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	<title>Turn steak</title>
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	<description>Bienvenue en zone culturelle libre</description>
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		<title>Album : Turn Steak – Digital Pourpre</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Mar 2015 12:09:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le 4 décembre 2010, notre route d&#8217;ARTchemists croisait celle du binôme électro picard Turn Steak dans une salle de concert parisienne. Depuis Dam&#8217;s et FX n&#8217;ont jamais vraiment quitté les colonnes du webmag, vu que nous chroniquons leurs avancées stylistiques avec la régularité rigoureuse d&#8217;un métronome et une foi absolue dans leur talent. EP, vidéos, [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Le 4 décembre 2010, notre route d&rsquo;ARTchemists croisait celle du binôme électro picard <a href="https://www.theartchemists.com/?s=Turn+steak&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Turn Steak</a> dans une salle de concert parisienne. Depuis Dam&rsquo;s et FX n&rsquo;ont jamais vraiment quitté les colonnes du webmag, vu que nous chroniquons leurs avancées stylistiques avec la régularité rigoureuse d&rsquo;un métronome et une foi absolue dans leur talent. EP, vidéos, lives, … depuis quatre ans très régulièrement leurs créations abreuvent notre curiosité et notre soif de sons, d&rsquo;impressions et d&rsquo;émotions. Autant vous dire que ce premier album, nous l&rsquo;attendions. Et eux aussi qui l&rsquo;ont laissé grandir, mûrir en leur sein et dans leur tête, des mois durant pour qu&rsquo;il prenne aujourd&rsquo;hui vie, sous le patronnage du label With Us Records.</p>
<p style="text-align: justify;"><iframe loading="lazy" style="border: 0; width: 350px; height: 470px;" src="http://bandcamp.com/EmbeddedPlayer/album=3142684143/size=large/bgcol=ffffff/linkcol=0687f5/tracklist=false/transparent=true/" width="300" height="150" seamless=""><a href="http://withusrec.bandcamp.com/album/digitale-pourpre-lp">Digitale Pourpre LP by Turnsteak</a></iframe></p>
<p style="text-align: justify;">Cette gestation, nous l&rsquo;avons suivie pas à pas, observant les dix tracks évoluer depuis leur premier jet jusqu&rsquo;au résultat final, tandis que les compositions s&rsquo;étoffaient d&rsquo;expériences musicales multiples : enseignement, collaborations, animations, … l&rsquo;âge et l&rsquo;expérience ont doucement fait leur œuvre pour tisser ce premier opus aux mauves reflets. La pourpre : couleur hautement symbolique, transition incertaine mais fascinante entre le rouge si chaud, le froid violet, une moire protectrice, énigmatique mais ordonnatrice et spirituelle. Un signe fort d&rsquo;élévation, de contemplation introspective. De paix avec soi-même, d&rsquo;épanouissement.</p>
<p style="text-align: justify;">Un choix ambitieux pour baptiser un premier album, … qu&rsquo;il ne faut résolument pas aborder comme une pierre initiale, mais comme une nouvelle dimension conquise, une étape franchie car longuement pensée, retouchée, soigneusement configurée, méditée jusque dans ses nuances. Une étape faite de doutes, de convictions, de remises en cause, de débats, de choix et de stratégies. Une étape qui s&rsquo;ajoute aux nombreux EP produits auparavant et qui architecturaient une discographie déjà très riche puisque variée. Une étape qui tranche avec la fougue jusqu&rsquo;alors associée au duo pour privilégier une énergie désormais domestiquée, une maîtrise évidente distillant l&rsquo;essence d&rsquo;un style propre, une patte identifiable.</p>
<p style="text-align: justify;"><iframe loading="lazy" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen" consent-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/asWt7-A-kWY" consent-required="39300" consent-by="services" consent-id="39301" consent-click-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/asWt7-A-kWY?autoplay=1"></iframe></p>
<p style="text-align: justify;">De toute évidence, la construction de chaque morceau se complexifie dans les différentes strates sonores qui en composent la formule, les rythmes s&rsquo;amplifient d&rsquo;échos comme une résonance des pulsations corporelles. Organique, <em>Digital pourpre</em> se veut fluide, traversé de lumineuses fulgurances, d&rsquo;arpèges qui en frémissent la surface, comme le ferait une queue de sirène discrètement remontée à la surface d&rsquo;un océan, une étoile saupoudrant la nuit de paillettes de lune à la vitesse du son. « De l&rsquo;infiniment grand à l&rsquo;infiniment petit » : de satellite sillonnant le cosmos, nous devenons électron agitant la matière, bondissant d&rsquo;un bit à l&rsquo;autre comme on jouerait à la marelle.</p>
<p style="text-align: justify;">Joueurs, les Turn Steak l&rsquo;ont toujours été, abordant la musique comme une espace ludique autant qu&rsquo;un laboratoire. C&rsquo;est leur oxygène, leur mode de vie, leur philosophie, une part intrinsèque de leur individu, le ciment de leur complicité. Si l&rsquo;on en doutait encore, <em>Digital Pourpre</em> le revendique hautement et avec honneur, les positionnant comme de remarquables professionnels, des compositeurs toujours inspirés, prolixes en sus de producteurs exigeants et rigoureux. Ajoutons désormais une véritable capacité narrative, une poétique qu&rsquo;on pressentait dans les créations précédentes mais qui désormais ne peut plus être ignorée.</p>
<p><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2015/03/1907897_849611338402796_8833067456512902243_n.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-21944 size-large" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2015/03/1907897_849611338402796_8833067456512902243_n-494x329.jpg" alt="1907897_849611338402796_8833067456512902243_n" width="494" height="329" /></a><br />
<strong>Et plus si affinités</strong><br />
<a href="http://turnsteak.com/">http://turnsteak.com/</a><br />
<a href="https://withusrec.bandcamp.com/album/digitale-pourpre-lp">https://withusrec.bandcamp.com/album/digitale-pourpre-lp</a></p>
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		<title>A l’avant-garde : Julien ODLM Appert – Modll</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/avant-garde-julien-odlm-appert-modll/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 18 Apr 2014 07:27:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Beaux-Arts]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’Oeil Dans La Main : l’appelation choisie par Julien Appert pour désigner son activité d’artiste vidéaste prend aujourd,hui tout son sens avec l’expérience Modll. Julien n’est pas un inconnu sur The ARTchemists. Nous l’avons souvent rencontré pour témoigner de son travail avec le binôme électro Turn Steak. Binôme qui tout naturellement vient ici apporter sa touche musicale [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2014/04/10007463_434827269985532_1085793716_n.jpg" alt="" width="576" height="321" /></p>
<p style="text-align: justify;">L’Oeil Dans La Main : l’appelation choisie par Julien Appert pour désigner son activité d’artiste vidéaste prend aujourd,hui tout son sens avec l’expérience Modll. Julien n’est pas un inconnu sur The ARTchemists. Nous l’avons souvent rencontré pour témoigner de son travail avec le binôme électro Turn Steak. Binôme qui tout naturellement vient ici apporter sa touche musicale pour souligner mélodiquement la création Modll :</p>
<p style="text-align: justify;"><iframe loading="lazy" src="//player.vimeo.com/video/86645227" width="500" height="281" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p style="text-align: justify;">Ceci n’est qu’un rapide aperçu de la performance audio-visuelle initiée le 29 mars à la Grange à Musique de Creil dans le cadre de Faste 2, soirée dédiée au rapport musique/média/arts/audiovisuel. « Une narration esthétique live » qui retient notre attention car elle se veut voyage dans le cycle de mutation des mondes et de la nature : bois, pierre, fluides, chair, … les différentes matières se superposent, s’enchaînent, se complètent et s’opposent par la magie coordinatrice de la lumière.</p>
<p style="text-align: justify;"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2014/04/983619_438442309624028_636876016_n.jpg" alt="" width="413" height="576" /></p>
<p style="text-align: justify;">Un ballet des formes et des surfaces, une caresse du regard appelé à effleurer, toucher, palper volumes et failles, rugosités et douceurs, une valse de perceptions conduite par un dispositif audio numérique et une guitare, une succession de paysages aux surfaces fluides et changeantes à la fois. Le tout évoque la quête impossible d’une beauté parfaite qui ne transparaît que dans ses impuretés.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2014/04/1625699_419361348198791_86779549_n.jpg" alt="" width="576" height="323" /><br />
<b>Et plus si affinités</b></p>
<p><a href="https://www.facebook.com/av.modll?fref=ts">https://www.facebook.com/av.modll?fref=ts</a></p>
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		<title>La Grange à Musique – Creil : retour au sanctuaire</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/la-grange-a-musique-creil-retour-au-sanctuaire/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 24 Nov 2013 17:26:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Bon, tant qu’à tracer les Turn Steak sur leur concert de fin de résidence au fin fond de l’Oise, autant optimiser le trajet et en profiter pour faire du tourisme culturel en zone picarde artistiquement pas si hostile que ça. Car surprise, et contrairement à ce qu’on laisse penser, Creil, ce n’est pas Bagdad sous [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2013/11/1240620_10151781796258926_284913944_n.jpg" alt="" width="384" height="576" /></p>
<p style="text-align: justify;">Bon, tant qu’à tracer les <a href="https://www.theartchemists.com/2013/11/22/turn-steak-friends-a-la-grange-a-musique-lage-de-raison/">Turn Steak</a> sur leur concert de fin de résidence au fin fond de l’Oise, autant optimiser le trajet et en profiter pour faire du tourisme culturel en zone picarde artistiquement pas si hostile que ça.</p>
<p style="text-align: justify;">Car surprise, et contrairement à ce qu’on laisse penser, Creil, ce n’est pas Bagdad sous les bombes, ni une zone de non droit où l’on scalpe invariablement les gens au détour d’une rue. Je ne dis pas qu’il y règne l’ambiance tranquille, studieuse et idyllique d’un Eden social, (y a quand même un ou deux secteurs considérés comme zones sensibles, mais quelle agglomération n’en possède pas) mais on est loin loin loin du tableau apocalyptique qu’on s’en fait à tort.</p>
<p style="text-align: justify;">Et dans ce travail de pacification quotidienne, la GAM joue un rôle actif de résistance. La GAM, comprenez la Grange à Musique. La Grange à Musique c’est ça :</p>
<p style="text-align: justify;"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2013/11/1-615x340.jpg" alt="" width="615" height="340" /></p>
<p style="text-align: justify;">Non mécréants, non, ce n’est pas tout petit, c’est juste historiquement l’une des premières SMAC de France, l’un des temples des musiques actuelles et de l’ouverture d’une politique culturelle digne de ce nom aux masses. 30 ans d’existence pour ce sanctuaire dans lequel on pénètre avec respect. Il n’y a pas de fumée sans feu et s’il faut 30% de talent et 65% de travail à un artiste pour devenir un grand, c’est peine perdue si son équation de développement n’intègre pas 5% d’accompagnement de qualité.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce soutien, ce cadre, les Turn Steak l’ont en très grande partie trouvé dans ce lieu. Leur deuxième maison, leur berceau, leur fief. On le comprend en les voyant occuper les locaux dont ils connaissent chaque recoin et chaque habitant. Car qui dit lieu dit équipe et celle de la GAM est aussi soudée qu’une famille, que je commence à voir pétiller à l’approche du concert, dixit l’ambiance à la caisse :</p>
<p style="text-align: justify;">Donc le p’tit loup avec une barbe au premier plan, c’est Thomas de la com’ (qui est par ailleurs un excellent runner et sait manier le balais avec une élégance qui n’égale que son efficacité) et le grand derrière, bah c’est Lucas. Lucas Blaya. Le directeur de l’endroit. Son programmateur aussi. Et accessoirement son caissier, son agent de sécurité, son … bref le couteau suisse idéal et un sacré tempérament de meneur.</p>
<p style="text-align: justify;">Il en faut pour gérer cette institution avec rigueur sans pour autant trahir son âme. Une âme soigneusement entretenue par tous les membres de la team, pros ou bénévoles, que je découvre au fur et à mesure, Bips qui gère les loges, David à la régie plateau, Julien Apert ODM bien sûr, le vidéaste Adrien Poux rencontré à Marsatac dans le sillage des Turn Steak en 2011, d’autres encore, autant de piliers qui s’activent sous la houlette attentive, douce mais ferme du capitaine Blaya.</p>
<p style="text-align: justify;"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2013/11/1396046_10151949430668926_216993789_n.jpg" alt="" width="564" height="376" /></p>
<p style="text-align: justify;">C’est qu’il a intérêt à tenir son monde, et si ça rigole pas mal dans les rangs, ça sait aussi être consciencieux et discipliné dans le boulot. Exigeant et pointu également avec une programmation diversifiée qui accueille, outre les cartes blanches, des artistes comme Yann Tiersen , Cardopusher, la compagnie de danse L-E-V, certains events du festival Picardie Mouv’, la 3eme convention du disque vynile de Creil. Sas compter les accompagnements d’artistes (typique dans une SMAC mais ici d’une très grande qualité) … et les résidences.</p>
<p style="text-align: justify;">Et là on tape dans l’expérimental direct, puisque ce sont les arts numériques qui priment. On en a eu un aperçu avec la mise au point du live des Turn Steak, mais les projets qui suivent sont de la même eau avec par exemple :</p>
<p style="text-align: justify;">&#8211; la mise au point des <i>Triangles irascibles</i> orchestrés par Yro Ito sur une musique de Erwan Raguenes (une travail d’hybridation narrative entre récit, voyage intiatique, vidéo, photo, lumière, scéographie) ;</p>
<p style="text-align: justify;"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2013/11/1465133_10151963322658926_6398700_n.jpg" alt="" width="384" height="384" /></p>
<p style="text-align: justify;">&#8211; l’évolution du <a href="https://www.theartchemists.com/2013/03/21/inside-the-qwartz-epopees-berlinoises-et-musique-tactile-sinvitent-aux-qwartz-awards-9/">Dyskograph</a>, oui vous vous souvenez de ce projet d’Avoka récompensé par le prix Max Mathews aux <a href="https://www.theartchemists.com/2013/04/11/qwartz-9-lart-des-bruits-100-ans-plus-tard/">Qwartz Awards 2013</a>, dont nous avions testé la portée, et qui ici passe de la traduction sonore à la transcription visuelle.</p>
<p style="text-align: justify;"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2013/11/996042_10151972470733926_74966870_n.jpg" alt="" width="384" height="384" /></p>
<p style="text-align: justify;">Et ça n’est pas prêt de s’arrêter puisqu’en 2014, c’est entre autres le projet de Bachar Mar-Khalifé du label Infiné qui prendra corps en ces murs. Un plan de route ambitieux que Lucas nous présente avec énergie :</p>
<div style="clear: both; height: 3px; width: 592px;"></div>
<p style="font-size: 12px; font-family: Helvetica, Arial, sans-serif; margin: 0; padding: 3px 4px; color: #02a0c7; width: 592px;"><a style="color: #02a0c7; font-weight: bold;" href="http://www.mixcloud.com/Delfromtheartchemists/grange-%C3%A0-musique-creil-rencontre-avec-lucas-blaya/?utm_source=widget&amp;utm_medium=web&amp;utm_campaign=base_links&amp;utm_term=resource_link" target="_blank">Grange à Musique &#8211; Creil : rencontre avec Lucas Blaya</a> by <a style="color: #02a0c7; font-weight: bold;" href="http://www.mixcloud.com/Delfromtheartchemists/?utm_source=widget&amp;utm_medium=web&amp;utm_campaign=base_links&amp;utm_term=profile_link" target="_blank">Delfromtheartchemists</a> on <a style="color: #02a0c7; font-weight: bold;" href="http://www.mixcloud.com/?utm_source=widget&amp;utm_medium=web&amp;utm_campaign=base_links&amp;utm_term=homepage_link" target="_blank"> Mixcloud</a></p>
<p>De gros gros gros mercis à Lucas et sa team (ils se reconnaîtront), à Thomas, Julien Apert, Adrien Poux, Dam’s et FX des Turn Steak.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>Et plus si affinités</b></p>
<p><a href="http://www.gam-creil.fr/">http://www.gam-creil.fr/</a></p>
<p>&nbsp;</p>
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			</item>
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		<title>Turn Steak – Get U Get : le début d’un monde ?</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/turn-steak-get-u-get/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 04 Oct 2012 12:40:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>English version below Leur nouvel EP est sorti le 30 septembre mais nous attendions la finalisation du clip pour éditer notre chronique … et pour cause : le tournant amorcé avec Drifting Away et sa traduction visuelle « Engrenage » se confirme très nettement sur cette deuxième étape de ce qui semble être une sacrée maturation. C’est [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em>English version below</em></p>
<p style="text-align: justify;">Leur nouvel EP est sorti le 30 septembre mais nous attendions la finalisation du clip pour éditer notre chronique … et pour cause : le tournant amorcé avec <em>Drifting Away</em> et sa traduction visuelle « Engrenage » se confirme très nettement sur cette deuxième étape de ce qui semble être une sacrée maturation.</p>
<p style="text-align: justify;"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2012/10/550595_424606774268872_1413089728_n.jpg" alt="" width="336" height="336" /></p>
<p style="text-align: justify;">C’est que le duo picard en a bouffé du bitume musical depuis son couronnement à Bourges en 2011. Un set qui ne cesse de s’affirmer/s’affermir, une technique qui lâche progressivement les arpèges virtuoses pour gagner en simplicité, un dépouillement trompeur qui se charge d’une puissante agressivité, … ces messieurs ont attaqué l’année du Dragon avec les méandres envoutantes, aquatiques et séductrices de <em>Drifting away</em> &#8211; incomparable « Ride of death », si féminin, oriental dans les distorsions mutantes des sons ; ils la terminent sur une touche nettement plus masculine, où le glitch androgyne laisse place à des infrabasses viriles chargées de testostérone dévastatrice. Jugez-en par vous-mêmes :</p>
<p style="text-align: justify;"><object width="100%" height="225" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="https://player.soundcloud.com/player.swf?url=http%3A%2F%2Fapi.soundcloud.com%2Fplaylists%2F2545715" /><embed width="100%" height="225" type="application/x-shockwave-flash" src="https://player.soundcloud.com/player.swf?url=http%3A%2F%2Fapi.soundcloud.com%2Fplaylists%2F2545715" allowscriptaccess="always" /></object> <a href="http://soundcloud.com/turnsteak/sets/turnsteak-get-u-get-ok">TuRnStEaK « GET U GET »</a> by <a href="http://soundcloud.com/turnsteak">turnsteak</a></p>
<p style="text-align: justify;">Y a pas à dire, ça décoiffe : pas de chichi, pas d’ornementation superflue, du son brut, des rythmes violents, secs, abrasifs … telluriques ? Entre terre et feu, les deux morceaux « Get U get » (choisi par le côté répétitif des syllabes courtes) et « Sepak takraw » (référence à un handball malaisien particulièrement spectaculaire … puisque joué avec les pieds) semblent être un retour aux sources de <em>Circuit imprimé</em> et <em>Pollution sonore</em>. On y retrouve la même approche du son en apparence, avec une attention portée sur le rythme plutôt que sur la distorsion sonore : des morceaux qui finissent tranchés, comme avec une lame, un coup de hache.</p>
<p>Sauf que <em>Get U Get</em> est en fait le binôme masculin de <em>Drifting away</em> qui était très très féminin, eau et air. <em>Get U get</em>, c&rsquo;est très franchement l&rsquo;univers de la forge, des ambiances industrielles de la sidérurgie, les hauts fourneaux, la matière en fusion, le métal qu&rsquo;on extrait du minerai. Les rythmes semblent un martellement, régulier, un marteau pilon. Et ça s&rsquo;accentue avec les deux remixes signés Mindelixir et S.P.E.C.T.R.E. que nos picards sont allés débusquer aux USA pour accentuer l’esprit « urban riot » dicté par un parcours de survie en milieu citadin hautement hostile.</p>
<p style="text-align: justify;">Histoire d’en rajouter une couche, notre duo a confié l’accouchement du bébé au label marseillais I.O.T records qui gère en parallèle des gars comme MC2, Under Kontrol, Babylon Joke, Circus of mind et concort. Du lourd donc, une conception énergique du son et une rencontre dans le sillage de Marsatac 2011 (eh oui, la mutation germait déjà à l’époque) avec en commun des esthétiques partagées et une méthodologie aussi stricte. <!-- This version of the embed code is no longer supported. Learn more: https://vimeo.com/help/faq/embedding --> <object width="500" height="281" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowfullscreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=50745318&amp;force_embed=1&amp;server=vimeo.com&amp;show_title=1&amp;show_byline=1&amp;show_portrait=1&amp;color=00adef&amp;fullscreen=1&amp;autoplay=0&amp;loop=0" /><embed width="500" height="281" type="application/x-shockwave-flash" src="http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=50745318&amp;force_embed=1&amp;server=vimeo.com&amp;show_title=1&amp;show_byline=1&amp;show_portrait=1&amp;color=00adef&amp;fullscreen=1&amp;autoplay=0&amp;loop=0" allowfullscreen="allowfullscreen" allowscriptaccess="always" /></object></p>
<p><a href="http://vimeo.com/50745318">SEPAK TAKRAW (Official Video)</a> from <a href="http://vimeo.com/motionfighters">TheMotionFighters</a> on <a href="http://vimeo.com">Vimeo</a>.</p>
<p style="text-align: justify;">Et comme pour en rajouter une couche, ce clip, illustration particulièrement musclée et ironique du 2eme morceau de l’E.P. – à la base c’était le morceau éponyme qui devait y passer mais les Motion Fighters, Rémi Unger et Thomas Bernon, réals de la vidéo ont craqué pour le second opus, qu’ils surent du reste mettre en images avec un brio qui laisse pantois, beaucoup de technicité, moults effets spéciaux et des références multiples. ien plus encore que <em>Mad Max</em>, ce sont les chefs d’œuvre post apocalyptiques <em>Doomday</em> ou <em>Los Angeles 2013</em> &#8211; John Carpenter, je vous le dis, c’est criant &#8211; que les réalisateurs convoquent pour initier ce féroce combat de caddies sur fond de clash des clans.</p>
<p style="text-align: justify;">L’ensemble est particulièrement léché, tenu, couleurs retravaillées, slowmotion, une foultitude de détails jusque dans l’habillage des chiens de combat. Et une bonne dose d&rsquo;humour dans ce combat homérique à coups de caddies customisés. Et surtout, surtout un scénario, qui se termine au moment clé, offrant une fin bien bien ouverte sur un avenir compromis, 21 décembre 2012 oblige.</p>
<p style="text-align: justify;"><img loading="lazy" decoding="async" title="Copyright Tous droits réservés par TheMotionFighters" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2012/10/7977424971_011daf4773.jpg" alt="" width="500" height="333" /></p>
<p style="text-align: justify;">Nous célébrerons à cette date la fin d&rsquo;un monde déjà bien amorcée. Tout s&rsquo;effondre actuellement : système monétaire, fanatisme rampant, montée des extrémismes, révolutions un peu partout, affrontements sanglants, &#8230; au bout du compte, le choix esthétique d&rsquo;une brutalité assumée par le duo se fait le reflet du climat ambiant complètement pourri. Mais <em>Get U get</em> est également chargé d&rsquo;un avenir à mon avis très prometteur : le bruit de la reconstruction, d&rsquo;un monde nouveau que nous sommes tous en train de forger avec les moyens du bord. En posant de nouvelles bases. L&rsquo;émergence de la jeune garde qui balaie les anciens clivages.</p>
<p style="text-align: justify;">Car en inspirant ces plans séquences on ne peut plus évocateurs, ce artwork d’esprit récup’ travaillé par Kalbut, un collectif belge, les Turn Steak continuent leur love story avec le monde de l’image, … un cran au dessus. L’EP est court, la vidéo coup de poing : une amorce, un tour de chauffe, … une étincelle ? Pour sûr avec ces messieurs, nous ne sommes pas au bout de nos surprises. C’est un fait, voici presque deux ans que nous suivons leur évolution, avec ce constat répété que s’ils changent, ils demeurent une émanation pour le moins prolixe de ce que représente à nos yeux d’ARTchemists ‘the ultimate cultural spark’. A ce stade il y a de fortes chances que l’année 2013 soit riche d’autres surprises turnsteakiennes car en la matière, ces deux guerriers savent y faire.</p>
<p style="text-align: justify;">So wait, listen and see.</p>
<p style="text-align: justify;"><img loading="lazy" decoding="async" title="Turn Steak au New Morning - Copyright Delphine Neimon" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2012/10/turn10.jpg" alt="" width="480" height="269" /></p>
<p style="text-align: justify;">Photos :</p>
<dl id="yui_3_5_1_3_1349351639971_300">
<dd id="yui_3_5_1_3_1349351639971_299"><img loading="lazy" decoding="async" src="http://l.yimg.com/g/images/icon_all_rights.png" alt="Copyright" width="15" height="15" /> Tous droits réservés par <a href="http://www.flickr.com/photos/themotionfighters/">TheMotionFighters</a></dd>
</dl>
<p><strong>Et plus si affinités</strong></p>
<p><a href="http://soundcloud.com/turnsteak">http://soundcloud.com/turnsteak</a></p>
<p><a href="http://www.facebook.com/TurnsteakFan">http://www.facebook.com/TurnsteakFan</a></p>
<p><a href="http://www.themotionfighters.com/">http://www.themotionfighters.com/</a></p>
<p><a href="http://www.facebook.com/pages/The-Motion-Fighters/139028592830373?ref=ts&amp;fref=ts">http://www.facebook.com/pages/The-Motion-Fighters/139028592830373?ref=ts&amp;fref=ts</a></p>
<p><a href="http://www.fullrhizome.coop/" target="_blank" rel="noopener">www.fullrhizome.coop</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Turn Steak &#8211; Get U Get: </strong><strong>the ultimate beginning of the world ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Their new EP was released on September 30, but we’ve expected the release of the video in order to write this article &#8230; and we have good reason for it: their turning point began with the EP <em>Drifting Away</em> and its visual translation « Engrenage » clearly confirms the second stage of what appears to be an important maturation.</p>
<p>The picard duo has worked a lot since his coronation in Bourges in 2011. A live set that affirms / strengthens itself, a technique that loosens up the virtuoso arpeggios to gain simplicity, a false nudity full of powerful agression &#8230; these gentlemen have attacked the Year of the Dragon with the captivating, seductive and aquatic <em>Drifting away</em> &#8211; incomparable « Ride of Death », so feminine, with orientalist distortions and mutant sounds, they end 2012 with a distinctly more masculine touch, where the androgynous glitch leaves room for manly devastating infrabass.</p>
<p>There&rsquo;s no denying, it sounds a lot: no superfluous ornamentation, crude sound, violent rhythms, dry, rough &#8230; telluric? Between earth and fire, the two tracks « Get U get » (chosen for the repetitive side short syllables) and « Sepak takraw » (referring to a particularly spectacular Malaysian handball played with the feet) seem to be a return to the sources of <em>Circuit imprimé</em> and <em>Pollution sonore</em>. We find the same approach of melody, with a focus on rhythm rather than sound distortion: sliced pieces cut as with a knife, an ax.</p>
<p>Except that <em>Get U Get</em> is actually the male side of <em>Drifting away</em> which was very feminine, water and air. <em>Get U get</em> evokes quite frankly the world of blacksmithing, industrial environments, steel, blast furnaces, molten material, metal extracted from ore. Rhythm seems asledgehammer. And it increases with the two remixes signed by Mindelixir and SPECTRUM, two guys our Picards searched in USA to accentuate the spirit of « urban riot ».</p>
<p>In order to accentuate this heavy impression, the duo asked the Marseille IOT Records label that manages MC2, Under Kontrol, Babylon Joke, Circus of mind and so on to help them in order to design this heavy, aggressive sound. A meeting initiated during Marsatac 2011 (yes, the mutation already germinated at the time) with a shared aesthetic and a similar strict methodology.</p>
<p>And now this clip, particularly tough and ironic illustration of the 2nd track of the EP &#8211; basically it was the main track which was chosen but the Motion Fighters, Rémi Unger and Thomas Bernon, directors of the video, have fallen in love with the 2<sup>nd</sup> song, they knew exactly how to put it in pictures with an outstanding imagination many technical effects, and a lot of references.</p>
<p><em>Mad Max</em> of course, but other post apocalyptic masterpieces like  <em>Doomday</em> or <em>Los Angeles 2013</em> &#8211; John Carpenter, I tell you, it&rsquo;s obvious – the directors take inspiration from these monuments to initiate this fierce caddies battle. The result is particularly impressive, in slowmotion, and with a lot of details like the dressing fighting dogs. And with a lot of sense of humour, with this homeric fight of customed caddiers. And there’s a scenario that ends at the key moment with an opened end end on a compromised future, with the perspective ofDecember 21, 2012.</p>
<p>The day, we will celebrate the end of a world already well destroyed. Everything collapses right now: the monetary system, crazy fanaticism, rise of extremism, revolutions everywhere, bloody fights &#8230; ultimately, the choice by Turn Steak of an aesthetic brutality is a reflection of the prevailing rotten climate. But <em>Get U get</em> is also the sign of a very promising future: the noise of the reconstruction of a new world that we are all trying to build, Posing new bases: the rising of the young guard that erases old divisions.</p>
<p>Inspiring these images, this evocative artwork in the spirit of Recycling art worked by &lsquo;Kalbut, a Belgian collective, Turn Steak continue their love story with the world of the image &#8230; a step above. The EP is short, the video punchy: a beginning, &#8230; a spark? For sure with these gentlemen, we are not at the end of our surprises. It is a fact, this is almost two years that we follow their evolution with this statement reiterated that if they change, they remain an extremely creative emanation for what is in our opinion of ARTchemists &lsquo;the ultimate cultural spark&rsquo; . At this stage it is likely that the year 2013 is going to be enriched with turnsteakian productions:  and these two warriors know how to do it,that’s for sure.</p>
<p>So wait, listen and see.</p>
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		<title>Marsatac 2011 / Les dessous d’une émeute musicale : la question de l’espace</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/marsatac-2011-les-dessous-dune-emeute-musicale-la-question-de-lespace/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 16 Oct 2011 17:22:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pour sa 13eme édition, le festival de la rentrée marseillaise comptait bien déclencher les foudres et les passions avec une prog de qualité « audacieuse, indépendante et personnelle ». Pari tenu : jauge pleine pour les vendredi et samedi, critiques dithyrambiques, couverture média élogieuse, … Rien d’étonnant avec une affiche rassemblant The Do, Concrete knives, Stupeflip, Theophilus London, [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><img decoding="async" src="http://img710.imageshack.us/img710/7748/rubon12.gif" border="0" /></p>
<p>Pour sa 13eme édition, le festival de la rentrée marseillaise comptait bien déclencher les foudres et les passions avec une prog de qualité « audacieuse, indépendante et personnelle ». Pari tenu : jauge pleine pour les vendredi et samedi, critiques dithyrambiques, couverture média élogieuse, …</p>
<p>Rien d’étonnant avec une affiche rassemblant The Do, Concrete knives, Stupeflip, Theophilus London, Arnaud Rebotini, The Toxic Avenger, Yuksek, Death in Vegas et j’en zappe en cours de route, le tout réparti sur trois salles «  Cabaret aléatoire », « Cartonnerie » et « Seita », sans compter l’esplanade et le Street park, pour trois soirées aux noms évocateurs : « Beaux, pop, énervés et plus si affinités » le jeudi, « Urban culture » le vendredi, « Electro Riot » le samedi, &#8230;</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" src="http://img600.imageshack.us/img600/9420/marsatacfronton.jpg" border="0" title="Marsatac / Entrée - Copyright Delphine Neimon" width="240" height="320" /></p>
<p>Rien d’étonnant non plus avec le lieu qui accueillait tout ce beau monde. La Friche de la Belle de Mai se prête à l’exercice de style du festoche urbain décalé : bâtiments en ruine, univers post industriel, graffiti et rampe de skate, … franchement, je défie quiconque de ne pas rester bouche bée devant cet espace hors normes aux proportions impressionnantes investi d’ingénieuse façon par l’équipe Marsatac.</p>
<p>Et je pense sincèrement que la tête de mort projetée sur les murs de l’ancienne manufacture de tabac restera longtemps gravée dans nos esprits et inscrites sur les murs Facebook des participants (je n’ai pas échappé à l’épidémie et mes petits camarades de jeu issus du sérail pro musical non plus, qui avons tous relayé ce moment d’anthologie).</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" src="http://img26.imageshack.us/img26/8944/marsatac.jpg" border="0" title="Marsatac / The Creators Project - Copyright Delphine Neimon" width="320" height="240" /></p>
<p>C’est d’ailleurs sur ce point plus particulier que j’aimerais revenir ce soir. Car si les concerts proposés ont été chroniqués à l’unanimité par la presse, peu se sont penchés sur l’espace et les dessous de cet évènement. Or, chers lecteurs de mon cœur, vous commencez à le savoir et cela depuis notre passage éclair à Bourges, ce qui intéresse plus spécifiquement les ARTchemists, c’est l’envers du décor, les coulisses, ces fameux backstages dans lesquels c’est une joie de se glisser comme une petite souris.</p>
<p>Marsatac n’a donc pas échappé à la règle, et c’est de l’intérieur que j’ai vécu l’évènement, parquée dans les coulisses de la scène Seita où je retrouvais les Turn Steak pour assister à leur live. Une grosse claque dans ma tête dont je vous reparlerai ultérieurement parce que très sincèrement il va falloir largement plus de trois paragraphes pour délabyrinther le set homérique qu’ils nous ont servis ce soir-là.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" src="http://img193.imageshack.us/img193/5771/frichemarsatacjpg.jpg" border="0" title="Marsatac / ambiance - Copyright Delphine Neimon" width="320" height="240" /></p>
<p>Autre rencontre sur laquelle je reviendrai ultérieurement : Under Kontrol dont j’ai pu détailler la presta entraperçue à Woodstower, et découvrir la passion fébrile pour les arts vocaux. Merci notamment à Fayabraz qui m’a inculqué les rudiments du beatbox avec clarté et démonstration à l’appui, tandis que je sirotais mon coca/antibiotiques, installée dans un des fauteuils de la salle commune.</p>
<p>Vous êtes déçus ? Vous vous attendiez à ce que je vous raconte par le menu les concerts auxquels j’ai assistés ? Difficile, déjà parce que j’ai dû évacuer les lieux prématurément le lendemain après-midi avec une bronchite de dinosaure et une fièvre de cheval (malgré le coca antibiotiques), manquant ainsi à tous mes devoirs journalistiques, mea culpa … Ensuite parce que d’autres s’en sont chargés, je vous laisse donc consulter leurs articles … Egalement parce que j’ai eu quand même pas mal de difficultés à circuler entre les différentes salles du festival, dans des allées bourrées de monde. Et parce que justement, ça piquait ma curiosité et ça titillait ma plume de revenir sur ce succès … et sa rançon.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" src="http://img255.imageshack.us/img255/5403/cabaretx.jpg" border="0" title="Marsatac / entrée du cabaret aléatoire - Copyright Delphine Neimon" width="320" height="240" /></p>
<p>Dixit Dro Kilndjian, programmateur du festoche que je croise dans ces fameux backstage et que j’interviewe au débotté, dans une arrière cour, entre luzerne et tags, posés sur une marche d’escalier. Sa programmation ? Il la constitue au feeling, en mode perso, selon l’actu des artistes certes « mais je ne programme pas forcément par rapport à une sortie d’album ».</p>
<p>Le lieu ? Exceptionnel par le volume, … mais désormais trop petit. Un souci qu’il va falloir régler. Après deux ans passés sur ce friche qu’ils adorent et qu’ils zieutaient depuis un certain temps, les Marsatac vont devoir trouver une solution pour gérer la demande croissante d’un public en expansion. Les murs sont trop petits, de plus la friche est un site d’accueil pour des artistes en résidence, certains vivent même là, c’est par ailleurs le siège de Radio Grenouille.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" src="http://img831.imageshack.us/img831/6172/frichemarsatacskate.jpg" border="0" title="Marsatac / cours de skate - Copyright Delphine Neimon" width="320" height="240" /></p>
<p>Jusqu’à présent tout le monde arrivait à cohabiter sur trois jours sans trop de problème, mais avec 10 000 spectateurs/soir, ça devient franchement une problématique. Une problématique que les orgas vivent de façon récurrente depuis le début de l’aventure, ayant ainsi investi cinq lieux en 13 ans, dont le J4 sur lequel on construit désormais un musée : l’esplanade où avait lieu l’event n’étant plus disponible, il a fallu partir pour la Belle de Mai.</p>
<p>Et la question de la prochaine localisation du festival de se poser … de nouveau. Car en l’état, le lieu empêche le festival de grossir et d’évoluer. « On adore ce lieu mais on ne sait pas comment faire ». Et Dro de parler de « serpent de mer », car cette histoire de localisation constitue l’objet d’un long combat avec la municipalité. Solution envisagée pour la session 2012 : rester sur la Friche … et y ajouter d’autres lieux. Un travail à mettre en place rapidement car l’échéance 2013 se profile avec Marseille Capitale Culturelle.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" src="http://img545.imageshack.us/img545/2866/friche1.jpg" border="0" title="Marsatac - fresque @ Copyright Delphine Neimon" width="320" height="240" /></p>
<p>Un évènement que le festival ne veut louper sous aucun prétexte, comme nombre d’acteurs culturels de la cité phocéenne, donc beaucoup d’attente dans une agglomération en difficulté sur le domaine culturel.  « On espérait que 2013 soit un levier pour rehausser le niveau, et actionner une amélioration » m’explique Dro. « Pour l’instant on ne voit pas venir grand-chose, ça reste quand même un peu flou ».</p>
<p>Enjeux politiques et financiers obligent, les Marsatac s’interrogent sur les moyens dont ils disposeront qu’il s’agisse de budget ou d’espace, dans la mesure où ils aimeraient intervenir dans les lieux publics en proposant des interactions artistiques et musicales autres et innovantes. Ces questions sont loin d’être solutionnées, mais vu l’entier succès de l’édition 2011, on peut leur faire confiance pour persévérer, cela pour notre plus grand plaisir.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" src="http://img833.imageshack.us/img833/6990/cartonnerie.jpg" border="0" title="La scène de la Cartonnerie - Copyright Delphine Neimon" width="320" height="240" /></p>
<p> </p>
<p>Merci à Dro Kilndjian pour son temps et ses réponses.</p>
<p> </p>
<p><strong>Et plus si affinités</strong></p>
<p><a href="http://www.marsatac.com/">http://www.marsatac.com/</a></p>
<p><strong>Marsatac 2011</strong></p>
<h1><span style="font-size: small;"><a href="index.php?option=com_content&amp;view=article&amp;id=1883:marsatac-2011-les-dessous-dune-emeute-musicale-la-question-de-lespace&amp;catid=335:concerts--festivals&amp;Itemid=400">Marsatac 2011 / Les dessous d’une émeute musicale : la question de l’espace </a></span></h1>
<h1><span style="font-size: small;"><a href="index.php?option=com_content&amp;view=article&amp;id=1884:marsatac-2011-les-dessous-dune-emeute-musicale-le-role-du-regisseur&amp;catid=335:concerts--festivals&amp;Itemid=400">Marsatac 2011 / Les dessous d’une émeute musicale : le rôle du régisseur </a></span></h1>
<h1><span style="font-size: small;"><a href="index.php?option=com_content&amp;view=article&amp;id=1885:marsatac-2011-les-dessous-dune-emeute-musicale-la-fille-dans-la-coulisse&amp;catid=335:concerts--festivals&amp;Itemid=400">Marsatac 2011 / Les dessous d’une émeute musicale : la fille dans la coulisse. </a></span></h1>
<p>Cet article <a href="https://www.theartchemists.com/marsatac-2011-les-dessous-dune-emeute-musicale-la-question-de-lespace/">Marsatac 2011 / Les dessous d’une émeute musicale : la question de l’espace</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.theartchemists.com">The ARTchemists</a>.</p>
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