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	<title>sid vicious</title>
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		<title>Success Story : quand Zarca et Ternaux racontent le succès à coup de coke</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/roman-success-story-zarca-ternaux/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 10 Oct 2022 09:51:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Trentenaire sans attrait, prof sans envergure, célibataire acariâtre, Anna Jocelin est l’image même de la nana chiante qui critique tout sans jamais rien vivre. Un jour, elle croise le chemin d’une ancienne camarade de lycée, Carine, musicienne sans envergure, dilettante, alcoolo et camée. Étonnamment, Anna se laisse tenter par un apéro avec cette ex-copine, un peu de MDMA, puis une ligne de coke, puis deux… À partir de là, c&#8217;est...</p>
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<figure class="wp-block-image"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/10/4934d7_fd6db55c62dc4224b1c4bfd8b.jpg"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="400" height="600" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/10/4934d7_fd6db55c62dc4224b1c4bfd8b.jpg" alt="couverture du roman Success Story" class="wp-image-35082" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/10/4934d7_fd6db55c62dc4224b1c4bfd8b.jpg 400w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/10/4934d7_fd6db55c62dc4224b1c4bfd8b-192x288.jpg 192w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/10/4934d7_fd6db55c62dc4224b1c4bfd8b-329x494.jpg 329w" sizes="(max-width: 400px) 100vw, 400px" /></a></figure>



<p></p>



<p><span style="color: #000000;">Trentenaire sans attrait, prof sans envergure, célibataire acariâtre, Anna Jocelin est l’image même de la nana chiante qui critique tout sans jamais rien vivre. Un jour, elle croise le chemin d’une ancienne camarade de lycée, Carine, musicienne sans envergure, dilettante, alcoolo et camée. Étonnamment, Anna se laisse tenter par un apéro avec cette ex-copine, un peu de MDMA, puis une ligne de coke, puis deux… À partir de là, c&rsquo;est la montée, progressive&#8230; vers la réussite. Une <i>Success Story</i> éclatante rédigée à quatre mains par le tandem <a href="https://www.theartchemists.com/?s=zarca" target="_blank" rel="noopener">Johann Zarca</a>/ Romain Ternaux. Mais avec ces deux-là, méfiance, le jouissif est forcément sulfureux !</span></p>



<h2 class="wp-block-heading"><span style="color: #000000;"><b>Un cynisme piquant</b></span></h2>



<p><span style="color: #000000;">“<i>La morale est l’ennemie de la fiction</i>” affirme en effet Romain dans <a href="https://blogs.letemps.ch/dunia-miralles/2019/09/26/un-livre-5-questions-success-story-de-romain-ternaux-et-johann-zarca/" target="_blank" rel="noopener">une interview</a> et il applique ce principe à la lettre dans ses livres, tout comme Zarca à qui l’on doit <a href="https://www.theartchemists.com/paname-underground-zarka-se-tape-flore/" target="_blank" rel="noopener"><i>Paname Underground</i></a> ou <a href="https://www.theartchemists.com/roman-chems-zarca/" target="_blank" rel="noopener"><span lang="fr-FR"><i>Chems</i></span></a> entre autres pépites. Forcément, quand ces deux enfants terribles de la littérature française contemporaine se rencontrent, coincés qu’ils sont dans le même hosto, ils se trouvent, discutent, échangent, se marrent… et accouchent de la <em>success story</em> d’Anna. Un <i>feel good</i> irresponsable, a-t-on pu lire çà et là dans les chroniques, une fiction loufoque… à moins qu’il ne s’agisse d’une distorsion d’un cynisme particulièrement piquant, échappant à toute morale pour justement nous faire bondir plus intensément, et pas forcément de rire.</span></p>



<p><span style="color: #000000;">Car plus notre héroïne se vautre dans les psychotropes, plus elle se déniaise, plus elle écrit, plus elle fout le bordel autour d’elle. Et séduit. Les vieux qui survivent comme ils peuvent dans l’Ehpad de son papy, ses élèves qui ne pouvaient pas la blairer, Julien son collègue prof qu’elle n’avait jamais osé aborder, encore moins draguer, son futur éditeur qu’elle retourne comme un crêpe avec sa prose rebelle. Toutes les <a href="https://www.theartchemists.com/?s=drogue" target="_blank" rel="noopener">drogues</a> que la donzelle sniffe/fume/avale lui ouvrent les portes du talent, de la célébrité, de la reconnaissance. On l’admire, on la fête, on l’adule. Partout, on la reconnaît, on lui sourit, on la complimente. Plus elle se bourre de saloperies, plus elle gravit les marches pourtant escarpées de la prospérité. Jusqu&rsquo;à la nausée.</span></p>



<h2 class="wp-block-heading"><span style="color: #000000;"><b>Dynamiter le roman <i>feel good</i></b></span></h2>



<p><span style="color: #000000;">Pourtant, les moments ne manquent guère où elle flirte avec la cata, entraînant dans son sillage poudré tout son petit monde, qui n’a pas l’air de s’en porter plus mal, bien au contraire&#8230; jusqu&rsquo;à la dernière ligne du livre, qui pourrait s’avérer la dernière ligne de coke ? Une fin ouverte assez démentielle, surtout quand on la met en perspective des autres ouvrages de nos deux trublions, notamment ceux de Zarca où la came est présente à toutes les pages, libératrice, exaltante, ravageuse, destructrice. Un cheval fou qu’on pense à tort dompter. Or, il ne faut pas trop jouer avec la Fortune, tout lecteur averti de <a href="https://www.theartchemists.com/?s=shakespeare" target="_blank" rel="noopener">Shakespeare</a> le sait, idem pour ceux qui connaissent le club des 27, le destin tragique de <a href="https://www.theartchemists.com/?s=sid+vicious" target="_blank" rel="noopener">Sid Vicious</a>.</span></p>



<p><span style="color: #000000;">À chaque nouveau chapitre de <i>Success Story</i>, on s’attend donc à ce que ça dérape. On se demande quand ça va tanguer. Cette réussite ne peut en être une, avec tout ce qu&rsquo;Anna et son entourage s’enfilent, ce n’est pas normal, ce n’est pas moral, ce n’est pas juste. D’autant qu&rsquo;Anna n’a peut-être pas autant de talent que ça, si l’on en croit la platitude des quelques passages de ses écrits. Et pourtant… Tournant en dérision ces<em> feel good</em> fictions chères à un public en majorité féminin, Ternaux et Zarca dynamitent ce genre de conte moderne sans aucun scrupule, parsemant leur narration d’anecdotes véridiques, tout en surfant avec l’image iconique de l’artiste maudit explorant les paradis artificiels pour y puiser l’inspiration.</span></p>



<p><strong>À lire également :</strong></p>



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<li><a href="https://www.theartchemists.com/philippe-will-dealer-maudites-sixties/">Philippe Will – Dealer : maudites Sixties !</a></li>



<li><a href="https://www.theartchemists.com/livre-nuit-va-nous-perdre/">La nuit va nous perdre : mémoires d’un DJ au coeur du Bus palladium</a></li>
</ul>



<p> <span style="color: #000000;">Une inspiration généralement taboue, le créateur forgeant ainsi son propre anéantissement… et sa gloire future. Sera-ce le cas pour Anna, dont la transgression finale pourrait constituer un point de rupture définitif ? On ne sait, et les deux auteurs s’amusent de notre confusion qu’ils ont du reste alimentée volontairement, avec une délectation évidente. À nous donc d’imaginer le devenir d’Anna, au cœur de cette nébuleuse culturelle, croquée avec vivacité par ces deux plumes à peine trempées dans du fiel, Anna qui, précipitée au sommet, évoque, allez savoir pourquoi, l’avènement d’un certain Bel-Ami, la came en moins, le cul en plus ? Ou le destin d&rsquo;une Sagan, d&rsquo;une Despentes ? Anna, shootée, speedée, tentatrice, corruptrice, mais tellement dans le ton et qui pourrait continuer à avoir la baraka ?</span></p>



<p><strong><span style="color: #000000;">Et plus si affinités</span></strong></p>



<p><span style="color: #000000;">Pour en savoir plus, consultez <a href="https://editionsgouttedor.com/catalogue/success-story/" target="_blank" rel="noopener">le site des Éditions Goutte d&rsquo;or</a>.</span></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Pistol : l&#8217;aventure des Sex Pistols est d&#8217;une actualité confondante</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/serie-pistol/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Jun 2022 18:20:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Séries]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Je l’attendais avec impatience ! Et j’avoue avoir kiffé très intensément les 6 épisodes de la série Pistol, menée à un train d’enfer par un Danny Boyle particulièrement inspiré et une team d’acteurs déjantés. Il fallait au moins ça pour restituer avec vraisemblance la folie furieuse que constitue l’équipée des Sex Pistols et la naissance du punk dans le berceau d’une Angleterre décadente prête à l’implosion. Pistol n’est pas une fresque...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/06/Devenez-un-pro-du-design-en-quel4.jpg"><img decoding="async" class="size-full wp-image-34834" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/06/Devenez-un-pro-du-design-en-quel4.jpg" alt="série Pistol " width="600" height="480" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/06/Devenez-un-pro-du-design-en-quel4.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/06/Devenez-un-pro-du-design-en-quel4-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/06/Devenez-un-pro-du-design-en-quel4-494x395.jpg 494w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></a></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Je l’attendais avec impatience ! Et j’avoue avoir kiffé très intensément les 6 épisodes de la série <i>Pistol</i>, menée à un train d’enfer par un Danny Boyle particulièrement inspiré et une team d’acteurs déjantés. Il fallait au moins ça pour restituer avec vraisemblance la folie furieuse que constitue l’équipée des Sex Pistols et la naissance du <a href="https://www.theartchemists.com/?s=punk" target="_blank" rel="noopener">punk</a> dans le berceau d’une Angleterre décadente prête à l’implosion.</span></p>
<p><iframe title="Pistol - Bande-annonce (VOST) | Disney+" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/wculsMNQD2I?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><b><i>Pistol </i>n’est pas une fresque historique</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Vraisemblance : je sais, l’adjectif fait tâche quand on évoque la trajectoire auto-destructrice de cette grande escroquerie du rock’n’roll. Et pourtant : ce récit s’appuie sur les mémoires de Steve Jones himself, membre fondateur de ce groupe dont on peut se demander s’il n’en fut jamais un. Les souvenirs évoqués dans <i>Lonely Boy : Tales from a Sex Pistol </i>servent ici de trame à l’australien Graig Pearce, par ailleurs scénariste de, tenez-vous au pinceau, je retire l’échelle, <i>Ballroom Dancing</i>, <i>Roméo + Juliette</i> <i>Moulin Rouge</i>, LA trilogie signée Baz Luhrman, à laquelle on peut ajouter le récit du très récent biopic <i>Elvis</i>.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Bref le gars en a sous le capot quand il s’agit de raconter des histoires dingues sur un rythme narratif barré. Associé à Danny Boyle, à qui l’on doit, entre autres et je le rappelle par acquit de conscience, <i>Petits meurtres entre amis,</i><i> </i><i>T</i><i>rainspotting</i> et <i>28 jours plus tard</i>, cela fait bien plus que des étincelles. Si <i>Pistol</i> a le mérite de replacer avec justesse la naissance du mouvement punk dans un contexte social spécifique (au milieu des années 70, l’Angleterre est sclérosée, les clivages sociaux sont légion, le chômage frappe, l’hypocrisie règne) et un ancrage musical varié où les influences vont de Bowie au reggae en passant par la pop et le classique, il ne tombe jamais dans le ronron de la fresque historique.</span></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="m6CpRHgYVu"><p><a href="https://www.theartchemists.com/livre-generation-chaos-punk/">Génération Chaos : du punk à la new wave 6 ans de révolution ?</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Génération Chaos : du punk à la new wave 6 ans de révolution ? » &#8212; The ARTchemists" src="https://www.theartchemists.com/livre-generation-chaos-punk/embed/#?secret=4GLKlGSDO2#?secret=m6CpRHgYVu" data-secret="m6CpRHgYVu" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Boucan et lucidité</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Bien au contraire ! L’aventure de Steve Jones et de ses potes est d’une actualité confondante, presque flippante. J’irai même jusqu’à dire qu’on n’a plus vu pareille énergie depuis leur passage éclair au firmament du rock. Pour sûr, ils ont foutu et un bordel mémorable, et demeurent inégalés en la matière. Il faut dire qu’ils ont chargé la mule, chacun apportant avec lui son pesant de casseroles pour faire un max de boucan. Un boucan au finish d’une rare lucidité : la série permet notamment de redécouvrir le répertoire du quatuor infernal et ses textes ! La force de frappe est toujours là, intacte, de même le questionnement sur ce parcours aussi flamboyant et chaotique qu’éphémère.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Difficile de regarder ces images percutantes et magnifiquement travaillées, entrecoupées de documents d’époque, sans qu’un inévitable « Et si ? » ne vienne nous titiller les méninges ? Et si Malcolm McLaren ne s’en était-pas mêlé ? Et si Steve Jones n’avait pas été un enfant martyr ? Et si <a href="https://www.theartchemists.com/?s=sid+vicious" target="_blank" rel="noopener">Sid Vicious</a> n’avait pas croisé la route de Nancy Spungen ? Et si John Lyndon avait été plus sage, plus obéissant ? Et si ? Et si ? À la pelle, à chaque minute de cette aventure haletante, dont on ressent la vibration dans tout son corps, avec des pics d’intensité, un sentiment de libération, d’exaltation, d&rsquo;exultation incroyable.</span></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="xMQfcQcONj"><p><a href="https://www.theartchemists.com/festival-ecrans-britanniques-sid-nancy/">Festival Ecrans britanniques : Sid and Nancy</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Festival Ecrans britanniques : Sid and Nancy » &#8212; The ARTchemists" src="https://www.theartchemists.com/festival-ecrans-britanniques-sid-nancy/embed/#?secret=2hjscM5AiP#?secret=xMQfcQcONj" data-secret="xMQfcQcONj" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Un avertissement, une injonction</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">« We’re creating a revolution » s’exclame McLaren pour rebooster ceux qu’il considère plus comme des assassins que des musiciens. Une révolution qui va les broyer, mais s’il n’en avait pas été ainsi, seraient-ils passés à la postérité ? Les Sex Pistols, le Broomley Contingent, Vivienne Westwood, Siouxsie, tous les autres dont on identifie les silhouettes au premier coup d’œil tant ces mômes ont marqué l’inconscient collectif avec leurs looks agressifs, leur transgression permanente, leurs prises de risque permanentes. Pour les interpréter, une brochette de jeunes acteurs fabuleux : Toby Wallace, Thomas Brodie-Sangster, Anson Boon, Louis Partridge, Jacob Slater, Christian Lees, Talulah Riley, Sydney Chandler, Emma Appleton…</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Et comme une synthèse impressionnante de cette épopée sauvage, Maisie Williams, grandiose <a href="https://www.theartchemists.com/?s=game+of+thrones" target="_blank" rel="noopener">Arya Stark</a> devant l’Éternel, qui arbore ici la crinière peroxydée et les yeux charbonneux de Pamela Rooke, icône punk et féministe capable de prendre le train nue sous son imper transparent, car la révolution commence par le vêtement ! D’aucuns pourraient penser que <i>Pistol </i>est un hommage. Fuck off ! C’est un avertissement, une injonction : nous avons tout intérêt à réveiller cette pulsion de créativité formidable qui sommeille en nous, c’est le seul moyen de survivre aux duretés et aux fadeurs de notre temps et de réinventer le monde. Eux l’ont fait ? À nous de jouer !</span></p>
<p align="justify"><strong><span style="color: #000000;">Et plus si affinités</span></strong></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Vous pouvez voir la série <em>Pistol</em> sur <a href="https://www.disneyplus.com/fr-fr" target="_blank" rel="noopener">la plateforme VoD Disney+</a>.</span></p>
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			</item>
		<item>
		<title>« Moi Christiane F. »  du livre culte à la série kawai : édulcoration du sordide et contre-électrochoc culturel</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/moi-christiane-f-livre-film-serie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 May 2021 16:12:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le coup de gueule ARTchémisien est d’autant plus tonitruant qu’il est rare. Nous sommes généralement open minded et n’apprécions guère descendre les œuvres qu’on nous soumet ou qui nous passent sous le nez. Quand nous n’aimons pas, nous n’en parlons pas, point barre. Il y a déjà assez de merdouilles rageuses et frustrées qui traînent sur la toile sans que nous crachions notre bile en écho. Il faut cependant avouer...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/05/christiane-f_opt.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-33822 size-full" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/05/christiane-f_opt.jpg" alt="moi christiane f" width="457" height="600" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/05/christiane-f_opt.jpg 457w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/05/christiane-f_opt-219x288.jpg 219w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/05/christiane-f_opt-376x494.jpg 376w" sizes="auto, (max-width: 457px) 100vw, 457px" /></a></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">Le coup de gueule ARTchémisien est d’autant plus tonitruant qu’il est rare. Nous sommes généralement <i>open minded</i> et n’apprécions guère descendre les œuvres qu’on nous soumet ou qui nous passent sous le nez. Quand nous n’aimons pas, nous n’en parlons pas, point barre. Il y a déjà assez de merdouilles rageuses et frustrées qui traînent sur la toile sans que nous crachions notre bile en écho. Il faut cependant avouer qu’avec <i>Moi Christiane F.</i> 2021, nous sommes tombés sur un os suffisant pour nous rester en travers de la gorge, à plus d’un titre. Explications.</span></span></span></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000; font-size: 18pt;"><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><b>Une gamine détruite par la came</b></span></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;"><i>Moi Christiane F.</i> : lorsque j’ai vu passer le post annonçant la sortie de la série boostée par Amazon Prime Video, j’ai immédiatement tilté. La lecture du livre <i>Moi Christiane F. 13 ans, droguée, prostituée </i>dans mes jeunes années m’a laissé un souvenir de cendres que je n’ai jamais effacé. J’avais la quinzaine, je suis désormais quinqua, mais ce bouquin m’est toujours resté en mémoire comme le récit d’une chute sans fin ni fondement, la destruction irrémédiable d’une gamine prise au piège de la <a href="https://www.theartchemists.com/?s=drogue&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank" rel="noopener">drogue</a>, dont elle raconte l’enfer avec crudité et lucidité, ligne après ligne : la découverte de la dope pour parer l’ennui d’une vie médiocre dans un HLM berlinois dégueulasse, une famille explosée, les trente Glorieuses à leur terme, bien vissées dans le schéma « j’achète donc je suis », aucune perspective d’avenir radieux sinon des chimères. </span></span></span></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000; font-size: 18pt;"><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><b>Un vide existentiel intersidéral</b></span></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">Petite gosse de 13 ans, Christiane F. va progressivement plonger dans l’héroïne. Pour se payer ses doses, elle finit comme les autres par faire le tapin dans le quartier de la station Zoo où pullulent les putes mineures des deux sexes, chair fraîche à portée de queue pour les pédophiles et les pervers de tout poil. Rien n’est tu au lecteur, de la réalité des shoots qu’on pratique dans les chiottes crasseuses, du rinçage des seringues dans l’eau croupie des cabinets. Les démangeaisons qu’on calme en se grattant à coup de brosse ou de canif, la maigreur et la saleté qui gagnent, les jaunisses qu’on se refile en partageant les aiguilles, les crises de manque, épouvantables, les tentatives de désintox, avortées … et ce vide existentiel intersidéral, qu’on comble en écoutant Bowie pendant qu’on suce un mec dans une bagnole puante. Quant aux amitiés, elles disparaissent. Tout est bon pour chopper sa dose, y compris mentir à ses proches, les voler, dépouiller des camés plus faibles que soi.</span></span></span></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000; font-size: 18pt;"><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><b>Un film d’un réalisme sinistre</b></span></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">Magistral, inoubliable, d’une tristesse totale qui vous prend à la gorge et aux tripes : Christiane F. pour Felscherinow  n’est pas un personnage de fiction. La petite a vraiment vécu cet enfer, elle l’a raconté aux journalistes du <i>Stern</i> qui la rencontrent au sortir du procès d’un de ses michetons pédophiles. Ils en tireront un bouquin culte, longtemps inscrit comme arme de prévention massive dans les programmes scolaires à l’international. Il faut dire que le parcours de Christiane ne donne guère envie, loin s’en faut. Il sonne juste, sent son vécu jusque dans les pires détails … tout comme l’adaptation cinématographique de Uli Udel datée de 1981, trois ans après la sortie du livre : un récit fidèle dans l’esprit au témoignage de la jeune femme, et qui nous vaut des scènes bleutées d’un réalisme sinistre, avec en musique de fond les compos de David Bowie invité sur le tournage. Secouant au possible et calqué sur le réel.</span></span></span></p>
<div id="blogvision"><iframe style="width: 480px; height: 270px;" src="https://player.allocine.fr/19424339.html">    </iframe><br />
<a href="https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=57005.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Moi, Christiane F. ..13 ans, droguée et prostituée</a><br />
<a href="https://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19424339&amp;cfilm=57005.html"><strong>Moi, Christiane F. ..13 ans, droguée et prostituée</strong> Bande-annonce VO</a></div>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000; font-size: 18pt;"><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><b>Ouin-Ouin chez les toxs</b></span></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">Sans pitié : de séquence en séquence, nous voyons l’héroïne se transformer en morte vivante, métamorphose terrible assumée par Natja Brunckhorst, toute jeune actrice qui colle au rôle avec sa moue d’enfant, ses cheveux sales, ses yeux vides. Atroce. Et d’une rare justesse, tous les récits d’ex-camés, les biographies de stars du rock immolées par overdose, <a href="https://www.theartchemists.com/?s=sid+vicious&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank" rel="noopener">Sid Vicious</a> en tête, le confirment. Autant vous dire qu’embrayer directement avec les huit épisodes du remake seriel signé Annette Hess, scénariste du par ailleurs excellent <a href="https://www.theartchemists.com/berlin-56-nazi-ballroom-dancing/" target="_blank" rel="noopener"><i>Berlin 56</i></a>, c’est comme vivre un contre-électrochoc culturel. Nous étions dans l’enfer de mômes coincés dans l’addiction et acculés à la déchéance totale de leur être, nous nous retrouvons soudain dans <i>Ouin Ouin chez les Toxs</i>. Nous sommes allés au bout, histoire de faire notre taff et pour donner une chance au feuilleton de se ressaisir, de casser net ce pseudo conte de fées pour ados dopaminés aux réseaux sociaux. Eh bien, non, de bout en bout, <i>Moi Christiane F.</i> déclinera le shoot et la passe en mode instagrammable. Avec des effets édulcorants inacceptables.</span></span></span></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000; font-size: 18pt;"><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><b>Divertissement d’ado et heroin chic</b></span></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;"><i>Trainspotting</i>, <i>Climax</i>, <i>Las Vegas Parano</i> … ce ne sont pas les films qui manquent qui surfent sur les effets euphorisants de la dope. Mais le délire y est toujours arrimé à l’horreur, à la chute. Et quand on en sort, on n’a franchement pas envie de courir se faire une ligne de coke. Avec la série <i>Moi Christiane F.</i> 2021, la petite pute camée de 1978 devient une grande et belle jeune femme, fringuée comme une influenceuse, toujours propre sur elle, même quand elle dégueule de petites flaques mignonettes de bile pendant des sevrages tout aussi choupis. Pas de bleus sur les bras, la jaunisse, elle la fait AVANT de se piquer, et quand elle racole avec ses copines, on dirait qu’elle participe à un shooting mode. Ses potes, gentiment qualifiés de « dysfonctionnels » dans le pitch, sont présentés comme des copains de lycée dans la plus pure tradition du divertissement d’ado à l’américaine &#8230; ou d&rsquo;une pub glamour tendance heroic chic comme ce fut le cas avec <a href="https://www.premiere.fr/People/Quand-Gucci-s-inspire-de-Moi-Christiane-F-13-ans-droguee-prostituee" target="_blank" rel="noopener">une campagne Gucci datée de 2016</a> et inspirée d&rsquo;une des scènes du film.</span></span></span></p>
<h3 align="justify"><span style="color: #000000; font-size: 18pt;"><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><b>Trop nickel, trop bling bling</b></span></span></h3>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">Pourtant les pistes ne manquaient guère qui auraient pu être creusées : le spectre lourd du nazisme qui règne encore dans les mémoires, la crise économique qui rôde, l’ennui également, le trafic sexuel, les orgies mondaines … mais le HLM initial est devenu un immeuble assez sympa et plein de verdure, malgré un ascenseur un brin meurtrier. Le Sound où se retrouve toute la petite bande tient plus de la boite de nuit berlinoise hype et techno que du rade 70’s. Les couloirs de la station Zoo sont nettoyés, rutilants. Les fringues sont trop onéreuses, trop nickel, trop bling bling pour l’origine sociale de cette gamine et de ses amis. Malgré les coups, les brushings demeurent impeccables, le maquillage coule à peine. Adultes absents ou désarmés quand ils ne sont pas carrément pousse-au-crime, viols, relations non consenties viennent se mêler à des amourettes de gamins. On passe sur l’image récurrente du cheval qui brouille encore plus les pistes, sur les paysages sublimés comme un filtre Insta, sur la magie des effets, très inspirés de <i>Trainspotting</i> …</span></span></span></p>
<p><iframe loading="lazy" title="Moi, Christiane F. - Bande-annonce officielle VF" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/xXRQ2BH1nY4?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000; font-size: 18pt;"><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><b>Séduire la genZ</b></span></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">Et on se demande pourquoi. Certes Amazon, désireux de chasser sur les terres de ses concurrents, veut, comme tout le monde, séduire cette génération Z si insaisissable, en lui offrant le reflet d’un quotidien anamorphosé par le social media. C’est déjà assez embarrassant quand on sait l’influence déplorable que cet univers a sur la représentation de soi et la manière dont les jeunes comme les vieux du reste se prennent ces diktats dans la gueule. Mais quand on touche au domaine de la came, on frémit. Après le vampire, la sorcière et l’assassin, c’est le drogué qu’on rend trendy. Pourquoi cette vision en rose, bourrée d’anachronismes et d’inexactitudes, d’attitudes fausses, outrées, de caricatures en somme (Bowie en Thin White Duke pissant tranquille avant de monter sur scène). Sans parler de l’introduction dont on ne comprend pas vraiment la portée sinon que notre héroïne est « Immortelle » ( une émanation de Ciro di Marzio from <a href="https://www.theartchemists.com/serie-gomorra-saison-1/" target="_blank" rel="noopener"><i>Gomorra </i></a>????) car elle a traversé haut la main toutes les épreuves qu’on va décrire dans la suite du feuilleton.</span></span></span></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000; font-size: 18pt;"><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><b>La came n’est pas kawai</b></span></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">Ridicule ? Navrant ? Dangereux ? La came ne pardonne pas, une fois qu’on a mis le doigt dans l’engrenage, c’est la glissade sans fin et elle n’a rien de kawai. Ce récit nous a d’autant plus affligés que Christiane F. est toujours de ce monde et que la came, aujourd’hui encore, continue de la poursuivre, de la harceler. Elle y a laissé sa liberté, sa santé, son fils lui a été retiré, elle a replongé un nombre incalculable de fois, ce qu’elle explique dans un autre livre intitulé <a href="https://amzn.to/3olCm1S" target="_blank" rel="noopener"><i>Moi, Christiane F., la vie malgré tout</i></a>. Aujourd’hui, cette femme de 51 ans s’étonne d’être toujours vivante, sait que sa vie ne tient qu&rsquo;à un fil. Saluant la sortie de la série, la presse a bien sûr évoqué le destin de Christiane F. Personne a notre connaissance ne lui a demandé son avis sur ce remake en mode fairy tale. Il faudrait poser la question à cette survivante, et à tous ceux qui ont réussi à s’en sortir mais demeurent sur la corde raide. </span></span></span></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000; font-size: 18pt;"><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><b>Les enfants de la station Zoo sont toujours là</b></span></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">Exagéré ? Nous aimerions. On sait l’impact formidable des nouvelles séries boostées par les plateformes de VoD à succès. Ne dit-on pas que Netflix dicte les tendances, fait et défait les modes ? Après avoir magnifié le personnage du narcotrafiquant, c’est celui du drogué qui prend le chemin de la sanctification médiatique … et de la banalisation ? Inquiétant à l’heure d’une pandémie qui secoue les consciences, alimente les déprimes, les addictions, notamment parmi les jeunes publics. Le marché de la drogue, lui, ne se porte pas mal, débordant sur les réseaux où les dealers vendent ouvertement. Il est du reste toujours dans la rue, les riverains de la place Stalingrad en savent quelque chose. Les enfants de la station Zoo sont toujours là, à crever dans les rues. Était-ce bien nécessaire d’en faire un conte de fée pour influenceuses ?</span></span></span></p>
<p><iframe loading="lazy" title="Bande-annonce &quot;Christiane F., la vie malgré tout&quot;" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/n1aXzz7opiA?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Récapitulons : voir ou ne pas voir <em>Moi Christiane F.</em> 2021 ? La censure n&rsquo;est jamais une bonne chose, d&rsquo;autant que les interprètes de la série sont loin d&rsquo;être mauvais. Si vous vous lancez dans l&rsquo;aventure, ne faites surtout pas l&rsquo;économie de la lecture du livre, ni du visionnage du film. Le contre-point est troublant, choquant même, une source d&rsquo;enseignement en soi sur la manière dont aujourd’hui on affadit tout par peur de choquer, par volonté de séduire. La came comme argument de vente, levier marketing glamour et tendance. Pourtant la triste réalité de la drogue demeure égale. Confronter les trois documents, c&rsquo;est mesurer à quel point une adaptation peut trahir un projet artistique d&rsquo;origine, le message initial qu&rsquo;il porte, les victimes qu&rsquo;il est censé défendre. Tout ça pour vendre.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><strong><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">Et plus si affinités</span></span></strong></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Vous désirez acheter le livre Moi Christiane F. 13 ans droguée, prostituée ? Ou bien sa version filmée ? Les deux dans un coffret ? Cliquez sur les photos.</span></p>
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		<title>Un peu, beaucoup, à la folie : quand la musique rend dingue …</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/un-peu-beaucoup-folie-musique-rend-dingue/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 08 Feb 2019 11:20:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>7 musiciens sur 10 qui souffriraient de troubles psychiques … un chiffre énorme, affolant et pas vraiment glamour ; avec pareille données, on se demande comment le club des 27 n’a pas explosé son taux d’affiliés ! C’en est triplement navrant : non contents d’être exposés à la dépression, les musicos n’ont pas même le recours de la gloire … rares sont ceux qui passent à la postérité via leur maladie mentale. Un...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2019/02/DxBpa65X0AAxXgZ-e1549624692325.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-31472 size-full" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2019/02/DxBpa65X0AAxXgZ-e1549624692325.jpg" alt="" width="600" height="329" /></a></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">7 musiciens sur 10 qui souffriraient de troubles psychiques … un chiffre énorme, affolant et pas vraiment glamour ; avec pareille données, on se demande comment le club des 27 n’a pas explosé son taux d’affiliés ! C’en est triplement navrant : non contents d’être exposés à la dépression, les musicos n’ont pas même le recours de la gloire … rares sont ceux qui passent à la postérité via leur maladie mentale.</span></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;">Un musicien dépressif, c’est hype &#8230;</span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Ils sont pourtant légions à souffrir via leur âme et leur chair, dans une indifférence générale quand il ne s’agit pas d’être complice de la pathologie. Un musicien dépressif, c’est hype, ça fait vendre. A croire qu’en sous main, les professionnels encouragent ce malaise lucratif ? Les choses sont toujours plus complexes et Robin Ecoeur, étudiant en master de journalisme numérique et passionné de musique, tente de mettre un peu d’ordre dans cet asile de fous avec son excellent webdoc <i>Un peu, beaucoup, à la folie</i>.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Assortie de graphiques, de témoignages, de confidences, d’explications, son enquête met en évidence ce phénomène pour le moins inquiétant, décuplé à l’heure où le nombre de musiciens est en plein essor : être compositeur interprète est un métier à risque avec une espérance de vie réduite de 20 ans par rapport à la population lambda. Les graphiques illustrant les causes de décès chez les différentes familles rock/pop, Hip hop, blues et punk font carrément flipper, car ils imposent des chiffres par delà le mythe des grands suicides à la Sid Vicious et consort.</span></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;">Enjeu de santé publique</span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Ces data mises à jour, il convient d’interroger le pourquoi. Fragiles, les musiciens à fleur de peau et de nerfs sont encore précarisés par la concurrence, les mutations du marché, la férocité de la concurrence … et le mode de vie propre aux tournées. On picole beaucoup sur la route, on se drogue pas mal aussi. Pour tromper l’ennui, neutraliser l’angoisse … et on plonge inexorablement et en silence, pour ne pas faire aveu de faiblesse … comment s’en sortir alors ? En se tournant vers des assos, des spécialistes, son manager … on découvre ainsi l’action de Help Musicians UK ou de Médecine des Arts …</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Et on se dit que les structures dédiées font cruellement défaut en regard d’organisme comme la SACEM ou la GAM. Bref c’est un enjeu de santé publique qu’il va falloir solutionner à l’avenir, tout reste à faire et vite, car les dégâts sont là. « Être fou ne devrait pas être la norme » : une évidence qui peine à s’imposer, et ce webdoc remarquable de précision et de qualité a le mérite de tirer la sonnette d’alarme. Maintenant tout reste à faire.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Et plus si affinités</b></span></p>
<p align="justify"><a href="https://app.racontr.com/projects/un-peu-beaucoup-a-la-folie/">https://app.racontr.com/projects/un-peu-beaucoup-a-la-folie/</a></p>
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]]></content:encoded>
					
		
		
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		<item>
		<title>Festival Ecrans britanniques : Sid and Nancy</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/festival-ecrans-britanniques-sid-nancy/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Mar 2018 15:42:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=30451</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’intérêt d’un festival c’est qu’on peut y dresser des parallèles. En l’état, Écrans Britanniques 2018 met en regard le point de départ et l’actualité du travail d’acteur de Gary Oldman en programmant Darkest hour et Sid and Nancy. Et il n’y a pas à dire la comparaison résonne comme une gifle, tant l’acteur n’hésite pas à s’impliquer à la limite de ses forces pour épaissir ses personnages. C’est notamment remarquablement...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p align="justify"><span style="color: #000000;">L’intérêt d’un festival c’est qu’on peut y dresser des parallèles. En l’état, Écrans Britanniques 2018 met en regard le point de départ et l’actualité du travail d’acteur de Gary Oldman en programmant <i>Darkest hour </i>et <i>Sid and Nancy</i>. Et il n’y a pas à dire la comparaison résonne comme une gifle, tant l’acteur n’hésite pas à s’impliquer à la limite de ses forces pour épaissir ses personnages. C’est notamment remarquablement dans le film de Alex Cox sorti en 1986 pour raconter la lamentable histoire de Sid et Nancy.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Difficile de ne pas évoquer la citation de Shakespeare telle qu’il la place en introduction de <i>Roméo et Juliette</i>. Car Sid Vicious et Nancy Spungen ont un petit côté amants de Vérone tant leur passion incandescente va virer au tragique en un laps de temps record. Ils se rencontrent en 1977 en pleine vague punk, c’est le coup de foudre, Sid plonge dans l’héroïne que sa maîtresse, accro et prostituée, lui fait découvrir. A partir de là, c’est la descente aux enfers qui terminera comme on le sait par la mort de Nancy poignardée à mort dans la chambre n° 100 du légendaire Chelsea Hotel, l’emprisonnement de Sid accusé du meurtre, son propre décès par overdose quelques mois plus tard alors qu’il vient de sortir de cellule. Il avait à peine 21 ans.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">C’est très précisément cette histoire d’amour destructrice que Cox relate, laissant sous-entendre que c’est le socle du mythe Vicious. Et tout le scénario va dans ce sens, de même que les cadrages, le travail de l’image, l’interprétation des comédiens. Au cœur du processus, le pacte suicidaire que les deux amoureux auraient conclu, Sid devant tuer Nancy à sa demande pour ensuite la rejoindre dans l’au-delà en se suicidant. Il faut dire qu’outre la drogue qui la rongeait, Nancy Spungen n’était pas un modèle d’équilibre, ultra violente, instable, colérique, parano, possessive, dépressive, attentant régulièrement à sa vie, et selon sa propre mère schizophrène.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Pareil caractère associé à celui du fils maudit du punk, ça ne pouvait que finir mal. Cox scrute cette décomposition, aussi bien physique que sociale, reflet relativement fidèle de la réalité du mouvement, si l’on en croit les biographies, nombreux livres consacrés au punk, notamment <i>Apathie for the devil</i> de Nick Kent. Le film est d’autant plus malsain et poignant que les acteurs développent un jeu ambigu, dont le romantisme ne dissimule jamais le vide existentiel, la folie à l’oeuvre, la brutalité soudaine, sans compter le pourtour, industrie musicale et média confondus qui exploitent cette vacuité sans vergogne.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Gary Oldman s’impose d’entrée de jeu, interprétant lui-même les morceaux du répertoire, adoptant la tournure du parfait junkie dont il s’est imprégné en lisant Burrough et Quincey, en rencontrant la mère de Vicious pour en savoir plus. Face à lui, Chloe Webb dépeint une Nancy hystérique et manipulatrice, qui trouve une forme de célébrité dans le sillage de son amant, allant jusqu’à décréter qu’il est les Sex Pistols à lui tout seul, prenant en main une carrière qu’elle va saccager, faisant le vide autour de lui, pour finir exsangue au pied d’une cuvette WC.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">La ressemblance est d’autant plus impressionnante que le trait n’est pas forcé, que l’on ne cherche pas à se caler exactement sur les faits, la réalité. La bande originale signée Joe Strummer, The Pogues et Play for Rain parachève le tout, alimentant l’équivoque, soulignant les visages contradictoires de cette période entre énergie formidable et nihilisme sauvage. La question cependant se pose : si Sid Vicious n’avait pas croisé la route de Nancy Spungen, aurait-il survécu ? Aurait-il atteint cette dimension de légende au point d’incarner tout une génération ? On frémit en y réfléchissant tandis que le générique de fin se déroule doucement.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Et plus si affinités</b></span></p>
<p align="justify"><a href="http://www.ecransbritanniques.org/">http://www.ecransbritanniques.org/</a></p>
<p align="justify"><a href="http://www.studiocanal.fr/cid4118/sid-et-nancy.html">http://www.studiocanal.fr/cid4118/sid-et-nancy.html</a></p>
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		<title>Sid Vicious – Chronique d’une rock star suicidée : « J’étais le seul chez qui il restait un fond d’anarchie »</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/biographie-sid-vicious/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 01 Feb 2018 10:33:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>2 février 1979 : Sid Vicious ne se relève pas du dernier shoot qu’il s’inflige. Il décède à l’âge de 21 ans, quelques heures après avoir été libéré de la prison où il croupissait pour le meurtre de son grand amour Nancy Spungen. D’aucun prétendront qu’avec son corps, ce sont les mânes du punk qu’on a incinérés. Difficile en effet de dissocier la carrière éclaire de ce garçon de la fulgurance...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2018/02/sid_vicious.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-30264" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2018/02/sid_vicious.jpg" alt="" width="300" height="449" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2018/02/sid_vicious.jpg 300w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2018/02/sid_vicious-192x288.jpg 192w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">2 février 1979 : Sid Vicious ne se relève pas du dernier shoot qu’il s’inflige. Il décède à l’âge de 21 ans, quelques heures après avoir été libéré de la prison où il croupissait pour le meurtre de son grand amour Nancy Spungen. D’aucun prétendront qu’avec son corps, ce sont les mânes du punk qu’on a incinérés. Difficile en effet de dissocier la carrière éclaire de ce garçon de la fulgurance Sex Pistols et du mouvement qui l’a portée. C’est ce récit que Malcom Butt couche sur le papier, avec <em>Sid Vicious – Chronique d’une rock star suicidée</em>.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Une bien mince biographie, néanmoins complète et objective, 160 pages pour retracer la descente aux enfers d’une pauvre gosse propulsé sur le devant d’une scène extrême et masochiste. Comment ce gamin a-t-il fini ainsi, engendrant avec sa décadence une légende solidement tissée de scandale et de pitié ? Aussi clairement que possible vu le bordel que fut cette existence chétive, Butt met à plat un parcours volontairement chaotique, où la destruction est assumée, alors que le succès est à portée de main.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Mais à quoi bon le succès quand il va à l’encontre d’une détresse érigée en mode de vie ? Violence, drogues, vide existentiel, pacte suicidaire, passion brutale, prostitution, … les similitudes ne manquent pas avec <a href="https://www.theartchemists.com/mort-aux-ramones-peter-pan-suicide/">l’autobiographie de Dee Dee Ramone</a> pour dessiner le contour d’une période artistique brève mais meurtrière, où la musique véhicule un ras le bol généralisé débouchant sur le néant. Pour ceux qui portent le punk aux nues, la biographie de Butt aura la saveur du désenchantement, mais le mérite d’un regard posé qui rappelle que derrière les flonflons et le business, il y a eu tant de vies gâchées et peu de survivants.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Et plus si affinités</b></span></p>
<p align="justify"><a href="http://www.camionblanc.com/detail-livre-sid-vicious-chronique-d-une-rock-star-suicidee-28.php">http://www.camionblanc.com/detail-livre-sid-vicious-chronique-d-une-rock-star-suicidee-28.php</a></p>
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		<title>Trouvaille Musique : Wicked</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/trouvaille-musique-wicked/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 05 Jul 2017 11:35:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>&#160; Brest city, son port, ses marins avinés, ses putes vérolées, ses cargos en partance pour nulle part … et ses méchants rockers ??? C’est à voir : je ne sais si le trio des Wicked a le cran d’arrêt facile et un sens aigu du combat de rue, mais pour ce qui est du rock pur et dur, y a pas trop de souci à se faire, le potentiel est là,...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p><figure id="attachment_29186" aria-describedby="caption-attachment-29186" style="width: 494px" class="wp-caption alignnone"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2017/07/12105753_973706932671071_4943401319245493036_n-e1499254447825.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-29186 size-large" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2017/07/12105753_973706932671071_4943401319245493036_n-494x329.jpg" alt="" width="494" height="329" /></a><figcaption id="caption-attachment-29186" class="wp-caption-text">Photographie Mélodie Le Goff</figcaption></figure></p>
<p><span style="color: #000000;">Brest city, son port, ses marins avinés, ses putes vérolées, ses cargos en partance pour nulle part … et ses méchants rockers ??? C’est à voir : je ne sais si le trio des <a href="https://www.facebook.com/Wicked-778633308845102/">Wicked</a> a le cran d’arrêt facile et un sens aigu du combat de rue, mais pour ce qui est du rock pur et dur, y a pas trop de souci à se faire, le potentiel est là, ainsi que le respect de la légende. Pour preuve :</span></p>
<p><iframe loading="lazy" title="Wicked - Crawling Back (Clip Officiel)" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/ItFMfgYwhsI?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Petite minette féline et mystérieuse, relations SM où l’homme se fait dominer à loisir et avec délectation (j’aime bien l’idée du golf, faudra que j’essaye), même le perfecto est au rendez-vous, et la musique qui va n’avec pour chanter la gloire de ces amoures dévastatrices prisées des grands du rock, parce que là où il n’y a ni alcool, ni douleur, ni passion et engueulades, il ne peut y avoir d’art, mec ! « Be your slave » merde ! Un des derniers à avoir endossé cette sacro sainte mission s’appelait Sid Vicious qui a laissé sa Nancy Spugen poignardée et exsangue la tête dans les chiottes d’une chambre d’hôtel sordide de Big Apple, avant de s’envoyer au paradis à coup de shooteuse.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><iframe loading="lazy" style="border: 0; width: 100%; height: 120px;" src="https://bandcamp.com/EmbeddedPlayer/album=2531975442/size=large/bgcol=ffffff/linkcol=0687f5/tracklist=false/artwork=small/transparent=true/" width="300" height="150" seamless=""><a href="http://wickedbrest.bandcamp.com/album/ep-wicked-crawling-back">EP Wicked « Crawling Back » by Wicked</a></iframe><br />
</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Ouep la célébrité ça se paye cher, espérons néanmoins que les Wicked n’en arriveront pas là et construiront leur avenir sur leurs capacités musicales seules, indéniables si l’on en juge par les deux EP qui constituent un répertoire en devenir de richesses mélodiques. Grattes bien épaisses qui propulsent un heavy blues de belle facture, batterie rigoureuse sans chichi, timbre de voix culotté au cuivre, brûlant comme une vodka frelatée, irrespirable comme l’arrière salle du Whisky-À-Go-Go à ses heures de gloire, franchement ça donne à rêver en plus d’être dansé.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><iframe loading="lazy" style="border: 0; width: 100%; height: 120px;" src="https://bandcamp.com/EmbeddedPlayer/album=2405143296/size=large/bgcol=ffffff/linkcol=0687f5/tracklist=false/artwork=small/transparent=true/" width="300" height="150" seamless=""><a href="http://wickedbrest.bandcamp.com/album/wicked-ep">WICKED &#8211; EP by WICKED (fr)</a></iframe><br />
</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Et ça c’est assez rare, suffisamment pour être souligné. Car les Wicked en chantant leurs déconvenues existentielles, reflètent les nôtres, avec une nonchalance de dandy malheureux et fiers de l’être, une posture élégante et fataliste qui rebondit sur la fatalité pour s’en délecter jusqu’à l’ivresse, les cheveux au vent en regard le large, une boutanche de scotch à la main, la gerbe aux lèvres et un sourire mélancolique au visage. Tout un programme !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><b>Et plus si affinités</b></span></p>
<p><a href="https://www.facebook.com/Wicked-778633308845102/">https://www.facebook.com/Wicked-778633308845102/</a></p>
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		<title>Apathy for the devil &#8211; Nick Kent : le rock, cette foire aux Vanités …</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/livre-apathy-devil-nick-kent-rock/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Jun 2016 16:06:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« Padmé, là franchement tu retardes !!!!! Tu avais pas lu ce bouquin ???? Il est sorti en 2010, voyons ! » Non je n&#8217;avais pas lu … mais comme dit le proverbe il n&#8217;est jamais trop tard pour bien faire. Et lire, pardon, dévorer Apathy for the devil est probablement une des meilleures choses que j&#8217;ai faites cette année avec regarder la série Vinyl et écouter Girls Names. Il faut dire que les mémoires...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h2><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2016/06/9782743623814.jpg" rel="attachment wp-att-26357"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-26357" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2016/06/9782743623814.jpg" alt="9782743623814" width="230" height="355" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2016/06/9782743623814.jpg 230w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2016/06/9782743623814-187x288.jpg 187w" sizes="auto, (max-width: 230px) 100vw, 230px" /></a></h2>
<h2 style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14pt; color: #000000;">« Padmé, là franchement tu retardes !!!!! Tu avais pas lu ce bouquin ???? Il est sorti en 2010, voyons ! » Non je n&rsquo;avais pas lu … mais comme dit le proverbe il n&rsquo;est jamais trop tard pour bien faire. Et lire, pardon, dévorer<a href="http://www.payot-rivages.net/livre_Apathy-for-the-Devil-Nick-Kent_ean13_9782743623814.html"><i> Apathy for the devil</i> </a>est probablement une des meilleures choses que j&rsquo;ai faites cette année avec regarder la série <i>Vinyl </i>et écouter Girls Names. Il faut dire que les mémoires de Nick Kent, baptisées du jeu de mots que commit Dylan à partir de la fameuse chanson des Stones ont tout pour accrocher le lecteur et le faire plonger tête la première dans les remous du fleuve rock au sein de ce tronçon prospère et désespéré que furent les 70&rsquo;s.</span></h2>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14pt; color: #000000;">Que retenir de ce récit ? Que cette décennie a donné naissance aux plus grands groupes de l&rsquo;histoire de la musique moderne avant des les engloutir dans le gouffre de leurs excès ? Que le business qui favorisa cette embellie confinait au mafieux, que tous les (sales) coups y étaient permis ?Qu&rsquo;heureusement il y eut des Nick Kent pour repérer et chroniquer ces talents dans une presse spécialisée en devenir ? Que pour ce faire il fallut développer une écriture, un style aussi hargneux que l&rsquo;étaient les univers musicaux décrits ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14pt; color: #000000;">Année après année, Kent, avec un style frénétique, décrit l&rsquo;ancrage progressif de cette subculture dans notre civilisation moderne. Négligé, décrié, méprisé, le rock en moins de 20 ans devient un phare rayonnant qui attire à lui les génies comme les loosers. Devenir une star est difficile, le rester est rarissime. Combien se cassèrent les dents en essayant de suivre la trajectoire des Beatles, des Rolling Stones, de David Bowie, des Sex Pistols ? Observateur averti, détecteur de tendances, Kent ne s&rsquo;y trompe pas, en dépit des tonnes de drogues qu&rsquo;il va s&rsquo;enfiler, au risque d&rsquo;en mourir, il demeure celui qui voit, qui entend, qui raconte. Son autobiographie n&rsquo;est pas sous-titrée « Voyage au coeur des ténèbres » pour rien.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14pt; color: #000000;">De ces dix années de flamboyance musicale, il ne reste que des albums superbes, des groupes mythiques, des souvenirs en pagaille et des fantômes. De quoi bâtir des légendes … et rétablir certaines vérités. D&rsquo;un trait vigoureux, Kent taille un short bien court à certaines idées reçues, étouffant dans l&rsquo;oeuf les ragots et les on dit qui pullulent dans ce microcosme. Il faut dire que ce type est béni des dieux du groove, toujours là quand il le faut, assistant à un des premiers lives des Stones, à deux doigts d&rsquo;être agressé par Bob Marley et ses musicos dans des chiottes douteuses, vivant son premier amour avec une certaine Chrissie Hynde, échappant de peu à une overdose grâce à Iggy Pop, cornaquant les Sex Pistols avant qu&rsquo;ils ne s&rsquo;acoquinent avec Sid Vicious …</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14pt; color: #000000;">Et j&rsquo;en passe … encyclopédie vivante du rock, Nick Kent a vécu cette révolution dans ses tripes, sa tête et son coeur. Et il n&rsquo;a pas son pareil (sauf Lester Bang peut-être, son mentor rédactionnel) pour inoculer au lecteur le formidable appel d&rsquo;air que constituèrent les premiers temps de ces années échevelées … et exprimer la fascination morbide qu&rsquo;exerça ce monde fait de paillettes et de mensonges sur des jeunes générations vite aveuglées par les psychotropes et la vie facile. Ce « rock&rsquo;n roll circus » au coeur de la Swinging London n&rsquo;est pas autre chose q&rsquo;une foire aux vanités célébrant la fin d&rsquo;un monde, et Kent s&rsquo;avère très proche par son ironie d&rsquo;un Thackeray sous coke.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14pt; color: #000000;">Le livre est sorti en poche dans la collection <a href="http://www.payot-rivages.net/Rivages-Rouge.html">Rivages Rouge</a> ; vous n&rsquo;avez donc plus d&rsquo;excuse pour vous en passer … et savez désormais ce que vous emporterez en vacances, si vous n&rsquo;avez pas bouffé l&rsquo;intégralité de ces 470 pages avant, avec la sono à fond pour illustrer le propos d&rsquo;une playlist bien sentie.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="font-size: 14pt; color: #000000;">Et plus si affinités</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-size: 14pt;">Pour en savoir plus sur ce petit chef d&rsquo;oeuvre, consultez le site de l&rsquo;éditeur Rivages Rouge :</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14pt;"><a href="http://www.payot-rivages.net/livre_Apathy-for-the-Devil-Nick-Kent_ean13_9782743623814.html">http://www.payot-rivages.net/livre_Apathy-for-the-Devil-Nick-Kent_ean13_9782743623814.html</a></span></p>
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