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	<title>Feud</title>
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		<title>The Gilded Age : remplacer une domination par une autre</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/gilded-age-serie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Feb 2026 11:26:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Séries]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Costumes somptueux, demeures splendides, salons feutrés, intrigues mondaines réglées comme des complots politiques : à première vue, The Gilded Age a tout de la fresque historique grandiose et majestueuse. Mais sous le clinquant du rêve américain, Julian Fellowes (à qui l&#8217;on doit Downtown Abbey) et Sonja Warfield (scénariste entre autres de The Game) dévoilent une réalité bien plus complexe et dure : en cette seconde moitié du XIXeme siècle où...</p>
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<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2026/02/The-ARTchemists-The-gilded-age-1.jpg" alt="The Gilded age" class="wp-image-38473"/></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Costumes somptueux, demeures splendides, salons feutrés, intrigues mondaines réglées comme des complots politiques : à première vue, <em>The Gilded Age</em> a tout de la fresque historique grandiose et majestueuse. Mais sous le clinquant du rêve américain, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Julian_Fellowes">Julian Fellowes</a> (à qui l&rsquo;on doit <em><a href="https://www.theartchemists.com/serie-downtown-abbey/">Downtown Abbey</a></em>) et <a href="https://www.sonjawarfield.com/">Sonja Warfield</a> (scénariste entre autres de <em>The Game</em>) dévoilent une réalité bien plus complexe et dure : en cette seconde moitié du XIXeme siècle où l’électricité et la vapeur sont en passe de révolutionner la vie quotidienne et l’économie, le combat pour définir (et diriger) le monde à venir a commencé. C’est l’heure des barons voleurs dont les fortunes considérables balaient l’obsolète aristocratie new-yorkaise. Progrès technologique détourné et exploité par un capitalisme impitoyable, explosion des inégalités sociales, discrimination raciale, condition féminine précarisée : le tableau n’a finalement rien de doré.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="The Gilded Age (OCS) - Bande-annonce" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/IE0f2PB7VwI?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Barrages et couleuvres</h2>



<p><em>The Gilded Age</em> retrace trois saisons durant (et plus si affinités, la quatrième étant déjà en production) l’ascension de la famille Russell au sein de la haute société de New-York. Contrairement aux Astor et autres van Rhijn qui dominent depuis un siècle (forts de leurs ancêtres qui signèrent la Déclaration d’Indépendance), George Russell (<a href="https://www.instagram.com/epluribusyourmom/">Morgan Spector</a>) et son épouse Bertha (<a href="https://www.instagram.com/carriecoon/">Carrie Coon</a>) sont partis de rien pour bâtir une fortune gigantesque. Et ils comptent bien s’appuyer sur cette colossale richesse pour dicter leur loi et prendre le dessus. Sauf que l’ancienne garde n’a pas du tout l’intention de céder la place à ces nouveaux seigneurs. « Old money » vs « new money » : voici de quoi il s’agit vraiment.</p>



<p>25 épisodes durant, nous allons donc observer ces clans se déchirer par grandes soirées, événements mondains et bals interposés. Car la présence sociale orchestrée par ces dames (c’est l’apanage des épouses que de briller dans les salons) est aussi importante à ce jeu que les OPA et fusions/acquisitions opérées par les maris dans l’ombre des bureaux des banques. L’argent accumulé par Monsieur permet à Madame d’entrer dans les soirées les plus courues. Sauf quand les représentantes de l’Ancien Ordre font barrage. Et des barrages, Bertha va en rencontrer plus d’un sur sa route. Entre le premier bal qu’elle organise dans sa somptueuse demeure décorée comme un petit Versailles et son ultime victoire lors d’une soirée où brillent ducs anglais et grands artistes, Bertha va avaler pas mal de couleuvres. Mais en faire ingurgiter beaucoup plus, et bien plus grosses et indigestes.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="The Gilded Age Season 2 | Official Trailer | HBO" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/AVroO38fl4k?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Chasse à l’héritière</h2>



<p>Pour tout dire, cette surenchère n’a rien d’amusant, d’agréable ni de très valorisant. Filles négociées et mariages arrangés, femmes seules, veuves ou divorcées ostracisées, codes moraux d’une rigidité confinant à l’absurde, il ne fait guère bon vivre dans cet univers où l’interdit est la règle, notamment pour le sexe féminin. A raison peut-être vu le nombre de coureurs de dote qui chassent les jeunes héritières inexpérimentées et un brin candides pour mieux les trahir, une fois la bague au doigt.</p>



<p>Les oiselles ont beau être surveillées et cornaquées par les anciennes, mères, tantes, cousines, on frôle souvent l’irréparable, la séduction et l’enlèvement par de jeunes mâles dont le discours charmeur cache souvent des appétits financiers et sociaux peu glorieux. Rien de nouveau sous le soleil, c’était déjà le cas chez Molière, me direz-vous. Cela n’en est pas moins gênant et insupportable, dans cette Amérique en train de s’ériger comme un modèle de démocratie et d’avant-garde technologique et sociale.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="The Gilded Age | Saison 3 Bande-annonce officielle (VOST)" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/W9pKuN79_YU?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">En quête d’émancipation</h2>



<p>Quant à l’émancipation, elle peine à se mettre en place. Tout est fait pour que les mécanismes se répètent de génération en génération, peu importe la couleur de peau ou le statut social.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Gladys (<a href="https://www.instagram.com/taissafarmiga/">Taissa Farmiga</a>), héritière de la fortune des Russell se retrouve piégée dans un mariage arrangé avec un duc britannique qui n’est pas l’élu de son cœur. Sa mère a tout fait pour l’orienter dans cette voie, écartant sans ménageant les autres prétendants, faisant fi des sentiments de sa fille. L’anecdote s’inspire de l’union malheureuse de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Consuelo_Vanderbilt">Consuelo Vanderbilt</a>, contrainte d’épouser un aristocrate pour assurer l’ascension sociale de sa famille et qui monta à l’autel en pleurant.</li>



<li>Marian Brook (<a href="https://www.instagram.com/louisa_jacobson/">Louisa Jacobson</a>), tombée en disgrâce matérielle après le décès de son père qui a dilapidé la fortune familiale sans rien lui dire, doit se réfugier chez ses tantes dont elle dépend complètement. Elle leur doit obéissance, se conforme un temps à leurs règles (elle n’a pas le droit d’aller travailler car ce n’est pas digne du rang de la famille), peine à trouver un préntendant qui colle à sa vision du monde et du statut de la femme.</li>



<li>Peggy Scott (<a href="https://www.instagram.com/deneebenton/?hl=fr">Denée Benton</a>), écrivaine afro-américaine ambitieuse, subit quant à une autre forme d’effacement, moins visible mais tout aussi implacable, celle d’une société qui, même en période de « grande prospérité », ne laisse que peu de place aux voix autres que blanches, riches et patriarcales.</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading">Histoire de l&rsquo;humanité ?</h2>



<p>Trois exemples parmi tant d’autres, qui alimentent l’amertume. Les <em>dei ex machina</em> qui parsèment le scénario pour forcer le destin dans le bon sens &#8211; le mariage inattendu de tante Ada (<a href="https://www.instagram.com/cynthiaenixon/">Cynthia Nixon</a>), son héritage encore plus surprenant, qui les sauvera, elle et sa soeur Agnes (<a href="https://www.instagram.com/christinebaranskii_/">Christine Baranski</a>) n’effacent guère ce sentiment persistant de malaise, surtout quand vous mettez en parallèle <em>The Gilded Age</em> avec des séries comme <em>Succession</em> ou <em><a href="https://www.theartchemists.com/feud-2-capote-swans/">Feud 2 capote vs The Swans</a></em>. Le temps passe, la main mise de la jet set demeure, avec sa grammaire, ses objectifs, sa vacuité. Sa méchanceté. Sa bêtise.</p>



<p>De temps à autre, un outsider réussit à briser le carcan. Avec bien des difficultés. Et c’est rare. Précaire. Impression de paralysie dans un monde en pleine mutation. Enfermement dans des interdits qu’on respecte aveuglément, qu’on soit de couleur, domestique, femme, homosexuel. Parce qu’on a peur du regard des autres. Qu’on est en dépendance financière d’autrui. Sous les ors et les tentures, derrières les parures et les bijoux, c’est de cela qu’il s’agit. Monter les échelons sans perturber la mécanique. Composer entre sa volonté de réussite et ses valeurs. Démolir les anciens privilèges pour imposer les siens. Remplacer une domination par une autre. L’histoire de l’humanité en somme&nbsp;?</p>



<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-678cc482" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns alignfull has-1-columns has-desktop-equal-layout has-tablet-equal-layout has-mobile-collapsedRows-layout has-reverse-columns-mobile has-vertical-bottom ticss-c00aadba"><div class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-overlay"></div><div class="innerblocks-wrap">
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<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



<p class="has-text-align-center has-text-color" style="color:#fefefe">Vous avez des envies de culture ? Cet article vous a plu ?</p>



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		<title>Les Dents de la mer, un succès monstre : anatomie d’un blockbuster qui a tout dévoré</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/dents-mer-jaws-documentaire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 Jul 2025 15:44:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>1975. Un requin mécanique pourri, un tournage cauchemardesque, un gamin de 26 ans au bord du gouffre. Un climat de chaos qui va accoucher d’un film culte qui va changer le cinéma pour toujours. Cela vous dit quelque chose ? Presque 50 ans plus tard, le documentaire Les Dents de la mer, un succès monstre, diffusé sur Arte, revient sur l’histoire hallucinante de Jaws. Un making-of sous stéroïdes, à la...</p>
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<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/07/The-ARTchemists-les-dents-de-la-mer-un-succes-monstre.jpg" alt="" class="wp-image-38226" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/07/The-ARTchemists-les-dents-de-la-mer-un-succes-monstre.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/07/The-ARTchemists-les-dents-de-la-mer-un-succes-monstre-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/07/The-ARTchemists-les-dents-de-la-mer-un-succes-monstre-494x395.jpg 494w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



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<p>1975. Un requin mécanique pourri, un tournage cauchemardesque, un gamin de 26 ans au bord du gouffre. Un climat de chaos qui va accoucher d’un film culte qui va changer le cinéma pour toujours. Cela vous dit quelque chose ?<strong> </strong>Presque 50 ans plus tard, le documentaire <em>Les Dents de la mer, un succès monstre</em>, diffusé sur Arte, revient sur l’histoire hallucinante de <em>Jaws</em>. Un making-of sous stéroïdes, à la fois analyse, hommage, et dissection d’un monstre sacré.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Spielberg, l’océan et les emmerdes</h2>



<p>Le documentaire retrace l’incroyable gestation d’un film maudit, tourné sur l’océan (mauvaise idée), avec un requin robotique qui ne fonctionne jamais (encore pire), et un réalisateur quasi débutant (Stephen Spielberg) à deux doigts de l’effondrement. Mais c’est précisément dans ce chaos que va naître le génie.</p>



<p>Faute de requin visible, Spielberg filme l’invisible. La caméra devient le monstre. La musique de John Williams — deux notes, une angoisse imprimée au fer rouge dans l’esprit d’une génération — devient une légende. Ce que raconte le documentaire, c’est comment les contraintes ont forgé le mythe. Un mythe fait de peur primale, de découpage millimétré, de storytelling instinctif. <em>Jaws</em>, c’est le requin sans le requin. Et c’est pour ça que ça marche.</p>



<div class="wp-block-group has-white-color has-vivid-cyan-blue-to-vivid-purple-gradient-background has-text-color has-background has-link-color wp-elements-17126d8f412488192798d1f095c9e976" style="font-style:normal;font-weight:600"><div class="wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained">
<p>A lire également</p>



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<li><a href="https://www.theartchemists.com/documentaire-operation-hollywood-armee-cinema/">Opération Hollywood : l’armée et le cinéma, passionnément …</a></li>



<li><a href="https://www.theartchemists.com/documentaire-film-epoque/">Un film &amp; son époque : de l’incroyable alchimie d’un succès cinématographique</a></li>



<li><a href="https://www.theartchemists.com/feud-saison-1-bette-vs-joan/">FEUD Saison 1 : Bette vs Joan, odyssée d’une rivalité cinématographique</a></li>
</ul>
</div></div>



<h2 class="wp-block-heading">Premier blockbuster, dernier film artisanal</h2>



<p>Au fil d’interviews de spécialistes, d’anciens techniciens, de cinéastes et de critiques, le documentaire montre comment <em>Jaws</em> a inventé le blockbuster moderne : sortie estivale massive, marketing tentaculaire, bande-annonce efficace, produits dérivés à la pelle.</p>



<p>Mais <em>Jaws</em>, c’est aussi la fin d’un cinéma risqué : plus jamais un studio ne laissera un réalisateur partir tourner sur la mer sans scénario verrouillé. Spielberg aura réussi son hold-up, mais il a fermé la porte derrière lui.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un documentaire sobre et précis</h2>



<p>Pas besoin d’en faire des tonnes. <em>Les Dents de la mer, un succès monstre</em> va droit au but : images d’archives, extraits restaurés, analyses fines. Il ne cherche pas à mythifier. Il veut comprendre pourquoi ça marche.</p>



<p>Pourquoi la scène de la plage fonctionne encore. Pourquoi la tension monte dès les premières secondes. Pourquoi ce film, cinquante ans plus tard, hante encore notre imaginaire collectif.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ce que Jaws a dévoré</h2>



<p>Ce documentaire offre la radiographie culturelle d’un phénomène. Il montre comment <em>Jaws</em> a contaminé le cinéma, les séries, les jeux vidéo, la pub, la politique même. Le requin devient symbole du mal invisible, de la menace imprévisible, du danger qui rôde dans l’ordinaire.</p>



<p>Et il pose une question en creux : peut-on encore avoir peur au cinéma ? Peut-on encore croire à un monstre quand on a vu tous les effets spéciaux ? <em>Jaws</em>, c’était du cinéma de sensations. Spielberg y jouait avec nos nerfs. Pas avec des CGI.</p>



<p><em>Les Dents de la mer, un succès monstre</em> est salutaire. Parce qu’il rappelle qu’un grand film, ce n’est pas une machine parfaite. C’est un chaos canalisé par une vision. Et que parfois, ce qu’on ne montre pas fait plus peur que tout le reste. Un must-see pour cinéphiles, fans de Spielberg, ou simples amateurs de frissons à l’ancienne.</p>



<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-678cc482" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns alignfull has-1-columns has-desktop-equal-layout has-tablet-equal-layout has-mobile-collapsedRows-layout has-reverse-columns-mobile has-vertical-bottom ticss-c00aadba"><div class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-overlay"></div><div class="innerblocks-wrap">
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<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



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		<title>L’année des volcans : une aventure épique, artistique et amoureuse qui sent le souffre !</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/annee-volcans-livre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 24 Mar 2025 12:04:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Créer n’est jamais anodin. D’aucuns parlent même d’éruption créative. L’année des volcans va dans ce sens. Le roman de François-Guillaume Lorrain évoque comment le réalisateur italien Rossellini a tourné le film culte Stromboli. Avec à la clé la séduction d’Ingrid Bergman et l’abandon d’Anna Magnani. Un récit impétueux pour une aventure artistique et amoureuse qui sent le souffre ! Une légende révélatrice L’année des volcans&#160;? Ces volcans, ce sont ceux des...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
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<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="371" height="600" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/03/the-artchemists-lannee-des-volcans.jpg" alt="" class="wp-image-37910" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/03/the-artchemists-lannee-des-volcans.jpg 371w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/03/the-artchemists-lannee-des-volcans-178x288.jpg 178w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/03/the-artchemists-lannee-des-volcans-305x494.jpg 305w" sizes="auto, (max-width: 371px) 100vw, 371px" /></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Créer n’est jamais anodin. D’aucuns parlent même d’éruption créative. <em>L’année des volcans</em> va dans ce sens. Le roman de François-Guillaume Lorrain évoque comment le réalisateur italien Rossellini a tourné le film culte <em>Stromboli</em>. Avec à la clé la séduction d’Ingrid Bergman et l’abandon d’Anna Magnani. Un récit impétueux pour une aventure artistique et amoureuse qui sent le souffre !</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une légende révélatrice</h2>



<p><em>L’année des volcans&nbsp;</em>? Ces volcans, ce sont ceux des îles de Stromboli et Vulcano. Perdus dans l&rsquo;archipel des îles Éoliennes vers la Sicile. Distantes dune soixantaine de kilomètres, chaque île voit la fumée émise par le volcan de l’autre. Ces deux îles asséchées par le soleil et le souffre furent jadis le théâtre d’une lutte cinématographique épique. C’est là que, dans les années 50, se joua la rivalité entre Ingrid Bergman et Anna Magnani. La première, froide et blonde star suédoise, la seconde tempétueuse diva italienne. Au centre, le réalisateur Roberto Rosselini, chantre du cinéma néoréaliste, qui abandonna lâchement la seconde pour séduire la première. En jeu, la réalisation d’un chef d’oeuvre.</p>



<p>En apparence, cela semble très simple, pour ne pas dire sordide. Une histoire pour tabloïd, une source de ragots faite pour éblouir les foules et faire parler les crétins en manque de rumeurs. Mais sous la plume de François-Guillaume Lorrain, cette histoire prend des allures de mythe fondateur, de légende révélatrice. Révélatrice de la brutalité à l’œuvre dans la gestation d’une œuvre d’art d’exception. Révélatrice de la violence des relations entre un metteur en scène et son actrice. De l’amour à la tyrannie, il n’y a qu’un pas, que Rosselini franchit sans même s’en rendre compte, saccageant tout autour de lui.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une revanche sur l’adversité</h2>



<p>Les deux femmes, érigées en rivales par les média, victimes pourtant, ne s’en remettront guère. Obligées d’assumer des choix qui ne sont peut-être pas les leurs. Manipulées. Rejetées quand elles se rebellent. Cette confrontation prendra un tour inédit, les deux amantes incarnant chacune un monde&nbsp;: l’une littéralement enlevée à l’industrie hollywoodienne dont elle est un pur produit et qui lui en voudra à mort, l’autre délaissée bien qu’idolâtrée, portée par toute une population qui la soutient et en fait une ambassadrice de la culture européenne outragée. Rossellini, génie s’il en est, se conduit néanmoins comme un pirate, un pilleur, sans foi ni loi, qui trompe son monde, abuse les crédulités, tient ses équipes d’une main de fer, pousse ses acteurs dans leurs retranchements.</p>



<p>Par delà cette tumultueuse passion, Lorrain donne à voir les différents temps d’une conception artistique qui va bouleverser les codes cinématographiques en profondeur. Raconter la naissance du film <em>Stromboli </em>et de son compétiteur <em>Vulcano</em> (œuvre de commande dirigé par Dieterle avec Magnagni), c’est aborder les écarts entre le richissime mais très codifié et marketé cinéma américain et un cinéma italien miséreux certes, mais débordant d’inventivité et d’audace, inaugurant son âge d’or. Le premier veut copier le second, le second est prêt à dévorer le premier. La passion entre Rossellini et Bergman déborde le cadre de l’intime pour illustrer cette opposition culturelle, symboliser une revanche éclatante sur l’adversité, la pauvreté, d’ailleurs mis en exergue dans le film.</p>



<div class="wp-block-group has-white-color has-vivid-cyan-blue-to-vivid-purple-gradient-background has-text-color has-background has-link-color wp-elements-2f10ad174a376f44a19be97046716f04" style="font-style:normal;font-weight:600"><div class="wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained">
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<p>Lorrain, très au fait de son sujet, détaille chaque tournage, soulignant les outrances, les moments forts, les souffrances, les doutes. Avant, pendant, surtout après&nbsp;: l’aventure créative de <em>Stromboli</em> laissera des traces indélébiles dans la culture mais aussi dans ces vies. <em>L’année des volcans</em> éclaire ces traces douloureuses, néanmoins débordantes de vie, d’énergie, avec un style flamboyant et particulièrement prenant.</p>



<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-678cc482" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns alignfull has-1-columns has-desktop-equal-layout has-tablet-equal-layout has-mobile-collapsedRows-layout has-reverse-columns-mobile has-vertical-bottom ticss-c00aadba"><div class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-overlay"></div><div class="innerblocks-wrap">
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		<title>FEUD 2 Capote vs The Swans : auteur maudit et cygnes en bouillie !</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/feud-2-capote-swans/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Sep 2024 08:59:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Séries]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>On va le dire carrément : la première saison de FEUD nous a laissés sur le cul. En s&#8217;attaquant brillamment au fight légendaire entre Joan Crawford et Bette Davis sur fond de tournage (cauchemardesque) du film culte Qu&#8217;est-il arrivé à Baby Jane ?, Ryan Murphy avait mis la barre très très haut. Difficile de remettre le couvert avec autant de maestria. Il faudra donc sept ans au showrunner de American...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
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<p>On va le dire carrément : la <a href="https://www.theartchemists.com/feud-saison-1-bette-vs-joan/">première saison de FEUD</a> nous a laissés sur le cul. En s&rsquo;attaquant brillamment au fight légendaire entre Joan Crawford et Bette Davis sur fond de tournage (cauchemardesque) du film culte <em>Qu&rsquo;est-il arrivé à Baby Jane ?, </em><a href="https://www.theartchemists.com/?s=ryan+murphy">Ryan Murphy</a> avait mis la barre très très haut. Difficile de remettre le couvert avec autant de maestria. Il faudra donc sept ans au showrunner de <em><a href="https://www.theartchemists.com/?s=american+horror+story">American Horror Story</a></em>, <em>Glee</em> et autres <em><a href="https://www.theartchemists.com/?s=pose">Pose</a></em> pour accoucher d&rsquo;une seconde querelle digne de ce nom. Et quelle querelle : avec <em>Capote vs The Swans, </em>Murphy<em> </em>narre les différents épisodes du clash entre l&rsquo;auteur du mythique <em><a href="https://www.theartchemists.com/livre-sang-froid-capote/">De sang froid</a></em> et ses amies de la jet set new-yorkaise qu&rsquo;il avait surnommées « Les cygnes ». Bouillie de palmipèdes en perspective !</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="FEUD: Capote Vs. The Swans Trailer (2024) Naomi Watts, Demi Moore" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/WeE1pRfIt8k?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Des cadavres dans de beaux placards</h2>



<p>Car il n&rsquo;y aura pas de pitié, soyez-en sûrs ! Tant qu&rsquo;il divertit ses richissimes amies, tant qu&rsquo;il anime leurs somptueux dîners où se croisent nababs, artistes et fashionistas, pas de soucis : <a href="https://www.theartchemists.com/?s=truman+capote" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Truman Capote</a> est le bienvenu, invité partout, même et surtout en vacances dans les villas élégantes des Hamptons. On apprécie son humour, sa culture, son ironie aussi. Une ironie féroce quand il déchire à belles dents celles et ceux qui ont démérité, fait un écart, se sont compromis. Verre en pogne, cet auteur incontournable de la littérature américaine se cuite allègrement en critiquant tout ce qui lui passe à portée de regard. Cela fait beaucoup rire &#8230; jusqu&rsquo;au jour où ses chers cygnes se retrouvent dans le viseur.</p>



<p>Objet de leur colère : « La Côte Basque », nom du restaurant huppé où elles se retrouvent régulièrement avec Capote, et titre d&rsquo;un chapitre de <em><a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Answered_Prayers?oldid=956310128" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Prières exaucées</a></em> paru dans <em>Esquire</em> en 1965, chapitre dans lequel le romancier se lâche dangereusement, révélant à mots à peine couverts les déconvenues de ces dames, entre bassesses, tromperies, maris volages et autres vacheries qu&rsquo;elles se font entre elles. Il faut dire que Capote en a entendu, vu, vécu des vertes et des pas mûres, dans cet univers feutré où le paraître est tout, où on s&rsquo;égorge le sourire aux lèvres. Confident parfait, on lui a confessé bien des secrets, les cadavres que ces damesles cygnes cachent dans leurs beaux placards, il les connaît tous ou presque, puisqu&rsquo;il a aidé à les planquer.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Détailler la déchéance</h2>



<p>Aussi, quand il édite ces lignes issues d&rsquo;une oeuvre qu&rsquo;il ne finira jamais, la crise est immédiate, brutale. Toutes vont faire front pour le démolir socialement, psychiquement, intellectuellement. Justice ou mesquinerie ? Pour tout dire, quand commence la série, Capote va déjà mal, il boit de plus en plus, n&rsquo;arrive plus à écrire. La rédaction de <em>De Sang froid</em> l&rsquo;a complètement vampirisé. Rongé par le souvenir d&rsquo;une mère pour le moins castratrice, paniqué à l&rsquo;idée de vieillir, de voir sa beauté se flétrir, son inspiration se tarir, il s&rsquo;oublie dans l&rsquo;alcool, s&rsquo;abîme dans une sexualité toxique à la limite du masochisme le plus destructeur. C&rsquo;est à cette fin de règne qu&rsquo;on assiste, impuissant et navré. Car tandis qu&rsquo;il bataille vainement pour écrire encore un peu, pour gagner son combat contre les Cygnes, Capote sombre doucement, isolé, insupportable, enchaînant les erreurs volontairement pour tomber toujours plus bas. </p>



<p>Un reflet de la déliquescence à venir pour les USA des années 70 ? Cette déchéance, Murphy, comme à son habitude, la détaille méticuleusement, sans juger personne, objectif, pénétrant, mettant en regard le destin de Capote et celui d&rsquo;autres artistes comme James Baldwin. Nostalgique également d&rsquo;une période glorieuse, ces années 60 où l&rsquo;aristocratie new-yorkaise héritée du Gilded Age brillait encore, mais si faiblement. La querelle entre Capote et ses Cygnes, filmée par un Gus Van Sant au mieux de sa forme, précipite la chute d&rsquo;une époque, une certaine vision de l&rsquo;Amérique. Costumes, maquillages, coiffures, décors, accessoires, attitudes, la série est une reconstitution fidèle d&rsquo;un mode de vie en apparence policée, qui en réalité encourage le vice, l&rsquo;hypocrisie, la méchanceté, fleurissant à qui mieux mieux sur le terreau du fric facile, de l&rsquo;ennui et de la vacuité.</p>



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<h2 class="wp-block-heading">Un casting de choc</h2>



<p>Pour camper cette atmosphère sinistre, le showrunner convoque un casting de choc. Outre Gus Van Sant cité plus haut qui assure la réalisation de cette lente descente aux enfers, Murphy fait entrer en lice des comédiennes de talent, dont il va sublimer le jeu : Naomi Watts, diaphane Babe Paley, Diane Lane, intransigeante Slim Keith, Chloë Sevigny, C.Z. Guest la diplomate, Calista Flockhart la névrosée, Demi Moore, fatale Ann « Bang Bang » Woddward &#8230; un beau parterre d&rsquo;actrices pour autant de rôles complexes, sur le fil du rasoir. Face à elles, <a href="https://www.allocine.fr/personne/fichepersonne_gen_cpersonne=26079.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Tom Hollander</a> crève littéralement l&rsquo;écran : sa prestation d&rsquo;un Capote plus vrai que nature, rongé par ses démons (notamment sa mère, la redoutable Lillie Mae Faulk, interprétée par une <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Jessica_Lange" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Jessica Lange</a> terrifiante), restera dans les mémoires comme un tour de force.</p>



<p>L&rsquo;ensemble, inspiré par l&rsquo;ouvrage <em>Capote&rsquo;s women: A true story of love, betrayal, and a swan song for an era</em> de Laurence Leamer, introduit par un générique à l&rsquo;esthétique mémorable, marqué par des séquences puissantes (le bal en noir et blanc, la mort de Capote à mettre en parallèle avec celle de Babe) se regarde à la fois comme un panorama biographique sur un parcours littéraire torturé, une plongée documentaire dans un milieu social très spécifique, l&rsquo;évocation d&rsquo;un temps révolu pour le pire et peut-être le meilleur ? Ce qui est certain, c&rsquo;est que ce second volet de FEUD tient ses promesses, appelant un troisième chapitre qui, là aussi, devra être à la hauteur.</p>



<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-678cc482" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns alignfull has-1-columns has-desktop-equal-layout has-tablet-equal-layout has-mobile-collapsedRows-layout has-reverse-columns-mobile has-vertical-bottom ticss-c00aadba"><div class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-overlay"></div><div class="innerblocks-wrap">
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<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



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		<title>De sang-froid : une œuvre glaçante et universelle</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/livre-sang-froid-capote/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Sep 2024 08:22:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=37334</guid>

					<description><![CDATA[<p>Rarement, un livre a autant ébranlé les consciences et les codes littéraires : publié en 1966, De sang-froid (In Cold Blood) va accomplir le tour de force de redéfinir les règles du roman tout en accouchant d&#8217;un nouveau genre, le true crime. Ce faisant, Truman Capote accouche d&#8217;un chef-d&#8217;œuvre qui gomme la frontière entre fiction et journalisme. Avec ce « roman de non-fiction », l&#8217;auteur de Petit déjeuner chez Tiffany érige une...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
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<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="364" height="600" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/09/the-artchemists-de-sang-froid-1.jpg" alt="" class="wp-image-37336" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/09/the-artchemists-de-sang-froid-1.jpg 364w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/09/the-artchemists-de-sang-froid-1-175x288.jpg 175w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/09/the-artchemists-de-sang-froid-1-300x494.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 364px) 100vw, 364px" /></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Rarement, un livre a autant ébranlé les consciences et les codes littéraires : publié en 1966, <em>De sang-froid</em> (<em>In Cold Blood</em>) va accomplir le tour de force de redéfinir les règles du roman tout en accouchant d&rsquo;un nouveau genre, le true crime. Ce faisant, Truman Capote accouche d&rsquo;un chef-d&rsquo;œuvre qui gomme la frontière entre fiction et journalisme. Avec ce « roman de non-fiction », l&rsquo;auteur de <em>Petit déjeuner chez Tiffany</em> érige une œuvre glaçante qui transcende le simple fait divers, dissèque la condition humaine, la justice et la violence.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un fait divers atroce</h2>



<p>L’histoire de <em><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/De_sang-froid_(roman)" target="_blank" rel="noreferrer noopener">De sang-froid</a></em> commence dans une petite ville du Kansas, en novembre 1959, avec le meurtre brutal de la famille Clutter : un père, une mère et leurs deux enfants, tous exécutés d&rsquo;une balle dans la tête. Ce quadruple homicide, apparemment gratuit, choque l’Amérique profonde des années 60 et déchaîne l’intérêt des médias.</p>



<p>Capote, en lisant un article de journal sur l’affaire, flaire immédiatement le potentiel narratif de ce crime sordide. Il décide alors de se rendre sur place pour enquêter, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Harper_Lee">Harper Lee</a> son amie l&rsquo;accompagne. Objectif : suivre toute l’affaire jusqu’à son dénouement, à savoir la traque, l’arrestation, le procès et l’exécution des deux coupables, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Perry_Smith" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Perry Smith</a> et <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Richard_Hickock" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Dick Hickock</a>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une approche littéraire révolutionnaire</h2>



<p>Ce qui fait de <em>De sang-froid</em> une œuvre si unique, c’est la méthode employée par Capote. Pendant six ans, il a amassé des centaines d&rsquo;heures d&rsquo;interviews, de rapports de police et de notes de terrain, tout en nouant une relation ambiguë avec les criminels, notamment Perry Smith. Mais au lieu de se contenter d’un reportage classique, Capote a façonné son récit avec une structure narrative digne des plus grands romans.</p>



<p>Dès les premières pages, il plante le décor : Holcomb, Kansas, une petite ville tranquille, décrite avec une minutie presque documentaire. Érigé en observateur invisible par cette stratégie narrative, le lecteur est happé dans la routine de la famille Clutter avant le drame. Puis vient le basculement vers l’horreur, lorsque les deux tueurs se lancent dans leur odyssée macabre. <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Truman_Capote" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Capote</a> jongle habilement entre les perspectives : celle des victimes, des assassins et des enquêteurs, créant ainsi un suspense insoutenable.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Face-à-face avec les tueurs</h2>



<p><em>De sang-froid</em> fascine de par la relation troublante que Capote développe avec ses deux sujets, principalement Perry Smith. Perry, le tueur torturé, marginal et rêveur, devient presque un double littéraire pour Capote, un miroir dans lequel l&rsquo;écrivain projette ses propres tourments. Capote, en quête de vérité, semble partagé entre une fascination morbide pour ce personnage et le besoin d’exploiter cette relation pour nourrir son récit.</p>



<p>Le livre pose une question éthique centrale : jusqu’où un auteur peut-il aller pour obtenir son histoire ? Capote, dans son besoin de documenter chaque détail, manipule à la fois les faits et les émotions de ses protagonistes. Perry et Dick ne sont pas des héros, loin de là, mais sous la plume de Capote, ils deviennent des figures presque mythiques, des symboles de l’absurdité du mal et de la déchéance humaine.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Violence et justice</h2>



<p>Relater un crime est une chose ; mais le récit nous invite aussi à réfléchir sur les mécanismes de la violence et sur la peine de mort. Capote ne juge pas, il observe, avec une froideur presque clinique, les rouages d’une machine judiciaire inéluctable. Le lecteur assiste à l’exécution des deux criminels avec un sentiment de malaise : Capote a passé tant de temps à les humaniser que leur mort en devient presque insoutenable.</p>



<p>L’ouvrage développe également une réflexion plus large sur la nature du crime. Qu’est-ce qui pousse des individus à basculer dans une telle brutalité ? La réponse, Capote semble la trouver dans une série de détails accumulés, dans la juxtaposition de l&rsquo;innocence et de la dépravation, dans les destins croisés de ces deux criminels issus de milieux modestes, qui n&rsquo;ont jamais vraiment eu leur chance.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Chef-d’œuvre littéraire et sociologique</h2>



<p>En publiant <em>De sang-froid</em>, Capote ouvre la voie à tout un pan de la littérature contemporaine. Ses méthodes d’enquête et son approche narrative ont inspiré des générations de journalistes et d’écrivains, du <em>journalisme gonzo</em> d’Hunter S. Thompson à des œuvres plus récentes comme <em><a href="https://www.theartchemists.com/podcast-serie-making-a-murderer/">Making a Murderer</a></em> ou les podcasts true crime.</p>



<p>Mais au-delà de son apport technique, <em>De sang-froid</em> reste avant tout un récit bouleversant, un témoignage sur la complexité de l’âme humaine. Truman Capote, en brillant artisan des mots, a su capturer l’essence même de ce qui rend le crime si fascinant et dérangeant : le contraste entre l’ordinaire et l’horreur, entre la banalité du quotidien et l’explosion de la violence.</p>



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<h2 class="wp-block-heading">Pourquoi lire <em>De sang-froid</em> aujourd’hui ?</h2>



<p>En 2024, alors que les séries et podcasts sur le crime réel fleurissent partout, la lecture de <em>De sang-froid</em> s’impose comme un incontournable, la découverte d&rsquo;un récit fondamental, pour ne pas dire fondateur. Non seulement pour comprendre les origines du genre, mais aussi pour se rappeler que derrière chaque fait divers, il y a des vies brisées, des âmes complexes et des dilemmes moraux insondables.</p>



<p>Plonger dans ce livre, c’est accepter de se perdre dans une Amérique rurale en proie à ses propres démons, où la justice se fait à coups de marteau, et où le crime n’est jamais aussi simple qu’il n’y paraît. Capote nous rappelle que la vérité, comme la littérature, n&rsquo;est jamais totalement pure. Elle est toujours teintée de subjectivité, de fascination et de manipulation.</p>



<p>Récapitulons : la lecture de<em> De sang-froid</em> est faite pour hanter celui qui la parcourt ; cet ouvrage hallucinant résonne encore et toujours avec une intensité rare. Il n’est pas seulement un document historique ; c’est une œuvre qui questionne profondément notre rapport à la violence, à la justice, et à la vérité.</p>



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<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



<p class="has-text-align-center has-text-color" style="color:#fefefe">Vous avez des envies de culture ? Cet article vous a plu ?</p>



<p class="has-text-align-center has-white-color has-text-color has-link-color wp-elements-1f8d65ae5010caf357370e52851cb13c">Vous désirez soutenir l&rsquo;action de The ARTchemists ?</p>



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		<title>Judy Garland, splendeur et chute d’une légende : voix d’or du cinéma et « petite bossue » hollywoodienne</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/judy-garland-biographie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Jun 2023 09:23:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Oui, c’est ainsi qu’on la surnommait dans les studios de la MGM. Elle était alors une enfant, projetée sur les planches dès son plus jeune âge par une mère bien décidée à exploiter le filon de cette voix d’or. Et tant pis si ça bousille la gamine psychiquement : elle n’est pas encore Judy Garland que Frances Ethel Gumm doit rapporter de l’argent. Elle est au début d’une carrière grandiose doublée...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
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<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="373" height="600" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/06/71y5Yw13oTL._AC_UF10001000_QL80.jpg" alt="" class="wp-image-36118" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/06/71y5Yw13oTL._AC_UF10001000_QL80.jpg 373w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/06/71y5Yw13oTL._AC_UF10001000_QL80-179x288.jpg 179w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/06/71y5Yw13oTL._AC_UF10001000_QL80-307x494.jpg 307w" sizes="auto, (max-width: 373px) 100vw, 373px" /></figure>



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<p>Oui, c’est ainsi qu’on la surnommait dans les studios de la MGM. Elle était alors une enfant, projetée sur les planches dès son plus jeune âge par une mère bien décidée à exploiter le filon de cette voix d’or. Et tant pis si ça bousille la gamine psychiquement : elle n’est pas encore Judy Garland que Frances Ethel Gumm doit rapporter de l’argent. Elle est au début d’une carrière grandiose doublée d’un chemin de croix. Une vision contradictoire que relate Bertrand Tessier dans <em>Judy Garland, splendeur et chute d’une légende, une</em> biographie ô combien prenante.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Triomphes et catastrophes</h2>



<p>Prenante, fascinante et navrante. Les 47 années de vie de l’interprète iconique d’«&nbsp;Over the rainbow&nbsp;» sont jalonnés de triomphes et de catastrophes, de dérives et de ruptures, d’amours ardentes et d’échecs sentimentaux. Pas facile d’être une baby star durant cet âge d’or du cinéma américain. Coupe-faim, tranquillisants, on drogue la gamine pour qu’elle perde du poids, qu’elle tienne le choc face aux cadences infernales de tournages. Enfermée dans l’image d’une éternelle ado, «&nbsp;la petite fiancée de l’Amérique&nbsp;» va peiner à s’imposer à la fois comme une femme épanouie, une actrice accomplie, une mère. Se battre pour des rôles d’envergure, tenter d’échapper à la spirale de la came, de l’alcool, de l’automutilation, du manque de fric…</p>



<h2 class="wp-block-heading">Vibrante, mais ô combien malheureuse</h2>



<p>Un véritable enfer qui se termine très souvent à l’hôpital en cure de désintoxication. Le corps prend cher, Judy grossit, s’épaissit avant de s’étioler, rongée par les excès. La voix, le talent, le charisme, eux, demeurent intacts. Quand elle arrive à l’heure sur les plateaux où on n’en finit plus de comptabiliser ses retards, ses absences, sa fuite en avant, elle boucle les scènes rapidement, irradiant de maîtrise, d’intensité. Vibrante, mais ô combien malheureuse. On dira d’elle qu’elle est le « Elvis Presley » de la communauté homosexuelle. Ce n’est pas faux. Mais en parcourant ce récit frénétique, on pense aussi à Marilyn Monroe, à Bette Davis, à toutes ces actrices que Hollywood a modelées d’une main de fer dans un gant de béton, avec des contraintes inimaginables.</p>



<p><strong>À lire également </strong></p>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="https://www.theartchemists.com/judy-biopic/"><strong>Judy : biopic d’un monstre sacré et d’une femme en souffrance</strong></a></li>



<li><a href="https://www.theartchemists.com/fosse-verdon-lamour-la-danse-la-mort/"><strong>Fosse Verdon : l’amour, la danse, la mort</strong></a></li>



<li><a href="https://www.theartchemists.com/feud-saison-1-bette-vs-joan/"><strong>FEUD Saison 1 : Bette vs Joan, odyssée d’une rivalité cinématographique</strong></a></li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading">Le prix de la légende</h2>



<p>Des diktats esthétiques, professionnels et moraux inacceptables. Contrainte à l’avortement pour ne pas gâcher sa carrière, Judy Garland va payer un prix bien trop élevé pour devenir une légende. Comme beaucoup d’autres. Au fil de son parcours, on découvre les coulisses de tournages complexes et épuisants, les dessous d’une industrie vorace et sans pitié, surtout pour les femmes, des grandes figures de l’histoire du cinéma et de la musique, mythiques certes, mais finalement terriblement humaines, dans leurs fragilités comme dans leur brutalité. De quoi nuancer très largement l’effet bling-bling du rêve américain, et s’interroger sur le terreau éminemment corrosif d’un univers qui ne devrait pas tant faire rêver.</p>



<p><strong>Et plus si affinités</strong></p>


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		<title>Fosse Verdon : l’amour, la danse, la mort</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/fosse-verdon-lamour-la-danse-la-mort/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Feb 2023 09:11:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Séries]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Bob Fosse … que se cache-t-il derrière le chorégraphe exceptionnel, le réalisateur multiprimé ? Un coureur de jupons, un camé notoire… l’archétype du génie autodestructeur qui exploite les talents autour de lui, les vampirise, les jette pour mieux les reprendre. Face à lui, comme un moteur, un repoussoir, sa muse, Gwen Verdon, danseuse et actrice extraordinaire, son grand amour, sa Muse, qu’il va aduler, jalouser, détester… Entre ces deux-là, une...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2019/07/fosse-verdon.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="600" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2019/07/fosse-verdon.jpg" alt="" class="wp-image-31845" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2019/07/fosse-verdon.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2019/07/fosse-verdon-188x188.jpg 188w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2019/07/fosse-verdon-288x288.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2019/07/fosse-verdon-494x494.jpg 494w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2019/07/fosse-verdon-70x70.jpg 70w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2019/07/fosse-verdon-100x100.jpg 100w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></a></figure>



<p></p>



<p><span style="color: #000000;">Bob Fosse … que se cache-t-il derrière le chorégraphe exceptionnel, le réalisateur multiprimé ? Un coureur de jupons, un camé notoire… l’archétype du génie autodestructeur qui exploite les talents autour de lui, les vampirise, les jette pour mieux les reprendre. Face à lui, comme un moteur, un repoussoir, sa muse, Gwen Verdon, danseuse et actrice extraordinaire, son grand amour, sa Muse, qu’il va aduler, jalouser, détester… Entre ces deux-là, une passion artistique, esthétique tissée de complexités, que la mini-série <em><a href="https://www.theartchemists.com/boutique/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Fosse Verdon</a></em> signée Thomas Kail et Steven Levenson s’emploie à explorer.</span></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
 <iframe loading="lazy" title="Fosse/Verdon - Bande annonce - CANAL+" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/43qOmuW2THg?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Succès, obsessions et dérive affective</h2>



<p><span style="color: #000000;">Comme point de départ de ce récit en eaux troubles, la biographie de Sam Wasson, <em>Fosse</em>, et le regard de sa fille Nicole, qui est intervenue comme consultante sur le tournage. Le résultat ? Une lecture en huit chapitres de deux existences vouées à l’art, qui ont révolutionné la comédie musicale en lui apportant la dimension d’une tragédie. Une vision qui passe en revue les grandes productions façonnées par le couple, mais aussi leur dérive affective, face au succès qui les dévore.</span></p>



<p><span style="color: #000000;">Jouant la carte du flashback, le scénario mélange les périodes comme pour mieux cerner cette magie merveilleuse et funeste, avec en ligne de mire, la fascination de Fosse pour la mort. Du reste, la narration de la série est très inspirée du superbe <a href="https://www.theartchemists.com/all-that-jazz-dancing-carpe-diem/"><i>All that jazz</i></a>, dont le tournage est du reste évoqué, ainsi que celui de<i> Cabaret,</i> la mise en place de <i>Chicago </i>ou le gouffre émotionnel de <i>Lenny</i>. Et derrière les paillettes, les plumes et tout le tralala de Broadway, c’est une véritable détresse qui transparaît, la pression de toujours mieux faire, l’obsession de la scène, tandis que l’âge, les excès rongent le corps inexorablement.</span></p>



<h2 class="wp-block-heading">Créativité addictive et cannibale</h2>



<p><span style="color: #000000;">Cette détresse alimente inlassablement le style de Fosse et Verdon, dans le geste, la posture, le mouvement, la manière de poser la voix, d’injecter de la lassitude, de la nonchalance, de la vérité en somme, au sein de chaque pas, chaque mouvement d’épaule, chaque déhanché. Les épisodes de cette marche au trépas traquent la créativité pour le démon qu’elle peut devenir, cannibale, maléfique, trompeusement libératoire, impérieuse, addictive. Chacun dans le couple multiplie les sacrifices à cette déesse implacable, personne ici n’est victime, et c’est tout l’intérêt de la série que de cerner cette perversité à l’œuvre.</span></p>



<p><span style="color: #000000;">À ce titre, <i>Fosse Verdon</i> tranche avec le reste de la production sérielle actuelle en proposant un récit aussi pertinent que trépidant, qui évoque d’autres œuvres comme <i>Fame</i>, <i>Chorus Line</i> ou plus récemment la remarquable première saison de <a href="https://www.theartchemists.com/feud-saison-1-bette-vs-joan-odyssee-dune-rivalite-cinematographique/"><i>Feud</i></a> consacrée à la querelle entre Joan Crawford et Bette Davis. On appréciera du reste l’interprétation de Sam Rockwell et Michelle Williams qui jouent avec bonheur sur la gamme des sentiments puissants et contradictoires qui ont agité ce couple mythique.</span></p>


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		<title>Being the Ricardos : une folle semaine dans la vie d’ « I love Lucy »</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/film-being-the-ricardos/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 05 Jan 2022 15:35:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans la guerre qui oppose les différentes plateformes VoD sur le front de la production cinématographique, Amazon vient de marquer le point avec Being the Ricardos. En relatant une semaine particulièrement agitée dans la vie de l’actrice Lucille Ball et de son époux Desi Arnaz, le réalisateur Aaron Sorkin revient sur une icône culturelle américaine, le premier grand sitcom de l’histoire médiatique, j’ai nommé I love Lucy. Et son approche,...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/01/3297966_opt.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-34515 size-full" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/01/3297966_opt.jpg" alt="affiche du film Being the Ricardos" width="405" height="600" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/01/3297966_opt.jpg 405w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/01/3297966_opt-194x288.jpg 194w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/01/3297966_opt-333x494.jpg 333w" sizes="auto, (max-width: 405px) 100vw, 405px" /></a></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Dans la guerre qui oppose les différentes plateformes VoD sur le front de la production cinématographique, Amazon vient de marquer le point avec <a href="https://www.primevideo.com/detail/0NW685MFWL5K7KGRO7DN2JGLD0/ref=atv_nb_lcl_fr_FR?ie=UTF8" target="_blank" rel="noopener"><i>Being the Ricardos</i></a>. En relatant une semaine particulièrement agitée dans la vie de l’actrice Lucille Ball et de son époux Desi Arnaz, le réalisateur Aaron Sorkin revient sur une icône culturelle américaine, le premier grand sitcom de l’histoire médiatique, j’ai nommé <i>I love Lucy</i>. Et son approche, talentueuse et inspirée, dépasse de loin le propos anecdotique.</span></p>
<p><iframe loading="lazy" title="Being The Ricardos – Bande-annonce officielle VOST | Prime Video" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/7kTJBmwr9-c?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Les rouages d’un sitcom sociétal</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><i>I love Lucy</i> : si le public français ignore tout ou presque de ce feuilleton, les Américains ont forcément apprécié le sujet. Durant les années 50, cette série télévisée a fait rire les foyers outre Atlantique, remportant un énorme succès : les aventures de Lucy Ricardo et de son mari chef d’orchestre font désormais partie intégrante de la pop culture. Au cœur de cette réussite, une héroïne faussement nunuche, décidée à devenir une star malgré les réticences d’un époux désireux de la verrouiller à la maison, d’où un enchaînement de gags qui ont enchanté les 180 épisodes de cette fresque comique.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Comique et sociétale : les deux personnages principaux sont un cubain d’origine et une femme en quête d’émancipation. C’est cette volonté de modernité que met en lumière <i>Being the Ricardos</i>, en nous plongeant dans les rouages d’un des premiers grands sitcom à succès, en apparence porteur des valeurs traditionnelles américaines, en vérité particulièrement avant-gardiste pour ne pas dire militant. Si elle joue les évaporées devant la caméra, Lucille Ball, interprétée par une <a href="https://www.theartchemists.com/?s=nicole+kidman" target="_blank" rel="noopener">Nicole Kidman</a> rayonnante, s’avère une leading lady exigeante, une humoriste chevronnée qui maîtrise parfaitement les rouages du comique de geste et de situation.</span></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ptmcix9eUh"><p><a href="https://www.theartchemists.com/feud-saison-1-bette-vs-joan/">FEUD Saison 1 : Bette vs Joan, odyssée d’une rivalité cinématographique</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« FEUD Saison 1 : Bette vs Joan, odyssée d’une rivalité cinématographique » &#8212; The ARTchemists" src="https://www.theartchemists.com/feud-saison-1-bette-vs-joan/embed/#?secret=FsyDcYzD9X#?secret=ptmcix9eUh" data-secret="ptmcix9eUh" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Une semaine de folie créative</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Quant à Desi Arnaz, incarnée par un <a href="https://www.theartchemists.com/?s=javier+barde">Javier Bardem</a> extraordinaire, il se présente comme LE producteur qui va imposer la grossesse de son épouse à l’écran en dépit des réticences de ses sponsors, en un temps où on n’évoquait absolument pas ce sujet devant le public. Par la même occasion, il défend sa belle accusée d’être communiste en pleine chasse aux sorcières maccarthyste, et il le fait avec un brio sans égal, au terme d’une semaine de folie créative, où le couple et son équipe passent par tous les états émotionnels. Le vrai problème est ailleurs : dans le fonctionnement amoureux de ces deux caractères.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Ils s’aiment, ils s’adorent, ils se dévorent. Deux puissances, deux personnalités entières qui interagissent au quotidien, dans leur travail comme dans leur vie privée, mais pas pour les mêmes raisons : lui adule cette épouse qu’il trompe par ailleurs au su et au vu du tout <a href="https://www.theartchemists.com/?s=hollywood" target="_blank" rel="noopener">Hollywood</a> et de toute la presse à scandale, elle veut plus que tout accaparer ce mari volage par le biais de leur travail commun. Magnifiée à l’écran, leur relation s’effrite hors caméra. Cet amour hors normes survivra-t-il aux pressions d’une industrie fondée sur l’illusion ? C’est la véritable problématique du film qui confronte la vie rêvée de ces stars et les tensions vécues au quotidien.</span></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ZwYdUKMJJ8"><p><a href="https://www.theartchemists.com/film-dalton-trumbo/">Dalton Trumbo : hommage aux plumes de l&rsquo;ombre</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Dalton Trumbo : hommage aux plumes de l&rsquo;ombre » &#8212; The ARTchemists" src="https://www.theartchemists.com/film-dalton-trumbo/embed/#?secret=gG2J1ZhqhV#?secret=ZwYdUKMJJ8" data-secret="ZwYdUKMJJ8" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Femme de tête et pionnière</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Une astuce scénaristique pour saupoudrer ce récit d’une pincée de romantisme ? Nullement. C’est une histoire vraie qu’on nous raconte là, appuyée par le témoignage de plusieurs collaborateurs du duo, scénaristes, producteurs… Cette folle semaine synthétise aussi bien les trouvailles incroyables et les audaces narratives que les montagnes russes affectives que s’infligèrent ces amants aussi féconds que destructeurs. Deux génies qui brûlèrent leur passion dans cette aventure commune longue de sept années, qui se solda par leur divorce une fois la dernière saison terminée. Auraient-ils pu faire autrement, vu leur milieu professionnel et leurs profils ?</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">À ce titre, il convient de revenir sur le personnage de Lucille Ball : une femme de tête dans un monde masculin, qui refuse d’être considérée comme une poupée ou un objet sexuel. La séquence où elle négocie le lancement de <i>I love Lucy</i>, imposant ses choix et ses directives à des financeurs estomaqués par tant d’aplomb et de bon sens, en dit long sur la fermeté de la dame et son immense talent. C’est aussi l’occasion pour Sorkin de réfléchir sur la féminisation de l’industrie du spectacle et du divertissement, où les décideuses manquent cruellement. Lucille Ball apparaît ici non seulement comme une pionnière, mais aussi comme une porte-parole. Il était temps de s’en souvenir.</span></p>
<p align="justify">
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]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Ave, César ! … ceux qui vont tourner te saluent !</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/ave-cesar-film/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 08 Aug 2021 11:11:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=26204</guid>

					<description><![CDATA[<p>Mon Dieu! Je pensais avoir rédigé une bonne punchline avec ce titre, mais en consultant les critiques de mes petits camarades en mediattitude, j&#8217;ai déchanté : nous avons tous exploité la célèbre formule, certains pour le meilleur et d&#8217;autres pour le pire. C&#8217;est que le film des frères Coen a plu autant qu&#8217;il a déçu. Rire ou ne pas rire, telle est la question qui se pose au visionnage de...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size: 12pt;"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2016/05/p1a8eff5pc2vu186s1422d4t1c953.jpg" rel="attachment wp-att-26205"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-26205 size-full" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2016/05/p1a8eff5pc2vu186s1422d4t1c953-e1470906219302.jpg" alt="p1a8eff5pc2vu186s1422d4t1c953" width="441" height="600" /></a></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12pt; color: #000000;">Mon Dieu! Je pensais avoir rédigé une bonne punchline avec ce titre, mais en consultant les critiques de mes petits camarades en mediattitude, j&rsquo;ai déchanté : nous avons tous exploité la célèbre formule, certains pour le meilleur et d&rsquo;autres pour le pire. C&rsquo;est que le film des frères Coen a plu autant qu&rsquo;il a déçu. Rire ou ne pas rire, telle est la question qui se pose au visionnage de <a href="http://www.universalpictures.fr/film/ave-cesar"><i>Ave, César !</i></a> Et ce n&rsquo;est peut-être pas la bonne du reste. Car s&rsquo;il s&rsquo;agit à la base d&rsquo;une comédie, ce film présente d&rsquo;autres facettes qui nuancent largement le côté burlesque du trailer.</span></p>
<p><iframe loading="lazy" title="Ave César! / Bande-Annonce Internationale VOST [Au cinéma le 17 février 2016]" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/y73RYOUbBgE?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<h2><strong><span style="color: #000000;">Les déboires d&rsquo;Eddy Mannix</span></strong></h2>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12pt; color: #000000;">Vous voulez voir ce film ? Zappez la musique et la cadence de cet avant-goût. Eh oui, une fois de plus les communicants, en taillant une bande annonce attractive, ont diffusé une vision tronquée de l&rsquo;oeuvre, marketing oblige. D&rsquo;où une pointe de déconvenue quand on embrasse le long métrage dans son ensemble. Beaucoup plus posée que prévue, la narration des déboires d&rsquo;Eddy Mannix n&rsquo;est qu&rsquo;un prétexte pour dresser le panorama d&rsquo;<a href="https://www.theartchemists.com/?s=hollywood&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank" rel="noopener">Hollywood</a> au pinacle d&rsquo;un âge d&rsquo;or cinématographique révolu et légèrement nostalgique.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12pt; color: #000000;">Attention cependant … la folie douce propre aux Coen brothers n&rsquo;est pas pas absente de ce récit. Personnage central de cette fresque bigarrée, Mannix a vraiment existé, consacrant ses multiples talents à produire du film ET réparer les conneries en série de ses acteurs. Fixeur échevelé devant l&rsquo;éternel, nous le voyons ici courir après son acteur vedette, enlevé en plein studio, alors qu&rsquo;il tourne un peplum d&rsquo;envergure. Dans le même temps, le pauvre homme doit neutraliser des chroniqueuses mondaines jumelles et fouille merde (dans le scandaleux panier de crabes hollywoodiens, elles ne manquent pas de matière première), orchestrer les amours des interprètes entre eux, ruser avec la censure, marier une star aussi belle qu&rsquo;ordurière et arrêter de fumer.</span></p>
<p><span style="color: #000000; background-color: #ff00ff;"><strong>A lire également :</strong></span> <a href="https://www.theartchemists.com/feud-saison-1-bette-vs-joan/" rel="bookmark">FEUD Saison 1 : Bette vs Joan, odyssée d’une rivalité cinématographique</a></p>
<h2><strong><span style="color: #000000;">Une industrie hypnotique et sordide</span></strong></h2>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12pt; color: #000000;">Le tout au cœur de ces années glorieuses et perverses des 50&rsquo;s maccarthystes, entre western, comédie musicale, drame romantique et film historique, avec en prime les grandes crises existentielles de réalisateurs aux prises avec des interprètes de qualité souvent douteuse. On s&rsquo;y perdrait presque dans le parcours de tous ces personnages, sauf que le véritable héros du film est le cinéma lui-même, dans ce bastion que furent les grands studios hollywoodiens. Une industrie hypnotique et sordide, des paillettes à foison, de l&rsquo;illusion en quantité, de la fable à qui mieux mieux … et au milieu de tout ça, des scénaristes qui essayent d&rsquo;insuffler un peu de la logique communiste dans des intrigues façonnées pour servir le modèle américain.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12pt; color: #000000;">Servi par une palette d&rsquo;acteurs de haut vol (Clooney est excellent!), rempli de clins d’œil aux chefs d&rsquo;oeuvre de l&rsquo;époque, ironique de bout en bout, <i>Ave, César !</i> doit être pris comme une déclaration d&rsquo;amour lucide pour une industrie hypocrite en diable, un empire tyrannique et sans pitié mais dont on ne peut jamais se défaire. « There&rsquo;s no business like showbusiness », c&rsquo;est bien connu, et si leur discours est sans concession face aux médiocrités de la starisation à outrance, les frères Coen ne veulent y sacrifier l&rsquo;immense passion qu&rsquo;ils ont pour le 7eme Art pour rien au monde. Plus drôle que <a href="https://www.theartchemists.com/dalton-trumbo-hommage-aux-plumes-de-lombre/"><em>Dalton Trumb</em></a><i>o</i>, moins violent que<i> L.A. Confidential</i>, <i>Ave César !</i> trouve sa vérité, son équilibre dans l&rsquo;entre-deux de cette haine et de cet amour. C&rsquo;est ce qui fait son prix, son intérêt, son émotion.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12pt; color: #000000;"><b>Et plus si affinités</b></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12pt; color: #000000;">Vous pouvez voir le film <em>Ave, César !</em> en <a href="https://www.canalplus.com/cinema/ave-cesar/h/6344450_40099" target="_blank" rel="noopener">VoD</a> ou acheter le DVD en cliquant sur la photographie.</span></p>
<p><a href="https://www.amazon.fr/C%C3%A9sar-Blu-ray-Copie-digitale-italien/dp/B01D93ESZM?__mk_fr_FR=%C3%85M%C3%85%C5%BD%C3%95%C3%91&amp;dchild=1&amp;keywords=ave+cesar+film&amp;qid=1628441378&amp;s=books&amp;sr=1-1&amp;linkCode=li2&amp;tag=tatadedel-21&amp;linkId=110fbee111450778ff9fc2e28287f6bf&amp;language=fr_FR&amp;ref_=as_li_ss_il" target="_blank" rel="noopener"><img decoding="async" src="//ws-eu.amazon-adsystem.com/widgets/q?_encoding=UTF8&amp;ASIN=B01D93ESZM&amp;Format=_SL160_&amp;ID=AsinImage&amp;MarketPlace=FR&amp;ServiceVersion=20070822&amp;WS=1&amp;tag=tatadedel-21&amp;language=fr_FR" border="0" /></a><img loading="lazy" decoding="async" style="border: none !important; margin: 0px !important;" src="https://ir-fr.amazon-adsystem.com/e/ir?t=tatadedel-21&amp;language=fr_FR&amp;l=li2&amp;o=8&amp;a=B01D93ESZM" alt="" width="1" height="1" border="0" /></p>
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		<title>Hitchcock : autopsie drolatique d’un mythe cinématographique ?</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/film-hitchcock-mythe-cinematographique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Dauphine De Cambre]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 Mar 2021 10:09:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>1959 : Hitchcock savoure le succès de La Mort aux trousses, quand on lui demande au sortir d’une projection de gala : « A 60 ans, n’est-il pas temps de vous retirer au sommet de votre gloire ? »  Il suffira d’une stupide question de journaliste pour que le réalisateur remette tout en question. Et déclenche un séisme créatif qui enfantera l’un des films les plus marquants du XXᵉ siècle :...</p>
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<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/03/The-ARTchemists-Hitchcock.jpg" alt="" class="wp-image-37913" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/03/The-ARTchemists-Hitchcock.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/03/The-ARTchemists-Hitchcock-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/03/The-ARTchemists-Hitchcock-494x395.jpg 494w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p><span style="color: #000000;">1959 : Hitchcock savoure le succès de <em>La Mort aux trousses</em>, quand on lui demande au sortir d’une projection de gala : « A 60 ans, n’est-il pas temps de vous retirer au sommet de votre gloire ? »  Il suffira d’une stupide question de journaliste pour que le réalisateur remette tout en question. Et déclenche un séisme créatif qui enfantera l’un des films les plus marquants du XXᵉ siècle : <em>Psychose</em>. Tourné en 30 jours dans le secret, financé en indé par le maître lui-même qui hypothéqua sa demeure, imposé en se jouant d’une censure aussi sévère que stupide et intransigeante, malgré les réticences de la MGM, qui reculait des quatre fers devant cette insanité. Un véritable défi que nous raconte le biopioc <em>Hitchcock</em>.</span></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Hitchcock - Bande annonce VOST" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/FtTTL-sW94U?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading"><span style="color: #000000;">Le piment de la création</span></h2>



<p><span style="color: #000000;">Pour retrouver le piment de la création et la faveur des Muses qui étaient pourtant très généreuses avec ce génie de l’image, Hitchcock n’a pas trouvé mieux que d’adapter à l’écran un polar sanglant, <em>Psycho</em> de Robert Bloch. Un thriller d’une violence incroyable pour l’époque, ouvrage lui-même inspiré d’un certain Ed Gein, tueur en série qui défraya la chronique et épouvanta les consciences d’alors (et s’est inscrit dès lors au panthéon de la criminologie). Très probablement, la caméra de Hitchcock contribua à bétonner le mythe, tout en générant sa propre légende. C’est cette légende que le réalisateur Sacha Gervasi autopsie, dévoilant l’histoire du film, la crise existentielle qui la déclencha… et l’histoire d’amour qui la porta. </span></p>



<p>Une histoire d&rsquo;amour qui porte un nom. <span style="color: #000000;">Alma : en visionnant le film, on comprend à quel point l’épouse d&rsquo;Hitchcock a servi de pilier à la vie de l’artiste, à ses œuvres. Et ce n’était guère aisé, le monsieur ayant un caractère peu évident à gérer. Heureusement, la dame avait du répondant, de l’astuce, du talent (excellente scénariste, technicienne émérite du cinéma – c’est elle qui sauve la fameuse scène de la douche), … de la patience et de la fermeté. Et suffisamment d’intelligence et d’amour pour s’effacer face à son monument de mari. À tel point qu’Helen Mirren, son interprète à l’écran, a peiné pour restituer cette figure tant on manque de documents sur elle.</span></p>



<h2 class="wp-block-heading"><span style="color: #000000;">La gestation d’un chef-d&rsquo;œuvre</span></h2>



<p><span style="color: #000000;">Et c’est ce qui fait peut-être la valeur du film de Gervasi : cette quête de l’étincelle derrière un mystère. Où comment revivre la gestation d’un chef-d&rsquo;œuvre qui va révolutionner le cinéma sans en trahir le mythe, comment démonter les rouages d’une mécanique intellectuelle à l’œuvre avec ses spontanéités, ses convictions, ses doutes, ses peurs, ses amertumes, ses déceptions. En équilibrant l’ensemble des composantes, en éclairant toutes les facettes de ce processus sans être dans une seule tonalité, mixant informatif, humour, ironie, tensions, en jouant la carte binaire de la reconstitution et de l’inventivité (la chef décoratrice Judy Becker et la chef costumière Julie Weiss ont dû rivaliser de flair pour travailler la palette des couleurs, <em>Psychose</em> a été à la base en N/B, ainsi que tous les documents s’y rapportant).</span></p>



<p><span style="color: #000000;">Un casting vraiment à la hauteur emmené par un Anthony Hopkins qui se glisse dans la peau de son personnage sans le copier grossièrement, Scarlett Johansson et Jessica Biel, James d’Arcy incarnant ses acteurs Janet Leigh, Vera Miles et Anthony Perkins (on tremble quand on le voit les diriger avec cette lueur de fauve affamé dans les yeux), … le film vise bien sûr à cerner la relation très particulièrement que le réalisateur entretenait avec son univers professionnel. Mais il introduit aussi cette dimension de prise de conscience, cristallisée à l’écran par la figure même d’Ed Gein, qui suit Hitchcock comme son ombre, un Ed Gein impressionnant sous les traits de Michael Wincott, acteur d’une incroyable présence, qui ouvre une brèche horrifique dans cet univers à la fois stressant, drôle et superficiel qu’est l’industrie cinématographique hollywoodienne.</span></p>



<div class="wp-block-group has-white-color has-vivid-cyan-blue-to-vivid-purple-gradient-background has-text-color has-background has-link-color wp-elements-408e23f380186757e63ae4399b3d3a9d" style="font-style:normal;font-weight:600"><div class="wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained">
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</ul>
</div></div>



<p><span style="color: #000000;">Entendons-nous bien, en aucun cas <em>Hitchcock </em>ne remplacera une biographie approfondie, mais il a le mérite de s’adresser au plus grand nombre pour dévoiler de façon claire et séduisante les dessous d’une œuvre. Et de rendre hommage à ce grand artiste qui fut toujours adulé et exclu du circuit normatif des majors. Un électron libre qui eut bien raison de transgresser l’ordre, de prendre des risques, &nbsp;et de suivre son instinct. La marque indéniable du génie.</span></p>



<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-678cc482" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns alignfull has-1-columns has-desktop-equal-layout has-tablet-equal-layout has-mobile-collapsedRows-layout has-reverse-columns-mobile has-vertical-bottom ticss-c00aadba"><div class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-overlay"></div><div class="innerblocks-wrap">
<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-column-4d412c51" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-column">
<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



<p class="has-text-align-center has-text-color" style="color:#fefefe">Vous avez des envies de culture ? Cet article vous a plu ?</p>



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