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	<title>Brad Pitt</title>
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		<title>Série « Entretien avec un vampire » : crise de couple chez les vampires</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 25 Aug 2025 08:55:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Séries]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Suis-je une vieille conne aigrie&#160;? Je m’étais promis de ne jamais tomber dans le «&#160;c’était mieux avant, ma bonne dame&#160;». Mais en visionnant les deux saisons d’Entretien avec un vampire, j’ai franchement tangué, et plusieurs fois. D’où une foultitude d’interrogations qu’il me fallait explorer. Un roman culte Pour les aficionados de littérature dark et de vampires, Entretien avec un vampire est un incontournable, le roman culte par excellence. Inaugurant la...</p>
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<figure class="wp-block-image size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/08/The-ARTchemists-serie-entretien-avec-un-vampire.jpg" alt="" class="wp-image-38295" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/08/The-ARTchemists-serie-entretien-avec-un-vampire.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/08/The-ARTchemists-serie-entretien-avec-un-vampire-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/08/The-ARTchemists-serie-entretien-avec-un-vampire-494x395.jpg 494w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



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<p>Suis-je une vieille conne aigrie&nbsp;? Je m’étais promis de ne jamais tomber dans le «&nbsp;c’était mieux avant, ma bonne dame&nbsp;». Mais en visionnant les deux saisons d’<em>Entretien avec un vampire</em>, j’ai franchement tangué, et plusieurs fois. D’où une foultitude d’interrogations qu’il me fallait explorer.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Interview With the Vampire Season 1 Trailer" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/BecdVouR7mY?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Un roman culte</h2>



<p>Pour les aficionados de littérature dark et de vampires, <em>Entretien avec un vampire</em> est un incontournable, le roman culte par excellence. Inaugurant la tétralogie consacrée aux aventures du fringant et cynique Lestat de Lioncourt, <em>Entretien avec un vampire</em> relate les confidences de son compagnon Louis de Pointe du Lac, vampire désabusé pour ne pas dire dépressif, qui évoque sa triste histoire au micro d’un journaliste en quête de scoop.</p>



<p>Soyons clairs : il y a eu un avant et un après <em>Interview with a vampire</em>. Avec ce best seller publié en 1976, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Anne_Rice">Anne Rice</a> dynamite à jamais les codes du genre. Ses vampires distancent le profil du tueur avide et diabolique dessiné par <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Bram_Stoker">Bram Stocker</a> dans <em>Dracula</em> pour proposer une vision beaucoup plus nuancée et empathique. Le vampire à la mode Anne Rice est rongé de doutes, il n’a pas choisi sa condition, la subit comme une malédiction, s’en accommode difficilement et en souffre psychiquement, parfois jusqu’au suicide.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des modifications de taille</h2>



<p>En toute logique, si vous avez un grain de bon sens, quand vous bouclez le roman, l’aventure vampirique vous tente beaucoup moins. Car elle constitue un gouffre de douleurs, de chagrins, de ruptures, sans compter l’obligation de tuer pour survivre, pire de transformer autrui pour ne pas être seul. La version cinématographique signée Neil Jordan en 1994 creuse ce sillon, portée par un Tom Cruise atroce de cynisme, un Brad Pitt rongé de remords, une Kirsten Dunst dont la candeur cache une violence sans fond.</p>



<p>Autant dire que l’adaptation en série par <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Rolin_Jones">Rolin Jones</a> en 2022 avait du pain sur la planche pour rivaliser. Étirée sur deux saisons qui en appellent une troisième déjà en promotion, <em>Interview with a vampire</em> s’empare de la tétralogie d’Anne Rice … et l’aménage clairement pour parler à la génération Y, Z et plus jeunes encore. Ce qui implique plusieurs modifications de taille :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>bye bye le XVIIIe siècle, nos héros évoluent initialement dans les années 20 avant de traverser la seconde Guerre Mondiale, puis les années 50&nbsp;;</li>



<li>initialement planteur blanc exploitant les esclaves noirs, Louis devient un malfrat de couleur, idem pour la petite Claudia, elle-même noire&nbsp;;</li>



<li>les relations entre Louis et Lestat sont clairement homosexuelles, là où Anne Rice ne faisait qu’effleurer cette option.</li>
</ul>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Interview with the Vampire Season 2 Official Trailer | Premieres May 12 | AMC+" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/4wT4QihIavo?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Scènes de ménage et casting impliqué</h2>



<p>La chose aurait pu être intéressante, porteuse de réflexion, débouchant sur une interrogation de l’intolérance sociale propre aux USA où il ne fait guère bon être de couleur ou homo (c&rsquo;est clairement l&rsquo;option du film <em><a href="https://www.theartchemists.com/sinners-film/">Sinnners</a></em>). Que nenni ! L’histoire va tourner à la crise familiale avec scènes de ménage et engueulades, coups de foudre, coups bas, rabibochages et séparations fracassantes. Entre deux séquences de massacres (il faut bien se nourrir et s’amuser un peu avec sa nourriture), nos héros s’engueulent copieusement, ne se supportent plus.</p>



<p>C’est spectaculaire, mais ça manque de fond. Et c’est vraiment dommage, vu que le casting est juste absolument génial de talent et d’implication. <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Sam_Reid">Sam Reid</a> (déjà aperçu entre autres dans <em><a href="https://www.theartchemists.com/serie-profession-reporter/">Profession reporter</a></em>) campe un Lestat de compétition, Jacob Anderson (exfiltré de <em><a href="https://www.theartchemists.com/game-of-thrones-la-serie-quil-faut-spoiler/">Game of thrones</a></em>) apporte sa fragilité à Louis, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Eric_Bogosian">Eric Bogosian</a> est un Daniel Malloy d’un cynisme mordant, c’est le cas de le dire), <a href="https://www.instagram.com/assadzc/?hl=fr">Assad Zaman</a> tisse un Armand aux charmes crépusculaires, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Ben_Daniels">Ben Daniels</a> est juste parfait en Santiago, <a href="https://www.instagram.com/baileybass/">Bailey Bass</a> puis <a href="https://www.instagram.com/delaineyhayles/?hl=fr">Delainey Hayles</a> incarnent à la suite une Claudia aussi cruelle que fragile. Bref, rien à dire ni sur l’interprétation, ni sur les décors, les costumes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Guimauve sentimentale</h2>



<p>Ce qui pêche ? C’est ce besoin d’étaler l’histoire sur deux saisons là où une seule aurait pu suffire si on nous avait fait grâce de ces querelles amoureuses qui tournent à la thérapie de couple devant des spectateurs transformés à leur corps défendant en conseillers conjugaux. Dommage car les passages marquants ne manquent guère, notamment la vision du théâtre des Vampires, qui rappelle les temps forts du Grand Guignol. Mais ce n’est qu’une toile de fond pour une guimauve sentimentale dont les héros de Rice étaient initialement incapables et c’était d’ailleurs là tout le problème.</p>



<p>Lestat, Louis, Claudia, la V1 de ces personnages était avide d’aimer, incapable d’y parvenir. La V3 développée dans la série est dégoulinante d’amour et de cruauté. Pour parler aux ados ? En liquidant toute la réflexion sur la mort et la non mort (rappelons qu&rsquo;Anne Rice a initialement écrit le livre suite au décès d&rsquo;un de ses enfants), l’accès à l’éternité comme une fatalité, la difficulté à traverser les époques, les mutations technologiques, sociales et morales, à s’adapter aux temps qui passe quand on a des siècles de non vie derrière soi. C’était cela la fibre initiale du roman, ce qui en faisait le prix. Il n’en reste que peu de choses dans la version de Rolin Jones et cela en dit long sur l’appauvrissement de nos chefs d’œuvre condamnés à des relectures riches de potentiel, vides de sens.</p>



<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-678cc482" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns alignfull has-1-columns has-desktop-equal-layout has-tablet-equal-layout has-mobile-collapsedRows-layout has-reverse-columns-mobile has-vertical-bottom ticss-c00aadba"><div class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-overlay"></div><div class="innerblocks-wrap">
<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-column-4d412c51" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-column">
<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



<p class="has-text-align-center has-text-color" style="color:#fefefe">Vous avez des envies de culture ? Cet article vous a plu ?</p>



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		<title>Babylon : le cinéma, riche d’opportunités et de mises à mort</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/film-babylon/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Feb 2023 11:41:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Revenir aux racines, en montrer l’incroyable prolixité, les dangers, les merveilles, les excès&#160;: avec Babylon, Damien Chazelle passe le berceau du cinéma moderne au crible et cela fait très mal, car c’est très juste, pour ne pas dire prophétique ? Tournages et orgies 1926&#160;: Hollywood n’est encore qu’un désert. Un désert où on tourne avec frénésie des dizaines et des dizaines de films muets dans une ambiance survoltée. Quand on...</p>
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<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/02/Devenez-un-pro-du-design-en-quel21.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/02/Devenez-un-pro-du-design-en-quel21.jpg" alt="" class="wp-image-35556" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/02/Devenez-un-pro-du-design-en-quel21.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/02/Devenez-un-pro-du-design-en-quel21-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/02/Devenez-un-pro-du-design-en-quel21-494x395.jpg 494w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></a></figure>



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<p>Revenir aux racines, en montrer l’incroyable prolixité, les dangers, les merveilles, les excès&nbsp;: avec <em>Babylon</em>, <a href="https://www.theartchemists.com/?s=Damien+Chazelle" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Damien Chazelle</a> passe le berceau du cinéma moderne au crible et cela fait très mal, car c’est très juste, pour ne pas dire prophétique ?</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
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<h2 class="wp-block-heading">Tournages et orgies</h2>



<p>1926&nbsp;: Hollywood n’est encore qu’un désert. Un désert où on tourne avec frénésie des dizaines et des dizaines de films muets dans une ambiance survoltée. Quand on ne tourne pas, on se drogue, on boit, on baise. Les orgies s’enchaînent, toutes plus frénétiques les unes que les autres. C’est dans une de ces fêtes dantesques que se croisent les différents personnages de cette fresque prenante.</p>



<p>Un acteur célèbre qui change de femme comme de chemise, une jeune provinciale désireuse de crever l’écran, un petit assistant mexicain qui veut vivre la magie des tournages, une critique à la plume acérée, une petite chanteuse chinoise, un trompettiste de jazz, tous sont emportés dans cette démence. Certains ne s’en sortiront pas.</p>



<p>Car le tournant du cinéma parlant est amorcé, un progrès qui en annonce bien d’autres, et qui va en laisser pas mal sur le carreau. Tandis que Los Angeles attire malfrats, macs, dealers et autres voyous sans scrupule bien décidés à exploiter cette manne juteuse, quitte à encourager les pires vices, l’industrie du cinéma se durcit, sans pitié pour les faibles, remplaçant les <em>has been</em>, toujours en quête de chair fraîche.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un conte réaliste</h2>



<p>Beaucoup ont critiqué les excès dépeints dans cette saga pour le moins punchy&nbsp;; il faut dire que Chazelle ne nous épargne rien, plus il déroule son récit, plus ses personnages se perdent dans les méandres d’une ville dévoratrice qui n’a rien à envier avec son mythique modèle. Scatologique, pervers, ce conte est pourtant des plus réalistes.</p>



<p>Il suffit de parcourir les pages d’<em><a href="https://www.theartchemists.com/kenneth-anger-hollywood-babylone-cinema/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Hollywood Babylone</a></em> de Kenneth Anger ou la bibliographie de <a href="https://www.theartchemists.com/?s=james+ellroy" target="_blank" rel="noreferrer noopener">James Ellroy</a> pour s’en convaincre. Les actrices <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Clara_Bow" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Clara Bow</a> et <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Anna_May_Wong">Anna May Wong</a>, les acteurs <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/John_Gilbert_(actor)" target="_blank" rel="noreferrer noopener">John Gilbert</a> et <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Douglas_Fairbanks" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Douglas Fairbanks</a>, le directeur de studio Rene Cardona, le réalisateur Enrique Vallejo ont ainsi servi de modèles aux différents personnages, parmi lesquels se glissent de véritables figures de l’époque.</p>



<p>L’énergique producteur Irving Thalberg qui gérait la MGM, le redoutable milliardaire William Randolph Hearst qui finançait le milieu, Chazelle, qui a effectué des années de recherche avant de façonner son scénario, se réfère à plusieurs personnalités de cette période, tout comme il multiplie les références cinématographiques. <em>Singin’ in the rain</em> bien sûr dont on voit plusieurs séquences, mais aussi <em>Le Chanteur de jazz</em>, <em>Metropolis</em>…</p>



<p><strong>À lire également :</strong></p>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="https://www.theartchemists.com/hollywood-coup-pied-fourmiliere-cinema/">Hollywood : et si on foutait un coup de pied dans la fourmilière du cinéma ?</a></li>



<li><a href="https://www.theartchemists.com/film-once-upon-a-time-hollywood/">Once upon a time in Hollywood&nbsp;: il était une fois un conte de fée cinématographico-uchronique</a></li>



<li><a href="https://www.theartchemists.com/livre-mafia-hollywood/">La Mafia à Hollywood&nbsp;: James Ellroy avait raison&nbsp;!</a></li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading">De l’inventivité aux contraintes</h2>



<p>Très pointilleux quant aux décors, aux costumes et à la musique, Chazelle joue avec nos nerfs. Si la première partie du film est complètement délirante (la découverte des studios Kinoscope est en soi un moment d’anthologie), le ton change au fur et à mesure que se profile la mutation du parlant. Tandis que les maisons de production érigent de véritables villes pour produire du film sonore en série, l’inventivité des débuts fait place à des contraintes parfois contradictoires, une réglementation de plus en plus dure.</p>



<p>C’est l’occasion pour le réalisateur de questionner les limites ténues entre business, créativité et art avec par exemple, ce moment magique où, dans un chaos indescriptible, on cherche à capter la lumière dans l’unique larme de Nellie LaRoy. <em>Babylon</em> possède ainsi une profondeur, une vibration portée par un casting pour le moins concerné. <a href="https://www.theartchemists.com/?s=Brad+Pitt" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Brad Pitt</a>, <a href="https://www.theartchemists.com/?s=Margot+Robbie" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Margot Robbie</a>, Jean Smart, Li Jun Li, Diego Calva… si tous se prennent au jeu de cette hystérie, tous sont aussi concernés par les remous de l’industrie. Tous sont menacés d’être éradiqués un jour, remplacés par des IA moins couteuses, plus productives et malléables.</p>



<p>Ainsi, sous ses dehors provocateurs, <em>Babylon</em>, en évoquant le berceau du cinéma, interroge le devenir de la profession, frappée de plein fouet par les ogres <a href="https://www.theartchemists.com/?s=Netflix" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Netflix</a> et consort, qui étouffent la diffusion en salle, formatent scénarios et esthétique pour un maximum de rendement, entravent le fonctionnement du cinéma indépendant. Quant à l’émergence de l’intelligence artificielle, elle est déjà en train de prendre la place de l’humain. Un nouveau tournant riche d’opportunités et de mises et à mort.</p>
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		<title>EPSY 9 &#8211; James Hoffman : zoom sur un coffee lover</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/james-hoffman-youtuber-coffee-lover/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Benjamin Getenet]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Nov 2022 10:56:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Lifestyle]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Mes très chers lecteurs de The ARTchemists, il y a un moment que cette série d’articles est en pause. La faute à une activité professionnelle toujours très prenante. Néanmoins, je profite d’un peu de répit et de vacances approchantes pour reprendre la plume et vous dévoiler ma nouvelle passion : le café.  Avec en perspective le travail réalisé par James Hoffmann , créateur d’une des plus célèbres chaînes YouTube spécialisées...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/11/James-Hoffmann1.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-35149 size-full" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/11/James-Hoffmann1.jpg" alt="le café selon James Hoffmann" width="600" height="504" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/11/James-Hoffmann1.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/11/James-Hoffmann1-288x242.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/11/James-Hoffmann1-494x415.jpg 494w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><span style="font-weight: 400;">Mes très chers lecteurs de The ARTchemists, il y a un moment que cette série d’articles est en pause. La faute à une activité professionnelle toujours très prenante. Néanmoins, je profite d’un peu de répit et de vacances approchantes pour reprendre la plume et vous dévoiler ma nouvelle passion : <a href="https://www.theartchemists.com/?s=caf%C3%A9" target="_blank" rel="noopener">le café</a>. </span><span style="font-weight: 400;"> Avec en perspective le travail réalisé par <a href="https://www.jameshoffmann.co.uk/" target="_blank" rel="noopener">James Hoffmann </a></span><span style="font-weight: 400;">, créateur d’une des plus célèbres chaînes YouTube spécialisées dans ce domaine.</span></span></p>
<p><iframe loading="lazy" title="The Birth of Espresso" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/I8uStVXNf0M?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<h2><span style="color: #000000;"><b>James Hofmann et la démocratisation du café</b></span></h2>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400; color: #000000;">À ce stade normalement, vous devriez vous demander pourquoi diable dédier une chaîne YouTube avec tout ce que ça implique comme boulot pour parler de café. Eh bien, sachez que derrière votre petit noir pris au comptoir se cache un monde très vaste englobant agriculteurs, torréfacteurs, baristas, ingénieurs, scientifiques, sans compter des geeks comme moi. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><span style="font-weight: 400;">James Hofmann a entrepris d’en faire la synthèse afin de démocratiser l’art du bon café. Vidéaste londonien, champion du monde des baristas en 2007, <a href="https://shop.squaremilecoffee.com/" target="_blank" rel="noopener">torréfacteur</a></span><span style="font-weight: 400;">, écrivain, tenancier de <a href="https://prufrockcoffee.com/" target="_blank" rel="noopener">coffee shop </a></span><span style="font-weight: 400;">, consultant, formateur… c’est peu dire que le CV du bonhomme est conséquent. Ce qui ne l’empêche pas de se rajouter une activité de créateur de contenu régulière et surtout très pointue.</span></span></p>
<p><iframe loading="lazy" title="The Moka Pot Series" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/videoseries?list=PLxz0FjZMVOl1Zot3qiJ-wseRXyO-XoVNx" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<h2><span style="color: #000000;"><b>Des concepts poussés à l’extrême</b></span></h2>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400; color: #000000;">Science de l’expresso, test de matériel, tutos, conseils techniques, James Hofmann aime créer des concepts qu’il prend un malin plaisir à pousser à l’extrême. Quand il nous présente une cafetière à l’italienne, c’est pour en décortiquer l’histoire, la conception, mais aussi les aspects scientifiques cachés derrière l’extraction du café, avant de terminer avec une méthode spécifique issue de son expérience. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><span style="font-weight: 400;">Plusieurs vidéos s’enchaînent qui forment des séries que je trouve passionnantes. On trouve également des tests insolites sur <a href="https://youtu.be/8cIqLvJz8VM" target="_blank" rel="noopener">des cafés solubles de supermarché </a></span><span style="font-weight: 400;">, ainsi que des vidéos plus humoristiques où James Hofmann se met en scène pour, par exemple, <a href="https://youtu.be/W0hFEPPOGKI" target="_blank" rel="noopener">reproduire la pub Delonghi</a> avec Brad Pitt. </span><span style="font-weight: 400;"> </span></span></p>
<p><iframe loading="lazy" title="Making Cappuccino/Latte/Flat White at Home (without an Espresso Machine)" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/ZgIVfU0xBjA?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<h2><span style="color: #000000;"><b>Un crédo : éduquer et distraire tout en restant libre</b></span></h2>
<p><span style="font-weight: 400; color: #000000;">À travers sa chaîne, James Hofmann fait le pari à la fois d’éduquer et de distraire autour du café sans jamais tomber dans l’élitisme. Bien que notre flegmatique britannique soit en position de faire ou de défaire une marque en quelques minutes de vidéo, il reste mesuré, mais surtout pointu dans ces critiques comme dans ses louanges. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400; color: #000000;">J’apprécie aussi beaucoup son indépendance, car notre spécialiste du café achète tout le matériel qu’il teste grâce à son Patreon (un site de financement participatif). Tout cela afin d’avoir les mains libres dans ses vidéos. Sachez aussi que les abonnés participant à ce financement ont une chance de pouvoir ensuite gagner ce matériel au travers des concours organisés uniquement pour eux. Un système plutôt bien rodé qui permet à Hofman de rester libre dans son travail.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400; color: #000000;">En bref, que vous soyez amateur de café ou non, je vous invite à découvrir cette chaîne qui saura, sans aucun doute, susciter votre curiosité !</span></p>
<p><span style="font-weight: 400; color: #000000;">PS : Cette chaîne youtube est anglophone et toutes les vidéos sont sous-titrées en français !</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;"><b>Et plus si affinités</b></span></p>
<p><span style="color: #000000;">Pour en savoir plus, consultez : </span></p>
<ul>
<li><span style="color: #000000;"><span style="font-weight: 400;">la <a href="https://youtube.com/channel/UCMb0O2CdPBNi-QqPk5T3gsQ" target="_blank" rel="noopener">chaîne YouTube</a> de James Hofmann </span></span></li>
<li><span style="color: #000000;"><span style="font-weight: 400;">son <a href="https://www.jameshoffmann.co.uk/" target="_blank" rel="noopener">site officiel</a> regroupant toutes ses activités </span></span></li>
<li><span style="color: #000000;"><span style="font-weight: 400;">son <a href="https://www.patreon.com/jameshoffmann" target="_blank" rel="noopener">Patreon</a> pour les plus passionnés d&rsquo;entre vous.</span></span></li>
</ul>
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		<title>The Big Short : la nausée !</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/the-big-short-la-nausee/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 29 Aug 2022 10:35:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Autant vous le dire tout de suite : oscarisé comme meilleur scénario adapté, The Big Short doit être visionné une cuvette ou un sac à portée de main, à moins que vous ne décidiez par précaution de le regarder depuis vos lieux d&#8217;aisance. Non pas que ce film soit mauvais, bien au contraire. D&#8217;une rare efficacité quant au propos développé, il va vous faire voir de façon très claire l&#8217;étendue...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h4 style="text-align: justify;"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/08/Devenez-un-pro-du-design-en-quel9-2.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-34989 size-full" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/08/Devenez-un-pro-du-design-en-quel9-2.jpg" alt="film the big short" width="600" height="480" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/08/Devenez-un-pro-du-design-en-quel9-2.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/08/Devenez-un-pro-du-design-en-quel9-2-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/08/Devenez-un-pro-du-design-en-quel9-2-494x395.jpg 494w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></a></h4>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-size: 12pt;">Autant vous le dire tout de suite : oscarisé comme meilleur scénario adapté, <i><a href="https://www.facebook.com/TheBigShortLeCasseduSiecle.FR/?brand_redir=1678262665749595">The Big Short</a></i> doit être visionné une cuvette ou un sac à portée de main, à moins que vous ne décidiez par précaution de le regarder depuis vos lieux d&rsquo;aisance. Non pas que ce film soit mauvais, bien au contraire. D&rsquo;une rare efficacité quant au propos développé, il va vous faire voir de façon très claire l&rsquo;étendue du foutage de gueule qu&rsquo;est devenue l&rsquo;économie mondiale. Et c&rsquo;est proprement à vomir.</span></p>
<p><iframe loading="lazy" title="THE BIG SHORT : Le Casse du Siècle - Bande-annonce officielle (VOST) [au cinéma le 23 décembre 2015]" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/4uzwIX2Pi8c?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<h2><strong><span style="color: #000000;">Casse du siècle et fièvre du fric</span></strong></h2>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-size: 12pt;">C&rsquo;est donc <a href="https://www.theartchemists.com/?s=Adam+Mc+Kay" target="_blank" rel="noopener">Adam Mc Kay</a> qui endosse la réalisation de cette bombe sous-titrée avec justesse « Le casse du siècle ». 2h10 d&rsquo;une image nerveuse où les plans rapprochés se succèdent quand ils ne s&rsquo;entrechoquent pas, aussi frénétiques que la fièvre de fric qui anime les personnages : quatre clans de traders, des outsiders du système qui anticipent la vérole des subprimes, l&rsquo;analysent, voient se profiler la catastrophe. Et décident d&rsquo;en profiter. Pariant sur la crise économique qui se prépare, ils vont se croiser dans une atmosphère angoissante, qui vire à la nausée au fur et à mesure que la caméra accélère le rythme pour suivre leur marathon.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-size: 12pt;">Un film choral à la Altman donc, avec pour finalité de faire comprendre au spectateur l&rsquo;ineptie profonde d&rsquo;un marché contaminé jusqu&rsquo;à la moelle par une logique d&rsquo;escroquerie banalisée. Le plus dérangeant ? L&rsquo;aveuglement criminel, la suffisance des banquiers certains de la validité de leurs produits ? Ou cette excitation typique du joueur invétéré qui ne peut s&rsquo;arrêter ? Les protagonistes qui révèlent le pot aux roses le font dans une indifférence généralisée teintée de moquerie… ils en profitent certes, mais leur malaise est palpable. Égoïstes, ils raflent tout quand des gens se retrouvent à la rue. Ils en ont conscience, n&rsquo;en sont pas fiers : loi de la survie. Le plus malin gagne.</span></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="IGYpdXfS9j"><p><a href="https://www.theartchemists.com/film-loup-wall-street-decadence-absurdologie/">Le Loup de Wall Street : un chef d’oeuvre entre décadence et absurdologie</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le Loup de Wall Street : un chef d’oeuvre entre décadence et absurdologie » &#8212; The ARTchemists" src="https://www.theartchemists.com/film-loup-wall-street-decadence-absurdologie/embed/#?secret=rU0V5VRMzT#?secret=IGYpdXfS9j" data-secret="IGYpdXfS9j" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<h2><strong><span style="color: #000000;">La vacuité d&rsquo;un savoir-faire toxique</span></strong></h2>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-size: 12pt;">Le plus malin, c&rsquo;est celui qui ne va pas se faire avoir par ce climat de fric facile, qui, derrière le langage technique complexe pour ne pas dire inaudible, décrypte la vacuité d&rsquo;un prétendu savoir-faire. Le discours des courtiers est tentant, éblouissant … il est mensonge et le réalisateur s&rsquo;amuse à intercaler entre les différents chapitres de ce récit haletant des spots où des figures célèbres expliquent en termes simples les subtilités économiques. Ainsi, les mystérieux et fascinants CDO sont imagés par des morceaux de poissons vieux de trois jours balancés dans un ragoût, et présentés comme un plat gastronomique. Mais il n&rsquo;en demeure pas moins qu&rsquo;ils sont vieux de trois jours. Avec toutes les conséquences toxiques que cela peut avoir.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-size: 12pt;">Cette volonté de dire les choses telles qu&rsquo;elles sont culmine quand l&rsquo;un de ces cyniques clairvoyants gifle verbalement deux boursicoteurs excités par leurs gains en leur rappelant que des dizaines de milliers de personnes sont en train de perdre leur travail, leur maison, leurs économies, leur avenir. Tout simplement leur vie. On touche le fond lors de la convention de la titrisation, véritable sommet de l&rsquo;actionnariat… qui a lieu à Las Vegas, dans un casino !!! De surprise en surprise, le film donne vite le tournis puis la gerb<i>e : </i>c&rsquo;est voulu. À la manière d&rsquo;une séance de rééducation digne d&rsquo;<em>Orange Mécanique</em>,<i> The Big Short</i> nous enfonce la réalité dans le crâne en percutant le discours idyllique des grands de la finance et la réalité sordide d&rsquo;un hold-up perpétuel.</span></p>
<p>https://www.theartchemists.com/margin-call-au-rythme-dun-chien-qui-meurt/</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-size: 12pt;">La prise de conscience est d&rsquo;autant plus consternante que comme il est expliqué en intro, il suffit de regarder autour de soi. Inscrits au casting, <a href="https://www.theartchemists.com/?s=Christian+Bale" target="_blank" rel="noopener">Christian Bale</a>, <a href="https://www.theartchemists.com/?s=Steve+Carell" target="_blank" rel="noopener">Steve Carell</a>, <a href="https://www.theartchemists.com/?s=Ryan+Gosling" target="_blank" rel="noopener">Ryan Gosling</a> et <a href="https://www.theartchemists.com/?s=Brad+Pitt" target="_blank" rel="noopener">Brad Pitt</a> se chargent par leur jeu musclé de nous hacher menu dans le broyeur émotionnel des grandes tractations dématérialisées. Le spectacle d&rsquo;une salle de change dévastée en quelques minutes par un licenciement en masse devrait nous finir. C&rsquo;est sans compter avec les dernières phrases du film, inscrites en blanc sur un fond noir, comme le faire part de décès de notre monde. Et là, pour le coup, vous serez terrorisés.</span></p>
<p style="text-align: justify;">
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		<title>War Machine : « Laissez-nous vous libérer b* de m* ! »</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/film-war-machine/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Mar 2022 09:08:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=29121</guid>

					<description><![CDATA[<p>Commencer une guerre, c’est assez simple ; la terminer, c’est beaucoup plus dur. Surtout quand on est borné comme l’est Glen McMahon, général américain idolâtré par ses hommes, mais bas de plafond, qu’on dépêche en Afghanistan pour stopper le conflit. Erreur, car en bon texan qu’il est, brut de décoffrage et sans langue de bois, le « Glenimal » ne voit d’autre issue que de gagner le combat coûte que...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2017/06/war-machine-e1498468087524.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-29123 size-full" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2017/06/war-machine-e1498468087524.jpg" alt="" width="600" height="600" /></a></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Commencer une guerre, c’est assez simple ; la terminer, c’est beaucoup plus dur. Surtout quand on est borné comme l’est Glen McMahon, général américain idolâtré par ses hommes, mais bas de plafond, qu’on dépêche en Afghanistan pour stopper le conflit. Erreur, car en bon texan qu’il est, brut de décoffrage et sans langue de bois, le « Glenimal » ne voit d’autre issue que de gagner le combat coûte que coûte, en occupant complètement des territoires qui ne veulent pas de lui ni de ses troupes. Bref, c’est une <i>War machine</i> qui a pour unique vocation de faire la guerre, même quand cela en devient grotesque, impossible et tragique. Et contre productif.</span></p>
<p><iframe loading="lazy" title="War Machine | Bande-annonce VOSTFR | Netflix France" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/NOAP5ujoXCA?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;">Un clown militaire</span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Le réalisateur David Michôd va s’employer à mettre en scène cette absurdité, avec en figure principale un Brad Pitt particulièrement inspiré pour camper ce clown militaire, qui fait frémir et pleurer. Car il est attachant, ce Glenimal, con certes, mais attachant car sincère, convaincu au plus profond de ses tripes que lui, ses hommes et les USA apportent partout où ils passent la manne de la civilisation et de la démocratie, pour aider les populations écrasées par le despotisme. Pas un instant, il ne saisit que sa présence est vécue comme une invasion, une menace véritable, même quand il vient présenter ses condoléances à un pauvre mec dont un bombardement vient de tuer le gosse. Seule parade face au deuil et à la haine : offrir de l’argent pour « se reconstruire ».</span></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="1OJzVlw3hP"><p><a href="https://www.theartchemists.com/documentaire-vietnam-sale-guerre/">Vietnam – La sale guerre : « horror has a face… »</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Vietnam – La sale guerre : « horror has a face… » » &#8212; The ARTchemists" src="https://www.theartchemists.com/documentaire-vietnam-sale-guerre/embed/#?secret=XKfNTjqLOa#?secret=1OJzVlw3hP" data-secret="1OJzVlw3hP" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;">Le ridicule tue</span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Des séquences comme ça, il y en a plusieurs dans <i>War machine</i>, et qui ne font pas toujours rire. Car ce comportement suffisant, arrogant et finalement très naïf, a des conséquences irréversibles parmi les civils et les soldats qui ressortent tous de là physiquement et moralement atteints, dans l’indifférence des dirigeants qui ont enclenché ce séisme pour des raisons politiques et économiques somme toute vides de sens et de réalité. Eh oui, le ridicule tue au propre comme au figuré. Ce n’est pas une fable, puisque l’intrigue de cette satire est adaptée du livre<i> The Operators</i> de Michael Hastings, qui y décrit le fiasco américain en Afghanistan, via notamment la figure du haut gradé Stanley Mc Chrystal, limogé après un an à foutre un bordel sans nom à la tête de la coalition, s’autoéjectant après une interview retentissante publiée par <i>Rolling Stone</i> où il s’en prenait à l’administration Obama.</span></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;">Une caricature</span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Faut vraiment pas être futé, et manquer sacrément de diplomatie et de bon sens pour en arriver là. C’est ce personnage haut en couleur que Brad Pitt incarne, à la limite de la caricature. À ses côtés se glissent Ben Kingsley, Meg Tilly, Tilda Swinton dans des apparitions éclair qui émaillent cette triste comédie. Au finish, c’est l’ensemble de la politique interventionniste de l’Amérique depuis la Guerre froide qui en prend un sacré coup dans l’aile, avec en sous-titre subliminal ce constat désolant : « peut-on se prétendre gendarme du monde, quand on est aussi crétin, aveugle et méprisant ? » On frémit en imaginant les dommages engendrés par autant d&rsquo;égoïsme, d&rsquo;avidité et de bêtise conjuguée.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Et plus si affinités</b></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Vous pouvez visionner le film <em>War Machine</em> sur <a href="https://www.netflix.com/fr/title/80068327" target="_blank" rel="noopener">Netflix</a>.</span></p>
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		<title>Album : Western machine – Short cuts – Bullit Records &#8211; 2021</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/album-western-machine-short-cuts-bullit-records-2021/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 21 May 2021 10:18:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=33864</guid>

					<description><![CDATA[<p>Quand le ciel et le Covid vous tombe sur la tête, il faut se rattraper aux quelques branches bien solides qui demeurent. Des valeurs sûres, bien ancrées, imputrescibles : le rock en fait partie, Western Machine aussi. Le combo de Seb le Bison revient en force avec Shorts cuts pour nous en mettre plein les oreilles avec 11 tracks bourrées d’adrénaline et de son rugueux à souhait. Comme un moteur bien...</p>
<p>Cet article <a href="https://www.theartchemists.com/album-western-machine-short-cuts-bullit-records-2021/">Album : Western machine – Short cuts – Bullit Records &#8211; 2021</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.theartchemists.com">The ARTchemists</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/05/169347658_3891463757599959_2405980480888455247_n_opt.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-33866 size-full" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/05/169347658_3891463757599959_2405980480888455247_n_opt.jpg" alt="pochette de l'album Short cuts de western machine" width="600" height="600" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/05/169347658_3891463757599959_2405980480888455247_n_opt.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/05/169347658_3891463757599959_2405980480888455247_n_opt-288x288.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/05/169347658_3891463757599959_2405980480888455247_n_opt-494x494.jpg 494w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/05/169347658_3891463757599959_2405980480888455247_n_opt-188x188.jpg 188w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/05/169347658_3891463757599959_2405980480888455247_n_opt-70x70.jpg 70w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></a></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Quand le ciel et le Covid vous tombe sur la tête, il faut se rattraper aux quelques branches bien solides qui demeurent. Des valeurs sûres, bien ancrées, imputrescibles : le rock en fait partie, <a href="https://www.theartchemists.com/?s=western+machine&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank" rel="noopener">Western Machine</a> aussi. Le combo de Seb le Bison revient en force avec <i>Shorts cuts</i> pour nous en mettre plein les oreilles avec 11 tracks bourrées d’adrénaline et de son rugueux à souhait.</span></p>
<p><iframe loading="lazy" title="WESTERN MACHINE - GOING BACK TO HOLLYWOOD" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/l84hXO3D7R4?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Comme un moteur bien huilé</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Lignes de basse caverneuses, power cords à fond, riffs rocailleux, tambours sans pitié, un p’tit coup de saxo pour booster tout ça, le tout roule comme un moteur bien huilé, les chansons enchaînent des histoires de roadmovies, tueurs dingos, autostoppeuses sexy, rebellion permanente, liberté partout, un maximum d’humour et d’auto-dérision … en anglais, en français, ça s’éclate, ça nous éclate ! Bref une sacrée bouffée d’oxygène … et un sens certain du live, dixit ce petit passage à l&rsquo;Auditorium de Saint Ouen !</span></p>
<p><iframe loading="lazy" title="Western Machine - live at l&#039;Auditorium de St Ouen - PART 1" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/g6Hr_jBAfXo?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Des références teigneuses</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Et un petit plus non négligeable : la superbe pochette rouge vif qui aligne les références teigneuses du groupe, Brad Pitt, John Waters, Steve Mc Queen, Frida khalo, Betty Page, Bruce Lee, Elvis … tout un patrimoine musical, cinématographique, pictural qui n’a guère l’intention de pourrir dans un musée poussiéreux … fort heureusement Western Machine est là pour rappeler que tout ça est bel et bien vivant et en excellente santé, vu que ce feu sacré coule bien au chaud dans ses veines !</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Et plus si affinités</b></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Pour écouter l’album <em>Short Cuts</em> de Western Machine, cliquez sur <a href="https://lnk.to/WesternMachine_A1?fbclid=IwAR06KpgSfTPvuGPjA0XYk4p7-pCgVh92RcGs1r7mxDNnGcF5s2ljMQ1j8Jg" target="_blank" rel="noopener">le lien</a> !</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Et n&rsquo;hésitez pas à aller visiter <a href="https://www.westernmachine.fr/?fbclid=IwAR3abldFCt9ayDhylUBALKmFXm3TeeEhp9-I_xfQz7nLBPMXOwBK97tOLbg" target="_blank" rel="noopener">leur site</a> !</span></p>
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