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	<title>danny boyle</title>
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		<title>Logan Lucky : Ocean’s eleven chez les ploucs ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Jun 2022 09:58:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il avait dit qu’on ne l’y reprendrait plus ; mais quand on a goûté au virus de la réalisation et qu’on a le talent particulièrement prolixe, difficile de tracer une croix sur les plateaux. Après vingt-six films, Steven Soderberg se tourne momentanément et avec succès vers la série télé, prenant en main le remarquable The Knick … pour finalement revenir à ses premières amours avec le trépidant Logan Lucky. Un film...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2017/11/logan-lucky.jpg"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="alignnone wp-image-29977 size-full" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2017/11/logan-lucky.jpg" alt="" width="600" height="600" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2017/11/logan-lucky.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2017/11/logan-lucky-188x188.jpg 188w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2017/11/logan-lucky-288x288.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2017/11/logan-lucky-494x494.jpg 494w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2017/11/logan-lucky-70x70.jpg 70w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2017/11/logan-lucky-150x150.jpg 150w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></a></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Il avait dit qu’on ne l’y reprendrait plus ; mais quand on a goûté au virus de la réalisation et qu’on a le talent particulièrement prolixe, difficile de tracer une croix sur les plateaux. Après vingt-six films, Steven <a href="https://www.theartchemists.com/?s=soderberg" target="_blank" rel="noopener">Soderberg</a> se tourne momentanément et avec succès vers la série télé, prenant en main le remarquable <a href="https://www.theartchemists.com/serie-knick/" target="_blank" rel="noopener"><i>The Knick</i></a> … pour finalement revenir à ses premières amours avec le trépidant <i>Logan Lucky</i>. Un film choral qui nous conte, une fois n’est pas coutume, une histoire de casse grandiose digne de la trilogie <i>Ocean</i>. Sauf qu’ici, nos cambrioleurs sortent de nulle part, n’ont aucun moyen et se trimballent une poisse incroyable.</span></p>
<p><iframe title="LOGAN LUCKY I Bande-annonce" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/OOhLFDfjJv0?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;">Fil rouge de <em>Logan Lucky</em> : la mouise</span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">C’est du reste le fil rouge du scénario : la mouise de la fratrie Logan est devenue légendaire partout en Virginie occidentale. Ancienne gloire locale du football, l’un a tout perdu en se brisant le genou, depuis il végète dans des boulots de mécano, tâchant de faire rentrer l’argent pour payer la pension alimentaire de sa gamine qu’il adore. L’autre a perdu son bras en service commandé en Afghanistan, de retour au pays, il est devenu barman, a fait un peu de tôle. La sœur ? Elle est coiffeuse, rien de bien glorieux. Ils aimeraient bien arrondir les fins de mois pour sortir de la dèche récurrente qui frappe la <em>middle class</em> américaine, mais sans plus…</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Jusqu’au jour où Jimmy est viré, où son ex lui apprend qu’elle et son nouveau compagnon vont déménager. Là, il faut agir. Vite. Jimmy va donc monter un casse. Avec son frangin manchot, sa sœur experte en bagnoles. Un petit casse de rien du tout, piquer la recette d’une course de voitures comme il en pullule aux États-Unis, patrie des V8. Sauf que </span></p>
<ol>
<li><span style="color: #000000;">le seul qui peut les aider à monter cette opération est en prison </span></li>
<li><span style="color: #000000;">ils n’ont aucun moyen, pas d’argent, pas de technologie </span></li>
<li><span style="color: #000000;">les travaux dont ils comptaient profiter pour opérer sont terminés plus tôt.</span></li>
</ol>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Et ils se retrouvent à dérober le chiffre d&rsquo;affaires de la Nascar CocaCola 600 qui a lieu durant le Memorial Day. </span><span style="color: #000000;">Et là, les choses se corsent considérablement.</span></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="wh30Dqcm4Q"><p><a href="https://www.theartchemists.com/film-laundromat-soderberg-panama-papers/">The Laundromat : quand Soderberg s’attaque aux Panama Papers …</a></p></blockquote>
<p><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« The Laundromat : quand Soderberg s’attaque aux Panama Papers … » &#8212; The ARTchemists" src="https://www.theartchemists.com/film-laundromat-soderberg-panama-papers/embed/#?secret=GId61blzWr#?secret=wh30Dqcm4Q" data-secret="wh30Dqcm4Q" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;">Reconfigure les codes du film de cambriolage</span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">À partir de cette intrigue, Soderberg met en place une mécanique bien huilée, riche en rebondissements, en surprises, en gags, et en bonne musique … à cette nuance près que ses personnages n’ont plus rien à voir avec les Arsène Lupin d’Ocean ; ici il s’agit de péquenauds, de braves gars sans véritable formation, purs produits de l’Amérique profonde, dont le parcours, le caractère et les répliques rappellent parfois ceux des héros des frères Coen. Seulement voilà : nécessité fait loi. Face à l&rsquo;adversité de conditions peu favorables, chacun des membres de ce gang de bras cassés va révéler des aptitudes, des talents insoupçonnés qui pourraient bien mener au succès, et avec élégance encore ! À moins que la poisse, tenace, ne s’invite encore au moment le plus inattendu ?</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Servi par un casting de choix où l’on trouve Channing Tatum (acteur fétiche de Soderberg) dans le rôle leader de Jimmy, Daniel Craig en spécialiste ultra peroxydé du défonçage de coffre-fort à coup de bonbons, Adam Driver dans celui du frangin manchot mais réactif, sans compter tous les autres qui tiennent la cadence de ce récit trépidant, ce nouvel opus reconfigure les codes du film de cambriolage grandiose, en le calquant sur le côté populaire du classique de Mario Monicelli <i>Le Pigeon</i>. Ce regard à la fois ironique et attendri sur ces laissés pour compte du rêve américain est révélateur de ce qui se trame dans les classes moyennes du pays à l’heure de la décevante présidence Trump.</span></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="KqGIqMgkVZ"><p><a href="https://www.theartchemists.com/film-trance-danny-boyle/">Trance : Danny Boyle signe un film hypnotique !</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Trance : Danny Boyle signe un film hypnotique ! » &#8212; The ARTchemists" src="https://www.theartchemists.com/film-trance-danny-boyle/embed/#?secret=mZDT3Eop0Y#?secret=KqGIqMgkVZ" data-secret="KqGIqMgkVZ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Car peu importe son origine, son éducation, l’être humain est doté d’un cerveau, un cerveau abruti par les pubs, les diktats de la consommation, le manque de culture certes, mais qui, face à l’adversité, peut très vite se remettre en marche, et se montrer ultra créatif, sans y laisser ses valeurs, son éthique, sa vision des choses. Cela s’appelle tout simplement du bon sens. Et c’est le message finalement plein d’espoir de <a href="https://loganluckymovie.com/" target="_blank" rel="noopener">Logan Lucky</a>.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Et plus si affinités</b></span></p>
<p align="justify">Vous pouvez voir le film <em>Logan Lucky</em> en <a href="https://www.universcine.com/films/logan-lucky?gclid=Cj0KCQjwntCVBhDdARIsAMEwACn4K2SFCsW7YoFTQfqTR-XRxrVnJkAryrEAtwsbjhez3JvfR2uDSqUaApsrEALw_wcB" target="_blank" rel="noopener">Vod</a> et en <a href="https://www.cultura.com/?ae=2026&amp;utm_source=theARTchemists&amp;utm_medium=affiliation&amp;utm_campaign=affinitaire" target="_blank" rel="noopener">DVD</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Pistol : l&#8217;aventure des Sex Pistols est d&#8217;une actualité confondante</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/serie-pistol/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Jun 2022 18:20:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Séries]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Je l’attendais avec impatience ! Et j’avoue avoir kiffé très intensément les 6 épisodes de la série Pistol, menée à un train d’enfer par un Danny Boyle particulièrement inspiré et une team d’acteurs déjantés. Il fallait au moins ça pour restituer avec vraisemblance la folie furieuse que constitue l’équipée des Sex Pistols et la naissance du punk dans le berceau d’une Angleterre décadente prête à l’implosion. Pistol n’est pas une fresque...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/06/Devenez-un-pro-du-design-en-quel4.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-34834" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/06/Devenez-un-pro-du-design-en-quel4.jpg" alt="série Pistol " width="600" height="480" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/06/Devenez-un-pro-du-design-en-quel4.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/06/Devenez-un-pro-du-design-en-quel4-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/06/Devenez-un-pro-du-design-en-quel4-494x395.jpg 494w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></a></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Je l’attendais avec impatience ! Et j’avoue avoir kiffé très intensément les 6 épisodes de la série <i>Pistol</i>, menée à un train d’enfer par un Danny Boyle particulièrement inspiré et une team d’acteurs déjantés. Il fallait au moins ça pour restituer avec vraisemblance la folie furieuse que constitue l’équipée des Sex Pistols et la naissance du <a href="https://www.theartchemists.com/?s=punk" target="_blank" rel="noopener">punk</a> dans le berceau d’une Angleterre décadente prête à l’implosion.</span></p>
<p><iframe loading="lazy" title="Pistol - Bande-annonce (VOST) | Disney+" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/wculsMNQD2I?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><b><i>Pistol </i>n’est pas une fresque historique</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Vraisemblance : je sais, l’adjectif fait tâche quand on évoque la trajectoire auto-destructrice de cette grande escroquerie du rock’n’roll. Et pourtant : ce récit s’appuie sur les mémoires de Steve Jones himself, membre fondateur de ce groupe dont on peut se demander s’il n’en fut jamais un. Les souvenirs évoqués dans <i>Lonely Boy : Tales from a Sex Pistol </i>servent ici de trame à l’australien Graig Pearce, par ailleurs scénariste de, tenez-vous au pinceau, je retire l’échelle, <i>Ballroom Dancing</i>, <i>Roméo + Juliette</i> <i>Moulin Rouge</i>, LA trilogie signée Baz Luhrman, à laquelle on peut ajouter le récit du très récent biopic <i>Elvis</i>.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Bref le gars en a sous le capot quand il s’agit de raconter des histoires dingues sur un rythme narratif barré. Associé à Danny Boyle, à qui l’on doit, entre autres et je le rappelle par acquit de conscience, <i>Petits meurtres entre amis,</i><i> </i><i>T</i><i>rainspotting</i> et <i>28 jours plus tard</i>, cela fait bien plus que des étincelles. Si <i>Pistol</i> a le mérite de replacer avec justesse la naissance du mouvement punk dans un contexte social spécifique (au milieu des années 70, l’Angleterre est sclérosée, les clivages sociaux sont légion, le chômage frappe, l’hypocrisie règne) et un ancrage musical varié où les influences vont de Bowie au reggae en passant par la pop et le classique, il ne tombe jamais dans le ronron de la fresque historique.</span></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="m6CpRHgYVu"><p><a href="https://www.theartchemists.com/livre-generation-chaos-punk/">Génération Chaos : du punk à la new wave 6 ans de révolution ?</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Génération Chaos : du punk à la new wave 6 ans de révolution ? » &#8212; The ARTchemists" src="https://www.theartchemists.com/livre-generation-chaos-punk/embed/#?secret=4GLKlGSDO2#?secret=m6CpRHgYVu" data-secret="m6CpRHgYVu" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Boucan et lucidité</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Bien au contraire ! L’aventure de Steve Jones et de ses potes est d’une actualité confondante, presque flippante. J’irai même jusqu’à dire qu’on n’a plus vu pareille énergie depuis leur passage éclair au firmament du rock. Pour sûr, ils ont foutu et un bordel mémorable, et demeurent inégalés en la matière. Il faut dire qu’ils ont chargé la mule, chacun apportant avec lui son pesant de casseroles pour faire un max de boucan. Un boucan au finish d’une rare lucidité : la série permet notamment de redécouvrir le répertoire du quatuor infernal et ses textes ! La force de frappe est toujours là, intacte, de même le questionnement sur ce parcours aussi flamboyant et chaotique qu’éphémère.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Difficile de regarder ces images percutantes et magnifiquement travaillées, entrecoupées de documents d’époque, sans qu’un inévitable « Et si ? » ne vienne nous titiller les méninges ? Et si Malcolm McLaren ne s’en était-pas mêlé ? Et si Steve Jones n’avait pas été un enfant martyr ? Et si <a href="https://www.theartchemists.com/?s=sid+vicious" target="_blank" rel="noopener">Sid Vicious</a> n’avait pas croisé la route de Nancy Spungen ? Et si John Lyndon avait été plus sage, plus obéissant ? Et si ? Et si ? À la pelle, à chaque minute de cette aventure haletante, dont on ressent la vibration dans tout son corps, avec des pics d’intensité, un sentiment de libération, d’exaltation, d&rsquo;exultation incroyable.</span></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="xMQfcQcONj"><p><a href="https://www.theartchemists.com/festival-ecrans-britanniques-sid-nancy/">Festival Ecrans britanniques : Sid and Nancy</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Festival Ecrans britanniques : Sid and Nancy » &#8212; The ARTchemists" src="https://www.theartchemists.com/festival-ecrans-britanniques-sid-nancy/embed/#?secret=2hjscM5AiP#?secret=xMQfcQcONj" data-secret="xMQfcQcONj" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Un avertissement, une injonction</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">« We’re creating a revolution » s’exclame McLaren pour rebooster ceux qu’il considère plus comme des assassins que des musiciens. Une révolution qui va les broyer, mais s’il n’en avait pas été ainsi, seraient-ils passés à la postérité ? Les Sex Pistols, le Broomley Contingent, Vivienne Westwood, Siouxsie, tous les autres dont on identifie les silhouettes au premier coup d’œil tant ces mômes ont marqué l’inconscient collectif avec leurs looks agressifs, leur transgression permanente, leurs prises de risque permanentes. Pour les interpréter, une brochette de jeunes acteurs fabuleux : Toby Wallace, Thomas Brodie-Sangster, Anson Boon, Louis Partridge, Jacob Slater, Christian Lees, Talulah Riley, Sydney Chandler, Emma Appleton…</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Et comme une synthèse impressionnante de cette épopée sauvage, Maisie Williams, grandiose <a href="https://www.theartchemists.com/?s=game+of+thrones" target="_blank" rel="noopener">Arya Stark</a> devant l’Éternel, qui arbore ici la crinière peroxydée et les yeux charbonneux de Pamela Rooke, icône punk et féministe capable de prendre le train nue sous son imper transparent, car la révolution commence par le vêtement ! D’aucuns pourraient penser que <i>Pistol </i>est un hommage. Fuck off ! C’est un avertissement, une injonction : nous avons tout intérêt à réveiller cette pulsion de créativité formidable qui sommeille en nous, c’est le seul moyen de survivre aux duretés et aux fadeurs de notre temps et de réinventer le monde. Eux l’ont fait ? À nous de jouer !</span></p>
<p align="justify"><strong><span style="color: #000000;">Et plus si affinités</span></strong></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Vous pouvez voir la série <em>Pistol</em> sur <a href="https://www.disneyplus.com/fr-fr" target="_blank" rel="noopener">la plateforme VoD Disney+</a>.</span></p>
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		<title>Trance : Danny Boyle signe un film hypnotique !</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/film-trance-danny-boyle/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 26 Apr 2022 10:13:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Bon on va taper direct dans le dur : Trance est dingue, superbe et prenant. Non, je ne raconte pas de bobard, c’est du vécu. Explication : étant arrivée à la bourre de 5 minutes à la projection presse pour cause de grève RER sauvage, je m’installe dans une salle obscure où le film a déjà déroulé son générique et ses trois premières minutes. Du coup, pas le temps de...</p>
<p>Cet article <a href="https://www.theartchemists.com/film-trance-danny-boyle/">Trance : Danny Boyle signe un film hypnotique !</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.theartchemists.com">The ARTchemists</a>.</p>
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<p class="MsoNormal"><span style="color: #000000;"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2013/05/Trance-Affiche-France.jpg" alt="" width="425" height="601" /></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Bon on va taper direct dans le dur : <a href="https://action.metaffiliation.com/trk.php?mclic=P4F53153F9D1155" target="_blank" rel="noopener"><em>Trance</em></a> est dingue, superbe et prenant. Non, je ne raconte pas de bobard, c’est du vécu. Explication : étant arrivée à la bourre de 5 minutes à la projection presse pour cause de grève RER sauvage, je m’installe dans une salle obscure où le film a déjà déroulé son générique et ses trois premières minutes. Du coup, pas le temps de potasser le dossier de presse et de prendre connaissance du synopsis.</span></p>
<p><iframe loading="lazy" title="Trance - Bande annonce VOST" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/TQLBl_VwdKc?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<h2><span style="color: #000000;">Intrigue diabolique et contrôle des consciences</span></h2>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">C’est donc pure comme l’agneau qui vient de naître que je me fais happer par cette tornade incroyable, qui débute par un casse retentissant, rondement mené où, ironie du sort, est dérobé le tableau de <a href="https://www.theartchemists.com/?s=goya" target="_blank" rel="noopener">Goya</a> <em>Vol de sorcières</em>, que j’avais eu la joie de contempler auparavant à l’inauguration presse de l’expo <a href="https://www.theartchemists.com/exposition-ange-bizarre-musee-orsay-spectres-romantisme-noir/" target="_blank" rel="noopener"><em>L’Ange du bizarre</em></a>. Il n’y a pas de hasard. </span><span style="color: #000000;">En effet, ce sulfureux tableau dicte toute la logique du film de <a href="https://www.theartchemists.com/?s=danny+boyle" target="_blank" rel="noopener">Danny Boyle</a>, qui retrouve ici son compagnon en écriture John Hodge pour scénariser une intrigue diabolique aux rouages pervers interrogeant de façon spectaculaire la notion de contrôle des consciences. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Au cœur du processus, l’hypnose et sa « trance », à laquelle des malfrats ont recours pour retrouver les souvenirs de leur complice, commissaire-priseur endetté et amnésique, incapable de se rappeler de l’endroit où il a planqué le tableau, avant de subir le traumatisme crânien qui l&rsquo;a envoyé dans les limbes. </span><span style="color: #000000;">Et pour déterrer la mémoire de Simon que même la torture n’a pu exhumer, Franck, à la tête du gang, décide d’utiliser les services d’Elizabeth, véritable spécialiste en la matière. Moderne sorcière ? À partir de là, je ne vous dis plus rien hormis que ça ne va pas du tout se passer comme on l’attend et que bien sûr la vérité va vous sauter à la gorge comme un loup enragé. L’équipe voulait explorer les comportements extrêmes ?</span></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Ldp5lZjpCx"><p><a href="https://www.theartchemists.com/gone-girl/">Gone girl : toujours se méfier des apparences</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Gone girl : toujours se méfier des apparences » &#8212; The ARTchemists" src="https://www.theartchemists.com/gone-girl/embed/#?secret=RWYG67eMTW#?secret=Ldp5lZjpCx" data-secret="Ldp5lZjpCx" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<h2><span style="color: #000000;">Petits meurtres entre amants</span></h2>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Croyez-moi, pour le coup, c’est réussi, et vous allez vivre ici un parcours éprouvant, dont vous allez goûter chaque étape avec les tripes nouées. </span><span style="color: #000000;">Car, si le trio Rosario Dawson/Vincent Cassel/James McAvoy contribue très très très largement à tenir cette course poursuite synaptique haletante avec un brio rare, le réalisateur et son directeur de la photographie, Anthony Dod Mantle, ajoutent à une ambiance étouffante la richesse de plans colorés où les nuances froides voisinent la brûlure des rouges et des jaunes flamboyants comme autant d’oxymores visuels, démultipliés par la valse des miroirs et des vitres qui jouent la carte du reflet des âmes. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Le tout est enlevé, malsain, tortueux, frénétique, inquiétant, et débouche sur une des pires vengeances qu’il m’a été donné d’apprécier (et Dieu sait si la littérature et le théâtre sont truffés de ce genre de récit peu amène sur la nature humaine). </span><span style="color: #000000;">Pour finir, big up à Danny Boyle et sa team pour <a href="https://www.canalplus.com/cinema/trance/h/2336613_40099" target="_blank" rel="noopener"><em>Trance</em></a>, ce petit bijou qui affirme une fois de plus le talent britannique en matière cinématographique. À voir au plus vite ce « petits meurtres entre amants », et surtout soyez attentifs dès les premières secondes, chaque élément ayant sa signification. Bon jeu de piste au cœur du cortex !!!!</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong>Et plus si affinités</strong></span></p>
<p><span style="color: #000000;">Vous pouvez visionner le film <em>Trance</em> en <a href="https://action.metaffiliation.com/trk.php?mclic=P4F53153F9D1155" target="_blank" rel="noopener">VoD</a> ou en <a href="https://www.cultura.com/?ae=2026&amp;utm_source=theARTchemists&amp;utm_medium=affiliation&amp;utm_campaign=affinitaire" target="_blank" rel="noopener">DVD</a>.</span></p>
<p class="MsoNormal">
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		<title>Petit meurtre entre frères : polar fratricide et mensonges en série</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/serie-polar-petit-meurtre-entre-freres/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 30 Aug 2021 10:32:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Séries]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Comme tout polar britannique qui se respecte, la série Petit meurtre entre frères est à la fois surprenante, déstabilisante et retourne son spectateur en mode crêpe au moment où il s’y attend le moins. Ce n’est par pour rien que le titre français évoque le film de Danny Boyle Petits meurtres entre amis : on est dans la même atmosphère de « chacun pour soi », pas d’éthique, pas de respect, et un...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/08/Petit-meurtre-entre-freres-Saison-1.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-34172 size-full" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/08/Petit-meurtre-entre-freres-Saison-1.jpg" alt="photo extraite de la série britanique Petit meurtre entre frères" width="600" height="400" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/08/Petit-meurtre-entre-freres-Saison-1.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/08/Petit-meurtre-entre-freres-Saison-1-288x192.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/08/Petit-meurtre-entre-freres-Saison-1-494x329.jpg 494w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></a></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Comme tout polar britannique qui se respecte, la série <i>Petit meurtre entre frères </i>est à la fois surprenante, déstabilisante et retourne son spectateur en mode crêpe au moment où il s’y attend le moins. Ce n’est par pour rien que le titre français évoque le film de Danny Boyle <i>Petits meurtres entre amis</i> : on est dans la même atmosphère de « chacun pour soi », pas d’éthique, pas de respect, et un max de secrets. Et de mensonges.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000; background-color: #ff00ff;"><strong>A lire également :</strong></span>  <strong><a href="https://www.theartchemists.com/serie-sous-influence/" rel="bookmark">Sous influence : tragédie de femme</a></strong></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Frères ennemis</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Les frères McCall sont, sinon ennemis, du moins antithétiques : l’aîné, Max, est un fringant avocat reconnu par ses pairs, riche, belle épouse, belle maison, belle bagnole ; le cadet, Jake, est le looser par excellence, musicien raté, disquaire pas plus réussi, vivant aux crochets de ce frangin étouffant de suffisance et de mépris condescendant. </span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Ils reviennent un soir d’un mariage un peu trop arrosé … et renversent accidentellement un vieux monsieur qui traversait la rue d’une zone pavillonnaire aussi sombre que déserte. Logiquement, Jake veut appeler la police, Max refuse et décide de déplacer le corps chez lui, à l’adresse indiquée dans le porte-feuilles de la victime.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000; background-color: #ff00ff;"><strong>A lire également :</strong></span><strong>  </strong><strong><a href="https://www.theartchemists.com/webserie-syndicate/" rel="bookmark">The Syndicate : un loup dans une sanglante bergerie</a></strong></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Mensonge sur mensonge</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><a href="https://www.theartchemists.com/?s=polar&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank" rel="noopener">Polar</a> familial et fratricide signé Neil Forsyth au scénario et Robert McKillop à la réalisation, l’intrigue, initialement intitulée <i>Guilt </i>dans la langue de <a href="https://www.theartchemists.com/?s=shakespeare&amp;x=5&amp;y=4" target="_blank" rel="noopener">Shakespeare</a>, va très vite tourner au bordel généralisé. Car Jake n’a rien trouvé de mieux à faire que d’oublier ses papiers chez le défunt, qui visiblement souffrait d’un cancer très avancé.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">De fil en aiguille, les deux frères vont accumuler mensonge sur mensonge pour se sortir d’un pétrin dans lequel ils ne sont pas les seuls mêlés : une nièce mystérieusement débarquée des USA, une voisine très/trop proche du défunt, un détective en mal de rédemption, une épouse délaissée, un gangster aux méthodes radicales …</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000; background-color: #ff00ff;"><strong>A lire également :</strong></span> <strong><a href="https://www.theartchemists.com/stag-chasser-cerf-moumoute-rose-potes/" rel="bookmark">Stag : ou comment chasser efficacement le cerf en moumoute rose et ses potes</a></strong></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Un jeu de dupes</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Cela fait beaucoup de monde autour du mort, beaucoup de monde, beaucoup de convoitises, beaucoup de coups tordus, beaucoup de mensonges qui se croisent, se recoupent, se contredisent dans une ambiance suffocante et malsaine. Qui va tirer son épingle de ce jeu de dupes ? Qui va gagner cette partie de poker où chacun cherche à truander l’autre ?</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Manipulations, chantages, menaces, tous les coups sont permis, bas de préférence. Et Max, censé être l’aîné, le plus droit, le plus probe, se dévoile progressivement comme un véritable salopard… qui pourrait bien ne pas être le pire de tout ce panier de crabe ? C’est tout l’intérêt de ce polar bien ficelé et haletant, comme seuls les Anglais savent en faire et qui nous surprend jusqu&rsquo;à la dernière seconde.</span></p>
<p align="justify">
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		<title>Steve Jobs : l&#8217;informatique est un théâtre</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/steve-jobs-linformatique-theatre/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 08 Feb 2016 08:52:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Décidément le biopic est un genre qui a le vent en poupe : dernier opus en date, le très attendu Steve Jobs, sorti la semaine dernière sur nos écrans. Et là question : comment relater le parcours d&#8217;un visionnaire, aux facettes d&#8217;autant plus riches que sa personnalité était pour le moins tortueuse, et que sa fin fut pleurée du monde entier ? Quel angle aborder ? Un récit d&#8217;une précision chronologique ? L&#8217;aspect purement intime ?...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2016/02/485929.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-25130 size-large" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2016/02/485929-363x494.jpg" alt="485929" width="363" height="494" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-size: 14pt;">Décidément le biopic est un genre qui a le vent en poupe : dernier opus en date, le très attendu <em><a href="%20http://www.stevejobs-lefilm.com/#">Steve Jobs</a></em>, sorti la semaine dernière sur nos écrans. Et là question : comment relater le parcours d&rsquo;un visionnaire, aux facettes d&rsquo;autant plus riches que sa personnalité était pour le moins tortueuse, et que sa fin fut pleurée du monde entier ? Quel angle aborder ? Un récit d&rsquo;une précision chronologique ? L&rsquo;aspect purement intime ? La façade professionnelle ? Le génie d&rsquo;un avant-gardiste qui anticipe le futur pour mieux le façonner ? Car après tout, qui était Steve Jobs ? Bien malin qui pourrait le dire, et le leader d&rsquo;Apple s&#8217;employa à rester discret, ne vivant qu&rsquo;au travers de ses créations. Et c&rsquo;est finalement ce lien étrange que Danny Boyle cherche à cerner dans son film.</span></p>
<p><span style="font-size: large;"><iframe loading="lazy" src="//www.youtube.com/embed/069J9ewhE54" width="425" height="350"></iframe></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-size: 14pt;">Un film ? Ou un drame ?Construit en trois temps d&rsquo;après la biographie de Walter Isaacson adaptée par le scénariste Aaron Sorkin, <i>Steve Jobs </i>présente l&rsquo;entrepreneur à trois moments clés de sa carrière, trois temps forts où il présente au monde les produits qui vont le propulser un peu plus haut dans la renommée, un peu plus profond dans le terreau du monde informatique. Jusqu&rsquo;à le cheviller dans l&rsquo;ADN même de notre univers, notre culture. Ces trois temps sont conçus comme trois actes d&rsquo;une pièce de Tchekhov, où Jobs, aux prises avec le stress de l&rsquo;accouchement public, en profite pour régler ses comptes avec un entourage qu&rsquo;il tyrannise volontiers dans son exigence de perfection.</span></p>
<p><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2016/02/pg8-9stevejobs-e1454921348835.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-25133 size-large" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2016/02/pg8-9stevejobs-494x371.jpg" alt="pg8-9stevejobs" width="494" height="371" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-size: 14pt;">Un compétiteur acharné, sans conteste possible. Un joueur effréné, qui manipule, jonglant avec les apparences, n&rsquo;hésitant pas à mentir pour positionner ses pièces sur l&rsquo;échiquier économique, repoussant toujours un peu plus ses limites, luttant pour communiquer avec le monde. Tel un inventeur de la Renaissance, il se met en scène, minutant chaque passage de ses speeches, scénarisant ses produits, dans de véritables scénographies qu&rsquo;il orchestre de bout en bout. Un chef d&rsquo;entreprise ? Ou un metteur en scène exigeant ? Tandis qu&rsquo;il place des lys à côté de son « cube » pour le mettre en valeur, c&rsquo;est la pureté d&rsquo;un Visconti, l&rsquo;oeil d&rsquo;un Strehler qu&rsquo;on ressent dans ce visage émacié, d&rsquo;une froideur calculatrice.</span></p>
<p><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2016/02/Steve-Jobs-la-critique_article_landscape_pm_v8.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-25134 size-large" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2016/02/Steve-Jobs-la-critique_article_landscape_pm_v8-494x329.jpg" alt="Steve-Jobs-la-critique_article_landscape_pm_v8" width="494" height="329" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-size: 14pt;">Machiavélien, comme le furent les princes humanistes, … Danny Boyle donne au personnage une dimension mythique de héros shakespearien, en proie à des démons qu&rsquo;il dompte à coup de succès. L&rsquo;abandon des parents, l&rsquo;enfant qu&rsquo;il refuse de reconnaître, la collègue qu&rsquo;il ne veut pas aimer … seul, incapable d&rsquo;exprimer ses sentiments, il ne communique ses émotions que par le biais du langage informatique. Michael Fassbender prête à ce héros moderne une nervosité, une fébrilité qu&rsquo;il contrebalance avec une confiance insolente. Surdoué incontestablement, qui se distance régulièrement de l&rsquo;affect par le biais de l&rsquo;excellence. Redoutable et fragile, c&rsquo;est sur la scène de théâtres gigantesques qu&rsquo;il trouve son équilibre.</span></p>
<p><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2016/02/8-Steve-Jobs-UniversalPictures-e1454921412315.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-25136 size-large" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2016/02/8-Steve-Jobs-UniversalPictures-494x371.jpg" alt="8-Steve-Jobs-UniversalPictures" width="494" height="371" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-size: 14pt;">Et cela fait peur. Tandis que Boyle détaille ses avancées dans des décors où se disputent le vert amande et le rouge sombre, les ombres et les lumières sculptent l&rsquo;inévitable mutation de notre monde. En 30 ans Jobs a amené notre humanité à communiquer autrement, au travers d&rsquo;un objet, d&rsquo;un système, d&rsquo;un langage dont il est le seul à détenir les clefs, farouchement gardées dans une logique d&rsquo;enfermement. Ses créations ne sont compatibles avec rien d&rsquo;extérieur. De même jamais il ne remercie les collaborations dont il a bénéficié. Est-ce une véritable ouverture ? La question plane sur la conclusion du film, tandis qu&rsquo;on comprend alors que Jobs n&rsquo;est ici qu&rsquo;un prétexte à interroger l&rsquo;ambivalence inscrite dans chaque progrès technique et culturel de notre civilisation. S&rsquo;agit-il du progrès de trop ?</span></p>
<p><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2016/02/affiche79prochainement-steve-jobs-e1454921439356.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-25132 size-large" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2016/02/affiche79prochainement-steve-jobs-494x278.jpg" alt="affiche79prochainement-steve-jobs" width="494" height="278" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-size: 14pt;"><b>Et plus si affinités</b></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-size: 14pt;">Pour en savoir plus sur le film<em> Steve Jobs</em>, cliquez <a href="%20http://www.stevejobs-lefilm.com/#">ici</a>.</span></p>
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