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	<title>watergate</title>
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		<title>Civil War : apocalypse now in USA</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/civil-war/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Oct 2025 11:19:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Civil War&#160;: au premier visionnage, ce film m’a laissée anéantie. Avec en bouche un goût de prémonition. Une sorte de miroir tendu où apparait la violence la plus crue. La plus inutile. Le brûlot d’Alex Garland est sorti sur les écrans en 2024. Nous terminons l’année 2025 et chaque image de ce road movie en enfer trouve écho dans la réalité. Ce qui n’a rien de rassurant. Guerre intestine Civil...</p>
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<figure class="wp-block-image size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="416" height="600" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/10/the-artchemists-civil-war.jpg" alt="affiche du film Civil war" class="wp-image-38339" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/10/the-artchemists-civil-war.jpg 416w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/10/the-artchemists-civil-war-200x288.jpg 200w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/10/the-artchemists-civil-war-343x494.jpg 343w" sizes="(max-width: 416px) 100vw, 416px" /></figure>



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<p><em>Civil War&nbsp;</em>: au premier visionnage, ce film m’a laissée anéantie. Avec en bouche un goût de prémonition. Une sorte de miroir tendu où apparait la violence la plus crue. La plus inutile. Le brûlot d’<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Alex_Garland">Alex Garland</a> est sorti sur les écrans en 2024. Nous terminons l’année 2025 et chaque image de ce road movie en enfer trouve écho dans la réalité. Ce qui n’a rien de rassurant.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="CIVIL WAR - Bande-annonce VOST" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/LB-VagkD6Zo?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Guerre intestine</h2>



<p><em>Civil War&nbsp;</em>: alors que les États-Unis se déchirent, qu’une guerre intestine ravage le pays, met à mal les populations, quatre journalistes quittent New-York et ses émeutes pour rallier Washington et obtenir une interview du président retranché dans une maison Blanche fortifiée. Leur périple va tourner à l’odyssée macabre tandis qu’ils approchent de leur but. Scène après scène, l’hyperpuissance américaines se décompose ainsi que ses valeurs démocratiques. On torture, on exécute, on massacre. Les milices de la Mort opèrent un peu partout, dans une totale impunité et sans jamais qu’on en comprenne les motivations, les revendications.</p>



<p>Ces séquences pourraient avoir lieu au <a href="https://www.theartchemists.com/salvador-oliver-stone-chronique/">Salvador</a>, au Chili, en Sierra Leone, en Haïti, au Népal. Garland, qui n’évoque jamais les origines de ce conflit fratricide, scotche le spectateur en ancrant ces moments insupportables dans la riante campagne américaine, avec en toile de fond des paysages d’une beauté confondante. Grandeur imperturbable de la nature vs vide idéologique de l’affrontement humain. Personne ne brandit de manifeste, personne ne prononce de grands discours sur la liberté ou la justice. On se bousille allègrement, on fait parler les armes, pas de loi, plus de justice. Le Far West.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Fracture permanente</h2>



<p>Prémonitoire et terriblement actuel : Garland pointe du doigt une Amérique où la fracture est instituée en état permanent, en mode de vie. La guerre n&rsquo;est plus un affrontement d&rsquo;idées, c&rsquo;est un système par défaut, une toile de fond pour survivre. Les milices tirent sur tout ce qui bouge. Les soldats exécutent sans se poser de questions. L’<a href="https://www.theartchemists.com/apocalypse-now-chef-doeuvre-a-lectures-multiples/">apocalypse (now)</a> surgit entre deux champs de maïs. La banalité de l&rsquo;horreur est terrifiante précisément parce qu&rsquo;elle n&rsquo;a pas besoin de se justifier. Plus d&rsquo;idéologie = plus de limite. Juste la barbarie comme langage universel.</p>



<p>Au cœur de ce cauchemar, quatre reporters. Lee (Kirsten Dunst, magnétique), la légendaire photographe de guerre dont le prénom évoque Lee Miller, qui a tout vu, tout enduré, tout sacrifié et qui n’en peut plus de capturer autant de brutalité avec son objectif. Joel (Wagner Moura), l&rsquo;écrivain survitaminé qui carbure à l&rsquo;adrénaline (avec alcool et came en prime). Sammy (Stephen McKinley Henderson), le vétéran sage, journaliste expérimenté mais si vieux qu’on se demande comment il va tenir le choc. Et Jessie (Cailee Spaeny), 23 ans, des étoiles dans les yeux et un Nikon en bandoulière, qui va ici faire son initiation. Leur boussole morale ? On photographie pour que les autres posent les questions.<strong> </strong>Cette phrase, c&rsquo;est leur doctrine. Leur carapace. Leur condamnation aussi.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;héritage Robert Capa</h2>



<p>Le film expose la réalité du journalisme de guerre et c’est clairement un sacerdoce doublé d’un chemin de croix. Le badge « PRESS » ne protège de rien. Dans une scène glaçante, un tireur d&rsquo;élite (joué par Jesse Plemons, terrifiant) leur demande froidement : <em>« Quel genre d&rsquo;Américains êtes-vous ? »</em> avant de décider s&rsquo;ils méritent de vivre ou non. La presse n&rsquo;est plus un contre-pouvoir, juste une cible supplémentaire. Lucide, cruellement. Presque documentaire jusque dans la restitution du caractère de ces reporters addicts au tumulte. Lee et ses camarades <em>ont besoin</em> d’être au cœur de l’action, pour capter la photo qui va « changer le monde », l’info qui va faire le scoop. Leur cynisme constitue l’armure nécessaire pour continuer à regarder l&rsquo;horreur en face. Ils sont les héritiers de Robert Capa, cherchant toujours à être « assez près » &#8211; quitte à y laisser leur humanité… et leur vie.</p>



<p>Et Garland de nous transmettre cette frénésie via l’astuce filmique des arrêts sur image. En pleine séquence d&rsquo;action, il interrompt le mouvement pour nous balancer une photo fixe de cette même action. Une fraction de seconde. Un corps qui s&rsquo;effondre. Un visage figé dans la terreur. Un soldat mort les yeux ouverts. Le sang poisseux qui se répand. Le feu, les explosions, l’angoisse, la colère. Ces images sont pensées comme des agressions visuelles. Le procédé force ainsi le spectateur à vivre l&rsquo;expérience du reporter : faire fi du danger pour capturer l&rsquo;instant, le figer, le transformer en document. En objet. En marchandise de l&rsquo;horreur&nbsp;? Dixit tous ces clichés atroces qu’on consomme à la pelle sur nos fils d’actu et qui nous insensibilisent&nbsp;?</p>



<h2 class="wp-block-heading">Tragique passation</h2>



<p>C’est l’incohérente fatalité à l’œuvre dans cette fable qui a tout du réel. Lee, photographe émérite, talentueuse ô combien mais usée jusqu’à la corde émotionnellement et physiquement, passe le flambeau à la jeune Jessie qu’elle initie comme le ferait une grande prêtresse d’une néophyte. Jessie qui, au fil des fusillades et des escarmouches, va oublier sa peur pour s’abandonner tandis que Lee, elle, s’étiole. La passation trouvera son accomplissement tragique lors de l&rsquo;assaut final sur la Maison Blanche. Une scène magistrale qui invoque le pouvoir démiurgique de l’image, la vie, l’énergie qu’on vole lorsqu’on photographie quelqu’un.</p>



<p>Une sorte de portrait ovale en temps de guerre, un instant d’une beauté terrifiante. Et qui laisse le spectateur sans voix, honteux, recroquevillé dans son fauteuil comme un gosse terrifié par les le fracas des rafales de fusil d’assaut, les explosions, les cris. La conception sonore du film ici est essentielle, répartie entre fusillades, hurlements, silences et morceaux de pop et country qui habillent ces séquences de combat pour les rendre encore plus intolérables.Histoire de rappeler que la destruction fait partie de l’ADN culturelle des USA en particulier et de l’humanité en général&nbsp;?</p>



<div class="wp-block-group has-white-color has-vivid-cyan-blue-to-vivid-purple-gradient-background has-text-color has-background has-link-color wp-elements-2affc5e15f1d586c6b81015ebcbda0f2"><div class="wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained">
<p><strong>A lire également</strong></p>



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<li><a href="https://www.theartchemists.com/cinema-journalistique-press-movie-histoire-et-enjeux/">Press movies : quand le grand écran scrute le journalisme en action</a></li>



<li><a href="https://www.theartchemists.com/serie-the-hour/">The Hour : journalisme, espionnage, révolution sociale… une série incontournable !</a></li>



<li><a href="https://www.theartchemists.com/hommes-president-film-pakula/">Les Hommes du président (1976) : l’enquête qui a fait tomber Nixon du haut du Watergate</a></li>
</ul>
</div></div>



<p><em>Civil War</em> donc&nbsp;? Un électrochoc. Garland ne nous offre aucun réconfort, aucune catharsis. Pas de héros qui sauvent la situation. Pas de fin heureuse. Un constat glacial, visionnaire : quand une démocratie se fracture, quand la violence se banale, quand les reporters sont des cibles&#8230; il est déjà trop tard. Hommage déchirant au journalisme de guerre, à ces hommes et femmes qui risquent leur vie pour que nous sachions, le film souligne LA problématique par excellence : à quoi sert-il de témoigner si personne n&rsquo;écoute ? Or aujourd’hui, plus personne n’écoute, ne regarde, ne décrypte. Garland n’évoque pas un futur dystopique mais une sinistre réalité en train de se concrétiser sous nos yeux, dans l’indifférence générale. Et quand on observe ces images, on a le sentiment qu’il est déjà trop tard.</p>



<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-678cc482" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns alignfull has-1-columns has-desktop-equal-layout has-tablet-equal-layout has-mobile-collapsedRows-layout has-reverse-columns-mobile has-vertical-bottom ticss-c00aadba"><div class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-overlay"></div><div class="innerblocks-wrap">
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<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



<p class="has-text-align-center has-text-color" style="color:#fefefe">Vous avez des envies de culture ? Cet article vous a plu ?</p>



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			</item>
		<item>
		<title>Press movies : quand le grand écran scrute le journalisme en action</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/cinema-journalistique-press-movie-histoire-et-enjeux/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 May 2025 17:04:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Avec la gamme complète d’articles sur la mise en scène du scandale du Watergate via cinéma et séries que nous venons de vous lâcher, on a déjà bien éclusé le sujet. Mais c’est toujours bon d’en remettre une couche, vu que très régulièrement, nous chroniquons des presse movies, un genre qui, pour être honnête, ne cesse d’inspirer scénaristes, réalisateurs et producteurs. Press movie : le journaliste, héros du quotidien Donc,...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
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<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/05/The-ARTchemists-press-movies.jpg" alt="" class="wp-image-38045" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/05/The-ARTchemists-press-movies.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/05/The-ARTchemists-press-movies-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/05/The-ARTchemists-press-movies-494x395.jpg 494w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Avec la gamme complète d’articles sur la mise en scène du scandale du Watergate via cinéma et séries que nous venons de vous lâcher, on a déjà bien éclusé le sujet. Mais c’est toujours bon d’en remettre une couche, vu que très régulièrement, nous chroniquons des presse movies, un genre qui, pour être honnête, ne cesse d’inspirer scénaristes, réalisateurs et producteurs.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Press movie : le journaliste, héros du quotidien</h2>



<p>Donc, les journalistes font partie de la famille des héros du petit et du grand écran au même titre que les flics, les cowboys, les soldats ou les super-héros. Et s’ils sont plus discrets, les reporters sont tout aussi redoutables. Le cinéma journalistique, ou <em>press movie</em>, tire sa force de frappe de ces récits vécus dans 99 % des cas, constituant ainsi un genre de récit à part entière qui met en scène correspondants de guerre, chroniqueurs, rédacteurs en chef, photographes de terrain</p>



<p>Leurs armes ? Stylos, carnets, magnétos, Nikon, portables, ordis pour les versions plus modernes … et dans tous les cas, une obsession assumée pour la vérité. De <em>Citizen Kane</em> à <em>Spotlight</em>, ces films racontent des enquêtes fictives ou réelles, menées contre vents, marées… et pressions politiques. Ce faisant, ils nous montrent que le journalisme peut être un terrain de suspense, de danger, de conscience et de pouvoir.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Du pouvoir de la presse au pouvoir du film</h2>



<p>Le genre trouve ses racines dans l’âge d’or hollywoodien, avec des œuvres comme <em>His Girl Friday</em> (1940) ou le mythique <em>Citizen Kane</em> (1941), qui questionne le rapport entre média, ego et manipulation. Mais c’est dans les années 70, avec notamment le <a href="https://www.theartchemists.com/?s=watergate">scandale du Watergate</a> évoqué plus haut, que le genre prend une tournure plus grave, plus réaliste, plus politique.</p>



<p>Le film-pivot de cette embellie ? <em>Les Hommes du Président</em> (<em>All the President’s Men</em>, 1976) bien évidemment. Réalisé par Alan J. Pakula, avec Robert Redford et Dustin Hoffman dans les rôles de Woodward et Bernstein, il relate avec une précision documentaire l’enquête du <em>Washington Post</em> qui fit tomber Nixon. La mise en scène est austère, tendue, rigoureuse. Le journalisme devient ici un acte de résistance.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les fondamentaux du <em>press movie</em></h2>



<p>Ce petit bijou de cohérence pose les fondamentaux du genre, à savoir&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Le protagoniste journaliste, idéaliste, tenace, parfois désabusé, mû par la quête de vérité et de justice, confronté à des dilemmes moraux.</li>



<li>La réalité comme socle ; la majorité des press movies s’inspirent de faits réels (pédocriminalité dans <em>Spotlight</em>, mensonges d’État dans <em>Pentagon Papers</em>, scandale du Watergate, etc.)</li>



<li>Une mise en scène sobre, cadrages serrés, intérieurs de rédactions, dialogues nombreux, téléphone omniprésent. Le spectaculaire est dans l’information, pas dans les explosions.</li>



<li>Le rythme du réel : contrairement au thriller classique, le <em>press movie</em> assume les lenteurs d’une enquête journalistique : vérifications, impasses, obstacles légaux, pressions…</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading">Un cinéma politique et éthique</h2>



<p>Ce genre interroge les liens entre presse et pouvoir, liberté d’informer, manipulation médiatique, censure, autocensure. À travers ses récits, il pose des questions essentielles :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Où est la frontière entre vérité et influence ?</li>



<li>Jusqu’où peut-on aller pour faire éclater un scandale ?</li>



<li>Le journaliste est-il un justicier ou un témoin ?</li>
</ul>



<p>À ce titre, des films comme <em>Spotlight</em> (2015) de Tom McCarthy ou <em>The Post</em> (2017) de Spielberg viennent prolonger cette tradition, en insistant sur le rôle crucial des rédactions dans une société démocratique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pourquoi ce genre compte aujourd’hui</h2>



<p>À l’heure des fake news, du complotisme, des médias sous pression financière et politique, et de la défiance croissante envers les journalistes, le <em>press movie</em> rappelle que la quête de vérité est un combat. Ce genre défend l’idée que l’information est une arme démocratique, et que ceux qui la cherchent — souvent dans l’ombre — méritent autant d’être célébrés que les héros de guerre.</p>



<p>C’est ainsi l’occasion de rappeler que la profession est aussi exigeante que dangereuse. Journalistes et lanceurs d’alerte sont redoutés, donc traqués. Ils risquent leur probité, leur liberté, leur peau. Par ailleurs, ils doivent respecter la déontologie de leur profession à la lettre. Et travailler parfois avec des moyens rudimentaires, sans ordi ni portables. A l’ancienne. Avec leur tête, leur intelligence, leur bon sens. Leur flair.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Quelques incontournables du genre&nbsp;?</h2>



<p>Comme je vous l’expliquais en intro, des press movies, on en a éclusé plus d’un. Voici une petite sélection pour vous mettre en jambe. Après, notre liste est loin d’être exhaustive, aussi n’hésitez pas à chercher par vous-même d’autres pépites. Bon visionnage !!!!</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="https://www.theartchemists.com/hommes-president-film-pakula/"><u>Les Hommes du président (1976) : l’enquête qui a fait tomber Nixon du haut du Watergate</u></a></li>



<li><a href="https://www.theartchemists.com/pentagon-papers-une-ode-a-la-liberte-de-la-presse-signee-spielberg/"><u>Pentagon Papers : une ode à la liberté de la presse signée Spielberg</u></a></li>



<li><a href="https://www.theartchemists.com/film-etrangleur-boston/"><u>L’Étrangleur de Boston 2023 : deux femmes contre un tueur</u></a></li>



<li><a href="https://www.theartchemists.com/film-eichmann-show-proces-siecle/"><u>The Eichmann show : « le procès du siècle »</u></a></li>



<li><a href="https://www.theartchemists.com/film-5-septembre/"><u>5 septembre : horreur en direct et défi journalistique</u></a></li>



<li><a href="https://www.theartchemists.com/film-she-said/"><u>She said : face à un prédateur sexuel et au système qui le protège</u></a></li>



<li><a href="https://www.theartchemists.com/lenquete-solitude-lanceur-dalerte/"><u>L’Enquête : la solitude du lanceur d’alerte</u></a></li>



<li><a href="https://www.theartchemists.com/spotlight-rationnel-coherent-et-exemplaire/"><u>Spotlight : rationnel, cohérent et exemplaire</u></a></li>



<li><a href="https://www.theartchemists.com/night-call-journalisme-de-lextreme-et-manipulation-de-la-violence/"><u>Night call : journalisme de l’extrême et manipulation de la violence</u></a></li>
</ul>



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<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



<p class="has-text-align-center has-text-color" style="color:#fefefe">Vous avez des envies de culture ? Cet article vous a plu ?</p>



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			</item>
		<item>
		<title>Underworld USA : le cantique des désillusions américaines selon James Ellroy</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/underworld-usa-ellroy/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 May 2025 15:27:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=38032</guid>

					<description><![CDATA[<p>Difficile d’aborder les dessous du scandale Watergate sans faire écho à la trilogie Underworld USA. Il faut bien reconnaître qu’avec cette série de romans, James Ellroy a posé une pierre fondatrice en matière de thriller politique et d’analyse désabusée de la corruption made in America. Si l’on veut comprendre l’ampleur du fiasco Nixon, la logique qui en a été le déclencheur et la toile de fond, parcourir ces trois pavés...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
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<p>Difficile d’aborder les dessous du <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Scandale_du_Watergate">scandale Watergate</a> sans faire écho à la trilogie <em>Underworld USA</em>. Il faut bien reconnaître qu’avec cette série de romans, <a href="https://www.theartchemists.com/?s=james+ellroy">James Ellroy</a> a posé une pierre fondatrice en matière de thriller politique et d’analyse désabusée de la corruption made in America. Si l’on veut comprendre l’ampleur du fiasco Nixon, la logique qui en a été le déclencheur et la toile de fond, parcourir ces trois pavés est indispensable. Car les micros planqués, les enregistrements pirates, les chantages, les pressions, les menaces, les coups fourrés ne sont pas l’apanage de Dirty Dick, d’autres avant lui se sont distingués dans cet exercice périlleux. Hommes de l&rsquo;ombre, barbouzes extrémistes, agents doubles, politiciens véreux : James Ellroy, avec sa plume corrosive de « Demon Dog » nous plonge avec autant de délice que de dégoût dans les spectres de cette Amérique souterraine.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une tragédie politique en trois temps</h2>



<p><em>Underwold USA </em>est constituée de trois romans pensés comme trois actes d’une tragédie politique d’envergure.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><em>American Tabloïd</em> (1995) : Les fondations du chaos</h3>



<p>Dans ce premier volet, Ellroy nous transporte de 1958 à 1963, période charnière où l&rsquo;Amérique vacille entre espoir et désillusion. On y suit les trajectoires de Pete Bondurant, Kemper Boyd et Ward Littell, trois hommes aux allégeances floues, naviguant entre le FBI, la CIA, la mafia et les Kennedy. L&rsquo;auteur expose les liens troubles entre le pouvoir politique et le crime organisé, suggérant que l&rsquo;assassinat de JFK n&rsquo;était pas un acte isolé, mais le résultat d&rsquo;un enchevêtrement de trahisons et de manipulations.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><em>American Death Trip</em> (2001) : L&rsquo;Amérique en déliquescence</h3>



<p>Poursuivant <em>American Tabloïd</em>, ce second tome s&rsquo;ouvre sur l&rsquo;assassinat de JFK en 1963 et se clôt sur ceux de Martin Luther King Jr. et Robert F. Kennedy en 1968. Ellroy y adopte un style plus dépouillé encore, plus organique et primaire, reflétant la brutalité, la crudité de l&rsquo;époque. La guerre du Vietnam, les tensions raciales, les manipulations politiques irriguent ce récit cauchemardesque, offrant une vision sombre et désabusée d&rsquo;une nation en perte de repères.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><em>Underworld USA</em> (2009) : La descente aux enfers</h3>



<p>Dernier opus de la trilogie, <em>Underworld USA</em> couvre les années 1968 à 1972, période marquée par la désillusion post-68. Ellroy y introduit de nouveaux personnages, tels que Don Crutchfield, un détective privé, et explore des thèmes comme l&rsquo;infiltration du FBI dans les mouvements révolutionnaires, la corruption politique et les opérations secrètes à l&rsquo;étranger. Ces pages sonnent comme une conclusion intense et violente de la trilogie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une fresque de la corruption systémique</h2>



<p>À travers ces trois romans, Ellroy dresse le portrait implacable d&rsquo;une Amérique gangrenée par la corruption, où les idéaux sont sacrifiés sur l&rsquo;autel du pouvoir. Les méthodes des barbouzes Hunt et Liddy, l&rsquo;aveuglement de Mitchell et sa clique, décrits dans <em><a href="https://www.theartchemists.com/hommes-president-film-pakula/">Les Hommes du président</a></em>, <em><a href="https://www.theartchemists.com/gaslit-serie/">Gaslight</a></em> et <em><a href="https://www.theartchemists.com/serie-white-house-plumbers/">The White House Plumbers</a></em> trouvent leurs racines dans les pratiques décrites par Ellroy : manipulations médiatiques, assassinats politiques, infiltrations, coups tordus en tout genre.</p>



<p>En revisitant les décennies précédant le Watergate, l’auteur du mythique polar <em>Le Dahlia Noir</em> offre une perspective unique sur les mécanismes qui ont conduit à l&rsquo;un des plus grands scandales politiques américains. Il va plus loin&nbsp;; balzacien dans l’âme, il décrypte une mentalité, la psychologie d’une époque, une idéologie mortifère qui dévore les âmes, gangrène les esprits, soumet les volontés, dissout l’esprit de justice et d’égalité. Sa trilogie n&rsquo;est pas seulement une œuvre de fiction, elle déroule une analyse profonde des dérives du pouvoir et de la fragilité des institutions démocratiques.</p>



<p>En somme, la trilogie <em>Underworld USA</em> est une plongée vertigineuse dans les ténèbres de l&rsquo;histoire américaine, une lecture indispensable pour quiconque souhaite comprendre les racines profondes du Watergate et les mécanismes de la corruption politique.</p>



<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-678cc482" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns alignfull has-1-columns has-desktop-equal-layout has-tablet-equal-layout has-mobile-collapsedRows-layout has-reverse-columns-mobile has-vertical-bottom ticss-c00aadba"><div class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-overlay"></div><div class="innerblocks-wrap">
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		<title>The White House Plumbers : le Watergate en mode farce tragique</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/serie-white-house-plumbers/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 May 2025 11:30:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Difficile d’évoquer Les Hommes du président et Gaslit sans ajouter à cette liste déjà prestigieuse la série The White House Plumbers. Sortie en 2023, Les Plombiers de la Maison Blanche, vient compléter la fresque télévisuelle autour du scandale du Watergate de flamboyante et grotesque manière, avec une particularité non négligeable : exit le thriller le drame psychologique, on mise ici sur la satire ! Objectif : raconter comment des hommes convaincus de...</p>
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<p class="wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio">Difficile d’évoquer <em><a href="https://www.theartchemists.com/hommes-president-film-pakula/">Les Hommes du président</a> et Gaslit</em> sans ajouter à cette liste déjà prestigieuse la série <em>The White House Plumbers. </em>Sortie en 2023, <em>Les Plombiers de la Maison Blanche</em>, vient compléter la fresque télévisuelle autour du <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Scandale_du_Watergate">scandale du Watergate</a> de flamboyante et grotesque manière, avec une particularité non négligeable : exit le thriller le drame psychologique, on mise ici sur la satire ! Objectif : raconter comment des hommes convaincus de sauver l’Amérique ont précipité la chute de sa présidence… en accumulant les ratés. Résultat ? Une comédie grinçante, absurde, parfois pathétique et terriblement lucide.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="WHITE HOUSE PLUMBERS  Saison 1 Bande Annonce VO Trailer (2023) @HBO  @WhiteHouse" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/UE2IYnGmwUk?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio">Des “plombiers” pour colmater les fuites</h2>



<p>C’est ainsi que Howard Hunt et G. Gordon Liddy se baptisent, allant jusqu’à fièrement afficher cette qualification sur la plaque qui orne l’entrée de leur bureau à la Maison Blanche. Ces deux anciens agents (de la CIA pour l’un, du FBI pour l’autre) ont initialement été recrutés pour éviter<strong> </strong>les fuites d’informations compromettantes dans les médias. C’est qu’au cœur du pouvoir, on se remet mal de la diffusion des Pentagon papers en une des grands quotidiens nationaux, <em>New-York Times</em> et <em>Washington Post</em> en tête. Et des infos compromettantes, on en a beaucoup, beaucoup en réserve.</p>



<p>Du coup, on prend désormais les devants. Mission pour le binôme Hunt/Liddy&nbsp;: empêcher que d’autres grandes magouilles du gouvernement soient divulguées à la presse par un lanceur d’alerte en quête de justice. Et pour ce faire, les deux barbouzes ont carte blanche. Seulement voilà&nbsp;: ce n’est rien de dire que ce sont des zéros pointés. Obsédés par leur vision d’une Amérique conservatrice et anti-communiste, paranoïaques au possible, patriotes jusqu’au fanatisme, Hunt/Liddy multiplient les opérations clandestines grotesques pour discréditer les opposants à Nixon. Et c’est là qu’on apprend que l<strong>’</strong>effraction ratée du Watergate, qui fera basculer l’Histoire, n’est que le point d’orgue d’une longue série de ratages.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ubu roi version USA</h2>



<p>Des ratages dignes d’un numéro de clowns.<em> The White House Plumbers</em> se distingue de récits plus sérieux comme <em>All the President’s Men, en</em> prenant carrément le contre-pied de l’approche <em>press movie</em><strong><em>&nbsp;</em></strong>: ici l’affaire du Watergate apparaît pour ce qu’elle est&nbsp;: une farce. Bévues énormes, égos surdimensionnées, convictions absurdes… c’est Ubu roi version USA&nbsp;! Avec à la clé une morale mémorable&nbsp;: la chute d’un régime se joue certes dans les hauteurs du pouvoir, les colonnes d’un journal … mais aussi via les décisions incongrues de sous-fifres convaincus d’avoir raison.</p>



<p>Alex Gregory et Peter Huyck à la création, Woody Harrelson en Hunt, Justin Theroux en Liddy, le duo fonctionne à merveille pour camper ce couple improbable et fusionnel. Ajoutons entre autres Lena Headey, Ike Barinholtz, Domhnall Gleeson, Judy Greer à ce casting flamboyant. La série repose sur des bases plus que saines pour donner à voir ce côté burlesque/cartoonesque totalement inattendu mais véridique (chaque épisode se termine par un encart soulignant la véracité des faits relatés, histoire de bien enfoncer le clou, de souligner que si un scénariste avait inventé pareille intrigue, on lui aurait jeté son texte à la figure).</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une caste profondément pourrie</h2>



<p>On rit, on rit jaune, mais on rit. Et plus on rit, plus on est mal à l’aise. Parce que les “plombiers” sont ridicules. Parce que leur ridicule va engendrer un séisme politique majeur. Parce qu’avec leur incompétence crasse, ils vont entraîner leurs familles, leur pays dans leur chute. Aveuglement idéologique, radicalisation insidieuse, extrémisme politique, les mécanismes du fanatisme sont ici autopsiés avec beaucoup d’acuité. La corruption également. Le cynisme dirigeant aussi&nbsp;: les cinq épisodes de cette fresque tonitruante mettent en avant une constellation de scandales composant les racines de ce monument de connerie qu’est le Watergate.</p>



<p>On en parle peu ou pas, mais mises bout à bout, ces affaires éclairent le profond pourrissement d’une caste prompte à tous les coups bas pour conserver sa position dominante. Quitte à envoyer au casse-pipe des pauvres gars qui croient en un président qui va les abandonner sans aucun scrupule. Comme l’explique très bien la conclusion de la série, Nixon, s’il démissionne, ne sera jamais poursuivi, ne fera jamais de prison, contrairement à ses hommes de main. Il y a dans ce récit un peu de la morgue de <a href="https://www.theartchemists.com/?s=james+ellroy">James Ellroy</a>, fin narrateur des trafics secrets propres au pouvoir américain ; il y a aussi un lien intéressant avec la série <em><a href="https://www.theartchemists.com/gaslit-serie/">Gaslit</a></em>, une approche satirique et un regard complémentaire sur les dommages collatéraux.</p>



<p>Les hommes du président furent eux aussi frappés de plein fouet. Abandonnés à leur sort. Oubliés, méprisés par un président qu’ils adulaient, prêts à tout pour le conserver à sa place alors qu’il était déjà certain de remporter le pouvoir. On les devine dès les premières images incompétents et obtus, on les découvre au fil de leur déchéance naïfs et manipulables. Comme quoi il ne faut jamais vénérer un politique, quel qu’il soit&nbsp;?</p>



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		<title>Gaslit : « Martha avait raison »</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/gaslit-serie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 May 2025 11:25:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Séries]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« Martha avait raison ». Ces mots, gravés en grosses fleurs blanches sur une couronne mortuaire concluent la série Gaslit. « Gaslit », « manipulé » en anglais. Manipulée, Martha l’a en effet été et de la pire des manières. Martha, c’est Martha Mitchell, l’épouse de John Mitchell, le ministre de la Justice qui a orchestré dans l’ombre et sur ordre du président Nixon l’opération « Gemstones », opération qui se conclura par le scandale du Watergate et...</p>
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<p>« Martha avait raison ». Ces mots, gravés en grosses fleurs blanches sur une couronne mortuaire concluent la série <em>Gaslit</em>. « Gaslit », « manipulé » en anglais. Manipulée, Martha l’a en effet été et de la pire des manières. Martha, c’est Martha Mitchell, l’épouse de John Mitchell, le ministre de la Justice qui a orchestré dans l’ombre et sur ordre du président Nixon l’opération « Gemstones », opération qui se conclura par le <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Scandale_du_Watergate">scandale du Watergate</a> et la démission du dit Nixon. Intelligente mais un peu trop grande gueule quand il s’agit de s’adresser aux médias, Martha a vite compris l’implication de son mari. Ce dernier va alors tout faire pour la faire taire. Tout. C’est de cela dont parle <em>Gaslit</em>.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="GASLIT Bande Annonce Teaser VOST (2022, Drame) Julia Roberts, Sean Penn, Watergate" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/F5iQisjcNXw?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Critiquée, blacklistée, gaslightée</h2>



<p>Là où <em><a href="https://www.theartchemists.com/hommes-president-film-pakula/">Les Hommes du président</a></em> de Pakula abordait le scandale du Watergate du point des journalistes qui l’ont révélé dans les colonnes du Washington Post, la série <em>Gaslit</em> nous entraîne dans les coulisses de cette affaire politique avec pour objectif d’en analyser les rouages et d’en dévoiler les dommages collatéraux. <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Martha_Mitchell">Martha Mitchell</a> fait partie de ces dommages collatéraux, et la manière dont elle va être traitée illustre magistralement le climat qui règne alors dans la proximité d’un Nixon obsédé par la perspective de sa réélection.</p>



<p>Critiquée, blacklistée, cette républicaine convaincue a horreur du mensonge. Prête à témoigner sur l’implication du président dans la tentative de mise sur écoute de l’équipe du parti démocrate, elle va être muselée par son propre époux, qui ira jusqu’à la quitter après l’avoir fait séquestrer. Considérée comme folle, irresponsable, alcoolique, elle y laissera son couple, sa santé mentale et sa vie. Pour défendre la vérité, bien avant que le duo Woodstein ne mette son nez dans les barbouzeries nixoniennes. Une lanceuse d’alerte donc, volontairement gaslightée, sacrifiée sur l’autel du secret d’état.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un aveuglement fanatique</h2>



<p>Sacrifiée par un mari aimant certes, mais littéralement aveuglé par un Nixon charismatique, que tout son entourage veut protéger comme s’il était la seule chance de survie d’une Amérique conservatrice largement ébranlée par la guerre du Vietnam. L’ordalie de Martha Mitchell met en relief cet aveuglement généralisé, proche du fanatisme et qui flirte avec la bêtise la plus absolue. Car dans leur désir de démolir un adversaire pourtant très faible, Mitchell et ses conseillers de l’ombre vont recruter des incapables, extrémistes de droite et autres ex-séides de la CIA et du FBI, qui vont cumuler les bourdes jusqu’à se faire pincer en flagrant délit, ce qui est un comble.</p>



<p>En huit épisodes trépidants, <em>Gaslit</em> démonte une chronologie mortifère sur fond de hits 70’s, scrutant cette histoire par le petit bout de la lorgnette. Lorgnette dans laquelle apparaissent tour à tour les acteurs principaux et secondaires de ce mélodrame qui ferait hurler de rire s’il n’était pas si choquant de violence et d’hypocrisie. Car les hommes du Watergate ne sont pas des cerveaux machiavéliques mais des bras cassés, arrogants, machistes et grossiers, prêts à tout pour défendre « leur camp », jusqu’à l’absurde. S’ils ratent leur effraction comme des amateurs, ils persistent, s’enfoncent, mentent, écrasent, jusqu’à tout faire exploser. Et sacrifier carrière, épouses, familles, collaborateurs, témoins, qui subissent sans rien dire ou sont réduits au silence quand ils font mine de se rebeller.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Mélange des genres</h2>



<p>Si on rit parfois, c’est jaune. La plupart du temps, au fil de ce récit cynique, on serre les dents. La réalisation, d’un réalisme confondant, joue avec les codes du thriller politique, du soap opera et du drame intime. Pareil mélange des genres donne une singulière et savoureuse épaisseur à ce théâtre social doublé d’un drame humain et d’une sévère leçon de démocratie pervertie. Pour pimenter le tout, un casting flamboyant dominé par une Julia Roberts à la fois insupportable, pathétique et touchante, un Sean Penn méconnaissable, glaçant de brutalité. Big up du reste à Shea Whigham qui plante un Gordon Liddy incroyablement loufoque et sauvage.</p>



<p>Big up également au scénario qui très habilement replace cette historie dans une perception plus large d’une Amérique où il ne fait guère bon être femme ou racisé. Une Amérique 70’s qui tend un miroir peu flatteur à celle d’aujourd’hui, et c’est justement le but. La figure de Martha Mitchell, ici réhabilitée, illustre le destin des lanceurs d’alerte dans des systèmes corrompus flirtant ouvertement avec le fascisme et la coercition. « Gaslightée » au sens propre, Martha Mitchell ressort de ce récit haut en couleurs et en émotions comme une figure de courage et de lucidité. Un exemple ?</p>



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		<item>
		<title>Les Hommes du président (1976) : l’enquête qui a fait tomber Nixon du haut du Watergate</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/hommes-president-film-pakula/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 May 2025 17:34:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le film Pentagon Papers (2017) se termine sur l’effraction du Watergate, reprenant presque plan par plan le début du film culte d’Alan J. Pakula. Réalisé en 1976 Les Hommes du président (All the President’s Men) poursuit la saga médiatique entamée par Spielberg quarante après, s’imposant ainsi comme une référence incontournable du press movie. Un classique du genre et un choc filmique qui n’a rien perdu de sa puissance ni de...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
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<p>Le film <em><a href="https://www.theartchemists.com/pentagon-papers-une-ode-a-la-liberte-de-la-presse-signee-spielberg/">Pentagon Papers</a></em> (2017) se termine sur l’effraction du Watergate, reprenant presque plan par plan le début du film culte d’<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Alan_J._Pakula">Alan J. Pakula</a>. Réalisé en 1976 <em>Les Hommes du président</em> (<em>All the President’s Men</em>) poursuit la saga médiatique entamée par <a href="https://www.theartchemists.com/?s=spielberg">Spielberg</a> quarante après, s’imposant ainsi comme une référence incontournable du <em>press movie</em>. Un classique du genre et un choc filmique qui n’a rien perdu de sa puissance ni de sa justesse : au coeur de ce récit, le scandale du Watergate tel qu’il fut dévoilé par le <em>Washington Post</em>.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Les Hommes du Président - Bande Annonce Officielle (VOST) - Robert Redford / Dustin Hoffman" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/xiBrLx3kKfQ?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Deux journalistes face à l’État</h2>



<p>Washington, 1972. Une étrange effraction a eu lieu dans les locaux du Parti démocrate, au sein de l’élégant complexe du <a href="https://www.theartchemists.com/?s=watergate">Watergate</a>. Une affaire mineure ? Pas pour Bob Woodward (Robert Redford) et Carl Bernstein (Dustin Hoffman), deux jeunes journalistes du désormais très couru <em>Washington Post</em>. Leur flair ne les trompe pas : ce banal fait divers cache en fait une véritable affaire d’État.</p>



<p>Manipulations, pressions politiques et menaces se multiplient. À force d’obstination, de recoupements et de nuits blanches, les deux reporters, cornaqués par un certain Ben Bradlee, rédacteur en chef du post et initiateur de la publication des Pentagon papers, remontent la piste jusqu’à la Maison-Blanche. Résultat : la démission, deux ans plus tard, du président républicain Richard Nixon, qui préfère jeter l’éponge que d’être reconnu coupable d’avoir orchestré cette opération d’espionnage et d’avoir tout fait pour l’escamoter, quitte à mentir et trahir.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un thriller d’investigation</h2>



<p>Sous ses dehors de film “parlé”, <em>Les Hommes du président</em> démontre de manière éclatante le pouvoir de la presse et de sa nécessité démocratique, une pure émanation, fondatrice du reste, du journalisme drama, autrement appelé <em>press movie</em>. Mais c’est aussi un thriller frénétique, d’une redoutable efficacité.</p>



<p>Pas de courses-poursuites, pas de scènes de crime : tout se joue dans les silences, les appels téléphoniques, les classeurs poussiéreux, les cafés tièdes et les machines à écrire. Alan J. Pakula filme cette enquête comme une descente dans les sous-sols du pouvoir, avec une mise en scène au scalpel. La lumière aveuglante de la salle de presse où les deux reporters rédigent leurs articles dialogue avec les ombres des parkings où des sources anonymes dévoilent les dessous de cette sale histoire de barbouzes. Plans séquence prenants, gros plans scrutateurs, c’est le triomphe du réalisme, sans effets ni glamour.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Redford/Hoffman : le duo parfait</h2>



<p>Robert Redford et Dustin Hoffman, qui incarnent Woodward et Bernstein (le duo était surnommé Woodstein par leur rédacteur en chef), livrent des performances sobres et tendues. Ils campent deux journalistes ordinaires, déterminés, maladroits, humains. Leur alchimie repose sur leurs différences : l’un est méthodique, l’autre instinctif. Ensemble, ils incarnent la presse dans ce qu’elle a de plus précieux : le doute, la rigueur, l’obsession de la vérité.</p>



<p>Au-dessus d’eux plane la figure de Ben Bradlee (Jason Robards), rédacteur en chef droit dans ses bottes, qui leur donne les moyens d’agir… mais aussi la responsabilité qui va avec. Il fallait ce casting (et l’excellente B.O. de David Shire) pour donner de l’épaisseur au scénario et porter cette réflexion sur le rôle des institutions, le courage individuel, la place du citoyen face au pouvoir, cela sans tomber dans la leçon morale.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Quatre Oscars et un modèle</h2>



<p>Pas de grands discours : le film montre, il ne théorise pas. Il fait confiance au spectateur pour saisir l’ampleur du scandale, l’importance du travail de fond, et les menaces sourdes qui pèsent sur les libertés. En cela, il reste très actuel. À l’ère des infox, de la défiance envers les médias et des intimidations politiques, ce film des années 70 sonne comme un avertissement.</p>



<p>Sorti en 1976, à peine deux ans après la démission de Nixon, le film est un coup de poing démocratique. Il a reçu quatre Oscars, dont celui du meilleur scénario adapté, ce qui est plus que justifié. Car ce longt métrage constitue le modèle du film de journalisme, influençant toute une génération de cinéastes, d’enseignants… et de journalistes eux-mêmes.</p>



<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-678cc482" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns alignfull has-1-columns has-desktop-equal-layout has-tablet-equal-layout has-mobile-collapsedRows-layout has-reverse-columns-mobile has-vertical-bottom ticss-c00aadba"><div class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-overlay"></div><div class="innerblocks-wrap">
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<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



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<h2 class="wp-block-heading"><br /><br /></h2>
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		<title>Pentagon Papers : une ode à la liberté de la presse signée Spielberg</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/pentagon-papers-une-ode-a-la-liberte-de-la-presse-signee-spielberg/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 May 2025 17:05:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=38013</guid>

					<description><![CDATA[<p>Steven Spielberg n’a jamais eu peur d’affronter l’Histoire. Avec Pentagon Papers (The Post, 2017), il signe un film d’une actualité brûlante, en explorant l’un des tournants les plus décisifs de la liberté de la presse américaine. Porté par Meryl Streep et Tom Hanks, ce thriller politique met en scène la course contre la montre du Washington Post pour publier les « Pentagon Papers », ces documents confidentiels révélant les mensonges de l’administration...</p>
<p>Cet article <a href="https://www.theartchemists.com/pentagon-papers-une-ode-a-la-liberte-de-la-presse-signee-spielberg/">Pentagon Papers : une ode à la liberté de la presse signée Spielberg</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.theartchemists.com">The ARTchemists</a>.</p>
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<p>Steven Spielberg n’a jamais eu peur d’affronter l’Histoire. Avec <em>Pentagon Papers</em> (<em>The Post</em>, 2017), il signe un film d’une actualité brûlante, en explorant l’un des tournants les plus décisifs de la liberté de la presse américaine. Porté par Meryl Streep et Tom Hanks, ce thriller politique met en scène la course contre la montre du <em>Washington Post</em> pour publier les « <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Pentagon_Papers">Pentagon Pap</a>ers », ces documents confidentiels révélant les mensonges de l’administration américaine sur la <a href="https://www.theartchemists.com/documentaire-guerre-vietnam/">guerre du Vietnam</a>. Un film sur le passé ? Peut-être. Mais surtout, une alerte sur notre présent.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Pentagon Papers / Bande-annonce officielle VOST [Au cinéma le 24 janvier]" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/pV-KZSohqjU?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Scandale d’État et journalisme d&rsquo;investigation</h2>



<p>Tout commence en 1971. <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Daniel_Ellsberg">Daniel Ellsberg</a>, analyste militaire et premier lanceur d’alerte de l’histoire moderne s’il en est, divulgue à la presse une étude secrète commandée par le Pentagone, qui montre que les gouvernements successifs, de Truman à Nixon, savaient que la guerre du Vietnam était une impasse, mais ont sciemment menti à l’opinion publique pour ne pas perdre la face, quitte à sacrifier les vies des jeunes soldats envoyés là-bas (58&nbsp;209&nbsp;morts sur les 2 millions de victimes du conflit). Le <em>New York Times</em> commence à publier les documents… avant d’être bloqué par une injonction de la Maison-Blanche.</p>



<p>Publier, c’est risquer une accusation de haute trahison, ce qui n’est pas rien. Le <em>Washington Post</em>, alors dirigé par <a href="https://www.francetvinfo.fr/monde/usa/katharine-graham-la-femme-qui-revela-les-pentagon-papers-et-le-watergate_2575896.html">Katharine Graham</a> (Meryl Streep), hésite : publier à son tour ou se soumettre ? Risquer la prison, la faillite, la perte de crédibilité (au moment où le quotidien entre en bourse)… ou défendre le droit fondamental d’informer et de révéler la vérité ? Comme à son habitude et avec le talent qu’on lui connaît, Spielberg, en grand amateur d’Hitchcock qu’il est, transforme ce dilemme médiatico-politique en un suspense haletant, où les enjeux moraux, économiques et sociétaux se mêlent.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une ode aux femmes qui prennent le pouvoir</h2>



<p>Sous ses allures de thriller politique à l’ancienne, <em>Pentagon Papers</em> est aussi le portrait d’une femme qui s’affirme dans un monde d’hommes. Katharine Graham, veuve discrète devenue éditrice par nécessité, se retrouve propulsée en première ligne d’un combat médiatique, juridique et idéologique qui ne la dépasse pas tant que ça.</p>



<p>Son cheminement intérieur — de la peur et de l’effacement à la détermination — donne au film une dimension intime, vibrante, profondément féministe. Le personnage de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Benjamin_Bradlee">Ben Bradlee</a> (Tom Hanks), rédacteur en chef énergique et pur jus « old school » (qui sera au coeur de l’enquête sur le scandale du Watergate), vient contrebalancer cette évolution. Ce tandem incarne deux faces complémentaires de la presse libre : le feu de l’investigation et la prudence stratégique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Spielberg, chef d’orchestre engagé</h2>



<p>Réalisé en quelques mois seulement, dans une urgence assumée, <em>Pentagon Papers</em> est un film au rythme tendu, au découpage d’une efficacité redoutable. Spielberg y déploie tout son savoir-faire : mouvements de caméra fluides, montage nerveux, ce sens du cadre qui donne du souffle à la parole.</p>



<p>Mais c’est surtout un film profondément politique. Spielberg, Streep et Hanks s’engagent ouvertement contre la montée des populismes, la remise en question de la presse, les attaques contre la vérité. Le film, tourné sous l’administration Trump, fait ainsi écho à des débats toujours d’actualité :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Quelle est la place du journalisme face au pouvoir ?</li>



<li>Jusqu’où peut-on aller pour défendre le droit de savoir ?</li>



<li>La démocratie peut-elle survivre sans une presse libre ?</li>
</ul>



<div class="wp-block-group has-white-color has-vivid-cyan-blue-to-vivid-purple-gradient-background has-text-color has-background has-link-color wp-elements-3efe0f7d6479a9a0bcb211db945bb24c" style="font-style:normal;font-weight:600"><div class="wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained">
<p>A lire également</p>



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<li><a href="https://www.theartchemists.com/theatre-television-francaise/">Une télévision française : quand le théâtre évoque TF1 en marche vers la privatisation</a></li>
</ul>
</div></div>



<h2 class="wp-block-heading">Le dérangeant miroir de notre époque</h2>



<p>Dans un monde saturé d’informations, de désinformation et de manipulation, <em>Pentagon Papers</em> sonne comme un rappel essentiel : la vérité a un prix. Et ceux qui la défendent, journalistes, lanceurs d’alerte, éditeurs, prennent des risques — pour nous.</p>



<p>C’est aussi un hommage à la presse papier, aux rotatives, aux bouclages de nuit, aux doutes de dernière minute, aux discussions en salle de rédaction. Une autre époque, pas si lointaine, où on savait enquêter, où tenir tête au pouvoir n’était pas une stratégie marketing, mais un acte de courage, un engagement citoyen.</p>



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<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



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		<title>American Crime Story 3 – Impeachement : scandale politique, lecture féministe, approche humaine ?</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/serie-american-crime-story-3-impeachement/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Dec 2021 14:15:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Séries]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=34464</guid>

					<description><![CDATA[<p>Les deux premières saisons nous avaient laissé un goût de cendre. Avec ce troisième chapitre d’American Crime Story, Ryan Murphy continue de dynamiter le rêve américain en abordant l’affaire Monica Lewinsky. En 10 épisodes, Impeachment déroule les méandres d’un scandale retentissant que le célèbre showrunner traite sous un angle résolument féministe. Comme si cette histoire sordide ancrée dans les années 90 résumait à elle seule la piètre façon dont les...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/12/American-Crime-Story-Impeachment-affiche_opt.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-34466 size-full" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/12/American-Crime-Story-Impeachment-affiche_opt.jpg" alt="affiche de la série Impeachment, 3eme saison d'American Crime Story" width="480" height="600" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/12/American-Crime-Story-Impeachment-affiche_opt.jpg 480w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/12/American-Crime-Story-Impeachment-affiche_opt-230x288.jpg 230w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/12/American-Crime-Story-Impeachment-affiche_opt-395x494.jpg 395w" sizes="auto, (max-width: 480px) 100vw, 480px" /></a></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Les deux premières saisons nous avaient laissé un goût de cendre. Avec ce troisième chapitre d’<a href="https://www.theartchemists.com/?s=american+crime+history&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank" rel="noopener"><i>American Crime Story</i></a>, <a href="https://www.theartchemists.com/?s=ryan+murphy&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank" rel="noopener">Ryan Murphy</a> continue de dynamiter le rêve américain en abordant l’affaire Monica Lewinsky. En 10 épisodes, <a href="https://www.canalplus.com/series/impeachment-american-crime-story/h/17184110_50001" target="_blank" rel="noopener"><i>Impeachment</i></a> déroule les méandres d’un scandale retentissant que le célèbre showrunner traite sous un angle résolument féministe. Comme si cette histoire sordide ancrée dans les années 90 résumait à elle seule la piètre façon dont les hommes, de pouvoir ou non, considèrent ces dames, les instrumentalisent pour leur plaisir, leur avancement, avec à l’horizon le couperet #metoo, juste retour de bâton après des siècles d’asservissement.</span></p>
<p><iframe loading="lazy" title="Impeachment : American Crime Story - Bande-annonce" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/v5ehDYFAe8U?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<h2 align="justify"><span style="font-size: 18pt; color: #000000;"><b>Liaison, mensonge, manipulation, complot</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="font-size: medium; color: #000000;">Pour ceux qui l’ignoreraient encore, <i>Impeachment</i> retrace par le menu les différentes étapes de l’affaire Monica Lewinsky, une jeune femme d’une vingtaine d’années que Clinton séduisit pendant qu’elle était stagiaire à la <a href="https://www.theartchemists.com/?s=maison+blanche&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank" rel="noopener">Maison Blanche</a>, avant qu’elle ne soit mutée au Pentagone. Mal lui en prit, puisque cette liaison fera de lui le troisième président frappé d’impeachment, ou procédure de destitution, après Andrew Johnson et <a href="https://www.theartchemists.com/?s=richard+nixon&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank" rel="noopener">Richard Nixon</a> (ce dernier choisira de démissionner, suite au scandale du Watergate). On lui reproche de s’être parjuré devant le grand jury en niant la réalité de cette aventure et d’avoir fait obstruction à la justice en influençant certains témoins.</span></p>
<p align="justify"><span style="font-size: medium; color: #000000;">Mensonge, manipulation… derrière ces plaintes, c’est surtout un comportement qui est pointé du doigt dans une ambiance de délation généralisée, où la sexualité de Clinton est dénoncée par celles qui ont subi ses avances, et y ont éventuellement cédé ou non. Harcèlement, viol, emprise : en narrant les péripéties de l’affaire Lewinsky, Murphy questionne les potentielles déviances d’un homme politique et les contrebalance avec les complots orchestrés par une droite ultraconservatrice avide de reprendre le pouvoir à n’importe quel prix, quitte à instrumentaliser les victimes de ce Don Juan pour ensuite les abandonner sans scrupule à la vindicte populaire.</span></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Ih5gHMzuo8"><p><a href="https://www.theartchemists.com/american-crime-story-o-j-simpson-versace-et-les-autres/">American Crime Story : O.J.Simpson, Versace et les autres &#8230;</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« American Crime Story : O.J.Simpson, Versace et les autres &#8230; » &#8212; The ARTchemists" src="https://www.theartchemists.com/american-crime-story-o-j-simpson-versace-et-les-autres/embed/#?secret=OUEjlC8t6y#?secret=Ih5gHMzuo8" data-secret="Ih5gHMzuo8" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p align="justify"><span style="font-size: 18pt; color: #000000;"><b>La très puritaine Amérique n’aime pas les femmes faciles</b></span></p>
<p align="justify"><span style="font-size: medium; color: #000000;">Rappelons-nous <i>La lettre écarlate</i> de Nathaniel Hawthorne : la très puritaine Amérique n’aime pas les femmes faciles, les femmes tout court. Elle ne leur pardonne pas d’avoir suscité le désir, même à leur corps défendant. Et Murphy nous le rappelle, à chaque seconde de son long récit. S’il pointe du doigt le comportement inqualifiable d’un Clinton incapable de résister à ses pulsions, et qui se réfugie dans les jupes d’une épouse qu’il dit aimer plus que tout mais qu’il fracasse avec son mensonge, il dénonce aussi les agissements abjects de Kenneth Starr et son équipe, qui terrorisent sans vergogne une gamine paumée, visiblement désaxée parce qu’ils ont décidé de faire tomber ce président qu’ils abhorrent.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><span style="font-size: medium;">Ces dames ne valent pas mieux : Linda Tripp, prototype parfait de la narcissique aigrie, qui espionne et trahit de la pire des manières celle qui se <span style="font-family: Liberation Serif, serif;">confie à elle ; </span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;">Lucianne Goldberg, éditrice à scandale, qui conseille à Linda Tripp d’enregistrer ses conversations avec Lewinsky, en sachant parfaitement que c’est illégal ; </span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;">Susan Carpenter-McMillan, </span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;">activiste féministe conservatrice, qui, sous couvert de conseiller Paula Jones, la réduit à la misère en lui enjoignant de refuser l’arrangement financier proposé par les avocats des Clinton, la médiatise ensuite pour les torpiller, avant de l’abandonner sans un sou.</span></span></span></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="kBXn60eSYm"><p><a href="https://www.theartchemists.com/film-loudest-voice-biopic-roger-ailes/">The Loudest voice : derrière le biopic de Roger Ailes, le décorticage de la machine Fox News</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« The Loudest voice : derrière le biopic de Roger Ailes, le décorticage de la machine Fox News » &#8212; The ARTchemists" src="https://www.theartchemists.com/film-loudest-voice-biopic-roger-ailes/embed/#?secret=U6GgTyicJ0#?secret=kBXn60eSYm" data-secret="kBXn60eSYm" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<h2 align="justify"><span style="font-family: 'Liberation Serif', serif; color: #000000; font-size: 18pt;"><b>Vision subjective ou lecture humaine ?</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="font-family: 'Liberation Serif', serif; color: #000000;"><span style="font-size: medium;">Quid par ailleurs de Juanita Broaddrick, qui accuse Clinton de viol, mais dont le témoignage est négligé ? Même Monica Lewinsky interpelle, personnalité histrionique en quête d’amour impossible, obsédée par cette passion qui la ronge. Au final, c’est l’ensemble de ce imbroglio qui pose question. S’appuyant sur l’ouvrage <i>A vast conspirac</i>y de Jeffrey Toobin, Ryan Murphy, ainsi que sa scénariste Sarah Burgess et son réalisateur Michael Uppendahl, mettent en lumière les complexités de cette affaire, ses retombées, politiques, humaines. Pour affiner leur perception, ils ont intégré la principale intéressée, Monica Lewinsky, dans le processus de création.</span></span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: 'Liberation Serif', serif; color: #000000;"><span style="font-size: medium;">Cette dernière, bombardée productrice, a fourni des indications, eu un droit de regard sur l’évolution de son personnage. Une vision subjective ? Il est évident que l’actrice Beanie Feldstein interprète une Monica complètement aveuglée d’amour, blessée par l’abandon de son idole, frappée d’anathème, déchiquetée par les médias et l’opinion publique, contrainte de dévoiler son intimité (la scène est insoutenable). Mais le reste du casting, exceptionnel, déploie une mosaïque très complexe d’émotions, de réflexions, de convictions contradictoires : <a href="https://www.theartchemists.com/?s=sarah+paulson&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank" rel="noopener">Sarah Paulson</a>, Linda Tripp effrayante et autocentrée, <a href="https://www.theartchemists.com/?s=clive+owen&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank" rel="noopener">Clive Owen</a>, Bill Clinton très ambigu, Edie Falco, Hillary Clinton à poigne néanmoins affreusement blessée par la trahison de son époux&#8230;</span></span></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="bkkaxckL3v"><p><a href="https://www.theartchemists.com/jeffrey-epstein-filthy-rich/">Jeffrey Epstein &#8211; Filthy Rich : se croire tout permis &#8230;</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Jeffrey Epstein &#8211; Filthy Rich : se croire tout permis &#8230; » &#8212; The ARTchemists" src="https://www.theartchemists.com/jeffrey-epstein-filthy-rich/embed/#?secret=sXcHciWfyC#?secret=bkkaxckL3v" data-secret="bkkaxckL3v" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">C’est cette lecture humaine qui importe. Elle interroge les motivations, les actions, les pulsions, les aspirations, les doutes, les peurs également, la honte bien sûr, la souffrance, l’incompréhension. Les passages difficiles sont légion dans ce récit sans pitié, parsemé de pourquoi. Sentiment de gâchis, manque de panache, zones d’ombre innombrables, la saison 3 d’<i>American Crime Story</i> s’impose comme un grand cru, qui donne à voir une fracture sociétale, un tournant majeur et prophétique dans l’histoire des USA, prophétique d’une explosion de la parole féministe, de la quête d’un respect, d’une véritable égalité.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><strong>Et plus si affinités</strong></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">La série <em>Impeachment</em> est visible sur Canal +.</span></p>
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		<title>Fils de Sam : vertigineux et tripant</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/fils-de-sam-vertigineux-tripant/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 19 Aug 2021 08:53:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Gros plan aujourd’hui sur un des fleurons de la collection littéraire« Murder ballads » propulsée par les éditions Ring. Le livre Fils de Sam nous entraîne dans le sillage d’un des tueurs en série mythiques des années 70 finissantes, David Berkowitz. « Le Fils de Sam », comme il se baptisera dans une des lettres qu’il adresse à la police et à la presse, va terroriser les rues de NewYork une année durant, assassinant...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/08/61ASLgtA2PL_opt.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-34131 size-full" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/08/61ASLgtA2PL_opt.jpg" alt="couverture du livre Fils de Sam" width="382" height="600" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/08/61ASLgtA2PL_opt.jpg 382w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/08/61ASLgtA2PL_opt-183x288.jpg 183w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/08/61ASLgtA2PL_opt-315x494.jpg 315w" sizes="auto, (max-width: 382px) 100vw, 382px" /></a></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Gros plan aujourd’hui sur un des fleurons de la collection littéraire<b>« Murder ballads »</b> propulsée par les <a href="http://www.ring.fr"><b>éditions Ring</b></a>. Le livre <i>Fils de Sam</i> nous entraîne dans le sillage d’un des <a href="https://www.theartchemists.com/?s=tueur+en+s%C3%A9rie&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank" rel="noopener">tueurs en série</a> mythiques des <a href="https://www.theartchemists.com/?s=70%27s&amp;x=12&amp;y=5" target="_blank" rel="noopener">années 70</a> finissantes, David Berkowitz. « Le Fils de Sam », comme il se baptisera dans une des lettres qu’il adresse à la police et à la presse, va terroriser les rues de NewYork une année durant, assassinant à coup de revolver de brunes adolescentes et leurs petits amis, au hasard des rencontres. L’auteur de <a href="https://www.theartchemists.com/?s=polar&amp;x=0&amp;y=0">polar</a> <b>Michaël </b><b>M</b><b>ention</b> se saisit du sujet pour relater d’une plume hystérique cette traque fascinante.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000; background-color: #ff00ff;"><strong>A lire également :</strong></span>  <strong><a href="https://www.theartchemists.com/night-stalker-netflix-richard-ramirez/" rel="bookmark">Night Stalker : mais qui était vraiment Richard Ramirez ?</a></strong></p>
<h2 align="justify"><strong><span style="color: #000000;">Mises en contexte et confessions fictives</span></strong></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Il n’est pas le premier certes à revenir sur les crimes de ce <a href="https://www.theartchemists.com/?s=serial+killer&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank" rel="noopener">serial killer</a> et son ouvrage ; allure, descriptions, références littéraires, cinématographiques et musicales, le livre évoque le trépidant <i>Summer of Sam</i> de Spike Lee, <i>Taxi Driver</i> de Scorsese &#8230; Mais il se singularise néanmoins par la superposition des faits proprement dits avec les événements qui secouent les USA d’alors, entre guerre du <a href="https://www.theartchemists.com/?s=vietnam&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank" rel="noopener">Vietnam</a>, conflits raciaux, misère galopante, Watergate, blackout électrique de NY et autres joyeusetés dont la société américaine a accouché dans de dramatiques convulsions. Mention relate ce contexte, y insérant le détail des meurtres et l’effet de panique provoqué dans une population déjà surchauffée par les tensions sociales et la canicule de cet été insupportable.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Multipliant les mises en abyme, il alterne ces passages avec les confessions fictives du tueur qu’on voit progressivement sombrer dans cette folie qu’il a prétextée pour expliquer ses actes, des confessions inspirées de ses propres aveux. Sataniste, possédé, drivé par le démon dissimulé dans le labrador noir de son voisin, Berkowitz a tout du schizophrène délirant … à moins que … à moins qu’il simule ? C’est la lecture qu’en donnera Stéphane Bourgoin après l’avoir rencontré. A moins également qu’il ait été instrumentalisé par de douteuses fréquentations issues des sectes extrémistes qui pullulent à l’époque, en concurrence avec <a href="https://www.theartchemists.com/?s=charles+manson&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank" rel="noopener">Charles Manson</a> et sa Famille ?</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000; background-color: #ff00ff;"><strong>A lire également :</strong></span>  <strong><a href="https://www.theartchemists.com/serie-serpent-charles-sohbraj-netflix/" rel="bookmark">Le Serpent : bloody hippie trail ou l’odyssée meurtrière de Charles Sohbraj</a></strong></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><strong>Croiser les pistes et les présomptions</strong></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">C’est justement l’autre singularité de cet ouvrage que de croiser les pistes, de mettre en exergue ces groupuscules apocalyptiques, qui adorent les démons, sacrifient les bestioles, manipulent les esprits faibles, et servent à l’occasion les intérêts de la CIA en matière de guerre psychologique contre les gauchistes de tous poils, quitte à terroriser le bon peuple à coup de meurtres sériels totalement déments … Ici pas de preuve, des présomptions, des interprétations … N’empêche que, Berkowitz condamné à vie, l’enquête a depuis été rouverte pour mettre en évidence d’éventuelles complicités …</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><i>Fils de Sam </i>vaut donc par son rythme syncopé, la cadence de l’écriture, sa vibration interne, tripante au possible, comme par la mise en connexion de ces strates de réalités, qui éveille forcément le questionnement. On glisse de l’inconscient du tueur aux soubresauts de la société à la perception d’un projet de fond beaucoup moins avouable, jamais formulé mais palpable. Des montagnes russes en somme, vertigineuses et addictives, qui s’appuient en sus sur une documentation précisée en intro et en bibliographie. On ressort de là galvanisé, shooté, et frustré, avec l’envie furieuse de plonger le nez dans les dossiers de l’enquête proprement dite, pour construire sa propre approche.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Et plus si affinités</b></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Vous pouvez vous procurer le livre <em>Fils de Sam</em> sur <a href="https://www.cultura.com/?ae=2026&amp;utm_source=theARTchemists&amp;utm_medium=affiliation&amp;utm_campaign=affinitaire" target="_blank" rel="noopener">ce site</a>.</span></p>
<p align="justify">
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