﻿<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>biopic</title>
	<atom:link href="https://www.theartchemists.com/search/biopic/feed/rss2/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.theartchemists.com/</link>
	<description></description>
	<lastBuildDate>Wed, 04 Feb 2026 11:33:42 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.9.1</generator>
	<item>
		<title>Miss Potter : petits animaux et stratégie d’émancipation</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/miss-potter-film-analyse/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Dauphine De Cambre]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Feb 2026 11:33:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=38469</guid>

					<description><![CDATA[<p>Avec Miss Potter (2006), le réalisateur Chris Noonan s’attaque à un exercice périlleux : raconter la naissance d’une œuvre mondialement connue sans la réduire à une aimable anecdote biographique. Le film choisit une voie médiane, parfois fragile mais assumée, entre reconstitution historique, portrait intime et réflexion sur la création féminine dans l’Angleterre édouardienne. Beatrix Potter entre douceur et fermeté Beatrix Potter n’y est pas présentée comme une enfant éternelle ni...</p>
<p>Cet article <a href="https://www.theartchemists.com/miss-potter-film-analyse/">Miss Potter : petits animaux et stratégie d’émancipation</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.theartchemists.com">The ARTchemists</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2026/02/The-ARTchemists-Miss-Potter.jpg" alt="affiche film Miss Potter" class="wp-image-38474"/></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Avec <em>Miss Potter</em> (2006), le réalisateur <a href="http://imdb.com/fr/name/nm0003088/?reasonForLanguagePrompt=browser_header_mismatch">Chris Noonan</a> s’attaque à un exercice périlleux : raconter la naissance d’une œuvre mondialement connue sans la réduire à une aimable anecdote biographique. Le film choisit une voie médiane, parfois fragile mais assumée, entre reconstitution historique, portrait intime et réflexion sur la création féminine dans l’Angleterre édouardienne.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Miss Potter (2006) Official Trailer - Renée Zellweger, Ewan McGregor Movie HD" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/PqF25DJk-fo?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Beatrix Potter entre douceur et fermeté</h2>



<p><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Beatrix_Potter">Beatrix Potter</a> n’y est pas présentée comme une enfant éternelle ni comme une héroïne flamboyante. Elle est une femme discrète, méthodique, obstinée, enfermée dans un milieu bourgeois qui tolère l’originalité tant qu’elle reste décorative. Le film s’attarde sur ce moment précis où le dessin et l’écriture cessent d’être un refuge privé pour devenir un acte public, économique, presque politique.</p>



<p><a href="https://www.instagram.com/renee__zellweger/">Renée Zellweger</a> compose une Beatrix retenue, parfois presque raide, mais jamais mièvre. Son jeu repose sur une tension permanente entre douceur apparente et fermeté intérieure. Le film montre avec justesse que l’émancipation de Beatrix ne passe ni par la rupture spectaculaire ni par la provocation, mais par la constance : publier, retravailler, négocier, recommencer. La création est ici une discipline avant d’être une inspiration.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’œuvre survit à la perte</h2>



<p>La relation avec Norman Warne, interprété par <a href="https://www.instagram.com/officialewanmcgregor_/">Ewan McGregor</a>, constitue le cœur émotionnel du récit. Elle n’est pas idéalisée comme une passion romanesque, mais présentée comme une alliance intellectuelle et affective rare, fondée sur la reconnaissance mutuelle. Le film évite le piège du grand amour rédempteur : la disparition de Norman ne suspend pas la trajectoire de Beatrix, elle la reconfigure. L’œuvre survit à la perte, et c’est peut-être là le geste le plus fort du film.</p>



<p>Visuellement, <em>Miss Potter</em> s’autorise une élégance mesurée. Les incursions animées des personnages dessinés — Pierre Lapin et ses congénères — ne cherchent pas l’esbroufe. Elles fonctionnent comme des respirations mentales, des manifestations ponctuelles de l’imaginaire de Beatrix, sans jamais envahir le récit. Le film reste solidement ancré dans le réel : intérieurs contraignants, paysages du Lake District, espaces où la liberté se conquiert lentement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La responsabilité de l’artiste face au monde</h2>



<p>Le dernier mouvement du film, consacré à l’achat des terres et à l’engagement écologique de Beatrix Potter, donne une profondeur inattendue au portrait. La création ne se limite plus à l’objet livre ; elle devient action, préservation, transmission. En cela, <em>Miss Potter</em> dépasse le simple cadre du biopic artistique pour interroger la responsabilité de l’artiste face au monde.</p>



<p>Sans être formellement audacieux, <em>Miss Potter</em> se distingue par sa retenue et son refus de la dramatisation excessive. Il propose un récit où la douceur n’est jamais synonyme de faiblesse, et où la persévérance silencieuse devient un mode d’affirmation. Un film modeste en apparence, mais d’une cohérence remarquable, qui restitue à Beatrix Potter ce qu’elle fut avant tout : une femme qui a su faire de son imaginaire un territoire durable.</p>



<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-678cc482" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns alignfull has-1-columns has-desktop-equal-layout has-tablet-equal-layout has-mobile-collapsedRows-layout has-reverse-columns-mobile has-vertical-bottom ticss-c00aadba"><div class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-overlay"></div><div class="innerblocks-wrap">
<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-column-4d412c51" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-column">
<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



<p class="has-text-align-center has-text-color" style="color:#fefefe">Vous avez des envies de culture ? Cet article vous a plu ?</p>



<p class="has-text-align-center has-white-color has-text-color has-link-color wp-elements-1f8d65ae5010caf357370e52851cb13c">Vous désirez soutenir l&rsquo;action de The ARTchemists ?</p>



<div class="wp-block-buttons is-content-justification-center is-layout-flex wp-container-core-buttons-is-layout-16018d1d wp-block-buttons-is-layout-flex">
<div class="wp-block-button is-style-primary" style="font-style:normal;font-weight:700"><a class="wp-block-button__link has-white-color has-vivid-cyan-blue-background-color has-text-color has-background has-link-color wp-element-button" href="https://www.theartchemists.com/boutique/">RDV sur notre e-shop !</a></div>
</div>
</div>
</div></div>
<p>Cet article <a href="https://www.theartchemists.com/miss-potter-film-analyse/">Miss Potter : petits animaux et stratégie d’émancipation</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.theartchemists.com">The ARTchemists</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>The Apprentice : Trump mode d’emploi</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/the-apprentice-film/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Jan 2026 11:48:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=38450</guid>

					<description><![CDATA[<p>Ok, ok, Trump par-ci Trump par là, POTUS Trump colonise actuellement le devant de la scène médiatique avec ses projets d’invasion tout azimut, sa manière de gérer l’immigration et l’opposition en mode facho, sans compter sa mauvaise foi, son égo surdimensionné et sa manière clairement assumée de nous prendre tous.tes pour des cons. Si vous êtes comme moi, vous frisez l’overdose et la crise de panique. Raison de plus pour...</p>
<p>Cet article <a href="https://www.theartchemists.com/the-apprentice-film/">The Apprentice : Trump mode d’emploi</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.theartchemists.com">The ARTchemists</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<figure class="wp-block-image size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="450" height="600" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2026/01/The-ARTchemists-the-Apprentice.jpg" alt="The apprentice" class="wp-image-38451" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2026/01/The-ARTchemists-the-Apprentice.jpg 450w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2026/01/The-ARTchemists-the-Apprentice-216x288.jpg 216w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2026/01/The-ARTchemists-the-Apprentice-371x494.jpg 371w" sizes="(max-width: 450px) 100vw, 450px" /></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Ok, ok, Trump par-ci Trump par là, POTUS Trump colonise actuellement le devant de la scène médiatique avec ses projets d’invasion tout azimut, sa manière de gérer l’immigration et l’opposition en mode facho, sans compter sa mauvaise foi, son égo surdimensionné et sa manière clairement assumée de nous prendre tous.tes pour des cons. Si vous êtes comme moi, vous frisez l’overdose et la crise de panique. Raison de plus pour visionner l’excellent si juste et un brin prophétique <em>The Apprentice</em>. Et prions tous pour que nos dirigeants aient aussi regardé le film d’<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Ali_Abbasi">Ali Abbasi</a> qui peut faire figure de mode d’emploi de Mister Orange.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="THE APPRENTICE - Bande-annonce VOST" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/qbJJW6JqVx8?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Des règles simples</h2>



<p><em>The Apprentice</em> : l’apprenti, le novice. Titre aussi simple et dépouillé que juste puisque ces 122 minutes échevelées évoquent comment petit poussin <a href="https://www.theartchemists.com/?s=trump">Trump</a> est devenu le charognard qu’on connaît aujourd’hui. Issu d’une meute menée de main de fer par un patriarche peu amène, Trump jeune adulte n’a guère d’aura, encore moins de pratique et surtout pas de réseau. S’il a les dents longues, elles ne brillent encore pas et ne trouent pas le parquet.</p>



<p>Tout ça va changer quand <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Roy_Cohn">Roy Cohn</a> le prend sous son aile. Avocat à droite toute qui se targue d’avoir conduit Ethel Rosenberg à la chaise électrique, Cohn est connu pour être un vrai salopard sans principe qui n’hésite pas à défendre les pontes de la mafia et se conduit un peu comme un parrain. Ses règles sont simples :</p>



<p><strong>1. Attaquer, attaquer, attaquer&nbsp;: </strong>Ne jamais se défendre passivement. Toujours contre-attaquer, intimider, saturer l’espace médiatique. L’offensive permanente comme stratégie de domination.</p>



<p><strong>2. </strong><strong>Ne jamais admettre ses torts. </strong>Même face à l’évidence. Reconnaître une faute, c’est perdre. Le déni devient une arme politique et psychologique.</p>



<p><strong>3. </strong><strong>Toujours proclamer la victoire, </strong><strong>p</strong>eu importe la réalité des faits. Il faut affirmer qu’on a gagné, imposer son propre récit, jusqu’à ce qu’il devienne la vérité perçue.</p>



<div class="wp-block-group has-white-color has-vivid-cyan-blue-to-vivid-purple-gradient-background has-text-color has-background has-link-color wp-elements-913432c5d0b7686569c91cba5c25ef20" style="font-style:normal;font-weight:600"><div class="wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained">
<p><strong>A lire également</strong></p>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="https://www.theartchemists.com/peur-bob-woorward-passe-la-presidence-trump-au-crible/">Peur : Bob Woorward passe la présidence Trump au crible …</a></li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="https://www.theartchemists.com/trump-culture/">Trump vs la culture, l’art et l’éducation : tableau critique d’un torpillage artistique intensif</a></li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="https://www.theartchemists.com/operation-trump-documentaire/">« Opération Trump, les espions russes à la conquête de l’Amérique » : histoire d’une trahison qui ne dit pas son nom ?</a></li>
</ul>
</div></div>



<h2 class="wp-block-heading">Un prédateur aux appétits d’ogre</h2>



<p>Voici donc le <strong>socle idéologique et comportemental</strong> que Cohn inculque à son protégé. La grille de lecture nécessaire pour comprendre un Trump qui va construire son personnage public selon cette triade. Deux heures durant, nous voyons le petit affairiste de l’immobilier muter en business prédateur aux appétits d’ogre et aux goûts pour le moins douteux. Au bureau ou chez soi, en public ou dans l’intimité, le portrait n’est guère flatteur, le monsieur imprévisible et égocentrique. Surtout lâche, déloyal et traître.</p>



<p>Cohn en fera les frais, de même sa première épouse Ivana, séduite puis progressivement abandonnée car lui faisant de l’ombre. Scène après scène, le portrait s’affine, les ressorts psychologiques apparaissent, les mécanismes se mettent en place. Au final c’est un Trump enfermé dans sa vision du monde qui s’impose, prêt à écraser tout ce qui ne lui convient pas. Tyrannique, infantile, incapable d’émotions pleutre, résolu à tout bouffer, y compris le fric de ses parents.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Fauves politiques et profils retors</h2>



<p>Mais qui recule quand on lui dit non. Ce que Cohn aurait dû faire rapidement. Raté. Il se fera bouffer sans pitié … et sans combattre. Peut-être en visionnant ce parcours initiatique, vous vous direz que c’est un peu exagéré. Si seulement… mais non. Aux commandes du scénario, le journaliste <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Gabriel_Sherman">Gabriel Sherman</a> à qui l’on doit <em>The Loudest Voice in the Room: How the Brilliant, Bombastic Roger Ailes Built Fox News – and Divided a Country, </em>enquête qui servit de base à l’excellente série <em><a href="https://www.theartchemists.com/film-loudest-voice-biopic-roger-ailes/">The Loudest voice</a></em>. Un portrait aussi juste qu’effrayant de Roger ailes qui façonna Fox news.</p>



<p>En d’autres termes Sherman s’y connaît en fauves politiques et en profils retors et sans vergogne. Son récit est servi par une mise en scène nerveuse, speedée, dans une new-York des années 80 entre lumières et déchéance, nouveaux riches et misère crasse. Le binôme Sebastian Stan (sidérant en Trump junior maladroit mais motivé) / Jeremy Strong (impeccable Roy Cohn) saisit aux tripes un spectateur subjugué, fasciné. Et flippé quand il comprend de quel monstre Cohn va accoucher sans même s’en rendre compte.</p>



<p>Preuve que le film voit juste, on a peiné à le diffuser aux USA où la team de campagne de Trump a tout fait pour bloquer la sortie en salles (on comprend pourquoi). Raison de plus pour le visionner maintenant et fissa, histoire de comprendre un peu plus la logique et la conception du monde trumpienne. Un mode d&#8217;emploi très utile par les temps qui courent.</p>



<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-678cc482" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns alignfull has-1-columns has-desktop-equal-layout has-tablet-equal-layout has-mobile-collapsedRows-layout has-reverse-columns-mobile has-vertical-bottom ticss-c00aadba"><div class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-overlay"></div><div class="innerblocks-wrap">
<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-column-4d412c51" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-column">
<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



<p class="has-text-align-center has-text-color" style="color:#fefefe">Vous avez des envies de culture ? Cet article vous a plu ?</p>



<p class="has-text-align-center has-white-color has-text-color has-link-color wp-elements-1f8d65ae5010caf357370e52851cb13c">Vous désirez soutenir l&rsquo;action de The ARTchemists ?</p>



<div class="wp-block-buttons is-content-justification-center is-layout-flex wp-container-core-buttons-is-layout-16018d1d wp-block-buttons-is-layout-flex">
<div class="wp-block-button is-style-primary" style="font-style:normal;font-weight:700"><a class="wp-block-button__link has-white-color has-vivid-cyan-blue-background-color has-text-color has-background has-link-color wp-element-button" href="https://www.theartchemists.com/boutique/">RDV sur notre e-shop !</a></div>
</div>
</div>
</div></div>
<p>Cet article <a href="https://www.theartchemists.com/the-apprentice-film/">The Apprentice : Trump mode d’emploi</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.theartchemists.com">The ARTchemists</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Gothic : l’esprit romantique comme un cauchemar déjanté</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/gothic-film-ken-russell/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Dec 2025 11:41:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=38406</guid>

					<description><![CDATA[<p>Alors que Dauphine boucle son article sur le biopic Mary Shelley, je ne peux m’empêcher d’évoquer le sulfureux Gothic du non moins sulfureux Ken Russell. Dans la filmo du Monsieur, Tommy, The Devils, La Symphonie pathétique et j’en passe… une succession de longs métrages bien secouants pour ne pas dire frénétiques. Russell n’était pas tendre avec son public, aimant retourner les consciences. C’est le cas avec Gothic (1986) qui revient...</p>
<p>Cet article <a href="https://www.theartchemists.com/gothic-film-ken-russell/">Gothic : l’esprit romantique comme un cauchemar déjanté</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.theartchemists.com">The ARTchemists</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="450" height="606" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/12/The-ARTchemists-Gothic.jpg" alt="affiche du film de Ken Russell Gothic" class="wp-image-38407" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/12/The-ARTchemists-Gothic.jpg 450w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/12/The-ARTchemists-Gothic-214x288.jpg 214w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/12/The-ARTchemists-Gothic-367x494.jpg 367w" sizes="auto, (max-width: 450px) 100vw, 450px" /></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Alors que Dauphine boucle son article sur le biopic <em><a href="https://www.theartchemists.com/film-mary-shelley-2017-haifaa-al-mansour/">Mary Shelley</a></em>, je ne peux m’empêcher d’évoquer le sulfureux <em>Gothic</em> du non moins sulfureux <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Ken_Russell">Ken Russell</a>. Dans la filmo du Monsieur, <em>Tommy</em>, <em><a href="https://www.theartchemists.com/film-diables-ken-russell/">The Devils</a></em>, <em>La Symphonie pathétique</em> et j’en passe… une succession de longs métrages bien secouants pour ne pas dire frénétiques. Russell n’était pas tendre avec son public, aimant retourner les consciences. C’est le cas avec <em>Gothic</em> (1986) qui revient sur la nuit dantesque où les mythes littéraires du vampire et du monstre de Frankenstein furent mis au monde, dans le sang et la douleur, cela va de soi.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Gothic (1986) ORIGINAL TRAILER [HD 1080p]" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/J_JQ8o2M68w?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Accoucher du pire récit d’horreur qui soit</h2>



<p>Été 1816&nbsp;: le poète Shelley, sa compagne Mary et la demi-sœur de celle-ci, Claire, rallient la Suisse et la villa Diodati où le grand auteur Lord Byron s’est réfugié pour échapper au scandale. Il faut dire que Mister Byron a une vie pour le moins dissolue. Grand amateur de dames (y compris sa demi-sœur, ce qui explique le scandale), ce nihiliste impénitent boit, se drogue, écrit, et invoque les esprits. A l’excès. Dans son sillage, sa ménagerie et le docteur Polidori, médecin dandy aux plaisanteries douteuses qui se réfugie dans la religion pour échapper à ses attirances homosexuelles.</p>



<p>Pas vraiment des modèles d’équilibre donc, idem pour Percy et sa belle-sœur. Au milieu de tout ça, Mary, éprouvée par l’instabilité de son compagnon et la récente perte de son enfant, tente de conserver un brin de stabilité mentale. Pas évident évident alors que le temps se détraque, qu’un orage épouvantable s’abat sur la villa, et que, pour passer le temps, on fait tourner les tables et se lance un challenge&nbsp;: accoucher du pire récit d’horreur qui soit. C’est cet accouchement que Russel va raconter, avec l’outrance qu’on lui connaît. Une outrance d’une rare justesse.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Entre création et anéantissement</h2>



<p>Décors baroques, visions cauchemardesques, courses folles dans des combles et des caves sordides où grouillent la vermine, nos quatre loulous vont jouer à se faire peur. Et ils vont aller trop loin. Bien trop loin. Dans ces pièces truffées d’armures et d’automates, où les ombres enragées par la tempête trompent les esprits embués par la drogue et l’alcool, il est facile d’imaginer le pire. Et d’exacerber ses obsessions, ses peurs viscérales. C’est cette étincelle créatrice flirtant avec l’anéantissement que Russell traque, dans le sillage d’interprètes hallucinés et particulièrement convaincants.</p>



<p>Gabriel Byrne en Byron nonchalant et malsain, Julian Sands en Shelley désaxé et perdu, Natasha Richardson en Mary Shelley rongée d’angoisse et de culpabilité, Myriam Cyr en Claire hystérique, Timothy Spall en Polidori autodestructeur&nbsp;: le quintet est mené de main de maître par un réalisateur particulièrement doué quand il s’agit de représenter la démesure, la folie. Or peut-on engendrer ces deux monuments de la culture pop cités plus haut sans passer par la case dinguerie absolue&nbsp;? Et l’annihilation&nbsp;complète&nbsp;?</p>



<p>Russell ne pose pas la question, il apporte une réponse qui fait frémir. L’atmosphère poisseuse du film, ce sentiment d’évoluer dans un rêve bizarre virant en une seconde au cauchemar (le célébrissime tableau <em><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Cauchemar_(F%C3%BCssli,_D%C3%A9troit)">Le Cauchemar</a></em> de Füslli préside à cette résidence d’artistes qui a tout de l’escape game horrifique), la vision prophétique du destin funeste de ces génies voués au chagrin et au trépas… Outre la naissance de deux créatures littéraires mythiques, le film donne ainsi à ressentir ce que l’esprit romantique portait en soi de macabre, de morbide, de sombre. Et de génialement provocateur, de totalement innovant, de complètement intense.</p>



<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-678cc482" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns alignfull has-1-columns has-desktop-equal-layout has-tablet-equal-layout has-mobile-collapsedRows-layout has-reverse-columns-mobile has-vertical-bottom ticss-c00aadba"><div class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-overlay"></div><div class="innerblocks-wrap">
<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-column-4d412c51" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-column">
<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



<p class="has-text-align-center has-text-color" style="color:#fefefe">Vous avez des envies de culture ? Cet article vous a plu ?</p>



<p class="has-text-align-center has-white-color has-text-color has-link-color wp-elements-1f8d65ae5010caf357370e52851cb13c">Vous désirez soutenir l&rsquo;action de The ARTchemists ?</p>



<div class="wp-block-buttons is-content-justification-center is-layout-flex wp-container-core-buttons-is-layout-16018d1d wp-block-buttons-is-layout-flex">
<div class="wp-block-button is-style-primary" style="font-style:normal;font-weight:700"><a class="wp-block-button__link has-white-color has-vivid-cyan-blue-background-color has-text-color has-background has-link-color wp-element-button" href="https://www.theartchemists.com/boutique/">RDV sur notre e-shop !</a></div>
</div>
</div>
</div></div>
<p>Cet article <a href="https://www.theartchemists.com/gothic-film-ken-russell/">Gothic : l’esprit romantique comme un cauchemar déjanté</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.theartchemists.com">The ARTchemists</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Haifaa al-Mansour — Mary Shelley (2017) : naissance d’un mythe, combat d’autrice</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/film-mary-shelley-2017-haifaa-al-mansour/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Dauphine De Cambre]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Dec 2025 10:19:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=38403</guid>

					<description><![CDATA[<p>Avec Mary Shelley (2017), la réalisatrice saoudienne Haifaa al-Mansour raconte comment Mary Shelley, jeune femme d’à dix-neuf ans, enfanta l’un des mythes fondateurs de la modernité. Le biopic n’a rien de décoratif ; il dissèque le processus de création littéraire, l’émergence d’une voix féminine dans un monde qui refuse de l’entendre. Un tumulte affectif et matériel Fille d’un philosophe radical et d’une pionnière du féminisme, Mary Wollstonecraft Godwin (Elle Fanning) grandit...</p>
<p>Cet article <a href="https://www.theartchemists.com/film-mary-shelley-2017-haifaa-al-mansour/">Haifaa al-Mansour — Mary Shelley (2017) : naissance d’un mythe, combat d’autrice</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.theartchemists.com">The ARTchemists</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="450" height="600" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/12/The-ARTchemists-mary-shelley.jpg" alt="affiche du film Mary Shelley" class="wp-image-38404" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/12/The-ARTchemists-mary-shelley.jpg 450w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/12/The-ARTchemists-mary-shelley-216x288.jpg 216w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/12/The-ARTchemists-mary-shelley-371x494.jpg 371w" sizes="auto, (max-width: 450px) 100vw, 450px" /></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Avec <em>Mary Shelley</em> (2017), la réalisatrice saoudienne <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Haifaa_al-Mansour">Haifaa al-Mansour</a> raconte comment Mary Shelley, jeune femme d’à dix-neuf ans, enfanta l’un des mythes fondateurs de la modernité. Le biopic n’a rien de décoratif ; il dissèque le processus de création littéraire, l’émergence d’une voix féminine dans un monde qui refuse de l’entendre.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="MARY SHELLEY Bande annonce VOST sortie le 08-08-2018" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/26QNiKKtke8?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un tumulte affectif et matériel</strong></h2>



<p>Fille d’un philosophe radical et d’une pionnière du féminisme, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Mary_Shelley">Mary Wollstonecraft Godwin</a> (Elle Fanning) grandit dans l’Angleterre corsetée du début du XIXeme siècle où l’audace intellectuelle féminine n’a pas encore droit de cité. À seize ans, elle rencontre le poète <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Percy_Bysshe_Shelley">Percy Bysshe Shelley</a> (Douglas Booth), dont l’idéalisme flamboyant l’attire autant qu’il la déstabilise. Leur relation — passionnée, chaotique, en rupture avec les conventions sociales — devient le catalyseur d’une série d’exils, de deuils et d’épreuves qui confrontent Mary à ses propres limites.</p>



<p>Dans ce tumulte affectif et matériel (le couple vit dans le dénuement), Mary cherche une voie qui soit la sienne : écrire, exister, signer son nom sans devoir se cacher derrière celui des hommes qui l’entourent. Son imagination, nourrie de lectures philosophiques, de récits gothiques et des tourments de sa vie personnelle, s’enrichit d’images obsédantes qu’elle ne parvient pas encore à organiser. Ce sera chose faite au terme de son séjour en Suisse ; accueillie ainsi que son compagnon et sa demi-sœur par le poète Byron et le docteur Polidori dans la villa Diodati, Mary enfantera son <em><a href="https://www.theartchemists.com/?s=frankenstein">Frankenstein</a></em>, une histoire de création et d’abandon, miroir déformé de ce qu’elle observe autour d’elle.<br /></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Gestation de l’intime</strong> <strong>et violence symbolique</strong></h2>



<p>Le film ne révèle pas le récit dans ses détails, mais montre comment cette étincelle littéraire, née dans un contexte de rivalités, de défis intellectuels et de solitude intérieure, constitue le point de départ d’un ouvrage qui transformera l’histoire de la littérature. Sans dévoiler les ressorts finaux, <em>Mary Shelley</em> raconte la gestation d’un mythe — non pas par le spectaculaire, mais par l’intime. Il montre comment une jeune femme, longtemps reléguée aux marges du génie masculin, parvient à inscrire sa voix dans un monde qui ne voulait pas l’entendre.</p>



<p>La réalisatrice choisit la voie du récit romanesque, en condensant certaines dates, en stylisant des figures, en accentuant quelques tensions. Il souligne ainsi la violence symbolique que subit Mary Wollstonecraft Godwin : fille de la philosophe féministe Mary Wollstonecraft (morte dix jours après sa naissance), adolescente prise dans les contradictions morales d’un cercle littéraire masculin, compagne puis épouse du poète Shelley, jeune mère endeuillée, autrice non reconnue, dont l’œuvre sera d’abord attribuée à son compagnon.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Épuisement émotionnel et tristesse de l’abandon</strong></h2>



<p>Al-Mansour restitue précisément le brouillard affectif et intellectuel dans lequel Mary tente d’écrire ; amour incandescent, pauvreté, instabilité, fausses promesses, pertes successives, les obstacles se multiplient sur la route de cette jeune fille. Le film rappelle avec force que l’écriture de <em>Frankenstein</em> n’est pas née d’une anecdote, mais d’un épuisement émotionnel, d’une lutte intérieure, d’une volonté de répondre au monde par une création qui le dépasse.</p>



<p>La célèbre nuit de 1816, chez Lord Byron, sur les bords du lac Léman est abordée avec beaucoup de retenue : l’orage, le défi littéraire, l’ennui brillant d’une jeunesse romantique ivre d’elle-même &#8230; le déclic n’a pourtant rien d’un jeu mondain. Mary, isolée, humiliée, consciente du mépris implicite des hommes qui l’entourent, voit surgir l’image qui deviendra le cœur du roman : un être créé par un homme, puis abandonné par lui. La créature n’est pas un monstre, elle est le miroir de Mary — une enfant abandonnée, une vie qu’on ne veut pas reconnaître.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une question de paternité</strong></h2>



<p>L’un des passages les plus poignants du film demeure celui où l’éditeur refuse de publier <em>Frankenstein</em> sous le nom de Mary Shelley. Il exige que Percy Shelley, plus “vendable”, préface et parraine l’ouvrage ; certains manuscrits seront même attribués à Percy plutôt qu’à Mary. Cette question de l’autorité littéraire, qui pourrait sembler anecdotique, est ici centrale : Qui a le droit de signer l’œuvre ? Qui a droit à l’histoire ?</p>



<p>Le film ne surjoue pas la colère : il montre la douleur silencieuse et digne d’une autrice à qui l’on confisque la parentalité de son propre livre — un écho direct au thème du créateur indigne dans <em>Frankenstein</em>. Mary n’abandonne pas son œuvre ; l’époque tente de lui en retirer la maternité. Ce renversement symbolique — l’autrice face à un monde qui doute de son talent, de son intelligence, de son autorité — est l’un des apports majeurs du film.</p>



<h1 class="wp-block-heading"><strong>U</strong><strong>n romantisme apaisé</strong></h1>



<p>Pour raconter cette vie de femme et d’autrice, Haifaa al-Mansour adopte une esthétique sobre, loin du baroque gothique que l’on associe souvent à <em>Frankenstein</em>. Couleurs froides et réelles, intérieurs modestes, la mise en scène privilégie le visage de Mary, son silence, ses respirations. Ce choix est politique : le fantastique n’est jamais illustré.<br />Ce qui compte, c’est la maturation intérieure du texte. L’horreur ne naît pas dans un laboratoire, mais dans la conscience d’une jeune femme qui voit le monde refuser toute responsabilité envers les êtres qu’il engendre — enfants, pauvres, marginaux, femmes. Le film propose ainsi une lecture profondément éthique du roman.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un appel moral</strong></h2>



<p>La réussite de <em>Mary Shelley</em>, c’est de faire comprendre que le roman n’est pas une fantaisie gothique, mais un <strong>appel moral</strong>. La Créature, figure tragique, exprime l’abandon, le manque d’amour, le besoin de reconnaissance, la souffrance d’exister sans place dans l’ordre social. Orpheline de mère, Mary,  qui a elle-même perdu trois enfants, transpose dans son récit un savoir intime : la douleur de voir la vie naître et mourir sans protection.</p>



<p>Ainsi, le film réinscrit <em>Frankenstein</em> dans sa source réelle : non une fable scientifique, mais une méditation sur la vulnérabilité. Al-Mansour rappelle également le lien essentiel entre Byron, Polidori, Shelley et Mary : c’est elle, et non eux, qui parvient à écrire le texte appelé à traverser les siècles. Le film souligne ce paradoxe : dans un cercle dominé par des génies proclamés, c’est la seule femme du groupe qui invente le mythe encore vivant aujourd’hui.</p>



<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-678cc482" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns alignfull has-1-columns has-desktop-equal-layout has-tablet-equal-layout has-mobile-collapsedRows-layout has-reverse-columns-mobile has-vertical-bottom ticss-c00aadba"><div class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-overlay"></div><div class="innerblocks-wrap">
<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-column-4d412c51" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-column">
<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



<p class="has-text-align-center has-text-color" style="color:#fefefe">Vous avez des envies de culture ? Cet article vous a plu ?</p>



<p class="has-text-align-center has-white-color has-text-color has-link-color wp-elements-1f8d65ae5010caf357370e52851cb13c">Vous désirez soutenir l&rsquo;action de The ARTchemists ?</p>



<div class="wp-block-buttons is-content-justification-center is-layout-flex wp-container-core-buttons-is-layout-16018d1d wp-block-buttons-is-layout-flex">
<div class="wp-block-button is-style-primary" style="font-style:normal;font-weight:700"><a class="wp-block-button__link has-white-color has-vivid-cyan-blue-background-color has-text-color has-background has-link-color wp-element-button" href="https://www.theartchemists.com/boutique/">RDV sur notre e-shop !</a></div>
</div>
</div>
</div></div>
<p>Cet article <a href="https://www.theartchemists.com/film-mary-shelley-2017-haifaa-al-mansour/">Haifaa al-Mansour — Mary Shelley (2017) : naissance d’un mythe, combat d’autrice</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.theartchemists.com">The ARTchemists</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La Femme de Tchaïkovski : passion à sens unique et autopsie de l’âme russe ?</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/femme-tchaikovski-film/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Dauphine De Cambre]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Jun 2025 15:59:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=38081</guid>

					<description><![CDATA[<p>C’est l’histoire d’un fiasco émotionnel programmé, une lente marche au suicide affectif. Un aveuglement volontaire, farouche, grandiose et pathétique à la fois. La Femme de Tchaïkovski relate l’impossible amour entre Antonina et Piotr, la relation à sens unique entre une aristocrate musicienne et un compositeur passionné. Kirill Serebrennikov décortique ici une obsession qui illustre les traits les plus forts et les plus sombres de l’âme russe. Un couple dysfonctionnel Forgée...</p>
<p>Cet article <a href="https://www.theartchemists.com/femme-tchaikovski-film/">La Femme de Tchaïkovski : passion à sens unique et autopsie de l’âme russe ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.theartchemists.com">The ARTchemists</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/06/The-ARTchemists-La-femme-de-Tchaikovski.jpg" alt="" class="wp-image-38084" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/06/The-ARTchemists-La-femme-de-Tchaikovski.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/06/The-ARTchemists-La-femme-de-Tchaikovski-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/06/The-ARTchemists-La-femme-de-Tchaikovski-494x395.jpg 494w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>C’est l’histoire d’un fiasco émotionnel programmé, une lente marche au suicide affectif. Un aveuglement volontaire, farouche, grandiose et pathétique à la fois. <em>La Femme de Tchaïkovski</em> relate l’impossible amour entre Antonina et Piotr, la relation à sens unique entre une aristocrate musicienne et un compositeur passionné. <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Kirill_Serebrennikov">Kirill Serebrennikov</a> décortique ici une obsession qui illustre les traits les plus forts et les plus sombres de l’âme russe.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="La Femme de Tchaïkovski - Bande-annonce officielle" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/5DnT4Brv2f0?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un couple dysfonctionnel</strong></h2>



<p>Forgée au fil des siècles par la littérature, la philosophie, la religion et l’histoire tumultueuse de ce trop grand pays, la notion d’âme russe englobe des traits psychologiques, spirituels, esthétiques&nbsp;: le mysticisme, la mélancolie, la souffrance, la dualité… Dostoïevski, Tchekhov, Tolstoï … on ne compte plus les artistes qui ont illustré, véhiculé ce concept, tenté d’en restituer les nuances, les subtilités, la profondeur, les tourments, la noirceur. Tchaïkovski de même&nbsp;: et son vécu matrimonial en est un reflet d’une rare intensité.</p>



<p>Jeune, belle, sensible, musicienne accomplie et romantique, Antonina Miliukova s’éprend du compositeur. Ce qu’elle ne sait pas, ce qu’elle ne perçoit pas, c’est que ce dernier, farouche célibataire, est homosexuel. Mais dans la Russie du XIXe siècle, on tait ce genre de penchant. Antonina va pourtant convaincre Piotr de l’épouser, ce dernier se laisse fléchir pour cacher ses attirances et sans rien en révéler à cette demoiselle si empressée. Mais très vite, le couple dysfonctionne, le mari ne supportant physiquement plus la proximité de cette épouse trop aimante.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Deux outsiders</strong></h2>



<p>Il va donc l’écarter, par tous les moyens, insultes, chantages menaces physiques. Mais plus il s’en éloigne, plus elle s’accroche, le poursuivant, le harcelant, jusque sur son lit de mort. Convaincue de son bon droit, persuadée qu’elle peut s’en faire aimer malgré tout, quitte à sombrer dans la misère et la démence. C’est cette lente décomposition que détaille Serebrennikov au fil d’un récit tissé d’ombres, de nuances grises et glaciales, de cruautés psychiques.</p>



<p>Dans cette Russie impériale et rétrograde où règne une indigence terrible, où les interdits et la l’obscurantisme religieux régissent les échanges, où même les relations amoureuses sont codifiées, Antonina et Piotr se présentent comme deux outsiders, qui vont s’entre-dévorer quand ils pourraient s’épauler, se soutenir. Les cadrages serrés, la crudité des images, la nudité des corps, tout concourt à distiller cette folie à l’œuvre, l’effondrement psychologique des deux personnages.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une vie fantasmée</strong></h2>



<p>Si Pyotr Ilyich Tchaïkovski gagnera la célébrité, Antonina, traitée en paria, finira seule, folle, démunie. Son seul recours&nbsp;pour ne pas totalement sombrer : se projeter dans une vie fantasmée où son Piotr, enfin, l’aime, la chérit. Des hallucinations entrecoupent le récit, nous plongeant un instant dans la psyché torturée de l’héroïne, le fantasme qui la submerge et l’émancipe. Antonina est une victime, mais en s’accrochant à cet amour impossible, elle s’érige en femme libre de ses choix, même si ces choix sont déraisonnables et fatals.</p>



<p>Soulignons à ce titre l’interprétation saisissante des deux héros&nbsp;: face à un <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Odin_Biron">Odin Lund Biron</a> balançant entre emportement, froideur et exacerbation, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Aliona_Mikha%C3%AFlova">Alyona Mikhailova</a> est à la fois discrète et fiévreuse, dure, intraitable, mystique… Un jeu impressionnant pour camper une femme à deux visages, pétrie de contradictions, pourtant une dans son désir de vaincre ce qui ne peut être vaincu, le penchant naturel de l’homme qu’elle aime. Et tant pis si elle y laisse tout.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une approche intimiste</strong></h2>



<p>Plus qu’un biopic fidèle, ce film a tout de l’envolée romanesque. Cet amour faussé reflète un monde en perdition, chaque épisode alimente le malaise, multipliant les éléments de déstabilisation pour égarer un spectateur confronté à la dureté de ces temps, la brutalité des rapports sociaux, la déliquescence d’une société au bord de l’implosion.</p>



<p>Notons à ce titre le travail des décors, des costumes, le jeu des couleurs froides où soudain le rouge écarlate d’une robe éclate comme une flamme de colère, un acte de rébellion. L’approche de Kirill Serebrennikov est intimiste, théâtrale, dans sa manière de saisir les regards, les gestes, les attitudes, le vide des espaces de vie au fur et à mesure que la misère s’installe.</p>



<div class="wp-block-group has-white-color has-vivid-cyan-blue-to-vivid-purple-gradient-background has-text-color has-background has-link-color wp-elements-ee8ca4853644ad9ebde4c39829252488" style="font-style:normal;font-weight:600"><div class="wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained">
<p><strong>A lire également</strong></p>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="https://www.theartchemists.com/livre-femmes-homosexuels-celebres/">Femmes d’homosexuels célèbres&nbsp;: le point sur 16 couples historiques</a></li>



<li><a href="https://www.theartchemists.com/anton-tchekhov-1890-du-veritable-usage-du-talent/">Anton Tchekhov 1890&nbsp;: du véritable usage du talent</a></li>



<li><a href="https://www.theartchemists.com/russie-temps-tsars-desir-dempire/">La Russie au temps des Tsars&nbsp;: un désir d’empire</a></li>
</ul>
</div></div>



<p>Ce récit est d’une grande dureté, impitoyable. La crise du couple fait écho à la chute imminente de toute une civilisation, une entrée pour le moins chaotique dans une modernité tissée d’instabilité, de désillusion. <em>La Femme de Tchaïkovski</em> n’est pas qu’un portrait de femme, c’est aussi un questionnement sur le rapport des êtres, leur impossible dialogue.</p>



<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-678cc482" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns alignfull has-1-columns has-desktop-equal-layout has-tablet-equal-layout has-mobile-collapsedRows-layout has-reverse-columns-mobile has-vertical-bottom ticss-c00aadba"><div class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-overlay"></div><div class="innerblocks-wrap">
<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-column-4d412c51" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-column">
<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



<p class="has-text-align-center has-text-color" style="color:#fefefe">Vous avez des envies de culture ? Cet article vous a plu ?</p>



<p class="has-text-align-center has-white-color has-text-color has-link-color wp-elements-1f8d65ae5010caf357370e52851cb13c">Vous désirez soutenir l&rsquo;action de The ARTchemists ?</p>



<div class="wp-block-buttons is-content-justification-center is-layout-flex wp-container-core-buttons-is-layout-16018d1d wp-block-buttons-is-layout-flex">
<div class="wp-block-button is-style-primary" style="font-style:normal;font-weight:700"><a class="wp-block-button__link has-white-color has-vivid-cyan-blue-background-color has-text-color has-background has-link-color wp-element-button" href="https://www.theartchemists.com/boutique/">RDV sur notre e-shop !</a></div>
</div>
</div>
</div></div>
<p>Cet article <a href="https://www.theartchemists.com/femme-tchaikovski-film/">La Femme de Tchaïkovski : passion à sens unique et autopsie de l’âme russe ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.theartchemists.com">The ARTchemists</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Ed Kemper (2025) : anatomie d’un prédateur selon Chad Ferrin</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/ed-kemper-film-2025/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Jun 2025 07:32:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=38059</guid>

					<description><![CDATA[<p>Zoom sur le film Ed Kemper ! Réalisé par Chad Ferrin, ce biopic retrace le parcours sanglant du « Co-Ed Killer » aka « L’Ogre de Santa Cruz ». Des surnoms forgés par des médias en mal de sensation, mais derrière ces appellations, il y a une réalité sordide que le film s’ingénie à restituer avec un réalisme aussi détestable que nécessaire. Et qui remet les pendules à l’heure. Gestation d’une dérive criminelle Un père...</p>
<p>Cet article <a href="https://www.theartchemists.com/ed-kemper-film-2025/">Ed Kemper (2025) : anatomie d’un prédateur selon Chad Ferrin</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.theartchemists.com">The ARTchemists</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/06/The-ARTchemists-Ed-kemper-2025.jpg" alt="" class="wp-image-38064" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/06/The-ARTchemists-Ed-kemper-2025.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/06/The-ARTchemists-Ed-kemper-2025-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/06/The-ARTchemists-Ed-kemper-2025-494x395.jpg 494w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Zoom sur le film <em>Ed Kemper </em>! Réalisé par <a href="https://www.instagram.com/chad.ferrin/">Chad Ferrin</a>, ce biopic retrace le parcours sanglant du « Co-Ed Killer » aka « L’Ogre de Santa Cruz ». Des surnoms forgés par des médias en mal de sensation, mais derrière ces appellations, il y a une réalité sordide que le film s’ingénie à restituer avec un réalisme aussi détestable que nécessaire. Et qui remet les pendules à l’heure.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Ed Kemper (2025) Official Trailer" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/hz6e8zYs6tg?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Gestation d’une dérive criminelle</h2>



<p>Un père absent, une enfance marquée par les abus&nbsp;: le moins qu’on puisse dire, c’est que les premières années de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Edmund_Kemper">Kemper</a> constituent un terreau plus que fertile pour sa dérive criminelle. Ferrin avec un œil expert trace les grandes lignes de cette gestation, en débutant par le meurtre fondateur, celui des grands-parents, que Kemper annonce à sa mère comme un défi. Tout est dit&nbsp;: sa carrière de serial killer servira d’exutoire pour s’émanciper d’une génitrice désaxée et castratrice dont il quête désespérément, sinon l’amour, du moins la reconnaissance.</p>



<p>Pas une excuse, me direz-vous, et vous aurez raison. Un psychologue conseillera au jeune Kemper rendu à la liberté après des années d’incarcération suivant ses deux premiers assassinats&nbsp;: «&nbsp;Surtout tenez-vous loin de votre mère&nbsp;», ce que le gamin ne fera pas. Le résultat, on le connaît&nbsp;: une dizaine de victimes, des jeunes filles mises à mort de la pire des façon, violées et démembrées post mortem, puis sa mère et une de ses amies. Le geste ultime, libérateur, puisque Kemper se rendra ensuite à la police pour aller croupir en prison.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Jouer à la poupée</strong></h2>



<p>La narration explore la transformation de Kemper en monstre. La barbarie des crimes, des dépeçages, des jeux sexuels nécrophiles sont abordés sans équivoque, le <em>modus operandi</em> relaté avec un réalisme prenant et écœurant. Ferrin capte l’horreur absolue que constitue ce type envahi par ses pulsions de mort. Maladroit d’abord, de plus en plus rôdé avec la pratique, froid, calculateur, désinhibé. Prenant de l’assurance quand il aborde ses proies mais grognant, hurlant comme un animal au moment de les mettre à mort.</p>



<p>Des victimes qui ne sont rien d’autres que des poupées, des jouets que Kemper, gigantesque (il faisait deux mètres de haut pour 136 kilos), photographie, déplace, découpe, baise à loisir avant de s’en débarrasser dans des sacs poubelles comme de vulgaires ordures. Choquant, c’est le moins que l’on puisse dire, d’autant que le réalisateur montre les choses sans les enjoliver. Pas de mise en scène baroque comme dans <em><a href="https://www.theartchemists.com/cell-labyrinthe-mental-tueur-psychopathe/">The Cell</a></em>, de jeux d’ombre et de lumière comme dans <em>Seven</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une confrontation œdipienne</strong></h2>



<p>Là c’est brut de décoffrage, à la manière de <em>H</em><em>enry, portrait of a serial killer</em>, mais en pleine lumière et sans s’appesantir sur les détails gore qui n’en sont que plus frappants. La focale est faite sur le comportement quotidien de ce garçon, qui fantasme sur l’éviscération du chat du voisin en bouffant ses céréales, qui se désape intégralement pour abuser les corps, qui annonce le plus naturellement à sa mère qui l’engueule de rentrer si tard qu’il n’a pas le temps, vu qu’il a tué et violé une jeune fille et qu’il veut aller se doucher.</p>



<p>Le film repose ainsi sur la performance pour le moins exceptionnelle de <a href="https://www.instagram.com/brandonkirkactor/?hl=fr">Brandon Kirk</a> qui plante un Kemper d’autant plus effrayant que sa part d’humanité n’est jamais niée mais questionnée : est-il possédé ? Une victime ? Ou a-t-il le mal dans la peau naturellement ? Car d’autres que lui, maltraités, n’ont jamais sombré dans pareille violence. Alors pourquoi ? Face à lui, <a href="https://www.imdb.com/fr/name/nm0698160/bio/">Susan Priver</a> incarne Clarnell Strandberg, la mère dévoratrice. Leur confrontation, œdipienne en diable, est inscrite au cœur de cette course à la mort, comme une bombe à retardement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un danger constant</h2>



<p>Cette course à la mort, on en sait l’issue. Pourtant, Ferrin arrive à nous faire frémir, sursauter. La mère, si elle est manipulatrice et alcoolique, n’en est pas moins futée&nbsp;; elle comprend très vite que son fils a vrillé, elle cherche, elle veut savoir. L’ambiance en cet instant devient hitchcockienne. On sent la peur envahir l’espace, tandis que ce grand mec mal dans son corps évolue dans la maison. Dangereux, à l’affût, prêt à exploser n’importe quand.</p>



<p>Ferrin sait y faire pour nous transmettre cette angoisse, ce sentiment de danger constant. De fait, le tueur en série, sous couvert d’intégration, passe sa vie à se projeter dans les meurtres passés et à venir, expérimentant avec les dépouilles, conservant trophées et photographies de ses méfaits, fantasmant les passages à l’acte prochains. <em>Ed Kemper</em> est particulièrement juste à ce propos. Le film a également le mérite de refuser toute esthétisation, toute «&nbsp;romantisation&nbsp;».</p>



<p>Clairement, il s’agit de pénétrer les méandres d’un esprit meurtrier, sans lui trouver d’excuses ni le rendre glamour. Impossible après avoir visionné ces images qui ne cachent rien du supplice enduré par les jeunes femmes qui eurent le malheur de croiser la route de Kemper. Et c’est cela qu’il faut retenir du film dans une période où le true crime constitue une industrie à succès trop souvent fondée sur le spectaculaire et le gore gratuit.</p>



<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-678cc482" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns alignfull has-1-columns has-desktop-equal-layout has-tablet-equal-layout has-mobile-collapsedRows-layout has-reverse-columns-mobile has-vertical-bottom ticss-c00aadba"><div class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-overlay"></div><div class="innerblocks-wrap">
<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-column-4d412c51" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-column">
<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



<p class="has-text-align-center has-text-color" style="color:#fefefe">Vous avez des envies de culture ? Cet article vous a plu ?</p>



<p class="has-text-align-center has-white-color has-text-color has-link-color wp-elements-1f8d65ae5010caf357370e52851cb13c">Vous désirez soutenir l&rsquo;action de The ARTchemists ?</p>



<div class="wp-block-buttons is-content-justification-center is-layout-flex wp-container-core-buttons-is-layout-16018d1d wp-block-buttons-is-layout-flex">
<div class="wp-block-button is-style-primary" style="font-style:normal;font-weight:700"><a class="wp-block-button__link has-white-color has-vivid-cyan-blue-background-color has-text-color has-background has-link-color wp-element-button" href="https://www.theartchemists.com/boutique/">RDV sur notre e-shop !</a></div>
</div>
</div>
</div></div>
<p>Cet article <a href="https://www.theartchemists.com/ed-kemper-film-2025/">Ed Kemper (2025) : anatomie d’un prédateur selon Chad Ferrin</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.theartchemists.com">The ARTchemists</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Becoming Elizabeth : mode d’emploi pour future souveraine ou comment apprendre à survivre avant de régner</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/becoming-elizabeth-serie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 28 Apr 2025 10:44:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Séries]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=37995</guid>

					<description><![CDATA[<p>Une fois qu’on a bouclé Les Tudors, on se sent un peu seuls, faut bien le reconnaître. Et on se dit surtout : et après ? Et après ????? On déboule rapido sur le premier épisode de l’excellent Becoming Elizabeth. Deux concurrentes potentielles Becoming Elizabeth débute sur le cercueil d’Henry VIII qu’on embarque sous une pluie nocturne et grasse pour sa dernière demeure. Dans le même temps, course contre la montre pour récupérer...</p>
<p>Cet article <a href="https://www.theartchemists.com/becoming-elizabeth-serie/">Becoming Elizabeth : mode d’emploi pour future souveraine ou comment apprendre à survivre avant de régner</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.theartchemists.com">The ARTchemists</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/04/The-ARTchemists-Becoming-Elizabeth.jpg" alt="" class="wp-image-38000" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/04/The-ARTchemists-Becoming-Elizabeth.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/04/The-ARTchemists-Becoming-Elizabeth-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/04/The-ARTchemists-Becoming-Elizabeth-494x395.jpg 494w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Une fois qu’on a bouclé <em><a href="https://www.theartchemists.com/les-tudors-serie/">Les Tudors</a></em>, on se sent un peu seuls, faut bien le reconnaître. Et on se dit surtout : et après ? Et après ????? On déboule rapido sur le premier épisode de l’excellent <em>Becoming Elizabeth</em>.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Becoming Elizabeth | Official Trailer | Coming to Lionsgate Play on 26th August" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/TUypHjzmXBE?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Deux concurrentes potentielles</h2>



<p><em>Becoming Elizabeth</em> débute sur le cercueil d’Henry VIII qu’on embarque sous une pluie nocturne et grasse pour sa dernière demeure. Dans le même temps, course contre la montre pour récupérer son fils et héritier, le frêle et très jeune Edward VI (Oliver Zetterström) afin de le faire couronner fissa, avant qu’un potentiel complot ne vienne placer quelqu’un d’autre sur le trône (sport favori des nobles anglais depuis la guerre des Roses, lisez <em><a href="https://www.theartchemists.com/?s=Richard+III">Richard III</a> </em>de Shakespeare, c’est très bien expliqué et en plus c’est juste génial).</p>



<p>Bref, pour éviter une éventuelle guerre de succession (et de perdre le pouvoir sur lequel il a la main en tant de Lord protecteur), Somerset (John Heffernan), oncle du gamin, met les bouchées doubles, s’assurant au passage des deux sœurs aînées du roi, Mary Tudor (Romola Garai), fille de Catherine d’Aragon, et Elizabeth, rejetonne d’Ann Boleyn. Deux concurrentes potentielles, qui sont passées du statut de princesse officielle à celui de bâtarde et vice versa au gré des lubies du défunt monarque dont les colères, la brutalité et les revirements étaient légendaires.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une jolie rouquine de 14 ans</h2>



<p>C’est justement sur Elizabeth (Alicia von Rittberg) que nos yeux se posent, jolie rouquine, intelligente et cultivée, une petiote de 14 ans mimi comme tout, qui se retrouve en garde chez sa belle-mère, Catherine Parr (Catherine Parr), veuve d’Henry VIII et nouvellement mariée à Thomas Seymour (Tom Cullen), frère de Somerset et son amoureux de longue date (qui a dû céder le champ au souverain, on ne l’ouvre pas quand Henry VIII décide d’épouser une nana, surtout la sienne, on dit oui et on s’écrase, sinon c’est l’échafaud). Bon à ce stade, vous êtes paumé.e, et vous n’êtes pas seul.e. Elizabeth la première est un brin perdue dans la frénésie de ce nouveau règne qui s’annonce incertain.</p>



<p>Et c’est là que le titre de la série showrunnée par Anya Reiss prend tout son sens. Ce que personne ne sait à ce moment, excepté nous spectateurs qui connaissons un peu l’Histoire/histoire, et avons lu le texte précédant le générique de fin des <em>Tudors</em>, c’est qu’Elizabeth est appelée à régner, à régner longtemps et avec brio, inaugurant ce qu’on appellera par la suite l’Age d’Or élizabethain. Sauf que ça ne va pas se faire sur un claquement de doigts, bien au contraire. Pour tout dire, la gosse va en chier pour parvenir au trône. Et risquer sa vie plusieurs fois avant, à son corps défendant du reste.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Exploser le mythe de Gloriana</h2>



<p>Ce qui va forger à la fois son caractère, mais aussi son sens critique, son instinct politique, sa rigueur, son sens des priorités. Avec un Thomas Seymour beau gosse, séducteur, querelleur et ambitieux qui lui tourne autour, la pauvre petite va avoir du mal à se protéger. Clairement, la série fait exploser le mythe de Gloriana, la Reine Vierge mariée à l’Angleterre. Pour survivre, pour sortir de cette image de fille de la Grande Putain, pour échapper aux mariages forcés, aux séducteurs/violeurs, pour qu’on ne se serve plus d’elle comme d’un pion sur l’échiquier du pouvoir, Elizabeth va devoir ruser. Quitte à trahir.</p>



<p>Son amour. Son frère. Sa sœur. Sa belle-mère. La petite Jane Grey (Bella Ramsey) qui est sa camarade de jeu mais qu’elle va rudoyer verbalement et sans pitié. Mentir ou dire les choses. Cacher ses sentiments. Observer en retrait. Apprendre dans le silence. Parler au bon moment et avec les bons mots pour faire ployer l’interlocuteur. Psychologie, connaissance de l’âme et des perversions humaines&nbsp;: la leçon sera rude mais nécessaire pour cette future souveraine qui apprend sur le tas, en composant avec son statut de femme considérée comme inférieure dans un univers patriarcal sans aucune pitié.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une fratrie déchirée</h2>



<p>Abordé avec beaucoup de finesse, cette initiation politique se double d’une douloureuse prise de conscience&nbsp;: cette fratrie est déchirée entre amour fraternel intense et rivalité de pouvoir. Edward, trop jeune pour régner, écrasé par la figure paternelle de ce roi tout puissant, qui essaye de l’imiter, qui fait tout de travers, ado colérique et instable, fragile, complètement perdu&nbsp;; Mary l’aînée, enkystée dans sa foi catholique jusqu’au fanatisme pour porter le souvenir de sa mère défunte, soumise à la discrimination la plus abjecte, paranoïaque à juste titre quand on considère tout ce qu’elle a subi. Elizabeth est entre eux deux, tout aussi abîmée, considérée comme une traînée, portant la faute de sa mère suppliciée alors qu’elle aussi est une victime du système.</p>



<p>Tous trois sont touchants dans leurs échanges, cherchant à se protéger comme ils le peuvent les uns les autres, se mettant en péril malgré leur bonne volonté, leur désir de bien faire en fonction de leur foi. Car l’élément religieux est ici crucial. Mary, élevée dans la foi catholique, veut ramener l’Angleterre anglicane dans le giron de l’Église ; Edward, protestant, veut qu’on aille plus loin dans la conversion de son pays. Et l’affrontement de surgir à tout moment, au détour d’une conversation. Même quand Edward tombe gravement malade, que ses sœurs s’épuisent à le soigner, à le veiller avec un amour sincère.</p>



<div class="wp-block-group has-white-color has-vivid-cyan-blue-to-vivid-purple-gradient-background has-text-color has-background has-link-color wp-elements-cb618c9d3e59f22d58080a5de14b1cac" style="font-style:normal;font-weight:600"><div class="wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained">
<p>À lire également</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="https://www.theartchemists.com/elizabeth-r-serie-bbc/">Elizabeth R : drama royal et figure du pouvoir au féminin</a></li>



<li><a href="https://www.theartchemists.com/elizabeth-iere-portrait-de-femme-biopic-captivant-lecon-de-politique/">Elizabeth Iere : portrait de femme, biopic captivant et leçon de politique</a></li>



<li><a href="https://www.theartchemists.com/marie-stuart-reine-decosse-des-premices-de-la-femme-moderne/">Marie Stuart, reine d’Écosse : des prémices de la femme moderne ?</a></li>
</ul>
</div></div>



<p>C’est là l’intérêt de la série que de mettre en avant le caractère humain de cette tragédie à l’oeuvre. Ces enfants vont pâtir des décisions d’adultes obsédés par la prise du pouvoir et prêts à tout pour y parvenir, y compris sacrifier des mômes innocents et qui n’ont rien demandé. L’idée affleurait dans <em>Les Tudors</em>, ici elle nous saute au visage et cela n’a rien d’agréable. D’autant que la série ne connaîtra pas de second volet, ce qui est franchement regrettable car elle était cohérente, originale et d’excellente qualité, explorant une période peu connue mais essentielle de l’Histoire.</p>



<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-678cc482" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns alignfull has-1-columns has-desktop-equal-layout has-tablet-equal-layout has-mobile-collapsedRows-layout has-reverse-columns-mobile has-vertical-bottom ticss-c00aadba"><div class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-overlay"></div><div class="innerblocks-wrap">
<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-column-4d412c51" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-column">
<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



<p class="has-text-align-center has-text-color" style="color:#fefefe">Vous avez des envies de culture ? Cet article vous a plu ?</p>



<p class="has-text-align-center has-white-color has-text-color has-link-color wp-elements-1f8d65ae5010caf357370e52851cb13c">Vous désirez soutenir l&rsquo;action de The ARTchemists ?</p>



<div class="wp-block-buttons is-content-justification-center is-layout-flex wp-container-core-buttons-is-layout-16018d1d wp-block-buttons-is-layout-flex">
<div class="wp-block-button is-style-primary" style="font-style:normal;font-weight:700"><a class="wp-block-button__link has-white-color has-vivid-cyan-blue-background-color has-text-color has-background has-link-color wp-element-button" href="https://www.theartchemists.com/boutique/">RDV sur notre e-shop !</a></div>
</div>
</div>
</div></div>
<p>Cet article <a href="https://www.theartchemists.com/becoming-elizabeth-serie/">Becoming Elizabeth : mode d’emploi pour future souveraine ou comment apprendre à survivre avant de régner</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.theartchemists.com">The ARTchemists</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>« Douglas is cancelled » : réputation saccagée, vengeance glaciale et autres jeux de massacre médiatique</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/douglas-is-cancelled/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Apr 2025 07:56:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Séries]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=37923</guid>

					<description><![CDATA[<p>Cancel culture (ou « culture de l’annulation »)&#160;: désigne le fait de boycotter publiquement une personne, souvent une célébrité ou une personnalité publique, en raison de propos, d’actes ou de comportements jugés offensants, problématiques ou moralement répréhensibles. Cette pratique s’exerce principalement sur les réseaux sociaux et vise à retirer à la personne sa légitimité publique, sa visibilité ou ses opportunités professionnelles. Pour annuler quelqu’un, il faut donc qu’il soit célèbre...</p>
<p>Cet article <a href="https://www.theartchemists.com/douglas-is-cancelled/">« Douglas is cancelled » : réputation saccagée, vengeance glaciale et autres jeux de massacre médiatique</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.theartchemists.com">The ARTchemists</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/04/The-ARTchemists-Douglas-is-cance.jpg" alt="" class="wp-image-37932" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/04/The-ARTchemists-Douglas-is-cance.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/04/The-ARTchemists-Douglas-is-cance-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/04/The-ARTchemists-Douglas-is-cance-494x395.jpg 494w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Cancel culture (ou « culture de l’annulation »)&nbsp;: désigne le fait de boycotter publiquement une personne, souvent une célébrité ou une personnalité publique, en raison de propos, d’actes ou de comportements jugés offensants, problématiques ou moralement répréhensibles. Cette pratique s’exerce principalement sur les réseaux sociaux et vise à retirer à la personne sa légitimité publique, sa visibilité ou ses opportunités professionnelles.</p>



<p>Pour annuler quelqu’un, il faut donc qu’il soit célèbre (on n’annule pas les inconnus), qu’il ait vraiment merdé et qu’il soit très présent sur les réseaux sociaux. Présentateur vedette d’une émission britannique culte, Douglas Bellowes coche la première et la dernière case. En aucun cas, ce parfait gentleman ne correspond à la seconde. Quoi que&nbsp;? C’est le propos de la série Douglas is cancelled de nous raconter en quoi Doug a merdé. Et forcément, ça va être rock’n’roll.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Douglas is Cancelled | Série fiction | ARTE" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/oxXy8P-9Lbs?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Un jerrican d’essence sur un feu de brousse</h2>



<p>Doug Bellowes donc, une valeur sûre du paysage audiovisuel britannique. Marié à une rédac chef au bras long, affublé d’une gamine baignée dans la cancelled culture. À ses côtés, sa partenaire de plateau, la superbe, fougueuse et particulièrement intelligente Madeline. Tellement intelligente qu’elle fait de Doug ce qu’elle veut, le manipulant à sa guise, au grand dam de son entourage.</p>



<p>Madeline la fidèle, si tactile, si proche, si complice… mais qui balance un tweet pour le moins ambigu quand Doug est accusé par un internaute d’avoir balancé des blagues sexistes durant un mariage un peu trop arrosé. Un tweet relayé par les millions de followers de la présentatrice. Le débat est lancé, ravageur. Un jerrican d’essence sur un feu de brousse.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une chute foudroyante</h2>



<p>Question&nbsp;: comment arrêter cet incendie&nbsp;? Sachant que Madeline, bien décidée à aider son binôme qu’elle dit admirer plus que tout, semble en fait l’enterrer un peu plus à chaque fois qu’elle agit. Quel est l’objectif de cette énigmatique donzelle à la plastique de déesse, au regard froid comme celui d’une couleuvre&nbsp;? S’agit-il de piquer la place de Doug&nbsp;en le démolissant médiatiquement&nbsp;? Ou y a-t-il autre chose&nbsp;? Un contentieux beaucoup plus profond, plus ancien&nbsp;? Un contentieux dont Doug n’a visiblement pas connaissance.</p>



<p>Mais quand il comprendra, il sera trop tard. Douglas sera définitivement enterré, rayé de la carte. Cancelled. À raison. Aux commandes de ce récit en forme de chute foudroyante, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Steven_Moffat">Steven Moffat</a>, qui tirait déjà les ficelles des séries <em>Sherlock</em>, <em>Doctor Who</em> et <em>Dracula</em>, accouche d’une intrigue aussi complexe que malsaine. Madeline la méchante est-elle si méchante que cela&nbsp;? Au gré des flashbacks, on saisit pourquoi elle en veut ainsi à ce mentor qu’elle adulait mais dont elle a pu mesurer la médiocrité morale au tout début de sa carrière, quand elle était si fragile.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une lente mécanique de vengeance</h2>



<p>Prédatrice, Madeline a bien des raisons de l’être. Et la cancellisation de Douglas est le point d’orgue d’une lente mécanique de vengeance. Car clairement Doug n’a pas été à la hauteur, comme vous le découvrirez au fil de séquences qui prennent aux tripes. Avec à la clé deux messages&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>le silence et l’indifférence sont coupables&nbsp;;</li>



<li>les femmes ne peuvent compter que sur elles-mêmes pour mettre à distance les prédateurs.</li>
</ul>



<p>Je n’en dis pas plus au risque de spoiler cette intrigue de haut vol qui s’enracine dans une réalité sordide où on détourne trop facilement le regard, où on laisse trop facilement faire. Comptez sur un casting cinq étoiles pour narrer cette éradication express&nbsp;avec le brio, l’intensité nécessaire: <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Hugh_Bonneville">Hugh Bonneville</a> (échappé de <em><a href="https://www.theartchemists.com/serie-downtown-abbey/">Downtown Abbey</a></em>) incarne un Douglas désemparé, oscillant entre incompréhension et colère face à la machine infernale qui s&#8217;emballe. À ses côtés, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Karen_Gillan">Karen Gillan</a> (<em><a href="https://www.theartchemists.com/jumanji-jungle/">Jumanji</a></em>, <em>Les Gardiens de la galaxie</em>) campe une Madeline Crow particulièrement ambiguë et forte.</p>



<div class="wp-block-group has-white-color has-vivid-cyan-blue-to-vivid-purple-gradient-background has-text-color has-background has-link-color wp-elements-97a4f4fe66b6f74a9a2ce6b28917008e" style="font-style:normal;font-weight:600"><div class="wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained">
<p>À lire également</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="https://www.theartchemists.com/film-she-said/">She said : face à un prédateur sexuel et au système qui le protège</a></li>



<li><a href="https://www.theartchemists.com/film-scandale/">Scandale&nbsp;: «&nbsp;Tu veux réussir&nbsp;? Écarte les cuisses, ne fais pas de vagues et souris.&nbsp;»</a></li>



<li><a href="https://www.theartchemists.com/film-loudest-voice-biopic-roger-ailes/">The Loudest voice&nbsp;: derrière le biopic de Roger Ailes, le décorticage de la machine Fox News</a></li>
</ul>
</div></div>



<p><em>Douglas is cancelled</em> dérange, questionne, amuse parfois, irrite souvent. La série va vous secouer, elle est conçue pour. À l&rsquo;heure où la « cancel culture » est sur toutes les lèvres, ces épisodes offrent une perspective qui mérite qu&rsquo;on s&rsquo;y attarde, ne serait-ce que pour questionner les certitudes.​ Car il y a de fortes chances que chacun.e d’entre nous, à un moment ou à un autre de sa vie, se soit retrouvé.e en mode Douglas. Et cela n’a rien de glorieux.</p>



<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-678cc482" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns alignfull has-1-columns has-desktop-equal-layout has-tablet-equal-layout has-mobile-collapsedRows-layout has-reverse-columns-mobile has-vertical-bottom ticss-c00aadba"><div class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-overlay"></div><div class="innerblocks-wrap">
<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-column-4d412c51" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-column">
<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



<p class="has-text-align-center has-text-color" style="color:#fefefe">Vous avez des envies de culture ? Cet article vous a plu ?</p>



<p class="has-text-align-center has-white-color has-text-color has-link-color wp-elements-1f8d65ae5010caf357370e52851cb13c">Vous désirez soutenir l&rsquo;action de The ARTchemists ?</p>



<div class="wp-block-buttons is-content-justification-center is-layout-flex wp-container-core-buttons-is-layout-16018d1d wp-block-buttons-is-layout-flex">
<div class="wp-block-button is-style-primary" style="font-style:normal;font-weight:700"><a class="wp-block-button__link has-white-color has-vivid-cyan-blue-background-color has-text-color has-background has-link-color wp-element-button" href="https://www.theartchemists.com/boutique/">RDV sur notre e-shop !</a></div>
</div>
</div>
</div></div>
<p>Cet article <a href="https://www.theartchemists.com/douglas-is-cancelled/">« Douglas is cancelled » : réputation saccagée, vengeance glaciale et autres jeux de massacre médiatique</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.theartchemists.com">The ARTchemists</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Wolf Hall saison 2 : plus foudroyante sera la chute</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/wolf-hall-saison-2/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 02 Mar 2025 18:31:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Séries]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=37855</guid>

					<description><![CDATA[<p>Wolf Hall : on en était resté à l’éblouissement d’une première saison somptueuse et juste à tous les égards. Pour tout dire, j’attendais le second volet des aventures de Thomas Cromwell au pays du pouvoir avec une impatience à peine contenue. Autant dire que mon cri de joie, en voyant les premières images de la saison 2 poindre sur le compte Instagram de la BBC, fut claironnant. À juste titre ! Ce...</p>
<p>Cet article <a href="https://www.theartchemists.com/wolf-hall-saison-2/">Wolf Hall saison 2 : plus foudroyante sera la chute</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.theartchemists.com">The ARTchemists</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/03/The-ARTchemists-Wolfhall-2.jpg" alt="différentes scènes de la série Wolf Hall 2" class="wp-image-37854" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/03/The-ARTchemists-Wolfhall-2.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/03/The-ARTchemists-Wolfhall-2-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/03/The-ARTchemists-Wolfhall-2-494x395.jpg 494w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p><em>Wolf Hall</em> : on en était resté à l’éblouissement d’<a href="https://www.theartchemists.com/wolf-hall-ombre-tudors-thomas-cromwell/">une première saison</a> somptueuse et juste à tous les égards. Pour tout dire, j’attendais le second volet des aventures de Thomas Cromwell au pays du pouvoir avec une impatience à peine contenue. Autant dire que mon cri de joie, en voyant les premières images de la saison 2 poindre sur le compte Instagram de la BBC, fut claironnant. À juste titre ! Ce second volet est à la hauteur du premier, pour évoquer l’ascension du célèbre ministre… et sa chute.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Wolf Hall: The Mirror and the Light | Trailer - BBC" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/_JMPXb9X630?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Préserver le pouvoir</h2>



<p>Reprenant le format de son prédécesseur, ce deuxième volet évoque en six épisodes le parcours de Cromwell au lendemain de l’exécution d’Ann Boleyn. Apprécié d’Henry VIII dont il sait gérer le caractère pour le moins retors, proche de la nouvelle reine Jane Seymour, Cromwell n’est pourtant pas ce qu’il y a de plus serein. Il faut dire que la période est pour le moins complexe, secouée par les vents changeants de l’Humanisme, la Renaissance qui rebat les cartes politiques. Pétri de savoir, adepte de Machiavel, formé par feu le cardinal Wolsey, la puissance de Cromwell en gêne plus d’un, de même ses méthodes.</p>



<p>On n’aime guère ce parvenu éduqué et discret, froid et calculateur, humain et bienveillant pourtant. Issu du ruisseau, il est particulièrement mal vu parmi les rangs d’une haute noblesse jalouse de ses privilèges et désireuse d’avoir l’oreille d’un monarque pour le moins imprévisible. Accusé de vouloir s’emparer de la couronne en courtisant Mary Tudor, fille d’Henry VIII et de Catherine d’Aragon, ex souveraine répudiée de la plus odieuse des façons, Cromwell fait des pieds et des mains pour préserver le pouvoir aux mains d’une dynastie qui peine à se construire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une marche à l’abîme</h2>



<p>Cela lui sera fatal (non, je ne spoile pas, ceux qui connaissent un peu l’histoire de la Grande Bretagne savent le destin de Cromwell, porté au plus haut rang avant de tomber en disgrâce et d’être exécuté comme traître). Toujours inspirés des romans d’<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Hilary_Mantel">Hilary Mantel</a>, les épisodes de la seconde saison évoquent cette marche à l’abîme, la solitude, le remord, la culpabilité. Profondément épris de justice et de vérité, Cromwell se heurte à la bassesse, aux complots, à la bêtise. Seul contre tous, il fait fi des signes, des avertissements.</p>



<p>Mais se battra comme un lion jusqu’à la dernière seconde, avant d’embrasser son destin. Exceptionnel, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Mark_Rylance">Mark Rylance</a> reprend ce rôle difficile auquel il apporte nuances et finesses. Face à lui, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Damian_Lewis">Damian Lewis</a>, Henry VIII hypocrite et manipulateur, impitoyable. La tension est palpable, les rapports de force appuyés. Les scènes de confrontation brutale alternent avec les moments tragiques, la mort de Jane notamment, un effondrement pour Cromwell pour qui elle était bien plus qu’une proche.</p>



<div class="wp-block-group has-white-color has-vivid-cyan-blue-to-vivid-purple-gradient-background has-text-color has-background has-link-color wp-elements-2724d5d0f9e0b0eb7ca3742933fc00af" style="font-style:normal;font-weight:600"><div class="wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained">
<p>A lire également</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="https://www.theartchemists.com/serie-six-femmes-henry-viii/">Les six femmes d’Henry VIII : « This is a man’s world » …</a></li>



<li><strong><a href="https://www.theartchemists.com/elizabeth-iere-portrait-de-femme-biopic-captivant-lecon-de-politique/">Elizabeth Iere : portrait de femme, biopic captivant et leçon de politique</a></strong></li>



<li><a href="https://www.theartchemists.com/civilisation-de-renaissance-xvieme-siecle-de-fond-comble/">La Civilisation de la Renaissance : le XVIeme siècle de fond en comble</a></li>
</ul>
</div></div>



<h2 class="wp-block-heading">Vulnérabilité et duplicité</h2>



<p>Dans ces décors splendides, saturés de richesses, presque étouffants, le coût humain et moral des ambitions politiques s’accroît. Si les séquences de cour sont flamboyantes, affichant la splendeur du pouvoir royal, l’ombre des couloirs est beaucoup plus oppressante. Les figures historiques, souverain, reine, conseillers, s’éloignent des stéréotypes habituels pour exprimer une ambiguïté morale problématique où l’émotionnel est toujours confronté au politique.</p>



<p>Les confrontations verbales, les stratégies de manipulation sont minutieusement orchestrées, presque chorégraphiées, rappelant que le pouvoir, dans cet univers, n’est jamais acquis sans compromis. C’est cette dimension humaine – la vulnérabilité et la duplicité qui cohabitent en chacun – qui rend la série particulièrement captivante.</p>



<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-678cc482" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns alignfull has-1-columns has-desktop-equal-layout has-tablet-equal-layout has-mobile-collapsedRows-layout has-reverse-columns-mobile has-vertical-bottom ticss-c00aadba"><div class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-overlay"></div><div class="innerblocks-wrap">
<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-column-4d412c51" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-column">
<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



<p class="has-text-align-center has-text-color" style="color:#fefefe">Vous avez des envies de culture ? Cet article vous a plu ?</p>



<p class="has-text-align-center has-white-color has-text-color has-link-color wp-elements-1f8d65ae5010caf357370e52851cb13c">Vous désirez soutenir l&rsquo;action de The ARTchemists ?</p>



<div class="wp-block-buttons is-content-justification-center is-layout-flex wp-container-core-buttons-is-layout-16018d1d wp-block-buttons-is-layout-flex">
<div class="wp-block-button is-style-primary" style="font-style:normal;font-weight:700"><a class="wp-block-button__link has-white-color has-vivid-cyan-blue-background-color has-text-color has-background has-link-color wp-element-button" href="https://www.theartchemists.com/boutique/">RDV sur notre e-shop !</a></div>
</div>
</div>
</div></div>



<h3 class="wp-block-heading"><br /><br /></h3>
<p>Cet article <a href="https://www.theartchemists.com/wolf-hall-saison-2/">Wolf Hall saison 2 : plus foudroyante sera la chute</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.theartchemists.com">The ARTchemists</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Gainsbourg (Vie héroïque) : un récit onirique qui joue avec l’histoire</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/gainsbourg-vie-heroique-film/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Feb 2025 18:25:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=37791</guid>

					<description><![CDATA[<p>Tandis que Dauphine boucle son article sur Monsieur Aznavour, je ne peux m’empêcher de faire le lien avec le désormais légendaire Gainsbourg (Vie héroïque). Parce qu’il s’agit aussi d’un poète ? Parce qu’il avait autant de culot ? Parce qu’il chante Aznavour dans une séquence ? Parce qu’il nous manque tant ? Un univers fantasque Passant de la BD au film, Joann Sfar réussit le tour de force de ne pas enfermer l’Homme à...</p>
<p>Cet article <a href="https://www.theartchemists.com/gainsbourg-vie-heroique-film/">Gainsbourg (Vie héroïque) : un récit onirique qui joue avec l’histoire</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.theartchemists.com">The ARTchemists</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/02/The-ARTchemists-Gainsbourg-vie-heroique.jpg" alt="" class="wp-image-37794" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/02/The-ARTchemists-Gainsbourg-vie-heroique.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/02/The-ARTchemists-Gainsbourg-vie-heroique-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/02/The-ARTchemists-Gainsbourg-vie-heroique-494x395.jpg 494w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Tandis que Dauphine boucle son article sur <em><a href="https://www.theartchemists.com/monsieur-aznavour-film/">Monsieur Aznavour</a></em>, je ne peux m’empêcher de faire le lien avec le désormais légendaire <em>Gainsbourg (Vie héroïque).</em> Parce qu’il s’agit aussi d’un poète ? Parce qu’il avait autant de culot ? Parce qu’il chante Aznavour dans une séquence ? Parce qu’il nous manque tant ?</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Gainsbourg (Vie Héroïque) - Bande-Annonce" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/Ih3qI6gVrm8?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Un univers fantasque</h2>



<p>Passant de la BD au film, <a href="https://www.instagram.com/joannsfar/?hl=fr">Joann Sfar</a> réussit le tour de force de ne pas enfermer l’Homme à la tête de chou dans un biopic plat comme un trottoir. De toute façon, vu le parcours atypique du zigoto, c’est mission impossible. C’est donc dans l’univers fantasque même du musicien que Sfar nous entraîne, depuis l’enfance de Lucien Ginsburg qui survit à l’Occupation malgré ses origines juives et son étoile jaune de shérif jusqu’à sa rencontre avec Bambou.</p>



<p>Une vie donc, ou presque, héroïque pour sûr, littéraire en diable, avec à ses côtés un double maléfique, sa « Gueule », et maintes femmes somptueuses, Gréco, Bardot, Birkin pour ne citer que les plus célèbres. Et à chaque femme, une époque de créativité, des chansons devenues cultes, une atmosphère, des mots inoubliables.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un génie à fleur de peau</h2>



<p>Des dérapages aussi, alcool, tabac, provo. « Les sucettes à l’anis d’Annie », « Je t’aime moi non plus », « La Marseillaise » version reggae… sale gosse un jour, sale gosse toujours. <a href="https://www.theartchemists.com/?s=gainsbourg">Gainsbourg</a> ne peut s’empêche d’être Gainsbarre. C’est son côté voyou, rocker, punk. Éric Elmosnino joue de cette ambivalence, plantant un Gainsbourg bluffant de justesse. Fragile, nonchalant, charismatique, le profil, la voix, tout y est.</p>



<p>Sfar effleure cette vie héroïque, un peu comme un conte de fées moderne, une sorte de fable. Chaque femme rencontrée, aimée, abandonnée est une déesse, une muse. Chaque artiste croisé est une inspiration. Chaque chanson fredonnée est une émanation de l’amour ou du cynisme. Onirique, ce récit fabuleux, s’il joue avec la vérité historique, a le mérite de nous entraîner dans le mental d’un génie à fleur de peau, profondément torturé, autodestructeur.</p>



<div class="wp-block-group has-white-color has-vivid-cyan-blue-to-vivid-purple-gradient-background has-text-color has-background has-link-color wp-elements-addba6721cb4d269dcff13689f6fe475" style="font-style:normal;font-weight:600"><div class="wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained">
<p>À lire également</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="https://www.theartchemists.com/monsieur-aznavour-film/">Monsieur Aznavour : récit d’une vie de poète</a></li>



<li><a href="https://www.theartchemists.com/dalida-drame-dune-sirene/">Dalida&nbsp;: le drame d’une sirène …</a></li>



<li><a href="https://www.theartchemists.com/film-cloclo-biopic-claude-francois/">Cloclo&nbsp;: Claude François raconté par Florent Emilio Siri, un biopic captivant&nbsp;!</a></li>
</ul>
</div></div>



<p>Un dandy capable d’autant de douceur que de cruauté, qui aime séduire, qui chante pour charmer, qui créée pour vivre, qui vit pour créer. Le film ne cherche pas à analyser, à comprendre le pourquoi du comment. Il s’agit plus d’une rêverie, une sorte de dérive de l’imaginaire en quête d’un musicien prodige qu’il ne faut surtout pas enfermer dans un récit conventionnel, au risque de trahir sa nature.</p>



<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-678cc482" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns alignfull has-1-columns has-desktop-equal-layout has-tablet-equal-layout has-mobile-collapsedRows-layout has-reverse-columns-mobile has-vertical-bottom ticss-c00aadba"><div class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-overlay"></div><div class="innerblocks-wrap">
<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-column-4d412c51" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-column">
<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



<p class="has-text-align-center has-text-color" style="color:#fefefe">Vous avez des envies de culture ? Cet article vous a plu ?</p>



<p class="has-text-align-center has-white-color has-text-color has-link-color wp-elements-1f8d65ae5010caf357370e52851cb13c">Vous désirez soutenir l&rsquo;action de The ARTchemists ?</p>



<div class="wp-block-buttons is-content-justification-center is-layout-flex wp-container-core-buttons-is-layout-16018d1d wp-block-buttons-is-layout-flex">
<div class="wp-block-button is-style-primary" style="font-style:normal;font-weight:700"><a class="wp-block-button__link has-white-color has-vivid-cyan-blue-background-color has-text-color has-background has-link-color wp-element-button" href="https://www.theartchemists.com/boutique/">RDV sur notre e-shop !</a></div>
</div>
</div>
</div></div>
<p>Cet article <a href="https://www.theartchemists.com/gainsbourg-vie-heroique-film/">Gainsbourg (Vie héroïque) : un récit onirique qui joue avec l’histoire</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.theartchemists.com">The ARTchemists</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
