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	<title>Evan Peters</title>
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		<title>Monster : The Jeffrey Dahmer Story… une fatalité des temps modernes ?</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/serie-monster-jeffrey-dahmer-story/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Oct 2022 14:04:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Séries]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Impossible d’ignorer le parfum de scandale qui entoure la sortie de Monster : The Jeffrey Dahmer Story, la nouvelle série griffée Ryan Murphy et Ian Brennan pour Netflix. Critiques dithyrambiques ou mitigées, familles de victimes en colère, commentaires enthousiastes ou outrés sur les réseaux sociaux, ce nouveau programme, appuyé par une campagne de communication énergique, affiches, teasers et interviews à l’appui, ne laisse personne indifférent. Il aurait même tendance à...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/10/Devenez-un-pro-du-design-en-quel7-1.jpg"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="alignnone wp-image-35063 size-full" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/10/Devenez-un-pro-du-design-en-quel7-1.jpg" alt="série Monster : The Jeffrey Dahmer Story de Ryan Murphy et Ian Brennan" width="600" height="480" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/10/Devenez-un-pro-du-design-en-quel7-1.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/10/Devenez-un-pro-du-design-en-quel7-1-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/10/Devenez-un-pro-du-design-en-quel7-1-494x395.jpg 494w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></a></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><span lang="fr-FR">Impossible d’ignorer le parfum de scandale qui entoure la sortie de </span><span lang="fr-FR"><i>Monster : The Jeffrey Dahmer Story</i></span><span lang="fr-FR">, </span><span lang="fr-FR">la nouvelle série griffée </span><a href="https://www.theartchemists.com/?s=ryan+murphy" target="_blank" rel="noopener"><span lang="fr-FR">Ryan Murphy </span></a><span lang="fr-FR">et </span><span lang="fr-FR">Ian Brennan </span><span lang="fr-FR">pour <a href="https://www.theartchemists.com/?s=netflix" target="_blank" rel="noopener">Netflix</a>. Critiques dithyrambiques ou mitigées, familles de victimes en colère, commentaires </span><span lang="fr-FR">enthousiastes ou outrés</span><span lang="fr-FR"> sur les réseaux sociaux, ce nouveau programme, appuyé par une campagne de communication énergique, </span><span lang="fr-FR">affiches, teasers et interviews à l’appui</span><span lang="fr-FR">, ne laisse personne indifférent. Il aurait même tendance à réveiller de vieux démons. Et à </span><span lang="fr-FR">en tirer parti</span><span lang="fr-FR">, comme tout </span><a href="https://www.theartchemists.com/?s=true+crime" target="_blank" rel="noopener"><span lang="fr-FR"><i>true crime</i></span></a><span lang="fr-FR"> qui se respecte ? </span><span lang="fr-FR">Dans tous les cas, adapter la carrière criminelle de Dahmer à l’écran constitue un véritable</span><span lang="fr-FR"> challenge, </span><span lang="fr-FR">l’obligation pour un réalisateur de faire </span><span lang="fr-FR">des choix qui vont forcément fâcher. </span><span lang="fr-FR">Et tronquer une vérité insaisissable ? Explications.</span></span></p>
<p>https://youtu.be/xl2FRiW938o</p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Avant tout, considérer les faits bruts</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><span lang="fr-FR">P</span><span lang="fr-FR">our évaluer la portée de </span><span lang="fr-FR"><i>Monster : The Jeffrey Dahmer Story,</i></span> <span lang="fr-FR">il convient </span><span lang="fr-FR">avant toute chose </span><span lang="fr-FR">de revenir aux faits </span><span lang="fr-FR">bruts, </span><span lang="fr-FR">afin de vérifier si le scénario </span><span lang="fr-FR">de la série </span><span lang="fr-FR">colle au réel</span><span lang="fr-FR">. Plongée donc dans <a href="https://www.theartchemists.com/livres-jeffrey-dahmer/" target="_blank" rel="noopener">plusieurs articles et ouvrages</a> qui évoquent le cas du Cannibale de Milwaukee. </span></span></p>
<ul>
<li style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Du 18 juin 1978, date à laquelle il commet son premier meurtre à l’âge de 18 ans, au lundi 22 juillet 1991, où il est arrêté après avoir laissé échapper Tracy Edwards, Jeffrey Dahmer va tuer 17 personnes (dont 16 entre 1987 et 1991)</span></li>
<li style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Il s’agit de jeunes hommes en majorité issus des minorités raciales afro-américaine, latino-américaine et asiatique, homosexuels et pauvres.</span></li>
<li style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Il les attire chez lui sous prétexte de prendre des photographies érotiques contre un peu d’argent.</span></li>
<li style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Il les drogue, les tue, les viole, les démembre, conserve au frigo, au congelateur ou dans ses placards certaines parties des corps, têtes, mains, sexes, morceaux de muscles et organes, des photos des tortures, mises à mort et dépeçages à leurs différents stades d’accomplissement. Il ira jusqu’à dissoudre la chair des troncs dans un baril d’acide acheté le 8 juillet 1991, à manger certains bouts de ses victimes.</span></li>
<li style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Issu d’une famille dysfonctionnelle, profondément imacté par le divorce chaotique de ses parents, Dahmer sombre très jeune dans l’alcoolisme, pour compenser un sentiment d’abandon et de solitude.</span></li>
<li style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Le lundi 27 mai 1991, Konerak Sinthasomphone, 14 ans, tente d’échapper à Dahmer. Drogué, il arrive à s’exfiltrer de l’appartement dont le tueur s’est absenté pour aller acheter de la bière. Deux jeunes femmes le remarquent, alertent les secours, restent avec lui, car il est visiblement très jeune, très mal et incapable de se défendre. Dahmer s’interpose et arrive à convaincre les policiers présents que c’est son compagnon, qu’il est majeur, ivre, que c’est juste une querelle de couple. Malgré les remarques des deux jeunes filles, les agents raccompagnent Dahmer et son prétendu amant dans l’appartement, ils y pénètrent, ne notent rien d’alarmant malgré l’odeur très désagréable, les photos de nus du jeune homme, et s’en vont. Juste après leur départ, Dahmer tue Konerak et le démembre.</span></li>
</ul>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Le cas Jeffrey Dahmer : l’effet « poupées russes »</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">C’es un résumé, mais cela donne une idée de la situation. Une situation à la fois très simple, atroce et complexe. Pas facile de s’attaquer au cas Jeffrey Dahmer, dont le récit devra prendre en compte :</span></p>
<ul>
<li style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">des meurtres abominables, qui dépassent l’entendement, des actes de torture, de viol, de nécrophilie, de sadisme, de cannibalisme ;</span></li>
<li style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">un profil psychologique de <a href="https://www.theartchemists.com/?s=tueur+en+s%C3%A9rie" target="_blank" rel="noopener">tueur en série</a> tortueux, entre alcoolisme, frustration, colère, peur panique de l’abandon, quête de contrôle et de puissance, sens aigu de l’adaptation et de la manipulation ;</span></li>
<li style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">des victimes défavorisées, pauvres, sans éducation, homosexuelles et prostituées, parfois mineures, ce qu’on appelle dans le jargon des profileurs des victimes à haut risque, vulnérables, incapables de se défendre, des proies faciles ;</span></li>
<li style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">l’inaction des services de police, de justice, d’aide sociale, qui jamais n’arrêtèrent Dahmer dans sa course destructrice, alors qu’ils en eurent maintes fois l’occasion, et pas seulement lors de l’épisode tragique de ce garçon de 14 ans (dont le frère aîné fut aussi attaqué par Dahmer, mais qui réussit à lui échapper, ce qui valut à Dahmer une condamnation pour agression sexuelle), un moment clé de cette geste sanglante, repris en boucle par tous les récits, les articles, les livres dédiés (certains débutent même sur la narration de ce meurtre odieux) ;</span></li>
<li style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><span lang="fr-FR">le climat social implosif de Milwaukee dans les années 90, où la misère et l</span><span lang="fr-FR">es</span><span lang="fr-FR"> discrimination</span><span lang="fr-FR">s</span><span lang="fr-FR"> raciale</span><span lang="fr-FR">s</span><span lang="fr-FR"> et sexuelle</span><span lang="fr-FR">s</span><span lang="fr-FR"> sont </span><span lang="fr-FR">quotidiennes</span><span lang="fr-FR">, malgré la douceur de vivre affichée par cette ville phare du Michigan ;</span></span></li>
<li style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">l’ambiance de brutalité excessive propre aux USA, avec la progressive exploration du profil du <a href="https://www.theartchemists.com/?s=serial+killer" target="_blank" rel="noopener">serial killer</a> et l’émergence de plusieurs cas devenus célèbres type Ed Gein, John Wayne Gacy (du reste évoqués très rapidement dans la série).</span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;" align="justify"><span style="color: #000000;"><span lang="fr-FR">R</span><span lang="fr-FR">aconter l’histoire de Dahmer, c’est </span><span lang="fr-FR">envisager</span><span lang="fr-FR"> tous ces </span><span lang="fr-FR">facteurs</span><span lang="fr-FR">, </span><span lang="fr-FR">les mettre en perspective, prendre en compte </span><span lang="fr-FR">ce côté « poupées russes », </span><span lang="fr-FR">ces </span><span lang="fr-FR">éléments qui s’emboîtent les uns dans les autres :</span></span></p>
<ul>
<li style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><span lang="fr-FR">en se disant que si un de ces facteurs avait varié, peut-être que rien ne serait arrivé </span><span lang="fr-FR">;</span></span></li>
<li style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">sans verser ni dans l’étalage de sang et de tripes, ni dans le racoleur ou le voyeurisme, ni dans la croisade vengeresse, ni dans le réquisitoire social ;</span></li>
<li style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><span lang="fr-FR">en décortiquant au plus juste</span><span lang="fr-FR"> le psychisme </span><span lang="fr-FR">pervers </span><span lang="fr-FR">de Dahmer, </span><span lang="fr-FR">sans toutefois en faire ni un mutant, ni une victime, ni</span><span lang="fr-FR"> un héros.</span></span></li>
</ul>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="TOdXtB5zwk"><p><a href="https://www.theartchemists.com/serie-des-goutte-sang-pire/">DES : pas une goutte de sang, mais c’est bien pire &#8230;</a></p></blockquote>
<p><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« DES : pas une goutte de sang, mais c’est bien pire &#8230; » &#8212; The ARTchemists" src="https://www.theartchemists.com/serie-des-goutte-sang-pire/embed/#?secret=WAjbPyuiXX#?secret=TOdXtB5zwk" data-secret="TOdXtB5zwk" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><b><span lang="fr-FR">Une </span><span lang="fr-FR">vision à 360° : mission impossible ?</span></b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><span lang="fr-FR">Bref, il faudrait pouvoir adopter une vision à 360°, </span><span lang="fr-FR">une </span><span lang="fr-FR">vision objective, </span><span lang="fr-FR">juste, </span><span lang="fr-FR">qui </span><span lang="fr-FR">tient</span><span lang="fr-FR"> compte à la fois des crimes et de la psyché du tueur, de la manière dont elle s’est développée </span><span lang="fr-FR">dans un contexte familial et social spécifique</span><span lang="fr-FR">, </span><span lang="fr-FR">d</span><span lang="fr-FR">es traumatismes </span><span lang="fr-FR">vécus par les familles. </span><span lang="fr-FR">Qui donne à voir l’intense émotion ressentie par les proches, la sidération, l’</span><span lang="fr-FR">horreur alimentée par</span><span lang="fr-FR"> l’avidité médiatique. Qui traduise aussi bien la manière dont un homme peut devenir un assassin, la fascination mentale d’un profil spécifique pour un certain type de paraphilies </span><span lang="fr-FR">transgressives</span><span lang="fr-FR">, l’impuissance des institutions face aux signaux d’alarme, l’injustice terrible ressentie par les proches. </span><span lang="fr-FR">Mission impossible ?</span></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><span lang="fr-FR">E</span><span lang="fr-FR">n tout cas, u</span><span lang="fr-FR">n exercice </span><span lang="fr-FR">particulièrement </span><span lang="fr-FR">délicat auquel Murphy et Brennan s’attaquent en frontal, riches de leurs expériences passées avec </span><a href="https://www.theartchemists.com/?s=American+Crime+Story" target="_blank" rel="noopener"><span lang="fr-FR"><i>American Crime Story</i></span></a><span lang="fr-FR"> (on se souvient encore de la saison magistrale évoquant le meurtre de </span><span lang="fr-FR">V</span><span lang="fr-FR">ersace et la traque de son assassin) et certains épisodes de </span><span lang="fr-FR"><i><a href="https://www.theartchemists.com/?s=American+Horror+Story" target="_blank" rel="noopener">American Horror Story</a>. </i></span><span lang="fr-FR">But de la manœuvre, comme à leur habitude, et c’est une thématique dans laquelle </span><span lang="fr-FR">les deux </span><span lang="fr-FR">complices</span><span lang="fr-FR"> excellent : explorer les dessous du rêve américain, comment il peut tourner au cauchemar et à la boucherie, avec moult dommages collatéraux et une question récurrente : où est-ce que ça commence à déraper ?</span> <span lang="fr-FR">Avec le cas de Dahmer, tous leurs sujets de prédilection sont rassemblés : </span></span></p>
<ul>
<li><span style="color: #000000;">un jeune Américain qui a tout pour réussir mais qui va tout rater ;</span></li>
<li><span style="color: #000000;">la capacité typiquement moderne à transformer un monstre en idole ;</span></li>
<li><span style="color: #000000;">la place des communautés dans une société WASP raciste et homophobe ;</span></li>
<li><span style="color: #000000;">le manque de moyens alloués à la sécurité des plus pauvres ;</span></li>
<li><span style="color: #000000;"><span lang="fr-FR">le désintérêt des forces policières </span><span lang="fr-FR">et des acteurs sociaux complètement débordés</span><span lang="fr-FR">. </span></span></li>
</ul>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><span lang="fr-FR">Un terrain fertile pour la plume de </span><span lang="fr-FR">Murphy et Brennan</span><span lang="fr-FR"> qui accouchent de 10 épisodes particulièrement éprouvants </span><span lang="fr-FR">pour les nerfs et propices au binge wathcing à la mode Netflix</span><span lang="fr-FR">. </span><span lang="fr-FR">Avec plusieurs points forts.</span></span></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><b><em>Monster : The Jeffrey Dahmer Story</em> : les points forts</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><span lang="fr-FR"><b>Premier point </b></span><span lang="fr-FR"><b>à retenir </b></span><span lang="fr-FR"><b>:</b></span><span lang="fr-FR"> exit le gore et les séquences de boucherie. La frénésie de Dahmer n’apparaît que par petites touches, </span><span lang="fr-FR">ce qui ne la rend pas moins intolérable</span><span lang="fr-FR">. Place à l’imaginaire, régulièrement sollicité par des indices, une tache de sang sur le matelas, un pied qui dépasse d’un lit, le fameux baril bleu, un gros plan sur la grille d’aération d’où s’échappent des cris, des bruits de scie, des odeurs atroces. </span><span lang="fr-FR">Un sandwich offert à une voisine mécontente, dont on se demande avec quelle viande il a été fait. Bref une ambiance à la <a href="https://www.theartchemists.com/film-hitchcock-mythe-cinematographique/" target="_blank" rel="noopener">Hitchcock</a> en mode </span><span lang="fr-FR"><i>Psychose </i></span><span lang="fr-FR">(qui s’inspire en partie de la frénésie meurtrière d’Ed Gein, rappelons-le). </span><span lang="fr-FR">Et puis il y a la couleur, la lumière, ce jaune pisseux qui voile toutes les images, cette sorte de brume qui floute parfois les contours des visages, porte une moiteur désagréable, des relents de décomposition. </span><span lang="fr-FR">Esthétisation de la barb</span><span lang="fr-FR">arie </span><span lang="fr-FR">? </span><span lang="fr-FR">En tout refus de tomber dans le sanglant, ce qui ne rebute pourtant pas le tandem Murphy/Brennan, si on prend en compte les différentes saisons d’</span><span lang="fr-FR"><i>American Horror History</i></span><span lang="fr-FR">. Donc un choix délibéré.</span></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><span lang="fr-FR"><b>Autre point notable :</b></span> <span lang="fr-FR">Murphy et Brennan </span><span lang="fr-FR">se penchent régulièrement sur la cellule familiale</span><span lang="fr-FR">. D’un côté, Dahme</span><span lang="fr-FR">r, aîné d’un couple</span><span lang="fr-FR"> dysfonctionnel, </span><span lang="fr-FR">un</span><span lang="fr-FR"> gamin </span><span lang="fr-FR">qui </span><span lang="fr-FR">encaisse les disputes toujours plus violentes de ses parents, le départ du père puis de la mère, </span><span lang="fr-FR">la solitude dans une maison vide, </span><span lang="fr-FR">l’accueil chez une grand-mère adorée mais qui va le mettre dehors, un ga</span><span lang="fr-FR">rçon</span><span lang="fr-FR"> toujours plus ingérable, qui boit, se fait renvoy</span><span lang="fr-FR">er</span><span lang="fr-FR"> de partout </span><span lang="fr-FR">y compris de l’armée</span><span lang="fr-FR">, peine à garder un emploi, à avoir des amis</span><span lang="fr-FR">. De l’autre, les familles des victimes, avec une focale sur le personnage de Tony </span><span lang="fr-FR">Hugues, la 15</span><sup><span lang="fr-FR">e</span></sup><span lang="fr-FR"> victime, sourd et muet, plein de rêves et d’avenir, </span><span lang="fr-FR">auquel l’épisode </span><span lang="fr-FR">6 « Silenced » est consacré, </span><span lang="fr-FR">la tragédie de la famille </span><span lang="fr-FR">Sinthasomphone</span><span lang="fr-FR"> dont deux des fils seront agressés par Dahmer, le plus jeune assassiné, </span><span lang="fr-FR">en proie au racisme</span><span lang="fr-FR">. </span><span lang="fr-FR">Glenda Cleveland, mère de famille impliquée qui fera tout ce qui est possible pour avertir les autorités.</span></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><span lang="fr-FR"><b>Élément essentiel :</b></span><span lang="fr-FR"> l</span><span lang="fr-FR">’interprétation de <a href="https://www.theartchemists.com/?s=Evan+Peters" target="_blank" rel="noopener">Evan Peters </a></span><span lang="fr-FR">constitue certainement</span><span lang="fr-FR"> LE fer de lance de la série </span><span lang="fr-FR">(franchement, cela mérite un prix)</span><span lang="fr-FR">. Sans lui, sans son approche </span><span lang="fr-FR">(alimentée par une observation des interviews du tueur)</span><span lang="fr-FR">, ses regards, l’apathie de sa prononciation, </span><span lang="fr-FR">son côté impénétrable, lisse, gentil garçon, </span><span lang="fr-FR">ce visage qui soudain se tord de colère, </span><span lang="fr-FR">ce récit</span><span lang="fr-FR"> serait beaucoup moins puissant. Et puis il y a l’affolement, face aux premiers meurtres, quand il réalise qu’il a franchi un stade décisif, l’exaltation quand il savoure un morceau de chair humaine, la tendresse quand il se love contre un cadavre encore chaud. La dévotion quand il sème les os réduits en poudre de sa première victime : quelque chose de rituel, une connexion avec une puissance secrète ?</span></span></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ITN6dfoQsM"><p><a href="https://www.theartchemists.com/serie-mindhunter/">Mindhunter : on entre en profilage comme d’autres au carmel &#8230;</a></p></blockquote>
<p><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Mindhunter : on entre en profilage comme d’autres au carmel &#8230; » &#8212; The ARTchemists" src="https://www.theartchemists.com/serie-mindhunter/embed/#?secret=nE9iq4PDt0#?secret=ITN6dfoQsM" data-secret="ITN6dfoQsM" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Dahmer, ange déchu : la confusion des points de vue</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><span lang="fr-FR">C’est là que la série devient dérangeante, </span><span lang="fr-FR">car elle met sur le même plan ce qui se passe dans la tête du tueur, ce que ressentent ses proches, ses victimes. Et on ne s’y retrouve plus dans tous ces points de vue. Avec un effet dommageable : </span><span lang="fr-FR">Dahmer version Murphy/Brennan a tout de l’ange déchu. Pas une victime, mais un être maudit, qui porte le poids d’une tare, qui accomplit les pire actes soit comme une expérimentation, soit comme une offrande. </span><span lang="fr-FR">Et qui gagnera la rédemption par le sacrifice ultime. </span> <span lang="fr-FR">De quoi susciter une sympathie proprement déplacée ? Interroger la nécessité du pardon ? </span></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><span lang="fr-FR">A ce stade, la série se perd dans un larmoiement problématique, et le message est brouillé. C’est tout le </span><span lang="fr-FR">problème </span><span lang="fr-FR">d’une</span><span lang="fr-FR"> narration </span><span lang="fr-FR">fragmentée par les</span><span lang="fr-FR"> flashbacks </span><span lang="fr-FR">et l</span><span lang="fr-FR">es changements de points de vue, </span><span lang="fr-FR">quand l’approche chronologique est beaucoup plus parlante : </span></span></p>
<ul>
<li><span style="color: #000000;">Dahmer a tué alors qu’il était en liberté surveillée pour l’agression de l’aîné des Sinthasomphone, sous contrôle d’un agent de probation qu’il allait voir régulièrement (mais que la série occulte), et à qui il racontait ses malheurs, manque d’argent, solitude, alcoolisme.</span></li>
<li><span style="color: #000000;">Il a toujours esquivé les programmes de désintoxication, les suivis psychologiques qu’on lui proposait.</span></li>
<li><span style="color: #000000;">Il a clairement expliqué aux enquêteurs vouloir créer un autel orné de crânes pour invoquer le diable et accroître sa puissance.</span></li>
</ul>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><span lang="fr-FR">Si l’ensemble des événements relatés sont exacts </span><span lang="fr-FR">(l’achat des lentilles par exemple, </span><span lang="fr-FR">l’épisode des poissons</span><span lang="fr-FR">)</span><span lang="fr-FR">, certains ont été </span><span lang="fr-FR">tus (</span><span lang="fr-FR">l’achat du baril d’acide, </span><span lang="fr-FR">son interview télévisée réalisée en prison en 1993 pour l’émission Inside Edition) ou </span><span lang="fr-FR">adaptés : </span><span lang="fr-FR">ainsi </span><span lang="fr-FR">Brenda Cleveland ne vivait pas dans l’appartement voisin de Dahmer mais dans l’immeuble en face, elle n’a donc pu entendre ces bruits atroces, </span><span lang="fr-FR">sentir ces odeurs nauséabondes ; </span><span lang="fr-FR">c</span><span lang="fr-FR">e n’est pas Tony </span><span lang="fr-FR">Hugues</span><span lang="fr-FR"> mais </span><span lang="fr-FR">Jeremiah Weinberger qui semble avoir attiré </span><span lang="fr-FR">l</span><span lang="fr-FR">es suffrages </span><span lang="fr-FR">du tueur</span><span lang="fr-FR">, des clichés de son corps ont été retrouvés épinglés au dessus du lit de Dahmer. On trouve ainsi tout au long de la série une volonté de </span><span lang="fr-FR">cristaliser le pathos sur des profils synthétisant l’émotion, pour ne pas diluer le récit. </span><span lang="fr-FR">Eh oui, c’est tout l’enjeu : conserver l’attention du spectateur, le fasciner et jouer de sa corde sensible.</span></span></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Alimenter le mythe : peut-on faire autrement ?</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><span lang="fr-FR">S</span><span lang="fr-FR">uivre l</span><span lang="fr-FR">a</span><span lang="fr-FR"> chronologie </span><span lang="fr-FR">et les faits</span><span lang="fr-FR">, c’est prendre le risque </span><span lang="fr-FR">de dégoûter</span><span lang="fr-FR"> l’</span><span lang="fr-FR">audience</span><span lang="fr-FR"> par la répétition du rituel du tueur, l</span><span lang="fr-FR">e noyer</span><span lang="fr-FR"> à la fois </span><span lang="fr-FR">dans</span><span lang="fr-FR"> le bain de sang </span><span lang="fr-FR">réitéré à chaque meurtre </span><span lang="fr-FR">(</span><span lang="fr-FR">donc tomber dans le gore gratuit</span><span lang="fr-FR">) </span><span lang="fr-FR">et </span><span lang="fr-FR">dans</span><span lang="fr-FR"> le sentiment d’</span><span lang="fr-FR">usure</span><span lang="fr-FR"> lié à la répétition du modus operandi </span><span lang="fr-FR">de meurtre en meurtre</span><span lang="fr-FR">. </span><span lang="fr-FR">Mais c’est en suivant la chronologie et les faits qu’on met en évidence l’émergence de la déviance, la montée au crime, </span><span lang="fr-FR">la gradation de la violence et de l’horreur. </span></span></p>
<ul>
<li><span style="color: #000000;">En adoptant une narration décalée, la série tait l’intensification progressive des actes de torture, des violations des corps.</span></li>
<li><span style="color: #000000;">Elle tait également que chacune de ces intensifications a eu lieu après un abandon ou un contact avec la mère.</span></li>
<li><span lang="fr-FR" style="color: #000000;">Elle amoindrit la réalité propre à la mise à mort, tout le travail,la prise de risque que représente la destruction progressive d’un corps.</span></li>
<li><span style="color: #000000;"><span lang="fr-FR">E</span><span lang="fr-FR">lle gomme ce côté expérimental propre à Dahmer, qui a testé différentes pratiques au fil de son parcours assassin.</span></span></li>
</ul>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><span lang="fr-FR">Éluder cela, c’est omettre le côté à la fois scientifique de l’investigation, </span> <span lang="fr-FR">et le fait que </span><span lang="fr-FR">les profils de tueurs en série n’ont rien d’attractif, ce ne sont pas des personnalités originales ni des séducteurs, encore moins des héros ; ce sont des médiocres, comme en témoignent toutes les expertises psychiatriques menées sur ce type de criminel. </span><span lang="fr-FR">Peut-on en faire l’économie quand on veut relater le parcours d’un tueur psychopathe et récidiviste ? </span></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><span lang="fr-FR">S</span><span lang="fr-FR">econd effet Netflix, dont on ne peut ignorer les diktats en matière de scénario ultracalibré pour ménager la chèvre et le chou, dixit entre autres </span><a href="https://www.seuil.com/ouvrage/netflix-l-alienation-en-serie-romain-blondeau/9782021513202" target="_blank" rel="noopener"><span lang="fr-FR"><i>Netflix L’aliénation en série</i></span></a><span lang="fr-FR"> de Romain Blondeau ? </span><span lang="fr-FR">Raconter le parcours de Dahmer, qui plus est 30 ans après sa condamnation, un peu comme un anniversaire, c’est e</span><span lang="fr-FR">n tout cas </span><span lang="fr-FR">prendre le risque d’alimenter un mythe qui n</span><span lang="fr-FR">e doit pas en être</span><span lang="fr-FR"> un. </span><span lang="fr-FR">Surtout quand on confronte la souffrance atroce des victimes et l’esthétisation des tortures commises, la réalité sociale sordide des USA durant les 90’s et ce visage de tueur à la fois ignoble et si humain. Mais peut-on faire autrement ? Parce qu’ils sont fins et doués, Murphy et Brennan arrivent à déployer ces différentes facettes en un seul tableau, un peu comme Picasso le faisait avec ses modèles. Et c’est cela qui perturbe, qui dérange, qui offusque, qui crée le malaise. Car ces vérités mises en lien reflètent un monde de chaos absolument insupportable, où personne n’est à l’abri de personne, encore moins de soi-même. Une fatalité des temps modernes.</span></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><span lang="fr-FR">P</span><span lang="fr-FR">S : alors que nous bouclons cet article, <a href="https://www.konbini.com/popculture/comment-les-lunettes-de-jeffrey-dahmer-ont-ete-mises-en-vente-pour-150-000-dollars/" target="_blank" rel="noopener">la nouvelle vient de tomber</a>, relayée par plusieurs médias. Les lunettes de Dahmer, achetée par un collectionneur il y a des années, sont à vendre aux enchères. Prix de départ : 150 000 dollars. De quoi interroger l’incapacité à effacer le souvenir et la marchandisation de l’horreur. La série l’évoque ; pensait-elle réveiller ce spectre ? </span></span></p>
<p align="left"><span style="color: #000000;"><b>Et plus si affinités</b></span></p>
<p align="left"><span style="color: #000000;">Vous pouvez visionner la série <span lang="fr-FR"><i>Monster : The Jeffrey Dahmer Story</i></span> sur <a href="https://www.netflix.com/fr/title/81287562" target="_blank" rel="noopener">Netflix</a>.</span></p>
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		<title>American Horror Story 9 : 1984, aerobic, summer camp et serial killer</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/american-horror-story-9-1984/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 24 Nov 2019 14:41:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Séries]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pour cette neuvième saison, Ryan Murphy et Brad Falchuck explorent le patrimoine des slashers. American Horror Story 9eme du nom nous plonge donc dans les eaux troubles du Camp Redwood. Paumée dans les montagnes californiennes, cette colonie de vacances typique des USA est passée à la postérité dans les années 70, quand l’homme à tout faire du lieu a massacré l’ensemble des moniteurs et des gamins. Seule rescapée, Margaret Booth...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2019/11/ahs-9-e1574606451270.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-32162 size-full" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2019/11/ahs-9-e1574606451270.jpg" alt="" width="600" height="564" /></a></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Pour cette neuvième saison, Ryan Murphy et Brad Falchuck explorent le patrimoine des slashers. <i>American Horror Story</i> 9eme du nom nous plonge donc dans les eaux troubles du Camp Redwood. Paumée dans les montagnes californiennes, cette colonie de vacances typique des USA est passée à la postérité dans les années 70, quand l’homme à tout faire du lieu a massacré l’ensemble des moniteurs et des gamins. Seule rescapée, Margaret Booth a décidé de rouvrir le lieu, pour effacer le passé. Et on se doute bien que ça ne va pas aller sans heur.</span></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;">Story telling de psychopathes</span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Les amateurs de Halloween, Vendredi 13 et autres franchises serial killeuses du même genre apprécieront les références qui ne manquent pas de jalonner les mésaventures de la jeune Brooke Thompson et ses compagnons d’infortune, qui ont cru échapper au Night Stalker, Richard Ramirez en s’exilant à la cambrousse. Raté ! Non seulement Ramirez, véritable tueur en série au palmarès plus que sanglant, les traque sans merci, mais également Benjamin Richter, ex Mister Jingles, échappé de son asile pour reprendre sa tâche interrompue par d’indélicats policiers des années auparavant.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Seulement voilà : la chose est trop simple pour Murphy et Falchnuk qui décident de corser leur story telling en multipliant les psychopathes, quitte à les faire agir par delà la tombe. Idem pour Satan qui s’invite à la fiesta, ainsi que le groupe Kaja Goo Goo. Bref, en neuf épisodes (une première dans l’histoire de la série habituée à se chiffrer par dizaine), Camp Redwood passe du statut de colonie à celui de terrain d’entraînement pour assassin désireux de parfaire sa pratique des armes en tout genre. Ce qui nous vaut quelques mises à mort particulièrement ragoutantes, comme seuls les slashers en proposent à longueur de séquence.</span></p>
<p><iframe loading="lazy" title="American Horror Story 1984 - Bande-annonce #4" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/LblyjFoe4do?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;">Un regard à la fois nostalgique et ironique</span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Pas de pitié donc, et un casting un chouia renouvelé. Exit Jessica Lange, Sarah paulson, Evan Peters ou Kathy Bates, tandis qu’Emma Roberts, Cody Fern, Bilie Lourd, Leslie Grossman, Angelica Ross occupent le devant de la scène. Lily Rabe fait également parie de l’aventure, ainsi qu’un certain Dylan McDermott ou John Carroll Lynch. Notons enfin l’apparition de Zach Villa, particulièrement impactant dans le rôle de Richard Ramirez. Et les années 80, bien sûr, personnage à part entière de ce nouveau chapitre qui surfe avec bonheur sur la vague vintage.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Les 80’s reviennent effectivement en force dans la mode, la musique … AHS devait donc s’en saisir et rien ne pouvait le permettre mieux que l’évocation de ces tueurs mythiques que sont Jason Voorhees et Michael Myers. Et leurs séides masqués, encapuchonnés échappés de <i>My Bloody Valentine</i> et autres <i>Scream. </i>Fruits d’une industrie prolifique qui fit trembler de peur et d’excitation plusieurs générations, qui ont abordé le visionnage de ces histoires aussi horribles qu’absurdes comme un passage initiatique … et un peu poussiéreux ?</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Le regard des scénaristes est à la fois nostalgique et ironique. Tout cela a bien vieilli, était presque à séquelle et franchise. Un business, qui exploite, encore et toujours, ces anti-héros, quitte à les rendre grotesques, en leur faisant faire n’importe quoi. Il est évident que l’arrivée d’ovni comme <em>Le Silence des agneaux</em> a remis un peu d’ordre et de réalisme dans tout ça … quoi que ? AHS 9 en jouant la surenchère confronte le vraisemblable et le fictionnel avec une perception très juste de l’état d’esprit de cette époque, faite d’insouciance et d’apparence. C’est du reste ce qui fait l’ADN de la série, et toute sa saveur.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><strong>Et plus si affinités</strong></span></p>
<p align="justify"><a href="https://www.facebook.com/americanhorrorstory/">https://www.facebook.com/americanhorrorstory/</a></p>
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		<title>Pose : une leçon de voguing et d’amour …</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/pose-une-lecon-de-voguing-et-damour/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 30 Jul 2018 16:07:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Séries]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Gros plan aujourd’hui sur un petit chef d’œuvre de série TV comme on aimerait en voir plus souvent. Pose et ses huit premiers épisodes déboule dans un tourbillon de paillettes, de plumes et d’émotions pour nous raconter le parcours de Blanca sur le chemin de la maternité et de la plénitude. Blanca Rodriguez, transexuelle, portoricaine et sidéenne, survit dans la New York ultra violente des 80’S. Il n’y fait pas...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2018/07/pose.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-30970" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2018/07/pose-494x494.jpg" alt="" width="494" height="494" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2018/07/pose-494x494.jpg 494w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2018/07/pose-188x188.jpg 188w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2018/07/pose-288x288.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2018/07/pose-70x70.jpg 70w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2018/07/pose-100x100.jpg 100w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2018/07/pose.jpg 600w" sizes="auto, (max-width: 494px) 100vw, 494px" /></a></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Gros plan aujourd’hui sur un petit chef d’œuvre de série TV comme on aimerait en voir plus souvent. <i>Pose</i> et ses huit premiers épisodes déboule dans un tourbillon de paillettes, de plumes et d’émotions pour nous raconter le parcours de Blanca sur le chemin de la maternité et de la plénitude.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Blanca Rodriguez, transexuelle, portoricaine et sidéenne, survit dans la New York ultra violente des 80’S. Il n’y fait pas bon être homo, de couleur et malade. Recueillie par la majestueuse et autoritaire Elektra, Blanca fait sécession quand elle apprend qu’elle est contaminée. Il est temps pour elle de quitter la maison Abundance et de tracer sa propre route dans le milieu queer des Balls. Elle inaugure donc la maison Evangelista où elle recueille jeunes homos et trans virés de chez eux, gamins abandonnés dans la rue : Damon, futur grand danseur, Ricky ex voyou et son amoureux, Papi contraint à dealer pour survivre, Angel stripteaseuse et éprise d’un yuppie complètement paumé.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Petit à petit, Blanca constitue cette famille dont elle a été exclue, compose des liens d’amour avec ce petit monde si attachant, tisse une fratrie soudée et fidèle, tout en assumant un rôle d’éducatrice rigoureuse, disciplinée, juste et profondément affectueuse. En toile de fond de cette leçon de tolérance et d’entraide, les Balls, ces compétitions pétulantes et sans pitié où les différentes maisons s’affrontent de défilés en concours de voguing, sous la houlette du solaire Pray, maître de cérémonie et gardien de ce temple queer.</span></p>
<p><iframe loading="lazy" title="Pose - Bande-annonce" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/bxjmhardILg?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Cet univers de larmes et de fierté s’oppose à celui des golden boys à la Trump, bien plus pervers et dépourvu de repères que celui de ces anges qui ne cherchent finalement que la reconnaissance et le bonheur simple d’exister pour soi. Il faut dire que Blanca et ses amies en prennent plein la face, contraintes à la prostitution, rejetées par le milieu homo blanc lui-même comme par leurs parents, leurs amants. Chacune répondra à cette ségrégation selon sa nature, avec rage et mépris pour Elektra, avec abnégation et bon sens pour Blanca, avec grâce et poésie pour Angel, avec sagesse et classe pour Pray …</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Aux commandes de cette perle rare chargée d’optimisme et d’une très grande pudeur, un Ryan Murphy enrichi de ses précédents succès <i>Glee</i> et <i>American Horror Story,</i> qui, aux côtés de Brad Falchuk et Steven Canals, accouche d’un scénario resplendissant, servi par un casting de choc composé en majeure partie d’actrices transgenres : MJ Rodriguez, Indya Moore, Dominique Jackson mènent cette odyssée de maîtresse main, donnant la réplique entre autres à Evan Peters échappé de <i>AHS</i>, Billy Porter (incroyable, chaleureux, vibrant Pray).</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Tout cela sent son vécu, chacune apporte avec elle un peu de son parcours pour animer son personnage, lui apporter du relief, une chaleur inédite, une humanité nuancée qui câline le cœur et l’âme. Les passages émouvants ne manquent guère, et l’on écrase sa larme bien souvent, sans honte ni grandiloquence ou drama. Sincères, poignants, ces protagonistes nous parlent, très intensément, dans leur questionnement, leur besoin d’amour, leur altruisme, leur puissance. Qui, après ces huit épisodes, ne voudrait pas d’un Pray, d’une Blanca à ses côtés, tant ils sont protecteurs et énergiques, malgré leur détresse ? C’est ce qui fait la force de cette série d’exception, dont on attend la seconde saison avec impatience.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Et plus si affinités</b></span></p>
<p align="justify"><a href="https://www.facebook.com/PoseOnFX/">https://www.facebook.com/PoseOnFX/</a></p>
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		<title>American Horror Story : les fondations du cauchemar américain</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/serie-american-horror-story/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 Jul 2016 14:35:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Séries]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>A quelques heures de boucler les valoches pour partir en vacances goûter un repos rédactionnel bien mérité, je ne me vois pas, chers lecteurs de mon coeur, vous abandonner à vous même sans vous laisser quelques noisettes télévisuelles à ronger en cas de météo pourrie et soirées barbantes. Vous n&#8217;avez pas de budget, restez coincés à Paname Plage, ne savez plus à quel saint culturel vous vouer ? Il est...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p lang="zxx" style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2016/07/american-horror-story.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-26938 size-large" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2016/07/american-horror-story-494x494.jpg" alt="american horror story" width="494" height="494" /></a></p>
<p lang="zxx" align="justify"><span style="color: #000000; font-size: 14pt;">A quelques heures de boucler les valoches pour partir en vacances goûter un repos rédactionnel bien mérité, je ne me vois pas, chers lecteurs de mon coeur, vous abandonner à vous même sans vous laisser quelques noisettes télévisuelles à ronger en cas de météo pourrie et soirées barbantes. Vous n&rsquo;avez pas de budget, restez coincés à Paname Plage, ne savez plus à quel saint culturel vous vouer ? Il est amplement temps de visionner <i>American Horror Story</i>.</span></p>
<p lang="zxx" style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2016/07/vlcsnap-2013-10-31-12h03m05s16-e1469628511707.png"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-26942" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2016/07/vlcsnap-2013-10-31-12h03m05s16-494x278.png" alt="vlcsnap-2013-10-31-12h03m05s16" width="494" height="278" /></a></p>
<h2 lang="zxx" align="justify"><span style="color: #000000; font-size: 18pt;">Glorieuse odyssée de l&rsquo;épouvante</span></h2>
<p lang="zxx" align="justify"><span style="color: #000000; font-size: 14pt;">C&rsquo;est bien, vous disposez du mois d&rsquo;Août entier pour vous gaver les 5 saisons en enfilade. Un luxe qui vous évitera l&rsquo;effet pervers de nuits blanches ou presque à visionner les quelques 13 épisodes qui composent chaque pack de cette glorieuse odyssée de l&rsquo;épouvante. Parce que sachez-le, une fois que vous avez mis la pupille dans l&rsquo;engrenage, vous ne décrochez plus. Il n&rsquo;y a pas à dire, <i>American </i><i>Horror </i><i>Story</i> rend boulimique, et on atteint la dernière seconde du dernier feuilleton de la toute dernière saga avec un sentiment de vide absolu, trépignant d&rsquo;impatience de découvrir la suite.</span></p>
<p lang="zxx" style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2016/07/vlcsnap-2014-10-16-19h40m52s168-e1469628567295.png"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-26944" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2016/07/vlcsnap-2014-10-16-19h40m52s168-494x278.png" alt="vlcsnap-2014-10-16-19h40m52s168" width="494" height="278" /></a></p>
<p lang="zxx" align="justify"><span style="color: #000000; font-size: 14pt;">Il faut dire que Bryan Murphy et Brad Falchuk, par ailleurs créateurs heureux de <a href="https://www.theartchemists.com/les-contes-des-1001-series-do-re-mi-fa-glee/"><em>Glee</em></a>, ont su taper très fort avec ce concept à l&rsquo;esthétisme raffiné. Idée de base : retourner le rêve américain et ses chimères de gloire et de réussite pour mettre à jour les rouages monstrueux d&rsquo;une société dévorée par ses angoisses et ses pulsions de destruction. Et comme moteurs de cette réflexion, toutes les légendes, croyances, superstitions que ce pays sans passé ou presque a alimentées.</span></p>
<p lang="zxx" style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2016/07/american-horror-story-saison-2-asylum-asile-e1469628615415.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-26940" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2016/07/american-horror-story-saison-2-asylum-asile-494x259.jpg" alt="american-horror-story-saison-2-asylum-asile" width="494" height="259" /></a></p>
<h2 lang="zxx" align="justify"><span style="color: #000000; font-size: 18pt;">Cocktails explosifs et hautement addictifs</span></h2>
<p lang="zxx" align="justify"><span style="color: #000000; font-size: 14pt;">Maison hantée, fantômes, tueurs en série, vampires, sorcières, vaudou, baron Samedi, freaks, savants fous, zombis, &#8230; les deux créateurs enfournent ces éléments fantastiques portés par Poe, Lovecraft et King dans leur shaker apocalyptique pour en sortir cinq cocktails explosifs et hautement addictifs, où l&rsquo;on navigue de Los Angeles à la Floride en passant par la Nouvelle Orleans, mélangeant les styles et les époques, jonglant entre notre actualité, le temps de l&rsquo;esclavage, le XVIIeme siècle puritain, les années folles, les 50&rsquo;s, la fin des 60&rsquo;s, la période du disco, &#8230;</span></p>
<p lang="zxx" style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2016/07/vlcsnap-2014-10-09-13h25m09s170-e1469628673146.png"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-26943" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2016/07/vlcsnap-2014-10-09-13h25m09s170-494x278.png" alt="vlcsnap-2014-10-09-13h25m09s170" width="494" height="278" /></a></p>
<p lang="zxx" align="justify"><span style="color: #000000; font-size: 14pt;">« Murder house » en 2011 inaugure une mécanique désormais éprouvée, attendue, espérée, pleurée fébrilement chaque année par une armada de fans transis : « Asylum », « Coven », « Freak show », « Hotel ». Beaucoup de cadavres mais pas de temps mort, pas de série qui prévaut, toutes se valent par la qualité, l&rsquo;originalité, la subtilité de l&rsquo;hommage rendu. C&rsquo;est qu&rsquo;il s&rsquo;agit à chaque fois de mettre en exergue un joyau culturel, musical, cinématographique, photographique de la pop culture américaine dans ce qu&rsquo;elle a de plus dark et de plus gothique : Hitchkok, Carpenter, le rock, le Dalhia Noir, &#8230;</span></p>
<p lang="zxx" style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2016/07/American-Horror-Story-Season-3-Episode-12-Go-to-Hell.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-26941" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2016/07/American-Horror-Story-Season-3-Episode-12-Go-to-Hell-494x299.jpg" alt="American-Horror-Story-Season-3-Episode-12-Go-to-Hell" width="494" height="299" /></a></p>
<h2 lang="zxx" align="justify"><span style="color: #000000; font-size: 18pt;">Encyclopédie de l&rsquo;outrance</span></h2>
<p lang="zxx" align="justify"><span style="color: #000000; font-size: 14pt;">C&rsquo;est une véritable encyclopédie de l&rsquo;outrance qui est ici mise en scène de manière baroque et éclatante, dans un pur esprit de troupe : en effet et le principe est pertinent, les acteurs reviennent d&rsquo;une année sur l&rsquo;autre, utilisés dans des rôles qui diffèrent complètement. Et pas n&rsquo;importe quels acteurs : quatre ans durant, Jessica Lange joue les meneuses de revue, passant du statut de veuve psychopathe à celui de bonne soeur sadique, ensuite reine sorcière, puis directrice d&rsquo;un cirque de monstres. Elle quitte la série pour laisser place à la sulfureuse et déjantée Lady Gaga, absolument écrasante dans son interprétation d&rsquo;une comtesse vampirique.</span></p>
<p lang="zxx" style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2016/07/american-horror-story-saison-5-ams-hotel-e1469629283291.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-26946" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2016/07/american-horror-story-saison-5-ams-hotel-494x259.jpg" alt="american-horror-story-saison-5-ams-hotel" width="494" height="259" /></a></p>
<p lang="zxx" align="justify"><span style="color: #000000; font-size: 14pt;">Autres figures de proue : Kathy Bates, Angela Bassett, Sarah Paulson, Dylan Mc Dermott, Joseph Fiennes, James Cromwell, auxquels il faut ajouter Frances Conroy, Evan Peters, Zachary Quinto, Lily Rabe, Jamie Brewer, Fin Wittrock, &#8230; tous au meilleur de leur forme, et sidérants de talent, mention spéciale pour l&rsquo;incroyable performance de Denis O&rsquo;Hare dans le personnage de Liz, l&rsquo;hotesse travestie de Hotel Cortez, d&rsquo;une humanité et d&rsquo;une élégance incroyables. Il faut comprendre que les protagonistes sont tous complexes, le manichéisme n&rsquo;est pas une valeur de référence dans l&rsquo;univers tortueux d&rsquo;<i>American Horror Story</i>. C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs ce qui en fait le prix, et nécessite des comédiens prêts à jongler avec toutes ces nuances, sans les trahir ou en oublier.</span></p>
<p lang="zxx" style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2016/07/AHS_S5_BeautyRest_15_DD_CLEAN-FX_WEB_4500_1280x720_508693059703-e1469629351803.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-26939" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2016/07/AHS_S5_BeautyRest_15_DD_CLEAN-FX_WEB_4500_1280x720_508693059703-494x278.jpg" alt="AHS_S5_BeautyRest_15_DD_CLEAN-FX_WEB_4500_1280x720_508693059703" width="494" height="278" /></a></p>
<h2 lang="zxx" align="justify"><span style="color: #000000; font-size: 18pt;">Comédie inhumaine</span></h2>
<p lang="zxx" align="justify"><span style="color: #000000; font-size: 14pt;">Travaillant sur des intrigues labyrinthiques où les actions se multiplient, se doublent, se croisent, s&rsquo;opposent, les scénaristes vont plus loin en amenant certains personnages d&rsquo;une saison à apparaître dans une autre. Les aficionados s&rsquo;amusent d&rsquo;année en année à détecter les allusions, les références de cette véritable Comédie inhumaine, dont le fil rouge demeure le générique, calqué sur le même thème musical signé Cesar Davila-Irizarry et Charlie Clouser, arrangé différemment pour chaque série, tandis que la charte graphique du titre demeure, véritable signature du concept.</span></p>
<p lang="zxx" style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2016/07/american-horror-story-34-e1469629742565.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-26949" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2016/07/american-horror-story-34-494x278.jpeg" alt="american-horror-story-34" width="494" height="278" /></a></p>
<p lang="zxx" align="justify"><span style="color: #000000; font-size: 14pt;">En démembrant les grands mythes qui ont fondé l&#8217;empire américain, <i>American Horror Story</i> accouche de fondations plus lugubres, sordides et fascinantes, baignant dans la violence, le sang et le surnaturel. Cela en dit plus long que tous les livres d&rsquo;Histoire ou les analyses sociologiques, &#8230; et c&rsquo;est tellement plus hypnotique à regarder.</span></p>
<p lang="zxx" align="justify"><span style="color: #000000; font-size: 14pt;"><b>Et plus si affinités</b></span></p>
<p lang="zxx" align="justify"><span style="color: #000000; font-size: 14pt;">Pour suivre l&rsquo;actu de <i>American Horror Story</i>, consultez régulièrement ces liens :</span></p>
<p lang="zxx" align="justify"><a href="http://www.fxtv.com.au/american-horror-story"><span style="font-size: 14pt;">http://www.fxtv.com.au/american-horror-story</span></a></p>
<p lang="zxx" align="justify"><span style="font-size: 14pt;"><a href="https://www.facebook.com/americanhorrorstory">https://www.facebook.com/americanhorrorstory</a></span></p>
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