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	<title>pablo larrain</title>
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		<title>Corsage : quand Elisabeth s’efface</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/film-corsage/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 12 Dec 2022 10:58:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Parlons net : les amateurs de la trilogie Sissi portée par Romy Schneider dans les années 50 risquent d’avoir un coup au cœur en visionnant Corsage. C’est en effet une impératrice en mode libertaire que dépeint Marie Kreutzer dans cette approche qui dépasse le cadre du biopic pour réfléchir à la difficulté du processus d’émancipation. Étrangère à sa propre famille 1877 : Elisabeth d’Autriche s’apprête à célébrer ses 40 ans. Un séisme...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/12/Devenez-un-pro-du-design-en-quel16.jpg"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="alignnone wp-image-35212 size-full" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/12/Devenez-un-pro-du-design-en-quel16.jpg" alt="photos du film Corsage" width="600" height="480" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/12/Devenez-un-pro-du-design-en-quel16.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/12/Devenez-un-pro-du-design-en-quel16-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/12/Devenez-un-pro-du-design-en-quel16-494x395.jpg 494w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></a></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Parlons net : les amateurs de la trilogie <i>Sissi</i> portée par Romy Schneider dans les années 50 risquent d’avoir un coup au cœur en visionnant <a href="https://www.advitamdistribution.com/films/corsage/" target="_blank" rel="noopener"><i>Corsage</i></a>. C’est en effet une impératrice en mode libertaire que dépeint Marie Kreutzer dans cette approche qui dépasse le cadre du biopic pour réfléchir à la difficulté du processus d’émancipation.</span></p>
<p><iframe title="CORSAGE | Bande-annonce" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/2Emegf0_bZo?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<h2 align="justify"><strong><span style="color: #000000;">Étrangère à sa propre famille</span></strong></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">1877 : Elisabeth d’Autriche s’apprête à célébrer ses 40 ans. Un séisme psychique pour cette femme condamnée à la beauté silencieuse, toujours en représentation, enfermée dans une fonction d’apparat qu’elle déteste. Enfermée, emprisonnée, écrasée. Symbole de cette claustration, le corset et le corsage qui l’étouffent en continu, comme cette union qui ne repose plus sur rien, cette maternité dont on l’a privé. Un époux absent, des enfants qu’on lui a retirés, Elisabeth est étrangère dans sa propre famille.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Mais la voici prête se libérer de ses entraves, quitte à choquer. De séquence en séquence, nous la voyons s’extraire de ce carcan insupportable du protocole, s’éloigner de ses obligations pour redevenir elle-même. Écuyère accomplie, sportive exigeante, éprise d’Ailleurs, de poésie, elle s’échappe, suscitant l’incompréhension et l’ire d’un entourage incapable de la comprendre. Même son mari, l’empereur François-Joseph, ne cerne plus cette épouse qu’il aime pourtant encore éperdument, mais qu’il ne peut plus contrôler.</span></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;">Une souffrance contagieuse</span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">C’est cette perte de contrôle que filme Marie Kreutzer avec une réserve, une pudeur touchantes. Dans des décors épurés d’où le faste des palais baroques a totalement disparu, son Elisabeth évolue comme une ombre en devenir, un fantôme. La superbe impératrice progressivement, volontairement, s’efface, mais à sa manière et non comme l&rsquo;exige l&rsquo;étiquette. Troubles alimentaires, tentatives de suicide, drogue, la dérive est évidente, la souffrance mentale absolue, les instants de joie ineptes.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Cette frustration est contagieuse, tandis que les dames de compagnie se plient aux exigences de l’impératrice, s’affament pour être aussi minces et prendre sa place lors des manifestations publiques où elle ne veut plus paraître. Victime, Elisabeth s’avère à ses heures bourreau, manipulatrice, interdisant à sa camériste de se marier, négociant avec une jeune pour qu’elle devienne la maîtresse attitrée de cet époux qu’elle ne supporte plus. En mal de reconnaissance, elle séduit les hommes qui l’entourent, tire la langue à son médecin, quitte les dîners officiels en faisant un doigt d’honneur à l’assistance.</span></p>
<h2 align="justify"><strong><span style="color: #000000;">Un regard pertinent et intense</span></strong></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Un brin anar, indomptable pour sûr, cette Elisabeth est campée avec prestance par une <span style="font-size: medium;">Vicky Krieps </span><span style="font-size: medium;">vibrante, fébrile, </span><span style="font-size: medium;">sidérante</span><span style="font-size: medium;">. L’actrice, en un regard </span><span style="font-size: medium;">perçant</span><span style="font-size: medium;">, transmet des émotions d’une puissance presque effrayante : l’épuisement, la perte des repères, la rage, la détermination, </span><span style="font-size: medium;">le cynisme</span><span style="font-size: medium;">. Et puis, il y a cette curiosité, cette clairvoyance face à l’avenir, l’acceptation de la modernité en marche, la conscience que, de par sa fonction, l’héroïne est ancrée dans le passé, quand son esprit, son âme se tournent vers le futur. </span><span style="font-size: medium;">Un grand écart impossible à tenir sur le long terme : il faudra trancher.</span></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><span style="font-size: medium;">C’est aussi cette prise de décision, affirmée acte après acte, que décrivent et la réalisatrice et son interprète, dans une complicité tout en nuances. C’est </span><span style="font-size: medium;">Vicky Krieps </span><span style="font-size: medium;">qui a suggéré ce sujet à </span><span style="font-size: medium;">Marie Kreutzer. </span><span style="font-size: medium;"><i>Corsage</i></span><span style="font-size: medium;"> est un enfant commun, un très bel enfant, juste, émouvant, qui évoque par certains côtés le film </span><a href="https://www.theartchemists.com/films-spencer-the-queen/" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-size: medium;"><i>Spencer</i></span></a><span style="font-size: medium;"> de Pablo Larrain. Le portrait de cette femme au mitan de sa vie parlera à toutes et tous ; il arrive à point nommé face à des productions plus douteuses comme la série </span><span style="font-size: medium;"><i>L’Impératrice</i></span><span style="font-size: medium;">, pour remettre les pendules à l’heure, échapper à ce besoin navrant de spectaculaire made in Netflix et proposer un regard plus pertinent, plus </span><span style="font-size: medium;">intense.</span></span></p>
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		<item>
		<title>« Qui a tué Lady Di ? »  Ou quand Jean-Michel Caradec’h décortique la vie, la mort et la postérité de la princesse des coeurs</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/livre-enquete-mort-lady-diana-jean-michel-caradech/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 Jan 2022 12:33:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Je ne vous le cache pas, le visionnage du film Spencer m&#8217;a un brin secouée. Assister au supplice mental d’une Lady Di rongée de paranoïa et d’anorexie n’était pas un spectacle des plus sympathiques. Le réalisateur Pablo Larrain ayant clamé qu’il n’avait pas conçu son film comme un biopic, je me suis demandée ce qui, dans ce portrait douloureux, tenait de la fiction et de la vérité. N’étant pas une...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/01/9782246862017-001-T-1_opt.jpg"><img decoding="async" class="alignnone wp-image-34575 size-full" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/01/9782246862017-001-T-1_opt.jpg" alt="couverture du livre Qui a tué lady Di ? de Jean-Michel Caradec'h" width="411" height="600" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/01/9782246862017-001-T-1_opt.jpg 411w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/01/9782246862017-001-T-1_opt-197x288.jpg 197w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/01/9782246862017-001-T-1_opt-338x494.jpg 338w" sizes="(max-width: 411px) 100vw, 411px" /></a></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Je ne vous le cache pas, le visionnage du film <a href="https://www.theartchemists.com/films-spencer-the-queen/" target="_blank" rel="noopener"><i>Spencer </i></a> m&rsquo;a un brin secouée. Assister au supplice mental d’une Lady Di rongée de paranoïa et d’anorexie n’était pas un spectacle des plus sympathiques. Le réalisateur Pablo Larrain ayant clamé qu’il n’avait pas conçu son film comme un biopic, je me suis demandée ce qui, dans ce portrait douloureux, tenait de la fiction et de la vérité. N’étant pas une férue du gotha, j’ai consulté la très vaste bibliographie consacrée au destin funeste de la princesse des cœurs. Un titre m’a frappée : <a href="https://www.cultura.com/?ae=2026&amp;utm_source=theARTchemists&amp;utm_medium=affiliation&amp;utm_campaign=affinitaire" target="_blank" rel="noopener"><i>Qui a tué Lady Di ? </i></a><i>R</i>acoleur, tiré par les cheveux, putaclic ? Dubitative, j&rsquo;ai attaqué la lecture du bouquin de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Michel_Caradec%27h" target="_blank" rel="noopener">Jean-Michel Caradec&rsquo;h</a>&#8230; et je l&rsquo;ai bouloté en une journée. Ce que j’y ai découvert m’a laissée sans voix.</span></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Zoom sur le parcours spectaculaire d’une personnalité controversée</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">En 250 pages menées tambour battant, ce grand reporter passé entre autres chez <em>Paris-Match</em>, <em>VSD</em> et <em>L&rsquo;Express</em>, récompensé du prix Albert-Londres, revient sur la mort de la princesse Diana un 31 août 1997 dans le tunnel de l’Alma. Sa remarquable enquête évoque les circonstances exactes de l’accident, son contexte spécifique, ses retombées à court et long terme. L’occasion par ailleurs de repositionner cette tragédie dans le parcours pour le moins spectaculaire d’une personnalité controversée, dont les éclats ont mis à mal l’image de la couronne britannique en de multiples occasions. Pour faire court, Diana a, dès son apparition dans le sillage du prince Charles en particulier et de la famille Windsor en général, fichu un bordel sans nom en refusant de jouer les faire-valoir.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">C’est ainsi que Caradec’h retrace la « guerre des Galles » opposant Lady Di, son époux et la maîtresse de ce dernier, un conflit mis en lumière par les tabloïds qui vont en faire leurs choux gras, tout comme les éditeurs friands de publications à scandale. « Squidygate », « Camillagate », les confidences sexuelles de tout ce petit monde sont révélées en couverture des magazines people, et l’image impassible de la monarchie britannique en prend un sacré coup dans l’aile. Vengeance de femme bafouée vs passion adolescente d’un prince interdit d’aimer : ce serait si simple. Caradec’h fait voler le conte de fées en éclat, mettant par ailleurs en évidence comment Dodi Al-Fayet s’est retrouvé mêlé à cette histoire, sous la férule d’un père avide de s’imposer dans l’aristocratie anglaise qui l’avait si souvent rejeté.</span></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="WGqs2j94iE"><p><a href="https://www.theartchemists.com/documentaire-tabloids/">Tabloïds : retour sur une hécatombe médiatique</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tabloïds : retour sur une hécatombe médiatique » &#8212; The ARTchemists" src="https://www.theartchemists.com/documentaire-tabloids/embed/#?secret=1dX1JJeaCb#?secret=WGqs2j94iE" data-secret="WGqs2j94iE" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<h2 align="justify"><span style="font-family: 'Liberation Serif', serif; color: #000000; font-size: 18pt;"><b>La société du spectacle portée à son paroxysme</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Une foire aux Vanités, ni plus ni moins, avec Diana trônant en son centre, à la fois victime et dénonciatrice d’un pouvoir ancestral qu’elle va contribuer à remplacer par un autre : celui des mass médias, qui privilégie l’émotionnel extrême au lieu du rationnel distancé. Délibérément provocateur, le titre <i>Qui a tué Lady Di ?</i> dénonce le climat complotiste qui a entouré le décès finalement banal d’une princesse sanctifiée alors qu’elle était tout ce qu’il y a de plus humain. Les détails de sa désincarcération, l’examen clinique de ses blessures, la description des soins d’urgence apportés, son autopsie nous rappellent qu’elle était faite de chair et de sang, tout comme ceux qui l’accompagnaient ce soir-là.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Écrit 20 ans après sa disparition, le récit de Caradec’h met en évidence l’exploitation posthume de cette mort, la commercialisation intensive et lucrative développée autour de cette icône. Son regard, précis comme un coup de scalpel, se veut critique de cette société du spectacle portée à son paroxysme : c’est un business méprisable que le journaliste dénonce à chaque ligne, un business de l’affect et de l’irrationnel qui ne peut se contenter d’admettre l’enchaînement de circonstances et de décisions déplorables ayant engendré ce désastre. Personne ne sort grandi de cette histoire tellement rocambolesque qu’elle en deviendrait risible si elle n’avait pas coûté la vie de trois personnes et eu autant de retombées néfastes.</span></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="KgSuzSu6WC"><p><a href="https://www.theartchemists.com/documentaire-murdoch-grand-manipulateur-medias/">Documentaire : Murdoch, le grand manipulateur des médias … des politiques et des consciences</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Documentaire : Murdoch, le grand manipulateur des médias … des politiques et des consciences » &#8212; The ARTchemists" src="https://www.theartchemists.com/documentaire-murdoch-grand-manipulateur-medias/embed/#?secret=zzNUMzAGiE#?secret=KgSuzSu6WC" data-secret="KgSuzSu6WC" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Pour sûr, les mots de Caradec’h vont déplaire aux adeptes du complot comme aux fans enamourés de Diana. Ils ont néanmoins le mérite de nous ramener les pieds sur terre, d’une manière objective, sans prendre parti pour les uns ou les autres. Chacun en prend pour son grade dans ce panier de crabes dépourvus de la moindre dignité. Les flots de fleurs, d’ex-voto, les pleurs, les témoignages de deuil n’y changeront rien : le destin a souvent des traits d’une banalité à pleurer.</span></p>
<p align="justify"><strong>Et plus si affinités</strong></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Pour en savoir plus sur le livre <em>Qui a tué lady Di ?</em>, consultez <a href="https://www.grasset.fr/livres/qui-tue-lady-di-9782246862017" target="_blank" rel="noopener">le site de l&rsquo;éditeur Grasset</a>.</span></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Spencer vs The Queen : Diana ou Elisabeth, deux films, deux portraits de femmes en crise</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/films-spencer-the-queen/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Dauphine De Cambre]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 24 Jan 2022 14:43:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>17 janvier 2022 : le film Spencer débarque en fanfare sur Amazon Prime Video, assorti d’une couverture médiatique à la hauteur du sujet choisi par le réalisateur Pablo Larrain : la princesse Diana, égérie légendaire qui n’en finit plus de fasciner les foules. Nous avions déjà visionné Diana sorti en 2013 pour raconter l’histoire d’amour de Lady Di avec un chirurgien pakistanais. Aussi, l’approche de Larrain nous interpellait. Force est de constater...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/01/spencer-the-queen_opt.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-34572 size-full" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/01/spencer-the-queen_opt.jpg" alt="affiches des films Spencer et The Queen" width="600" height="480" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/01/spencer-the-queen_opt.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/01/spencer-the-queen_opt-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/01/spencer-the-queen_opt-494x395.jpg 494w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></a></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">17 janvier 2022 : le film<i> Spencer</i> débarque en fanfare sur Amazon Prime Video, assorti d’une couverture médiatique à la hauteur du sujet choisi par le réalisateur <a href="https://www.theartchemists.com/?s=pablo+larrain" target="_blank" rel="noopener">Pablo Larrain</a> : la princesse Diana, égérie légendaire qui n’en finit plus de fasciner les foules. Nous avions déjà visionné <a href="https://www.theartchemists.com/diana-princesse-chirurgien/" target="_blank" rel="noopener"><i>Diana</i></a> sorti en 2013 pour raconter l’histoire d’amour de Lady Di avec un chirurgien pakistanais. Aussi, l’approche de Larrain nous interpellait. Force est de constater que cette lecture du destin princier n’a que peu à voir avec le biopic signé <a href="https://www.theartchemists.com/?s=Oliver+Hirschbiegel" target="_blank" rel="noopener">Oliver Hirschbiegel</a>. En revanche, il fait écho à un autre film tourné en 2006 : <i>The Queen</i> de <a href="https://www.theartchemists.com/?s=stephen+frears" target="_blank" rel="noopener">Stephen Frears</a>. Regarder les deux longs métrages à la suite est particulièrement intéressant, car ils offrent deux portraits saisissants de femmes en crise. Explications.</span></p>
<p><iframe loading="lazy" title="Spencer - Bande-annonce officielle VF | Prime Video" width="640" height="480" src="https://www.youtube.com/embed/sTWl3GSC894?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><b><i>Spencer</i> : portrait d’une femme en souffrance profonde</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><i>Spencer</i> donc : en titrant ainsi son film, Pablo Larrain éclaire son propos. Durant deux heures presque insoutenables, il évoque les trois jours passés par Diana avec la famille royale à Sandrigham House pour les fêtes de Noël. Trois jours cruciaux fin 1991, où la princesse frôle la folie et le suicide, entre crises d’anorexie, hallucinations, paranoïa galopante… Trois jours qu’elle vit comme un supplice, et qui aboutiront à la rupture définitive de son couple, vécue comme une fuite libératrice, la reconquête d’une autonomie symbolisée par ce nom, «Spencer », nom de jeune fille de Diana qui le brandit comme un retour aux sources de l’enfance, de l’innocence, de ce qu’elle était avant d’être broyée par la machine monarchique, avec ses règles absurdes, son ancrage dans le passé, son obsession des apparences, sa rigidité émotionnelle, ses mensonges en série.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Un moment clé donc dans la vie de « la princesse des cœurs », que Larrain raconte non comme un <a href="https://www.theartchemists.com/?s=biopic" target="_blank" rel="noopener">biopic</a>, mais comme une fable qui a tout du cauchemar pour cette héroïne littéralement enfermée dans un palais où le froid règne, où tous se plient à des traditions ineptes, où même l’ordre des vêtements est déterminé à l’avance. Dans cette mécanique datant du XIXᵉ siècle, Diana joue les trublions. Tous, depuis son mari Charles jusqu’au chef cuisinier en passant par ses fils, ses femmes de chambre, la surveillent comme du lait sur le feu, avec bien des difficultés, car elle est totalement imprévisible et prête à exploser comme une grenade dégoupillée. S’agit-il de la protéger d’elle-même avec ses tendances à l’automutilation et ses penchants suicidaires ? Ou l’enjeu est-il de préserver l’institution royale des excès de cette indomptable pouliche ?</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Larrain n’apportera aucune réponse et c’est la force de ce film remarquable que de refuser une lecture manichéenne pour plonger dans la psyché d’une femme en souffrance profonde, qui ne sait plus comment échapper à ce système qui la détruit. On soulignera l’interprétation saisissante d’une Kristen Stewart littéralement emportée par son rôle, errant seule dans ces couloirs glacés, irradiant de beauté, de terreur et de rage impuissante face à un époux qui la trompe, une famille qui la réifie et l’infantilise, ce système qui l’enferme dans une fonction qu’elle ne peut ni ne veut plus tenir. Pour sûr, le portrait dressé par le réalisateur chilien va en décontenancer plus d’un parmi les fans de Diana : rien de glamour dans des séquences d’une crudité terrible, quand l’héroïne se fait vomir, qu’elle se lacère les bras ou se précipite dans un escalier…</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Mais cette vérité-là mérite d’être dite, montrée, revendiquée par delà tous les biopics mielleux évoquant la princesse. C’est un profil de femme particulièrement touchant que dresse Larrain, qui avait déjà abordé ce sujet avec <a href="https://www.theartchemists.com/jackie-de-pablo-larrain-premiere-dame-autrement/" target="_blank" rel="noopener"><i>Jackie</i></a>. Solitude extrême, poids des conventions, charge mentale liée à un titre qui n’est que pacotille face aux tourments qu’il suscite. Comment être en phase avec ses valeurs quand on est piégé dans pareil labyrinthe ? Quid par ailleurs de l’éducation d’enfants qui ont été conçus pour assurer une dynastie plus que par amour véritable ? La question est également posée, et elle prend une dimension terrible dans ce décor féerique, ces paysages de toute beauté, que Larrain filme dans des éclairages magnifiques qui évoquent par moment le film <a href="https://www.theartchemists.com/film-barry-lyndon-by-stanley-kubrick/" target="_blank" rel="noopener"><i>Barry Lyndon</i></a>.</span></p>
<p><iframe loading="lazy" title="The Queen (2006) - Trailer VF" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/5Cee0OBlYL8?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><b>The Queen : portrait d’une souveraine redevenue femme</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Étonnamment, le film <a href="https://action.metaffiliation.com/trk.php?mclic=P4F53153F9D1155" target="_blank" rel="noopener"><i>The Queen</i></a> propose une réflexion similaire, bien que beaucoup plus ancrée dans les faits historiques. Stephen Frears et son équipe ont en effet opéré un travail de reconstitution presque naturaliste avec ce scénario qui évoque la manière dont la <a href="https://www.theartchemists.com/?s=famille+royale" target="_blank" rel="noopener">famille royale</a>, la reine Elisabeth plus spécifiquement, ont abordé et vécu la mort de Diana et ses obsèques. Le décès accidentel de Lady Di eut un retentissement mondial, il a déclenché un tsunami émotionnel planétaire largement alimenté par les médias… et déclencha une crise politique d’envergure que le premier ministre de l’époque, Tony Blair eut bien du mal à endiguer. En cause, l’apparente froideur de la reine et de son entourage face à la mort violente de « la princesse des cœurs ».</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">La chose fit alors grand bruit, tandis que la population se déplaçait en masse pour entasser fleurs, ex-voto et témoignages d’affection aux grilles du palais de Buckingham. Tous se mirent à analyser et interpréter les faits et gestes du clan royal alors en vacances à Balmoral, y voyant signes et non-signes d’indifférence, de mépris, de soulagement après le décès d’une Diana qui leur avait quand même donné bien du souci avec ses éclats. Frears redresse la barre en faisant la focale sur le comportement d’une Elisabeth II tellement empêtrée dans son éducation, ses principes et sa fonction qu’elle en a oublié ses propres émotions, émotions qui la rattrapent, mais qu’elle refuse d’étaler à la Une des tabloïds.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Il faudra la patience et la ténacité d’un Tony Blair plein de bon sens (Martin Sheen, parfait, humain, juste, diplomate) pour convaincre cette souveraine inflexible dont il devine le chagrin et la détresse face à la colère d’une population dont elle ne comprend plus ni la logique ni les élans. <a href="https://www.theartchemists.com/?s=helen+mirren" target="_blank" rel="noopener">Helen Mirren</a> interprète avec infiniment de nuances et de précision cette monarque saisie par le doute, qui se remet en question malgré ses principes, hésite à s’ouvrir, à laisser transparaître sa peine, le fera avec une très grande dignité, beaucoup de raison. Le propos de Frears est du reste passionnant, car il interroge la survivance de la hauteur royale dans un univers ultra-médiatisé où tout repose sur l’immédiateté de l’émotionnel, sur le spectaculaire le plus cru.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Ponctué de vidéos d’actualité, d’extraits de journaux télévisés, de couvertures de presse écrite, tabloïds et quotidiens nationaux confondus, ce récit confronte le visage d’une Diana littéralement déifiée au niveau international et celui d’une Elisabeth vieillissante, qui comprend progressivement que ses valeurs ne sont plus celles de ses sujets, qu’une rupture est en train de s’établir avec eux, et que si elle incarne l’État, ses obligations, sa distanciation, elle n’est plus en écho avec ceux qu’elle gouverne et qui lui reprochent ce qu’elle représente, son rang, ses privilèges, sa richesse. Moins spectaculaire que la crise affichée par une Diana s’écorchant les bras à coup de sécateur, la détresse captée par Frears sur le visage décomposée d’une Élisabeth lisant sur un mot posé devant son palais en hommage à Lady Di : «  ils ont ton sang sur les mains », est tout aussi touchante.</span></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="C0odiIq2Wv"><p><a href="https://www.theartchemists.com/the-crown-must-always-win/">The Crown &#8230; must always win</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« The Crown &#8230; must always win » &#8212; The ARTchemists" src="https://www.theartchemists.com/the-crown-must-always-win/embed/#?secret=w08fkimrFP#?secret=C0odiIq2Wv" data-secret="C0odiIq2Wv" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><a href="https://www.primevideo.com/dp/0O7EXVBC4D7HY6V4Q3RJ4OSS18?%7cc_575513180148_m_h19QrzlME3-dc_s_&amp;gclid=Cj0KCQiAubmPBhCyARIsAJWNpiPSpYxfyfcFqog56NbAG090rXYiR7pqvHXwouuYa7GcrsPzqAIrTwMaAvyMEALw_wcB&amp;gclsrc=aw.ds" target="_blank" rel="noopener"><i>Spencer</i></a> vs <a href="https://www.cultura.com/?ae=2026&amp;utm_source=theARTchemists&amp;utm_medium=affiliation&amp;utm_campaign=affinitaire" target="_blank" rel="noopener"><i>The Queen</i></a> ? Peut-être faudrait-il utiliser « et » plutôt que « versus ». C’est l’enseignement qui ressort du dialogue entre ces deux films que de montrer deux femmes confrontées au pouvoir et ce qu’il implique :</span></p>
<ul>
<li>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">La plus âgée endossera sa charge sans rechigner, parce que c’est sa responsabilité, et peu importe si cela annule sa vie intime, réduite à rien par la lourdeur de la charge, l’obligation de représenter les valeurs d’un pays au quotidien (la série <a href="https://www.theartchemists.com/?s=the+crown" target="_blank" rel="noopener"><em>The Crown</em></a> le met particulièrement en évidence).</span></p>
</li>
<li>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">La seconde, plus jeune, rejettera ce théâtre des apparences qui la détruit, pour développer un autre mode de puissance, beaucoup plus médiatique et spectaculaire, plus moderne, tout aussi efficace.</span></p>
</li>
</ul>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Les deux passeront à la postérité, mais à quel prix ? C’est là aussi la morale à méditer de ces deux films qu’il convient d’aborder comme des apologues plus que des biopics.</span></p>
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		<title>La Meute : non, la série n’est pas exagérée.</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/serie-la-meute/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 28 Jun 2021 10:29:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Séries]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>J’étais partie pour vous faire le laïus habituel “c’est une excellente série, suspens accrocheur, ouverture sur un problème de société” ; et puis j’ai lu un post Facebook évoquant la série chilienne La Meute et les commentaires qui l’accompagnaient. Et je suis restée sans voix. “Bonne série mais histoire tirée par les cheveux”, “c’est très exagéré », “le scénariste en fait trop” … Ah ouais, carrément … Qu’on critique la qualité...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/06/1136_la-meute-sur-arte-tv3403976-jpg-r-1920-1080-f-jpg-q-x-xxyxx-jpg_opt.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-33979 size-full" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/06/1136_la-meute-sur-arte-tv3403976-jpg-r-1920-1080-f-jpg-q-x-xxyxx-jpg_opt.jpg" alt="série la meute" width="600" height="301" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/06/1136_la-meute-sur-arte-tv3403976-jpg-r-1920-1080-f-jpg-q-x-xxyxx-jpg_opt.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/06/1136_la-meute-sur-arte-tv3403976-jpg-r-1920-1080-f-jpg-q-x-xxyxx-jpg_opt-288x144.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/06/1136_la-meute-sur-arte-tv3403976-jpg-r-1920-1080-f-jpg-q-x-xxyxx-jpg_opt-494x248.jpg 494w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/06/1136_la-meute-sur-arte-tv3403976-jpg-r-1920-1080-f-jpg-q-x-xxyxx-jpg_opt-400x200.jpg 400w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><span style="font-weight: 400;">J’étais partie pour vous faire le laïus habituel “c’est une excellente série, suspens accrocheur, ouverture sur un problème de société” ; et puis j’ai lu un post Facebook évoquant la série chilienne </span><i><span style="font-weight: 400;">La Meute</span></i><span style="font-weight: 400;"> et les commentaires qui l’accompagnaient. Et je suis restée sans voix. “Bonne série mais histoire tirée par les cheveux”, “c’est très exagéré », “le scénariste en fait trop” … Ah ouais, carrément … Qu’on critique la qualité de ce programme, pourquoi pas ? Chacun son goût. Qu’on le considère comme outrancier, là c’est vraiment problématique. Car </span><i><span style="font-weight: 400;">La Meute</span></i><span style="font-weight: 400;"> (La Jauria en espagnol) est on ne peut précis dans sa restitution des rouages qui alimentent le <a href="https://www.theartchemists.com/?s=f%C3%A9minicide&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank" rel="noopener">féminicide</a>.</span></span></p>
<h2 style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><b>Une série de scandales enchevêtrés</b></span></h2>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400; color: #000000;">Pitchons rapidement l’intrigue de départ : une jeune fille disparaît subitement un soir dans les rues de Santiago du Chili. Problèmes : elle est issue de la haute bourgeoisie ; elle fréquente un lycée privé huppé ; elle est militante féministe et leader d’un mouvement de grève qui paralyse son établissement après qu’un professeur de théâtre de l’équipe pédagogique ait été accusé d’agression sexuelle sur plusieurs élèves. Elle n’avait aucune raison de fuguer. Et puis on découvre le cadavre violé, mutilé et défiguré d’une gamine qui aurait pu être Alexandra … et une vidéo de surveillance qui montre son enlèvement par un groupe d’hommes masqués.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400; color: #000000;">Convaincues de la gravité de la situation, trois enquêtrices se lancent à la recherche de la jeune fille … et leurs investigations vont faire émerger une série de scandales enchevêtrés : lycéennes abusées et prostituées, violences conjugales en tous genres, rapt et vente de bébés, tournantes plus ou moins admises par des parents richissimes et puissants, groupuscules <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Incel#:~:text=La%20sous%2Dculture%20incel%20(n%C3%A9ologisme,qu'ils%20d%C3%A9crivent%20comme%20c%C3%A9libat" target="_blank" rel="noopener">incels</a> et extrémistes qui considèrent la femme comme une bonniche et un sac à foutre. Et pour couronner le tout, la figure mystérieuse et menaçante du Loup, qui recrute ses troupes via un jeu vidéo ancré dans le dark web avant de lâcher ses différentes meutes sur le terrain, in real life, aux trousses de victimes faciles à soumettre, violer, humilier et abattre.</span></p>
<p><iframe loading="lazy" title="La meute - Bande annonce | Série | ARTE" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/XKNDdxBYLxA?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<h2 style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><b>“No es no”</b></span></h2>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><span style="font-weight: 400;">Exagéré donc si je prends en compte les remarques que j’ai pu lire sur la toile … sauf que non. Les scénaristes et réalisateurs de </span><i><span style="font-weight: 400;">La Meute</span></i><span style="font-weight: 400;"> s’appuient sur une réalité vécue au quotidien : tournée en 2019, la série fait état des nombreuses manifestations qui ont dénoncé les violences faites aux femmes dans ce pays réputé machiste. Les médias ont gardé trace de ces événements, ces marées humaines déferlant dans les rues de la capitale pour réclamer l’égalité des droits et conspuer l’impunité des violeurs, notamment dans des milieux universitaires autistes, dixit la réaction du ministre de l’éducation d’alors, Gerardo Varela, qui qualifia ces agressions sexuelles de <a href="https://www.francetvinfo.fr/societe/droits-des-femmes/video-au-chili-des-manifestations-feministes-sans-precedent_2785601.html" target="_blank" rel="noopener">« petites humiliations et discriminations »</a>. Le tollé fut général, la fronde menée par les jeunes chiliennes écœurées, particulièrement énergique. </span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><span style="font-weight: 400;">“No es no” fut l’un des cris de ralliement du mouvement, la main rouge sur la bouche des manifestantes, un symbole,  qui réveilla <a href="https://www.franceculture.fr/societe/chili-le-long-combat-des-feministes" target="_blank" rel="noopener">la mémoire féministe d’un pays particulièrement impliqué dans cette volonté égalitaire</a> … avant que la dictature de Pinochet ne vienne tout balayer en 1973. <a href="https://www.theartchemists.com/?s=pinochet&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank" rel="noopener">Pinochet</a> : son ombre plane sur la série (Pablo Larrain, producteur du programme, a réalisé trois films sur le sujet, </span><i><span style="font-weight: 400;">Tony Manero</span></i><span style="font-weight: 400;">, </span><i><span style="font-weight: 400;">Santiago 73 post Mortem</span></i><span style="font-weight: 400;"> ou </span><i><span style="font-weight: 400;">Neruda</span></i><span style="font-weight: 400;">, il connaît donc très bien le sujet). Jamais on ne prononce ce nom qui fait encore et toujours polémique, mais on sent le poids de son héritage, une société rétrograde faite pour les hommes riches, les militaires, les puissants, les religieux … la dictature a laissé des traces profondes, notamment dans le comportement des hommes vis-à-vis des femmes dont on ne tolère pas l’émancipation.</span></span></p>
<p><span style="color: #000000; background-color: #ff00ff;"><strong>A lire également :</strong></span>  <strong><a href="https://www.theartchemists.com/la-ville-tue-femmes-enquete-ciudad-juarez-capitale-mondiale-feminicide/" rel="bookmark">La ville qui tue les femmes – Enquête à Ciudad Juarez … « capitale mondiale du féminicide »</a></strong></p>
<h2 style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><b>Tout le monde doit se mobiliser</b></span></h2>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400; color: #000000;">Et c’est ce que la série met en évidence, de manière frappante ; tous les personnages féminins principaux ont été marqués, au propre comme au figuré, toutes doivent se battre au quotidien, non pas pour être respectées, mais seulement pour éviter de se faire violer, tuer. En ligne de mire, l’éducation des garçons qu’on élève dans cette volonté de domination (souvent avec la bénédiction des mères, c’est le plus affolant). Très intelligemment, le scénario donne à voir tous les cas de déviances, tous les dérapages, les mécanismes qui poussent des gosses un peu fragiles à glisser dans cette barbarie pour s’intégrer dans un groupe. Alpha, bêta, dominants, suiveurs, et devant eux, la femme comme proie à traquer, piéger et détruire. N’oublions pas que le viol fut utilisé au quotidien par les escadrons de la mort de Pinochet pour torturer et briser les opposantes politiques avant de les mettre à mort. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><span style="font-weight: 400;">Exagéré ? Rappelons que le terme <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/F%C3%A9minicide#:~:text=Selon%20l'Office%20des%20Nations,pr%C3%A9c%C3%A9dent%20ou%20actuel%20partenaire%20sexuel." target="_blank" rel="noopener">“féminicide”</a> émerge en Amérique latine dans les années 60, après le meurtre des soeurs Mirabla, surnommées les Marriposas, qui luttaient contre la dictature dominicaine. Il interroge les meurtres en série qui ensanglantent Ciudad Suarez depuis des années, il explique le taux de violences domestiques, d’assassinats dans cette région du monde … comme partout ailleurs. Ancrée dans le quotidien de la société chilienne, </span><i><span style="font-weight: 400;">La Meute</span></i><span style="font-weight: 400;"> évoque une brutalité internationale, encouragée par des réseaux sociaux désinhibiteurs … et la réponse à y apporter : un refus complet du corps social dans son ensemble, comme l’explique le personnage d’Olivia Fernandez, l’une des policières, devant des journalistes médusés. Tout le monde doit se mobiliser. Car s’en prendre aux femmes parce qu’elles sont femmes, c’est mettre en péril l’équilibre démocratique.</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400; color: #000000;"><span style="background-color: #ff00ff;"><strong> Elle l’a bien cherché : le viol sous toutes les coutures …A lire également :</strong></span> <strong> </strong></span><strong><a href="https://www.theartchemists.com/documentaire-viol-etapes-enquete/" rel="bookmark">Elle l’a bien cherché : le viol sous toutes les coutures …</a></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><span style="font-weight: 400;">Bien plus qu’une intrigue policière prenante et particulièrement bien menée, </span><i><span style="font-weight: 400;">La Meute</span></i><span style="font-weight: 400;"> porte une réflexion pointue sur la guerre des sexes ; elle en dénonce l’engrenage, en démontre l’incroyable violence, la bêtise. Les membres de </span><i><span style="font-weight: 400;">La Meute</span></i><span style="font-weight: 400;"> sont des minables, des zéros, des faibles, facilement manipulables par le premier cybergouro Elle l’a bien cherché : le viol sous toutes les coutures …u qui passe. Il faut s’en prémunir … sans tomber dans les mêmes excès. Et c’est là la véritable interrogation, l’enjeu, le danger inverse. Après tant de siècles de férocités subies, les femmes pourraient bien devenir louves à leur tour,  constituer elles-mêmes des meutes, d’abord pour se défendre, ensuite pour se venger.  Et c’est tout sauf souhaitable, car cela signerait la défaite totale du corps social.</span></span></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><b>Et plus si affinités</b></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><span style="font-weight: 400;">Vous pouvez visionner la série </span><i><span style="font-weight: 400;">La Meute</span></i><span style="font-weight: 400;"> sur <a href="https://www.arte.tv/fr/videos/RC-021037/la-meute/" target="_blank" rel="noopener">ARTE</a>.</span></span></p>
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		<title>Jackie de Pablo Larrain : la première dame autrement</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/film-jackie-pablo-larrain/</link>
					<comments>https://www.theartchemists.com/film-jackie-pablo-larrain/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[The ARTchemists]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Feb 2017 10:46:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=28421</guid>

					<description><![CDATA[<p>Jackie : ce biopic non conventionnel signé par Pablo Larrain nous embarque à la Maison-Blanche, au lendemain de l’assassinat de JFK. Inspiré par l&#8217;interview que l&#8217;ex-première dame américaine donne à un journaliste un an après le meurtre de son époux, tout le récit se concentre sur les quelques jours qui suivent ce tragique 22 novembre 1963. L&#8217;occasion pour le célèbre réalisateur chilien de sublimer une Natalie Portman éblouissante. Une épouse...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2017/02/jackie-e1488192325251.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="494" height="494" class="size-large wp-image-28422" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2017/02/jackie-494x494.jpg" alt=""/></a><br /><span style="color: #000000;"><em> Jackie</em> : ce biopic non conventionnel</span> signé par <span style="color: #000000;"><a href="https://www.theartchemists.com/?s=pablo+larrain">Pablo Larrain</a> nous embarque à la <a href="https://www.theartchemists.com/visite-virtuelle-maison-blanche/">Maison-Blanche</a>, au lendemain de l’assassinat de <a href="https://www.theartchemists.com/?s=jfk">JFK</a>. Inspiré par l&rsquo;interview que l&rsquo;ex-première dame américaine donne à un journaliste un an après le meurtre de son époux, tout le récit se concentre sur les quelques jours qui suivent ce tragique 22 novembre 1963. L&rsquo;occasion pour le<span style="color: #000000;"> célèbre réalisateur chilien</span> de sublimer une Natalie Portman éblouissante.</span></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="JACKIE - Bande annonce version longue - Au cinéma le 1er février" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/YbILtK0IjHg?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading"><span style="color: #000000;">Une épouse en profonde souffrance</span></h2>



<p><span style="color: #000000;"> La Jackie Kennedy présentée ici nous est montrée sous une facette inédite, loin du glamour, des paillettes et de l’image médiatique de la veuve présidentielle : c&rsquo;est une épouse en profonde souffrance qui doit se relever d’un choc terrible. Loin de se concentrer sur un parcours biographique, l’intrigue met en lumières des thèmes variés comme le traumatisme, le deuil, l’image de soi, le mariage ou la foi.</span></p>



<p><span style="color: #000000;"> Nathalie Portman, par son apparence juvénile et la sensibilité de son jeu d&rsquo;actrice, incarne une femme désespérée. Marquée par le drame, la first lady doit endosser son rôle de mère et de personnage public au cœur d’une tragédie familiale. Évoquant son désir d&rsquo;un destin moins historique et plus heureux, cette jeune femme dont le monde s&rsquo;écroule nous renvoie une sensation de vulnérabilité totale. La performance et la ressemblance sont troublantes. Portman réussit avec brio à interpréter cette énigme historique tout en préservant cette part de mystère.</span></p>



<h2 class="wp-block-heading"><span style="color: #000000;">Humaine, vivante et vraie</span></h2>



<p><span style="color: #000000;">Car c’est un fait, les images de cette femme sont gravées dans notre histoire comme dans notre mémoire. Le tailleur rose tâché du sang de JFK à Dallas, le voile noir masquant les larmes de l’épouse sont ici restitués avec émotion et intensité. Pablo Larrain qui s&rsquo;était déjà fait remarquer avec <i>El Club</i> et <i>Neruda</i> réussit donc un beau film humain tiré d&rsquo;un thème politique, où l’accent est volontairement mis sur les ressentis plus que sur les rebondissements historiques.</span></p>



<p><span style="color: #000000;">Il précise : « <em>Personne ne saura jamais qui était vraiment Jackie Kennedy </em>». C’est que Larrain ne désire pas démêler les secrets des Kennedy ; alternant images d&rsquo;archive et de fiction, il s’intéresse aux sentiments et tente d’en interpréter les effets. Devant sa caméra, Jackie n&rsquo;est plus une icône de la mode, un visage politique ou une femme trompée : elle se révèle humaine, vivante et vraie.</span></p>



<p>Clotilde IZABELLE</p>



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		<title>Le journal de Mary d&#8217;Alexandra Echkenazi : Kennedy plus humain que jamais</title>
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		<dc:creator><![CDATA[The ARTchemists]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Jan 2017 16:11:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
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<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2017/01/9782714469083-e1484582990766.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="374" height="600" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2017/01/9782714469083-e1484582990766.jpg" alt="" class="wp-image-28174"/></a></figure>



<p></p>



<p><span style="color: #000000;">Tant d&rsquo;années après l&rsquo;assassinat de JFK, la malédiction du célèbre clan ne cessera donc jamais de passionner ? On avait adoré la série TV <i>Les Kennedy </i>diffusée en 2011, on attend avec impatience le film <i><a href="https://www.theartchemists.com/jackie-de-pablo-larrain-premiere-dame-autrement/">Jackie</a></i> de Pablo Larrain où la merveilleuse Nathalie Portman incarne la first Lady, on se souvient du remarquable <i><a href="https://www.theartchemists.com/film-jfk/">JFK</a></i> d&rsquo;Oliver Stone ou du poignant <i><a href="https://www.theartchemists.com/film-parkland/">Parkland</a>, </i>sans compter <i>American Tabloid </i>d&rsquo;Ellroy<i> &#8230; </i>Roman ou film, la saga Kennedy capte l&rsquo;attention car elle conjugue le pouvoir, l&rsquo;amour, l&rsquo;Histoire et la tragédie. Alexandra Echkenazi reprend une énième fois cette fabuleuse histoire avec une grande originalité. En effet, c&rsquo;est à travers les yeux de la maîtresse du président que le drame nous est conté, donnant à découvrir une relation interdite certes, mais pleine d&rsquo;amour et de tendresse.</span></p>



<h2 class="wp-block-heading">Une énigme historique</h2>



<p><span style="color: #000000;">Ce roman palpitant dévoile un président plus humain que jamais : « <em>C&rsquo;est bien beau d&rsquo;être le premier amant d&rsquo;une femme (ou le deuxième ou le troisième) mais rien n&rsquo;est plus magnifique que d&rsquo;être le dernier (&#8230;) je serai ton dernier amant Mary, le véritable homme de ta vie.</em> » Mary Meyer est peintre féministe et avant gardiste. Mariée à un haut gradé de la CIA, elle représente une énigme historique de par sa relation avec Kennedy. Embarqué dans ce récit, le lecteur ne saisit plus très bien la limite entre réalité et fiction. Qu&rsquo;importe, c&rsquo;est tellement poétique et bien écrit qu&rsquo;on a envie d&rsquo;y croire, à cet amour illégitime, fidèle, épistolaire puis charnel.</span></p>



<h2 class="wp-block-heading"><span style="color: #000000;">Un tourbillon de passion</span></h2>



<p><span style="color: #000000;">La romancière nous entraine dans un tourbillon de passion. Son récit revêt des airs de tragédie par son côté héroïque, la fatalité qu&rsquo;il porte. On connaît en effet le destin de JFK et pourtant le jeune garçon amoureux de 19 ans nous fait vite oublier le personnage historique qu&rsquo;il s&rsquo;apprête à devenir. Par son talent narratif, Echkenazi, dans ce premier roman, nous rappelle que le Panthéon de l&rsquo;Histoire est avant tout peuplé de fantômes humains. Monsieur le président devient Jack quand Mary s&rsquo;invite à la Maison-Blanche pour vivre autant d&rsquo;expériences condamnables, parfois même illégales, mais toujours excitantes. La magnifique Jackie s&rsquo;avère une femme jalouse et arriviste, rien à voir avec l&rsquo;épouse et la mère modèle qu&rsquo;on imagine habituellement.</span></p>



<h2 class="wp-block-heading">Une intrigue racinienne</h2>



<p><span style="color: #000000;">Dans cette ambiance de guerre froide et de violence sociale, les amours du président ne sont plus affaires de scandales ou de tabloïds, mais une histoire profondément humaine. Alexandra Echkenasi, philosophe et journaliste au journal <i>Le Parisien</i>, construit ici une intrigue racinienne à la manière de <i>Bérénice</i> : les deux amants ne pourront jamais être réellement ensemble, la faute du pouvoir ou du destin ? C&rsquo;est dans le drame que la beauté de leurs sentiments est sublimée, dans le deuil que leur amour est exacerbé…</span></p>



<p>Clotilde IZABELLE</p>



<p><span style="color: #000000;"> <b>Et plus si affinités</b></span></p>


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