaît progressivement comme un homme marqué par les exigences et les difficultés de la présidence.</p>



<p>L’ouvrage souligne également les limites d’un système politique parfois rigide, où l’image publique et la gestion des crises priment souvent sur les convictions personnelles. À travers les yeux de Sapin, on perçoit la complexité des relations internationales, les négociations permanentes, et les interactions avec les autres figures politiques européennes et mondiales.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un regard unique sur le pouvoir français</strong></h2>



<p><em>Comédie française</em> se démarque par son approche singulière et innovante de la bande dessinée politique. Mathieu Sapin utilise le dessin pour offrir une lecture critique, mais jamais acerbe, des dynamiques de pouvoir. Son style graphique, simple et expressif, ajoute une touche d’authenticité au récit. Le lecteur est ainsi immergé dans un quotidien peu visible, entre comédie humaine et machinerie politique.</p>



<p>L&rsquo;ouvrage s&rsquo;inscrit dans la lignée d&rsquo;autres bandes dessinées politiques, telles que <em><a href="https://arenes.fr/livre/la-presidente/">La Présidente</a></em> de François Durpaire et Farid Boudjellal, mais adopte une approche plus intime et personnelle. Sapin ne cherche pas à dramatiser ou à politiser son récit, mais à observer et à comprendre, avec humour et bienveillance.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une approche inédite et humaine</strong></h2>



<p><em>Comédie française : Voyages dans l&rsquo;antichambre du pouvoir</em> est une œuvre incontournable pour ceux qui s&rsquo;intéressent à la politique française, mais aussi pour les amateurs de récits documentaires originaux. En alliant humour, reportage et bande dessinée, Mathieu Sapin offre un regard inédit sur les coulisses du pouvoir, tout en humanisant ses acteurs.</p>



<p>Loin d’une simple satire, cette&nbsp;BD&nbsp;propose une réflexion douce-amère sur la nature du pouvoir et ses réalités, tout en conservant un ton accessible et divertissant. Un voyage fascinant pour comprendre les rouages de l’Élysée et, au-delà, les défis auxquels sont confrontés les dirigeants politiques.</p>



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		<title>Salvador : quand Oliver Stone filme les escadrons de la mort</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/salvador-oliver-stone-chronique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 Sep 2025 09:39:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>1986 : Oliver Stone, avec Platoon, s’impose comme le cinéaste qui ose raconter la guerre autrement. Pourtant, en parallèle ce succès planétaire, il livre Salvador, un film poisseux, brutal, presque documentaire, qui plonge dans l’enfer de la guerre civile salvadorienne. Et comme à son habitude, Stone, en tournant cette histoire, secoue des cocotiers politiques. Car personne notamment aux USA n’avait envie de réveiller ces fantômes. Et pour cause. Une guerre sale...</p>
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<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="397" height="600" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/09/The-ARTchemists-Salvador.jpg" alt="affiche du film salvador" class="wp-image-38331" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/09/The-ARTchemists-Salvador.jpg 397w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/09/The-ARTchemists-Salvador-191x288.jpg 191w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/09/The-ARTchemists-Salvador-327x494.jpg 327w" sizes="auto, (max-width: 397px) 100vw, 397px" /></figure>



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<p>1986 : Oliver Stone, avec <em>Platoon,</em> s’impose comme le cinéaste qui ose raconter la guerre autrement. Pourtant, en parallèle ce succès planétaire, il livre <em>Salvador</em>, un film poisseux, brutal, presque documentaire, qui plonge dans l’enfer de la guerre civile salvadorienne. Et comme à son habitude, Stone, en tournant cette histoire, secoue des cocotiers politiques. Car personne notamment aux USA n’avait envie de réveiller ces fantômes. Et pour cause.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="SALVADOR (Masters of Cinema) New &amp; Exclusive Trailer" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/Tek-nU9gRV0?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Une guerre sale au plus près de la vérité</h2>



<p>Début des années 80. Le Salvador s’enfonce dans la guerre civile. Le gouvernement militaire, appuyé par les États-Unis de Reagan, mène une répression sanglante. Les escadrons de la mort assassinent syndicalistes, prêtres, paysans, opposants. On enlève, on torture, on jette les corps dans les fossés, dans les décharges. Mais à l’international, le sujet reste tabou. Trop sale, trop compromettant. Personne n’en parle ou alors en termes choisis.</p>



<p>Oliver Stone décide de s’y coller. Et il le fait à travers les yeux de Richard Boyle, journaliste freelance sur le déclin, cynique, alcoolique, mais encore capable de flairer l’histoire là où elle brûle. <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Richard_Boyle_(journalist)">Richard Boyle</a> n’est pas un personnage fictif. Ce reporter américain né en 1942 s’est spécialisé dans les zones de guerre et les régimes autoritaires. Ayant couvert le conflit salvadorien, il partage ses souvenirs dans le scénario qu’il co-écrit.</p>



<p>Boyle n’était pas un modèle de droiture : marginal, rebelle, en perpétuelle dérive, il possède cette énergie chaotique des reporters <a href="https://www.theartchemists.com/journalisme-gonzo/">gonzo</a> à la Hunter S. Thompson. C’est précisément cette position d’outsider qui lui permet de s’approcher au plus près de la vérité. Notes, souvenirs, contacts, anecdotes de terrain&nbsp;: le scénario de <em>Salvador</em> est nourri d’expériences directes. Même la scène des missionnaires assassinées s’inspire d’un massacre authentique qui avait bouleversé l’opinion internationale.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une mise en scène frontale</h2>



<p>Le propos même interdit le glamour, la fantaisie. Pas d’héroïsme hollywoodien. Stone filme la boue, la peur, la misère. La violence la plus crue, la bêtise de l’extrêmisme, de l’ignorance, de la misère. La caméra colle aux visages, aux cadavres, aux ruelles ensanglantées. On a presque l’impression d’un reportage de terrain. La fiction devient témoignage.</p>



<p>À travers Boyle et son pote photographe (John Savage), on suit l’engrenage : la barbarie systémique, les pressions militaires, la complicité américaine, la population écrasée entre guérilla et répression. La scène des missionnaires violées et assassinées demeure l’un des chocs les plus durs du film.</p>



<p>Véritable chien enragé, James Woods incarne Boyle, creusant cette figure de journaliste borderline, arrogant et déchu, qui se retrouve malgré lui face à une vérité trop énorme pour être tue. Il n’est pas un héros : il est lâche, contradictoire, paumé. Mais c’est précisément cette faiblesse qui donne au film sa force. Par lui, on comprend l’horreur et la compromission : quand tout s’effondre, que peut-on sauver ?</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un film politique, contre le déni</h2>



<p>Sorti en pleine ère Reagan, <em>Salvador</em> est une gifle. Le film reste l’une des rares représentations cinématographiques des escadrons de la mort en Amérique latine, à une époque où les médias mainstream détournaient le regard. Stone dénonce clairement : la CIA, l’armée américaine, la diplomatie complice. Il montre un pays sacrifié sur l’autel de la lutte anti-communiste. En cela, <em>Salvador</em> rejoint les films d’investigation journalistique comme <em><a href="https://www.theartchemists.com/film-missing-costa-gavras/">Missing</a></em> de Costa-Gavras. Sauf qu’ici, l’angle est plus cru, plus viscéral. Insupportable.</p>



<p>Aujourd’hui encore, <em>Salvador</em> résonne. Parce qu’il documente une guerre oubliée, parce qu’il met en lumière la mécanique universelle de la terreur d’État. Les escadrons de la mort ne sont pas une relique : on les retrouve au Brésil, aux Philippines, en Syrie, partout où un pouvoir préfère la terreur au dialogue. Revoir <em>Salvador</em>, c’est donc se rappeler que le cinéma peut être une arme politique. Pas un divertissement, mais une alarme. Une mémoire qui refuse l’oubli.Conclusion</p>



<p>Film charnière dans l’œuvre de Stone, <em>Salvador</em> reste une œuvre inconfortable, rugueuse, indispensable. En filmant les charniers que l’Amérique voulait cacher, Stone rappelait une vérité simple : ce qui n’est pas montré n’en existe pas moins. Et c’est bien pour ça qu’il fallait le montrer.</p>



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		<item>
		<title>Devil in the family: the fall of Ruby Franke : de la toxicité d’une “momfluencer”</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/ruby-franke-devil-in-the-family-docu-serie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 18 Aug 2025 08:43:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Être une femme parfaite, un épouse parfaite, une mère parfaite… et l’étaler à longueur de vidéos sur les réseaux sociaux. Quitte à basculer petit à petit dans la maltraitance la plus abjecte. Et en pensant le faire pour le bien de ses enfants. Voici en quelques mots très synthétiques le parcours de Ruby Franke. Mais peut-on résumer cette atrocité en deux phrases&#160;? Non. Il faudra bien les trois épisodes de...</p>
<p>Cet article <a href="https://www.theartchemists.com/ruby-franke-devil-in-the-family-docu-serie/">Devil in the family: the fall of Ruby Franke : de la toxicité d’une “momfluencer”</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.theartchemists.com">The ARTchemists</a>.</p>
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<p>Être une femme parfaite, un épouse parfaite, une mère parfaite… et l’étaler à longueur de vidéos sur les réseaux sociaux. Quitte à basculer petit à petit dans la maltraitance la plus abjecte. Et en pensant le faire pour le bien de ses enfants. Voici en quelques mots très synthétiques le parcours de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Ruby_Franke">Ruby Franke</a>. Mais peut-on résumer cette atrocité en deux phrases&nbsp;? Non. Il faudra bien les trois épisodes de la série documentaire <em>Devil in the family: the fall of Ruby Franke</em> pour lever un voile timide sur cette tragédie familiale et tenter de comprendre.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Ruby Franke : Le déclin d&#039;une famille modèle - Bande-annonce officielle (VOST) | Disney+" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/w-vDfmfD4hE?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">L’image d’un bonheur familial factice</h2>



<p>Comprendre comment cette maman en apparence attentive et pleine de vie, joyeuse et proche de ses enfants a pu en venir à pareilles extrémités. Comment son entourage, son époux notamment, n’ont pas réagi, détournant la tête devant des maltraitances de plus en plus visibles. Comment les plateformes, malgré les commentaires et les signalisations, ont continué de diffuser ces vidéos.</p>



<p>Pendant des années, Ruby a vendu à des milliers de followers béats l’image d’un bonheur familial factice. Le vernis craque à l’été 2023 lorsqu’un de ses enfants, couvert de coups et de blessures, amaigri, arrive à lui échapper pour se réfugier chez un voisin. Un miracle&nbsp;! Sans cela, le garçon y serait probablement resté, sa petite sœur aussi. Au centre de cette dérive, le besoin d’argent, la manipulation affective, la dérive sectaire.</p>



<div class="wp-block-group has-white-color has-vivid-cyan-blue-to-vivid-purple-gradient-background has-text-color has-background has-link-color wp-elements-70dc500800c567173e459ba3bbd98e10" style="font-style:normal;font-weight:600"><div class="wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained">
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<h2 class="wp-block-heading">Une plaie béante</h2>



<p>Et personne pour stopper ce processus. Personne. Devant la caméra d’<a href="https://www.ollylambert.com/">Olly Lambert</a>, Kevin Franke l’ex‑mari de Ruby, Shari et Chad, ses aînés, racontent. Comme ils peuvent, car aujourd’hui encore, la plaie est béante. Les colères de cette femme off caméra quand ses petits refusent de faire ce qu’elle ordonne, les punitions qu’elle leur inflige car ils n’en peuvent plus de se mettre en scène, toutes ces séquences sont dévoilées qui font froid dans le dos, interrogeant au passage ce business des parents influenceurs.</p>



<p>Et les vautours qu’ils peuvent attirer quand ils manquent de limite, qu’ils sont eux-même fragiles psychiquement. Quand Jodi Hildebrandt, coach parentale et ex‑psychologue, s’invite dans cette aventure, le chaos s’installe. Au cœur de ce bouleversement, des principes religieux rigides et fondamentalistes d’un autre âge. La maison devient une prison psychologique, le père, les enfants les plus grands sont écartés, les plus jeunes sont maltraités : le lien maternel déjà très toxique s’avère destructeur.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des enfants exploités sur les réseaux</h2>



<p>Ruby et Jodi sont arrêtées le 30 août 2023 pour abus aggravés sur mineur, condamnées l’année suivante, très lourdement. Depuis les aînés se mobilisent pour communiquer sur le sujet, avertir, informer. Et faire en sorte que la loi évolue pour protéger les mineurs d’une exploitation digitale, quelle qu’elle soit. Car c’est là le centre du problème.</p>



<p>La série dénonce l’ambiguïté des plateformes : ces dernières permettent de bâtir des empires sur la promotion d’images souvent complètement faussées. Les déviances, les sévices sont en embuscade derrière la mise en scène factice d’un bonheur familial dégoulinant de bons sentiments, où la mère apparaît comme la sainte du foyer, la lumière à suivre pour sa progéniture.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une personnalité complexe et problématique</h2>



<p>Ce contexte offre un terreau fertile pour les abus de toutes sortes. Ruby, avant même d’épouser une discipline religieuse imposée comme vertu, jusqu’à l’effroi, Ruby présente une personnalité complexe et problématique, immature qui trouve enfin une reconnaissance dans le succès de son vlog. Ses enfants deviennent des outils assurant cette visibilité, des faire-valoir, des excroissances d’elle-même. Tout cela avec l’aval des internautes et de son entourage qui y puisent une source de revenus importante.</p>



<p>Intense et bien menée, <em>Devil in the Family: The Fall of Ruby Franke</em> est une docu-série essentielle, qui creuse le malaise contemporain des familles vlogueuses consumées par l’image, les croyances extrêmes justifiant la cruauté, et le silence complice autour de la souffrance infantile. La « viralité » parentale n’en ressort pas grandie ni la société qui autorise pareille déviance.</p>



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<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



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		<title>The Studio : « movies, movies, movies !!! »</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/the-studio-serie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 18 Aug 2025 08:39:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Séries]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=38264</guid>

					<description><![CDATA[<p>Matt Remick est un cinéphile convaincu, passionné. Fraîchement nommé à la tête de Continental Studios, il accomplit son rêve, enfin : produire des films dignes, des films de qualité, des films d’art… Vœu pieux : dans un monde obsédé par les franchises et les IP rentables, son ambition va vite battre de l’aile. Voici le pitch du savoureux, de l’excellent, du jouissif The Studio. N’en faites pas l’économie, ce serait péché ! La...</p>
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<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="400" height="600" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/08/The-ARTchemists-The-Studio.jpg" alt="affiche de la série The Studio" class="wp-image-38265" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/08/The-ARTchemists-The-Studio.jpg 400w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/08/The-ARTchemists-The-Studio-192x288.jpg 192w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/08/The-ARTchemists-The-Studio-329x494.jpg 329w" sizes="auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px" /></figure>



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<p>Matt Remick est un cinéphile convaincu, passionné. Fraîchement nommé à la tête de Continental Studios, il accomplit son rêve, enfin : produire des films dignes, des films de qualité, des films d’art… Vœu pieux : dans un monde obsédé par les franchises et les IP rentables, son ambition va vite battre de l’aile. Voici le pitch du savoureux, de l’excellent, du jouissif <em>The Studio</em>. N’en faites pas l’économie, ce serait péché !</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="The Studio — Official Trailer | Apple TV+" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/EIQuE7JGXU8?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">La survie du cinéma hollywoodien</h2>



<p>La série, co-créée par <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Seth_Rogen">Seth Rogen</a>, Evan Goldberg, Peter Huyck, Alex Gregory et Frida Perez, s’impose d’emblée comme une comédie à la fois crue et érudite sur la survie du cinéma hollywoodien à l’heure du tout Netflix. Dès l’épisode 1 (« The Promotion »), elle pose les enjeux : la réalisation d’un film sur la boisson Kool‑Aid, irrésistible marronnier ou cauchemar marketing ? Avec à la clé, la récupération/désintégration du projet pour le moins ambitieux mais très concurrentiel d’un certain Martin Scorcese (caméo pour lequel le célébrissime réalisateur a été nominé aux Emmy Awards en tant qu’acteur).</p>



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<h2 class="wp-block-heading">Petites lâchetés et gros arbitrages</h2>



<p>Voilà&nbsp;:<em> The Studio </em>c’est ça. Une série complètement folle, débordante d’amour pour le cinéma, désespérée face à la multiplication des projets de merde faits pour faire du fric facile et où les caméos déjantés sont légion (rien que Zoe Kravitz en train de planer, ça vaut le détour). Épisode après épisode, c’est le portrait d’un Hollywood lessivé, obsédé par sa gloire passée, la quête de fric, et le <strong>CinemaCon</strong> qui transparaît. Petites lâchetés et gros arbitrages, léchages de fesses, coups tordus et langues de putes&nbsp;: Seth Rogen et ses acolytes ne laissent rien passer, s’amusant au passage de ce cirque où l’art, l’audace sont bradés sans pitié par les commerciaux. Pourtant les bonnes idées ne manquent pas qui nous mettent en haleine&nbsp;: Scorcese réalisant un film sur le massacre de Jonestown, rien que ça donne envie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Cynisme et espoir</h2>



<p>Critique au vitriol de l’industrialisation du cinéma écartelé entre franchise, placement produit et mondialisation : une caricature ? Non car chaque image déborde d’un amour sincère, profond pour le cinéma, Hollywood à son heure de gloire. Jusqu’à la dernière seconde, Matt Remick et sa team se battent pour éviter la casse, faire en sorte qu’un peu de talent, de qualité, d’originalité subsistent dans ce lavage de crane créatif, ce laminage par le bas. L’ensemble est frénétique et tendre à la fois, dur et drôle. Cynique mais plein d’espoir. Avec en filigrane un message à nous tous adressé : spectateurs, c’est à vous d’être exigeants. De vouloir des films, encore, toujours, des bons films, des films en dehors des codes : « movies, movies, movies ! »</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un grand cri d&rsquo;amour</h2>



<p>Des films justement, auxquels Rothen rend hommage, films noirs, films d’action, films poétiques, drames romantiques, dingueries tarantinesques, tout y passe, y compris la référence au sublimissime <em>Las Vegas Parano</em> dans un dernier épisode dantesque où le casting se surpasse dans la démesure : Seth Rogen donc, Catherine O’Hara, Kathryn Hahn, Ike Barinholtz, Chase Sui Wonders, Bryan Cranston … à leurs côtés, jouant leur propre rôle avec une délectation communicative, Dave Franco, Ron Howard, Charlize Theron, Steve Buscemi, Zac Efron, Adam Scott et j’en passe. La fresque ainsi tracée est saisissante d’énergie, d’originalité (le générique, le choix des musiques, les cadrages, tout est délectable). Un grand cri d’amour pour le 7eme art tel qu’on l’aime et qu’on voudrait tant préserver.</p>



<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-678cc482" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns alignfull has-1-columns has-desktop-equal-layout has-tablet-equal-layout has-mobile-collapsedRows-layout has-reverse-columns-mobile has-vertical-bottom ticss-c00aadba"><div class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-overlay"></div><div class="innerblocks-wrap">
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<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



<p class="has-text-align-center has-text-color" style="color:#fefefe">Vous avez des envies de culture ? Cet article vous a plu ?</p>



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		<title>Pourquoi tant de gens pensent qu’ils ne peuvent pas se cultiver ?</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/se-cultiver/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 Aug 2025 10:10:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=38250</guid>

					<description><![CDATA[<p>Se cultiver, c’est essentiel. Sur The ARTchemists, on le dit, on l&#8217;écrit, on le crie. A longueur de colonnes et d&#8217;articles. Mais alors, pourquoi tout le monde ne saute-t-il pas sur l’occasion pour remplir son cerveau de trésors ? Pourquoi tant de gens hésitent, renoncent, ou ne savent même pas par où commencer ? Parce qu’il y a des freins. Des obstacles bien réels qui empêchent beaucoup de monde d’accéder...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
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<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/08/The-ARTchemists-freins-a-la-culture.jpg" alt="le mot culture imprimé sur un journal" class="wp-image-38251" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/08/The-ARTchemists-freins-a-la-culture.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/08/The-ARTchemists-freins-a-la-culture-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/08/The-ARTchemists-freins-a-la-culture-494x395.jpg 494w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Se cultiver, c’est essentiel. Sur The ARTchemists, on le dit, on l&rsquo;écrit, on le crie. A longueur de colonnes et d&rsquo;articles. Mais alors, pourquoi tout le monde ne saute-t-il pas sur l’occasion pour remplir son cerveau de trésors ? Pourquoi tant de gens hésitent, renoncent, ou ne savent même pas par où commencer ? Parce qu’il y a des freins. Des obstacles bien réels qui empêchent beaucoup de monde d’accéder à la culture et à l’art. Et il est temps de les exploser.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>1. « La culture, c’est pour les intellos »</strong></h2>



<p>Non. La <a href="https://www.theartchemists.com/?s=culture">culture</a>, ce n’est pas réservé aux universitaires, aux élites, aux grands lecteurs de Proust. Elle est partout, accessible à tous. Le hip-hop, le street art, les jeux vidéo, le cinéma de genre… Tout ça, c’est de la culture. Se cultiver ne veut pas dire réciter Racine par cœur. C’est être curieux, chercher, découvrir, se poser des questions.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>2. « Je n’ai pas le temps »</strong></h2>



<p>On a toujours le temps pour ce qui est essentiel. Une heure de scroll sur TikTok peut être remplacée par un article, un podcast, un documentaire. Pas besoin de tout révolutionner : dix minutes par jour suffisent pour ouvrir une brèche. Un chapitre avant de dormir, une vidéo entre deux rendez-vous, un audiolivre dans les transports. Ça s’accumule et ça change tout.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>3. « Je ne sais pas par où commencer »</strong></h2>



<p>La culture, c’est un océan, et forcément, au début, ça peut sembler intimidant. La solution ? Y aller petit à petit. Se laisser guider par ses passions. Vous aimez le rap ? Plongez dans ses origines. Vous êtes accro aux séries ? Regardez comment elles sont écrites, filmées. Un point d’entrée mène toujours à un autre.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>4. « C’est trop cher »</strong></h2>



<p>Les expos, les concerts, les livres, ça peut coûter un bras. Mais bonne nouvelle : aujourd’hui, on a un accès illimité à des tonnes de contenus gratuits, à <a href="https://www.theartchemists.com/acces-culture-codes-promo/">des bons plans également</a>. Bibliothèques, plateformes publiques, musées en ligne, podcasts, MOOC… La culture n’a jamais été aussi accessible. L’argent ne devrait pas être un frein.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>5. « J’ai peur de ne pas comprendre »</strong></h2>



<p>Et alors ? Personne ne naît cultivé. Tout s’apprend, tout se découvre. Se cultiver, ce n’est pas être parfait, c’est expérimenter, se tromper, essayer encore. Regardez un film d’auteur, lisez un bouquin complexe, écoutez une musique inconnue. Peut-être que vous allez adorer, peut-être pas. Mais vous aurez exploré.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>6. « J’ai peur du regard des autres »</strong></h2>



<p>On entend trop souvent : « Pourquoi tu lis ça ? », « Pourquoi tu vas voir une expo ? ». Comme si c’était suspect de vouloir apprendre. Se cultiver, ce n’est pas se donner un genre, c’est nourrir son cerveau. Tant pis pour ceux qui jugent. Ils resteront enfermés dans leur ignorance pendant que vous, vous avancerez.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>7. « C’est trop tard pour moi »</strong></h2>



<p>Faux. La culture ne connaît ni âge ni diplôme. Vous pouvez commencer à tout moment. Des autodidactes ont changé le monde. Bill Gates apprend encore chaque jour. Si lui continue, pourquoi pas vous ?</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Briser les barrières et se lancer</strong></h3>



<p>Maintenant que ces excuses sont explosées, reste une question : comment commencer ?</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Lisez un article sur un sujet inconnu.</li>



<li>Écoutez un podcast sur un artiste que vous ne connaissez pas.</li>



<li>Regardez un film culte dont tout le monde parle.</li>



<li>Explorez un musée en ligne.</li>
</ul>



<p>Pas besoin de tout faire d’un coup. Un pas après l’autre. Mais il faut avancer. Parce que la culture, c’est la clé. La clé de la liberté, de la curiosité, et surtout, d’un monde qui s’ouvre au lieu de se refermer.</p>



<p>Alors vous commencez quand ?</p>



<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-678cc482" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns alignfull has-1-columns has-desktop-equal-layout has-tablet-equal-layout has-mobile-collapsedRows-layout has-reverse-columns-mobile has-vertical-bottom ticss-c00aadba"><div class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-overlay"></div><div class="innerblocks-wrap">
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<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



<p class="has-text-align-center has-text-color" style="color:#fefefe">Vous avez des envies de culture ? Cet article vous a plu ?</p>



<p class="has-text-align-center has-white-color has-text-color has-link-color wp-elements-1f8d65ae5010caf357370e52851cb13c">Vous désirez soutenir l&rsquo;action de The ARTchemists ?</p>



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		<item>
		<title>Exposition CLUBBING au Grand Palais Immersif : la nuit comme manifeste</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/exposition-clubbing/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Dauphine De Cambre]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 Aug 2025 09:56:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Expositions]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=38248</guid>

					<description><![CDATA[<p>Exposition CLUBBING : ça pulse, ça clignote, le sol parle, les murs renvoient l’histoire collective de nos nuits. Le Grand Palais Immersif revendique la nuit comme un langage politique, un safe space bricolé contre le conformisme, la flicaille morale et la grisaille du quotidien. Danser, c’est écrire son corps à l’encre stroboscopique. Des cavernes disco aux cathédrales techno CLUBBING ? Un voyage à 360° dans la culture club, des cavernes...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
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<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="406" height="600" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/08/The-ARTchemists-Clubbing.jpg" alt="affiche de l'expo Clubbing" class="wp-image-38249" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/08/The-ARTchemists-Clubbing.jpg 406w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/08/The-ARTchemists-Clubbing-195x288.jpg 195w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/08/The-ARTchemists-Clubbing-334x494.jpg 334w" sizes="auto, (max-width: 406px) 100vw, 406px" /></figure>



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<p>Exposition <em>CLUBBING</em> : ça pulse, ça clignote, le sol parle, les murs renvoient l’histoire collective de nos nuits. Le  <a href="https://grandpalais-immersif.fr/">Grand Palais Immersif</a> revendique la nuit comme un langage politique, un <a href="https://www.theartchemists.com/beautiful-skin-safe-space/">safe space</a> bricolé contre le conformisme, la flicaille morale et la grisaille du quotidien. Danser, c’est écrire son corps à l’encre stroboscopique.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="CLUBBING au Grand Palais Immersif" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/KmkIuszu6I4?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Des cavernes disco aux cathédrales techno</h2>



<p><em>CLUBBING ?</em> Un voyage à 360° dans la culture club, des cavernes disco aux cathédrales techno : The Loft, <a href="https://www.theartchemists.com/documentaire-studio-54/">Studio 54</a>, Haçienda, <a href="https://www.theartchemists.com/podcast-palace/">Le Palace</a>, Bains Douches, Pulp, Trésor, Berghain… Conçue par Pierre Giner avec le collectif graphique Trafik et le média électronique Poptronics, l’exposition vous invite à créer votre avatar, vous habiller façon Andrea Crews / Maroussia Debeck, vous lâche sur un dancefloor numérique où ça voggue, gabberise, club-kidise, pendant que défilent témoignages et figures (Étienne de Crécy, Dave Haslam, etc.).</p>



<h2 class="wp-block-heading">La fête comme archive sensible</h2>



<p>Manifeste immersif XXL : CLUBBING ne momifie pas la nuit, elle la magnifie. On y parle identités, émancipation, contre-cultures et créolisation esthétique : la piste s’incarne comme le lieu de négociation entre intimes et politiques, entre minorités et mainstream. L’exposition assume la fête comme archive sensible — un montage de sons, d’images, de corps, de styles, d’utopies bricolées entre néons et fumée.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Énergies contradictoires</h2>



<p>On passe par la parade des styles, notre double se perd dans la foule virtuelle, on se frotte aux mix historiques de FG, on traverse couloirs d’images et slogans typographiés, zones de danse et récits se mêlent. Énergies contradictoires : le parcours est calibré pour tous publics, sans renier la part d’insolence qui a fait des clubs des laboratoires d’autodétermination.</p>



<p>Concrètement, on y va pour :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>La traversée des lieux mythiques, rejoués comme ambiances et mythologies partagées.</li>



<li>Le dispositif avatar (costumes, styles, défilé, dancefloor) qui désacralise la visite.</li>



<li>Le regard politique assumé : la nuit comme espace d’expérimentation, de résistance et d’émancipation.</li>
</ul>



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<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



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		<title>Dangerous Animals : le requin comme kit de meurtre</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/dangerous-animals-film-sean-byrne/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 Jul 2025 15:50:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=38221</guid>

					<description><![CDATA[<p>Ouh là, avis de tempête pour le shark movie ! Avec Dangerous animals, Sean Byrne redéfinit le genre en lui greffant le cynisme glaçant d’un serial killer qui n’a ni aileron ni mâchoires dentées. 50 ans après la naissance du cultissime Jaws, il fallait le faire ! Une arme venue des profondeurs On a tous grandi avec Les Dents de la mer, sa musique devenue mythique, cette trouille viscérale de ce qui...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
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<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/07/The-ARTchemists-dangerous-animals.jpg" alt="" class="wp-image-38228" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/07/The-ARTchemists-dangerous-animals.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/07/The-ARTchemists-dangerous-animals-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/07/The-ARTchemists-dangerous-animals-494x395.jpg 494w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Ouh là, avis de tempête pour le shark movie ! Avec <em>Dangerous animals</em>, Sean Byrne redéfinit le genre en lui greffant le cynisme glaçant d’un serial killer qui n’a ni aileron ni mâchoires dentées. 50 ans après la naissance du cultissime <em>Jaws</em>, il fallait le faire !</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Dangerous Animals: Official Teaser | Jai Courtney | HD | IFC Films" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/lA7Jm6GdLOU?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Une arme venue des profondeurs</h2>



<p>On a tous grandi avec <em><a href="https://www.theartchemists.com/dents-mer-jaws-documentaire/">Les Dents de la mer</a></em>, sa musique devenue mythique, cette trouille viscérale de ce qui rôde sous l’eau. Depuis, le requin s’est bétoné dans l’imaginaire cinématographique comme un tueur autonome, implacable, une entité quasi surnaturel. Sean Byrne inverse cette logique. Dans <em>Dangerous Animals</em>, le requin n’est pas le tueur. Il est l’élément clé du kit de meurtre d’un tueur psychopathe.</p>



<p>Tucker, interprété par un <a href="https://www.instagram.com/jaicourtney/">Jai Courtney</a> sidérant de froideur, est un capitaine de bateau, guide touristique en apparence, surtout tueur en série aussi métodique que prolixe. Son rituel ? Enlever des jeunes femmes, les séquestrer sur son bateau, filmer leur agonie tandis qu’il les offre vivantes à ses « animaux dangereux » préférés. Clairement, le monstre, c’est lui.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une tension à bout de souffle</h2>



<p>Le film se déroule presque intégralement en huis clos, entre le pont du bateau et la cale transformée en cellule flottante. Zephyr (Hassie Harrison), surfeuse indépendante et dure à cuir, se retrouve piégée dans ce cauchemar maritime. Pas de cris, pas de panique excessive : tout est contenu, sec, tendu à l’extrême.</p>



<p>La réalisation minimaliste de Byrne, déjà remarquable dans <em>The Loved Ones</em> et <em>The Devil’s Candy</em>, atteint ici un nouveau stade de maturité glaçante. Il filme l’attente angoissée, la peur rampante, l’aliénation psychologique, la lutte pour la survie. Le score, discret mais redoutablement bien dosé, n’exagère jamais. Il laisse respirer les scènes, accentue les silences, souligne sans lourdeur. On entend la mer, le métal, la respiration de Zephyr. L’angoisse devient organique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Suggestion, domination, sidération</h2>



<p><em>Dangerous Animals</em> ne cherche pas la surenchère. Il la méprise. Pas de jump scares inutiles. Pas d’anatomie gore. Tout est dans la suggestion, la domination, la sidération. On pense à <em>Funny Games</em>, à <em>Martyrs</em>, à <em>Dead Calm</em>… mais avec des requins. Et ça fonctionne. Parce que le film ne cherche pas qu&rsquo;à faire peur, il veut aussi perturber. Faire émerger une horreur contemporaine : celle où l’humain, dans sa rationalité malade, s’approprie la nature pour commettre l’irréparable.</p>



<p>Tucker ne tue pas par pulsion. Il tue avec méthode. Il repère, il filme, il archive, il sélectionne. Il savoure la chasse, un peu comme le tueur de l’excellent/terrifiant <em>Wolf Creek</em> de Greg McLean. Et son arme de prédilection est parfaitement naturelle, d’une rare efficacité, presque intraçable : des squales. Ainsi le <em>shark movie</em> de muter pour devenir thriller psychologique sadique et cynique, jeu pervers entre prédateur humain et proie piégée.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Requin mais pas que&#8230;</h2>



<p>Projeté à la Quinzaine des cinéastes à Cannes 2025, salué par la critique pour son audace et son ambiance implacable, <em>Dangerous Animals</em> n’est pas un chef-d’œuvre à effets, c’est une machine à malaise. Son efficacité repose sur un casting solide, une tension qui s’installe rapidement pour ne jamais redescendre, une mise en scène qui ne prend jamais le spectateur pour un débile.</p>



<p>Zephyr n’est pas une victime passive. Elle pense, elle résiste, elle observe. Elle ruse. Le climax — silencieux, tranchant, brut — rappelle que dans un monde où les tueurs sont des gens “ordinaires”, la survie passe par l’intelligence, pas par l’héroïsme. Et que le prédateur demeure l’humain, qui détourne la nature tout en l’avilissant.</p>



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