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	<title>Ken Loach</title>
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		<title>Oasis ou la revanche des ploucs : histoire d&#8217;une résurrection annoncée ?</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/oasis-revanche-ploucs/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 30 Sep 2024 14:50:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ma première pensée fut : « Non, connerie, encore un fake, faut arrêter de jouer avec les rêves des gens comme ça ! » Et puis la liste des concerts a commencé à circuler, inondant les réseaux sociaux. Oasis rising from ashes&#8230; OUUUUUUUUAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIS ! Comme des millions de fans à la surface du globe, je pensais la chose inconcevable : nous en étions tous restés à l&#8217;implosion mémorable du groupe le...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
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<figure class="wp-block-image size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="459" height="600" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/09/The-artchemists-Oasis-ou-la-revanche-des-ploucs.jpg" alt="" class="wp-image-37399" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/09/The-artchemists-Oasis-ou-la-revanche-des-ploucs.jpg 459w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/09/The-artchemists-Oasis-ou-la-revanche-des-ploucs-220x288.jpg 220w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/09/The-artchemists-Oasis-ou-la-revanche-des-ploucs-378x494.jpg 378w" sizes="(max-width: 459px) 100vw, 459px" /></figure>



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<p>Ma première pensée fut : « Non, connerie, encore un fake, faut arrêter de jouer avec les rêves des gens comme ça ! » Et puis la liste des concerts a commencé à circuler, inondant les réseaux sociaux. <a href="https://www.theartchemists.com/?s=oasis">Oasis</a> rising from ashes&#8230;</p>



<p>OUUUUUUUUAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIS !</p>



<p>Comme des millions de fans à la surface du globe, je pensais la chose inconcevable : nous en étions tous restés à l&rsquo;implosion mémorable du groupe le 28 août 2009, à 1/2 heure de monter sur la scène de Rock en Seine (un trauma dont l&rsquo;équipe du festival ne s&rsquo;est d&rsquo;ailleurs toujours pas remise). Depuis nous attendions, incrédules et désespérés, pour ne pas dire fatalistes, observant les aventures musicales des Gallagher Bros, chacun dans son coin, à jouer/composer/bouder (on image l&rsquo;ambiance de merde à chaque Christmas party familiale). Et puis, quand on ne l&rsquo;attendait plus, l&rsquo;annonce miraculeuse est tombée : Live&rsquo;25 consacre la reformation d&rsquo;Oasis, pour célébrer les 30 ans de son premier album (anthologique) <em>Definitely Maybe </em>sorti le 30 août 1994.</p>



<p>L&rsquo;occasion d&rsquo;explorer le parcours de ce véritable mythe, incarnation du rock’n’roll dans toute sa brutalité crasse et sa gloire céleste : car le cas Oasis, aujourd’hui encore et pour longtemps, pose question, synthétisant les contraires, les ambiguïtés. Fin connaisseur de la geste gallagherienne, <a href="https://www.instagram.com/nicoprat/?hl=fr" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Nico Prat</a> autopsie la saga aux côtés du documentaliste Benjamin Durand dans <em>Oasis ou la revanche des ploucs</em>, donnant à voir comment cette aventure s&rsquo;est orchestrée, à la fois fruit d&rsquo;une époque, miroir d&rsquo;une incroyable créativité, et doudou mélodique d&rsquo;une génération.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Légende en gestation</h2>



<p>Le titre est clair : avec <em>Oasis ou la revanche des ploucs, </em>Nico Prat décortique une success story élaborée sur le fil du rasoir, qui a tout de la légende en gestation. Ancrage à Manchester, berceau rock pour le moins fertile, famille dysfonctionnelle en mode Ken Loach, fratrie à large spectre autodestructeur, appât du fric et besoin presque obsessionnel de reconnaissance, labels et sponsors qui rodent comme des requins flairant les jeunes otaries insouciantes prêtes à être dévorées&#8230;</p>



<p>Sauf que les Gallagher bros ont aussi tout du squale. Bad boys initiés dès leur prime jeunesse à la violence paternelle et aux combats de rue, ils ont su transposer hargne et espoir dans des compositions d&rsquo;une puissance incroyable, à la fois déchirantes et chargées d&rsquo;espoir. Ploucs peut-être, mais les astres étaient alignés comme il le fallait. Jusqu&rsquo;à ce que ça parte en couille. À moins que la destruction en plein vol fasse partie du programme pour atteindre les étoiles ?</p>



<h2 class="wp-block-heading">Hymnes générationnels</h2>



<p>Qui sait avec Oasis ? Ce qui est sûr, c&rsquo;est que le mythe prend racine dans un entrelacs de circonstances spécifiques. Prat creuse, fouille, démontre que derrière le chaos apparent de cette trajectoire, il y a aussi une structure, une ambition féroce, et surtout, un talent inégalé pour pondre des hymnes générationnels. « Wonderwall », « Don’t look back in anger », « Live forever » : s&rsquo;ils ne sont pas forcément mes préférés (je kiffe personnellement « Columbia », « Panic » ou « Fade in out »), ces titres ont su s&rsquo;imposer comme des classiques qui résonnent désormais dans les stades, les bars, et les fêtes entre potes.</p>



<p>Prat revient avec précision sur les moments décisifs de l’histoire du groupe, des débuts chaotiques dans les petits clubs de Manchester à la domination absolue des charts britanniques et mondiaux. Mais il n’oublie pas de rappeler que cette conquête n’a pas été sans dommages collatéraux. L’arrogance légendaire de Liam, la mégalomanie de Noel, la tension toujours palpable entre les deux frères ont fini par éclater en plein vol, entraînant la tristement célèbre dissolution du groupe citée plus haut.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Revanche socio-culturelle</h2>



<p>Mais <em>Oasis ou la revanche des ploucs</em> ne se limite pas à la simple chronique d’un groupe. les auteurs utilisent l’histoire d’Oasis pour évoquer la revanche de toute une classe sociale. À travers le succès des Gallagher, c’est tout le monde ouvrier anglais qui prend le dessus sur l’élitisme culturel, sur les milieux bien-pensants. Le succès d’Oasis, c’est celui d’une génération assoiffée de réussite, désireuse d&rsquo;écraser l&rsquo;intelligentsia culturelle à grand coup de guitares saturées et d&rsquo;accent mancunien.</p>



<p>Dans un style direct, nerveux, et sans concession, Prat montre que la force d’Oasis ne réside pas seulement dans la musique, mais dans cette énergie brute qui a porté des millions de jeunes à croire qu’eux aussi, issus de nulle part, pouvaient atteindre les sommets. Cette dynamique sociale fait d’Oasis bien plus qu’un groupe de rock, mais un phénomène culturel et politique. Ils étaient les antihéros devenus héros.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Alchimie musicale</h2>



<p>L’écriture de Nico Prat est tout à fait à la hauteur des Gallagher : incisive, provocante, ironique. Le livre est ponctué d&rsquo;anecdotes, de réflexions acerbes sur l’industrie musicale ; on y respire un amour palpable pour ce rock à la fois sublime et déglingué. L&rsquo;auteur n’hésite pas à égratigner les mythes, à remettre en question certaines légendes entourant Oasis, mais il le fait avec un respect sincère pour le génie des frères Gallagher.</p>



<p>Et dans le contexte de reformation du groupe, <em>Oasis ou la revanche des ploucs</em> prend une nouvelle dimension, en explicitant d&rsquo;avance pourquoi ce retour est tout simplement épique, quelque part inscrit en filigrane dans des lyrics presque prophétiques, des références chargées de sens. À la lumière de cette lecture, Oasis s&rsquo;érige comme passeur de mémoire, courroie de transmission d&rsquo;un patrimoine, alchimiste d&rsquo;une pierre philosophico-musicale qui ne demande qu&rsquo;à muter pour se sublimer.</p>



<div class="wp-block-group has-white-color has-vivid-cyan-blue-to-vivid-purple-gradient-background has-text-color has-background has-link-color wp-elements-b5f63ad5b758d397a42d823929786bf1" style="font-style:normal;font-weight:600"><div class="wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained">
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<li><a href="https://www.theartchemists.com/documentaire-oasis-supersonic/">Oasis – Supersonic : dix ans de rupture pour une magie éternelle</a></li>



<li><a href="https://www.theartchemists.com/livres-sept-peches-capitaux-rock/">es Sept péchés capitaux du rock : for those about to ROCK and SIN we salute you !</a></li>
</ul>
</div></div>



<p>Résumons : si tu veux comprendre pourquoi Oasis a laissé une empreinte indélébile sur la scène rock mondiale, pourquoi leur musique continue de résonner des décennies après leur séparation, pourquoi leur histoire est aussi fascinante que leur musique, pourquoi leur reformation a tout de la résurrection, <em>Oasis ou la revanche des ploucs</em> édité chez <a href="https://www.playlistsociety.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Playlist society</a> est un must. L&rsquo;hommage est à la hauteur du groupe : brut, direct, passionné. Et d&rsquo;une rare lucidité sur cette épopée rock’n’roll mythique.</p>



<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-678cc482" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns alignfull has-1-columns has-desktop-equal-layout has-tablet-equal-layout has-mobile-collapsedRows-layout has-reverse-columns-mobile has-vertical-bottom ticss-c00aadba"><div class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-overlay"></div><div class="innerblocks-wrap">
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<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



<p class="has-text-align-center has-text-color" style="color:#fefefe">Vous avez des envies de culture ? Cet article vous a plu ?</p>



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		<title>Machine : la lutte des classes selon Bruce Lee</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/serie-machine/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Apr 2024 14:46:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Séries]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Cela bouge pas mal du côté des séries françaises, avec ARTE en première ligne pour promouvoir des intrigues décalées, des projets hors normes. Hors normes, mais ô combien savoureux. On a eu droit à Kim Kong, De grâce, Polar Park, Les Papillons noirs. Place à Machine qui s&#8217;impose comme une pure dinguerie d&#8217;hybridation, une lecture kungfu inédite et percutante de Marx et de la lutte des classes. Combattre en mode...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
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<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/04/the-artchemists-machine.jpg" alt="" class="wp-image-37010" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/04/the-artchemists-machine.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/04/the-artchemists-machine-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/04/the-artchemists-machine-494x395.jpg 494w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Cela bouge pas mal du côté des séries françaises, avec <a href="https://www.arte.tv/fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ARTE</a> en première ligne pour promouvoir des intrigues décalées, des projets hors normes. Hors normes, mais ô combien savoureux. On a eu droit à <em><a href="https://www.theartchemists.com/serie-kim-kong/">Kim Kong</a></em>, <em><a href="https://www.theartchemists.com/pax-massilia-de-grace/">De grâce</a></em>, <em><a href="https://www.theartchemists.com/polar-park-poupoupidou/">Polar Park</a></em>, <em>Les Papillons noirs</em>. Place à <em>Machine</em> qui s&rsquo;impose comme une pure dinguerie d&rsquo;hybridation, une lecture kungfu inédite et percutante de Marx et de la lutte des classes.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Machine | Série fiction | ARTE" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/39oT21_2I7E?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Combattre en mode machine</h2>



<p>Le pitch ? Un régal. Machine, c&rsquo;est le surnom d&rsquo;une petite nana surgie de nulle part avec ses dreadlocks, ses tatouages et ses démons. On ne sait pas trop son nom ni d&rsquo;où elle vient, mais on comprend vite qu&rsquo;elle n&rsquo;est pas du genre à se laisser faire. Car Machine est une experte des arts martiaux.</p>



<p>Et c&rsquo;est ce qui justifie un peu plus son surnom. Quand elle combat, elle est en mode machine. Et combattre, elle va en avoir l&rsquo;occasion tandis qu&rsquo;elle revient dans sa ville natale, pour trouver sa mamie sous une pierre tombale et l&rsquo;usine qui l&#8217;embauche comme intérimaire menacée de délocalisation.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Marx à coups de lattes</h2>



<p>Alcoolo, traumatisée, Machine va remettre de l&rsquo;ordre dans sa vie au contact de J.P., Cet ouvrier ex-toxico et grand fan de Karl Marx lui redonne le goût des bonnes choses et de la camaraderie à force de course de vélo et de lecture du <em>Capital</em>. Et Machine de mettre les enseignements de Marx en application directement sur le terrain.</p>



<p>À grands coups de lattes dans le cul des profiteurs en tout genre, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse des flics qui bastonnent les piquets de grève, des militaires qui la traquent ou des sbires un brin mafieux d&rsquo;u&rsquo;un patron coréen qui ne s&#8217;embarrasse guère de législation. L&rsquo;ensemble nous vaut une série de combats énergiques  talentueusement chorégraphiés, filmés avec un sens graphique appréciable qui saisit la rétine et ne la lâche plus.</p>



<div class="wp-block-group" style="font-style:normal;font-weight:600"><div class="wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained">
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</ul>
</div></div>
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<h2 class="wp-block-heading">Un cocktail explosif !</h2>



<p>Voilà donc le topo, et croyez-en votre humble servante, c&rsquo;est carrément jouissif, avec des références multiples aux films de Bruce Lee, à <em>Nikita </em>ou <em>Kill Bill</em>, mais aussi à l&rsquo;univers de <em><a href="https://www.theartchemists.com/en-guerre-un-parfum-de-conflit-dans-lair-du-temps/">En Guerre</a></em> ou <em>Ressources humaines</em>. Le cocktail, explosif, est concocté de main de maître par le réalisateur Fred Grivois à qui l&rsquo;on doit par ailleurs le trépidant <em><a href="https://www.theartchemists.com/film-intervention-gign/">L&rsquo;Intervention</a></em> et qui fait d&rsquo;ailleurs une petite apparition dans la série aux côtés de Margot Bancilhon, Léonie Simaga, Anne Benoît, Guillaume Labbé et un certain JoeyStarr absolument craquant en adepte de Marx et de l&rsquo;autogestion.</p>



<p>Ajoutons une B.O. juste tripante, un travail de l&rsquo;image au scalpel qui évoque, qui les anime japonais, qui les plans de Ken Loach, des répliques bien senties, un montage frénétique, une ironie mordante, la volonté de faire acte d&rsquo;éducation populaire en rapprochant bases de la revendication sociale et sagesse des arts martiaux : et vous aurez une trop vague idée encore de ce que représente <em>Machine</em>. En d&rsquo;autres termes, regardez la série, faites-vous une opinion et commencez la révolution !</p>



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<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



<p class="has-text-align-center has-text-color" style="color:#fefefe">Vous avez des envies de culture ? Cet article vous a plu ?</p>



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		<title>Thatcher’s not dead &#8211; La B.O. by David Menke et The Limiñanas : inoxydable en musique ?</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/bo-thatcher-not-dead/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 Dec 2023 11:26:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=36803</guid>

					<description><![CDATA[<p>Après Thatcher’s not dead le documentaire, je demande Thatcher’s not dead la bande originale. Indissociable, dirais-je, car le film de  Guillaume Podrovnik repose sur un soundtrack d’exception, flamboyant, foudroyant et pathétique à la fois. Une compo signée The Limiñanas et David Menke qui accouchent ainsi d’un double album que je qualifierai sans trop me planter, je pense, d’anthologique. L’alliance The Limiñanas / David Menke Si vous fréquentez régulièrement notre webmag, vous...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
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<p>Après <a href="https://www.theartchemists.com/documentaire-tatcher-not-dead/"><em>Thatcher’s not dead</em> le documentaire</a>, je demande <em>Thatcher’s not dead</em> la bande originale. Indissociable, dirais-je, car le film de  <a href="https://www.podrovnik.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Guillaume Podrovnik</a> repose sur un soundtrack d’exception, flamboyant, foudroyant et pathétique à la fois. Une compo signée The Limiñanas et David Menke qui accouchent ainsi d’un double album que je qualifierai sans trop me planter, je pense, d’anthologique.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Lionel Limiñana, David Menke, The Limiñanas - Fuzzy Thatcher" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/7xVr_RzQYEM?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">L’alliance The Limiñanas / David Menke</h2>



<p>Si vous fréquentez régulièrement notre webmag, vous connaissez <a href="https://www.theartchemists.com/?s=the+liminanas">The Limiñanas</a>, dont les exploits musicaux alimentent en boucle notre rubrique «&nbsp;Albums&nbsp;» depuis le début de The ARTchemists ou presque. Il faut dire qu’en matière de rock hautement inspiré, placé sous la houlette d’une muse psychédélique héritée en ligne directe des Swinging 60’s, le duo Lionel/Marie a su s’imposer comme une valeur sûre. Une valeur sûre qui séduit, vu le nombre de collabs dont le binôme peut s’enorgueillir. Parmi ces nombreux camarades de jeu, David Menke.&nbsp;</p>



<p>Ce n’est pas la première fois que The Limiñanas s’amusent avec le compositeur allemand. Avec Lionel, ils ont déjà bossé sur les B.O. des docs <em>Monsters inside me </em>(d’où l’excellent album <em>The Devil inside me) </em>et <em>The last days of American Crime d’</em>Olivier Megaton ainsi que <em>The Ballad of Linda L.</em> d’Agnès Poirier. Les voici donc qui récidivent, avec des compos particulièrement léchées rassemblées dans un double album imparable d’efficacité. Et un challenge relevé haut la main. Car assurer la partie musicale d’un documentaire de la trempe de<em>Thatcher’s not dead&nbsp;</em>est loin d’être aisé. Et pour cause.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Lionel Limiñana, David Menke, Oliver Howlett, The Limiñanas - Broken Dreams" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/jwUJSAXWNOA?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Brit pop et protest song</h2>



<p>Composer la bande son d’un documentaire s’avère déjà complexe, la musique devant accompagner sans les submerger la thématique, le propos, la narration, les images, la rythmique. C’est un petit défi en soi. Mais quand on doit restituer le règne de la Dame de Fer, l’atmosphère sonore de l’Angleterre de la fin des années 70 jusqu’aux années 90, on s’attaque à du lourd. Punk, new wave, dark wave, shoegazzing, madchester… il y a de quoi faire en matière de brit pop. La dureté des années Thatcher a alimenté la créativité de dizaines de groupes poussés très vite sur le terreau du chômage et de la crise.</p>



<p>On ne va pas refaire l’histoire, mais il est clair que composer la bande son de <em>Thatcher’s not dead</em> sans tenir compte de ce patrimoine mélodique, du reste cité régulièrement par Podrovnik, qui interroge au passage le phénomène Thatcher du point de vue de la pop culture, c’est juste se précipiter dans le mur. Mais en faire état constitue également un risque, celui de la copie maladroite. Dangereux en effet d’évoquer sans friser le ridicule les mélodies spécifiques à The Clash, The Sex Pistols, Joy Division, New Order, Depeche Mode, The Smiths et autres figures de proue de la protest song revisitée à la sauce British en colère.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Lionel Limiñana, David Menke, The Limiñanas - Tears Don&#039;t Lie" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/UkBIeSJKhLo?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Le coucou en moins, l’ogive nucléaire en plus</h2>



<p>À ce petit jeu, Menke et The Limiñanas vont pourtant exceller, accouchant de vingt tracks d’une précision d’horloger suisse, le coucou en moins, l’ogive nucléaire en plus. Quand on visionne le doc, ces brûlots émergent de temps à autre, en demi-teinte, claquant soudainement comme une mitraillette et quand on s’y attend le moins, pour scander les accents martiaux d’une Thatcher hautaine et mordante, les charges de flics à cheval défonçant les grévistes, les queues de chômeurs mendiant leur aide sociale, les traders vociférant au cœur des market places. Et puis il y a le disque, et là c’est une fessée en règle depuis la première jusqu’à la dernière note. Sans filtre.</p>



<p>Ballades déchirantes et chants de guerre, colère et abattement, frustration et tripes en feu&nbsp;: chacun vivra sa déculottée à sa manière. Personnellement, je ne me suis pas remise de «&nbsp;Don’t be a traitor&nbsp;», «&nbsp;Fuzzy Thatcher&nbsp;», «&nbsp;War&nbsp;», «&nbsp;Tears don’t lie&nbsp;» (avec New Order en embuscade dans le riff de guitare, la boite à rythme, la ligne de basse, le synthé), «&nbsp;Broken dreams&nbsp;» (un pur bijou, digne d’un film de Ken Loach, qui tourne en boucle dans mon casque). Et puis il y a le magistral «&nbsp;Masterplan&nbsp;», un rempart mélodique solidement arrimé sur une ligne basse impeccable, des drums sans pitié sur lesquels se hérisse le spoken word littéralement hypnotique d’<a href="http://oliverhowlett.com/">Oliver Howlett</a>. On va être clair, je n’avais pas ressenti pareil frisson depuis des années.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Lionel Limiñana, David Menke - Master Plan (feat. Oliver Howlett)  (Official Video)" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/yGX0KCMxACE?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p>Lignes de synthé à frigorifier la banquise ou/et foutre le feu à un volcan, percussions métalliques en droite ligne venues de l’industrielle, redondances des parties de gratte, ceux qui ont vécu ces années atroces, mais si riches musicalement ne pourront pas écouter le soundtrack de <em>Thatcher’s not dead</em> sans ressentir une émotion puissante les saisir aux tripes, une remontée en flèche d’une rage, d’un sentiment de révolte, d’une énergie de combattre que notre présent a comme endormi. Et pourtant notre actu ressemble tant (trop) à cette période. Il faut bien une musique guerrière pour réveiller en nous l’urgence de dire non. Merci à Menke et The Limiñanas de sonner ainsi le tocsin.</p>


<p>Cet article <a href="https://www.theartchemists.com/bo-thatcher-not-dead/">Thatcher’s not dead &#8211; La B.O. by David Menke et The Limiñanas : inoxydable en musique ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.theartchemists.com">The ARTchemists</a>.</p>
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		<title>Thatcher’s not dead : inoxydable par delà la tombe ?</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/documentaire-tatcher-not-dead/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 Dec 2023 15:22:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>8 avril 2013&#160;: Margaret Thatcher s’éteint. En apprenant la nouvelle, des milliers de Britanniques descendent dans la rue… pour sabrer le champagne. C’est dire si la Dame de Fer a laissé une empreinte durable et négative dans les mémoires. Car derrière ces célébrations, il y a une histoire, pire, un démantèlement. Une casse sociale d’une ampleur, d’une brutalité sans précédent. C’est ce que raconte le documentaire Thatcher’s not dead, en...</p>
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<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/12/the-artchemists-tatchers-not-dead.jpg" alt="" class="wp-image-36793" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/12/the-artchemists-tatchers-not-dead.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/12/the-artchemists-tatchers-not-dead-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/12/the-artchemists-tatchers-not-dead-494x395.jpg 494w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



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<p>8 avril 2013&nbsp;: <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Margaret_Thatcher" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Margaret Thatcher</a> s’éteint. En apprenant la nouvelle, des milliers de Britanniques descendent dans la rue… pour sabrer le champagne. C’est dire si la Dame de Fer a laissé une empreinte durable et négative dans les mémoires. Car derrière ces célébrations, il y a une histoire, pire, un démantèlement. Une casse sociale d’une ampleur, d’une brutalité sans précédent. C’est ce que raconte le documentaire <em>Thatcher’s not dead</em>, en français dans le texte, <em>Margaret Thatcher l’inoxydable.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Interview Guillaume Meurice et Guillaume Podrovnik | Margaret Thatcher L&#039;inoxydable | ARTE" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/4NgXQQcTuEQ?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Un cauchemar sociétal</h2>



<p>En une heure et demie d’archives et de témoignages, <a href="https://www.podrovnik.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Guillaume Podrovnik</a> décortique le pourquoi du comment de cette figure du pouvoir hautement controversée, mais qui a cependant tenu le haut du pavé politique britannique des années durant. Inoxydable&nbsp;? C’est un euphémisme. De 1975 où elle est élue à la surprise générale à 1990 où les membres du parti conservateur, excédés par son conservatisme, la fichent plus ou moins dehors, Thatcher va mettre l’Angleterre en coupe réglée, à grand coup de ce qu’on appellera plus tard le néolibéralisme (eh oui, déjà).</p>



<p>Totalement hors sol, se prétendant proche du peuple quand elle est issue d&rsquo;une moyenne bourgeoisie bon teint, l’inflexible Première ministre va pousser son pays dans une misère grandissante dont témoignent, outre les films de Ken Loach, <em>The Full Monty</em>, <em><a href="https://www.theartchemists.com/film-serie-this-is-england/">This is England</a></em> ou <em><a href="https://www.theartchemists.com/film-pride/">Pride</a></em>, pour ne citer que ces quelques exemples cinématographiques. Exit les aides sociales, le soutien aux plus fragiles, les industries à l’anglaise. Soulignée par les hits punk et new wave qui décrivent ce règne féroce, racontée par la voix off d’un certain Guillaume Meurisse, mise en musique par <a href="https://www.theartchemists.com/bo-thatcher-not-dead/">le tandem Menke / The Limiñanas</a>, l’épopée tatchérienne a tout du cauchemar sociétal.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Éclairer notre présent</h2>



<p>Un cauchemar où s’invitent entre autres Reagan et Pinochet, avec à la clé une femme d’une rare poigne qui s’impose petite à petit jusque dans les foyers via la télévision triomphante, à grand coup de discours rentre dedans et de mesures d’une incroyable dureté. Thatcher, icône de la pop culture&nbsp;? Le succès de sa marionnette dans l’émission culte <em><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Spitting_Image" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Spitting Image</a></em> en dit long sur une célébrité à rebours. Une célébrité qui éclaire par ailleurs notre présent, et les méandres de l’ultralibéralisme tel qu’il nous dévore actuellement. Et c’est là que le titre anglais du documentaire prend tout son sens.</p>



<p>Thatcher’s not dead&nbsp;: par-delà la tombe, l’ombre de la Dame de Fer n’en finit plus de nous hanter, inspirant une nouvelle génération de politiciens, d’économistes et d’hommes d’affaires qui persistent à  rebattre les cartes d’un libéralisme échevelé et prédateur. Les graines semées par Thatcher n’ont jamais cessé de germer, et c’est là le drame. Les images que nous voyons dans le documentaire, le récit de cette geste trouve un écho dans notre actualité, en dévoilent la teneur exacte, l’objectif véritable. Et cela n’a rien de rassurant.</p>



<p>PS : faites également un petit tour du côté de la <a href="https://www.youtube.com/@guillaumepodrovnik9343" target="_blank" rel="noreferrer noopener">chaîne Youtube de Podrovnik</a>. On y trouve plusieurs extraits d&rsquo;interviews, des chutes du documentaire qui n&rsquo;ont pas été exploitées, mais qui sont particulièrement intéressantes. Question récurrente : qu&rsquo;en est-il de l&rsquo;héritage thatchérien aujourd&rsquo;hui, notamment en France ? Les réponses sont édifiantes.</p>


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		<title>This is England : skinheads, secrets and lies</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/film-serie-this-is-england/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 10 Dec 2023 15:55:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Séries]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Crâne rasé, Doc Martens 15 trous, polo Fred Perry, bomber kaki ou blouson Harrington&#160;: le parfait uniforme du skinhead. La tenue emblématique que le jeune Shaun, héros de This is England, va endosser avec fierté comme d’autres entrent dans les ordres. On pourrait s’attendre alors à un déferlement d’ultraviolence en mode American History X. Et pourtant, le film sorti en 2006 et la série en trois volets qui le complète,...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
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<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/12/the-artchemists-this-is-england.jpg" alt="" class="wp-image-36782" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/12/the-artchemists-this-is-england.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/12/the-artchemists-this-is-england-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/12/the-artchemists-this-is-england-494x395.jpg 494w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



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<p>Crâne rasé, Doc Martens 15 trous, polo Fred Perry, bomber kaki ou blouson Harrington&nbsp;: le parfait uniforme du skinhead. La tenue emblématique que le jeune Shaun, héros de <em>This is England</em>, va endosser avec fierté comme d’autres entrent dans les ordres. On pourrait s’attendre alors à un déferlement d’ultraviolence en mode <em>American History X</em>. Et pourtant, le film sorti en 2006 et la série en trois volets qui le complète, sont d’une humanité, d’une tendresse rares.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-4-3 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="This is England (Bande annonce Vostfr)" width="640" height="480" src="https://www.youtube.com/embed/qXFGmQKIaJs?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Traverser les crises ensemble</h2>



<p>Au cœur de cette saga, Shaun. Dans le film, c’est un petit garçon endeuillé par la mort d’un papa militaire tué pendant la guerre des Malouines. Solitaire et marginal, le gamin va trouver un port d’attache au sein d’une bande de skinheads&nbsp;: Woody et sa petite copine Lol, sa sœur Kelly, leurs potes Gadget, Milky, Harvey, Combo, Smell… En seconde ligne, les parents, les adultes, des figures pas toujours équilibrées, elles aussi en quête d’elles-mêmes. Le petit groupe et ses satellites se tiennent les coudes comme ils peuvent dans un pays en crise, ravagé par le tatchérisme et où les opportunités de réaliser ses rêves sont réduites à néant ou presque.</p>



<p>Chômage, racisme, violence domestique, drogue, délinquance, illettrisme, tandis que certains dérivent vers la brutalité aveugle, le nationalisme revanchard, d’autres demeurent ouverts et tolérants, pétris de bonne volonté. Malgré les années qui passent, les coups durs de la vie et Dieu sait s’ils vont en subir, ces personnages si attachants, fragiles et forts à la fois, vont évoluer, se raccrochant à cette petite famille qu’ils se sont constituée, fidèles en dépit des conflits, des trahisons, traversant les crises ensemble, se soutenant, avec humour et maladresse, toujours là les uns pour les autres, solides et convaincus.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="This is England &#039;86: Official Trailer (2010)" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/IBndZeuoImU?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Une force de résilience</h2>



<p>Un visage positif que le réalisateur <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Shane_Meadows" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Shane Meadows</a>, skin dans ses jeunes années, a voulu mettre en avant à rebours d’autres longs métrages beaucoup plus sombres et destructeurs. Non pas que les aventures de Shaun et ses amis soient rose bonbon, loin de là. Mais la sauvagerie y est traitée différemment, échappant aux clichés pour laisser la place au parcours initiatique, cette découverte de la vie qui s’appelle l’adolescence. Chacun.e va progressivement en sortir, faisant le deuil de ses illusions et de son insouciance pour aller vers la lumière. Avec bien des difficultés certes, mais aussi une force de résilience exceptionnelle, un sens profond de la vie en commun, du partage qui suscite le respect.</p>



<p>D’aucuns considèrent que la fresque de Meadows croise les univers de <em>Trainspotting</em> et du cinéma de Ken Loach. Pourtant, en regardant Shaun et ses amis avancer dans l’existence, on ne peut s’empêcher d’évoquer le poignant <em>Secrets and Lies</em> de Mike Leigh. Car si le groupe perdure, il est constamment impacté par la rudesse d’un quotidien sordide, qu’on tait, qu’on cache, qu’on ne révèle que contraint et forcé. Des secrets et des mensonges, il y en a beaucoup dans <em>This is England</em>, des frustrations, des pudeurs, de la complicité également, du pardon, du bon sens aussi. De la justice, aveugle et implacable, de la culpabilité, de l’amertume mais aussi de la douceur. De la bienveillance. Des rires et des larmes. Et tant d’amour.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="This is England &#039;88 | December | Channel 4" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/iZIQNyYfl9w?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Des comédiens investis</h2>



<p>Et puis il y a la musique, omniprésente, un peu comme dans le magnifique <em>Distant Voices</em> de Terence Davies. Depuis The Specials jusqu’à Stone Roses en passant par The Smiths, film et série égrainent une bande originale d’une richesse incroyable, reflétant les différents courants musicaux qui émaillent la brit pop de 1980 à 1990 (et les looks qui vont avec). Ces morceaux, on les a tous entendus, on a dansé dessus, savouré un premier baiser, vécu une cuite monumentale. Ils font le lien entre nous, spectateurs, et chaque héros de cette fresque moderne, remarquablement interprété par des acteurs talentueux. Thomas Turgoose dans le rôle de Shaun, Stephen Graham dans celui de l’indomptable Combo, Rosamund Hanson, la très sage et si pertinente Smell, Vicky McClure, Lol déchirée et si fragile, Andrew Ellis, Gadget si innocent et sincère, Danielle Watson, touchante Trev, Andrew Shim, Milky amoureux éconduit et ami fidèle…</p>



<p>Bref une sacrée palette de comédiens particulièrement investis et ô combien crédibles, pour preuve Joseph Gilgun qui campe un Woody d’une sincérité désarmante, le pote, le grand frère, l’amant pas totalement parfait, mais mieux encore. Et on se prend alors à faire corps avec cette famille, à en considérer les membres comme nos amis, nos proches. Et on se marre quand ils se marrent, on a mal quand ils souffrent, on pleure, de chagrin ou de joie, quand ils sont en danger ou dans le bonheur. Les quitter au terme de l’ultime épisode de la dernière saison est un déchirement. On emporte leur souvenir avec affection. Bien plus qu’une chronique sociale, <em>This is England</em>, c’est ça. Une histoire d’humains pris dans la tourmente d’une époque et qui s’accrochent, en dépit de tout. Cela n’a pas de prix.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="TRAILER: This Is England &#039;90 | Coming Soon | Channel 4" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/bNAkC9yYyRQ?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
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		<title>Festival de Cannes : à quoi sert vraiment la Palme d’Or ?</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/utilite-palme-or-festival-cannes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 Jun 2023 10:06:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« Et la Palme d&#8217;or 2023 est attribuée à&#8230;  Justine Triet pour Anatomie d&#8217;une chute ! » S’ensuit un discours qui a fait couler beaucoup d’encre par son énergie et sa détermination&#8230; et les réactions effrayées/outrées d’une partie du corps politique et de l’opinion publique, regrettant que la lauréate ait ainsi critiqué la politique gouvernementale et la violence avec laquelle a été menée la réforme des retraites. 216 600 tweets plus tard selon Visibrain (à...</p>
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<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="400" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/06/350115455_927984345104923_329355.jpg" alt="" class="wp-image-36113" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/06/350115455_927984345104923_329355.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/06/350115455_927984345104923_329355-288x192.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/06/350115455_927984345104923_329355-494x329.jpg 494w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



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<p>« <em>Et la Palme d&rsquo;or 2023 est attribuée à&#8230;  <a href="https://www.theartchemists.com/?s=justine+triet" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Justine Triet</a> pour Anatomie d&rsquo;une chute !</em> » S’ensuit un discours qui a fait couler beaucoup d’encre par son énergie et sa détermination&#8230; et les réactions effrayées/outrées d’une partie du corps politique et de l’opinion publique, regrettant que la lauréate ait ainsi critiqué la politique gouvernementale et la violence avec laquelle a été menée la réforme des retraites.</p>



<p><strong>216 600 tweets</strong> plus tard selon <a href="https://www.visibrain.com/fr/blog/festival-de-cannes-2023-bilan-reseaux-sociaux?utm_campaign=festival-de-cannes&amp;utm_content=165527256&amp;utm_medium=social&amp;utm_source=twitter&amp;hss_channel=tw-166139505" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Visibrain</a> (à la louche, ça a dû grimper depuis), la preuve n’est plus à faire : n’en déplaise à certains qui rêvent d’un monde artistique aseptisé, propre sur lui et bien obéissant parce qu’on lui a lâché des subventions en guise d&rsquo;os à ronger), la remise de la Palme d’Or est encore et toujours une tribune politique. Il faudrait être totalement hors sol et peu informé de l’histoire et de l’ADN du festival de Cannes pour en douter, prétendre le contraire.</p>



<p>Car le <a href="https://www.festival-cannes.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">festival de Cannes</a>, ce n’est pas qu’une vitrine glamour pour les marques de luxe (qui ont du reste très bien saisi l’opportunité d’exploiter ce juteux filon qu’elles ont d’ailleurs tendance à vampiriser, transformer en catwalk et en cirque marketing). C’est aussi un formidable tremplin culturel. Et recevoir la Palme d’Or encore plus. Explications.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un outil de promotion extrêmement efficace</h2>



<p>On s’en doute, mais c’est toujours mieux de le préciser, parce que c’est justement la clé de l’émancipation. Pour un réalisateur, gagner la Palme d&rsquo;Or au Festival de Cannes est considéré comme l&rsquo;une des plus grandes distinctions dans l&rsquo;industrie du cinéma. Pourquoi ? Parce que c’est l’occasion d’offrir une visibilité inégalée au film primé, et dans un climat ultraconcurrentiel, c’est toujours bon à prendre. Cela :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>génère une couverture médiatique considérable (avec la une des médias spécialisés du monde entier, des articles dans la presse généraliste de tous les pays, des reportages dans les journaux télévisés, des mentions sur les réseaux sociaux – 6,7 millions de messages dédiés à l’événement cannois pour cette 76eme édition toujours selon <a href="https://www.visibrain.com/fr/blog/festival-de-cannes-2023-bilan-reseaux-sociaux?utm_campaign=festival-de-cannes&amp;utm_content=165527256&amp;utm_medium=social&amp;utm_source=twitter&amp;hss_channel=tw-166139505" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Visibrain</a>, ce n’est pas rien) ;</li>



<li>attire l&rsquo;intérêt des distributeurs internationaux, ce qui va permettre au film d’être programmé dans les salles du monde entier, avec en prime des opérations de communication à la hauteur des enjeux ;</li>



<li>permet ainsi au film récompensé d&rsquo;atteindre un public plus large, en dehors des audiences de niche, adeptes du cinéma d’auteur.</li>
</ul>



<p>Par contrecoup, la Palme d’or est annonciatrice de rentrées d’argent conséquentes, avec une audience nombreuse, la diffusion à venir du film en DVD, sur les plateformes en VoD, à la télévision… Et logiquement, remporter la Palme d&rsquo;Or va également faciliter l&rsquo;obtention de financements pour les projets futurs du cinéaste, que les professionnels vont désormais considérer comme « bankable ». Les producteurs, les investisseurs et les studios sont forcément attirés par les réalisateurs qui ont reçu cette reconnaissance, ce qui peut ouvrir des portes habituellement closes pour de nouvelles collaborations et opportunités, convaincre des acteurs célèbres de travailler sur les prochains projets…</p>



<p><strong>Exemple type :</strong> récompensé en 2019, <em>Parasite</em> du réalisateur sud-coréen Bong Joon-ho connaît un succès critique et commercial mondial. Selon les données de <a href="https://www.boxofficemojo.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Box Office Mojo</a>, le film a rapporté plus de 266 millions de dollars dans le monde entier. Cela en fait le film coréen le plus rentable de tous les temps et l&rsquo;un des films en langue étrangère les plus lucratifs de l&rsquo;histoire du cinéma.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Devenir une référence cinématographique</h2>



<p>Eh oui, faire des sous, c’est bien, s’imposer comme une référence cinématographique durable, c’est mieux. La Palme d&rsquo;Or est décernée par un jury composé de professionnels du cinéma, cinéastes, acteurs, eux-mêmes célébrissimes et reconnus ; de ce fait, elle est considérée comme un gage de qualité, mieux, un adoubement. Remporter cette récompense catapulte le cinéaste sur la scène internationale. Ce trophée confère une crédibilité artistique telle qu’elle va propulser le réalisateur primé au rang d’artiste incontournable doté d’une griffe, d’un style qu’il va imposer.</p>



<p><strong>Exemple type :</strong> lancé par <em>Reservoir Dogs</em> en 1992, Quentin Tarantino va passer le cap de la célébrité internationale après avoir reçu la Palme d’Or en 1994 pour <em>Pulp Fiction</em>. Le film a été acclamé pour son scénario innovant, son style de narration non linéaire, son mélange unique de genres. La Palme d&rsquo;Or renforce donc la crédibilité artistique de Tarantino, établit son statut de réalisateur visionnaire. Le succès financier qui s’ensuit (le film ramènera 213 millions de dollars à l’international) prouve que le public est séduit durablement. Suivent <em>Jackie Brown</em> (1997), <em>Kill Bill</em> (2003-2004), <em>Inglourious Basterds</em> (2009), <em>Django Unchained</em> (2012) et j&rsquo;en passe. Mis en orbite par la Palme d’Or, ce type de narration plaît… et fait école. <em>Pulp Fiction</em> a eu un impact significatif sur l&rsquo;industrie du cinéma : son approche audacieuse, son mélange de violence stylisée, de dialogues percutants et d&rsquo;humour noir ont inspiré de nombreux réalisateurs depuis et ont contribué à façonner le paysage cinématographique des années 90 et au-delà.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Faire bouger les choses ?</h2>



<p>L’exemple de Quentin Tarantino est parlant d’un point de vue artistique. Mais la portée du Festival de Cannes est telle que c’est devenu une tribune sociale et politique d’envergure. Il convient à ce titre de ne pas oublier les origines du festival : ce dernier est créé en 1939 pour faire opposition au festival <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Mostra_de_Venise" target="_blank" rel="noreferrer noopener">La Mostra de Venise</a> cornaquée par le Duce qui y décerne la coupe Mussolini. Dans son ADN même, le <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Festival_de_Cannes" target="_blank" rel="noreferrer noopener">festival de Cannes</a> porte une volonté d’ouverture culturelle, de diversité des points de vue et de combat politique ; on l’appelle alors « le festival du monde libre ». Aujourd’hui encore, il sert de porte-voix aux réalisateurs, aux acteurs, aux producteurs opprimés, exilés politiques, fuyant dictatures et régimes violents : qui pourrait oublier <em>L’homme de fer</em> du réalisateur mythique Wajda ? Le légendaire <em>Adieu ma concubine</em> de Chen Kaige ?</p>



<p>Les films récompensés portent tous un message sociétal, un regard certes esthétique, mais aussi profondément critique sur les évolutions du monde moderne, sa cruauté, sa folie, son injustice… <em>L’affaire Mattei</em> de Francesco Rosi en 1972, <em><a href="https://www.theartchemists.com/apocalypse-now-chef-doeuvre-a-lectures-multiples/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Apocalypse Now</a></em> de Coppola en 1978, <em>Elephant </em>de Gus Van Sant en 2003, <em>Sans filtre</em> de Ruben Östlund en 2022… <a href="https://www.theartchemists.com/?s=Ken+Loach" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Ken Loach</a> incarne ce visage du réalisateur contestataire, dont les deux films primés, <em>Le vent se lève</em> en 2006 et <em>Moi, Daniel Blake</em> en 2016, évoquent les dures réalités de l’histoire britannique. Décerner la Palme d’or est forcément un geste politique : distinguer ainsi un film spécifique, c’est susciter le débat, enclencher la discussion, voire la polémique… dans tous les cas, sensibiliser le public.</p>



<p><strong>Exemple type&nbsp;:</strong> récompensé en 2008, le film <em>Entre les murs</em> de Laurent Cantet a suscité le scandale par sa vision on ne peut plus juste du système éducatif français tel qu’il est en train de se détricoter vitesse grand V. Le réalisateur, inspiré par le livre de François Bégaudeau, y relate les problématiques de la diversité culturelle, des inégalités sociales, des tensions raciales dans l&rsquo;univers de l’école. Étant fondé sur des faits réels et utilisant des acteurs non professionnels, le film a suscité des débats sur son authenticité et sa représentation fidèle de la réalité scolaire. Certains l’ont critiqué pour sa prétendue exploitation de la vie réelle des élèves et des enseignants, tandis que d&rsquo;autres l&rsquo;ont salué pour sa sincérité et son réalisme. <em>Entre les murs</em> a généré des discussions sur le système éducatif français et ses problèmes, notamment la question de l&rsquo;intégration des élèves issus de l&rsquo;immigration, les méthodes d&rsquo;enseignement et les obstacles rencontrés par les enseignants. Le film a été perçu par beaucoup comme une critique sociale de l&rsquo;éducation en France, un outil politique&nbsp;: certains politiciens l&rsquo;ont salué comme une œuvre courageuse, d&rsquo;autres l’ont critiqué pour sa vision négative.</p>



<p>Dans ce contexte, avec pareille visibilité, pareille aura, la remise de la <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Palme_d%27or" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Palme d’Or</a> est, de fait, l’amorce d’un changement. Ainsi, Julie Triet est la troisième femme à en bénéficier après Jane Campion en 1993 pour <em>La Leçon de piano </em>et Julia Ducournau avec<em> Titane</em> en 2021. Trois réalisatrices sorties du rang sur 76 éditions ? Le prochain combat à mener est très clairement féministe. <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Delphine_Seyrig" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Delphine Seyrig</a> s&rsquo;y était attelé dans les années 70 ; il serait temps que ça bouge, vous ne croyez pas ? Reconnaître les femmes réalisatrices, promouvoir le cinéma au féminin, donner la parole à ces créatrices, même, surtout si cette parole est engagée, militante. Pour encourager d’autres femmes à prendre la parole, à s’impliquer, inspirer les réalisatrices du futur. Changer la donne, dans les scénarios, les codes d&rsquo;interprétations, les rythmes narratifs, les thématiques… Représenter la femme autrement, en tout cas pas comme un objet sexuel et docile, mais comme un sujet pensant et agissant &#8230; Et alimenter cette formidable tribune d’échange et de créativité qui A BESOIN de sang nouveau, femmes, hommes, à égalité.</p>
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		<title>Discount : la vie au rabais ?</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/film-discount/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Sep 2021 08:33:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Discount : banal patronyme d&#8217;une grande surface affichant des prix sacrifiés. Au dépend d&#8217;employés surexploités par une directrice tyrannique, elle même pressurée par ses supérieurs. Compétitivité constante, salaires dérisoires, horaires inhumains … ça roule parce qu&#8217;il faut vivre, nourrir les gosses, payer la maison, s&#8217;occuper des parents grabataires. Dans une région rongée par le chômage on est content quand on a un job et on ferait n&#8217;importe quoi pour le...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2015/06/discount-affiche-e1434475768684.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-22800 size-full" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2015/06/discount-affiche-e1434475768684.jpeg" alt="discount affiche" width="442" height="600" /></a></p>
<p style="text-align: justify;" align="justify"><em>Discount</em> : banal patronyme d&rsquo;une grande surface affichant des prix sacrifiés. Au dépend d&#8217;employés surexploités par une directrice tyrannique, elle même pressurée par ses supérieurs. Compétitivité constante, salaires dérisoires, horaires inhumains … ça roule parce qu&rsquo;il faut vivre, nourrir les gosses, payer la maison, s&rsquo;occuper des parents grabataires. Dans une région rongée par le chômage on est content quand on a un job et on ferait n&rsquo;importe quoi pour le garder. Jusqu&rsquo;au jour où on craque.</p>
<p><iframe loading="lazy" title="DISCOUNT - Bande annonce" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/cXkqRxfGtLk?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;">Nourriture javellisée</span></h2>
<p style="text-align: justify;" align="justify"><span style="color: #000000;">Pour Gilles et ses collègues Christiane, Emma, Alfred et Momo, c&rsquo;est peut être quand on les force à encaisser debout du matin au soir, chrono en main que ça bascule. Ou alors quand on les fouille le soir pour vérifier qu&rsquo;ils ne volent rien. Quand on minute à la seconde le temps qu&rsquo;ils passent aux toilettes ? Plus probablement autour de la benne à ordures où ils entassent les denrées à javelliser. Toute cette nourriture gâchée alors qu&rsquo;elle est encore viable, consommable quand des gens crèvent de faim, tandis qu&rsquo;eux même n&rsquo;ont rien d&rsquo;autres que des dettes et la menace d&rsquo;un licenciement imminent &#8230; du coup ils vont agir.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000; background-color: #ff00ff;"><strong>A lire également :</strong></span> <strong> <a href="https://www.theartchemists.com/en-guerre-un-parfum-de-conflit-dans-lair-du-temps/" rel="bookmark">En Guerre : un parfum de conflit dans l’air du temps …</a></strong></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;">Climat de crise</span></h2>
<p style="text-align: justify;" align="justify"><span style="color: #000000;">Pour son premier film, Louis-Julien Petit rend hommage au cinéma de Ken Loach afin de construire cette fable sociale, en s&rsquo;inspirant de l&rsquo;histoire d&rsquo;Anne-Marie Costa, caissière poursuivie par le supermarché où elle travaillait pour avoir utilisé le coupon cadeau abandonné par un client. A partir de ce fait divers sordide, il évoque la déshumanisation propre à cet univers professionnel d&rsquo;une dureté incroyable. Face à ce climat de crise qui autorise toutes les dérives en matière d&rsquo;exploitation de l&rsquo;homme par l&rsquo;homme, la résistance s&rsquo;organise, en mode Robin des Bois. Porté par une brochette d&rsquo;acteurs excellents dont une Corinne Masiero qui prouve ici qu&rsquo;elle a largement les épaules pour endosser les grands rôles du répertoire, le récit de cette aventure solidaire se veut une critique acerbe de notre société.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000; background-color: #ff00ff;"><strong>A lire également :</strong></span> <strong> <a href="https://www.theartchemists.com/livre-tribulations-caissiere/" rel="bookmark">Les Tribulations d’une caissière : en bas de l’échelle sociale, juste au dessus du cafard</a></strong></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;">Un regard humain</span></h2>
<p style="text-align: justify;" align="justify"><span style="color: #000000;">On regrette juste que le scénario à un moment se perde pour ne déboucher sur aucune conclusion valide ni plausible. Si ce type de chute convient à l&rsquo;ambiance des comédies sociales britanniques, ici nous demeurons sur notre faim, dans un flou volontaire qui évacue la délicate question du geste délinquant alors qu&rsquo;il faudrait l&rsquo;aborder de front, pour demander qui ici est finalement le voleur. Qu&rsquo;à cela ne tienne, pour un premier long-métrage, Louis-Julien Petit a le mérite de traiter d&rsquo;un sujet délicat, avec beaucoup de tact, d&rsquo;intelligence et de finesse, sans tomber dans la grosse farce ni dans le mélodrame. Son regard pertinent et humain surfe sur l&rsquo;air du temps : aujourd&rsquo;hui les grandes surfaces n&rsquo;ont plus le droit de gâcher la nourriture. Fini donc le gâchis alimentaire. Espérons que l&rsquo;avenir mettra également un terme aux conditions de travail iniques dénoncées dans cette fiction.</span></p>
<p><span style="color: #000000;"><b>Et plus si affinités</b></span></p>
<p><span style="color: #000000;">Vous pouvez visionner le film <em>Discount</em> en <a href="https://amzn.to/3ihCeyG" target="_blank" rel="noopener">DVD</a> ou en VoD. </span><br />
<script type="text/javascript" src="https://img.metaffiliation.com/na/na/res/trk/script.js"></script><br />
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</noscript><br />
<!-- END CODE --></p>
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		<title>Trouvaille Musique : Billy Nomates</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/trouvaille-musique-billy-nomates/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 14 May 2021 13:33:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Honneur aux dames pour la trouvaille musicale de cette semaine qui nous conduit en Angleterre du côté du Leicestershire où opère Billy Nomates. Nous découvrons la petite frimousse de ce joli petit chat sauvage au détour du clip « Mork’n Mindy » des Sleaford Mods, où elle pousse la chansonnette au côté de Jason Williamson et Andrew Fearn. Ce qui vaut bien tous les manifestes du monde : Une métamorphose Eh oui, il...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/05/89352500_617225565789813_446671745470955520_n_opt.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-33827" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/05/89352500_617225565789813_446671745470955520_n_opt-494x494.jpg" alt="Billy nomates" width="494" height="494" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/05/89352500_617225565789813_446671745470955520_n_opt-494x494.jpg 494w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/05/89352500_617225565789813_446671745470955520_n_opt-288x288.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/05/89352500_617225565789813_446671745470955520_n_opt-188x188.jpg 188w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/05/89352500_617225565789813_446671745470955520_n_opt-70x70.jpg 70w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/05/89352500_617225565789813_446671745470955520_n_opt.jpg 600w" sizes="auto, (max-width: 494px) 100vw, 494px" /></a></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Honneur aux dames pour la trouvaille musicale de cette semaine qui nous conduit en Angleterre du côté du Leicestershire où opère Billy Nomates. Nous découvrons la petite frimousse de ce joli petit chat sauvage au détour du clip « Mork’n Mindy » des Sleaford Mods, où elle pousse la chansonnette au côté de Jason Williamson et Andrew Fearn. Ce qui vaut bien tous les manifestes du monde :</span></p>
<p><iframe loading="lazy" title="Sleaford Mods ft. Billy Nomates - Mork n Mindy (Official Video)" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/iKcbSOjIzjQ?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000; font-size: 18pt;"><b>Une métamorphose</b></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Eh oui, il en faut pour matcher avec ces deux-là, dont l’engagement sociétal et politique se répercute de track en track, avec une rage égale, alimentée par les aberrations et les injustices du monde moderne. Pas un hasard si le projet Billy Nomates prend corps en 2019 durant un concert des Sleaford, comme une révélation, une évidence. Et une métamorphose. Jusque là, Tor Maries enchaînait les projets sans grande portée. D’un seul coup, tout devient clair. Solitaire, rageuse, elle accouche de « No » toute seule devant son ordi, mixant une ligne de basse, un rythme de batterie, un fond de synthé et sa voix de chanteuse country soudainement passée au rap avec armes et bagages.</span></p>
<p><iframe loading="lazy" title="Billy Nomates - No" width="640" height="480" src="https://www.youtube.com/embed/hhEX9n5DjZQ?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000; font-size: 18pt;"><b>Adepte de la galère</b></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Beaucoup d’armes surtout, des bagages, la dame n’en a que peu. En bonne adepte de la galère, elle voyage léger, avec un don certain pour rebondir quelles que soient les circonstances. Le live des Transmusicales où elle devait se produire capote because COVID ? Qu’à cela ne tienne. Repli stratégique sur l’île de Wight (haut lieu rock si il en est depuis 1970 et ce festival totalement fou qui inspira du reste les premières mesures de « Fucking in the bushes » d’Oasis) pour accoucher d’ <a href="https://invada.bandcamp.com/album/emergency-telephone" target="_blank" rel="noopener"><i>Emergency telephone</i></a>, galette tout aussi échevelée , talentueuse et inspirée que son <a href="https://invada.bandcamp.com/album/billy-nomates" target="_blank" rel="noopener">premier opus éponyme</a>, déjà solide et prometteur. Car la donzelle a beaucoup à raconter : la loose, le manque de fric, les aventures amoureuses foireuses … elle les collectionne comme le ferait une héroïne de Ken Loach.</span></p>
<p>https://youtu.be/9Jm3UOef7o0</p>
<p align="justify"><span style="color: #000000; font-size: 18pt;"><b>« No is the greatest resistance »</b></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Pas chanceuse, pas honteuse : elle assume, fière, la tête haute. « <i>No is the greatest resistance</i> » et un point de départ prolixe pour une série de textes punchy où elle règle ses comptes avec la misère, l’exploitation, le raciste, le sexisme, l’intolérance, les diktats … et ‘une voix claire, sans ambiguïté. En ligne directe avec une certaine <a href="https://www.theartchemists.com/lydia-lunch-desequilibres-synthetiques-autres-vomissures-verbales/" target="_blank" rel="noopener">Lydia Lunch</a> et son <a href="https://www.theartchemists.com/trouvaille-musique-epilexique/" target="_blank" rel="noopener">spoken word</a> incisif, préférant le bleu de travail et les baskets aux petites jupes et aux talons hauts, ce qui ne l’empêche guère d’occuper la scène avec style. Visionnez le <a href="https://youtu.be/WnJsANW_LvM" target="_blank" rel="noopener">concert enregistré sur ARTE</a> : elle s’empare de l’espace avec une rare efficacité, capte la caméra du regard, verrouille l’objectif à ses prunelles de mer orageuse et vous assène son live en y prenant un plaisir palpable.</span></p>
<p><iframe loading="lazy" title="Billy Nomates - Heels" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/uPQW8GIVgB4?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">C’est ce qui ressort de l’ensemble, ce qui annonce la suite : Billy Nomates s’éclate, la voie est toute tracée, tout a pris un sens et le bon visiblement. Personne donc ne l’arrêtera. En d’autres termes, nous n’avons pas fini de voir sa petite bouille de gamine en colère venir nous sonner les cloches à grands coups de lyrics claquants comme d’impérieux coups de fouet. Et nous allons en redemandez !!!!</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><strong>Et plus si affinités</strong></span></p>
<p><a href="https://www.facebook.com/billynomatestor" target="_blank" rel="noopener">https://www.facebook.com/billynomatestor</a></p>
<p><a href="https://www.iambillynomates.com/" target="_blank" rel="noopener">https://www.iambillynomates.com/</a></p>
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		<title>Moi, Daniel Blake de Ken Loach : Blake sans Mortimer</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/moi-daniel-blake-de-ken-loach-blake-mortimer/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Villodre]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 28 Aug 2016 07:25:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>I, Daniel Blake (Moi, Daniel Blake) a valu cette année sa deuxième palme d’or au réalisateur britannique chevronné Ken Loach, l’auteur du mémorable Family Life (1971). Sélectionneur et jurés cannois auront été sensibles, comme nous l’avons été et le sera, à n’en point douter, tout un chacun, au contenu d’un film au parti pris formel neutre en raison de sa transparence, de son naturalisme pleinement assumé et d’une théâtralité prosaïque,...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2016/08/Moi_Daniel_Blake-e1472369029116.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-27399" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2016/08/Moi_Daniel_Blake-371x494.jpg" alt="Moi_Daniel_Blake" width="371" height="494" /></a></p>
<p align="justify"><span style="font-family: Nimbus Roman No9 L,serif; color: #000000;"><i>I, Daniel Blake</i> (<i>Moi, Daniel Blake</i>) a valu cette année sa deuxième palme d’or au réalisateur britannique chevronné Ken Loach, l’auteur du mémorable <i>Family Life</i> (1971). Sélectionneur et jurés cannois auront été sensibles, comme nous l’avons été et le sera, à n’en point douter, tout un chacun, au contenu d’un film au parti pris formel neutre en raison de sa transparence, de son naturalisme pleinement assumé et d’une théâtralité prosaïque, télévisuelle, voire radiophonique.</span></p>
<p>https://youtu.be/t6esTZWI4Xg</p>
<p align="justify"><span style="font-family: Nimbus Roman No9 L,serif; color: #000000;">Rien d’étonnant, <i>a priori</i>, dans ce scénario co-écrit par Loach avec le fidèle collaborateur Paul Laverty, au pays du libéralisme d’Adam Smith mais également de son antidote (rappelons que le Dr Marx s’exila à Londres jusqu’à la fin de sa vie et y écrivit <i>Le Capital</i>) et des kids dickensiens et chaplinesques. Sauf quelque invraisemblance (difficile de croire que quelqu’un qui utilise quotidiennement et avec aisance toutes les fonctions de son téléphone portable ignore, tel le premier Chirac venu, le mode d’emploi d’une souris d’ordinateur), quelque caractérisation simpliste des personnages (dans ce mélo, les prolos sont sympas, tous solidaires, sages comme des images d’Épinal, des photos pour Benetton), quelque abstraction frustrante (celle du contexte et de la ville de Newcastle, réduite à deux-trois vues en extérieur et à des bureaux reconstituables en studio), un dénouement somme toute prévisible, le film montre et démontre la mécanique implacable dans laquelle nous sommes lancés, au pays du Brexit et ailleurs, la crise économique aidant.</span></p>
<p style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2016/08/IDB_DAY_7_007_Dan__Dave_Johns__Katie__Hayley_Squires__Dylan__Dylan_Mckiernan__Daisy__Briana_Shann_-e1472369067154.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-27398" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2016/08/IDB_DAY_7_007_Dan__Dave_Johns__Katie__Hayley_Squires__Dylan__Dylan_Mckiernan__Daisy__Briana_Shann_-494x329.jpg" alt="IDB_DAY_7_007_Dan__Dave_Johns__Katie__Hayley_Squires__Dylan__Dylan_Mckiernan__Daisy__Briana_Shann_" width="494" height="329" /></a></p>
<p align="justify"><span style="font-family: Nimbus Roman No9 L,serif; color: #000000;">Un couple d’autant plus invraisemblable qu’il paraît sacré, donc intouchable, indiscutable, celui, constitué au Pôle emploi, par un menuisier en arrêt de travail et une mère célibataire, avatar du pacs avangélique passé il y a plus de deux mille ans entre le charpentier Joseph, père putatif de Jésus, et la jeune Marie (en l’occurrence, mère Courage de deux enfants, c.à.d. d’une famille recomposée, jeune gueuse qui manque chuter et virer Marie-Madeleine), est confronté à l’absurdité des situations et aux contradictions apparentes résultant de décisions politiques délibérées et de règlements inacceptables. Dans un cas, la médecine est réfutée par une administration ayant sa propre définition de la santé et une “médecine du travail” à ses ordres et à ceux de multinationales américaines l’ayant infiltrée. Dans l’autre, au lieu d’enfermer les pauvres, comme jadis, dans des “working houses”, on les envoie, littéralement, balader à l’autre bout du pays, la banlieue de Londres étant ici étendue à&#8230; 450 km à la ronde.</span></p>
<p style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2016/08/daniel_5594771-e1472368881840.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-27397" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2016/08/daniel_5594771-494x278.jpeg" alt="daniel_5594771" width="494" height="278" /></a></p>
<p align="justify"><span style="font-family: Nimbus Roman No9 L,serif; color: #000000;">La portée universelle de la fable nous touche. Qui n’a pas connu tel ou tel aspect pointé, sans exagération, par les auteurs? Les numéros payants qu’il faut composer et dans lesquels on place ses espoirs lorsque tous les interlocuteurs se sont dérobés? La réponse, insatisfaisante, au bout d’une interminable attente, en renvoyant à une autre, indéfinie? Les éléments de discours auxquels ont été formés ou aguerris les employés des services dits sociaux (sauf exception : il reste heureusement encore quelque trace d’humanité résignée ou réprimée dans ceux-ci) afin de faire passer la pilule au public? Le renversement de la charge de la preuve? La culpabilisation systématique de l’usager? La mise en cause de l’honnêteté? La Grande Bretagne n’est pas la seule à pratiquer ce jeu de dupes qui consiste à rogner sur les prestations, les allocations, les indemnités, les aides, les taux d’épargne populaire tout en allégeant les charges patronales et la fiscalité sur les revenus les plus élevés. Pas la seule à voter une loi “travail” uniquement favorable au “capital”. Ou de déjuger les inspecteurs de ce même travail.</span></p>
<p align="justify"><strong><span style="font-family: Nimbus Roman No9 L,serif; color: #000000;">Et plus si affinités</span></strong></p>
<p align="justify"><a href="http://www.le-pacte.com/france/prochainement/detail/moi-daniel-blake/"><span style="font-family: Nimbus Roman No9 L,serif;">http://www.le-pacte.com/france/prochainement/detail/moi-daniel-blake/</span></a></p>
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