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		<title>Le traité d’Auteuil : une comédie faite pour se marier, divorcer, s’aimer…</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/comedie-traite-dauteuil/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 May 2022 10:55:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Spectacles]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>D’ordinaire, en grands amateurs de vaudevilles que nous sommes, nous vous bassinons avec Feydeau, un peu moins avec Labiche, rarement avec Courteline (il conviendrait d’y remédier). Sacha Guitry ? Il va sérieusement falloir qu’on s’y attelle. En attendant, c’est sur Louis Verneuil que nous attirons aujourd’hui votre attention, plus spécifiquement sur une délicieuse petite comédie intitulée Le traité d’Auteuil. Se marier pour divorcer L’intrigue ? Amoureuse bien sûr. D’un côté, André,...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/05/Devenez-un-pro-du-design-en-quel1.jpg"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-full wp-image-34768" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/05/Devenez-un-pro-du-design-en-quel1.jpg" alt="pièce de théâtre Le traité d'Auteuil de Louis Verneuil" width="600" height="480" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/05/Devenez-un-pro-du-design-en-quel1.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/05/Devenez-un-pro-du-design-en-quel1-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/05/Devenez-un-pro-du-design-en-quel1-494x395.jpg 494w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></a></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">D’ordinaire, en grands amateurs de vaudevilles que nous sommes, nous vous bassinons avec <a href="https://www.theartchemists.com/?s=feydeau" target="_blank" rel="noopener">Feydeau</a>, un peu moins avec <a href="https://www.theartchemists.com/?s=labiche" target="_blank" rel="noopener">Labiche</a>, rarement avec <a href="https://www.theartchemists.com/?s=courteline" target="_blank" rel="noopener">Courteline</a> (il conviendrait d’y remédier). Sacha Guitry ? Il va sérieusement falloir qu’on s’y attelle. En attendant, c’est sur Louis Verneuil que nous attirons aujourd’hui votre attention, plus spécifiquement sur une délicieuse petite comédie intitulée <i>Le traité d’Auteuil</i>.</span></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Se marier pour divorcer</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">L’intrigue ? Amoureuse bien sûr. D’un côté, André, jeune débauché issu de la haute bourgeoisie et que ses parents désespèrent d’assagir un jour, de l’autre, Jeanne, jeune fille délurée, qu’un grand-père bien trop laxiste n’a pas réussi à éduquer en future épouse discrète et obéissante. Pourquoi ne pas les marier afin que ces deux tempéraments se neutralisent réciproquement ? On arrange une rencontre, on laisse Jeanne et André seuls, afin qu’ils fassent plus ample connaissance.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Et les deux gamins en profitent pour conclure le traité d’Auteuil : un pacte où ils s’engagent à s’unir pour obtenir l’indépendance financière pour l’un, l’émancipation pour l’autre ; la chose faite mais non consommée, ils divorcent pour épouser les personnes de leur choix, en occurrence Gabrielle, la maîtresse d’André, et Edmond, l’amoureux de Jeanne. Mais Cupidon le coquin, s’en mêle et le voyage de noces à Monte-Carlo, organisé pour faire illusion, prend une tournure aussi orageuse qu’inattendue. Et si finalement, Jeanne et André étaient faits l’un pour l’autre ?</span></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ohH4MU5FoD"><p><a href="https://www.theartchemists.com/main-passe-vaudeville-feydeau/">La Main passe : d’un mari à l’autre, un vaudeville endiablé !</a></p></blockquote>
<p><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Main passe : d’un mari à l’autre, un vaudeville endiablé ! » &#8212; The ARTchemists" src="https://www.theartchemists.com/main-passe-vaudeville-feydeau/embed/#?secret=3ItsWDy0jr#?secret=ohH4MU5FoD" data-secret="ohH4MU5FoD" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Une intrigue dynamique et joyeuse</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Disciple de Feydeau, Verneuil accouche ici d’une comédie sentimentale dont les rebondissements évoquent aussi bien les codes du <a href="https://www.theartchemists.com/?s=vaudeville" target="_blank" rel="noopener">vaudeville</a> que le théâtre de boulevard à la Guitry. Mis en scène par Robert Manuel en 1977 au théâtre Marigny avec les incontournables décors de Roger Hart et les costumes de Donald Cardwell, capté par Pierre Sabbagh dans le cadre de la mythique émission <i>Au théâtre ce soir</i>, ce spectacle démontre le dynamisme d’un texte pourtant écrit en 1918, mais que le tout jeune Pierre Arditi et la candide Marie Leonetti revivifient avec bonheur.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Autour d&rsquo;eux, Robert Manuel en grand-père gâteux, Alain Feydeau en amoureux transi, Annick Roux en amante idiote, Alain Faivre en ami un peu trop serviable… L’ensemble se laisse regarder avec joie et inconscience. L’occasion d’apprécier la verve à la fois légère et pertinente d’un auteur à la prose florissante, à qui l’on doit par ailleurs <i><a href="https://www.theartchemists.com/theatre-ecole-contribuables/" target="_blank" rel="noopener">L’école des contribuable</a>s</i>, époux d’une petite fille de Sarah Bernhardt, futur amant d’Elvire Popesco, adulé au même titre de Guitry, dont le répertoire sera adapté maintes fois à l’écran tout comme celui de Pagnol.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Et plus si affinités</b></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Vous pouvez regarder la pièce <em>Le traité d’Auteuil</em> sur <a href="https://www.youtube.com/watch?v=U-jv0hqh1JE" target="_blank" rel="noopener">la chaîne Youtube de l’INA</a>.</span></p>
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		<title>Théâtre /  La Station Champbaudet – Labiche : « que les femmes sont c…alines ! »</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/theatre-la-station-champbaudet-labiche/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 13 Aug 2021 08:06:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Spectacles]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« Que les femmes sont c…alines ! »… clame un domestique qui vient d’embobiner sa patronne. Et pourtant Madame Champbaudet, veuve, encore belle, n’est pas du genre à s’en laisser compter. Capricieuse, coquette, pingre, autoritaire … et amoureuse ! Voici le hic. Madame Champbaudet s’est entichée de Tacarel, jeune architecte qui débarque chez elle à heure fixe depuis des semaines pour discuter de l’érection d’un monument funéraire aux mannes du...</p>
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<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><img decoding="async" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2013/05/255405_10151932917812598_1113052566_n.jpg" alt="" width="399" height="599" /></p>
<p><span style="color: #000000;">« Que les femmes sont c…alines ! »… clame un domestique qui vient d’embobiner sa patronne. Et pourtant Madame Champbaudet, veuve, encore belle, n’est pas du genre à s’en laisser compter. Capricieuse, coquette, pingre, autoritaire … et amoureuse ! Voici le hic. Madame Champbaudet s’est entichée de Tacarel, jeune architecte qui débarque chez elle à heure fixe depuis des semaines pour discuter de l’érection d’un monument funéraire aux mannes du défunt époux. Piège bien sûr puisque le félon séducteur a en fait des vues sur la voisine du dessus, qu’il court visiter dés qu’il entend résonner l’air de « J’ai du bon tabac » au piano, signalétique efficace qui annonce le départ du mari. Eh oui, vous êtes dans <em>La Station Chambaudet</em>, un <a href="https://www.theartchemists.com/?s=vaudeville&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank" rel="noopener">vaudeville</a> trépidant et délirant signé de la main du sautillant <a href="https://www.theartchemists.com/?s=labiche&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank" rel="noopener">Labiche</a>, spécialiste du genre au même titre que <a href="https://www.theartchemists.com/?s=courteline&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank" rel="noopener">Courteline</a> et <a href="https://www.theartchemists.com/?s=feydeau&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank" rel="noopener">Feydeau</a>.</span></p>
<h2><strong><span style="color: #000000;">Portrait au vitriol</span></strong></h2>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Et on le comprend, car il fallait oser transformer cette pauvre veuve en station sur la route du bonheur adultère ; et ajouter : « Tiens ma station a un buffet » quand la dame propose à l’horrible personnage une petite collation. Et la pauvre femme n’est pas au bout de ses surprises car deuxième hic, le jeune architecte a des vues sur une demoiselle de bonne famille, dont le père va exiger le mariage de la dite veuve, pour casser cette « chaîne » affective dont il a eu vent par plusieurs indiscrétions. C’est là que ça se corse, car la dame n’a nulle intention d’épouser un autre que son cher architecte. </span><span style="color: #000000;">Voici en substance l’intrigue à rebondissements multiples qu’échafaude Labiche. Un portrait au vitriol d’une société bourgeoise satisfaite de ses bassesses, qui se veut stricte et moralisatrice pour mieux vivre ses turpitudes sous le manteau.</span></p>
<p><span style="color: #000000; background-color: #ff00ff;"><strong>A lire également :</strong></span>  <strong><a href="https://www.theartchemists.com/chapeau-de-paille-ditalie-chiens-fous-heureux/" rel="bookmark">Un Chapeau de paille d’Italie : comme des chiens fous et heureux</a></strong></p>
<h2><span style="color: #000000;"><strong>Hystérie féminine et stupre masculin</strong></span></h2>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Pas très glorieux mais tellement drôle. Ironique au possible, et ces dames en prennent autant pour leur grade que ces messieurs. Guerre des sexes annulée, les belligérants étant aussi minables les uns que les autres. l</span><span style="color: #000000;">a mise en scène de Stanislas Chollat n’arrange rien, qui jongle sur l’hystérie féminine et le stupre masculin. Pour notre plus grand plaisir ! Le deuxième acte est une véritable prouesse du genre, qui présente la famille de la jeune promise comme lourdement tarée, avec notamment un ensemble de demoiselles complètement frustrées et névrosées, que c’en est à se rouler par terre. L’interprétation des acteurs en rajoute une couche dans le loufoque : il faut dire que mettre sur le même plateau Claire Nadeau, Lorant Deutsch, Bruno Solo, Pierre François Martin Laval, c’était prendre le risque du succès, et de la très grosse crise de rire.</span></p>
<h2><span style="color: #000000;"><strong>Pantomime et cinéma muet</strong></span></h2>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Ajoutons à cela des décors superbes, des parties chantées qui s’amusent du décalage fiction/réalité, tout en évoquant la pantomime, et le cinéma muet et nous obtenons un superbe divertissement, fait pour vider les méninges, exfilter les angoisses, sans prise de tête supplémentaire. De quoi rappeler que le théâtre n’est pas destiné aux élites. </span><span style="color: #000000;">Un dernier point : big up à feu Jacques Herlin, qui interprète Durozoir, le futur et canonique époux de madame Chambaudet. Né en 1927, l’acteur a amené ses 86 printemps sur scène pour nous faire rire, avec une jubilation savoureuse, et une joie palpable d’être sur les planches devant nous. Que du bonheur !</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="color: #000000;"><strong>Et plus si affinités</strong></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="color: #000000;">Vous pouvez voir ou revoir la pièce de théâtre <em>La Station Chambaudet</em> en</span> <a href="https://www.canalplus.com/divertissement/la-station-champbaudet/h/1746526_50262" target="_blank" rel="noopener">VoD</a>.</p>
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		<title>Messieurs les Ronds-de cuir : l’administration au meilleur de sa forme !!!</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/messieurs-ronds-cuir-administration/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Dauphine De Cambre]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Nov 2020 09:36:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Spectacles]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À la base, Messieurs les ronds de cuir est un roman sous-titré Tableaux-roman de la vie de bureau, que Courteline troussa en l’an de grâce 1893 pour y railler les fonctionnaires. En 1911, cela devint une pièce adaptée de la blanche main de Robert Dieudonné et Raoul Aubry. En 1978, la version filmée déboule sur les petits écrans français, drivée par un Daniel Ceccaldi particulièrement inspiré par cette intrigue ubuesque. Car il faut...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image is-resized"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2020/11/Messieurs_les_ronds_de_cuir.jpg"><img decoding="async" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2020/11/Messieurs_les_ronds_de_cuir.jpg" alt="" class="wp-image-33042" height="600" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2020/11/Messieurs_les_ronds_de_cuir.jpg 700w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2020/11/Messieurs_les_ronds_de_cuir-204x288.jpg 204w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2020/11/Messieurs_les_ronds_de_cuir-351x494.jpg 351w" sizes="(max-width: 700px) 100vw, 700px" /></a></figure>



<p><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">À la base, <em><a href="https://www.theartchemists.com/boutique/"><strong><i>Messieurs les ronds</i> de cuir</strong></a></em> est un roman sous-titré <i>Tableaux-roman de la vie de bureau,</i></span></span> <span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">que Courteline troussa en l’an de grâce 1893 pour y railler les fonctionnaires. En 1911, cela devint une pièce adaptée de la blanche main de Robert Dieudonné et Raoul Aubry. En 1978, la version filmée déboule sur les petits écrans français, drivée par un Daniel Ceccaldi particulièrement inspiré par cette intrigue ubuesque. Car il faut le reconnaître, <i>Messieurs les ronds de cuir</i> est une histoire de dingue.</span></span></span></p>



<h2 class="wp-block-heading"><span style="color: #000000;">Le très inutile Ministère des Dons et des Legs</span></h2>



<p><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">Nous voici donc de bon matin dans les locaux du prestigieux et totalement inutile Ministère des Dons et des Legs, qui, comme son nom l’indique s’occupe de tout et de rien, sauf de dons et de legs. C’est que les fonctionnaires qui œuvrent en ces augustes lieux ont bien des soucis à régler : se laver les pieds, composer des chansons, jouer de la trompette, nettoyer les chapeaux, faire de l’exercice physique, séduire les jolies dames… </span></span></span></p>



<p><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">Et occasionnellement, déterminer le mode de rangement des dossiers qui sera le moins pratique possible, obtenir des palmes académiques qu’on ne mérite pas, faire des économies de bouts de chandelles, comploter pour piquer la place du voisin, vouloir flinguer son supérieur à coup d’épée, envisager de coller toute l’équipe à la porte… rien que de très normal en somme dans ce quotidien poussiéreux voué à la paresse et à l’ennui.</span></span></span></p>



<h2 class="wp-block-heading"><span style="color: #000000;">Fades, fantaisistes ou carrément fous</span></h2>



<p><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">Des ronds-de-cuir donc, comme ce petit coussin </span></span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">creux</span></span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;"> où les plus aguerris posent leurs céans </span></span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">jour après jour</span></span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;"> pour éviter, imagine-t-on, </span></span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">usure du mobilier,</span></span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;"> crevasses disgracieuses et douloureuses hémorroïdes. </span></span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">Des bureaucrates de tous âges et origines, empêtrés bien au chaud dans leurs habitudes </span></span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">et leurs jérémiades</span></span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">, sans véritables horizons, mués par des ambitions diverses, </span></span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">des gens </span></span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">fades, fantaisistes ou carrément fous.</span></span></span></p>



<p><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">Ceccaldi </span></span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">met</span></span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;"> en images </span></span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">avec délectation</span></span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;"> les facéties de ce diable de Courteline, qui n’y va pas avec le dos de la cuillère à pot pour passer ce joli monde à la moulinette de ses sarcasmes. Et nous de hurler de rire devant cette déferlante de gags </span></span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">scabreux </span></span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">qui sentent leur vécu, </span></span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">avec à l’affiche rien de moins que</span></span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;"> Claude Dauphin, Roger </span></span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">C</span></span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">ar</span></span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">e</span></span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">l, Raymond </span></span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">P</span></span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">ellegrin, Bernard Le Coq, Michel Robin, Jean-Luc Moreau, Jacques Legras, </span></span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">Jean-Marc Thibault</span></span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;"> et j’en passe.</span></span></span></p>



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<li><strong><a href="https://www.theartchemists.com/les-boulingrin-courteline-vaudeville-sanglant-et-prelude-a-labsurde/" rel="bookmark">Les Boulingrin – Courteline : vaudeville sanglant et prélude à l’absurde</a></strong></li>
</ul>



<p><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">Casting prestigieux et particulièrement à l’aise dans ce registre bondissant, qui plante avec brio et sans complaisance les travers et lourdeurs de l’administration jusqu’à l’absurde et l’inconvenant. Sujet toujours d’actualité ? Certains passages semblent furieusement contemporains, même joués en costumes. Bref, <i><a href="https://madelen.ina.fr/recherche?q=courteline" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Messieurs les ronds de cuir</a></i></span></span><i> </i><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">va vous mettre en joie !</span></span></span></p>



<p></p>
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		<title>Le Commissaire est bon enfant : « mais que fait la police ???? »</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/commissaire-bon-enfant/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Nov 2020 10:39:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Spectacles]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>36 minutes pour décrire une société … et la pourfendre. C’est le timing choisi par Courteline avec la saynète Le Commissaire est bon enfant. Un commissaire un brin feignasse qui refuse de prendre les plaintes des uns, fait coffrer les autres … tout ça pour lire tranquillou bilou son journal. Sauf qu’un grain de sable va venir foutre sa matinée en l’air et lui coller la frousse de sa vie...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2020/11/Capture-du-2020-11-06-11-07-33.png"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-33010 size-full" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2020/11/Capture-du-2020-11-06-11-07-33-e1604659101765.png" alt="" width="900" height="422" /></a></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">36 minutes pour décrire une société … et la pourfendre. C’est le timing choisi par Courteline avec la saynète <em>Le Commissaire est bon enfant</em>. Un commissaire un brin feignasse qui refuse de prendre les plaintes des uns, fait coffrer les autres … tout ça pour lire tranquillou bilou son journal. Sauf qu’un grain de sable va venir foutre sa matinée en l’air et lui coller la frousse de sa vie par la même occasion.</span></p>
<p><iframe loading="lazy" title="Le commissaire est bon enfant" frameborder="0" width="640" height="480" src="https://geo.dailymotion.com/player.html?video=xf9ua0&#038;" allowfullscreen allow="autoplay; fullscreen; picture-in-picture; web-share"></iframe></p>
<h2 class="western"><span style="color: #000000;">Une mise en scène survoltée</span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">La pièce date de 1899, la mise en scène diffusée par l’INA via la plateforme Madelen a été programmée en septembre 1968 (juste après le beau mois de Mai, il n’y a pas de hasard). Une mise en scène survoltée, signée Jean-Paul Roussillon pour la Comédie-Française, avec sur scène rien de moins que Michel Aumont, Françoise Seigner, Michel Etcheverry, Jacques Maury, Jean-Paul Moulinot, Simon Eine, Alain Pralon, Jean-Louis Jemma, tous en costumes d’époque et en pleine forme pour dérouler cette histoire à dormir debout qui ne déplairait pas à un Ionesco.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><span style="background-color: #ff00ff;"><strong>A lire également :</strong></span>  </span><strong><a href="https://www.theartchemists.com/les-boulingrin-courteline-vaudeville-sanglant-et-prelude-a-labsurde/" rel="bookmark">Les Boulingrin – Courteline : vaudeville sanglant et prélude à l’absurde</a></strong></p>
<h2 class="western"><span style="color: #000000;">Courteline d’actualité</span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Et devrait ravir ceux qui aiment la synthèse. Car Courteline emballe donc son propos en une demi-heure chrono, qu’on se le dise ! Rapide, incisif, mordant … la rousse n’en sort guère grandie, vous pensez bien, et les accents au vitriol de ce sketch truffé de gags et mené tambour battant trouvent un écho assez tonitruant dans notre actualité surfliquée : car avant de se faire lui même agressé, notre charmant commissaire au verbe bien haut aura éconduit une dame en détresse face à la violence conjugale, mis au cachot un pauvre innocent, maltraité ses collaborateurs qu’il considère visiblement comme des nuisibles.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><span style="background-color: #ff00ff;"><strong>A lire également :</strong></span>  </span><strong><a href="https://www.theartchemists.com/eugene-labiche-cinq-pieces-cles-rire-a-lhonneur/" rel="bookmark">Eugène Labiche en cinq pièces clés : le rire à l’honneur !</a></strong></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Sympa, non ? Et franchement risible, surtout via la plume explosive d’un Courteline adepte de la provo et du décalage sociétal en continu. Allez faites-vous plaisir, profitez ici d’une franche rigolade, d’un cours d’écriture dramaturgique et d’une leçon de théâtre. Bon visionnage !!!!</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Et plus si affinités</b></span></p>
<p align="justify"><a href="https://madelen.ina.fr/recherche?q=courteline">https://madelen.ina.fr/recherche?q=courteline</a></p>
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		<title>Eugène Labiche en cinq pièces clés : le rire  à l’honneur !</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/theatre-eugene-labiche-cinq-pieces-cles/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 01 Jan 2018 20:03:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Spectacles]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Réveillon du Nouvel An : tandis que la plupart se précipitent en soirée, nous nous calons bien au chaud devant notre tranche de saumon et notre pavé de bœuf mariné, pour déguster le pur plaisir de ce coffret DVD consacré à Labiche mis en scène par la Comédie Française, le tout propulsé par nos petits camarades des éditions Montparnasse. Soit les incontournables du dramaturge : Doit-on le dire ?, La...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2018/01/coffret-labiche-montparnasse.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-30111" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2018/01/coffret-labiche-montparnasse-494x494.jpg" alt="" width="494" height="494" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2018/01/coffret-labiche-montparnasse-494x494.jpg 494w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2018/01/coffret-labiche-montparnasse-188x188.jpg 188w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2018/01/coffret-labiche-montparnasse-288x288.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2018/01/coffret-labiche-montparnasse-70x70.jpg 70w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2018/01/coffret-labiche-montparnasse-150x150.jpg 150w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2018/01/coffret-labiche-montparnasse.jpg 600w" sizes="auto, (max-width: 494px) 100vw, 494px" /></a></p>
<p><span style="color: #000000;">Réveillon du Nouvel An : tandis que la plupart se précipitent en soirée, nous nous calons bien au chaud devant notre tranche de saumon et notre pavé de bœuf mariné, pour déguster le pur plaisir de ce coffret DVD consacré à Labiche mis en scène par la Comédie Française, le tout propulsé par nos petits camarades des éditions Montparnasse.<br />
</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Soit les incontournables du dramaturge : <em>Doit-on le dire ?, La station Chambaudet </em> et <em>La Fille bien gardée</em> mises en scène par Jean-Laurent Cochet, <em>La Poudre aux yeux</em> mis en scène par Jacques Charon et <em>Le Voyage de monsieur Perrichon</em> mise en scène de Jean Le Poulain. Des gros succès, des pièces plus discrètes, des opus en un acte, … le tout orchestré et joué par trois des meilleurs metteurs en scène en la matière – et avec un casting d&rsquo;exception : Yvonne Gaudeau, Françoise Seignier, Michel Duchaussoy, Jacques Sereys, Claude Giraud, Paule Noëlle, … j’en oublie tellement il y en a.</span></p>
<p><iframe loading="lazy" src="http://www.editionsmontparnasse.fr/embed/17447K" width="640" height="390" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Une troupe prestigieuse qui a fait les grandes heures de cette institution dans les années 70 … et qui lui a donné un air de folie en mode colonie de vacances pour grands enfants qu’on n’est pas prêt d’oublier. Avec un esprit de camaraderie, une complicité et un plaisir palpables et délectables pour les interprètes &#8230; et le public visiblement conquis. Il faut dire que pour jouer les facéties de Perrichon, les roucoulades de <em>Doit-on le dire ?</em> ou les veuves quadra enamourées de <em>La Station Chambaudet</em>, il ne faut vraiment pas se prendre au sérieux … et être un bosseur exigeant. Parce Labiche, à jouer, … c’est rock’n roll. </span><span style="color: #000000;">Avec Feydeau et Courteline, il complète la triade des vaudevillistes français prestigieux. Et c’est ça qui est bien. Parce que ça fait rire ! Aux éclats ! </span></p>
<p><iframe loading="lazy" src="http://www.editionsmontparnasse.fr/embed/fa1k78" width="640" height="390" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Eugène Labiche n’avait pas son pareil pour dépeindre les travers de ses contemporains, leurs mesquineries, leurs ridicules, leur bêtise de bon bourgeois satisfait. Son arme : le vaudeville donc, un genre qu’on qualifierait volontiers de secondaire si l’on ne prenait en compte les difficultés qu’il impose en matière d’écriture … et de jeu. </span><span style="color: #000000;">Eh oui ! ce n’est pas du tout évident de faire rire, c’est même parfois complexe pour ne pas dire ardu. Il faut tenir la cadence et le registre. Et s’il est déjà délicat de composer une mécanique où péripéties rocambolesques, personnages farfelus et jeux de mots accrocheurs se mêlent sans s’étouffer ni tomber dans l’excès du grotesque, il est encore plus difficile d’en interpréter le texte avec justesse et disons le retenue. </span></p>
<p><iframe loading="lazy" src="http://www.editionsmontparnasse.fr/embed/ME4BBN" width="640" height="390" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Victor Hugo et son <em>Ruy Blas</em> n’ont pas le monopole du coriace en matière dramaturgique ; en cela Labiche se défend très bien. L&rsquo;interpréter sur scène est assez glissant, amateurs s’abstenir. </span><span style="color: #000000;">Un exercice auquel les acteurs de la Comédie française se sont pourtant toujours essayés avec succès. La Grande Maison est exigeante en matière de compétences, on n’y entre pas comme dans un moulin et les sociétaires sont tenus de passer sans répit de la tragédie la plus sombre de Racine aux éclats burlesques de ces auteurs chers au XIXème siècle. En un claquement de doigts. Grand écart stylistique qu’ils accomplissent d’un geste et d’une tonalité de voix (ils n’ont gère le choix avec une prog qui peut alterner sans complexe Marivaux en après midi … et Bourdet en soirée).</span></p>
<p><iframe loading="lazy" src="http://www.editionsmontparnasse.fr/embed/o6Qo9g" width="640" height="390" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Il faut avoir les épaules, et ils les ont. Légers et professionnels même quand ils poussent la chansonnette dont l&rsquo;humoriste adorait truffer ses textes – n’a-t-il pas travaillé avec Offenbach dont il reprend les morceaux de bravoure tirés de <em>La Périchole, La Grande Duchesse de Gérolstein</em> ou <em>La Vie parisienne</em>, avec des paroles à se rouler par terre (les textes initiaux étaient déjà cocasses, mais cette version inattendue et cocasse vous fera pleurer de rire). </span><span style="color: #000000;"> Vous l’aurez compris : le mariage Labiche/Comédie française tient bien la route. Dixit les 5 pièces que nous avons dévorées avec un bonheur non feint et ces petits plus savourés avec la délectation de spectateurs en mal d’évasion :</span></p>
<ul>
<li style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">la diction des acteurs : c’est peut-être du vaudeville, le texte est néanmoins prononcé à la voyelle prêt, avec l’exigence d’un alexandrin ;</span></li>
<li style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"> l’intégration des parties chantées dans les répliques avec parfois cette impression hilarante de regarder <em>Les demoiselles de Rochefort</em> en crinoline ;</span></li>
<li style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">des crinolines, justement et des costumes superbes, colorés, travaillés, d’époque, élégants, beaux, aussi bien pour les hommes que pour les femmes ;</span></li>
<li style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"> des décors ingénieux, notamment celui de <em>La Station Chambaudet</em> qui se métamorphose à vue, avec des panneaux tournants, des meubles qui s’inversent et un lustre qui s’ouvre et se referme comme par magie ;</span></li>
<li style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">des figurants ! oui, des figurants, et des acteurs de compétition dans les seconds rôles… et même un chien, un vrai … avec un nœud bleu assorti à la toilette de sa maîtresse.</span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Situations impossibles, maris, femmes, amants, chansons, humour, caricature, costumes et décors léchés : on aime, on en redemande, parce que c’est drôle, parce que c’est intelligent, parce que ces histoires d’ego déplacés nous aèrent un peu les méninges tout en demeurant d&rsquo;actualité car lles expriment la vanité humaine, parce que c’est une leçon de théâtre qui s’ignore.</span></p>
<p><span style="color: #000000;"><strong>Et plus si affinités</strong></span></p>
<p><strong><a href="http://www.editionsmontparnasse.fr/p1447/Eugene-Labiche-Coffret-DVD">http://www.editionsmontparnasse.fr/p1447/Eugene-Labiche-Coffret-DVD</a></strong></p>
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		<item>
		<title>Les Boulingrin – Courteline : vaudeville sanglant et prélude à l&#8217;absurde</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/les-boulingrin-courteline-vaudeville-sanglant-et-prelude-a-labsurde/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 Aug 2015 08:55:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Spectacles]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En matière de vaudeville, on vous a jusqu&#8217;à présent surtout parlé de Labiche et Feydeau. Négligence ! Oubli coupable ! Et Courteline dans tout ça ? Spécialiste de la pièce courte et lapidaire, il complète la triade des spécialistes du genre avec une nuance de taille : si Labiche présente la niaiserie suffisante de ses contemporains, si Feydeau détaille les mœurs gentiment crapuleuses et grotesques de ses pairs, Courteline quant à lui donne délibérément...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">En matière de vaudeville, on vous a jusqu&rsquo;à présent surtout parlé de Labiche et Feydeau. Négligence ! Oubli coupable ! Et Courteline dans tout ça ? Spécialiste de la pièce courte et lapidaire, il complète la triade des spécialistes du genre avec une nuance de taille : si Labiche présente la niaiserie suffisante de ses contemporains, si Feydeau détaille les mœurs gentiment crapuleuses et grotesques de ses pairs, Courteline quant à lui donne délibérément dans le trash le plus absolu.</p>
<p><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2015/08/boulingrin.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-23183" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2015/08/boulingrin.jpg" alt="boulingrin" width="480" height="360" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2015/08/boulingrin.jpg 480w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2015/08/boulingrin-288x216.jpg 288w" sizes="auto, (max-width: 480px) 100vw, 480px" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Pour preuve ce petit bijou de délire qu&rsquo;est <i>Les Boulingrin</i>. Ce n&rsquo;est pas pour rien si cette saynète ultra rapide (une demi heure, pas plus) fut jouée pour la première fois en 1898 au théâtre du Grand Guignol, temple du meurtre factice et de l&rsquo;humour noir. C&rsquo;est que Courteline y brosse une querelle de ménage qui manque de tourner au massacre domestique avec comme témoin, arbitre et victime collatérale le pauvre Des Rillettes, qui pensait intégrer le foyer de ces connaissances pour y nicher comme pique assiette.</p>
<p style="text-align: justify;">Raté !!!! A peine installé dans la salle à manger à détailler le confort douillet des lieux, il voit débouler un doublon de furies se crêpant le chignon. Décidément le ménage Boulingrin bat de l&rsquo;aile, s&rsquo;insultant copieusement, à deux doigts de s&rsquo;éviscérer avec férocité, et il le fait savoir au nouvel arrivant qui va en pâtir physiquement. Farce typique de la guerre des sexes … sauf que la mise en scène de Paul Vecchiali datée de 1995 explore le sujet un peu plus loin, faisant clairement ressortir le surréalisme affleurant dans le traitement du thème.</p>
<p><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2015/08/77_g_bouligrins.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-23182" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2015/08/77_g_bouligrins-494x277.jpg" alt="77_g_bouligrins" width="494" height="277" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2015/08/77_g_bouligrins-494x277.jpg 494w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2015/08/77_g_bouligrins-288x162.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2015/08/77_g_bouligrins.jpg 615w" sizes="auto, (max-width: 494px) 100vw, 494px" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Bonne ivre morte, salon en feu, Des Rillettes volontairement battu et torturé, ambiguïté d&rsquo;un couple dont on ne sait si au fond il n&rsquo;adore pas terroriser ses visiteurs avec ce comportement de psychopathe, tout est fait pour tracer le lien avec ce grand chef d’œuvre de l&rsquo;absurde qu&rsquo;est <i>La Cantatrice chauve, </i>y compris et surtout la direction des interprètes Dominique Constanza, Gérard Giroudon, Bruno Raffaelli et Véronique Vella, de la Comédie française, qui se prêtent au jeu avec exultation.</p>
<p style="text-align: justify;">Au cœur du processus, des répliques toujours plus cinglantes, dites sur une tonalité menaçante, qui tiennent à la fois de la confidence, de la complainte et de l&rsquo;intimidation. On rit mais la violence est extrême, psychologique, verbale, et un brin tragique, car c&rsquo;est ici le spectacle bien triste de deux personnes qui se haïssent à force de ne plus communiquer, mais n&rsquo;hésitent pas à s&rsquo;exhiber sans pudeur … pour se débarrasser d&rsquo;un gêneur ? Qui sait ? Et c&rsquo;est cette équivoque qui donne tout son piquant à cette lecture.</p>
<p><b>Et plus si affinités</b></p>
<p><a href="http://www.agatfilmsetcie.com/fiche-film.php?id=97">http://www.agatfilmsetcie.com/fiche-film.php?id=97</a></p>
<p>Cet article <a href="https://www.theartchemists.com/les-boulingrin-courteline-vaudeville-sanglant-et-prelude-a-labsurde/">Les Boulingrin – Courteline : vaudeville sanglant et prélude à l&rsquo;absurde</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.theartchemists.com">The ARTchemists</a>.</p>
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