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	<title>Toni collette</title>
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		<title>Mickey 17 : clones jetables, mégacorpos intersidérales et abrutissement des foules</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/mickey-17-film/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 Aug 2025 08:42:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>A peine bouclé le visionnage de la série Murderbot, je fais le lien avec l’inénarrable Mickey 17. La parenté saute aux yeux : même cynisme techno, même mise à nu d’un capitalisme corrosif et destructeur qui traite la vie comme un vulgaire consommable. Sauf qu’ici, l’anti-héros n’est pas une SecUnit sarcastique mais un humain cloné à la chaîne, Mickey Barnes, employé comme “Expendable” — tu meurs, on te ré-imprime et...</p>
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<figure class="wp-block-image size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="450" height="600" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/08/the-ARTchemists-Mickey-17.jpg" alt="" class="wp-image-38242" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/08/the-ARTchemists-Mickey-17.jpg 450w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/08/the-ARTchemists-Mickey-17-216x288.jpg 216w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/08/the-ARTchemists-Mickey-17-371x494.jpg 371w" sizes="(max-width: 450px) 100vw, 450px" /></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>A peine bouclé le visionnage de la série <em><a href="https://www.theartchemists.com/murderbot-serie/">Murderbot</a></em>, je fais le lien avec l’inénarrable <em>Mickey 17</em>. La parenté saute aux yeux : même cynisme techno, même mise à nu d’un capitalisme corrosif et destructeur qui traite la vie comme un vulgaire consommable. Sauf qu’ici, l’anti-héros n’est pas une SecUnit sarcastique mais un humain cloné à la chaîne, Mickey Barnes, employé comme “Expendable” — tu meurs, on te ré-imprime et on te renvoie au front. Quand Mickey 17 revient accidentellement d’entre les morts pour découvrir qu’un Mickey 18 tourne déjà sur le même poste, la farce SF tourne à la guerre civile et à la satire sociale XXL.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Mickey 17 | Bande-Annonce officielle (VOST) | Bong Joon-ho, Robert Pattinson, Mark Ruffalo" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/-N11JtxUgak?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Capitalisme intemporel et universel : vive le travailleur consommable</h2>



<p>Le dispositif mis en place par le réalisateur <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Bong_Joon-ho">Bong Joon-ho</a> est limpide : industrialiser la mort pour rendre la colonisation rentable. Le boss mégalo et gourou douteux Kenneth Marshall, aussi vulgaire que dangereux, maquille la cruauté managériale en héroïsme pionnier.</p>



<p>Les Mickey servent de chair à canon/glaçon pendant que la com’ officielle hypnotise toute la colonie humaine embarquée dans ce périple intergalactique. Rien de neuf sous deux soleils : extraction, greenwashing cosmique, storytelling d’entreprise… une vraie<strong> machine à broyer</strong>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Deux Mickey pour un empire</h2>



<p>Le coup de génie du film, c’est cet effet miroir : 17 et 18 coexistent et se démontent mutuellement. On navigue entre bugs d’identité, trous de mémoire et hiérarchies absurdes (“un clone à la fois, les gars !”) jusqu’au sabotage général.</p>



<p>Et plus la hiérarchie serre la vis, plus la bêtise humaine dégouline : décisions brutales, panique, manipulation des masses comme politique publique. Bong avance en pas chassés :burlesque noir + émeute éthique sur fond d’extermination des natifs de la planète à conquérir. On hésite entre le fou rire et la crise de larmes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pattinson ×2 et opéra clownesque</h2>



<p><em>Murderbot</em> dénonçait l’asservissement des IA par l’humour désabusé ; Mickey 17 déplie la précarité organique : quand le salarié est littéralement remplaçable (au sens biologique), la contestation devient ontologique. Les deux œuvres cognent le même adversaire (mégacorpos, extractivisme, maintien de l’ordre), mais Bong privilégie l’opéra clownesque : c’est outré, parfois volontairement “too much”, et ça tabasse là où ça fait mal — dans la fabrique du consentement.</p>



<p>Robert Pattinson se dédouble avec un plaisir carnassier (17 vulnérable/18 agressif), Naomi Ackie impose une droiture nerveuse, Steven Yeun distille l’ambivalence, Toni Collette aiguise les angles (son personnage est proprement à vomir) et Mark Ruffalo orchestre la mascarade du pouvoir. Côté forme : neige sale, usines à clones, rituel bureaucratique — on pense à <em>Snowpiercer</em>, filtré par une comédie de laboratoire au bord de l’implosion.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un petit bilan&nbsp;?</h2>



<p>Mickey 17 ne joue pas la subtilité : il hurle la logique d’exploitation, exhibe la brutalité “processée” et montre comment on abrutit les foules avec des promesses de salut collectif. Oui, c’est parfois cabossé et baroque — mais la charge anticapitaliste et l’énergie de plateau emportent tout. Et quand le clone refuse le script, c’est toute la machine qui grippe. </p>



<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-678cc482" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns alignfull has-1-columns has-desktop-equal-layout has-tablet-equal-layout has-mobile-collapsedRows-layout has-reverse-columns-mobile has-vertical-bottom ticss-c00aadba"><div class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-overlay"></div><div class="innerblocks-wrap">
<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-column-4d412c51" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-column">
<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



<p class="has-text-align-center has-text-color" style="color:#fefefe">Vous avez des envies de culture ? Cet article vous a plu ?</p>



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		<title>Nightmare Alley : quand Guillermo del Toro raconte l’aventure cauchemardesque de Stanton Carlisle</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/film-nightmare-alley/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[The ARTchemists]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 13 Feb 2022 12:01:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>19 Janvier 2022, le film Nightmare Alley débarque dans les salles obscures. Adapté du roman Le Charlatan de William Lindsay Gresham, ce thriller réalisé par Guillermo del Toro raconte l’histoire de Stanton Carlisle, escroc mentaliste sans scrupules, qui va braver tous les obstacles pour gagner fortune et statut social, quitte à se brûler les ailes. Une descente aux enfers Bien que long et un brin prévisible dans son déroulement, ce...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/02/images-6_opt.jpg"><img decoding="async" class="alignnone wp-image-34627 size-full" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/02/images-6_opt.jpg" alt="affiche du film Nightmare Alley de Guillermo del Toro" width="442" height="600" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/02/images-6_opt.jpg 442w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/02/images-6_opt-212x288.jpg 212w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/02/images-6_opt-364x494.jpg 364w" sizes="(max-width: 442px) 100vw, 442px" /></a></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000; font-family: georgia, palatino, serif; font-size: 12pt;"><span lang="fr-FR">19 Janvier </span><span lang="fr-FR">2022</span><span lang="fr-FR">, le film </span><span lang="fr-FR"><i>Nightmare Alley</i></span><span lang="fr-FR"> débarque dans les salles obscures. Adapté du roman </span><span lang="fr-FR"><i>Le Charlatan</i></span><span lang="fr-FR"> de William Lindsay Gresham, ce thriller </span><span lang="fr-FR">réalisé par <a href="https://www.theartchemists.com/?s=guillermo+del+toro" target="_blank" rel="noopener">Guillermo del Toro </a></span><span lang="fr-FR">raconte l’histoire d</span><span lang="fr-FR">e</span><span lang="fr-FR"> Stanton Carlisle, </span><span lang="fr-FR">escroc mentaliste sans scrupules, </span><span lang="fr-FR">qui va braver tous les obstacles </span><span lang="fr-FR">pour g</span><span lang="fr-FR">a</span><span lang="fr-FR">gner fortune et statut social, quitte à se brûler les ailes</span><span lang="fr-FR">.</span></span></p>
<p><iframe loading="lazy" title="Nightmare Alley | Bande-annonce [Officielle] VOST HD | 2022" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/0nFVCTzeY64?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000; font-family: georgia, palatino, serif; font-size: 18pt;"><b><span lang="fr-FR">Une descente aux enfers</span></b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000; font-family: georgia, palatino, serif; font-size: 12pt;"><span lang="fr-FR">Bien que long et un brin prévisible </span><span lang="fr-FR">dans son déroulement</span><span lang="fr-FR">, ce film mérite notre attention. Avec </span><span lang="fr-FR"><i>Nightmare Alley</i></span><span lang="fr-FR">, </span><span lang="fr-FR">le réalisateur de </span><span lang="fr-FR"><i>Cronos, Mimic, L’échine du diable, Blade 2, Hellboy, Le labyrinthe de Pan,</i></span> <span lang="fr-FR"><i>La forme de l’eau</i></span><span lang="fr-FR">, </span><span lang="fr-FR"><i>Creamson Peak</i></span> <span lang="fr-FR">renoue</span><i> </i><span lang="fr-FR">avec cet</span> <span lang="fr-FR">univers </span><span lang="fr-FR">obscur, </span><span lang="fr-FR">ésotérique et satirique </span><span lang="fr-FR">qu’il affectionne</span><span lang="fr-FR">, </span><span lang="fr-FR">pour montrer par quelle mécanique mentale</span><span lang="fr-FR"> le rêve américain </span><span lang="fr-FR">peut </span><span lang="fr-FR">se transforme</span><span lang="fr-FR">r</span><span lang="fr-FR"> peu à peu en cauchemar. </span><span lang="fr-FR">I</span><span lang="fr-FR">l s’agit </span><span lang="fr-FR">bien sûr </span><span lang="fr-FR">d’une véritable leçon de vie. Dans une société capitaliste qui </span><span lang="fr-FR">pousse à tout faire pour</span><span lang="fr-FR"> gravir les échelons, </span><span lang="fr-FR">amasser de</span><span lang="fr-FR"> l’argent </span><span lang="fr-FR">et du</span><span lang="fr-FR"> pouvoir, </span><span lang="fr-FR">tirons un enseignement de </span><span lang="fr-FR">la descente aux enfers de Stan qui, après avoir fréquenté l’élite </span><span lang="fr-FR">new-yorkaise</span><span lang="fr-FR">, </span><span lang="fr-FR">retombe</span><span lang="fr-FR"> dans les bas fonds du cirque, </span><span lang="fr-FR">pour devenir ce qu’il</span><span lang="fr-FR"> méprisait le plus : </span><span lang="fr-FR">un paria, un freak, un monstre de foire.</span> </span></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ERl5QDYwhK"><p><a href="https://www.theartchemists.com/livre-guillermo-del-toro-cabinet-curiosites/">Guillermo del Toro – Cabinet de curiosités : collecte d&rsquo;une obsession artistique</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Guillermo del Toro – Cabinet de curiosités : collecte d&rsquo;une obsession artistique » &#8212; The ARTchemists" src="https://www.theartchemists.com/livre-guillermo-del-toro-cabinet-curiosites/embed/#?secret=4p4v2aXt1g#?secret=ERl5QDYwhK" data-secret="ERl5QDYwhK" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000; font-family: georgia, palatino, serif; font-size: 18pt;"><b><span lang="fr-FR">La manipulation des êtres</span></b></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000; font-family: georgia, palatino, serif; font-size: 12pt;"><span lang="fr-FR">Guillermo Del Toro nous montre implicitement que l’argent ne doit pas être </span><span lang="fr-FR">le</span><span lang="fr-FR"> moteur </span><span lang="fr-FR">de la réussite</span><span lang="fr-FR">. </span><span lang="fr-FR">Cette</span><span lang="fr-FR"> dernière doit </span><span lang="fr-FR">avant tout se nourrir de </span><span lang="fr-FR">principes </span><span lang="fr-FR">humains</span><span lang="fr-FR">, l’humilité, </span><span lang="fr-FR">l’honnêteté, </span><span lang="fr-FR">le goût du travail, </span><span lang="fr-FR">la patience, le respect d’autrui dans sa différence</span><span lang="fr-FR">. </span><span lang="fr-FR">M</span><span lang="fr-FR">ême dans la malhonnêteté, il </span><span lang="fr-FR">y a des limites, des seuils</span><span lang="fr-FR"> à ne pas franchir : </span><span lang="fr-FR">qui est bon, qui est mauvais ? La thématique est récurrente dans sa filmographie, comme le questionnement de ce qui fait la monstruosité humaine ou sa grandeur.</span><span lang="fr-FR"> E</span><span lang="fr-FR">n 2021, à l’ère des fake news, </span><span lang="fr-FR">de la manipulation de l’information, du complotisme, Guillermo del Toro </span><span lang="fr-FR">ajoute une réflexion sur la manipulation des êtres : au travers des séquences </span><span lang="fr-FR">de violences </span><span lang="fr-FR">physiques, sociales, verbales, psychologiques </span><span lang="fr-FR">que le récit enchaîne</span><span lang="fr-FR">, </span><span lang="fr-FR">il</span> <span lang="fr-FR">ancre</span><span lang="fr-FR"> son œuvre dans un contexte bien plus contemporain qu’il n’y parait.</span></span></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="0jmWPQQYnG"><p><a href="https://www.theartchemists.com/serie-strain-guillermo-del-toro/">The Strain : Guillermo del Toro aux commandes de l’Apocalypse vampirique</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« The Strain : Guillermo del Toro aux commandes de l’Apocalypse vampirique » &#8212; The ARTchemists" src="https://www.theartchemists.com/serie-strain-guillermo-del-toro/embed/#?secret=qo60m9ZIlx#?secret=0jmWPQQYnG" data-secret="0jmWPQQYnG" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000; font-family: georgia, palatino, serif; font-size: 18pt;"><b><span lang="fr-FR">Des ressentis contradictoires</span></b></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000; font-family: georgia, palatino, serif; font-size: 12pt;"><span lang="fr-FR"><i>Nightmare Alley</i></span><span lang="fr-FR"> interroge la manière dont notre rapport à la vérité est obscurci ou éclairé via nos émotions. La sensorialité y est essentielle : le récit, les images, le jeu d’ombres et de lumières</span><span lang="fr-FR"> nous enveloppe</span><span lang="fr-FR">nt</span><span lang="fr-FR">, nous intri</span><span lang="fr-FR">guent</span><span lang="fr-FR">, </span><span lang="fr-FR">stimulent</span><span lang="fr-FR"> notre curiosité, </span><span lang="fr-FR">not</span><span lang="fr-FR">re</span><span lang="fr-FR"> intellect</span><span lang="fr-FR"> jusqu’au dernier moment, </span><span lang="fr-FR">dans un flot de ressentis contradictoires</span><span lang="fr-FR">. Dans un décor </span><em><span lang="fr-FR">old school</span></em><span lang="fr-FR"> aussi glauque qu’esthétique </span><span lang="fr-FR">évoquant les</span><span lang="fr-FR"> films </span><span lang="fr-FR">noirs de l’âge d’or hollywoodien</span><span lang="fr-FR">, les acteurs livrent une performance incroyable. Bradley Cooper dans l</span><span lang="fr-FR">a peau d’un</span><span lang="fr-FR"> Stanton Carlisle </span><span lang="fr-FR">torturé et manipulateur, </span><span lang="fr-FR"><a href="https://www.theartchemists.com/?s=cate+blanchett" target="_blank" rel="noopener">Cate Blanchett</a>, intrigante </span><span lang="fr-FR">et</span><span lang="fr-FR"> dangereuse </span><span lang="fr-FR">dans le rôle de la psychologue</span><span lang="fr-FR"> Lilith Ritter. </span><span lang="fr-FR">Autour d’eux, Rooney Mara, <a href="https://www.theartchemists.com/?s=toni+collette" target="_blank" rel="noopener">Toni Collette</a>, <a href="https://www.theartchemists.com/?s=willem+dafoe" target="_blank" rel="noopener">Willem Dafoe</a>, l’incontournable <a href="https://www.theartchemists.com/?s=ron+perlman" target="_blank" rel="noopener">Ron Perlman</a>… T</span><span lang="fr-FR">ouchants, pathétiques, ils côtoient le meilleur et le pire, </span><span lang="fr-FR">et nous partageons leurs épreuves comme leurs joies dans un effet de mimétisme inquiétant. </span> </span></p>
<p align="justify"><a href="https://www.linkedin.com/in/mitsuku-alc%C3%A906/" target="_blank" rel="noopener"><strong>Mitsuku ALCE</strong></a></p>
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		<item>
		<title>Velvet Buzzsaw : swimming with artistic sharks</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/velvet-buzzsaw-swimming-with-artistic-sharks/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 08 Oct 2021 11:34:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=31459</guid>

					<description><![CDATA[<p>Critique redouté, mondain acerbe, esthète blasé, Morf Vandewalt fait la pluie et le beau temps sur le monde de l’art contemporain. Un monde où il s’ennuie ferme, dont il connaît tous les ressorts, qui ne le surprend plus… jusqu’à ce qu’il découvre les œuvres de Ventril Dease. Captivantes, visionnaires, dangereuses, vengeresses… Voici le pitch de départ de Velvet Buzzsaw, une fable qui interroge le devenir de la création artistique confrontée...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2019/02/velvet-buzzsaw-e1549452822482.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-31462 size-full" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2019/02/velvet-buzzsaw-e1549452822482.jpg" alt="" width="600" height="600" /></a></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Critique redouté, mondain acerbe, esthète blasé, Morf Vandewalt fait la pluie et le beau temps sur le monde de l’<a href="https://www.theartchemists.com/?s=art+contemporain&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank" rel="noopener">art contemporain</a>. Un monde où il s’ennuie ferme, dont il connaît tous les ressorts, qui ne le surprend plus… jusqu’à ce qu’il découvre les œuvres de Ventril Dease. Captivantes, visionnaires, dangereuses, vengeresses… Voici le pitch de départ de <i>Velvet Buzzsaw</i>, une fable qui interroge le devenir de la création artistique confrontée au marché féroce dont elle fait l’objet.</span></p>
<p><iframe loading="lazy" title="Velvet Buzzsaw | Bande-annonce VOSTFR | Netflix France" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/R1NvVL55rCY?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;">Peintures de sang</span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Et en l’état l’adjectif n’est pas galvaudé ; directeurs de galerie, acheteurs d’art, collectionneurs, les requins ne manquent guère qui gravitent autour de Morf, à l’affût du moindre petit talent qui pourrait accroître leur fortune, leur renommée. Le mystérieux Dease et ses peintures de sang arrivent à point nommé pour opérer une purge libératrice et régler leur compte à ces nuisibles qui salissent le Beau en le transformant en tirelire.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Avec cette histoire digne d’un Balzac ou d’un Wilde, le réalisateur Dan Gilroy, à qui l&rsquo;on doit par ailleurs  l&rsquo;excellent <a href="https://www.theartchemists.com/night-call-journalisme-de-lextreme-et-manipulation-de-la-violence/" target="_blank" rel="noopener"><em>Night call</em></a>, renoue avec une thématique fantastique usitée et qui a fait ses preuves. Via ses œuvres qui tuent ceux qui n’en perçoivent que la valeur marchande, Dease fait le tri, sépare le bon grain de l’ivraie. Seuls les artistes dans l’âme sauront capter le potentiel terrifiant caché dans chaque toile hypnotique et s’en éloigner à temps pour renouer avec les racines de leur vocation.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000; background-color: #ff00ff;"><strong>A lire également :</strong></span>  <strong><a href="https://www.theartchemists.com/roman-arty-louis-negre/" rel="bookmark">Arty : du rififi chez les art advisers</a></strong></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;">Négociation en milieu artistique hostile</span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Quant aux autres, ils finiront très mal… et avouons-le, c’est presque un soulagement, car ces figures emblématiques du marché de l’art sont proprement odieuses et corrosives, caricaturales certes, mais adeptes de bien des coups fourrés et des pratiques douteuses sous le vernis policé des mondanités. Ainsi, le personnage de Rodhora qui escamote tous les tableaux de Dease pour faire grimper leur côte, puis les vend en catastrophe quand elle apprend que Morf va éditer un article sur la menace que représentent ces toiles. </span><span style="color: #000000;">Un exemple parmi tant d’autres… </span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">De pareilles entourloupes, le film en regorge, véritable manuel d’initiation accélérée à la négociation en milieu artistique hostile. Et les artistes dans tout ça ? Leur seul recours est la fuite, le retour au collectif, l’isolement… avec comme question de fond l’impératif renouvellement de l’inspiration, quitte à fâcher la foule des acheteurs. Servi par une excellente brochette d’interprètes (<a href="https://www.theartchemists.com/?s=jake+gyllenhaal&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank" rel="noopener">Jake Gyllenhaal</a>, <a href="https://www.theartchemists.com/?s=Toni+collette&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank" rel="noopener">Toni Collette</a>, Rene Russo, <a href="https://www.theartchemists.com/?s=john+malkovich&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank" rel="noopener">John Malkovich</a>…), <i>Velvet Buzzsa</i><i>w </i>mêle suspens et apologue dans un scénario qui aurait gagné à être plus fouillé, mais qui demeure un bon divertissement, une analyse fort juste.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Et plus si affinités</b></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Vous pouvez visionner le film <em>Velvet buzzsaw</em> en <a href="https://www.netflix.com/fr/title/80199689" target="_blank" rel="noopener">VoD</a>.</span></p>
<p align="justify">
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		<title>Hérédité : evil Tatie Danielle !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 01 Nov 2018 15:11:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Certains patrimoines sont lourds à porter. La famille Graham va en faire la surprenante et douloureuse expérience, au lendemain du décès de Ellen, la mère d’Annie, emportée par une longue maladie qui tient du cancer, de l’Alzheimer et autres saloperies du même tonneau. Sauf que la vieille dame, réputée caractérielle et relativement marginale, décède pour mieux hanter ses proches, fille, gendre et petits-enfants, qui sombrent dans une culpabilité fatale …...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2018/11/hérédité-e1541085086814.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-31200" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2018/11/hérédité-494x494.jpg" alt="" width="494" height="494" /></a></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Certains patrimoines sont lourds à porter. La famille Graham va en faire la surprenante et douloureuse expérience, au lendemain du décès de Ellen, la mère d’Annie, emportée par une longue maladie qui tient du cancer, de l’Alzheimer et autres saloperies du même tonneau. Sauf que la vieille dame, réputée caractérielle et relativement marginale, décède pour mieux hanter ses proches, fille, gendre et petits-enfants, qui sombrent dans une culpabilité fatale … et totalement orchestrée.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Voici le pitch du cauchemar orchestré par le très inspiré Ari Aster qui concocte ici un film d’horreur d’autant plus efficace qu’il repose sur l’ellipse et le non dit. Or le non dit est un sport national pour la famille Graham qui s’ingénie à ne jamais se parler. Tout va bien dans le meilleur des mondes possibles, et il faudra plusieurs scènes ultra tendues pour prendre conscience des dysfonctionnements propres à ce clan qui s’ignore.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Abandons, suicides, folie, handicap, tout ce petit monde porte son lot de souffrances exaltées par la mort de cette grand-mère visiblement spéciale et qui continue de leur pourrir la vie à tous par delà la tombe. Et le peu de dialogue qui existait de se déliter, tandis que les tragédies s’accumulent dont on comprendra le sens véritable dans les dernières minutes de ce thriller psychologique irrespirable, qui s’abreuve des références <i>Rosemary’s baby </i>ou <i>Ordinary People </i>pour explorer les rouages d’une malédiction familiale dictée par une entité maléfique.</span></p>
<p><iframe loading="lazy" title="HEREDITE - Bande-annonce Charlie - VOST" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/Fbt_2-wIiHk?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Et une personnalité perverse narcissique de grande envergure, dont on saisit les ténèbres au fil du récit. Pour le dire tout net, Mamie Ellen est la reine des garces, une Tatie Danielle démoniaque, un maxi modèle de manipulatrice et instrumentalise ses proches pour poursuivre son grand projet. Et c’est la grande force du réalisateur que de placer cette ombre au dessus de l’intrigue, de la faire transparaître en filigrane, dans les propos de sa fille, la très perturbée Annie incarnée par Toni Collette, dans le handicap de sa petite fille Charlie, troublante Milly Shapiro.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Dans le quatuor, les hommes sont en retrait, absents, soumis parce que domptés ? Des instruments dont on se débarrasse, mais qui contribuent à leur mise sous tutelle par leur déséquilibre, leur tolérance. Gabriel Byrne prête sa fausse quiétude au personnage de Steve, le père, le seul doué de raison dans l’asile qu’est devenue sa demeure, Alex Wolff fait du jeune Peter, l’aîné des enfants un possédé en sursis qui décroche très vite du réel, se retrouve happé par la mécanique qui l’a condamné dés les premiers instants du film.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Tous sont coincés dans leur maison comme les poupées dans les miniatures que Annie s’obstine à minutieusement orchestré pour y retracer les étapes de sa vie. Des maquettes qui en reflétant la terrible réalité de la mort et du malheur donne à voir la vérité de la tragédie à l’œuvre, où la fatalité n’a aucune part. La notion de sorcière, celle qui coupe et change le sort, prend ici toute son étoffe. Ainsi Hérédité rejoint</span> <a href="https://www.theartchemists.com/letrange-cas-deborah-logan-diabolique-alzheimer/"><i>L’Étrange cas Deborah Logan</i></a>, <i> <a href="https://www.theartchemists.com/the-witch-fabrique-aux-sorcieres/">The Witch</a></i><span style="color: #000000;"> ou</span> <a href="https://www.theartchemists.com/the-jane-doe-identity-dont-look-inside-the-girl/"><i>The</i> <i>Jane Doe Identity</i></a> <span style="color: #000000;">pour repenser ce thème fantastique qu’on croyait éculé mais qui se révèle finalement riche de lectures et d’horizons particulièrement éprouvants.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Et plus si affinités</b></span></p>
<p align="justify"><a href="https://www.metrofilms.com/films/hereditary">https://www.metrofilms.com/films/hereditary</a></p>
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		<title>Dante 01 : Caro, l’enfer et l’espace</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 Sep 2017 10:02:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Toujours dans le sillage de la rétrospective Caro/Jeunet initiée par la Halle Saint Pierre, nous plongeons tête baissée dans la filmographie de Caro. Le camarade de Jeunet a en effet tâté de la réalisation, avec à son actif un nombre conséquent de courts métrages, de clips et ce film titré Dante 01, ovni cinématographique accouché en 2008, mais qui ne cesse d’interpeller par son esthétique, sa qualité et sa thématique....</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2017/09/dante-01.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-29628" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2017/09/dante-01-494x494.jpg" alt="" width="494" height="494" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2017/09/dante-01-494x494.jpg 494w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2017/09/dante-01-188x188.jpg 188w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2017/09/dante-01-288x288.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2017/09/dante-01-70x70.jpg 70w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2017/09/dante-01-150x150.jpg 150w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2017/09/dante-01.jpg 600w" sizes="auto, (max-width: 494px) 100vw, 494px" /></a></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Toujours dans le sillage de la <a href="https://www.theartchemists.com/exposition-carojeunet-a-halle-saint-pierre-a-vole-reve-de-lenfant/">rétrospective <i>Caro/Jeunet</i></a> initiée par la Halle Saint Pierre, nous plongeons tête baissée dans la filmographie de Caro. Le camarade de <a href="https://www.theartchemists.com/micmacs-a-tire-larigot-farce-de-resilience/">Jeunet</a> a en effet tâté de la réalisation, avec à son actif un nombre conséquent de courts métrages, de clips et ce film titré <i>Dante 01</i>, ovni cinématographique accouché en 2008, mais qui ne cesse d’interpeller par son esthétique, sa qualité et sa thématique.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Le futur, aux confins de l’espace, une station spatiale baptisée Dante 01, installée dans le voisinage d’une planète de feu, un asile psychiatrique stellaire pour six criminels psychopathes hautement agressifs sous la garde d’un directeur, deux agents de sécurité, une psychiatre. Arrivent une scientifique mystérieuse, avec un nouveau patient, incapable de parler, de réagir, en état de choc … Saint Georges ainsi baptisé par ses nouveaux camarades à cause du tatouage qu’il arbore sur le bras … et parce qu’il porte la lumière divine ?</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Dans cet espace clos, labyrinthique, le statu quo est soudainement rompu, qui équilibrait les relations entre détenus et surveillants, la hiérarchie des responsabilités et des ordres, les protocoles de soins. Car la petite chercheuse froide comme la glace est venue en ces lieux peu amènes pour pratiquer des expériences douteuses, censées anéantir la folie de ces hommes en les castrant cérébralement. A l’inverse, Saint Georges ouvre la voie de la rédemption par le miracle, véritable dévorateur du Mal.</span></p>
<p><iframe loading="lazy" title="Dante 01 - Bande Annonce" width="640" height="480" src="https://www.youtube.com/embed/7pkG9cXSqjI?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Témoins de ce combat entre la science sans conscience et la foi absolue, le corps carcéral, Charon, Perséphone, CR et BR … oui nous sommes en enfer, dans les premiers cercles, cet enfer hérité des grecs puis remodelé Dante au XIVeme siècle dans <i>La Divine Comédie</i>, dans une vision qui va bouleverser l’imaginaire des générations futures, recomposer de fond en comble la perception de l’au-delà. Caro s’attaque donc à une matière complexe bien que déjà très usitée, dont il cherche à extraire l’essence en la précipitant dans l’espace-temps, s’adossant à son expérience de dessinateur de BD, son passage chez <i>Métal Hurlant </i>et <i>Fluide Glacial</i>.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">On pourrait citer comme inspiration filmique <i>2001 L’Odyssée de l’espace,</i> <i>Event Horizon </i>ou<i> Vol au dessus d’un nid de coucous</i>. Mais ne l’oublions pas : « L’enfer c’est les autres » selon Sartre, … et soi-même ajoute Caro, soi-même face à la démence, qu’elle soit personnelle ou partagée, par un groupe, par une société, par une civilisation, une espèce. Microcosme, Macrocosme, infini, petit ou grand, selon Pascal &#8230; L’intrigue, ciselée avec un certain Pierre Bordage dont nous avons récemment chroniqué le nouveau roman <a href="https://www.theartchemists.com/roman-zero-lamour-jeu-hasard/"><i>Tout sur le zéro</i></a>, ne pose pas de question, n’apporte aucune réponse. Elle est apologue, exemplum, mise en abime du sacré en action.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Au spectateur de formuler ses interrogations, de partir en quête de ses zones d’ombres, reflétées par le devenir de ces personnages en crise. Le casting ici est essentiel … et de belle, très belle facture : Lambert Wilson incarne un Saint Georges christique, supplicié, salvateur, Dominique Pinon, Bruno Lochet, François Levantal, François Hadji-Lazaro, Lotfi Yahya-Jedidi, Yann Collette prêtent leurs traits et leurs profils à cette équipe de criminels avides de salut. Linh Dan Pham, Gérald Laroche, Antonin Maurel, Dominique Bettenfeld, Simona Maicanescu interprètent scientifiques et gardes.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Une belle brochette d’acteurs qui tissent un univers en perpétuel déséquilibre, malsain, prenant, étouffant même, dont on ne peut échapper que par la confrontation avec ses démons. La réalisation très dépouillée, la sobriété du propos, les images sculptées par le travail des lumières et des couleurs, des matières, contribuent à alimenter l’ADN de ce récit étonnant, fait pour déstabiliser, employant les codes du film de science-fiction dans l’idée de construire une fable humaniste sur les mystères de la croyance et de la force intérieure.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Et plus si affinités</b></span></p>
<p align="justify"><a href="http://www.wildbunch.biz/movie/dante-01/">http://www.wildbunch.biz/movie/dante-01/</a></p>
<p><span style="border-radius: 2px; text-indent: 20px; width: auto; padding: 0px 4px 0px 0px; text-align: center; font: bold 11px/20px 'Helvetica Neue',Helvetica,sans-serif; color: #ffffff; background: #bd081c  no-repeat scroll 3px 50% / 14px 14px; position: absolute; opacity: 1; z-index: 8675309; display: none; cursor: pointer; top: 36px; left: 20px;">Enregistrer</span></p>
<p>Cet article <a href="https://www.theartchemists.com/dante-01-caro-lenfer-lespace/">Dante 01 : Caro, l’enfer et l’espace</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.theartchemists.com">The ARTchemists</a>.</p>
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