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	<title>charles manson</title>
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		<title>Jayne Mansfield 1967 : les derniers jours d’une « Blonde explosive »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Nov 2023 10:01:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>On la surnommait «&#160;La Blonde explosive&#160;» ou «&#160;Le Buste&#160;». Façonnée par la Twentieth Century Fox pour remplacer une Marilyn Monroe mise à la porte car ingérable, cette blonde peroxydée au QI de surdouée va terminer sa carrière le 29 juin 1967, sa Buick Electra bleue encastrée sous un camion. Une fin spectaculaire qui la fait entrer dans la légende. C’est cette légende que Simon Liberati autopsie dans le magnifique et...</p>
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<figure class="wp-block-image size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="388" height="600" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/11/the-artchemists-Jayne-Mansfield-1967.jpg" alt="" class="wp-image-36586" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/11/the-artchemists-Jayne-Mansfield-1967.jpg 388w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/11/the-artchemists-Jayne-Mansfield-1967-186x288.jpg 186w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/11/the-artchemists-Jayne-Mansfield-1967-319x494.jpg 319w" sizes="(max-width: 388px) 100vw, 388px" /></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>On la surnommait «&nbsp;La Blonde explosive&nbsp;» ou «&nbsp;Le Buste&nbsp;». Façonnée par la Twentieth Century Fox pour remplacer une <a href="https://www.theartchemists.com/?s=marilyn+monroe">Marilyn Monroe</a> mise à la porte car ingérable, cette blonde peroxydée au QI de surdouée va terminer sa carrière le 29 juin 1967, sa Buick Electra bleue encastrée sous un camion. Une fin spectaculaire qui la fait entrer dans la légende. C’est cette légende que Simon Liberati autopsie dans le magnifique et sanglant <em>Jayne Mansfield 1967</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">«&nbsp;Créature de Frankenstein&nbsp;»</h2>



<p>En 208 pages d’une écriture rigoureuse et possédée, l’auteur d’<em>Anthologies des apparitions</em> et <em>Eva</em>, entre autres faits d’armes littéraires, évoque le destin hors normes de ce «&nbsp;symbole de l’ancien Hollywood&nbsp;». Une «&nbsp;créature de Frankenstein&nbsp;», un monstre comme seul le star system à l’américaine pouvait en inventer, célébrissime plus pour sa plastique et ses frasques que pour sa trop mince et insignifiante filmographie.</p>



<p>Actrice douteuse, chanteuse sans envergure, adepte du scandale, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Jayne_Mansfield">Jayne Mansfield</a>, au soir de sa courte vie, s’est convertie dans le striptease, le porno et le satanisme. C’est du moins ce que donne à penser le décryptage de ses derniers mois sur terre, dont Liberati remonte le fil tortueux, document après document, article après article. Un travail de fourmi qui dépasse celui du journaliste pour toucher au domaine du mentaliste ou du médium.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Voluptueuse autodestruction</h2>



<p>Incontestablement fasciné par ce personnage exceptionnel qui a tout de la Circé ou de la Gorgone, Liberati fouille les entrailles de l’Histoire, grande et petite, non pour comprendre, mais pour étoffer le mystère. Racontant par le menu les circonstances d’un banal accident de la route transformé en «&nbsp;force du destin&nbsp;» via une presse sensationnaliste à souhait, l’auteur dissèque une existence vouée à une lente et voluptueuse autodestruction.</p>



<p>Sexe, alcool, drogue, Jayne Mansfield a beau adorer le rose, elle y cache une tendance très nette à la mutilation. Suicidaire ou maudite&nbsp;? Pas de réponse et c’est justement là la grandeur macabre de la chose. La starlette sans envergure conquiert son aura dans les ténèbres montantes des années 70 à venir, sa mort a tout de l’échéance à payer au terme d’un pacte diabolique signé sur un coup de tête… ou pas&nbsp;? L’énigme demeure, avec, en arrière-plan, pour en cultiver l’opacité, les anges noirs tutélaires <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Kenneth_Anger" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Kenneth Anger</a> et <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Aleister_Crowley" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Aleister Crowley</a>.</p>



<div class="wp-block-group has-blush-light-purple-gradient-background has-background"><div class="wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained">
<p><strong>À lire également</strong></p>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="https://www.theartchemists.com/kenneth-anger-hollywood-babylone-cinema/">“Hollywood Babylone”&nbsp;&amp; “Retour à Babylone” : quand Kenneth Anger raconte comment le cinéma vend son âme au diable</a></li>



<li><a href="https://www.theartchemists.com/livre-disparition-karen-carpenter/">La disparition de Karen Carpenter&nbsp;: une déclaration d’amour doublée d’une revanche</a></li>



<li><a href="https://www.theartchemists.com/libre-bobby-beausoleil-autres-anges-cruels-face-cachee-summer-of-love/">Bobby Beausoleil et autres anges cruels&nbsp;: la face cachée du Summer of love</a></li>
</ul>
</div></div>



<h2 class="wp-block-heading">Fatalité démoniaque</h2>



<p>Deux noms qui sentent le souffre et la messe noire, l’anathème à la longue traîne. La damnation de Jayne Mansfield est-elle contagieuse&nbsp;? Le livre de Liberati, sorti en 2011 chez Grasset dans la collection «&nbsp;Ceci n’est pas un fait divers&nbsp;» est sacré lauréat du prix Fémina au premier tour de scrutin par neuf voix contre trois. Un succès, un adoubement, un avènement même&nbsp;et pourtant… Promis à des records de ventes (155 000 ventes en moyenne), le livre, exceptionnel, ne s’écoulera qu’à 35 000 exemplaires, englobant son auteur dans la fatalité démoniaque qui frappa jadis sa faustienne héroïne. Une fatalité dont il se glorifiera à raison.</p>



<p>En évoquant les derniers jours de la «&nbsp;Blonde explosive&nbsp;», Liberati s’échappe du récit autobiographique et du fait divers pour explorer d’un œil sciemment envoûté la fin d’une époque et la naissance d’une autre. Une période transitoire d’une violence physique et mentale extrême. Deux ans après la mort sanglante et tragique de Jayne Mansfield, la secte de <a href="https://www.theartchemists.com/?s=charles+manson">Charles Manson</a> massacre Sharon Tate et ses amis. Un autre récit épique dont Liberati disséquera les méandres dans <em><a href="https://www.theartchemists.com/roman-california-girls-simon-liberati/">California Girls</a></em>, des filles californiennes et meurtrières qui pourraient bien être les petites sœurs d’une Jayne Mansfield putréfiée mais toujours rayonnante du fond de sa tombe de roses recouverte.</p>



<p><strong>Et plus si affinités</strong></p>


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		<title>The Idol : Qui dit idole dit sacrifices ?</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/serie-idol/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 07 Jul 2023 13:27:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Séries]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« Le pire TV Show de l’année » ? Tandis que les médias anglo-saxons se déchaînent, dézinguant The Idol à qui mieux mieux, je viens de boucler les cinq épisodes des aventures du petit chaperon rouge Jocelyn et du loup Tedros. Et je n’en ressors pas aussi catégoriquement outrée et déçue que mes confrères. Au contraire. Chanter autre chose, autrement On va être clair, ce n’est pas un chef-d&#8217;œuvre, loin de là ; Scorcese,...</p>
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<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/07/Devenez-un-pro-du-design-en-quel51.jpg" alt="" class="wp-image-36173" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/07/Devenez-un-pro-du-design-en-quel51.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/07/Devenez-un-pro-du-design-en-quel51-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/07/Devenez-un-pro-du-design-en-quel51-494x395.jpg 494w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>« <em>Le pire TV Show de l’année</em> » ? Tandis que les médias anglo-saxons se déchaînent, dézinguant <em>The Idol</em> à qui mieux mieux, je viens de boucler les cinq épisodes des aventures du petit chaperon rouge Jocelyn et du loup Tedros. Et je n’en ressors pas aussi catégoriquement outrée et déçue que mes confrères. Au contraire.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="The Idol | Official Trailer | HBO" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/xVYUKxF0wMc?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Chanter autre chose, autrement</h2>



<p>On va être clair, ce n’est pas un chef-d&rsquo;œuvre, loin de là ; Scorcese, Nolan et consort, du haut de leur panthéon cinématographique, n’ont donc pas trop de soucis à se faire, <em>The Idol</em> ne va pas révolutionner nos télés. Mais faut-il pour autant jeter ce bébé avec l’eau d’un bain certes sale et trouble, mais c’est justement ça qui fait tout le prix de cette histoire de manipulation ? Car manipulation il y a dans la vie de Jocelyn, et pas qu’un peu. Jocelyn donc : bébé star poussée sur le devant de la scène par une mère bien décidée à exploiter le filon de cette voix d’or quitte à la prostituer médiatiquement (pas une nouveauté, Judy Garland a subi le même sort). Petite fille grandie trop vite, ravagée par le chagrin et le deuil, Maman étant décédée d’un cancer sous les yeux de cette enfant/femme qui l’a accompagnée pas à pas durant ce long martyre.</p>



<p>La gamine en est ressortie essorée, laminée, vidée. Dépression tolérée de longs mois durant par maison de disque et producteur, histoire de laisser la pouliche aux œufs d’or récupérer pour repartir de plus belle sur un nouvel album, une nouvelle tournée de concerts. Seulement voilà&nbsp;: Jocelyn peine, elle a vraiment du mal à remettre le pied à l’étrier. C’est qu’elle ne se reconnaît plus dans ce canasson magnifique qui lui sert de carrière, magnifique certes mais totalement inadéquat car ultra-formaté. Or, Jocelyn veut changer, chanter autre chose, autrement. Ce que ses mentors ne voient pas d’un très bon œil. Paumée, la belle idole se jette dans les bras de Tedros un soir de virée alcoolisée. Tedros, petit, pas forcément beau, queue de rat, un passé ténébreux et une large tendance à jouer les gourous.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une métamorphose sous haute tension</h2>



<p>La problématique est posée : sentimentalement piégée par ce séducteur/corrupteur, Jocelyn va tomber sous emprise. C’est une évidence… à moins que ? C’est ce « à moins que » qu’explore <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Sam_Levinson" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Sam Levinson</a> à qui l’on doit par ailleurs <em><a href="https://www.theartchemists.com/film-malcom-marie/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Malcolm &amp; Marie</a></em>, <em>Euphoria</em> ou <em>Irma Vep</em>. Avec à ses côtés comme co-auteur un certain <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/The_Weeknd" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Abel « The Weeknd » Tesfaye</a>, qui joue également Tedros ainsi que <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Lily-Rose_Depp" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lily-Rose Depp</a> dans le rôle de Jocelyn. Et autour toute une kyrielle de musiciens, chanteurs et autres artistes comme Troye Sivan, Moses Sumney, Jennie sans compter Eli Roth, Hank Azaria ou Da’Vine Joy Randolph ou le producteur Mike Dean … Un casting fait pour attirer les fans et porter une B.O. composée par <a href="https://www.theartchemists.com/?s=The+Weeknd" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Weeknd</a> en personne. Avec tout ce très talentueux petit monde, nous allons plonger dans une métamorphose artistique sous haute tension.</p>



<p>Car Tedros a tout du <a href="https://www.theartchemists.com/?s=charles+manson" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Charles Manson</a>, c’est du moins ce qu’on nous fait miroiter à grand renfort d’allusions essaimées d’épisode en épisode. Charmeur, perspicace, menaçant, brutal&#8230; il n’en demeure pas moins qu&rsquo;il accouche la nouvelle Jocelyn. Au forceps, dans les larmes, la jouissance et la douleur, avec des méthodes plus que contestables, il fait émerger cette Vénus néanmoins, sous le regard désapprobateur mais complice de managers qui marchent sur des œufs, tentant de préserver leur star sans intervenir directement… alors qu’ils la sentent clairement en danger. C’est cet entre-deux qui met très mal à l’aise. Tandis que les directeurs du label sont prêts à rayer Jocelyn de la carte, ses agents observent de loin et comme ils peuvent une transformation qui semble bien périlleuse, car elle pousse la belle au-delà de ses limites, via la came, le cul, l’excès.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Intrigue sulfureuse et cynisme mordant</h2>



<p>Ce qui fait de Jocelyn une victime… « à moins que »… la duplicité est partout à l’œuvre dans cet univers que Levinson filme à la fois comme un polar moite et un porno chic. Le parfum qui s’en dégage évoque les sulfureuses intrigues tissées par <a href="https://www.theartchemists.com/?s=bret+easton+ellis" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Bret Easton Ellis</a>, cette quête folle du déséquilibre jusqu’à la destruction complète… ou la résurrection ? Et un cynisme mordant dans l’observation d’une caste musicale sans pitié, prête à tout pour faire du fric. Façonner les artistes sans trop leur demander leur avis, les sexualiser au maximum (hommes et femmes, pour le coup tout le monde est logé à la même enseigne), leur imposer un style musical, vestimentaire, les éradiquer de la chaîne créative qui se transforme ainsi en automatisation du process, les couver comme des enfants ou des handicapés, exploiter leurs failles psychiques, leurs troubles mentaux sans vergogne et anéantir leur carrière en un clin d’œil quand ils les jugent trop instables, trop coûteux ou has been.</p>



<p>En visionnant ces épisodes, comment ne pas penser à <a href="https://www.theartchemists.com/documentaire-framing-britney-spears/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Britney Spears</a> ? Sauf que Jocelyn n’est peut-être pas aussi paumée qu’elle semble le paraître. Le paraître, faire semblant, s’émanciper en secret et par les moyens les tordus, les plus vicelards… « Vengeance d’une blonde » ? En tout cas dans cette histoire, le gourou n’est pas forcément là où on le pense. Qui dit idole dit sacrifices. C’est assez bien observé et restitué du reste. Même si la série, pour devenir charismatique, aurait mérité :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Bret Easton Ellis justement au scénar, Gaspar Noé à la réal pour une dinguerie parfaitement assumée et poussée à son climax (sans jeu de mots) ;</li>



<li>un format « film » ramassé et plus synthétique, donc plus coup de poing ;</li>



<li>un peu moins de remous dans sa réalisation (outre un casting plusieurs fois remodelé, Amy Seimetz a été débarquée de la réal alors que la presque totalité de la série était tournée, laissant les rênes à Levinson qui a tout repris, avec au finish des scènes virées dont on aurait bien aimé découvrir la teneur, cinq épisodes au lieu de six et pas de saisons 2).</li>
</ul>



<p>Bref, un bordel bien anxiogène… à l’image de la gestation du nouvel album de Jocelyn. Au passage, on soulignera l&rsquo;interprétation tout à fait honorable de Lily-Rose Depp qui marche ainsi dans les pas de sa mère Vanessa Paradis dont la prestation dans <em>Noces blanches</em> avait aussi secoué une opinion scandalisée. Bon sang ne saurait mentir ? En tout cas, <em><a href="https://www.hbo.com/the-idol" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Idol</a></em> est loin d’être le ratage conspué dans les médias. La série aura en tout cas le mérite de dévoiler la profonde dureté de l’industrie du spectacle, où on achève aussi bien les chevaux que les artistes.</p>



<p><strong>Et plus si affinités</strong></p>


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		<title>Les Fils de Sam : histoire d’une conviction obsessionnelle</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/documentaire-fils-de-sam/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 18 Oct 2021 15:37:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Décembre 1975 – août 1977 : durant presque deux ans, David Berkowitz fait trembler New-York en assassinant des jeunes couples à coups de calibre 44. Il commente ses crimes au fil de lettres aussi énigmatiques qu’effrayantes adressées à la presse. Insistant sur le fait qu’il est téléguidé par le démon caché dans le corps du chien noir de son voisin, il en profite pour se baptiser The Son of Sam,...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/10/3368274_opt.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-34318 size-full" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/10/3368274_opt.jpg" alt="affiche de la série documentaire The Sons of Sam" width="405" height="600" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/10/3368274_opt.jpg 405w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/10/3368274_opt-194x288.jpg 194w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/10/3368274_opt-333x494.jpg 333w" sizes="auto, (max-width: 405px) 100vw, 405px" /></a></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Décembre 1975 – août 1977 : durant presque deux ans, David Berkowitz fait trembler New-York en assassinant des jeunes couples à coups de calibre 44. Il commente ses crimes au fil de lettres aussi énigmatiques qu’effrayantes adressées à la presse. Insistant sur le fait qu’il est téléguidé par le démon caché dans le corps du chien noir de son voisin, il en profite pour se baptiser The Son of Sam, le Fils de Sam, à grand renfort de symboles pseudo-nécromants, entrant ainsi dans le panthéon des grands serial killers américains. À moins qu’il ait eu des complices ? C’est la théorie avancée dans la série documentaire <i>Les Fils de Sam</i>.</span></p>
<p><iframe loading="lazy" title="The Sons of Sam: A Descent Into Darkness | Official Trailer | Netflix" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/ICFZ1wS8Fuc?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><b>La quête de Maury Terry</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Séquencé en quatre parties, ce feuilleton coup de poing, intitulé en anglais The <em>Sons of Sam: A Descent into darkness</em>, détaille par le menu la quête obsessionnelle du journaliste Maury Terry qui va consacrer sa vie à pourchasser les fils de Sam. Selon lui donc, Berkowitz n’aurait pas agi seul, mais en lien avec une secte satanique dont les membres auraient voulu orchestrer un climat de chaos précédant l’Apocalypse. Vaste programme donc, qui va amener le reporter à traverser les USA de part en part, afin de reconstituer le cheminement de Berkowitz et ses prétendus acolytes. À la clé, un best-seller intitulé <i>The ultimate evil</i> édité en 1989 qui sert de fil directeur au récit du réalisateur Joshua Zeman.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Une narration au rythme haché et hypnotique, bourré d’archives et d’extraits d’interviews, dont celui de Berkowitz lui-même, plusieurs années après les faits. Le tout diffusé par Netflix qui complète ainsi son catalogue de true crimes, avec un petit bémol toutefois. L’adjectif « true », « vrai » en français, demande à être clairement nuancé. C’est bien une lecture partisane des faits qui est proposée, jamais étayée par des preuves tangibles. Occultant des pans entiers de la vie et du profil psychologique de Berkowitz, <i>Fils de Sam</i> ne met en exergue que les éléments allant dans le sens d’un complot.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000; background-color: #ff00ff;"><strong>À lire également :</strong></span>  <strong><a href="https://www.theartchemists.com/fils-de-sam-vertigineux-tripant/" rel="bookmark">Fils de Sam : vertigineux et tripant</a></strong></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Des zones d’ombre malsaines</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Il efface de fait le profil du tueur (le choc d’apprendre que sa mère naturelle était vivante et non pas morte en couches comme ses parents adoptifs le lui avaient fait croire, l’abandon traumatique du père, l’usage abusif du LSD, les antécédents de violence et tentatives d’homicides), passe à côté des analyses de profileurs effectuées au moment de la création du VICAP (le programme de détection mis en place par John Douglas et ses collègues du FBI, évoqué du reste dans <a href="https://www.theartchemists.com/mindhunter-2-in-every-dream-home-a-heartache/" target="_blank" rel="noopener"><i>Mindhunter</i></a>) pour se concentrer uniquement sur la version de Maury Terry. Version qui a le mérite de mettre en avant des zones d’ombre pour le moins malsaines.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><i>Sons of Sam</i> évoque avec justesse le vent de panique suscité par les meurtres, la psychose généralisée alimentée par des médias avides de scoops et de sensations, les failles de l’enquête policière consécutives au manque de moyens, d’effectifs et aux pressions politiques de la part du maire de New-York. Ajoutons à ce terreau déjà méphitique la prolifération de cultes sataniques au mitan des années 70, la mémoire des massacres perpétrés par les adeptes de <a href="https://www.theartchemists.com/?s=charles+manson&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank" rel="noopener">Charles Manson</a>. Le cocktail obtenu peut légitimement alimenter toutes les angoisses, accoucher des peurs les plus primales, encourager les analyses les plus scabreuses.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000; background-color: #ff00ff;"><strong>À lire également :</strong></span><strong>  <a href="https://www.theartchemists.com/livres-john-douglas-origines-profilage/" rel="bookmark">De Mindhunter à John Douglas : les origines du profilage en trois ouvrages clés</a></strong></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Manque de recul</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Si le documentaire est loin de convaincre quant à sa version des faits, il met en évidence la manière dont on peut rapidement verser dans une thèse complotiste, s’y accrocher, la défendre bec et ongles, quitte à y laisser sa réputation et sa santé. Maury Terry consumera son existence à la poursuite d’une vérité qu’il ne pourra jamais prouver de manière solide. Le passage où il rencontre un Berkowitz converti à l’évangélisme au fond de sa prison fait froid dans le dos : voulant à tout prix obtenir les aveux du meurtrier, le journaliste lui souffle des réponses que son interlocuteur, en manipulateur consommé, exploite immédiatement.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Aucun recul, aucune confrontation avec les preuves : une fois de plus, <a href="https://www.theartchemists.com/?s=netflix&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank" rel="noopener">Netflix</a> mise sur le spectaculaire et l’émotionnel, au mépris de la vérité des faits pourtant retracée dans nombre de récits d’enquête, de livres de psychologie. À ce titre, le livre <a href="https://amzn.to/3jxkzUj" target="_blank" rel="noopener"><i>Fils de Sam</i></a> de Michael Mention était bien plus pertinent, parce qu’il assumait clairement sa part de fiction. Le documentaire <i>Fils de </i><i>S</i><i>am</i> est à aborder avec autant de précautions : ce n’est pas LA vérité (existe-t-elle seulement ?), mais la conviction d’un homme. Cette dernière aurait mérité d’être complétée, approfondie, vérifiée, voire contredite à partir d’éléments tangibles.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Et plus si affinités</b></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Vous pouvez visionner le documentaire <i>Fils de Sam</i> sur <a href="https://www.netflix.com/fr/title/81059887" target="_blank" rel="noopener">Netflix</a>.</span></p>
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		<title>Fils de Sam : vertigineux et tripant</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/fils-de-sam-vertigineux-tripant/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 19 Aug 2021 08:53:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Gros plan aujourd’hui sur un des fleurons de la collection littéraire« Murder ballads » propulsée par les éditions Ring. Le livre Fils de Sam nous entraîne dans le sillage d’un des tueurs en série mythiques des années 70 finissantes, David Berkowitz. « Le Fils de Sam », comme il se baptisera dans une des lettres qu’il adresse à la police et à la presse, va terroriser les rues de NewYork une année durant, assassinant...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/08/61ASLgtA2PL_opt.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-34131 size-full" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/08/61ASLgtA2PL_opt.jpg" alt="couverture du livre Fils de Sam" width="382" height="600" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/08/61ASLgtA2PL_opt.jpg 382w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/08/61ASLgtA2PL_opt-183x288.jpg 183w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/08/61ASLgtA2PL_opt-315x494.jpg 315w" sizes="auto, (max-width: 382px) 100vw, 382px" /></a></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Gros plan aujourd’hui sur un des fleurons de la collection littéraire<b>« Murder ballads »</b> propulsée par les <a href="http://www.ring.fr"><b>éditions Ring</b></a>. Le livre <i>Fils de Sam</i> nous entraîne dans le sillage d’un des <a href="https://www.theartchemists.com/?s=tueur+en+s%C3%A9rie&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank" rel="noopener">tueurs en série</a> mythiques des <a href="https://www.theartchemists.com/?s=70%27s&amp;x=12&amp;y=5" target="_blank" rel="noopener">années 70</a> finissantes, David Berkowitz. « Le Fils de Sam », comme il se baptisera dans une des lettres qu’il adresse à la police et à la presse, va terroriser les rues de NewYork une année durant, assassinant à coup de revolver de brunes adolescentes et leurs petits amis, au hasard des rencontres. L’auteur de <a href="https://www.theartchemists.com/?s=polar&amp;x=0&amp;y=0">polar</a> <b>Michaël </b><b>M</b><b>ention</b> se saisit du sujet pour relater d’une plume hystérique cette traque fascinante.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000; background-color: #ff00ff;"><strong>A lire également :</strong></span>  <strong><a href="https://www.theartchemists.com/night-stalker-netflix-richard-ramirez/" rel="bookmark">Night Stalker : mais qui était vraiment Richard Ramirez ?</a></strong></p>
<h2 align="justify"><strong><span style="color: #000000;">Mises en contexte et confessions fictives</span></strong></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Il n’est pas le premier certes à revenir sur les crimes de ce <a href="https://www.theartchemists.com/?s=serial+killer&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank" rel="noopener">serial killer</a> et son ouvrage ; allure, descriptions, références littéraires, cinématographiques et musicales, le livre évoque le trépidant <i>Summer of Sam</i> de Spike Lee, <i>Taxi Driver</i> de Scorsese &#8230; Mais il se singularise néanmoins par la superposition des faits proprement dits avec les événements qui secouent les USA d’alors, entre guerre du <a href="https://www.theartchemists.com/?s=vietnam&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank" rel="noopener">Vietnam</a>, conflits raciaux, misère galopante, Watergate, blackout électrique de NY et autres joyeusetés dont la société américaine a accouché dans de dramatiques convulsions. Mention relate ce contexte, y insérant le détail des meurtres et l’effet de panique provoqué dans une population déjà surchauffée par les tensions sociales et la canicule de cet été insupportable.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Multipliant les mises en abyme, il alterne ces passages avec les confessions fictives du tueur qu’on voit progressivement sombrer dans cette folie qu’il a prétextée pour expliquer ses actes, des confessions inspirées de ses propres aveux. Sataniste, possédé, drivé par le démon dissimulé dans le labrador noir de son voisin, Berkowitz a tout du schizophrène délirant … à moins que … à moins qu’il simule ? C’est la lecture qu’en donnera Stéphane Bourgoin après l’avoir rencontré. A moins également qu’il ait été instrumentalisé par de douteuses fréquentations issues des sectes extrémistes qui pullulent à l’époque, en concurrence avec <a href="https://www.theartchemists.com/?s=charles+manson&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank" rel="noopener">Charles Manson</a> et sa Famille ?</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000; background-color: #ff00ff;"><strong>A lire également :</strong></span>  <strong><a href="https://www.theartchemists.com/serie-serpent-charles-sohbraj-netflix/" rel="bookmark">Le Serpent : bloody hippie trail ou l’odyssée meurtrière de Charles Sohbraj</a></strong></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><strong>Croiser les pistes et les présomptions</strong></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">C’est justement l’autre singularité de cet ouvrage que de croiser les pistes, de mettre en exergue ces groupuscules apocalyptiques, qui adorent les démons, sacrifient les bestioles, manipulent les esprits faibles, et servent à l’occasion les intérêts de la CIA en matière de guerre psychologique contre les gauchistes de tous poils, quitte à terroriser le bon peuple à coup de meurtres sériels totalement déments … Ici pas de preuve, des présomptions, des interprétations … N’empêche que, Berkowitz condamné à vie, l’enquête a depuis été rouverte pour mettre en évidence d’éventuelles complicités …</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><i>Fils de Sam </i>vaut donc par son rythme syncopé, la cadence de l’écriture, sa vibration interne, tripante au possible, comme par la mise en connexion de ces strates de réalités, qui éveille forcément le questionnement. On glisse de l’inconscient du tueur aux soubresauts de la société à la perception d’un projet de fond beaucoup moins avouable, jamais formulé mais palpable. Des montagnes russes en somme, vertigineuses et addictives, qui s’appuient en sus sur une documentation précisée en intro et en bibliographie. On ressort de là galvanisé, shooté, et frustré, avec l’envie furieuse de plonger le nez dans les dossiers de l’enquête proprement dite, pour construire sa propre approche.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Et plus si affinités</b></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Vous pouvez vous procurer le livre <em>Fils de Sam</em> sur <a href="https://www.cultura.com/?ae=2026&amp;utm_source=theARTchemists&amp;utm_medium=affiliation&amp;utm_campaign=affinitaire" target="_blank" rel="noopener">ce site</a>.</span></p>
<p align="justify">
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		<title>Chris Anderson publie MAD in HOLLYWOOD : confessions d’un auteur tarantophile</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/chris-anderson-mad-in-hollywood-auteur-tarantophile/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 Oct 2020 09:02:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Chris Anderson : si vous suivez régulièrement les aventures ARTchemisiennes, ce patronyme doit vous dire quelque chose. Outre Le Garage of rock, ses talents de peintre, photographe et joaillier, Chris est un auteur assidu, qui multiplie les romans atypiques et barrés, avec un goût certain pour la fan fiction, et une attirance toute particulière pour l’univers du réalisateur Quentin Tarantino. Dernier opus en date, MAD in HOLLYWOOD se greffe sur...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2020/10/itw-chris1-e1603270661363.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-32968 size-full" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2020/10/itw-chris1-e1603270661363.jpg" alt="" width="900" height="447" /></a></p>
<p class="western" align="justify"><span style="color: #000000;"><span style="background-color: #d5d5d5;">C</span>hris Anderson : si vous suivez régulièrement les aventures ARTchemisiennes, ce patronyme doit vous dire quelque chose. Outre <a href="https://www.theartchemists.com/bienvenue-a-notre-nouveau-camarade-de-jeu-le-garage-of-rock/">Le Garage of rock</a>, ses talents de peintre, photographe et joaillier, <a href="https://www.theartchemists.com/revenge-mike-cascadeur-et-serial-killer-quand-chris-anderson-le-tarantinophile-reveille-les-morts/">Chris est un auteur assidu</a>, qui multiplie les romans atypiques et barrés, avec un goût certain pour la fan fiction, et une attirance toute particulière pour l’univers du réalisateur Quentin Tarantino. Dernier opus en date, <i>MAD in HOLLYWOOD</i> se greffe sur la fin ouverte de <a href="https://www.theartchemists.com/once-upon-a-time-in-hollywood-il-etait-une-fois-un-conte-de-fee-cinematographico-uchronique/"><i>Once upon a time in Hollywood </i></a>pour imaginer la rencontre entre Sharon Tate et Rick Dalton, et surtout s’interroger sur la réaction de Manson, après l’échec de ses tueurs, le tout en explorant un cran plus loin et avec moult détails LA en 1969. Objectifs de la manœuvre : creuser, apporter des réponses. Mais pas seulement. Que se cache-t-il derrière le processus créatif de Chris Anderson ? Nous sommes allés lui demander.</span></p>
<p class="western"><span style="color: #000000;"><span style="font-size: 12pt;"><b>Hello Chris. Entrons dans le vif du sujet. </b></span><span style="font-size: 12pt;"><b>Si je résume, vous aimez inventer la suite des films de Tarantino. Pourquoi ce réalisateur tout particulièrement ? Pourquoi ce besoin de compléter ?</b></span></span></p>
<p class="western" align="justify"><span style="color: #000000;">Salut les ARTchemists ! Effectivement, on entre directement dans le sujet, avec toutes ces questions, j’adore !</span></p>
<p class="western" align="justify"><span style="color: #000000;">Lorsque j’ai commencé cette quadrilogie, je ne pensais pas même une seconde que je me retrouverais là un jour. C’est en fait Danny « Machete » Trejo qui m’a donné l’idée. J’ai eu la chance d’avoir une pleine page dans le magazine <i>Girls and corpses</i> cité par MTV comme « le plus barré au monde » qui mélange filles et cadavres. Je précise : c’est un magazine en grande partie basé sur le sexy et l’humour et Danny avait posé avec le magazine chez lui à L.A avec une bague qu’il m’avait commandé et que j’avais créée, bref ! À cet instant précis, ça a fait BANG dans ma tête et cette question est arrivée : mais pourquoi personne n’a jamais envisagé la suite du film <em>Pulp Fiction</em> ? En fait, des centaines de milliers de fans en parlent depuis plus de 25 ans, mais jamais personne n’avait eu « les cojones » <i>(ce n’est pas moi qui l’ai dit</i>) (rire) de le faire…</span></p>
<p class="western" align="justify"><span style="color: #000000;">Alors, je me suis lancé. Ce premier livre <i>REVENGE</i> a été écrit très rapidement et il est 100% dialogué, ce qui est aussi une première. Tous les fans sites francophones de Tarantino ont adoré, c’était déjà un très bon départ, et deux autres livres ont suivis, <i>Mike Cascadeur et Serial Killer </i>qui arrive à la fin du film <i>Death Proof</i> et pour réaliser le rêve ultime des fans de Tarantino, <i>The VEGA Brothers</i> qui réunit enfin les frères, tueurs en série, les plus célèbres du Maître, Vic et Vincent VEGA. Cette trilogie est disponible en 3 volumes séparés ou en un seul pavé saignant de 759 pages, sous le nom de <i>DOGS : Ma Tarantino Trilogie</i>.</span></p>
<p class="western" align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Cela vous est venu comment, cette vocation d’auteur de fan fiction ? En quoi est-ce selon vous un genre à part entière ?</b></span></p>
<p class="western" align="justify"><span style="color: #000000;">Ce n’est pas une vocation, et je ne me suis jamais posé de questions, j’ai simplement utilisé les ondes qui flottent dans l’air et ma connaissance des films de Tarantino, je n’aurai pas pu le faire pour un autre réalisateur. Avec ces livres j’ai voulu lui rendre le meilleur hommage possible et réaliser ce que personne n’avait jamais fait avant, une sorte de lien impossible.</span></p>
<p class="western" align="justify"><span style="color: #000000;">Je n’ai pas voulu « faire comme », mais vraiment « faire du » et c’est la première remarque qui revient sans cesse : « On dirait vraiment du Tarantino ». Vous pouvez croire que pour moi, c’est un super compliment, certaines personnes doutent même du fait que ce serait peut-être lui qui aurait écrit ces suites, et qu’il testerait ça dans les pays francophones, avant de le lancer dans les autres pays … Est-ce vrai ? Faux ? Ce n’est pas moi qui vais vous donner cette réponse …</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000; background-color: #ff00ff;"><strong>A lire également :</strong> </span> <strong><a href="https://www.theartchemists.com/california-girls-simon-liberati-de-lautre-cote-du-couteau/" rel="bookmark">California Girls – Simon Liberati : de l’autre côté du couteau …</a></strong></p>
<p class="western" align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Vous partez donc d’un scénario et d’un film pour développer un roman ? Comment vous y prenez-vous pour construire vos récits ? Vous vous appuyez sur quels éléments ? Quelles impressions ? </b></span></p>
<p class="western" align="justify"><span style="color: #000000;">Le principal est de commencer par un commencement « crédible ». Pour <i>REVENGE</i>, j’ai commencé par le seul moment où une petite possibilité s’offrait à moi : lorsque Vincent Vega se prend une rafale de balles dans le bide lorsqu’il est sur les chiottes. Je me suis renseigné auprès de médecins afin de savoir si c’était possible qu’il ne meurt pas. Après plusieurs avis, la réponse fut : « Oui, selon plusieurs critères, oui, il pourrait survivre … » Voilà, j’avais le début du livre, ensuite tout est venu facilement et le « crossover » s’est fait tout naturellement entre <i>Pulp Fiction</i> et <i>Reservoir Dogs</i>, ce qui était logique aussi. Tous les films de Tarantino sont liés par des tonnes de petits détails… j’ai juste déroulé tout ça, mais je n’ai pas voulu utiliser toutes les théories que l’on trouve sur le net ou dans les forums, j’ai voulu apporter ma propre histoire.</span></p>
<p class="western" align="justify"><span style="color: #000000;">Pour <i>MAD in HOLLYWOOD</i> , je me suis posé une seule question : que se passe-t-il lorsqu’à la fin du film <i>Once Upon A Time in Hollywood</i>, Rick Dalton est invité chez Sharon Tate pour raconter sa putain de soirée avec ces putains de hippies ? Comment va réagir Charles Manson, en apprenant que trois de ses disciples ont été tués ? etc…</span></p>
<p class="western" align="justify"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Times New Roman, serif;"><b>Vous sortez donc le quatrième volume de cette quadrilogie avec </b></span><span style="font-family: Times New Roman, serif;"><i><b>MAD in HOLLYWOOD </b></i></span><span style="font-family: Times New Roman, serif;"><b>?</b></span></span></p>
<p class="western" align="justify"><span style="color: #000000;">C’est ça et comme pour la trilogie, il fallait être crédible. Je ne l’ai pas précisé ici, mais dans tous mes livres, la réalité et la crédibilité sont les principales qualités que je souhaite avoir, ne pas faire n’importe quoi. Toutes les distances entre divers points sont réelles, les menus de restaurant des années passées sont vrais, que ce soit dans les années 50,60 ou de nos jours, les tarifs de taxis, les hôtels etc… tout est réel, tout est calculé, comme pour les années où se croisent les personnages, je fais chaque fois beaucoup de recherches, c’est très important. Il est possible avec mes livres de retrouver toutes les routes, les lieux, les bâtiments etc…</span></p>
<p class="western" align="justify"><span style="color: #000000;">Pour en revenir à « MAD » cette fois-ci c’était tout aussi important, et même plus en fait. Le film <i>Once Upon a Time in Hollywood</i> base son récit sur la réalité de l’année 1969, ce qui laisse encore moins de marge. Ce qui a un peu déçu les spectateurs, ce sont deux choses ; la présence de Charles Manson est trop discrète (quelques secondes) ; les personnes n’ayant pas toutes les infos sur cette époque ont été un peu larguées et sont passées entre beaucoup d’infos importantes. C’est ce que j’ai corrigé dans mon livre.</span></p>
<p class="western" align="justify"><span style="color: #000000;">Les infos sur Manson, sur l’affaire, sur le fait de savoir qui était vraiment le couple Tate/Polanski en 1969 ? Que se passait-il vraiment au « Spahn Ranch » ? etc… J’inclus les vraies affaires dans cette histoire et donne beaucoup d’infos. Après avoir lu ce livre, les gens qui n’auront pas bien cerné le film, pourrons tout comprendre et le revoir avec toutes les infos qui auraient pu leur manquer. Bien sûr, j’ai aussi imaginé une toute nouvelle théorie sur cet événement, qui selon les premiers lecteurs, est hallucinante, malsaine mais tout à fait crédible. Pour la connaître, il faudra lire le livre.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000; background-color: #ff00ff;"><strong>A lire également :</strong></span>  <strong><a href="https://www.theartchemists.com/bobby-beausoleil-autres-anges-cruels-face-cachee-summer-of-love/" rel="bookmark">Bobby Beausoleil et autres anges cruels : la face cachée du Summer of love</a></strong></p>
<p class="western" align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Avez-vous des rituels d’écriture ?</b></span></p>
<p class="western" align="justify"><span style="color: #000000;">Je ne cherche pas, je n’ai pas de rituel, je ne me pose pas devant mon ordi. Je prends ce qui est dans l’air, les ondes, les idées viennent toutes seules, je ne construis rien, tout arrive dans ma tête, comme ça, je ne saurais pas l’expliquer.</span></p>
<p class="western" align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Qu’est-ce qui singularise votre écriture ? Quelle est votre griffe, votre signature ?</b></span></p>
<p class="western" align="justify"><span style="color: #000000;">Ce sont les autres qui peuvent le dire, mais disons que des livres 100% dialogués (ou presque), ce n’est pas commun apparemment (rire). Ce qui revient aussi c’est le fait que rien n’est détaillé, mais que tout est visible. Lorsque je dis que rien n’est détaillé, c’est que je ne décris pas les pièces, les lieux, mais en faisant jouer les dialogues entre les personnages, tout est réellement visible. Mes livres ne sont pas des livres, mais des films écrits…. Ça c’est une signature non ? (rire)</span></p>
<p class="western" align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Demain Tarantino vous contacte, vous lui proposez de travailler sur quel sujet ?</b></span></p>
<p class="western" align="justify"><span style="color: #000000;">(Silence) Je vais rester discret là-dessus, mais qui dit que ce n’est pas… bref !</span></p>
<p class="western" align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Est-ce qu’il est possible de comprendre cette quadrilogie si on ne connaît pas les films de Tarantino ?</b></span></p>
<p class="western" align="justify"><span style="color: #000000;">Justement, je me suis posé plusieurs fois la question et la réponse est venue des lecteurs : oui, c’est possible. J’ai reçu des messages de lecteurs me disant qu’ils n’aimaient pas vraiment Tarantino<i> (</i>ce n’est pas la majorité<i>) </i>mais qu’ils avaient aimé mes livres, quelques-uns ont même découvert certains films, comme <i>Death Proof</i> grâce à mes livres, c’est pas mal ça !</span></p>
<p class="western" align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Vous n’avez pas toujours écrit des fan fictions. Quid de </b><i><b>Fuck you Rhesus</b></i><b> et de vos autres livres ?</b></span></p>
<p class="western" align="justify"><span style="color: #000000;">Pour FYR, c’est autre chose, c’est particulier, le mieux est de lire le résumé du livre :</span></p>
<p class="western" align="justify"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Times New Roman, serif;">Mélangeant humour noir et personnages atypiques, se fondant lentement dans un comportement mentalement décalé et à l’évidence déficient. La violence monte crescendo pour ne jamais s’arrêter. Les scènes de tortures de plus en plus décrites dans les moindres détails. La confusion schizophrénique mélangée à la déficience mentale et paranoïaque, donnent souvent l’obligation de poser le livre, pourtant court, pour ne pas avoir des restes de repas sortir inopinément de votre bouche afin de venir s’étaler sur les pages. Assurément ce texte peut-être considéré comme illisible par certains, ne supportant pas ce style désorganisé mais pourtant très jouissif, ou drôle pour d’autres, mais quelque soit l’appréciation, toujours visuellement très poussé. Mais il y a-t-il finalement un style, ou simplement un plongeon au cœur des plus profonds méandres d’un être à part ?</span></span></p>
<p class="western" align="justify"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Times New Roman, serif;">Selon le magazine </span><span style="font-family: Times New Roman, serif;"><i>Rue Morgue</i></span><span style="font-family: Times New Roman, serif;">, la référence en matière d’horreur c’est « un livre qui vous mettra mal, vous torturera, vous fera vomir peut-être. Abandonnez-vous à l’extrême, au décadent et à l’humour noir avec un livre à part, choquant et violent à ne pas mettre entre toutes les mains »… C’est pas mal comme critique… (rire). Mais je n’ai pas de direction particulière vers laquelle aller. L’exemple de mon livre </span><span style="font-family: Times New Roman, serif;"><i>UTSURO BUNE</i></span><span style="font-family: Times New Roman, serif;"> est juste une amitié Japonaise et une énorme chance. </span>Il y a aussi <i>Mais puisqu’on vous dit que ce livre n’en est pas un,</i> une sorte de retournement <span style="font-family: Times New Roman, serif;">de cerveau, à grands coups de psychologie métaphysique, vous transportant dans un délire imaginaire de digression linguistique et d&rsquo;idées nouvelles jamais lues auparavant. Ou </span><span style="font-family: Times New Roman, serif;"><i>KSMOS</i></span><span style="font-family: Times New Roman, serif;">, un récit scientifico-futuriste ou </span><span style="font-family: Times New Roman, serif;"><i>TORPES – SAINT TROPEZ</i></span><span style="font-family: Times New Roman, serif;">, qui est une étrange histoire surnaturelle démarrant en 68 après J.C. pour arriver jusqu’à nous, un récit entre faits historiques et fiction, bref, il y en a pour tous les goûts.</span></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000; background-color: #ff00ff;"><strong>A lire également :</strong></span>  <strong><a href="https://www.theartchemists.com/the-hateful-eight-outrancier-teigneux/" rel="bookmark">The Hateful Eight : « aussi outrancier que teigneux »</a></strong></p>
<p class="western" align="justify"><span style="color: #000000;"><b>C’est quoi pour vous, le roman parfait ?</b></span></p>
<p class="western" align="justify"><span style="color: #000000;">Je ne sais pas, je n’ai jamais lu de roman.</span></p>
<p class="western" align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Vous auto-éditez : pour quelle raison ? Quels avantages ? Quelles limites ?</b></span></p>
<p class="western" align="justify"><span style="color: #000000;">Je suis libre, je fais ce que je veux, je change, mets à jour, modifie quand je veux. Si je veux changer la couverture 50 fois, changer le texte, je peux le faire… C’est déjà pas mal comme raisons, non ? (rire)</span></p>
<p class="western" align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Si vous deviez bosser avec un éditeur, qui choisiriez-vous ? Pourquoi ?</b></span></p>
<p class="western" align="justify"><span style="color: #000000;">Est-ce que ma réponse précédente, n’est pas suffisante ? (rire) Le seul avantage d’un éditeur serait une plus grande visibilité pour mes livres, si l’éditeur fait bien son boulot, mais ça, c’est encore un autre sujet. Avoir des menottes, je ne sais pas, si, pour moi, serait la bonne solution.</span></p>
<p class="western" align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Vous adorez le rock. En quoi votre écriture relève-t-elle de cet genre musical … et de ce mode de vie / état d’esprit ?</b></span></p>
<p class="western" align="justify"><span style="color: #000000;">Mes livres sont un parfait mélange de faits divers, fiction et rock. Dans chacun de mes livres il y a des musiques et une discographie en fin de livre, ce qui permet, tout en lisant, d’écouter la bande son… Un livre avec une OST, ce n’est pas commun non plus (RIRE)…</span></p>
<p class="western" align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Vos projets ? A quand la réal de films ?</b></span></p>
<p class="western" align="justify"><span style="color: #000000;">J’ai déjà réalisé un long métrage, il y a bien longtemps, dans une autre vie, mais j’ai plusieurs scénarios sous le coude et rencontre régulièrement de possibles investisseurs, mais pour le moment, je n’ai pas trouvé « LE » ou « LES » bons, ceux qui me permettraient de faire ce que je veux vraiment … c’est donc une affaire à suivre.</span></p>
<p class="western" align="justify"><span style="color: #000000;">Merci à Chris pour son temps et ses réponses.</span></p>
<p class="western" align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Et plus si affinités</b></span></p>
<p class="western" align="justify"><span style="color: #000080;"><span lang="zxx"><u><a href="https://artofchrisanderson.jimdofree.com/">https://artofchrisanderson.jimdofree.com/</a></u></span></span></p>
<p class="western" align="justify"><span style="color: #000080;"><span lang="zxx"><u><a href="https://www.amazon.fr/CHRIS-ANDERSON/e/B0728NTH76/ref=dp_byline_cont_pop_book_1?fbclid=IwAR2AF8V60w1N3dDJqeX3H-1xCAV9m4zs8NQ7NQ6MkGrzSX72R785SvQLtLY">https://www.amazon.fr/CHRIS-ANDERSON/e/B0728NTH76/ref=dp_byline_cont_pop_book_1?fbclid=IwAR2AF8V60w1N3dDJqeX3H-1xCAV9m4zs8NQ7NQ6MkGrzSX72R785SvQLtLY</a></u></span></span></p>
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		<title>California Girls &#8211; Simon Liberati : de l’autre côté du couteau…</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/roman-california-girls-simon-liberati/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 05 Jan 2020 15:30:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>1969 : l’année des ruptures. Balayés l’esprit du Flower Power, la légèreté des 60’s, l’illusion de la philosophie hippie… Altamont marque un tournant dans la grande émergence du rock, Los Angeles, grande Mecque du cinéma, accouche du Nouvel Hollywood, Sharon Tate, ses amis, le couple LaBianca baignent dans leur sang, enterrant ce climat de douce félicité déjà bien rongé par l’atmosphère mortifère de la guerre du Vietnam. Symbole de cette...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="371" height="600" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/11/the-artchemists-california-girls.jpg" alt="" class="wp-image-36585" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/11/the-artchemists-california-girls.jpg 371w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/11/the-artchemists-california-girls-178x288.jpg 178w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/11/the-artchemists-california-girls-305x494.jpg 305w" sizes="auto, (max-width: 371px) 100vw, 371px" /></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p><span style="color: #000000;">1969 : l’année des ruptures. Balayés l’esprit du Flower Power, la légèreté des 60’s, l’illusion de la philosophie hippie… <a style="color: #000000;" href="https://www.theartchemists.com/altamont-69-joel-selvin-no-shelter-for-you/">Altamont</a> marque un tournant dans la grande émergence du rock, <a style="color: #000000;" href="https://www.theartchemists.com/bobby-beausoleil-autres-anges-cruels-face-cachee-summer-of-love/">Los Angeles</a>, grande Mecque du cinéma, accouche du Nouvel Hollywood, Sharon Tate, ses amis, le couple LaBianca baignent dans leur sang, enterrant ce climat de douce félicité déjà bien rongé par l’atmosphère mortifère de la <a style="color: #000000;" href="https://www.theartchemists.com/vietnam-denonciation-chirurgicale-dun-conflit-aberrant-meurtrier-et-monstrueusement-esthetique/">guerre du Vietnam</a>. Symbole de cette décadence, la famille que Charles Mason guide avec bienveillance et brutalité vers le meurtre et l’horreur.</span></p>



<h2 class="wp-block-heading"><span style="color: #000000;">Les entrailles d&rsquo;un massacre</span></h2>



<p><span style="color: #000000;">Le sujet a fait couler beaucoup d’encre, inspiré bien des films. Tandis que Tarantino réécrit l’Histoire avec le jubilatoire <a style="color: #000000;" href="https://www.theartchemists.com/once-upon-a-time-in-hollywood-il-etait-une-fois-un-conte-de-fee-cinematographico-uchronique/"><i>Once upon a time in Hollywood</i></a>, Simon Liberati tente d’en cerner les contours dans le roman <i>California Girls</i>, plongeant profond dans les entrailles du massacre et de la psyché de ses auteurs. Des filles en majorité, jeunes, rebelles, paumées, sales, prostituées, camées, instrumentalisées, endoctrinées… manipulées par un <a style="color: #000000;" href="https://www.theartchemists.com/charles-manson-le-demon-dhollywood-guitare-au-poing-et-aureole-malefique/">Charles Manson</a> sans scrupules, raté en manque de pouvoir qui se rassure sur son hypothétique omnipotence en manipulant les esprits faibles.</span></p>



<h2 class="wp-block-heading">Suppliciés et bourreaux</h2>



<p><span style="color: #000000;">Face à ces furies décérébrées, d’autres spécimens de filles américaines, purs produits d’une société de consommation au bord du déclin, mais qui ne le sait pas encore. Des victimes du hasard, mises en pièce dans une orgie de chair et de sang que l’auteur décrit avec un luxe de détails presque chirurgicaux où se mêle une fascination terrifiée pour ces journées démentes qui enterrent à leur manière l’éclat des Trente Glorieuses. Et en filigrane une question : qui, des suppliciés ou des bourreaux, est le plus à plaindre ? S’appuyant sur une connaissance pointue des faits, Liberati déroule un dialogue de mort dont les protagonistes sont finalement gémellaires.</span></p>



<h2 class="wp-block-heading">Exorcisme rédactionnel</h2>



<p><span style="color: #000000;">Le lecteur ne peut que se demander si, avec moins de succès et de chance, Sharon Tate n’aurait pas pu se retrouver de l’autre côté du couteau. Comment ces adolescentes, certaines au passé chaotique, d’autres issues de bonne famille, ont-elles pu sombrer dans semblable barbarie ? Sans que personne ne sente arriver la catastrophe ? Sans qu’aucune ne réagisse, ne dise non ? Peut-être était-ce la période qui voulait ça, dont on respire l’air chargé d’encens, de drogue et d’effluves corporelles à chaque page de ce texte éclair sans pitié, abordé comme un exorcisme rédactionnel. Avec en toile de fond la Californie des 60’s finissantes, dans ce qu’elles avaient de plus magnétique et de plus odieux.</span></p>



<p><span style="color: #000000;"><b>Et plus si affinités</b></span></p>


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		<title>Mindhunter 2 : « In every dream home a heartache »</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/mindhunter-2-in-every-dream-home-a-heartache/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 08 Sep 2019 09:49:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Séries]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Alors qu’elle ouvre la saison 2 de Mindhunter sur ses harmonies hypnotiques et dérangeantes, la chanson de Roxy Music résume à elle seule l’ambiance délétère qui teinte ces neuf nouveaux chapitres des aventures du trio Holden Ford / Bill Tench / Wendy Carr au pays des serial killers. Évacuer le spectaculaire A leur palmarès pour cette seconde édition, la rencontre de David Berkowitz et Charles Manson, la traque de Wayne...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2019/09/mindhunter-2-e1567935926674.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-31943 size-full" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2019/09/mindhunter-2-e1567935926674.jpg" alt="" width="600" height="600" /></a></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Alors qu’elle ouvre la saison 2 de <i>Mindhunter</i> sur ses harmonies hypnotiques et dérangeantes, la chanson de Roxy Music résume à elle seule l’ambiance délétère qui teinte ces neuf nouveaux chapitres des aventures du trio Holden Ford / Bill Tench / Wendy Carr au pays des serial killers.</span></p>
<h1 class="western"><span style="color: #000000;">Évacuer le spectaculaire</span></h1>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">A leur palmarès pour cette seconde édition, la rencontre de David Berkowitz et Charles Manson, la traque de Wayne Williams et de Dennis Rader, un nouveau directeur du FBI bien décidé à faire de cette unité de profileurs le fer de lance du renouveau de son institution, sans compter la lente décomposition de leurs vies intimes à tous.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Peu de scènes de meurtres, pas d’effusion de sang, on évacue le spectaculaire pour se concentrer sur la psyché des tueurs et leurs témoignages, activant ainsi l’imaginaire des spectateurs. La formule, qui avait fonctionné à plein sur la première saison, prend une ampleur inédite tandis que nos enquêteurs se retrouvent sur le terrain face à des dizaines de disparitions d’enfants noirs, dans le climat ultra tendu d’Atlanta.</span></p>
<p><iframe loading="lazy" title="MINDHUNTER Saison 2 | Bande-annonce VOSTFR | Netflix France" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/DoifCLpOTM4?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<h1 class="western"><span style="color: #000000;">Le fruit des interdits</span></h1>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">En parallèle, l’intrigue se corse alors que le fils de Bill Tench se retrouve mêlé à la mort (accidentelle ou non?) d’un bébé avec en perspective sa possible culpabilité et l’éventualité lancinante de son éventuelle psychopathie avec en filigrane la question récurrente du repérage des comportements déviants dés l’enfance.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Le tout posé avec beaucoup de recul par rapport au contexte de l’époque, dans une Amérique puritaine où l’homosexualité est encore tabou, où l’égalité des droits constitue un leurre. Et les différents tueurs évoqués de faire écho à ces interdits dont ils sont à la fois le fruit et la distorsion. A ce propos, réécoutez avec attention le texte de « In every dream home a heartache ».</span></p>
<h1 class="western"><span style="color: #000000;">Un enjeu d’interprétation</span></h1>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Dénonçant le vide d’existences désespérément vouées au consumérisme, les paroles déroulées par la voix désabusée de Bryan Ferry pourraient exprimer la profonde frustration intérieure de ces assassins d’un genre particulier, dont les héros de la série tentent de dessiner la cartographie mentale pour en neutraliser la violence en amont.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">D’où l’enjeu de leur interprétation. Après l’incroyable Cameron Britton en Edmund Kemper, saluons la prestation de Oliver Cooper en Son of Sam terrifiant de vanité, de Damon Herriman plantant un Charles Manson insaisissable comme une anguille, de Christopher Livingston dans la peau d’un Wayne Williams mêlant la déférence et la provocation avec une subtilité inquiétante.</span></p>
<p align="justify">
<p align="justify"><span style="color: #000000;">A croire que <i>Mindhunter</i><i> </i>est en train de devenir un exercice de style incontournable pour les acteurs en quête d’un challenge d’interprétation, car se couler dans le physique, la gestuelle, la diction de ces individus et leur mental constitue un périlleux défi qui peut vit verser dans la caricature, quand il s’agit de demeurer dans le registre de l’odieux. A vérifier sur la 3eme saison qui, si elle n’est pas officialisée, semble s’amorcer au vu du succès des deux premières.</span></p>
<p align="justify">
<p><span style="color: #000000;"><strong>Et plus si affinités</strong></span></p>
<p><a href="https://www.netflix.com/fr/title/80114855">https://www.netflix.com/fr/title/80114855</a></p>
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		<title>Charles Manson – Le démon d’Hollywood : guitare au poing et auréole maléfique</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/documentaire-charles-manson-demon-hollywood/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Sep 2019 08:27:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il était une fois à Hollywood, Mindhunter 2 … 50 ans tout juste après les massacres Tate et La Bianca, Charles Manson fait toujours parler de lui, saisissant en continu l’imaginaire fasciné des foules. Et ce n’est pas le documentaire de Tom O’Dell Charles Manson – Le démon d’Hollywood qui va changer la donne, loin de là. En cent minutes gorgées d’archives, de témoignages et de bandes sons, le documentariste,...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2019/09/089993-000-A_SPHO-002.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-31929 size-full" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2019/09/089993-000-A_SPHO-002.jpg" alt="" width="940" height="530" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2019/09/089993-000-A_SPHO-002.jpg 940w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2019/09/089993-000-A_SPHO-002-288x162.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2019/09/089993-000-A_SPHO-002-768x433.jpg 768w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2019/09/089993-000-A_SPHO-002-494x279.jpg 494w" sizes="auto, (max-width: 940px) 100vw, 940px" /></a></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><i>Il était une fois à Hollywood</i>, <i>Mindhunter 2 </i>… 50 ans tout juste après les massacres Tate et La Bianca, Charles Manson fait toujours parler de lui, saisissant en continu l’imaginaire fasciné des foules. Et ce n’est pas le documentaire de Tom O’Dell <i>Charles Manson – Le démon d’Hollywood</i> qui va changer la donne, loin de là.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">En cent minutes gorgées d’archives, de témoignages et de bandes sons, le documentariste, par ailleurs auteur de <i>How the Beatles changed the world</i> et <i>Kraftwerk and the electronic revolution</i>, aborde le cas Manson sous un angle inhabituel : le penchant immodéré du gourou pour la musique. C’est que Manson, avant de fonder la Famille, avait dans l’idée de devenir une star folk dans l’esprit d’un Bob Dylan.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Guitare au poing, textes mystiques en enfilades, il fit même plusieurs maquettes en studio, collaborant avec l’un des membres des Beach Boys, côtoyant des producteurs, sillonnant les soirées organisées par les pontes de l’industrie rock californienne, alors en plein essor. Et invitant ces messieurs à venir trousser ses adeptes au besoin ou profiter de sa came. Le pire ? Le monsieur avait un certain talent …</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Qu’il s’employa à gâcher par ses sautes d’humeur et son caractère ingérable. Il prit très mal de se faire évincer du circuit, ruinant ainsi ses espoirs de célébrité. La suite, tragique et horrible, on la connaît. Reste à Tom O’Dell de mettre en lumière ces ambitions qui ont disparu derrière l’atrocité des faits, ainsi que les liens et corrélations existant avec l’univers des studios.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Car on se doute bien que les musiciens impliqués firent tout pour biffer cette relation hautement implosive de leur carnet de bal. Et n’y réussirent pas forcément, le contact avec un manipulateur de la pointure de Manson ayant laissé des traces. Ce sont ces traces psychiques qu’on traque d’image en image, cherchant à détecter la folie dans chaque chanson enregistrée, dans chaque regard inscrit sur les photographies, dans chaque extrait de film …</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Et autour de ce mystère, comme une aura sombre, la fin des 60’s, dont il sonne le glas, en même temps que la guerre du Vietnam, le <a href="https://www.theartchemists.com/altamont-69-joel-selvin-no-shelter-for-you/">concert dantesque d’Altamont</a> et autres facéties du sort. S’il manque de diffuser la démence de l’époque comme peut le faire le décadent <a href="https://www.theartchemists.com/bobby-beausoleil-autres-anges-cruels-face-cachee-summer-of-love/"><i>Bobby Beausoleil et autres anges cruels </i></a>dont nous ne cesserons de recommander l’édifiante lecture, <i>Charles Manson – Le démon d’Hollywood</i> a du moins le mérite de retracer un chemin en l’arrimant dans la réalité sociétale de l’Amérique d’alors. Et sans jamais briser cette auréole maléfique, ni verser dans la caricature ou le larmoyant. C’était l’enjeu.</span></p>
<p align="justify">
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><strong>Et plus si affinités :<br />
</strong></span></p>
<p align="justify"><a href="https://www.arte.tv/fr/videos/089993-000-A/charles-manson-le-demon-d-hollywood/">https://www.arte.tv/fr/videos/089993-000-A/charles-manson-le-demon-d-hollywood/</a></p>
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		<title>A l’avant garde : Blake Neubert ou les portraits de Dorian Gray</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/avant-garde-blake-neubert-portraits-dorian-gray/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 05 Mar 2019 17:50:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Beaux-Arts]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=31535</guid>

					<description><![CDATA[<p>Zoom cette semaine sur l’artiste peintre américain Blake Neubert. Son art ? Il le décline dans des portraits à double lecture dont il faut sacrifier la première couche pour découvrir les véritables traits. L’œuvre ne s’en remet pas, le spectateur non plus. La preuve : Le geste est violent, un écorchement volontaire et public fixé sur la bande vidéo comme une séance d’anatomie, une autopsie salutaire. Sous la chair une autre réalité,...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2019/03/blake-neubert-e1551808122507.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-31539" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2019/03/blake-neubert-494x494.jpg" alt="" width="494" height="494" /></a></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Zoom cette semaine sur l’artiste peintre américain Blake Neubert. Son art ? Il le décline dans des portraits à double lecture dont il faut sacrifier la première couche pour découvrir les véritables traits. L’œuvre ne s’en remet pas, le spectateur non plus. La preuve :</span></p>
<p><iframe loading="lazy" title="Just a few finishing touches... and OOUuuuch!!!!" width="640" height="480" src="https://www.youtube.com/embed/WJldo2Rzf-M?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Le geste est violent, un écorchement volontaire et public fixé sur la bande vidéo comme une séance d’anatomie, une autopsie salutaire. Sous la chair une autre réalité, la pourriture intrinsèque de Dorian Gray, le vrai visage que nous cachons derrière un masque de respectabilité, un paravent trompeur.</span></p>
<p><iframe loading="lazy" title="ED GEIN / HANNIBAL LECTER" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/oNLzkC7xT6c?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Au compteur de ses victimes, les grands noms de l’Histoire américaine : Custer, Disney, Mickael Jackson, O.J.Simpson, des tueurs comme Charles Manson ou Ed Gein, des personnages comme Michael Myers … bref ce qui fourvoie le mythe de la réussite, les figures du mensonge et de la violence, cachées sous des apparences avenantes.</span></p>
<p><iframe loading="lazy" title="Charles Manson" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/rNqMtXumw3A?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Anxiogènes, les œuvres de Neubert sont aussi profondément formatrices, marquées au coin du bon sens et d’une rare efficacité pour faire prendre conscience au public de la notion de duplicité inscrite en chacun de nous. Il revient alors à l’artiste de dévoiler cette dualité via un procédé aussi brutal que les crimes et les hypocrisies dénoncées. Un juste retour des chopses.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Et plus si affinités</b></span></p>
<p align="justify"><a href="http://www.blakeneubert.com/">http://www.blakeneubert.com/</a></p>
<p><a href="https://www.youtube.com/user/blakeneubert/videos">https://www.youtube.com/user/blakeneubert/videos</a></p>
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		<title>Utøya – Laurent Obertone : confessions d’un 0 meurtrier</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 21 Jan 2018 11:17:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>22 juillet 2011 : après avoir fait exploser une bombe dans le quartier ministériel d’Oslo, Anders Breivnik, 32 ans, se rend sur l’île d’Utøya, un camp de vacances du parti travailliste, pour y abattre les personnes présentes au cours d’un véritable safari. Résultat : 77 morts dont une majeure partie sont des adolescents, un pays traumatisé dans sa chair et sa conscience, un véritable bouleversement social, historique. En 24 heures, ce garçon...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2018/01/Utoya-L-affaire-Breivik.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-30208" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2018/01/Utoya-L-affaire-Breivik-320x494.jpg" alt="" width="320" height="494" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2018/01/Utoya-L-affaire-Breivik-320x494.jpg 320w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2018/01/Utoya-L-affaire-Breivik-186x288.jpg 186w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2018/01/Utoya-L-affaire-Breivik.jpg 400w" sizes="auto, (max-width: 320px) 100vw, 320px" /></a></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">22 juillet 2011 : après avoir fait exploser une bombe dans le quartier ministériel d’Oslo, Anders Breivnik, 32 ans, se rend sur l’île d’Utøya, un camp de vacances du parti travailliste, pour y abattre les personnes présentes au cours d’un véritable safari. Résultat : 77 morts dont une majeure partie sont des adolescents, un pays traumatisé dans sa chair et sa conscience, un véritable bouleversement social, historique. En 24 heures, ce garçon surdoué fait basculer son peuple dans le cauchemar d’une violence de masse dont il ignorait tout. De ce phénomène unique, Laurent Obertone se saisit, pour produire un roman documenté particulièrement dérangeant.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Et déranger, Obertone sait faire : son premier ouvrage <i>La France Orange mécanique</i> sorti en janvier 2013 a embrasé les médias, en soulevant la question de l’insécurité hexagonale, entre réalité des exactions et autisme du pouvoir. Avec <i>Utøya</i> sorti fin 2013 et depuis remanié, l’auteur s’attaque au cas du mass murder européen le plus spectaculaire de ce siècle, avec en ligne de mire la volonté de saisir cet esprit retors : comment en arrive-t-on à assassiner froidement autant de personnes en une journée ? Car cela n’a rien d’un coup de tête. Tout fut minutieusement préparé, pensé, organisé, bien en amont, dans un véritable compte à rebours digne des attentats terroristes les plus encadrés.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Sauf que Breivnik était seul. Du moins rien n’a mis en évidence ses relations avec un groupuscule activiste fasciste. Un loup solitaire donc … cela pense comment, un loup solitaire ? Compilant les rapports de police, les interrogatoires, les témoignages des survivants du massacre et des amis et proches du tueur, Obertone recoupe ces données avec les écrits intimes de Breivnik, journal, déclarations, manifeste pour autopsier cette conscience en décomposition. Fou ? Non, ce serait trop commode, trop rassurant. Puisant dans les mythologies nordiques autant que dans les jeux vidéos et les doctrines nationalistes, Breivnik va doucement métamorphoser sa haine d’autrui en credo intolérant à l’extrême, construit et argumenté, doublé d’une distorsion de la personnalité, qui conduira à la tragédie finale.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Se glissant dans la tête de l’assassin, Obertone déroule ce discours dans ce qu’il a de plus malsain, de plus effrayant … et de plus ennuyeux. Car Breivnik comme tous les tueurs en série, n’a rien du héros magnifique qu’il voudrait être. Avouons-le, ce type est chiant, vide, il n’a rien à apporter au monde, et toute son intelligence reste creuse, inepte, inintéressante. Sa logorrhée, soporative, devient vomitive quand on la superpose au récit des meurtres, entrecoupé des rapports d’autopsie. Depuis la première ligne du roman, quand Breivnik débarque sur l’île qu’il va dévaster jusqu’au point final qui le suit en prison, ce sentiment de vide nous prend à la gorge : ce type est un 0.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Un 0 qui aurait pu être quelqu’un de bien vu sa logique, sa capacité à assimiler les savoirs, à analyser. Un 0 avec une nette tendance à l’escroquerie, à la gloriole, à l’auto-victimisation. Un 0 qui aurait pu apporter beaucoup : pourquoi a-t-il penché du côté obscur ? A cette question, le livre ne peut répondre. Qu’est-ce qui a fait basculer ce type ? A quel moment a-t-il chaviré ? Pourquoi ? Quel élément de stress ? Quel mot ? Est-ce arrivé d’un coup ? Progressivement ? On regrette que le livre n’évoque jamais le témoignage des parents, ni de la famille. Si le personnage de Breivnik en parle, il n’y a aucun contrepoint évoquant les explications de la mère, aimée/détestée, ni du père absent, encore moins de la sœur. C’est certainement la limite de l’ouvrage, que d’endosser ce « je », cette première personne certes fascinante, mais au final sans relief, pour laisser de côté les rouages qui ont enclenché cette mécanique, rouages qu’on ne peut saisir qu’avec du recul et un regard objectif, exempt d’influence politique : le regard de l’enquêteur, du scientifique.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Reste la volonté indomptable de l’individu, qu’on cerne soudain sur la dernière partie du livre, quand débutent les préparatifs de l’attentat et du massacre. Froidement, chaque stade est décrit, chaque calcul, dans une to-do list infernale, complètement sublimée par le personnage, mais qui se disloque face aux explications des enquêteurs. Un 0 donc, mais qui va complètement renverser les valeurs de son pays, de sa culture. Et dans ses propos, transmettre, légitimer la vacuité propre aux fanatiques psychopathes de tous bords, qu’ils s’appellent Charles Manson, Jim Jones ou Hitler ?</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Et plus si affinités</b></span></p>
<p align="justify"><a href="http://www.ring.fr/livre/trailer.php/livre/utoya">http://www.ring.fr/livre/trailer.php/livre/utoya</a></p>
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