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	<title>sexy sushi</title>
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		<title>Trouvaille Musique : UltraMoule</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/trouvaille-musique-ultramoule/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 Jul 2022 11:28:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il y a des luttes dont on se passerait, d’autant plus qu’on les croyait dépassées. Et pourtant, comme disait Brecht avec clairvoyance au terme de La résistible ascension d’Arturo Ui, « le ventre est encore fécond, d’où a surgi la bête immonde ». La bête immonde : le fascisme certes, mais aussi tous les obscurantismes, fanatismes, intolérances, discriminations qui engendrent brutalités et tyrannies. C’est alors que le message artistique s’impose comme un signal...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/07/273934222_1132168230853122_13408.jpg"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-full wp-image-34873" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/07/273934222_1132168230853122_13408.jpg" alt="UltraMoule" width="600" height="480" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/07/273934222_1132168230853122_13408.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/07/273934222_1132168230853122_13408-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/07/273934222_1132168230853122_13408-494x395.jpg 494w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></a></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Il y a des luttes dont on se passerait, d’autant plus qu’on les croyait dépassées. Et pourtant, comme disait Brecht avec clairvoyance au terme de <i>La résistible ascension d’Arturo Ui</i>, « le ventre est encore fécond, d’où a surgi la bête immonde ». La bête immonde : le fascisme certes, mais aussi tous les obscurantismes, fanatismes, intolérances, discriminations qui engendrent brutalités et tyrannies. C’est alors que le message artistique s’impose comme un signal d’alarme et un cri de ralliement. Les compos d’UltraMoule se rangent direct dans cette catégorie.</span></p>
<p><iframe title="UltraMoule - 1-2-3 Soleil" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/2g8U-HjWHnM?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Un grand cri d’amour et de révolte</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">UltraMoule : le nom résonne comme une plaisanterie salace, le genre de propos déplacés que lancent les séducteurs du samedi soir, bourrés jusqu’à la gueule et désireux de tremper leur biscuit pour se donner l’illusion d’exister. Mâles alpha à la petite semaine, un conseil, rengainez votre appendice, vous pourriez croiser le chemin de la triade UltraMoule et ne pas vous en remettre. Car ces dames ont l’arpège, l’archet et le verbe aussi aiguisés qu’un rasoir, le mental prêt à vous déchiqueter l’égo sans pitié. Et un don tout particulier pour transmettre leur ire à celles et ceux qui écoutent leurs chansons.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Un grand cri d’amour et de révolte où un propos faussement ordurier parsème une poésie de la colère, cadencé par une boite à rythmes au bord de l’infarctus et les cordes à la fois hargneuses et chagrines de violons électriques torturés par la rage. Le tout porte un flow coup de poing qui ferait rougir NTM de honte et d’envie. Les trois Parques de UltraMoule parlent crû pour dire leur ras-le-bol. Prêtresse, guerrières, fédératrices : les huit morceaux qui composent leur premier album intitulé <i>Le retour</i> sont sans ambiguïté. « Hardcore softcoeur » plante le décor en propulsant l’auditeur dans une lecture féministe vengeresse de Star Wars, ce qui n’est pas un hasard.</span></p>
<p><iframe title="UltraMoule - Lèche-moi la verge" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/c9xBMpgP4XA?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Une lutte pour l’existence</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">L’ensemble est une dénonciation de la phallocratie dans ce qu’elle a de plus ignominieux, de plus ridicule. L’équilibre entre rythme, mélodie et scansion du texte apparaît ainsi sur « LMPT » qui démonte la manif pour tous avec une jubilation mordante. « Lèche-moi la verge » passe du chuchotement ASMR au hurlement orgiaque afin de dénoncer l’assimilation opérée par le marketing moderne entre pornographie et dikats esthétiques, avec comme résultante la corruption de ce qu’est l’amour, le désir, le plaisir&#8230; et l&rsquo;acceptation de soi. Les effets d’écho sur les termes « verge » et « vergeture », « bout » et « bourrelet » sont autant de rebonds assassins qui témoignent d’un sens profond des mots.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Des mots lancés par une voix accrocheuse, entre rap et torch song, qui passe de la froideur métallique au trémolo d’une chanteuse de cabaret sur « Mangeons le chat » :« Mangeons le chat puisqu’il n’y a plus que ça » « Mangeons papa puisqu’il n’y a plus de chat ». La tournure, pour sûr meurtrière, cache mal une autre émotion, d’amertume, comme pour dire : « si ce n’est pas malheureux d’être obligé d’en arriver là pour survivre ». Être enfin accepté.e, respecté.e. en tant qu’humain ? On n’en parle même pas. C’est de lutte pour l’existence qu’il s’agit ici, d’un long cheminement vers la reconnaissance de soi-même, dixit « 123 Soleil ».</span></p>
<p><iframe loading="lazy" title="ULTRAMOULE - CLIP LIVE GUERRILLA GIRLS" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/S-G557G-Dkc?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Verve cannibale et protest songs</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Et c’est là le plus dur, n’est-ce pas ? S’accepter pour s’imposer. Quitte à écorcher les esprits. Ainsi nos trois bacchantes prennent place dans un peloton de jeunes musiciens.nes particulièrement talentueux et rebelles, à l’image d’une <a href="https://www.theartchemists.com/?s=rebeka+warrior" target="_blank" rel="noopener">Rebeka Warrior</a> qui ne mesure peut-être pas à quel point elle a ouvert une voie artistique prolixe, avec Sexy Sushi comme avec <a href="https://www.theartchemists.com/?s=mansfield" target="_blank" rel="noopener">Mansfield.TYA</a>. <a href="https://www.theartchemists.com/trouvaille-musique-ughett/" target="_blank" rel="noopener">Üghett</a>, <a href="https://www.theartchemists.com/trouvaille-musique-coeur/" target="_blank" rel="noopener">Cœur</a>, <a href="https://www.theartchemists.com/?s=schlaasss" target="_blank" rel="noopener">Schlaasss</a>, Emasculation… bien d’autres encore relèvent le gant de la provocation par le tempo et le langage. Le discours d’UltraMoule est à ce titre sans concession, masculin par son côté rapeux/rapeur, féminin avec ses accents de comptines girly faussement naïves. Forcément rassembleur face aux injustices.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Cette verve cannibale en dit long sur le réveil chaotique d’une féminité acculée à une violence barbare qu’elle réprouve certes, mais plus le choix, c’est ça ou crever. La fin justifie les moyens, dit-on. Je délire ? Dites-le aux millions d’Américaines à qui on vient de retirer le droit à l’avortement et tant pis si elles en meurent. Dans cette superpuissance qui accumule les richesses, a la main mise sur la technologie numérique, travaille à la conquête des univers, cette régression à l’âge de pierre parle d’elle-même. Et confirme la légitimité des chansons d’UltraMoule, propulsées, par la force des choses, protest songs à entonner comme autant d’appels au combat.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Et plus si affinités</b></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Pour en savoir plus sur UltraMoule, son actualité, ses compositions, consultez <a href="https://www.facebook.com/UltraMoule/?ref=page_internal" target="_blank" rel="noopener">la page Facebook</a> du groupe, <a href="https://www.instagram.com/ultramoule/" target="_blank" rel="noopener">son compte Instagram</a> et écoutez ses chansons sur <a href="https://ultramoule.bandcamp.com/" target="_blank" rel="noopener">Bandcamp</a>.</span></p>
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		<item>
		<title>Trouvaille musique  : Doppelhandel</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/trouvaille-musique-doppelhandel/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Jun 2022 14:20:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Trouvaille musicale aux saveurs electro pop / synthwave, j’ai nommé Doppelhandel. Comme vous allez le constater, le duo formé par Chiara et Étienne mise sur une électro 80’s travaillée en souplesse avec le plein de synthés veloutés, d’harmonies cosmiques à la Moroder, le tout saupoudré d’un brin de Jean-Michel Jarre, d’une pincée de Carpenter, d’un nuage de Sexy Sushi, d&#8217;un soupçon de Léonie Pernet. Électro-romantisme noir De la copie ? Non,...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/06/entete-ululejpg.7M5sdIzai6sY1.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-34799" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/06/entete-ululejpg.7M5sdIzai6sY1.jpg" alt="Doppelhandel" width="600" height="337" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/06/entete-ululejpg.7M5sdIzai6sY1.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/06/entete-ululejpg.7M5sdIzai6sY1-288x162.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/06/entete-ululejpg.7M5sdIzai6sY1-494x277.jpg 494w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></a></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Trouvaille musicale aux saveurs electro pop / synthwave, j’ai nommé Doppelhandel. Comme vous allez le constater, le duo formé par Chiara et Étienne mise sur une électro 80’s travaillée en souplesse avec le plein de synthés veloutés, d’harmonies cosmiques à la Moroder, le tout saupoudré d’un brin de Jean-Michel Jarre, d’une pincée de Carpenter, d’un nuage de Sexy Sushi, d&rsquo;un soupçon de Léonie Pernet.</span></p>
<p><iframe loading="lazy" title="YOU CAN&#039;T FORCE SOMEONE TO LOVE YOU - DOPPELHANDEL" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/ot3DhckZ8Yo?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;">Électro-romantisme noir</span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">De la copie ? Non, un hommage certes, surtout un état d’esprit très particulier qui tire largement vers le dark, dixit le magnifique « You can’t force someone to love you » chargé d’un fatalisme sombre, quelque chose d’un electro-romantisme noir sans pitié. Même quand il s’agit d’évoquer la plage et les vacances avec le faussement solaire « Acqua fresca », les arpèges se teintent, allez savoir pourquoi, de la folie destructrice des romans de Bret Easton Ellis.</span></p>
<p align="justify"><iframe style="border: 0; width: 100%; height: 120px;" src="https://bandcamp.com/EmbeddedPlayer/album=2403205125/size=large/bgcol=ffffff/linkcol=0687f5/tracklist=false/artwork=small/transparent=true/" seamless=""><a href="https://doppelhandel.bandcamp.com/album/obverse">OBVERSE by DOPPELHANDEL</a></iframe></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;">Un univers en demi-teinte</span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Ambiance <i>Glamorama </i>? La singularité du binôme ressort aussi dans ses remixes de « Psychokiller » ou « Bambino », qui ont le mérite de faire ressortir le visage tourmenté de ces deux hits. Même Depeche Mode, qui ne navigue pas à la base dans des eaux calmes, en ressort secoué, avec une relecture de « Behind the will » en mode seppuku. Quant à l’EP <i>Obverse</i>, il confirme l’univers en demi-teinte du groupe.</span></p>
<p><iframe loading="lazy" title="DOPPELHANDEL - BEHIND THE WHEEL" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/zVehPKX9UuE?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;">Une psyché retorse</span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Quelque chose de mutant, un voyage dans des fantasmes pas toujours innocents, que la voix de la chanteuse, allant du sirupeux au métallique, du féminin au masculin, de l’enfantin à l’adulte, trouble un peu plus. Désillusion des sentiments, brutalité des attirances, derrière le rythme très dansant de ces morceaux, une psyché retorse sommeille, exprimée en termes tranchants et douloureux.</span></p>
<p><iframe loading="lazy" title="DOPPELHANDEL - DUSK MOON LIVE" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/0AHh9XqMsRE?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">En résumé, Doppelhandel a un potentiel qui ne se traduit pas que dans des mélodies taillées pour les dancefloors ; l’univers, les thèmes, les paroles, on sent l’héritage de</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Merci à Jérémie Lapeyre de Bragi Pufferfish qui nous a mis sur la piste de Doppelhandel.</span></p>
<p><strong><span style="color: #000000;">Et plus si affinités</span></strong></p>
<p><span style="color: #000000;">Pour en savoir plus sur la musique de Doppelhandel, consultez <a href="https://doppelhandel.myportfolio.com/?fbclid=IwAR3JTGU_J3AKlsetmVy_rN5zaqT51acBA1-S7ObWXeCQc_CnTzs-Zsr_dQI" target="_blank" rel="noopener">le site du groupe</a>.</span></p>
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		<item>
		<title>« Showgirl – The Play » : Rebeka Warrior, Marlène Saldana et Jonathan Drillet s’offrent Verhoven en EP</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/musique-showgirl-the-play-rebeka-warrior/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 19 Jan 2022 12:45:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Nouveau crush musical pour Rebeka Warrior qui s’entête à nous surprendre par l’étendue de son putain de talent. Gourmande et inspirée, la gueuse vient d’éditer sous forme d’EP la musique composée pour le spectacle Showgirl. Et franchement, ça a du chien ! Mettre en musique l’histoire de Nomi et d’Elizabeth À l’origine de cette galette aussi hypnotique qu’empoisonnée intitulée sobrement « Showgirl – The Play », Showgirls : un accident de parcours...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/01/a3345817553_10_opt.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-34560" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/01/a3345817553_10_opt-494x494.jpg" alt="pochette de l'EP Show Girl The play composé par rebeka Warrior en collaboration avec Marlène saldana et Jonathan Drillet " width="494" height="494" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/01/a3345817553_10_opt-494x494.jpg 494w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/01/a3345817553_10_opt-288x288.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/01/a3345817553_10_opt-188x188.jpg 188w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/01/a3345817553_10_opt-70x70.jpg 70w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/01/a3345817553_10_opt.jpg 600w" sizes="auto, (max-width: 494px) 100vw, 494px" /></a></p>
<p><span style="color: #000000;">Nouveau crush musical pour <a href="https://www.theartchemists.com/?s=rebeka+warrior" target="_blank" rel="noopener">Rebeka Warrior</a> qui s’entête à nous surprendre par l’étendue de son putain de talent. Gourmande et inspirée, la gueuse vient d’éditer sous forme d’EP la musique composée pour le spectacle <i>Showgirl</i>. Et franchement, ça a du chien !</span></p>
<p><iframe loading="lazy" title="Rebeka Warrior feat Marlène Saldana   - La Valise" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/1J5MxPCxMV4?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<h2><span style="color: #000000;"><b>Mettre en musique l’histoire de Nomi et d’Elizabeth</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">À l’origine de cette galette aussi hypnotique qu’empoisonnée intitulée sobrement « Showgirl – The Play », <i>Showgirls</i> : un accident de parcours cinématographique dans la carrière du réalisateur Paul Verhoven. Nous sommes en 1995, au vu des résultats miteux du box office, le papa de <i>Total Recall</i>, <i>Basic Instinct</i>, <i>Starship troopers</i> et plus récemment <i>Benedetta,</i> pense avoir accouché d’un bide, bide qui va devenir une icône majeure de la culture queer. Un film culte donc, dont se saisit la performeuse Marlène Saldana et son complice Jonathan Drillet pour en décliner une version solo, sans « s » donc, et sur scène.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">L’occasion de raconter l’histoire de Nomi Malone, héroïne échouée dans les bas-fonds de Las Vegas, et de son interprète Elizabeth Berkley, victime du système hollywoodien, en y mêlant l’esprit du Beckett de <i>Oh les beaux jours</i>. Bienvenue en Absurdie, les chéris ! Pour appuyer ce spectacle schizophrénique dont la belle Marlène interprète tous les rôles, il fallait une bande son à décoiffer les dieux. Petit message sur le répondeur de Rebeka Warrior (qui débute du reste l’EP) dont on connaît les faits d’arme au sein de <a href="https://www.theartchemists.com/?s=sexy+sushi" target="_blank" rel="noopener">Sexy Sushi</a>, <a href="https://www.theartchemists.com/?s=mansfield+tya" target="_blank" rel="noopener">Mansfield.TYA</a>, <a href="https://www.theartchemists.com/?s=kompromat" target="_blank" rel="noopener">Kompromat</a>, ainsi que le goût prononcé pour les collabs fructueuses (dernières en date, Fishbach et LIO, à découvrir sur le label <a href="https://www.warriorecords.com/" target="_blank" rel="noopener">Warriorecords</a>). Et c’est parti !</span></p>
<p align="justify"><iframe style="border: 0; width: 100%; height: 120px;" src="https://bandcamp.com/EmbeddedPlayer/album=1360457450/size=large/bgcol=ffffff/linkcol=0687f5/tracklist=false/artwork=small/track=1864702595/transparent=true/" seamless=""><a href="https://rebekawarrior.bandcamp.com/album/showgirl-the-play-original-soundtrack-recording">Showgirl, The Play (Original Soundtrack Recording) by Rebeka Warrior</a></iframe></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Incantation de sorcière et lente crucifixion</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Résultat : 6 tracks qui sentent leur incantation de sorcière, autant d’échos d’une détresse profonde, d’une perdition de l’âme, d’une rage viscérale. Ne vous laissez pas avoir par cette techno faussement joyeuse ; comme d’hab chez Rebeka Warrior, chaque son, chaque parole reflète l’effondrement de soi, la quête impossible d’une reconnaissance qu’on nous tend comme une carotte avec laquelle on nous encule finalement sans vaseline, sans plaisir. Une atmosphère épaisse, sirupeuse, haletante, étouffante, juste parfaite pour souligner la lente crucifixion de Nomi/Elizabeth sur sa barre de pole danse.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Une course frénétique au fric, au succès qui termine dans la crasse, le cul et les désillusions. Rebeka Warrior met ainsi en cadence une anti success story aux accents universels, intemporels. C’est que l’american way of life et ses mensonges se sont exportés. Du coup, « ce qui se passe à las Vegas reste à Las Vegas » pourrait très bien se décliner sur un dancefloor de la banlieue de Beauvais, dans un club échangiste de Montpellier. Splendeurs et misères de la féminité bafouée, exploitée, sanctifiée ?</span></p>
<p align="justify"><iframe style="border: 0; width: 100%; height: 120px;" src="https://bandcamp.com/EmbeddedPlayer/album=1360457450/size=large/bgcol=ffffff/linkcol=0687f5/tracklist=false/artwork=small/track=1728431847/transparent=true/" seamless=""><a href="https://rebekawarrior.bandcamp.com/album/showgirl-the-play-original-soundtrack-recording">Showgirl, The Play (Original Soundtrack Recording) by Rebeka Warrior</a></iframe></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Réinvestir le champ de l’émotionnel</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Au travers de cet EP et du spectacle qu’il illustre, le trio Rebeka Warrior &#8211; Marlène Saldana &#8211; Jonathan Drillet démontre qu’il reste encore un embryon de vie culturelle alternative et rebelle dans un univers dévasté par la marchandisation de l’intelligence, l’effacement de l’esprit critique, l’obsession des conventions sous couvert de rayonnement sur le social media. Chimères. « Le bon goût, c’est l’ennemi de la créativité » explique Marlène Saldana, à raison.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Alors que le rouleau compresseur des GAFAM nous écrase le cerveau, nous enferme dans des modèles insupportables d’authenticité factice, manipule nos orientations, nos choix, nos émotions, <i>Showgirl</i> s’offre une BO d’exception pour réinvestir ce champ de l’affect et du sensoriel gangrené par les algorithmes et les émojis. Marketing émotionnel, dehors ! Vive le spectacle total, tel que le rêvait Artaud du fond de sa folie. Et là, on se demande ce qu’aurait donné la collab entre Antonin le dingue et Rebeka l’indomptable. Du révolutionnaire, pour sûr !</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Et plus si affinités</b></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Vous pouvez écouter/acheter l’EP <em>Showgirl – The Play</em>  sur <a href="https://rebekawarrior.bandcamp.com/album/showgirl-the-play-original-soundtrack-recording" target="_blank" rel="noopener">la page Bandcamp de Rebeka Warrior</a>.</span></p>
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		<title>Trouvaille (explosive) : Emasculation</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 01 Jan 2017 18:13:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Chers lecteurs, merci de faire sortir enfants, grenouilles de bénitiers, messieurs délicats des gonades, voici Emasculation en force, sécateur en main, batte de baseball à la ceinture et l’invective à la bouche : Te castrer au second degré by Emasculation On vous avait prévenus … originaires de Saint Ouen, ces dames ont la langue bien pendue, et si elles s’expriment selon les codes du hip hop, c’est la riot girl attitude...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2017/01/10994876_736440826475730_211432322827687286_n-e1483294287232.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-28105" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2017/01/10994876_736440826475730_211432322827687286_n-494x182.jpg" alt="" width="494" height="182" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Chers lecteurs, merci de faire sortir enfants, grenouilles de bénitiers, messieurs délicats des gonades, voici Emasculation en force, sécateur en main, batte de baseball à la ceinture et l’invective à la bouche :</span></p>
<p><iframe loading="lazy" style="border: 0; width: 350px; height: 470px;" src="https://bandcamp.com/EmbeddedPlayer/album=1577775855/size=large/bgcol=ffffff/linkcol=0687f5/tracklist=false/transparent=true/" width="300" height="150" seamless=""><a href="http://emasculation.bandcamp.com/album/te-castrer-au-second-degr">Te castrer au second degré by Emasculation</a></iframe></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">On vous avait prévenus … originaires de Saint Ouen, ces dames ont la langue bien pendue, et si elles s’expriment selon les codes du hip hop, c’est la riot girl attitude punk qui les anime. Ou quand Lydia Lunch se met au rap ? Adoptant un registre qui ferait rougir les MC les plus limites comme des pucelles, ces demoiselles font ressortir la violence d’une guerre des sexes qui tourne au massacre post apocalyptique.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><iframe loading="lazy" style="border: 0; width: 350px; height: 470px;" src="https://bandcamp.com/EmbeddedPlayer/album=2185904082/size=large/bgcol=ffffff/linkcol=0687f5/tracklist=false/transparent=true/" width="300" height="150" seamless=""><a href="http://emasculation.bandcamp.com/album/jacqueline">Jacqueline by Emasculation</a></iframe></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Dans le viseur, les fanatiques phallocrates, les féminicides obsédés de supériorité virile, les maris à la main trop leste qui confondent leurs moitiés avec un punching ball parce que ça calme après une journée de boulot et une bonne bière. Appel à la violence ? Ou électrochoc verbal d’un public qui devrait prendre conscience vite vite que l’égalité n’est pas encore faite et qu’il va falloir lutter pour conquérir ce qui revient de droit ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><iframe loading="lazy" style="border: 0; width: 350px; height: 470px;" src="https://bandcamp.com/EmbeddedPlayer/album=3277255198/size=large/bgcol=ffffff/linkcol=0687f5/tracklist=false/transparent=true/" width="300" height="150" seamless=""><a href="http://emasculation.bandcamp.com/album/emasculation-f-te-no-l">EMASCULATION fête Noël ! by Emasculation</a></iframe></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Par delà les femen, les donzelles de Emasculation prouvent qu’on n’a pas besoin d’avancer seins à l’air pour faire le scoop, et qu’il est bien de manipuler le langage comme une hache, avec rythme et sans chichi, pour activer les orgues de Staline. A mon sens, les messieurs doivent se tenir à carreau, même si la poésie et la cadence sont au rendez-vous, avec un certain arrière goût de <a href="https://www.theartchemists.com/pdb-2014-dela-miroir-visages-diversite-hip-hop-schlaasss-billie-brelock-alex-sorres/">Schlaasss</a> mâtiné de Sexy Sushi avec des morceaux de <a href="https://www.theartchemists.com/reflet-dartiste-giedre-la-princesse-caca-rentre-dans-le-tas-la-fee-scato-ne-mache-pas-ses-mots/">Giedré</a> dedans.</span></p>
<p><iframe loading="lazy" title="Émasculation — Ferme ta grande gueule" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/IfqXrTLToFc?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Bref et pour emballer tout ça, en début 2017, Emasculation remet les pendules à l’heure concernant l’éternel féminin, en rappelant que parmi les nombreux mythes qui concernent nos consœurs, on trouve les Amazones, les Bacchantes et Judith décapitant Holopherne. Bref du grand art et un sens du respect de soi qu’il conviendrait de ne pas oublier.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><b>Et plus si affinités</b></span></p>
<p><a href="https://www.facebook.com/emasculation/">https://www.facebook.com/emasculation/</a></p>
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