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	<title>spoken word</title>
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		<title>Playlist #368 – Éclats d’ombre, fièvres d’été</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/playlist-musique-368-aout-2025/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 01 Aug 2025 11:25:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Août. Les villes se vident, les silences s’allongent, les esprits s’échauffent. Les nuits sont trop chaudes, les pensées trop pleines. On voudrait tout lâcher, mais tout reste accroché. Alors on écoute. On cherche les failles dans les rythmes, les soupirs dans les synthés, les cris retenus derrière les refrains. Cette semaine, la musique suinte la tension et le vertige. Elle tremble, elle flotte, elle frappe. Les 10 artistes à l&#8217;honneur...</p>
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<figure class="wp-block-image size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/08/The-ARTchemists-playlists-368.jpg" alt="" class="wp-image-38235" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/08/The-ARTchemists-playlists-368.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/08/The-ARTchemists-playlists-368-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/08/The-ARTchemists-playlists-368-494x395.jpg 494w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Août. Les villes se vident, les silences s’allongent, les esprits s’échauffent. Les nuits sont trop chaudes, les pensées trop pleines. On voudrait tout lâcher, mais tout reste accroché. Alors on écoute. On cherche les failles dans les rythmes, les soupirs dans les synthés, les cris retenus derrière les refrains. Cette semaine, la musique suinte la tension et le vertige. Elle tremble, elle flotte, elle frappe.</p>



<p>Les 10 artistes à l&rsquo;honneur :</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Playlist The ARTchemists #368" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/videoseries?list=PL-6XgaEM0vRJoA4lU0h9fmrp2bOrTWKS7" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Nico Amara – « L&rsquo;Ora Vuota »</h2>



<p>Un spoken word italien murmuré/susurré sur fond de beat lancinant. Une prière moderne, lente et hypnotique. La voix de <a href="https://www.instagram.com/nicoamara_/">Nico Amara</a> claque comme un murmure sec. On pense à la solitude des métropoles, au spleen romain, à une colère qui mijote. Fascinant.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Edgär – « Enemy »</h2>



<p><a href="https://www.instagram.com/edgarofficiel/">Edgär</a> : duo français, électro-pop tendue. Une chanson de rupture, mais sans plainte : juste le constat lucide du poison. Voix feutrée, basse qui tord le ventre, refrains qui cognent avec élégance. L’ennemi, c’est l’intérieur.</p>



<h2 class="wp-block-heading">They Call Them Savages – « Ravenous »</h2>



<p>Bête féroce. Ce morceau de <a href="https://theycallthemsavages.com/">They Call Them Savages</a> déboule comme un fauve. Rock sombre, guitares tranchantes, énergie brute. Ça suinte l’angoisse contemporaine, la rage canalisée en cri froid. Un hymne pour survivants nerveux.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Bliss My Heart x Cliff Estatoff – « Sinner Sinner »</h2>



<p>Électro dark-pop, duo intense, esthétique goth chic. Le combo <a href="https://www.facebook.com/blissmyheartmusic">Bliss My Heart</a> x <a href="https://www.facebook.com/cliffestatofstudio">Cliff Estatoff</a> offre un chant d’errance nocturne, entre damnation sensuelle et battement d’alarme. Mélancolique et charnel. On aime se perdre dedans.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Parcels – « Yougotmefeeling »</h2>



<p>Retour au chill lumineux, funk doux et voix planante avec <a href="https://www.parcelsmusic.com/">Parcels</a>. Mais derrière les paillettes, une certaine langueur. Un morceau qui sourit les yeux mouillés. Parfait pour un after en slow motion, à 5h du mat’.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Still Corners – « Summer Nights »</h2>



<p>La bande-son d’un rêve qui se dissout. Doux, éthéré, presque irréel. La nuit d’été prend ici la texture d’un souvenir trop beau pour être vrai. C’est beau, triste, sublime. C&rsquo;est <a href="https://www.stillcorners.com/">Still Corners</a>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Cate Le Bon – « Heaven Is No Feeling »</h2>



<p>Pop expérimentale, guitare anguleuse, étrangeté maîtrisée. <a href="https://catelebon.com/">Cate Le Bo</a>n brise les formats et déplie ses émotions à contretemps. Une chanson qui ne cherche pas à plaire mais à troubler. Mission accomplie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Salarymen – « Let Me Go »</h2>



<p>Indie pop énergique, ultra propre mais pas lisse. <a href="https://www.facebook.com/Salarymenband/">Salarymen</a>, c&rsquo;est une demande de liberté chantée avec le sourire. Riffs efficaces, voix qui claque, et un refrain qu’on chantonne en courant vers la sortie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Astéréotypie – « Cheese bad girl »</h2>



<p>Poésie brute, texte parlé sur rock distordu. Inclassable, bizarre, jouissif. <a href="https://www.facebook.com/Astereotypie/">Astéréotypie</a>, ce sont des uppercuts verbaux dans un écrin noise. Ici, ça dérange, et ça fait du bien.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Lord Huron – « Bag of Bones »</h2>



<p>Western spectral. Guitare surf, voix sépulcrale, ambiance crépusculaire. Le morceau de <a href="https://www.lordhuron.com/#/">Lord Huron</a> sent la poussière, le désespoir élégant, les fantômes du désert. Un final parfait, lent et obsédant.</p>



<h3 class="wp-block-heading">En bref :</h3>



<ul class="wp-block-list">
<li>Pour danser doucement au bord du gouffre : Parcels, Salarymen</li>



<li>Pour vaciller entre colère et vertige : Nico Amara, Edgär, They Call Them Savages</li>



<li>Pour hanter l’été comme un mirage : Still Corners, Cate Le Bon, Lord Huron</li>



<li>Pour frapper les murs intérieurs : Bliss My Heart, Astéréotypie.</li>
</ul>



<p>Bon appétit à vos oreilles et à la semaine prochaine, pour d&rsquo;autres secousses.</p>



<p>Et si vous voulez d&rsquo;autres sensations mélodiques, c&rsquo;est par ICI :</p>



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</div>



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<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-column-4d412c51" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-column">
<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



<p class="has-text-align-center has-text-color" style="color:#fefefe">Vous avez des envies de culture ? Cet article vous a plu ?</p>



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		<title>Thatcher’s not dead &#8211; La B.O. by David Menke et The Limiñanas : inoxydable en musique ?</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/bo-thatcher-not-dead/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 Dec 2023 11:26:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Après Thatcher’s not dead le documentaire, je demande Thatcher’s not dead la bande originale. Indissociable, dirais-je, car le film de  Guillaume Podrovnik repose sur un soundtrack d’exception, flamboyant, foudroyant et pathétique à la fois. Une compo signée The Limiñanas et David Menke qui accouchent ainsi d’un double album que je qualifierai sans trop me planter, je pense, d’anthologique. L’alliance The Limiñanas / David Menke Si vous fréquentez régulièrement notre webmag, vous...</p>
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<p>Après <a href="https://www.theartchemists.com/documentaire-tatcher-not-dead/"><em>Thatcher’s not dead</em> le documentaire</a>, je demande <em>Thatcher’s not dead</em> la bande originale. Indissociable, dirais-je, car le film de  <a href="https://www.podrovnik.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Guillaume Podrovnik</a> repose sur un soundtrack d’exception, flamboyant, foudroyant et pathétique à la fois. Une compo signée The Limiñanas et David Menke qui accouchent ainsi d’un double album que je qualifierai sans trop me planter, je pense, d’anthologique.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Lionel Limiñana, David Menke, The Limiñanas - Fuzzy Thatcher" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/7xVr_RzQYEM?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">L’alliance The Limiñanas / David Menke</h2>



<p>Si vous fréquentez régulièrement notre webmag, vous connaissez <a href="https://www.theartchemists.com/?s=the+liminanas">The Limiñanas</a>, dont les exploits musicaux alimentent en boucle notre rubrique «&nbsp;Albums&nbsp;» depuis le début de The ARTchemists ou presque. Il faut dire qu’en matière de rock hautement inspiré, placé sous la houlette d’une muse psychédélique héritée en ligne directe des Swinging 60’s, le duo Lionel/Marie a su s’imposer comme une valeur sûre. Une valeur sûre qui séduit, vu le nombre de collabs dont le binôme peut s’enorgueillir. Parmi ces nombreux camarades de jeu, David Menke.&nbsp;</p>



<p>Ce n’est pas la première fois que The Limiñanas s’amusent avec le compositeur allemand. Avec Lionel, ils ont déjà bossé sur les B.O. des docs <em>Monsters inside me </em>(d’où l’excellent album <em>The Devil inside me) </em>et <em>The last days of American Crime d’</em>Olivier Megaton ainsi que <em>The Ballad of Linda L.</em> d’Agnès Poirier. Les voici donc qui récidivent, avec des compos particulièrement léchées rassemblées dans un double album imparable d’efficacité. Et un challenge relevé haut la main. Car assurer la partie musicale d’un documentaire de la trempe de<em>Thatcher’s not dead&nbsp;</em>est loin d’être aisé. Et pour cause.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Lionel Limiñana, David Menke, Oliver Howlett, The Limiñanas - Broken Dreams" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/jwUJSAXWNOA?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Brit pop et protest song</h2>



<p>Composer la bande son d’un documentaire s’avère déjà complexe, la musique devant accompagner sans les submerger la thématique, le propos, la narration, les images, la rythmique. C’est un petit défi en soi. Mais quand on doit restituer le règne de la Dame de Fer, l’atmosphère sonore de l’Angleterre de la fin des années 70 jusqu’aux années 90, on s’attaque à du lourd. Punk, new wave, dark wave, shoegazzing, madchester… il y a de quoi faire en matière de brit pop. La dureté des années Thatcher a alimenté la créativité de dizaines de groupes poussés très vite sur le terreau du chômage et de la crise.</p>



<p>On ne va pas refaire l’histoire, mais il est clair que composer la bande son de <em>Thatcher’s not dead</em> sans tenir compte de ce patrimoine mélodique, du reste cité régulièrement par Podrovnik, qui interroge au passage le phénomène Thatcher du point de vue de la pop culture, c’est juste se précipiter dans le mur. Mais en faire état constitue également un risque, celui de la copie maladroite. Dangereux en effet d’évoquer sans friser le ridicule les mélodies spécifiques à The Clash, The Sex Pistols, Joy Division, New Order, Depeche Mode, The Smiths et autres figures de proue de la protest song revisitée à la sauce British en colère.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Lionel Limiñana, David Menke, The Limiñanas - Tears Don&#039;t Lie" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/UkBIeSJKhLo?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Le coucou en moins, l’ogive nucléaire en plus</h2>



<p>À ce petit jeu, Menke et The Limiñanas vont pourtant exceller, accouchant de vingt tracks d’une précision d’horloger suisse, le coucou en moins, l’ogive nucléaire en plus. Quand on visionne le doc, ces brûlots émergent de temps à autre, en demi-teinte, claquant soudainement comme une mitraillette et quand on s’y attend le moins, pour scander les accents martiaux d’une Thatcher hautaine et mordante, les charges de flics à cheval défonçant les grévistes, les queues de chômeurs mendiant leur aide sociale, les traders vociférant au cœur des market places. Et puis il y a le disque, et là c’est une fessée en règle depuis la première jusqu’à la dernière note. Sans filtre.</p>



<p>Ballades déchirantes et chants de guerre, colère et abattement, frustration et tripes en feu&nbsp;: chacun vivra sa déculottée à sa manière. Personnellement, je ne me suis pas remise de «&nbsp;Don’t be a traitor&nbsp;», «&nbsp;Fuzzy Thatcher&nbsp;», «&nbsp;War&nbsp;», «&nbsp;Tears don’t lie&nbsp;» (avec New Order en embuscade dans le riff de guitare, la boite à rythme, la ligne de basse, le synthé), «&nbsp;Broken dreams&nbsp;» (un pur bijou, digne d’un film de Ken Loach, qui tourne en boucle dans mon casque). Et puis il y a le magistral «&nbsp;Masterplan&nbsp;», un rempart mélodique solidement arrimé sur une ligne basse impeccable, des drums sans pitié sur lesquels se hérisse le spoken word littéralement hypnotique d’<a href="http://oliverhowlett.com/">Oliver Howlett</a>. On va être clair, je n’avais pas ressenti pareil frisson depuis des années.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Lionel Limiñana, David Menke - Master Plan (feat. Oliver Howlett)  (Official Video)" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/yGX0KCMxACE?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p>Lignes de synthé à frigorifier la banquise ou/et foutre le feu à un volcan, percussions métalliques en droite ligne venues de l’industrielle, redondances des parties de gratte, ceux qui ont vécu ces années atroces, mais si riches musicalement ne pourront pas écouter le soundtrack de <em>Thatcher’s not dead</em> sans ressentir une émotion puissante les saisir aux tripes, une remontée en flèche d’une rage, d’un sentiment de révolte, d’une énergie de combattre que notre présent a comme endormi. Et pourtant notre actu ressemble tant (trop) à cette période. Il faut bien une musique guerrière pour réveiller en nous l’urgence de dire non. Merci à Menke et The Limiñanas de sonner ainsi le tocsin.</p>


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		<title>Soirée Danse Noire : le plein de musique sombre… et une playlist pour s’y retrouver !</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/soiree-danse-noire-le-plein-de-musique-sombre-et-une-playlist-pour-sy-retrouver/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Apr 2023 16:13:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=35901</guid>

					<description><![CDATA[<p>Cela fait un an et demi environ qu’elles tournent sur les différents clubs parisiens. Et cette fois-ci, c’est sur Le Klub justement que ça tombe. C’est donc parti pour une nouvelle Danse Noire, initiée par le DJ BlouZon avec la complicité de nos chers camarades de Bragi Pufferfish. Musique sombre, mais encore ? Exit les fiestas délires type Velu.e ou Chaton des enfers, la peau nue des Beautiful Skin parties. Danse...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
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<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/04/Devenez-un-pro-du-design-en-quel18-4.jpg" alt="" class="wp-image-35903" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/04/Devenez-un-pro-du-design-en-quel18-4.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/04/Devenez-un-pro-du-design-en-quel18-4-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/04/Devenez-un-pro-du-design-en-quel18-4-494x395.jpg 494w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Cela fait un an et demi environ qu’elles tournent sur les différents clubs parisiens. Et cette fois-ci, c’est sur <a href="https://www.instagram.com/le_klub/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Le Klub</a> justement que ça tombe. C’est donc parti pour une nouvelle Danse Noire, initiée par le DJ BlouZon avec la complicité de nos chers camarades de <a href="https://www.instagram.com/bragipufferfish/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Bragi Pufferfish</a>.</p>



<p><iframe loading="lazy" src="https://www.facebook.com/plugins/video.php?height=314&#038;href=https%3A%2F%2Fwww.facebook.com%2FDjBlouZon%2Fvideos%2F3412494442398403%2F&#038;show_text=false&#038;width=560&#038;t=0" width="560" height="314" style="border:none;overflow:hidden" scrolling="no" frameborder="0" allowfullscreen="true" allow="autoplay; clipboard-write; encrypted-media; picture-in-picture; web-share" allowFullScreen="true"></iframe></p>



<h2 class="wp-block-heading">Musique sombre, mais encore ?</h2>



<p>Exit les fiestas délires type <a href="https://www.theartchemists.com/?s=velu.e" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Velu.e</a> ou <a href="https://www.theartchemists.com/?s=chaton+des+enfers" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Chaton des enfers</a>, la peau nue des <a href="https://www.theartchemists.com/?s=beautiful+skin" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Beautiful Skin</a> parties. Danse noire n’est pas noire qu’en nom. Les cocktails sont un rituel, la musique une incantation : s’il s’agit initialement de s’amuser, l’event a aussi pour objectif de s’adresser aux férus de musique sombre. Musique sombre mais encore ? Pointue, la prog mise sur l’EPM, la dark disco, la dark techno, la house…</p>



<p>Des sons plus industriels, plus métalliques, des voix plus graves, à la limite du spoken word ; un rythme plus lent entre 80 et 130, un côté distancé, dandy et froid ; beaucoup plus de machines, et quand des instruments s’invitent, c’est de manière très lourde, oppressante, funeste. Le style est plus nocturne, torturé, viscéral, on est clairement sur une vibe berlinoise, qui mêle absence d’émotion, côté lunaire et cadences entêtantes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Comme une messe noire, mais sans les sacrifices</h2>



<p>Derrière Danse Noire, donc, il y a BlouZon. Le <a href="https://www.facebook.com/boudoirmoderne" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Boudoir Moderne</a>,  <a href="https://www.facebook.com/lascintillanteparis" target="_blank" rel="noreferrer noopener">La Scintillante</a>, cet adepte de la dark music n&rsquo;en est pas à son coup d&rsquo;essai, loin de là ; il suffit de parcourir son <a href="https://soundcloud.com/blouzon?fbclid=IwAR2OodCq4yyRzYM0EDI_04In9ovgH_h_-DpS24tgdcJJrRPTkGtw3wQmnVI" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Soundcloud</a> pour s&rsquo;en rendre compte. Et si on avait un petit doute, on peut aussi consulter la playlist qu&rsquo;il a gentiment concoctée pour the ARTchemists (eh oui, pour nous, je vous dis pas le kiff dans la rédaction !) :</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-rich is-provider-spotify wp-block-embed-spotify wp-embed-aspect-21-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Spotify Embed: Danse Noire" style="border-radius: 12px" width="100%" height="352" frameborder="0" allowfullscreen allow="autoplay; clipboard-write; encrypted-media; fullscreen; picture-in-picture" loading="lazy" src="https://open.spotify.com/embed/playlist/4L8NXN9deS30qeoqAyLeSZ?si=96b3ce866a224ded&#038;utm_source=oembed"></iframe>
</div></figure>



<p>Intériorité, concentration, précision, transe mystique&nbsp;: on est sur du chirurgical, quelque chose de ténébreux, de mécanique, de calculé. «&nbsp;Comme une messe noire mais sans les sacrifices&nbsp;» dixit l’annonce de la soirée. Concrètement, <a href="https://www.instagram.com/blouzon.dj/">BlouZon</a> et <a href="https://www.instagram.com/_khalk_/">Khalk</a> investissent la scène 1 du Klub rebaptisée pour l’occasion Le Boudoir de l’enfer tandis que le crew Bragi Pufferfish (Loki Starfish, Morgan Ivy, Fabisounours, Fenouil2000, Lucifer) s’installe sur la scène 2, La Cave des Ténèbres.</p>



<p>La promesse d’une nuit dédiée aux amateurs du genre, inclusive et respectueuse, placée sous le patronage du Jerk Off festival. Une nuit sombre, mais traversée d’éclairs et de lumières : outre les éclairages, un stand dédié au make-up paillettes permettra d’ajouter un brin d’éclat à cette soirée placée sous l’égide de la dark. Bref, si la musique programmée est résolument obscure, l’ambiance, elle, sera à la fête, à la détente, à l’échange.</p>



<p>Merci 1000 fois et plus encore à BlouZon pour cette playlist concoctée spécialement pour nous, c&rsquo;est absolument adorable !</p>



<p><strong>Et plus si affinités</strong></p>



<p>Pour en savoir plus et, si le cœur vous en dit, participer à cette soirée, consultez le compte Instagram de <a href="https://www.instagram.com/bragipufferfish/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Bragi Pufferfish</a>.</p>
<p>Cet article <a href="https://www.theartchemists.com/soiree-danse-noire-le-plein-de-musique-sombre-et-une-playlist-pour-sy-retrouver/">Soirée Danse Noire : le plein de musique sombre… et une playlist pour s’y retrouver !</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.theartchemists.com">The ARTchemists</a>.</p>
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		<title>Trouvaille Musique : Amyl and the Sniffers</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/trouvaille-musique-amyl-and-the-sniffers/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 Nov 2021 12:25:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=34420</guid>

					<description><![CDATA[<p>Rejetons de Jello Biaffra, petits neveux de Lydia Lunch et Poly Styrene, cousins des Viagra Boys et de Billy Nomates, le quatuor australien Amyl ans the Sniffers affiche sa vocation punk dès son premier EP Giddy Up bouclé en 12 heures. Nous sommes en 2016 et la patrie des kangourous vient d’accoucher d’un nouveau groupe emblématique, dans le sillage des déjà très barrés Grindhouse. Aussi talentueux, aussi prolifiques, aussi teigneux...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/11/Capture-du-2021-11-19-12-08-48_opt.png"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-34422 size-full" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/11/Capture-du-2021-11-19-12-08-48_opt.png" alt="Amyl and the sniffers" width="600" height="413" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/11/Capture-du-2021-11-19-12-08-48_opt.png 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/11/Capture-du-2021-11-19-12-08-48_opt-288x198.png 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/11/Capture-du-2021-11-19-12-08-48_opt-494x340.png 494w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></a></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Rejetons de Jello Biaffra, petits neveux de <a href="https://www.theartchemists.com/lydia-lunch-desequilibres-synthetiques-autres-vomissures-verbales/" target="_blank" rel="noopener">Lydia Lunch</a> et Poly Styrene, cousins des Viagra Boys et de <a href="https://www.theartchemists.com/trouvaille-musique-billy-nomates/" target="_blank" rel="noopener">Billy Nomates</a>, le quatuor australien Amyl ans the Sniffers affiche sa vocation punk dès son premier EP <a href="https://youtu.be/SEcKbmYT7xU" target="_blank" rel="noopener"><i>Giddy Up</i></a> bouclé en 12 heures. Nous sommes en 2016 et la patrie des kangourous vient d’accoucher d’un nouveau groupe emblématique, dans le sillage des déjà très barrés <a href="https://www.theartchemists.com/trouvaille-musique-grindhouse/" target="_blank" rel="noopener">Grindhouse</a>. Aussi talentueux, aussi prolifiques, aussi teigneux et aussi dingues. Et très très punk.</span></p>
<p><iframe loading="lazy" title="Amyl and the Sniffers - Some Mutts (Can&#039;t Be Muzzled)" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/9QX4bQPw-_w?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Plenty of energy</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Bryce Wilson à la batterie, Dec Martens à la guitare, Fergus Romer à la basse et au milieu de ces messieurs sérieux comme des patriarches, Amy Taylor, chanteuse et frontwoman d’exception, qui déboule sur scène en short et haut de bikini dans la blondeur angélique de sa coupe mulet pour se déhancher comme une possédée, foutre le feu aux planches sans aucun complexe, s’accrocher au plafond comme un koala sous amphet, bref foutre un merdier royal dans un public conquis par cette nymphette bad ass et fière de l’être.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Il faut dire qu’elle a de l’abattage, la donzelle, petite, nerveuse, allure de boxeuse poids léger, une bombe à retardement qui ne demande qu’à exploser et s’en vante : « <i>I’ve got plenty of energy</i> » clame-t-elle sur « Guided by angels », titre on ne peut plus clair quant à la légitimité de cette furie adoubée par les cieux, et dont le minois apparaît désormais dans <i>Vogue Australia</i> comme une juste consécration, s’il vous plaît. Pourtant, pas de quoi aveugler cette bande de potes à la tête bien faite, qui connaît suffisamment la loose au quotidien pour en chanter les désagréments avec jugeote :</span></p>
<blockquote><p><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;"><em>« I’m working off my ass / Every single day / For the minimum wage /And I don’t get paid / I don’t have a house / I can’t pay the rent / I’m sleeping on the floor in a car in a tent / So I’m stressed on tick /I’m stressed on tick / I’m stressed about money cuz I’m gacked on anger »</em>.</span></span></span></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" title="Amyl and The Sniffers - Hertz" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/zb5Ja6V4OeY?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<h2><span style="color: #000000; font-size: 18pt;"><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><b>Aucune concession</b></span></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">Cet extrait particulièrement parlant de « <a href="https://www.youtube.com/watch?v=hONV6GQl0ow" target="_blank" rel="noopener">Gacked on anger</a> » pourrait introduire le fabuleux et inégalé « Let’s lynch the landlord » des Dead Kennedys. Survoltés, en colère, en manque, et pas franchement d’accord pour se laisser faire par la société, Amyl et ses sniffers s’appuient sur des mélodies travaillées au corps et dans la masse à coup de burin pour déverser leurs punchlines en mode spoken word énervé. Prenez la ligne de basse de « Hertz », les riffs de « Security » ou « Some mutts », et vous comprendrez pourquoi ce combo a de l’avenir.</span></span></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Un avenir qu’ils tracent à la faveur de leurs envies et rien d’autre : c’est le petit plus qui fait la très grosse différence. Tout ce petit monde kiffe d’enregistrer, d’être en live, bref de faire de la musique, et SA musique&#8230; et quelle musique ! Regardez Amy crier «I’m not looking for trouble, I’m looking for love » alors qu’elle danse dans un cimetière comme si elle était complètement camée (la chanteuse compare volontiers leurs tracks à une prise de drogue) et vous comprendrez le truc : aucune concession. Décidément, punk is not dead, il se porte même plutôt bien.</span></p>
<p><iframe loading="lazy" title="Amyl and The Sniffers - Security (Official Video)" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/j5DZA2NLYis?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<p><span style="color: #000000;"><b>Et plus si affinités :</b></span></p>
<p><span style="color: #000000;">Pour en savoir plus sur Amyl and the Sniffers, consultez le site du groupe, ainsi que ses comptes <a href="https://www.facebook.com/amylandthesniffers" target="_blank" rel="noopener">Facebook</a>, <a href="https://www.instagram.com/amylandthesniffers/?utm_source=ig_embed" target="_blank" rel="noopener">Instagram</a>, <a href="https://www.youtube.com/channel/UCr7iv49zibCciRCzlFauotQ" target="_blank" rel="noopener">Youtub</a>e et <a href="https://amylandthesniffers.bandcamp.com/">Bandcamp</a>.</span></p>
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		<title>Album : Perila &#8211; How much time it is between you and me ? &#8211; Smalltown Supersound &#8211; 2021</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/album-perila-2021/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Thomas Malésieux]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 Jun 2021 12:21:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’arrivée de Perila, alias Aleksandra Zakharenko, sur l’increvable label norvégien Smalltown Supersound est presque symptomatique du passage d’un artiste à la notoriété en devenir vers un plus large public. Un exercice plus redoutable qu’il n&#8217;y paraît, capable de casser des espoirs, les légendes naissantes. Propulsant, à leurs risques et périls, de jeunes pousses entourées de spéculations écrasantes vers une réalité exigeante, mesurable et chiffrable. Un résultat bluffant Mais cessons toute...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/06/a3669737048_10-e1622112753484_opt.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-33987 size-full" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/06/a3669737048_10-e1622112753484_opt.jpg" alt="couverture de l'album How much time it is between you and me ? de perila" width="600" height="611" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/06/a3669737048_10-e1622112753484_opt.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/06/a3669737048_10-e1622112753484_opt-283x288.jpg 283w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/06/a3669737048_10-e1622112753484_opt-485x494.jpg 485w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/06/a3669737048_10-e1622112753484_opt-70x70.jpg 70w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></a></p>
<p align="justify"><span style="font-family: 'Liberation Serif', serif; color: #000000;"><span style="font-size: medium;">L’arrivée de Perila, alias Aleksandra Zakharenko, sur l’increvable label norvégien <a href="http://www.smalltownsupersound.com/" target="_blank" rel="noopener">Smalltown Supersound</a> est presque symptomatique du passage d’un artiste à la notoriété en devenir vers un plus large public. Un exercice plus redoutable qu’il n&rsquo;y paraît, capable de casser des espoirs, les légendes naissantes. Propulsant, à leurs risques et périls, de jeunes pousses entourées de spéculations écrasantes vers une réalité exigeante, mesurable et chiffrable.</span></span></p>
<p><iframe loading="lazy" title="Memories of Grass" width="640" height="480" src="https://www.youtube.com/embed/Dscs_LauuYg?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;">Un résultat bluffant</span></h2>
<p align="justify"><span style="font-family: 'Liberation Serif', serif; color: #000000;"><span style="font-size: medium;">Mais cessons toute tentative de chronique de la déception. Aucune baisse de régime chez Perila. Toujours une première impression de magma sonore on ne peut plus « free » voire «  freaky ». De grands écarts, des passerelles entre musique concrète, dub, <a href="https://www.theartchemists.com/?s=spoken+word&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank" rel="noopener">spoken word</a> pour un résultat déroutant et aventureux. Parfois, un chant vaporeux et/ou fantomatique viendra mettre en évidence, si besoin était, la visée psychédélique et rêveuse de l’entreprise. Sur ce premier album officiel, enregistré l’année dernière dans un village français déconnecté, la musique reste bluffante.  Une nouvelle pierre dans la rénovation de la « maison <a href="https://www.theartchemists.com/?s=ambient&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank" rel="noopener">ambient</a> » initiée depuis quelques temps par des proches et collaborateurs berlinois de l&rsquo;artiste comme Ulla ou Special Guest Dj.</span></span></p>
<p><iframe loading="lazy" title="Fallin Into Space" width="640" height="480" src="https://www.youtube.com/embed/6oeMobFo4o4?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;">Spontanéité « ambient »</span></h2>
<p align="justify"><span style="font-family: 'Liberation Serif', serif; color: #000000;"><span style="font-size: medium;"> Et avec une approche du genre résolument éloignée de toute idée confortable ou conservatrice. Préférant toujours l&rsquo;imperfection et la spontanéité d&rsquo;une mixtape artisanale à l&rsquo;album carré, prêt à entrer dans on ne sait quelle grande histoire. </span></span><span style="font-family: 'Liberation Serif', serif; color: #000000;"><span style="font-size: medium;">De la bande-son cinéma à la création d&rsquo;un organisme musical en constante évolution, l’éventail des possibilités soniques laisse pantois. Évitant encore une fois toute démonstration virtuose pour privilégier un ensemble de nuances, de climats inconnus, prêts à affronter les avant-gardes et classifications. À vous maintenant de rencontrer ce disque sauvage…</span></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><strong><span style="font-family: 'Liberation Serif', serif;"><span style="font-size: medium;">Et plus si affinités</span></span></strong></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Vous pouvez écouter l&rsquo;album de Perila sur <a href="https://perilazone.bandcamp.com/album/how-much-time-it-is-between-you-and-me" target="_blank" rel="noopener">Bandcamp</a>.</span></p>
<p>Cet article <a href="https://www.theartchemists.com/album-perila-2021/">Album : Perila &#8211; How much time it is between you and me ? &#8211; Smalltown Supersound &#8211; 2021</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.theartchemists.com">The ARTchemists</a>.</p>
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		<title>Trouvaille Musique : Billy Nomates</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/trouvaille-musique-billy-nomates/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 14 May 2021 13:33:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=33825</guid>

					<description><![CDATA[<p>Honneur aux dames pour la trouvaille musicale de cette semaine qui nous conduit en Angleterre du côté du Leicestershire où opère Billy Nomates. Nous découvrons la petite frimousse de ce joli petit chat sauvage au détour du clip « Mork’n Mindy » des Sleaford Mods, où elle pousse la chansonnette au côté de Jason Williamson et Andrew Fearn. Ce qui vaut bien tous les manifestes du monde : Une métamorphose Eh oui, il...</p>
<p>Cet article <a href="https://www.theartchemists.com/trouvaille-musique-billy-nomates/">Trouvaille Musique : Billy Nomates</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.theartchemists.com">The ARTchemists</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/05/89352500_617225565789813_446671745470955520_n_opt.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-33827" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/05/89352500_617225565789813_446671745470955520_n_opt-494x494.jpg" alt="Billy nomates" width="494" height="494" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/05/89352500_617225565789813_446671745470955520_n_opt-494x494.jpg 494w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/05/89352500_617225565789813_446671745470955520_n_opt-288x288.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/05/89352500_617225565789813_446671745470955520_n_opt-188x188.jpg 188w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/05/89352500_617225565789813_446671745470955520_n_opt-70x70.jpg 70w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/05/89352500_617225565789813_446671745470955520_n_opt.jpg 600w" sizes="auto, (max-width: 494px) 100vw, 494px" /></a></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Honneur aux dames pour la trouvaille musicale de cette semaine qui nous conduit en Angleterre du côté du Leicestershire où opère Billy Nomates. Nous découvrons la petite frimousse de ce joli petit chat sauvage au détour du clip « Mork’n Mindy » des Sleaford Mods, où elle pousse la chansonnette au côté de Jason Williamson et Andrew Fearn. Ce qui vaut bien tous les manifestes du monde :</span></p>
<p><iframe loading="lazy" title="Sleaford Mods ft. Billy Nomates - Mork n Mindy (Official Video)" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/iKcbSOjIzjQ?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000; font-size: 18pt;"><b>Une métamorphose</b></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Eh oui, il en faut pour matcher avec ces deux-là, dont l’engagement sociétal et politique se répercute de track en track, avec une rage égale, alimentée par les aberrations et les injustices du monde moderne. Pas un hasard si le projet Billy Nomates prend corps en 2019 durant un concert des Sleaford, comme une révélation, une évidence. Et une métamorphose. Jusque là, Tor Maries enchaînait les projets sans grande portée. D’un seul coup, tout devient clair. Solitaire, rageuse, elle accouche de « No » toute seule devant son ordi, mixant une ligne de basse, un rythme de batterie, un fond de synthé et sa voix de chanteuse country soudainement passée au rap avec armes et bagages.</span></p>
<p><iframe loading="lazy" title="Billy Nomates - No" width="640" height="480" src="https://www.youtube.com/embed/hhEX9n5DjZQ?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000; font-size: 18pt;"><b>Adepte de la galère</b></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Beaucoup d’armes surtout, des bagages, la dame n’en a que peu. En bonne adepte de la galère, elle voyage léger, avec un don certain pour rebondir quelles que soient les circonstances. Le live des Transmusicales où elle devait se produire capote because COVID ? Qu’à cela ne tienne. Repli stratégique sur l’île de Wight (haut lieu rock si il en est depuis 1970 et ce festival totalement fou qui inspira du reste les premières mesures de « Fucking in the bushes » d’Oasis) pour accoucher d’ <a href="https://invada.bandcamp.com/album/emergency-telephone" target="_blank" rel="noopener"><i>Emergency telephone</i></a>, galette tout aussi échevelée , talentueuse et inspirée que son <a href="https://invada.bandcamp.com/album/billy-nomates" target="_blank" rel="noopener">premier opus éponyme</a>, déjà solide et prometteur. Car la donzelle a beaucoup à raconter : la loose, le manque de fric, les aventures amoureuses foireuses … elle les collectionne comme le ferait une héroïne de Ken Loach.</span></p>
<p>https://youtu.be/9Jm3UOef7o0</p>
<p align="justify"><span style="color: #000000; font-size: 18pt;"><b>« No is the greatest resistance »</b></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Pas chanceuse, pas honteuse : elle assume, fière, la tête haute. « <i>No is the greatest resistance</i> » et un point de départ prolixe pour une série de textes punchy où elle règle ses comptes avec la misère, l’exploitation, le raciste, le sexisme, l’intolérance, les diktats … et ‘une voix claire, sans ambiguïté. En ligne directe avec une certaine <a href="https://www.theartchemists.com/lydia-lunch-desequilibres-synthetiques-autres-vomissures-verbales/" target="_blank" rel="noopener">Lydia Lunch</a> et son <a href="https://www.theartchemists.com/trouvaille-musique-epilexique/" target="_blank" rel="noopener">spoken word</a> incisif, préférant le bleu de travail et les baskets aux petites jupes et aux talons hauts, ce qui ne l’empêche guère d’occuper la scène avec style. Visionnez le <a href="https://youtu.be/WnJsANW_LvM" target="_blank" rel="noopener">concert enregistré sur ARTE</a> : elle s’empare de l’espace avec une rare efficacité, capte la caméra du regard, verrouille l’objectif à ses prunelles de mer orageuse et vous assène son live en y prenant un plaisir palpable.</span></p>
<p><iframe loading="lazy" title="Billy Nomates - Heels" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/uPQW8GIVgB4?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">C’est ce qui ressort de l’ensemble, ce qui annonce la suite : Billy Nomates s’éclate, la voie est toute tracée, tout a pris un sens et le bon visiblement. Personne donc ne l’arrêtera. En d’autres termes, nous n’avons pas fini de voir sa petite bouille de gamine en colère venir nous sonner les cloches à grands coups de lyrics claquants comme d’impérieux coups de fouet. Et nous allons en redemandez !!!!</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><strong>Et plus si affinités</strong></span></p>
<p><a href="https://www.facebook.com/billynomatestor" target="_blank" rel="noopener">https://www.facebook.com/billynomatestor</a></p>
<p><a href="https://www.iambillynomates.com/" target="_blank" rel="noopener">https://www.iambillynomates.com/</a></p>
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		<title>Trouvaille musique : Namoro</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/trouvaille-musique-namoro/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Dauphine De Cambre]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 Apr 2021 15:29:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Et si nous parlions aujourd’hui du cas Namoro et de son premier album Cassia Popée ? « Ce premier album s’appelle Cassia Popée, il porte son nom car il est grandement inspiré des écrits de Monique Wittig qui ouvrit la voix à la réappropriation des figures mythiques et mythologiques. Monique Wittig a par exemple réécrit le mythe d’Orphée qui tente d’arracher son épouse défunte des Enfers. Chez Wittig, Orphée devient Orphéa, et...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/04/pochette-cassia-popee_opt.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-33735" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/04/pochette-cassia-popee_opt-494x494.jpg" alt="pochette de l'album cassia popée de namoro" width="494" height="494" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/04/pochette-cassia-popee_opt-494x494.jpg 494w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/04/pochette-cassia-popee_opt-288x288.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/04/pochette-cassia-popee_opt-188x188.jpg 188w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/04/pochette-cassia-popee_opt-70x70.jpg 70w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/04/pochette-cassia-popee_opt.jpg 600w" sizes="auto, (max-width: 494px) 100vw, 494px" /></a></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Et si nous parlions aujourd’hui du cas Namoro et de son premier album <i>Cassia Popée</i> ?</span></p>
<blockquote>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">« <i>Ce premier album s’appelle Cassia Popée, il porte son nom car il est grandement inspiré des écrits de Monique Wittig qui ouvrit la voix à la réappropriation des figures mythiques et mythologiques. Monique Wittig a par exemple réécrit le mythe d’Orphée qui tente d’arracher son épouse défunte des Enfers. Chez Wittig, Orphée devient Orphéa, et elle sauvera Eurydice des Enfers là où Orphée aura échoué </i>».</span></p>
</blockquote>
<p><iframe loading="lazy" title="Dance in the dyke" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/R-5S1rICiYs?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Namoro la bicéphale</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Direct le ton est donné. Namoro la bicéphale cite comme référence l’une des papesses du féminisme et du lesbianisme … puis plonge tête baissée dans la Genèse des mondes et des civilisations, histoire d’ exhumer la grande déesse endormie qu’est la Vie avec tous ses visages les plus contrastés : l’amour, la séduction, la création, la destruction, la résilience, la résurrection. Avec comme fil d’Ariane, une poésie puisant au cœur du surréalisme, des volutes verbales rimbaldiennes, Apollinaire transformée en femme au fond de sa tranchée, après avoir rêvé Lou comme seul espoir sous une pluie de bombes.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Et autour de ce fil d’Ariane doré qui fuit les Minotaures de l’ennui et de l’intolérance, l’autre fil, cardiaque et cathartique, de cadences électroniques pulsées par les mains d’énergiques Parques. A moins que Pénélope la fidèle soit passée par là, détricotant l’amplitude des rythmes afin d’y dissimuler quelques glitches malicieux, élégances frustrées à l’heure du grand enfermement. « <i>C’est une bûche qui brûle au fond de nos yeux</i> » : bûche de passion, foyer d’amour, déclaration enflammée que Bili Bellegarde et Mascare accrochent à l’oreille d’un auditeur charmé par ces modernes sirènes.</span></p>
<p><iframe loading="lazy" title="ECHOS" width="640" height="480" src="https://www.youtube.com/embed/k29EGZJZSEU?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Duo tératologico-démiurgique</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Des sirènes venues du cabaret, du théâtre et de la poésie pour constituer l’envoûtante Namoro, duo tératologico-démiurgique qui s’infiltre dans les esprits avec plusieurs pieds de biche à la main :</span></p>
<ul>
<li style="list-style-type: none;">
<ul>
<li><span style="color: #000000;">verve, sens du mot, de la tournure, de la sonorité, figures de style flamboyantes ;</span></li>
</ul>
</li>
</ul>
<ul>
<li style="list-style-type: none;">
<ul>
<li><span style="color: #000000;">voix sinueuses ou métalliques, qui s’amusent des paroles et des harmonies, entre comptine de petite fille et spoken word à la Lydia Lunch ;</span></li>
</ul>
</li>
</ul>
<ul>
<li style="list-style-type: none;">
<ul>
<li><span style="color: #000000;">sincérité, vibration, intensité, authenticité dans la volonté de repousser les limites du rêve.</span></li>
</ul>
</li>
</ul>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Onirique, Namoro alterne sourire de la madone, grimace de la sorcière, cri de l’amazone, gémissement de la nymphe jouissante, pleur de la déesse abandonnée. Et s’offre d’incessants loopings sur nos désirs enfouis, nos fantasmes secrets déployés sans pitié et avec allégresse. Les grands écarts, Namoro adore, pour preuve « Les Guérillères » et « En forme de diamant » qui se succèdent sur l’album épiphanique <i>Cassia Popée, </i>histoire d’alterner l’intransigeance des luttes féministes et la soumission délectable du plaisir shibari. Tous les combattants ont droit au repos.</span></p>
<p><iframe loading="lazy" title="en forme de diamant" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/IrMeLGBj5ic?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Le Verbe … et le plaisir qu’il engendre</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Cocorosie ? Mansfield Tya ? Wendy Delorme ? Ou tout simplement un nouvel ovni sans véritables attaches, en route vers un panthéon musical transgressif dont on désespérait qu’il reprenne souffle un jour . Pour sûr, Namoro se rit de la lobotomie quotidienne siphonnant jusqu’à l’os une créativité livide qu’on voudrait faire passer pour de la provo mainstream sous dialyse Instagram. Une seule écoute de « Hyène sœur de louve » devrait vous éclairer sur le pouvoir thaumaturgique d’un duo en prise directe avec Sapho, Brigitte Fontaine, Jean Guidoni, Hubert-Félix Thiefaine.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Une chose est sûre, Namoro déboule à point nommé dans un paysage culturel consternant de platitude, soumis à la bienséance du social media, vidé de son sens initial par des années d’obéissance à l’ordre établi, dépecé jour après jour par la pandémie. But de la mission : rappeler qu’à l’origine de la Vie, il y a le Verbe … et le plaisir qu’il engendre. Rien, personne, aucun algorithme, aucune IA, aucun directeur de label, ministre de la culture, homme politique, professeur d’université, spin doctor et autre claironnant spécialiste ne pourra effacer cette merveilleuse évidence, encore moins l’empêcher d’essaimer dans les esprits … ce qui pourrait bien sauver notre âme à tous.</span></p>
<p><span style="color: #000000;"><b>Et plus si affinités</b></span></p>
<p><a href="https://namoromusic.com/">https://namoromusic.com/</a></p>
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		<title>Trouvaille musique : Epilexique</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/trouvaille-musique-epilexique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 24 Sep 2020 16:04:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Epilexique … un « duo techno à textes » … la formule me laisse perplexe … Mais bon il faut vivre curieux, surtout en ces temps de disette culturelle. Alors qu’ont-ils dans le bide, ces Epilexique ? ÉPILEXIQUE · EP Cérébro Dancing Des bits au hachoir, des paroles au couteau … un univers de cendres, un psychisme en ruines, une colère noire qui gicle à chaque vers … Maya Defay et Quentin Pourchot...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2020/09/37962562_2110807235855875_354705869914505216_o-e1600963434902.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-32872 size-full" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2020/09/37962562_2110807235855875_354705869914505216_o-e1600963434902.jpg" alt="" width="800" height="476" /></a></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Epilexique … un « duo techno à textes » … la formule me laisse perplexe … Mais bon il faut vivre curieux, surtout en ces temps de disette culturelle. Alors qu’ont-ils dans le bide, ces Epilexique ?</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><iframe loading="lazy" src="https://w.soundcloud.com/player/?url=https%3A//api.soundcloud.com/playlists/1053976771&amp;color=%23ff5500&amp;auto_play=false&amp;hide_related=false&amp;show_comments=true&amp;show_user=true&amp;show_reposts=false&amp;show_teaser=true" width="100%" height="450" frameborder="no" scrolling="no"></iframe></span></p>
<div style="font-size: 10px; color: #cccccc; line-break: anywhere; word-break: normal; overflow: hidden; white-space: nowrap; text-overflow: ellipsis; font-family: Interstate,Lucida Grande,Lucida Sans Unicode,Lucida Sans,Garuda,Verdana,Tahoma,sans-serif; font-weight: 100;"><a style="color: #cccccc; text-decoration: none;" title="ÉPILEXIQUE" href="https://soundcloud.com/epilexique" target="_blank" rel="noopener noreferrer">ÉPILEXIQUE</a> · <a style="color: #cccccc; text-decoration: none;" title="EP Cérébro Dancing" href="https://soundcloud.com/epilexique/sets/ep-cerebro-dancing" target="_blank" rel="noopener noreferrer">EP Cérébro Dancing</a></div>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Des bits au hachoir, des paroles au couteau … un univers de cendres, un psychisme en ruines, une colère noire qui gicle à chaque vers … Maya Defay et Quentin Pourchot n’y vont pas avec le dos de la cuillère musicalo-poétique pour régler son compte à cette société impitoyable … et mettre en mots de fiel le malaise profond creusé dans nos cœurs par la soumission aux règles.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><i>C</i><i>e</i><i>r</i><i>e</i><i>bro Dancing </i>: le titre de leur EP vante une techno à penser, résonne comme une thérapie primale à coup de figures de styles mêlées d’insultes. Le choix des mots, le choc des tournures, le claquement des percus. Danser pour ne pas devenir dingue … ou pour l’être enfin pleinement. Assumer la déviance, la démence … et la cracher/crasher à la face du monde. Avec un vocabulaire d’une richesse sidérante.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><iframe loading="lazy" src="https://w.soundcloud.com/player/?url=https%3A//api.soundcloud.com/tracks/813308665&amp;color=%23ff5500&amp;auto_play=false&amp;hide_related=false&amp;show_comments=true&amp;show_user=true&amp;show_reposts=false&amp;show_teaser=true&amp;visual=true" width="100%" height="300" frameborder="no" scrolling="no"></iframe></span></p>
<div style="font-size: 10px; color: #cccccc; line-break: anywhere; word-break: normal; overflow: hidden; white-space: nowrap; text-overflow: ellipsis; font-family: Interstate,Lucida Grande,Lucida Sans Unicode,Lucida Sans,Garuda,Verdana,Tahoma,sans-serif; font-weight: 100;"><a style="color: #cccccc; text-decoration: none;" title="ÉPILEXIQUE" href="https://soundcloud.com/epilexique" target="_blank" rel="noopener noreferrer">ÉPILEXIQUE</a> · <a style="color: #cccccc; text-decoration: none;" title="Je n’atariemp lup altar" href="https://soundcloud.com/epilexique/je-natariemp-lup-altar" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Je n’atariemp lup altar</a></div>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Des sonorités suintantes, venimeuses, qui se posent sur une rythmique de cœur affolé par l’acide. Le duo se réclame entre autres de Brigitte Fontaine, Gainsbourg et Magma … mais par delà la torture sonore infligée à ses synthés par le nécromant Pourchot et la tessiture hallucinée de la sorcière Defay, on distingue l’ombre d’une Diamanda Galas, des résurgences de Lautréamont électrique, les éructations d’une Lydia Lunch.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Spoken word à l’œuvre, grande messe no wave tandis qu’Epilexique se tord de rage dans ses malédictions, avec une jubilation évidente, une provocation joyeuse et assumée. Bref l’esprit de contestation n’est pas mort, et le cocktail a tout du Molotov atomique.</span></p>
<p><iframe loading="lazy" title="COITO ERGO SOY ORGASUM IN VITRO VERITAS EJACULUM" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/hW4BdzTD4gQ?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<p><span style="color: #000000;"><b>Et plus si affinités</b></span></p>
<p align="justify"><a href="https://www.epilexique.com">https://www.epilexique.com</a></p>
<p align="justify"><a href="https://soundcloud.com/epilexique">https://soundcloud.com/epilexique</a></p>
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		<item>
		<title>Schlaasss en interview : casseurs de code !</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/schlaasss-interview-casseurs-de-code/</link>
					<comments>https://www.theartchemists.com/schlaasss-interview-casseurs-de-code/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 27 Jul 2017 09:21:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=29327</guid>

					<description><![CDATA[<p>Bénissez-moi mon père, parce que j’ai péché … profondément … carrément … sous le prétexte fallacieux que j’étais débordée de taff, que je voulais terminer notre année de publication sur un coup d’éclat, j’ai procrastiné comme une galeuse quoi … j’ai planté la tente rédactionnelle devant la restitution de l’interview de Schlaasss, trouvant tous les prétextes possibles pour retarder l’échéance. A deux jours de partir en vacances je peux plus...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<h2 style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2017/07/schlaasss.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-29331" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2017/07/schlaasss-494x494.jpg" alt="" width="494" height="494" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2017/07/schlaasss-494x494.jpg 494w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2017/07/schlaasss-188x188.jpg 188w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2017/07/schlaasss-288x288.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2017/07/schlaasss-70x70.jpg 70w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2017/07/schlaasss-150x150.jpg 150w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2017/07/schlaasss.jpg 600w" sizes="auto, (max-width: 494px) 100vw, 494px" /></a></h2>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;">Bénissez-moi mon père, parce que j’ai péché … profondément … carrément … sous le prétexte fallacieux que j’étais débordée de taff, que je voulais terminer notre année de publication sur un coup d’éclat, j’ai procrastiné comme une galeuse quoi … j’ai planté la tente rédactionnelle devant la restitution de l’interview de <a href="https://www.theartchemists.com/album-schlaasss-casa-plaisance-atypeek-music-2017/">Schlaasss</a>, trouvant tous les prétextes possibles pour retarder l’échéance. A deux jours de partir en vacances je peux plus reculer. Je dérushe … et je pleure. </span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><iframe loading="lazy" src="https://www.youtube.com/embed/8mFJOeruUoI" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></span></p>
<h3 align="justify"><strong><span style="color: #000000;"><b>Roland Barthes lu par Lydia Lunch ?</b></span></strong></h3>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Parce que je me retrouve à raconter un entretien, difficile à cerner </span><span style="color: #000000;">et à relater</span><span style="color: #000000;">. Non pas qu’ils ont foutu le bordel </span><span style="color: #000000;">pendant notre échange</span><span style="color: #000000;">, les Schlaasss, au contraire. Vous les voyez s’éclater dans les locaux de France Inter, se chauffant sur « No Drug Yourself » avec force gesticulations et insultes &#8211; au passage une petite exclu dont ils nous gratifient, merci les chéris, on vous aime ? Eh bien, c’est un </span><span style="color: #000000;">tout </span><span style="color: #000000;">autre visage que je découvre en pointant mon museau dans les backstages du Trabendo. Daddy Schwartz </span><span style="color: #000000;">au civil arbore la silhouette des Apaches de Belleville, quant à Charlie, elle mélange le Tshirt de la métalleuse et les compensés dorés de la disco lady. </span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Pas de Kiki ni de volvo à l’horizon même s’ils revendiquent fortement ces attributs marketing aux forts relents sexués, dont ils m’expliquent l’équation. Volvo = vulve mais aussi pénis et force virile, Dauphin = utérus, Kiki = régression à l’ère de l’anal et de l’exploration du monde par le labial … Les paroles de «Kiki »  prennent soudain un sens nouveau, comme une relecture à la Lydia Lunch des </span><span style="color: #000000;"><i>Mythologies</i></span><span style="color: #000000;"> de Roland Barthes, une synthèse express et concise du </span><span style="color: #000000;"><i>Mercator</i></span><span style="color: #000000;">, bible sacro sainte du communicant et du pubard. Si je résume en termes clairs, cela donne : économie, amour, réussite, &#8230; le monde moderne tourne autour de l’égo sexuel, et c’est suffisamment grave pour qu’on en souligne le caractère malin.</span></p>
<h3 align="justify"><strong><span style="color: #000000;"><b>Histoire de rotules meurtries</b></span></strong></h3>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">D’entrée </span><span style="color: #000000;">j’évite le numéro d’anguilles défoncées </span><span style="color: #000000;">que le binôme se plaît à servir</span><span style="color: #000000;"> habituellement aux journalistes pour me retrouver à discuter … de leur parcours ? </span><span style="color: #000000;">Rescapés des écoles d’ingé et de commerce, les deux loulous se rencontrent … dans un centre de rééducation. Trois semaines à remettre en place des rotules meurtries, … voici la genèse de Schlaasss, et là aussi on comprend mieux la structuration du discours derrière le flot ordurier, le lancer de pipi caca verbal coutumier de chaque concert. Poisson/Verseau : tous deux se situent astralement entre la flotte et l’air, l’un batifolant dans le courant généré par l’autre … et vice versa. Deux profils d’une même entité, volontairement bisexuée, androgyne. Queer revendiqué, punk dans la posture, allergie affirmée voire entretenue aux conventions.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Opposés et complémentaires, les deux loulous </span><span style="color: #000000;">prônent l’égalité des sexes, </span><span style="color: #000000;">jusque dans l’écriture</span><span style="color: #000000;">. Lequel des deux est le plus romantique, le plus trash ? Là aussi géométrie variable, exemple avec Charlie capable de me parler d’une séance de maquillage avant passage sur plateau télé où elle découvre comment des sourcils bien tracés rehaussent le regard pour rebondir ensuite sur la série </span><span style="color: #000000;"><i>Buffy tueuse de vampires</i></span><span style="color: #000000;">, selon elle parfaite expression de l’héroïne badass </span><span style="color: #000000;">ultra</span><span style="color: #000000;"> féministe </span><span style="color: #000000;">s’accaprant les attributs masculins de la victoire</span><span style="color: #000000;">. Quant à ses sources, Daddy me cite du tac au tac Badoit, Vichy Saint Yorre, tout ce qui est « pétillant » … des jeux de mots comme ça, ils vont m’en faire plusieurs, jonglant avec la polysémie comme des </span><span style="color: #000000;">otaries</span><span style="color: #000000;"> avec un ballon </span><span style="color: #000000;">(les otaries c’est bien aussi, ça change des dauphins et des kikis)</span><span style="color: #000000;">.</span></p>
<h3 align="justify"><strong><span style="color: #000000;"><b>Subventionner « Pupute » !</b></span></strong></h3>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Le discours devient plus incisif quand on aborde le climat politique ; généralement opaque sur la question, le duo s’accorde à dénoncer la tatchérisation rampante des esprits et des institutions. Si la campagne présidentielle s’est avérée «beaucoup moins drôle sans François » rigolent-ils en coeur, c’est avec curiosité qu’ils attendent les rebondissements de la nouvelle saison du Pénélopegate, tout en stigmatisant sévèrement le détricotage culturel systématique opéré par Wauquiez et ses séides sur la région Rhône Alpes. Face à ce hold up, les Schlaasss répondent à la pirate, ils rafleront tout ce qu’ils pourront, se bidonnant à l’idée de faire subventionner des grenades dégoupillées comme « Pupute », </span><span style="color: #000000;">regrettant que Saint </span><span style="color: #000000;">E</span><span style="color: #000000;">tienne leur berceau ne devienne pas le nouveau </span><span style="color: #000000;">B</span><span style="color: #000000;">erlin qu’il mérite d’être, avec fiestas alcoolisées jusqu’aux portes de l’aube et friches culturelles tous azimuts.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Pas de pitié donc, les deux complices </span><span style="color: #000000;">n’ont pas fini de cracher sur une régression sociale qui les révulse, un appauvrissement culturel néfaste. Pour autant, ils ne s’engagent pas ouvertement pour une cause, </span><span style="color: #000000;">s’ils sont militants, ce ne sont pas des guerriers, ils l’avouent eux-mêmes</span><span style="color: #000000;">. Surtout ne jamais être lisible : voici leur credo, doublé d’un sens profond de la provo et de l’autodérision. Pour le coup, ils sont d’une lucidité à faire peur, même s’ils adorent ce jeu des apparences contraires qu’ils alimentent régulièrement, incapables de se retenir. Ce qui fait ressortir les dysfonctionnements autour d’eux. Leur côté queer ? Il choque dans les premières parties des concerts rap, tandis que leur spoken word est régulièrement recadré dans les événements queer où ils se produisent.</span></p>
<h3 align="justify"><strong><span style="color: #000000;">C</span></strong><strong><span style="color: #000000;">asseurs de codes</span></strong></h3>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">C’est leur pouvoir de super héros à eux : casseurs de codes, ils font exploser les cadres, prennent les valeurs au collet. Ils s’amusent avec les limites, quitte à questionner les leur. Qu’est-ce qui définit ce qui est convenable ou pas ? Qu’est-ce qu’une règle artistique, esthétique ? Qui a déterminé que chanter juste, c’est bien ? Et chanter juste, c’est quoi ? Charlie m’en sort deux trois autres comme ça, dadaïste dans l’âme. Ainsi leur première cible, c’est eux-mêmes, le milieu créatif dans lequel ils évoluent. </span><span style="color: #000000;">Le canular Sony où ils ont </span><span style="color: #000000;">annoncé</span><span style="color: #000000;"> qu’ils étaient signés par la maison de disques ? Beaucoup de leurs fans y ont cru, ce qui leur a valu pas mal de critiques totalement infondées du reste mais particulièrement tenaces. </span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">La provo encore, toujours, comme axe de réflexion, questionnement constant. Des limites ? « </span><span style="color: #000000;">T</span><span style="color: #000000;">rop de Ricard tue la provocation » réfléchit Daddy, citant Gainsbourg et Renaud comme contre exemples. Nullement affolés à l’idée d’en découdre avec Volvo ou Mattel si l’envie venait aux deux marques de les emmerder avec leur détournement de produits emblématiques, les Schlaasss sont par contre beaucoup plus étonnés et concernés par la virulence des réseaux sociaux. Il suffit d’un post pour que la toile s’enflamme. Du coup, tout le monde se dit provo, fait de la provo, n’importe comment, sans calculer les retombées, pour faire de l’audience, du fric.</span></p>
<h3 align="justify"><strong><span style="color: #000000;"><b>Le live à s’en casser les côtes &#8230;</b></span></strong></h3>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Bye bye discernement, le youtuber incarne la provo 3.0 … et la </span><span style="color: #000000;">pro</span><span style="color: #000000;">vocation devient posture obligée. Pour le coup, les Schlaasss observent le phénomène avec un regret évident, </span><span style="color: #000000;">car le bashing nominatif ce n’est vraiment pas leur truc (sauf peut-être avec Hanouna, juste retour des choses nous murmure un petit ange punk plein de bon sens). Par contre la lueur d’espoir p</span><span style="color: #000000;">or</span><span style="color: #000000;">tée par les festoches indés qu’ils sillonnent, ils savent l’exprimer, désignant ce circuit comme un potentiel de renouveau et d’ouverture d’esprit. Le live donc … sortir du studio pour affronter la foule, rencontrer les gens, leur en coller plein la tête … alors que nous discutons ferme, un techos vient siffler le moment des balances. Soudain mes loulous sont beaucoup moins attentifs, le ring appelle le boxer.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">En dix minutes c’est plié, Schlaasss investit la scène du Trabendo pour équilibrer le son. Travail au </span><span style="color: #000000;">cordeau</span><span style="color: #000000;">, si les corps commencent à s’agiter, les voix se placent, les textes se scandent, on ne rigole pas avec le spoken word. Si Charlie saute de partout &#8211; on comprend qu’elle se soit pété des côtes lors d’un concert), nous n’en sommes pas encore à la déferlante live, dont j’avais eu un échantillon au PDB. Daddy, faussement calme, commence à sillonner l’espace, le temps de chauffer son organe vocal, les accessoires s’étalent sur la table centrale, dauphin en peluche, Kiki et autre bizarreries qui transforment le lieu en chambre d’enfant possédé ou en cabinet de curiosités porno. Dans une heure, ils ravageront l’endroit. Je m’éclipse.</span></p>
<h3 align="justify"><strong><span style="color: #000000;"><b>Conclusion qui n’en est pas une</b></span></strong></h3>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Bénissez-moi mon pèr</span><span style="color: #000000;">e</span><span style="color: #000000;">, car j’ai réussi à boucler ce p…. d’interview. Osannah ! Bien évidemment à la relecture, je me dis que je suis à côté de la plaque, que rien ni personne ne peut, ne doit cerner ces comparses, </span><span style="color: #000000;">qui se jouent des conventions et se foutent de l’image qu’on se fait d’eux. Tant mieux. Je repars avec en tête une phrase de bon sens prononcée parmi les autres et qui en dit long sur l’équilibre de ces deux loulous. Nous évoquions la condition d’artiste à l’heure des coupes budgétaires et du tout numérique ; Charlie et Daddy dissertent rapidement sur le sujet pour conclure avec raison : « Nous ne sommes pas des réfugiés syriens ». Tout est dit &#8230; pour l&rsquo;instant.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><em>Merci aux Schlaasss pour ce moment de calme avant la tempête, leurs réponses à triple quadruple sens, le thé, la confiance, l&rsquo;échange &#8230;</em> </span></p>
<p><strong><span style="color: #000000;"><b>Et plus si affinités</b></span></strong></p>
<p><strong><a href="https://www.schlaasss.fr/Slaasssch.html">https://www.schlaasss.fr/Slaasssch.html</a></strong></p>
<p><strong><a href="https://schlaasss.bandcamp.com/">https://schlaasss.bandcamp.com</a></strong></p>
<p><a href="http://atypeekmusic.com/Schlaasss.html">http://atypeekmusic.com/Schlaasss.html</a></p>
<p><span style="border-radius: 2px; text-indent: 20px; width: auto; padding: 0px 4px 0px 0px; text-align: center; font: bold 11px/20px 'Helvetica Neue',Helvetica,sans-serif; color: #ffffff; background: #bd081c  no-repeat scroll 3px 50% / 14px 14px; position: absolute; opacity: 1; z-index: 8675309; display: none; cursor: pointer; top: 40px; left: 20px;">Enregistrer</span></p>
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		<title>Lydia Lunch : Déséquilibres synthétiques et autres vomissures verbales</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Jul 2017 09:48:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>On ne présente plus la papesse du spoken word à l’américaine, druidesse punk shootée à la coke et au cul, adepte d’un SM de bon aloi, tentatrice absolue qui traque la perversion au tréfonds des autres comme d’elle-même. Édité en 2010 au Diable Vauvert, Déséquilibres synthétiques tente de restituer la verve corrosive de cette artiste polymorphe exceptionnelle. Virginie Despentes, Wendy Delorme et Busty se mobilisent pour effectuer la traduction de...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2017/07/9782846262330.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-29315" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2017/07/9782846262330.jpg" alt="" width="300" height="450" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2017/07/9782846262330.jpg 300w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2017/07/9782846262330-192x288.jpg 192w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">On ne présente plus la papesse du <i>spoken word</i> à l’américaine, druidesse punk shootée à la coke et au cul, adepte d’un SM de bon aloi, tentatrice absolue qui traque la perversion au tréfonds des autres comme d’elle-même. Édité en 2010 au Diable Vauvert, <i>Déséquilibres synthétiques</i> tente de restituer la verve corrosive de cette artiste polymorphe exceptionnelle.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Virginie Despentes, Wendy Delorme et Busty se mobilisent pour effectuer la traduction de cette tempête rédactionnelle, et elles en sont pas trop de trois. Car il faut au moins ça pour retranscrire dans la langue de Molière la verve enfiévrée et coléreuse de ce perpétuel volcan féminin qu’est Lydia Lunch. Ici l’éruption est constante, dans ce florilège de textes où l’auteure se livre, évoquant son enfance malmenée (litote) par un père ivrogne et violeur, une mère brutale et absente. Des désaxés complets qui vont planter bien profond la déviance solaire d’une enfant vouée à la lutte et à la dénonciation.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Lydia la rebelle hurle sa rage, sa frustration, en des mots dégueulasses et glorieux, cherchant dans ses amours, son quotidien, ses rencontres artistiques le parfait reflet de ses angles morts. Elle ne mâche pas ses mots, elle les éructe, avec la fierté des déesses vengeresses qui crachent leur venin. Et un humour incroyable, notamment lorsqu’elle parle de maternité ou de l’hypocrisie religieuse de l’humanité. Virago punk bien campée dans sa démesure, on sent la fille épanouie qui ne veut pas l’admettre, heureuse dans ce déséquilibre entretenu.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Sa rencontre avec Ron Athey, chantre du bod mod, de la scarif et de la performance SM, vaut le détour, par l’originalité des questions posées, le lien immédiatement tissé entre ces deux hydres. On sent le besoin de vivre sa vie, jusqu’au bout de fantasmes, de désirs assumés, savourés malgré leur violence, leur marginalité. Extrêmement dérangeante de prime abord, l’écriture de Lunch est exutoire, une bouffée d’oxygène nauséabond certes, mais cela reste de l’oxygène quoi qu’il en soit, une énorme bouffée de vie.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Et plus si affinités</b></span></p>
<p align="justify"><a href="http://audiable.com/boutique/cat_litterature-etrangere/desequilibres-synthetiques/">http://audiable.com/boutique/cat_litterature-etrangere/desequilibres-synthetiques/</a></p>
<p><span style="border-radius: 2px; text-indent: 20px; width: auto; padding: 0px 4px 0px 0px; text-align: center; font: bold 11px/20px 'Helvetica Neue',Helvetica,sans-serif; color: #ffffff; background: #bd081c  no-repeat scroll 3px 50% / 14px 14px; position: absolute; opacity: 1; z-index: 8675309; display: none; cursor: pointer;">Enregistrer</span></p>
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