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	<title>second empire</title>
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		<title>Mobland : « power is a hungry thing »</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/serie-mobland/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 Sep 2025 09:41:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Séries]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Mobland : rien que le casting de la série est jubilatoire. Tom Hardy, Helen Mirren, Pierce Brosnan, Paddy Considine, Joanne Froggatt, Mandeep Dhillon, Lara Pulver, Geoff Bell, Janet McTeer, Toby Jones, Anson Boon, Alex Jennings et j’arrête là vu la longueur de liste qui n’affecte en rien la qualité d’acteurs de haut vol menés bielle en tête par Ronan Bennet avec à la prod un certain Guy Ritchie. Autant dire que...</p>
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<figure class="wp-block-image size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="480" height="600" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/09/The-ARTchemists-Mobland.jpg" alt="affiche de la série Mobland" class="wp-image-38312" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/09/The-ARTchemists-Mobland.jpg 480w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/09/The-ARTchemists-Mobland-230x288.jpg 230w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/09/The-ARTchemists-Mobland-395x494.jpg 395w" sizes="(max-width: 480px) 100vw, 480px" /></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p><em>Mobland</em> : rien que le casting de la série est jubilatoire. Tom Hardy, Helen Mirren, Pierce Brosnan, Paddy Considine, Joanne Froggatt, Mandeep Dhillon, Lara Pulver, Geoff Bell, Janet McTeer, Toby Jones, Anson Boon, Alex Jennings et j’arrête là vu la longueur de liste qui n’affecte en rien la qualité d’acteurs de haut vol menés bielle en tête par Ronan Bennet avec à la prod un certain Guy Ritchie. Autant dire que <em>Mobland</em> rien que par son affiche met la barre haut. Et la série est au rendez-vous.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="MobLand | Bande-annonce VOSTFR - Paramount+" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/ykMMkvOJFoo?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Quand le pouvoir se fissure</h2>



<p>Un petit pitch&nbsp;: le clan Harrigan règne en maître sur la pègre londonienne depuis des années. Mais comme toute famille régnante, il arrive un moment où le pouvoir se fissure. <em>Mobland </em>évoque ce craquellement aux allures de bombardement atomique. Car le clan Harrigan a construit son empire sur la violence, le sang, la terreur et la folie. «&nbsp;Power is a hungry thing&nbsp;» est le moto du patriarche, et cela reflète la mentalité à l’oeuvre dans cette parentèle.</p>



<p>Pour le dire clairement, ils sont tous ou complètement dingues tendance psychopathe (les grands parents et le petit dernier) ou très abîmés psychiquement (tous les autres, pièces rapportées y compris). Forcément, quand le fils du clan rival, les Bell pour ne pas les nommer, est retrouvé en petits morceaux, la guerre éclate, féroce, le pouvoir est contesté.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pourquoi Harry reste-t-il&nbsp;?</h2>



<p>Au milieu de ce joyeux et très saignant bordel, Harry Da Souza, l’homme à tout faire des Harrigan, tente de tempérer les choses. Compliqué vu qu’en plus de gérer les coups de folie des membres de cette meute (et leurs très nombreuses trahisons), Harry doit essayer de sauver son couple, sa vie de famille. Pas évident évident&nbsp;: quand on bosse pour les Harrigan, on n’a pas de vie perso, elle est forcément bouffée par les errements de cette bande de fous sanguinaires.</p>



<p>Et c’est là que se pose la question&nbsp;: pourquoi Harry reste-t-il&nbsp;? Par loyauté viscérale&nbsp;? Par sens des responsabilités (il faut bien quelqu’un pour canaliser ces fauves et il est visiblement le seul à y parvenir)&nbsp;? Par goût du fric (le job est dangereux mais il paie)&nbsp;? Ou y a-t-il autre chose&nbsp;? Lien caché, stratégie de l’ombre, tout le monde s’interroge, les Harrigan en premier. Car Harry est courtisé par les autres gangs, ses talents, sont précieux, sa retenue et son efficacité appréciées, sa perspicacité et sa diplomatie respectée. Alors pourquoi&nbsp;?</p>



<h2 class="wp-block-heading">Tragédie royale et thérapie familiale</h2>



<p>Cette question s’infiltre partout dans une intrigue à rebondissements multiples particulièrement violents, propres à l’univers tissé par Ritchie depuis son premier film <em>Crimes, arnaques et botanique</em>. Sauf qu’ici, l’humour cède le pas à la tragédie royale façon Shakespeare, à la thérapie familiale en mode Ari Aster. Imaginez le mélange pour le moins explosif qui en résulte.</p>



<p>Sur fond de règlements de compte entre clans mafieux, Ronan Bennet autopsie les rouages grippés d’une famille rongée par les non-dits, les secrets. Imaginez <em>Secrets and lies</em> de Mike Leigh mais avec des lames de rasoir, des armes d’assaut et des tronçonneuses. Le tout pulsé par une bande-son de dingue, un générique d’anthologie scandé par le magnifique et très retors «&nbsp;Starbuster&nbsp;» de Fontaine D.C. (rarement une chanson n’a autant collé au sujet d’une fiction, lui intimant une signature mélodique propre).</p>



<p>Voilà. Arrêtez de me lire, regardez <em>Mobland</em>, savourez la jouissance des acteurs qui s’éclatent dans ce jeu de massacre, c’est juste palpable. Profitez de cet OVNI qui bousille les genres, et priez très fort qu’on n’annule pas la seconde saison.</p>



<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-678cc482" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns alignfull has-1-columns has-desktop-equal-layout has-tablet-equal-layout has-mobile-collapsedRows-layout has-reverse-columns-mobile has-vertical-bottom ticss-c00aadba"><div class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-overlay"></div><div class="innerblocks-wrap">
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<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



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		<item>
		<title>Le Monde selon l’IA : apprendre à voir ce que les machines nous cachent</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/monde-selon-ia-jeu-de-paume/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Dauphine De Cambre]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 Jul 2025 15:38:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Beaux-Arts]]></category>
		<category><![CDATA[Expositions]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Tech]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Orchestrée par ce temple de l’image moderne qu’est Le Jeu de Paume, l’exposition Le Monde selon l’IA propose un parcours d’une richesse rare, aussi dense que nécessaire, articulé autour de deux grands axes : Objectif&#160;: voir comment les machines nous voient. Débusquer ce que l’intelligence artificielle produit de faux, d’ambigu, de biaisé — mais aussi ce qu’elle rend visible, malgré elle. Le tout dans une scénographie pensée comme un parcours...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
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<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/07/The-ARTchemists-expo-le-monde-selon-lIA.jpg" alt="" class="wp-image-38224" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/07/The-ARTchemists-expo-le-monde-selon-lIA.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/07/The-ARTchemists-expo-le-monde-selon-lIA-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/07/The-ARTchemists-expo-le-monde-selon-lIA-494x395.jpg 494w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Orchestrée par ce temple de l’image moderne qu’est <a href="https://jeudepaume.org/">Le Jeu de Paume</a>, l’exposition <em>Le Monde selon l’IA</em> propose un parcours d’une richesse rare, aussi dense que nécessaire, articulé autour de deux grands axes :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>l’IA analytique – celle qui observe, trie, classe, profile ;</li>



<li>l’IA générative – celle qui crée, simule, fabrique de l’illusion.</li>
</ul>



<p>Objectif&nbsp;: voir comment les machines nous voient. Débusquer ce que l’intelligence artificielle produit de faux, d’ambigu, de biaisé — mais aussi ce qu’elle rend visible, malgré elle. Le tout dans une scénographie pensée comme un parcours critique et sensoriel, ponctué de “capsules temporelles” qui font dialoguer l’histoire des images avec les technologies actuelles.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Exposition Le monde selon l&#039;IA" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/v3clqj_ze_E?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Voir sans comprendre, comprendre pour mieux voir</h2>



<p>Dans un monde où plus de 70 % des images circulant en ligne sont générées par des IA (étude Capgemini 2024 citée par <strong><a href="https://aestheticsofphotography.com/facts-and-stats-on-ai-photography-how-ai-is-reshaping-visual-creation/#:~:text=Capgemini%20research%20found%20about%2071,28%20AI%20Statistics%20for%20Marketers).">aestheticsofphotography.com</a></strong> ), et où 76 % des internautes se disent incapables de faire la différence entre une image artificielle et une photographie réelle (étude Getty Images citée par <a href="https://lareclame.fr/getty-images-etude-ia-rapport-confiance-299290">La Réclame</a>), former le regard devient une urgence démocratique.</p>



<p>L’IA n’est plus une nouveauté. Elle est un paysage. Et elle est partout : dans les filtres de nos selfies, dans les caméras de surveillance, dans les visuels publicitaires, dans les archives manipulées. Mais que produit-elle vraiment ? Que masque-t-elle ? Que dit-elle de nous ?<strong> </strong>L’exposition propose des clés pour répondre : artefacts visuels, biais esthétiques, prompts narratifs, fantômes historiques&#8230; Autant de fils à tirer pour dénouer la grande illusion.</p>



<div class="wp-block-group has-white-color has-vivid-cyan-blue-to-vivid-purple-gradient-background has-text-color has-background has-link-color wp-elements-f78dc070d8bf90a4e68f95a6bf03e508" style="font-style:normal;font-weight:600"><div class="wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained">
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<ul class="wp-block-list">
<li><a href="https://www.theartchemists.com/intelligence-artificielle-menace-art/">L’intelligence artificielle : une menace pour l’art ?</a></li>



<li><a href="https://www.theartchemists.com/intelligence-artificielle-revolution-artistique/">L’intelligence artificielle et l’art : une révolution créative en marche ?</a></li>



<li><a href="https://www.theartchemists.com/portrait-edmond-belamy/">À l’avant-garde : Portrait of Edmond de Belamy</a></li>
</ul>
</div></div>



<h2 class="wp-block-heading">Quand l’IA voit à notre place</h2>



<p>Le premier versant de l’exposition est consacré à l’IA analytique. On y découvre comment les algorithmes de vision par ordinateur détectent, classent, catégorisent — souvent à notre insu.</p>



<p>Des œuvres comme <em>Faces of ImageNet</em> de Trevor Paglen ou <em>Calculating Empires</em> de Kate Crawford &amp; Vladan Joler exposent la brutalité douce de ces systèmes : des visages enfermés dans des cases absurdes, des infrastructures gigantesques d’extraction de données invisibles, des micro-travailleurs sous-payés pour entraîner les modèles. L’IA analytique ne se contente pas de voir. Elle réduit, elle décide, elle profile. Et cela, sans nous demander notre avis.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Quand l’IA fabrique des fictions crédibles</h2>



<p>Le second volet s’ouvre sur le monde flottant de l’IA générative : une machine à images, à rêves, à simulacres. Ici, les artistes (Grégory Chatonsky, Hito Steyerl, Agnieszka Kurant, Christian Marclay…) manipulent les réseaux neuronaux comme des pinceaux : ils reconstruisent des mémoires disparues, rejouent des mythes esthétiques, interrogent les biais implicites des datasets (peaux claires, visages lisses, stéréotypes dominants).</p>



<p>Mais ce n’est pas une fête de la technologie : c’est une déconstruction critique. L’image générée n’est jamais neutre. Elle est toujours culturelle, politique, orientée.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Apprendre à voir, c’est aussi apprendre à douter</h2>



<p>Tout au long du parcours, des outils sont proposés pour affûter le regard :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>repérer les artefacts générés (flous, géométries étranges…) ;</li>



<li>interroger les prompts invisibles derrière chaque image ;</li>



<li>déconstruire les normes esthétiques imposées par les IA ;</li>



<li>comparer avec les archives historiques, dans une tension permanente entre vrai et vraisemblable.</li>
</ul>



<p>L’art devient ici école du doute.<strong> </strong>Une école précieuse à l’heure où les IA s’invitent dans le journalisme, la politique, la mémoire collective.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un art qui pense, une pensée incarnée</h2>



<p>C’est sans doute la force de cette exposition : ne pas se contenter de montrer, mais faire penser en montrant.</p>



<p>Les œuvres sont belles, parfois dérangeantes, souvent puissantes. Mais surtout, elles nous renvoient la balle : et nous, comment voyons-nous ? Que croyons-nous voir ? Et à quoi avons-nous renoncé en laissant la machine faire à notre place ?</p>



<p><em>Le Monde selon l’IA</em> n’est pas une célébration, ni une dénonciation. C’est un espace critique, un champ de tensions fécondes entre imaginaire algorithmique et conscience humaine. Un lieu pour s’inquiéter, pour comprendre, pour résister. Et pour commencer à voir autrement.</p>



<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-678cc482" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns alignfull has-1-columns has-desktop-equal-layout has-tablet-equal-layout has-mobile-collapsedRows-layout has-reverse-columns-mobile has-vertical-bottom ticss-c00aadba"><div class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-overlay"></div><div class="innerblocks-wrap">
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<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



<p class="has-text-align-center has-text-color" style="color:#fefefe">Vous avez des envies de culture ? Cet article vous a plu ?</p>



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			</item>
		<item>
		<title>1992 – 1993 – 1994 : chronique intime d’un effondrement politique à l’italienne</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/serie-1992/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 27 Jun 2025 14:53:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Séries]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Italie fin des années 80 : après les années de plomb, la patrie de Dante et Machiavel va-t-elle retrouver un peu de sérénité ? Selon vous ? Non bien sûr. Car ces années 80 vont voir l’avènement politique d’un certain Berlusconi, qui de fil en aiguille va conquérir le pouvoir. Dans un climat de chaos marqué. C’est l’histoire de cet avènement que raconte la série 1992 – 1993 – 1994, sur fond de...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/06/The-ARTchemists-1992.jpg" alt="" class="wp-image-38123" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/06/The-ARTchemists-1992.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/06/The-ARTchemists-1992-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/06/The-ARTchemists-1992-494x395.jpg 494w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Italie fin des années 80 : après les années de plomb, la patrie de Dante et Machiavel va-t-elle retrouver un peu de sérénité ? Selon vous ? Non bien sûr. Car ces années 80 vont voir l’avènement politique d’un certain Berlusconi, qui de fil en aiguille va conquérir le pouvoir. Dans un climat de chaos marqué. C’est l’histoire de cet avènement que raconte la série <em>1992 – 1993 – 1994</em>, sur fond de corruption et de mutation sociale. Avec des accents de tragédie.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="1992 (série) | Bande-annonce (VOST)" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/3RSZw6lw7Xg?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Une conquête vécue depuis les coulisses du pouvoir</h2>



<p>Cette conquête, nous allons la vivre depuis les coulisses. Devant nous, plusieurs personnages :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Leonardo Notte, publicitaire cynique et sans scrupules, qui va tirer profit du chaos politico-judiciaire italien pour faire gagner SON candidat, un Berlusconi dont il va façonner la légende.</li>



<li>Pietro Bosco, ancien soldat au tempérament emporté, adeptes des actions musclées et spectaculaires ; propulsé de la très populiste et (un brin d’extrême-droite) <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Ligue_du_Nord">Lega Nord</a>, il se trouve piégé entre ses convictions, sa probité et les compromis qu’il faut immanquablement faire en politique.</li>



<li>Veronica Castello, prostituée de luxe, maîtresse de ces deux messieurs, et qui va s’engouffrer dans le show-biz et la télé réalité de l’empire médiatique berlusconien pour y faire carrière.</li>
</ul>



<p>Trois visages, trois tempéraments qui se croisent, s’aiment, se quittent, sur fond de transformation du paysage politique italien en trois actes : état des lieux, effondrement, prise de pouvoir. Autour de ces trois héros, de vieux députés corrompus, des millionnaires corrompus véreux, une héritière camée, une journaliste arriviste, des enquêteurs prêts à tout pour démanteler ce système pourri jusqu’à la moelle. Et bien sûr des mafieux, parce que la mafia est incontournable dans cette mécanique ancestrale.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Histoire d’un effondrement</h2>



<p>Tout ce petit monde évolue initialement en pleine <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Op%C3%A9ration_Mains_propres">affaire Mani Pulite</a> (mains propres). Un brin d’histoire italienne moderne&nbsp;: au début des années 90, cette enquête d’envergure met à jour un système généralisé de détournements de fonds et de pots-de-vin. Résultat des courses&nbsp;: débâcle des partis traditionnels (Démocratie chrétienne, Parti socialiste), recomposition du paysage politique. Un « Nouvel Âge » se dessine progressivement qui s’avérera aussi gangrené que le précédent.</p>



<p>Déclinée sur ces trois années clés que sont 1992, 1993 et 1994, la montée en puissance de Berlusconi s’opère sur fond de procès (le fameux <a href="https://www.lesechos.fr/1994/05/premieres-condamnations-dans-laffaire-enimont-881362">procès Enimont</a> qui va entraîner le naufrage du PS de Craxi), d’attentats mafieux de Florence, Rome et Milan, de campagne électorale ultra-marketée. L’atmosphère, qui n’est pas à la confiance, déséquilibre les alliances, met en péril les relations ; les individus, passionnés, extrêmes, font écho à cette instabilité institutionnelle et sociale.</p>



<div class="wp-block-group has-white-color has-vivid-cyan-blue-to-vivid-purple-gradient-background has-text-color has-background has-link-color wp-elements-cb39e0f955816d26ce7c408920816dd4" style="font-style:normal;font-weight:600"><div class="wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained">
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<h2 class="wp-block-heading">Une trilogie réaliste et ambitieuse</h2>



<p>D’où la mise en valeur de la valse hésitation amoureuse entre Veronica, Leonardo et Pietro, trouple qui ne dit pas son nom et dont chacun.e à sa façon érige le monde de demain, qui avec son cynisme et son sens de la manipulation, qui avec son charme et ses atouts féminins, qui avec sa brutalité et son virilisme. L’occasion pour les créateurs/réalisateur de la série Alessandro Fabbri, Ludovica Rampoldi, Stefano Sardo, Giuseppe Gagliardi de mettre en évidence l’importance du marketing et des médias dans cette transformation qui ne fait que rebattre les cartes sans rien changer fondamentalement. Car la corruption demeure, financière, sexuelle, morale.</p>



<p>Esthétique soignée, interprétation d’excellence ( <a href="https://www.instagram.com/stefano.accorsi/?locale=fr&amp;hl=zh-cn">Stefano Accorsi</a> qui a eu l’idée de la série, <a href="https://www.instagram.com/mirimeo/">Miriam Leone</a>, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Guido_Caprino">Guido Caprino</a>, <a href="https://it.wikipedia.org/wiki/Domenico_Diele">Domenico Diele</a>, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Tea_Falco">Tea Falco</a>, <a href="https://www.instagram.com/giovanniludenofficial/">Giovanni Ludeno</a>…), la trilogie a fait mouche dès la première saison. Parce qu’elle est ambitieuse, parce qu’elle est réaliste, parce qu’elle propose un cours de politique d’une rare finesse. Parce qu’elle ne juge pas : chacun.e ici évolue comme il peut dans cette course au pouvoir, avec ses moyens, sa volonté de survie. Jusqu’à la dernière seconde et au retournement final, on suite ces personnages attachants car humains, pris dans une spirale qu’ils ne contrôlent pas ou si peu.</p>



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		<title>Le Bassin des Lumières, entre pixels et Pharaons</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/bassin-lumieres-bordeaux/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Cédric Chaory]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Jun 2025 10:36:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Expositions]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Bassin des Lumières, site le plus visité d’une ville de Bordeaux désormais dopée à l’effervescence culturelle, propose une nouvelle plongée dans l’Histoire, ou plutôt dans son idée visuelle. Cette fois, cap sur l’Égypte des pharaons. Pas besoin de billet d’avion ni de sable dans les chaussures : ici, on remonte le temps en immersion numérique, entre chefs-d’œuvre mythiques et trésors ressuscités. Disponible jusqu’au 4 janvier 2026. Bordeaux : de...</p>
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<p>Le Bassin des Lumières, site le plus visité d’une ville de Bordeaux désormais dopée à l’effervescence culturelle, propose une nouvelle plongée dans l’Histoire, ou plutôt dans son idée visuelle. Cette fois, cap sur l’Égypte des pharaons. Pas besoin de billet d’avion ni de sable dans les chaussures : ici, on remonte le temps en immersion numérique, entre chefs-d’œuvre mythiques et trésors ressuscités. Disponible jusqu’au 4 janvier 2026.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Egyptian Pharaohs, the immersive experience in Bordeaux" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/HaQ-Ry2v44c?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Bordeaux : de l’endormissement profond au réveil scénarisé</strong></h2>



<p>Pendant des décennies, Bordeaux a porté le doux sobriquet de Belle Endormie, comme on supporte une blague un peu lourde lors d’un dîner de famille. Une ville engourdie, planquée derrière ses façades noirâtres, ses quais transformés en <em>no man’s land </em>logistique, et son trafic automobile qui tenait plus de l’épreuve respiratoire que de la circulation.</p>



<p>Mais miracle : en 1995, Alain Juppé endosse le costume de chirurgien en chef et entame une opération à cœur ouvert sur la ville. Finie la torpeur provinciale, place au projet de réveil express — à grands coups de réhabilitation, de stratégie urbaine et de photogénie retrouvée.Tel un chef d’orchestre réglant chaque levée de rideau, Juppé déroule sa partition : transformation progressive, acte après acte, dans une mise en scène léchée. Bordeaux s’ébroue enfin, mais sous les spots.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une mise en scène bien huilée</strong></h2>



<p>Premier décor : le Miroir d’eau, inauguré en 2006, sorte de tapis de lumière liquide posé au pied de la Place de la Bourse, elle-même restaurée avec le soin d’un ébéniste fanatique de Louis XV. Résultat : une symétrie parfaite, une lumière flatteuse, des passants transformés en silhouettes esthétiques — bref, la ville devient son propre décor.</p>



<p>Les quais, jadis peuplés de camions et de hangars oubliés, s’offrent une seconde vie façon rive gauche à la bordelaise. Aujourd’hui, tout y est : terrasses chic, parterres maîtrisés, cyclistes épanouis, joggeurs souriants. L’ère du piéton roi a commencé. Même le tramway, ce serpent urbain sans caténaire, se faufile dans le paysage comme s’il n’avait jamais connu la SNCF.</p>



<p>Et la rue Sainte-Catherine ? Ce qui ressemblait à un tube artériel bouché redevient lieu de déambulation – et accessoirement, de shopping. Bordeaux respire à nouveau. Du moins en surface.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une ville qui s’écoute (et s’admire)</strong></h2>



<p>Mais la mue ne s’arrête pas aux trottoirs. Juppé insuffle une « âme », ou du moins un supplément d’âme suffisamment audible pour que l’UNESCO le remarque. Le Grand Théâtre brille comme au premier lever de rideau.</p>



<p>La Cité du Vin pousse hors mandat, comme un champignon culturel prêt à faire fructifier l’œnotourisme. En 2007, Bordeaux décroche le Graal patrimonial : son classement au patrimoine mondial de l’Humanité. C’est officiel : la Belle Endormie est devenue une influenceuse patrimoniale.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un temple numérique au cœur du bunker</strong></h2>



<p>Mais le vrai coup de génie — ou de projecteur — vient en 2020 : la transformation d’un ancien bunker allemand en cathédrale numérique. Les Bassins des Lumières naissent dans la plus grande discrétion bétonnée, et très vite, deviennent la nouvelle Mecque culturelle d’un public en quête d’expériences instagrammables.</p>



<p>Sur 13 000 m², les chefs-d’œuvre de Klimt, Van Gogh, Kandinsky, Monet et autres stars de musée défilent à grand renfort de sons envoûtants et de pixels tremblants. Reflets liquides, murs qui vibrent, œuvres démultipliées comme dans un rêve opiacé : ici, pas de cartel poussiéreux ni de silence sacré. On regarde, on écoute, on se laisse avaler.</p>



<p>Plus de 500 000 visiteurs par an, venus en quête de beauté immédiate : touristes, écoliers, Bordelais branchés. La culture devient spectacle total. Et les expositions s’enchaînent à un rythme quasi stakhanoviste : Klein, Sorolla, Dalí, Mondrian… Un casting à faire rougir le Louvre. Sans la queue.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Égypte pharaonique : voyage dans le passé… en ultra-HD</strong></h2>



<p>Dernière fresque en date : un plongeon dans l’Égypte antique, version ultra-narrative. On part de la création du monde selon Atoum, on file jusqu’à Ramsès II, avec l’illusion de traverser trois millénaires de civilisation – sans quitter ses baskets.</p>



<p>Sable qui vole, Nil qui ondule, champs labourés par des paysans numériques. Les pyramides surgissent, le Sphinx médite, tout y est. Le spectateur avance, absorbé par une cosmogonie brillamment rétroprojetée. Les figures légendaires — Néfertiti, Akhenaton, Ramsès — s’incarnent en stèles de lumière mouvantes. La caution savante est assurée par un égyptologue, Jean-Guillaume Olette-Pelletier, et une incursion technologique made in <em>Assassin’s Creed Origins</em>. L’Histoire revisitée façon sandbox éducatif.</p>



<p>Louxor, Abou Simbel, Dendérah : autant d’étapes numériques dans cette odyssée sensorielle. On n’apprend pas, on absorbe. Moins cours magistral que transe visuelle. Et la bande-son ? Une partition immersive concoctée par Start-Rec : Verdi, Massive Attack, Peter Gabriel et même Led Zeppelin. Un florilège savamment désordonné qui va de l’opéra au trip-hop, en passant par les guitares saturées. Quand les pyramides se construisent à l’écran, une composition originale accompagne le labeur avec la lourdeur d’un bloc de granit qu’on hisse à bout de bras. Drôle d’effet secondaire : on ressent presque l’épuisement d’un esclave du Nouvel Empire. C’est dire.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Orientalistes : quand l’Occident rêve tout haut</strong></h2>



<p>Après les dieux, place aux fantasmes. La seconde partie de l’exposition – qui m’est apparue bien plus enthousiasmante &#8211; s’attaque à l’orientalisme, ce champ miné de projections en Technicolor. Mais inutile de s’attendre à une déconstruction académique : ici, c’est l’Orient vu par les peintres du XIXe, entre extase visuelle et exotisme bon teint. Eugène Delacroix ouvre le bal, le pinceau chargé d’émotion et de clichés.</p>



<p>Les villes orientales prennent forme sur les murs de béton : ruelles labyrinthiques, bazars débordants, toits de mosaïque. Gérôme y fait défiler ses soldats moustachus et ses scènes de marché figées. Tout cela sent bon le fantasme colonial bien cadré. Puis vient la séquence festive : danseurs en boucle, musiciens orientaux de synthèse, électro hypnotique. Un Orient de music-hall, esthétique, vibrant — et entièrement filtré par le regard occidental. La fascination est palpable, la distance critique… optionnelle.</p>



<p>On glisse ensuite dans l’Orient du décor : palais, faïences, fontaines. Gérôme, Chassériau, Ingres peignent un monde lisse, doré, immobile. L’Orient devient surface, tissu, motif. Presque un motif de salle de bain — en plus noble, bien sûr.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Traversée du désert, fauves en embuscade et femmes orientales</strong></h2>



<p>Un changement de ton s’opère avec la grande séquence du désert : caravane contemplative, lumière rasante, vent de sable. Un Orient mystique, silencieux, propice à la méditation… ou à l’évasion mentale, selon l’humeur.</p>



<p>Puis viennent les fauves. Lions, panthères, bêtes magnifiées, quasi divinisées. Delacroix les dessine majestueux, Vernet les traque avec panache. On sent poindre l’esthétique de la domination, le face-à-face symbolique entre l’Occident triomphant et l’animalité sauvage de l’Ailleurs.</p>



<p>Et comme il se doit, le dernier tableau est réservé aux femmes. Alanguies, offertes, idéalisées, elles peuplent harems et salons. Odalisques éternellement disponibles, beauté muséifiée. En fond sonore, Neneh Cherry tente une relecture féminine, comme un clin d’œil critique glissé in extremis. Mais l’ambiguïté persiste. La beauté, ici, reste enfermée dans son cadre.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Éblouissement sous haute surveillance</strong></h2>



<p>Dans ce théâtre d’eau et de lumière, tout est splendide — mais rien n’est anodin. Les Bassins des Lumières déroulent un récit à double tranchant : émerveillement, oui, mais à condition de garder l’œil un peu méfiant. Car derrière la fascination se cache parfois une question non résolue, une histoire racontée dans une langue flatteuse, mais partiale.</p>



<p>L’Égypte des Pharaons impose sa mythologie avec majesté. Les Orientalistes, eux, jouent les trouble-fêtes esthétiques : entre admiration et malaise.</p>



<p>Les Bassins n’enseignent pas. Ils submergent. À chacun de savoir s’il veut flotter… ou plonger.</p>



<p>Pour en savoir plus, consultez le site des <a href="https://www.bassins-lumieres.com/fr">Bassins des Lumières</a>.</p>



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		<title>« Opération Trump, les espions russes à la conquête de l’Amérique » : histoire d’une trahison qui ne dit pas son nom ?</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/operation-trump-documentaire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Mar 2025 09:14:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=37875</guid>

					<description><![CDATA[<p>Pour comprendre le présent, il faut se tourner vers le passé. C’est très exactement ce que fait Antoine Vitkine avec le documentaire Opération Trump, les espions russes à la conquête de l’Amérique. Réalisé en 2024, ce documentaire d’une exceptionnelle qualité passe au crible les relations entre l’ancien promoteur immobilier américain et la Russie. Et cette love story pose à la fois question et problème. Quand l’extrême droite américaine chante les...</p>
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<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="446" height="588" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/03/the-artchemists-operation-trump.jpg" alt="" class="wp-image-37877" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/03/the-artchemists-operation-trump.jpg 446w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/03/the-artchemists-operation-trump-218x288.jpg 218w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/03/the-artchemists-operation-trump-375x494.jpg 375w" sizes="auto, (max-width: 446px) 100vw, 446px" /></figure>



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<p>Pour comprendre le présent, il faut se tourner vers le passé. C’est très exactement ce que fait <a href="https://x.com/antoinevit?ref_src=twsrc%5Egoogle%7Ctwcamp%5Eserp%7Ctwgr%5Eauthor">Antoine Vitkine</a> avec le documentaire <em>Opération Trump, les espions russes à la conquête de l’Amérique</em>. Réalisé en 2024, ce documentaire d’une exceptionnelle qualité passe au crible les relations entre l’ancien promoteur immobilier américain et la Russie. Et cette love story pose à la fois question et problème.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="[Bande-annonce] Le Monde en face : Opération Trump – Les espions russes à la conquête de l’Amérique" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/dNppiN5Mtvg?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Quand l’extrême droite américaine chante les louanges de Poutine</h2>



<p>Les problèmes, on les découvre au quotidien, depuis que Trump a repris la main sur le pouvoir américain. Abandon de l’Ukraine laissée sans armes ni moyens, négociation de paix menée à la manière d’un mafieux avec des méthodes de voyou, Russie brossée dans le sens du poil de toutes les façons possibles&nbsp;: c’en est gênant tellement c’est grossier et brutal. Derrière Trump, c’est tout un pan de la droite américaine, la plus extrême, la plus dure, qui chante les louanges du régime de Poutine. Et ce n’est pas une nouveauté.</p>



<p>Le documentaire a le mérite de replacer cet engouement contraire au positionnement traditionnel des USA dans le cadre plus large d’un conflit géopolitique vieux de près d’un siècle. À peine la Seconde Guerre mondiale terminée, les Soviétiques veulent noyauter l’empire capitaliste américain et ils vont tout faire pour y arriver. C’est le KGB qui se charge de l’opération dans l’atmosphère hypertendue de la Guerre Froide. Les agents infiltrés se multiplient, qui espionnent… et qui influencent.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Éloge de la patience et de la ténacité&nbsp;?</h2>



<p>Objectif&nbsp;: approcher des pontes de l’économie américaine pour en faire des ambassadeurs de l’URSS. Cela prendra le temps qu’il faudra. L’URSS un jour s’effondre mais la logique reste. Les graines semées dans les années 60 vont faire souche&nbsp;avec la Russie d’après la chute du mur de Berlin : aujourd’hui, nous en récoltons les fruits plus qu’amers. S’appuyant sur des archives, explications et témoignages, qui de politiques, qui d’enquêteurs, qui d’anciens du KGB, Vitkine met à plat une mécanique qui a pris des décennies à se mettre en place.</p>



<p>Éloge de la patience et de la ténacité&nbsp;? Il est sûr qu’on reste un brin ébahi par l’obstination de Poutine… et la malléabilité de Trump. La narration du documentaire permet de faire le lien entre le calendrier russe et les déclarations du clan Trump. Et il faut bien dire que les coïncidences sont plus que nombreuses, pour ne pas dire méthodiques. Le mot est rarement prononcé et jamais de manière intelligible, mais on flirte ici avec la haute trahison dont je rappelle au passage la définition selon <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Haute_trahison#:~:text=L'acte%20ou%20l'action,'intelligence%20avec%20l'ennemi.">Wikipédia</a>&nbsp;:</p>



<p>«&nbsp;<em>un&nbsp;crime&nbsp;qui consiste en une extrême déloyauté à l&rsquo;égard de son&nbsp;pays, de son&nbsp;chef d&rsquo;État, de son&nbsp;gouvernement&nbsp;ou de ses institutions. Ce crime est souvent associé avec celui d&rsquo;intelligence avec l&rsquo;ennemi&nbsp;</em>».</p>



<p>Quid de l’avenir&nbsp;? En évoquant le passé, Vitkine interroge des lendemains dont les contours sont on ne peut plus flous. Poutine a placé un pantin à la tête de la Maison Blanche en s’invitant discrètement mais très efficacement dans les deux campagnes présidentielles de Trump. Maintenant que la chose est actée, que va-t-il se passer&nbsp;? Jusqu’où Trump va-t-il aller avant que ses pairs ne le stoppent&nbsp;? Est-ce seulement possible&nbsp;? La situation est non seulement inédite mais contraire à la vision du monde dictée par un siècle d’impérialisme à l’américaine. Les cartes à coup sûr sont redistribuées, mais de quelle manière, cela reste à voir. Ce qui est spur, c’est que l’ingérence russe, telle qu’elle est mise à jour par <em>Opération Trump, les espions russes à la conquête de l’Amérique, </em>risque fort de faire régresser le statut dominant des USA. Quitte à déliter cette superpuissance&nbsp;?</p>



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		<title>French Cancan : quand Renoir raconte la naissance du Moulin Rouge</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/french-cancan-renoir/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Sep 2024 08:59:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=37318</guid>

					<description><![CDATA[<p>Oyez, oyez, braves lecteurs en quête d&#8217;émotions cinématographiques. Dans le sillage de notre dossier consacré à Paris sous le Second Empire / Offenbach / le cancan, nous vous proposons un arrêt obligatoire (mais loin d&#8217;être désagréable) par la case French Cancan. Le chef-d&#8217;œuvre de Jean Renoir a beau dater de 1954, il s&#8217;avère indémodable, pour ne pas dire d&#8217;une modernité confondante. Une authentique déclaration d’amour au spectacle, à la fête,...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
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<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/09/the-artchemists-french-cancan-renoir.jpg" alt="" class="wp-image-37319" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/09/the-artchemists-french-cancan-renoir.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/09/the-artchemists-french-cancan-renoir-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/09/the-artchemists-french-cancan-renoir-494x395.jpg 494w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Oyez, oyez, braves lecteurs en quête d&rsquo;émotions cinématographiques. Dans le sillage de notre dossier consacré à Paris sous le <a href="https://www.theartchemists.com/?s=second+empire">Second Empire</a> / <a href="https://www.theartchemists.com/?s=offenbach">Offenbach</a> / <a href="https://www.theartchemists.com/?s=cancan">le cancan</a>, nous vous proposons un arrêt obligatoire (mais loin d&rsquo;être désagréable) par la case <em><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/French_Cancan_(film)" target="_blank" rel="noreferrer noopener">French Cancan</a></em>. Le chef-d&rsquo;œuvre de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Renoir" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Jean Renoir</a> a beau dater de 1954, il s&rsquo;avère indémodable, pour ne pas dire d&rsquo;une modernité confondante. Une authentique déclaration d’amour au spectacle, à la fête, et à ce bon vieux Paris canaille qu’on adore tous !</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="French Cancan bande annonce" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/XwljDKKnUms?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;aventure du Moulin Rouge</h2>



<p>Avec <em>French Cancan</em>, Renoir nous entraîne dans l’univers bouillonnant de la Belle Époque. La butte <a href="https://www.theartchemists.com/?s=montmartre">Montmartre</a>, ses petites blanchisseuses, ses ouvriers, ses cabarets où l&rsquo;on danse le chahut. Un entrepreneur du spectacle, Henri Danglard (<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Gabin">Jean Gabin</a>, impérial) a dans l&rsquo;idée d&rsquo;ouvrir une nouvelle salle de spectacle où remettre à la mode le cancan. La salle s&rsquo;appellera le Moulin Rouge, la danse sera rebaptisée le french cancan ; les deux vont devenir mythiques, absolument indissociables de Paris, son esprit même. Jupons en folie, figures renversantes, musique démentielle, on connaît le résultat, légendaire. Mais l&rsquo;aventure du Moulin Rouge, elle, qu&rsquo;en est-il ?</p>



<p>Magicien dans l&rsquo;âme, Renoir raconte cette genèse pour le moins compliquée, entre manque de fric, recrutement d&rsquo;une troupe, rivalités amoureuses. Décors magnifiques, costumes somptueux, le réalisateur nous fait voyager dans un Paris aussi vibrant qu’un bal populaire. Les couleurs pétaradent à l’écran ; Renoir, comme son père le célèbre peintre, a l’œil pour capter les détails qui font mouche. Chaque plan est un tableau vivant, un hommage à la peinture impressionniste. C’est un vrai bonheur pour les pupilles, une fête pour les sens.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un vent de liberté</h2>



<p>Et puis il y a l&rsquo;émotion, du rire, des larmes, de la séduction, et surtout une énergie folle, incarnée, entre autres, par l&rsquo;irrésistible Françoise Arnoul qui joue Nini, une petite blanchisseuse appelée à devenir la star du cancan. Les passages chantés et dansés sont fabuleux, le final, un escadron de 16 danseuses frénétiques lâchées dans un parterre de messieurs en frac surexcités, marquera pour longtemps les esprits par sa chorégraphie sans faille, son dynamisme tempétueux.</p>



<p>C’est tout l’esprit frondeur du Paris d&rsquo;alors qui s’exprime. Ces donzelles mignonnes comme tout qui lancent des coups de pied dans l’air avec un art consommé et une technique rigoureuse, c’est un pied-de-nez aux conventions, un vent de liberté qui souffle dans les jupons et les cœurs. Renoir transmet ici la force, la sensualité et l’insouciance d&rsquo;une époque, sa poésie également. Les références sont nombreuses aux artistes, chanteurs, peintres, contemporains de ces années folles avant l&rsquo;heure. Le scénario signé Renoir et J.P. Antoine est animé de dialogues vivants, rythmés, où le langage populaire se mêle aux mots d&rsquo;esprit, aux tournures poétiques.</p>



<div class="wp-block-group has-blush-light-purple-gradient-background has-background" style="font-style:normal;font-weight:600"><div class="wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained">
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<ul class="wp-block-list">
<li><a href="https://www.theartchemists.com/incroyable-histoire-cancan/">L’incroyable histoire du Cancan : quand l’audace dansée rencontre l’histoire culturelle</a></li>



<li><a href="https://www.theartchemists.com/goulue-moulin-rouge-biographie/">La Goulue – Reine du Moulin Rouge : une biographie haute en couleurs</a></li>



<li><a href="https://www.theartchemists.com/danse-macabre-moulin-rouge-lautrec-enquete/">Danse Macabre au Moulin Rouge : quand Lautrec mène l’enquête …</a></li>
</ul>
</div></div>



<p>Alchimie de la simplicité, élan du cœur, vent de folie de la créativité, déclaration d&rsquo;amour au monde du spectacle : ce film est une ode à la joie de vivre, à l’audace, dans un Paris où tout est possible, un Paris où le rêve et la réalité se mêlent dans un tourbillon de couleurs et de musique. En bref, si vous n&rsquo;avez pas encore vu <em>French Cancan</em>, foncez. C’est du grand grand grand cinéma, un bijou du 7ᵉ art qui a traversé les âges sans perdre une ride. Un film qui fait du bien, qui vous met des étoiles plein les yeux !</p>



<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-678cc482" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns alignfull has-1-columns has-desktop-equal-layout has-tablet-equal-layout has-mobile-collapsedRows-layout has-reverse-columns-mobile has-vertical-bottom ticss-c00aadba"><div class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-overlay"></div><div class="innerblocks-wrap">
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<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



<p class="has-text-align-center has-text-color" style="color:#fefefe">Vous avez des envies de culture ? Cet article vous a plu ?</p>



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		<title>L&#8217;incroyable histoire du Cancan : quand l&#8217;audace dansée rencontre l’histoire culturelle</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/incroyable-histoire-cancan/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Dauphine De Cambre]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Sep 2024 08:02:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Spectacles]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=37316</guid>

					<description><![CDATA[<p>Après avoir exploré les délices gastronomiques du Second Empire et l’effervescence festive de l’opérette avec Offenbach, il semblait tout naturel de tourner notre regard vers l&#8217;une des expressions les plus flamboyantes et provocatrices de la scène parisienne d&#8217;alors : le cancan. Publié chez Parigramme, L&#8217;incroyable histoire du cancan explore cet univers chorégraphique dont l&#8217;audace reflète les évolutions de la société du XIXe siècle et transcende les convenances avant de s&#8217;enraciner...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
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<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="523" height="600" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/09/the-artchemists-lincroyable-histoire-du-cancan.jpg" alt="" class="wp-image-37317" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/09/the-artchemists-lincroyable-histoire-du-cancan.jpg 523w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/09/the-artchemists-lincroyable-histoire-du-cancan-251x288.jpg 251w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/09/the-artchemists-lincroyable-histoire-du-cancan-431x494.jpg 431w" sizes="auto, (max-width: 523px) 100vw, 523px" /></figure>



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<p>Après avoir exploré <a href="https://www.theartchemists.com/livre-restaurant-paris-1867/">les délices gastronomiques du Second Empire</a> et l’<a href="https://www.theartchemists.com/vie-parisienne-offenbach/">effervescence festive de l’opérette avec Offenbach</a>, il semblait tout naturel de tourner notre regard vers l&rsquo;une des expressions les plus flamboyantes et provocatrices de la scène parisienne d&rsquo;alors : le cancan. Publié chez <a href="https://www.parigramme.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Parigramme</a>, <em>L&rsquo;incroyable histoire du cancan </em>explore cet univers chorégraphique dont l&rsquo;audace reflète les évolutions de la société du XIXe siècle et transcende les convenances avant de s&rsquo;enraciner dans l’imaginaire collectif.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Technique, art et subversion</h2>



<p>L&rsquo;ouvrage, savamment illustré, retrace par le menu la genèse et l’évolution de cette danse si emblématique, en nous plongeant dans les boulevards du Paris bohème, là où les volants de jupons virevoltaient au rythme effréné des bastringues. À travers des anecdotes savamment choisies, des illustrations à foison et des récits colorés, l&rsquo;autrice, <a href="https://nadegemaruta.fr/fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Nadège Maruta</a>, elle-même danseuse de cancan émérite et chorégraphe attitrée de Jérôme Savary, met en lumière non seulement l&rsquo;aspect technique et artistique de la danse, mais aussi son rôle subversif dans une société en quête de renouveau et de liberté d’expression.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un défi lancé à l’ordre établi</h2>



<p>Le cancan n’est pas qu’un simple divertissement, qui émoustille les messieurs. C&rsquo;est aussi le miroir d’une époque, opposant le conformisme bourgeois et les désirs d’émancipation, les rires éclatants des salles de spectacles et les murmures indignés des salons feutrés. En lisant cet ouvrage, on sent presque la frénésie conquérante de ces danseuses dont certaines devinrent des reines de <a href="https://www.theartchemists.com/?s=Paris">Paris</a>, en témoigne la trajectoire hors normes de <a href="https://www.theartchemists.com/?s=la+goulue" target="_blank" rel="noreferrer noopener">la Goulue</a>. Sous le masque du plaisir, ces dames issues du peuple exprimaient en réalité un défi lancé à l’ordre établi.</p>



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<li><a href="https://www.theartchemists.com/goulue-moulin-rouge-biographie/">La Goulue – Reine du Moulin Rouge : une biographie haute en couleurs</a></li>



<li><a href="https://www.theartchemists.com/vie-parisienne-offenbach/">La Vie parisienne : quand Offenbach fait péter le champagne, le cancan … et la satire !</a></li>



<li><a href="https://www.theartchemists.com/parigramme-paris-fete/">Parigramme : parce que Paris est une fête, racontons-la !!!</a></li>
</ul>
</div></div>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;âme de Paris</h2>



<p>Dans la continuité de notre exploration de l’esprit frondeur du <a href="https://www.theartchemists.com/?s=second+empire">Second Empire</a>, <em>L&rsquo;incroyable histoire du cancan</em> est un vrai bijou. Après tout, quoi de plus pertinent que d’étudier le cancan, cette danse qui, tout comme l&rsquo;opérette d&rsquo;<a href="https://www.theartchemists.com/?s=offenbach">Offenbach</a>, incarne parfaitement l’insolence parisienne ? Par-delà la simple histoire d’un mouvement, c&rsquo;est une véritable fresque culturelle que nous découvrons dans ces pages, une porte ouverte sur l’âme d’un Paris fascinant. Élégant, instructif, ce livre offre une nouvelle perspective sur une époque marquée par l’excès, l’innovation et le panache. Un indispensable pour les amateurs d’histoire, de mode et de spectacle.</p>



<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-678cc482" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns alignfull has-1-columns has-desktop-equal-layout has-tablet-equal-layout has-mobile-collapsedRows-layout has-reverse-columns-mobile has-vertical-bottom ticss-c00aadba"><div class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-overlay"></div><div class="innerblocks-wrap">
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<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



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		<item>
		<title>La Vie parisienne : quand Offenbach fait péter le champagne, le cancan &#8230; et la satire !</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/vie-parisienne-offenbach/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Sep 2024 10:51:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Spectacles]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=37309</guid>

					<description><![CDATA[<p>Alors que Dauphine vient de boucler son article sur 24 heures dans la vie d&#8217;un restaurant dans le sillage de celui consacré à l&#8217;expo La Naissance des Grands Magasins (ouais, on aime bien les enchaînements d&#8217;articles en mode « Ma vie de rédacteur est une incroyable aventure intellectuelle »), je ne résiste pas à la tentation de rebondir sur le sujet en évoquant une œuvre que je considère comme un des ancêtres...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
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<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/09/the-artchemists-la-vie-parisienne.jpg" alt="" class="wp-image-37311" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/09/the-artchemists-la-vie-parisienne.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/09/the-artchemists-la-vie-parisienne-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/09/the-artchemists-la-vie-parisienne-494x395.jpg 494w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Alors que Dauphine vient de boucler son article sur <em><a href="https://www.theartchemists.com/livre-restaurant-paris-1867/">24 heures dans la vie d&rsquo;un restaurant</a></em> dans le sillage de celui consacré à l&rsquo;expo<em> <a href="https://www.theartchemists.com/exposition-naissance-grands-magasins/">La Naissance des Grands Magasins</a></em> (ouais, on aime bien les enchaînements d&rsquo;articles en mode « Ma vie de rédacteur est une incroyable aventure intellectuelle »), je ne résiste pas à la tentation de rebondir sur le sujet en évoquant une œuvre que je considère comme un des ancêtres du rock spirit. J&rsquo;ai nommé <em>La vie parisienne</em> d&rsquo;Offenbach. Ouais, je sais, l&rsquo;opérette, c&rsquo;est pas exactement le pogo dans une salle pleine à craquer, mais t’inquiète, lecteur, même si il n&rsquo;y a pas de gratte électrique dans la partition d&rsquo;Offenbach, ça bouge quand même bien. Et surtout, ça grince des dents tout en nous faisant hurler de rire.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="LA VIE PARISIENNE, OFFENBACH, LAURENT PELLY" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/x-NgajNxtiw?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>S</strong>atire, clin d’œil, foutage de gueule</h2>



<p>Posons le cadre, pour celles/ceux qui sont un peu à la ramasse question opérette. 1866, Paris, Second Empire : c’est là qu’<a href="https://www.theartchemists.com/?s=offenbach">Offenbach</a>, maestro frénétiquement créatif et adepte de l&rsquo;humour musical, balance <em>La Vie parisienne</em> sur scène. Dressons le tableau : robes du soir à crinoline, lustres en cristal, beaux messieurs en haut de forme qui sirotent du champagne en matant les petites femmes de Paris jouer de l’éventail et danser le cancan. Derrière tout ça, c’est du pur Offenbach : satire, clin d’œil, foutage de gueule.</p>



<p>Le compositeur de <em><a href="https://www.theartchemists.com/?s=la+belle+h%C3%A9l%C3%A8ne">La Belle Hélène</a></em> s&rsquo;amuse de la haute société parisienne et de ses travers. Et ça marche, parce que sous Napoléon III, Paris, c’est la capitale des plaisirs, des fêtes non-stop, des touristes qui en veulent toujours plus : « je vais m&rsquo;en fourrer jusque, jusque jusque là » comme l&rsquo;affirme très justement un baron suédois en goguette dans les rues huppées de la capitale. Chic en apparence, mais au bout du compte il s&rsquo;agit de s&rsquo;envoyer en l&rsquo;air par tous les moyens possibles.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Amour et fun</h2>



<p>Offenbach n’est pas du genre à faire dans la dentelle. Déjà, il avait cartonné avec <em>Orphée aux Enfers</em> – où il tourne la mythologie en ridicule. Avec <em>La Vie parisienne</em>, il immerge le spectateur en apnée dans la Ville Lumière, où bourgeois, aristos et riches touristes étrangers se font rouler dans la farine avec jubilation (dixit l&rsquo;air du Brésilien, voleur venu se faire voler). Et pour pondre ce petit bijou, Jacques le Bondissant s&rsquo;entoure de Meilhac et Halévy, ses complices en écriture, qui maîtrisent l&rsquo;art du livret comme Noel Gallagher la guitare saturée.</p>



<p>Premier show en 1866, devant un public du Théâtre du Palais-Royal qui en redemande, charmé par ce vaudeville aux allures de course-poursuite amoureuse : Raoul de Gardefeu, jeune noble désœuvré bien décidé à se remettre de sa séparation avec la demi-mondaine Métella, passe toute la pièce à tenter de séduire une belle Suédoise, la baronne de Gondremark. Un fil directeur qui permet de découvrir les fastes et les coulisses d&rsquo;une vie parisienne trépidante. Quiproquos, déguisements, embrouilles, grands seigneurs et domestiques s&rsquo;y mêlent : Gabrielle, la gantière, Bobinet, le pote de Raoul, tout ce petit monde est en quête d&rsquo;amour facile et de fun.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="La Vie parisienne, Offenbach - Christian Lacroix - Teaser 2" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/1I8QsyYBvPA?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Une partition qui décolle !</h2>



<p>Musicalement, Offenbach ne fait pas les choses à moitié. L&rsquo;opéra bouffe, c&rsquo;est son rayon. Léger, vif, il nous hameçonne l&rsquo;oreille dès les premières notes, multipliant les morceaux de bravoure construits avec finesse et qui exigent une technicité de chant rare, un sens inné du rythme, une diction sans faille : rondo du Brésilien, «&nbsp;Vous souvient-il, ma belle&nbsp;», « je suis veuve d&rsquo;un colonel », «&nbsp;Tout tourne, tout danse&nbsp;», galop final «&nbsp;Feu partout, lâchez tout&nbsp;». Solos, duos, trios, chœurs et ensembles constituent une vraie fête qui explose en tête, enchantent le tympan, ravit le métabolisme.</p>



<p>Cadence, dynamique, Offenbach tisse un flow identifiable entre tous, une frénésie mélodique qui évoque le délire des grandes messes rock mémorables type Wembley et autres concerts mythiques. La structure de la partition mêle esprit de l&rsquo;opéra bouffe, où tout est prétexte à la dérision, chants d&rsquo;amour romantiques et passages dignes d&rsquo;une revue de cabaret. En résumé, cette opérette est une véritable carte postale vivante, une synthèse musicale pétillante où se croisent des émotions multiples sur fond de plaquette publicitaire vantant les plaisirs de la capitale.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Du pur punk avant l&rsquo;heure</h2>



<p>Haussmann vient alors de redessiner la ville, les boulevards sont bondés de promeneurs, les cafés, restaurants, théâtres bourrés de monde. Hôtels de luxe et grands magasins regorgent de riches étrangers venus claquer leur thune, savourer à 1000 % les joies déversées par cette corne d&rsquo;abondance. Les touristes affluent, les bourgeois paradent, chacun essaie de jouer son rôle dans cette grande comédie urbaine. Offenbach capte cet esprit et l’injecte dans son œuvre : les soirées interminables, les flirts légers, les arnaques cocasses.</p>



<p>C’est une pub géante pour la ville que tisse le compositeur, mais avec ce petit côté grinçant, ce clin d’œil qui te dit « Paris, c’est beau, mais fais gaffe, tout ici n&rsquo;est que façade et leurre, on peut vite s&rsquo;y perdre, y laisser sa fortune, sa réputation, son âme ». Exactement ce qu&rsquo;on retrouve dans le célèbre <em><a href="https://www.theartchemists.com/serie-nana-1981-suicide-collectif-par-jouissance-interposee/">Nana</a></em> de Zola, le tragique en moins. C&rsquo;est le côté un brin anar d&rsquo;Offenbach qui ressort ici, son esprit provo, sa parfaite connaissance de la psyché de ses contemporains. <em>La Vie parisienne</em>, c’est du pur punk avant l’heure, un formidable coup de pied dans les conventions avec un éclat de rire de gamin malicieux.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-4-3 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Offenbach : &quot;La Vie parisienne&quot;" width="640" height="480" src="https://www.youtube.com/embed/Ub3pJftUZaE?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Le trublion du répertoire</h2>



<p>Côté scène, c’est du lourd depuis le début. La première version en 1866 a mis tout le monde d’accord ; depuis, <em>La Vie parisienne</em> n’a jamais quitté le répertoire, s&rsquo;érigeant en trublion qui s&rsquo;infiltre dans toutes les salles, inspire pour tout metteur en scène en quête de challenge. Parmi les lectures à retenir, notons :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>la <strong>version Renaud Barrault</strong> en 1967 avec un casting devenu légendaire, j&rsquo;ai nommé : Suzy Delair (peut-être une des meilleures Mettela de l&rsquo;histoire de l&rsquo;opéra), Denise Benoit, Simone Valère, Madeleine Renaud, Pierre Bertin, Jean Desailly, Jean Parédès (qui interprète plusieurs petits rôles), Jean-Pierre Granval, Jean-Louis Barrault, Georges Cusin, Régis Outin. Jean-Louis Barrault parle alors de « Rock and Roll Napoléon III », c&rsquo;est dire !</li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li>la <strong>version télévisée signée Christian-Jaque</strong> en 1977, particulièrement attachante et pleine de peps, avec Jean-Pierre Darras, evelyne Buylle, Bernard alane, Jacques Legras, Dany Saval et consort.</li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li>la <strong>version Daniel Mesguich</strong> à la Comédie française 1997 avec Bérengère Dautun, Thierry Hancisse, Catherine Salviat, Christian Blanc entre autres (et un passage absolument hilarant sur les ateliers Brecht en chaussettes).</li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li>la <strong>version Jérôme Savary</strong> à l&rsquo;Opéra comique en 2002, pétillante et complètement déjantée comme seul Savary est capable.</li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li>la <strong>version Laurent Pelly</strong> qui joue la carte du décalage historique en propulsant l&rsquo;intrigue dans le Paris d&rsquo;aujourd&rsquo;hui.</li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li>la <strong>version Christian Lacroix</strong>, pas forcément ma préférée mais notable pour ses costumes, son côté foutraque.</li>
</ul>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Jacques Offenbach – La Vie parisienne (Christian Lacroix / Bru Zane France)" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/MLOABu2JDQ8?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p>Approches traditionnelles en costumes et décours d&rsquo;époque ou visions plus modernes et dans le vent, la mise en scène de <em>La Vie parisienne</em> jongle sur la décomplexion, le clownesque, l&rsquo;ironie&#8230; sans oublier la danse, l&rsquo;incontournable cancan, le galop final qui demande une chorégraphie étudiée. Enjeu : ne jamais tomber ni dans le vulgaire ni dans le grotesque, tout en conservant l’énergie toute particulière de cette oeuvre sans précédent, qui un siècle et demi après sa création, demeure d&rsquo;une actualité impressionnante. Bref, un vrai classique à (re)découvrir avec l’oreille et les yeux bien ouverts.</p>



<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-678cc482" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns alignfull has-1-columns has-desktop-equal-layout has-tablet-equal-layout has-mobile-collapsedRows-layout has-reverse-columns-mobile has-vertical-bottom ticss-c00aadba"><div class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-overlay"></div><div class="innerblocks-wrap">
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<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



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		<title>24 heures dans la vie d&#8217;un restaurant &#8211; Paris 1867 : la gastronomie comme miroir d&#8217;une société</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/livre-restaurant-paris-1867/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Dauphine De Cambre]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Sep 2024 11:14:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Lifestyle]]></category>
		<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=37298</guid>

					<description><![CDATA[<p>Il y a peu, nous visitions l&#8217;exposition La naissance des grands magasins au MAD : une plongée passionnante dans un Paris haussmannien revisité de fond en comble à l&#8217;heure des grandes avancées de la révolution industrielle propulsée par le Second Empire. Comme son titre l&#8217;indique, le livre 24 heures dans la vie d&#8217;un restaurant &#8211; Paris 1867 aborde cette même période de mutation, mais du point de vue gastronomique. Une...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
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<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="395" height="600" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/09/the-artchemists-24-heures-dans-la-vie-dun-restaurant.jpg" alt="" class="wp-image-37299" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/09/the-artchemists-24-heures-dans-la-vie-dun-restaurant.jpg 395w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/09/the-artchemists-24-heures-dans-la-vie-dun-restaurant-190x288.jpg 190w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/09/the-artchemists-24-heures-dans-la-vie-dun-restaurant-325x494.jpg 325w" sizes="auto, (max-width: 395px) 100vw, 395px" /></figure>



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<p>Il y a peu, nous visitions l&rsquo;exposition <em><a href="https://www.theartchemists.com/exposition-naissance-grands-magasins/">La naissance des grands magasins</a></em> au MAD : une plongée passionnante dans un Paris haussmannien revisité de fond en comble à l&rsquo;heure des grandes avancées de la révolution industrielle propulsée par le Second Empire. Comme son titre l&rsquo;indique, le livre <em>24 heures dans la vie d&rsquo;un restaurant &#8211; Paris 1867</em> aborde cette même période de mutation, mais du point de vue gastronomique. Une approche passionnante et étonnante !</p>



<h2 class="wp-block-heading">Halles et soupers mondains</h2>



<p>Docteur, enseignant et chercheur en Histoire contemporaine, <a href="https://x.com/davidmichon1?lang=fr" target="_blank" rel="noreferrer noopener">David Michon</a> a choisi comme domaine d&rsquo;investigation la problématique de l&rsquo;alimentation et de la gastronomie à l&rsquo;ère moderne. C&rsquo;est donc tout naturellement qu&rsquo;il s&rsquo;intéresse à l&rsquo;émergence des restaurants dans la Ville-Lumière à l&rsquo;heure où Napoléon III en fait une capitale monde concentrant tous les regards, attirant toutes les attentions, s&rsquo;érigeant en cité modèle en matière de progrès technologique et marketing.</p>



<p>Pour mettre en exergue ces avancées, Michon relate le quotidien d&rsquo;un établissement fictif, Chez Gustave. Depuis le petit matin et la visite des Halles où acheter les denrées nécessaires jusqu&rsquo;aux heures avancées de la nuit, quand les soupers mondains se succèdent dans l&rsquo;intimité des cabinets particuliers, l&rsquo;auteur évoque le quotidien de ces restaurants qui participent du succès parisien, métropole de tous les plaisirs.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une agora inédite</h2>



<p>Comment fonctionne un restaurant à l&rsquo;époque ? En quoi est-il le miroir d&rsquo;une société française en pleine métamorphose ? De quelle manière l&rsquo;évolution du régime alimentaire se reflète-t-il dans la création de menus inédits et particulièrement succulents ? Car le restaurant n&rsquo;est pas seulement un endroit où l&rsquo;on vient manger, savourer des recettes succulentes, des plats raffinés ; c&rsquo;est aussi un espace d&rsquo;échanges et de négociations, un lieu où on discute, on s&rsquo;affiche.</p>



<p>Certains y affirment leur pouvoir, leur réussite. D&rsquo;autres y affichent leur révolte, leur contestation. Le restaurant du Second Empire constitue une agora inédite ainsi qu&rsquo;un business en pleine expansion, dont les métiers, les usages, la stratégie de vente se constituent alors, en parallèle de l&rsquo;essor de l&rsquo;industrie du luxe. Avec précision mais sans jamais nous lasser, David Michon dévoile les dessous de cet univers qui adopte alors de nouveaux process, met en avant des manières de faire aujourd&rsquo;hui toujours d&rsquo;actualité.</p>



<p><em><a href="https://www.puf.com/24-heures-de-la-vie-dun-restaurant">24 heures dans la vie d&rsquo;un restaurant &#8211; Paris 1867</a></em> est une manière ô combien efficace de comprendre la logique présente de la gastronomie en scrutant avec attention ses racines, son émergence dans un siècle qui a posé le socle de notre monde actuel.</p>



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<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



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		<title>« La Vierge Folle » &#038; « 59, passage Sainte-Anne » : meurtres dans les bas-fonds du Second Empire</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/polars-frederique-volot/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 26 Nov 2023 17:35:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=36701</guid>

					<description><![CDATA[<p>Aujourd’hui, c’est dans les bas-fonds du Paris haussmannien que nous nous glissons, à la suite du bel Achille Bonnefond, le héros de La Vierge Folle et 59, passage Sainte-Anne. La romancière Frédérique Volot signe ici deux polars historiques singuliers de par leur thématique et leur style. Achille Bonnefond vs Le Mal 1861 : Le Second Empire triomphe, avec comme avant-garde du pouvoir Paris, la ville lumière, totalement repensée par le...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
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<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/11/the-artchemists-polars-frederique-volot.jpg" alt="" class="wp-image-36702" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/11/the-artchemists-polars-frederique-volot.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/11/the-artchemists-polars-frederique-volot-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/11/the-artchemists-polars-frederique-volot-494x395.jpg 494w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



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<p>Aujourd’hui, c’est dans les bas-fonds du Paris haussmannien que nous nous glissons, à la suite du bel Achille Bonnefond, le héros de <em>La Vierge Folle</em> et <em>59, passage Sainte-Anne</em>. La romancière <a href="https://fredvolot.wixsite.com/fred-volot/livres" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Frédérique Volot</a> signe ici deux polars historiques singuliers de par leur thématique et leur style.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Achille Bonnefond vs Le Mal</h2>



<p>1861 : Le Second Empire triomphe, avec comme avant-garde du pouvoir Paris, la ville lumière, totalement repensée par le baron Haussmann sous la houlette d’un Napoléon III résolument progressiste. En résulte une bien belle vitrine qui attire les curieux des quatre coins du monde. Mais quand on s’éloigne des belles avenues, des grands magasins et des théâtres à la mode, l’ambiance s’avère beaucoup plus sombre et délétère. La misère rôde, autant que le crime.</p>



<p>Pour combattre le Mal et traquer les criminels qui pullulent, le pouvoir impérial a sa police bien sûr, mais parfois cela ne suffit pas. C’est alors qu’intervient Achille Bonnefond. Adepte du célèbre Vidocq, le détective privé allie intelligence et originalité pour enquêter sur les cas les plus retors. Une femme rousse au visage et au corps ravagé par le vitriol, le suicide d’une comédienne qui n’en est peut-être pas un, Bonnefond n’a pas son pareil pour démêler les pires intrigues.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Arsouilles et spirites</h2>



<p>Quitte à infiltrer les pires milieux, les sociétés les plus hostiles. Dans <em>La Vierge folle</em>, il se grime en arsouille pour pénétrer le monde très fermé et très dangereux des chiffonniers ; dans <em>59, passage Sainte-Anne</em>, il côtoie Alan Kardec et le cercle très fermé du spiritisme. À chaque fois, il joue les caméléons, cherchant à comprendre, analysant sans juger, en quête d’une justice dont son temps semble pourtant si dépourvu. Il y a un peu de Zola, des Goncourt, de Maupassant dans cette approche, quelque chose des <em>Mystères de Paris</em> d’Eugène Sue.</p>



<p>Confronté à l’horreur (les criminels qu’il poursuit sont franchement répugnants), Achille Bonnefond, s’il est parfois téméraire au point de risquer sa sécurité, n’en demeure pas moins rigoureux et précis, sans jamais perdre son humanité. Sa route croise celle de miséreux, de marginaux, chanteuses de cabaret, mendiants, petits voleurs, chiens abandonnés, toute une galerie de profils assez étonnants dont certains vont devenir des proches de l’enquêteur, composant ainsi une famille attachante, rassurante, car équilibrée.&nbsp;</p>



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<p><strong>À lire également </strong></p>



<ul class="wp-block-list">
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<li><a href="https://www.theartchemists.com/danse-macabre-moulin-rouge-lautrec-enquete/"><strong>Danse Macabre au Moulin Rouge : quand Lautrec mène l’enquête …</strong></a></li>



<li><a href="https://www.theartchemists.com/film-golem-tueur-londres/"><strong>Golem, le tueur de Londres : tueur en série mythique, intrigue alambiquée et élégance britannique</strong></a></li>
</ul>
</div></div>



<h2 class="wp-block-heading">Mystère et poésie</h2>



<p>Un ressort classique du polar ? Certes, mais ici très efficace face à l’extrême dureté de la période (il y a quelque chose dans ces lignes de l’extrême rudesse, de la noirceur décrites dans la série <em><a href="https://www.theartchemists.com/paris-police-1900-braquo-art-nouille/">Paris Police 1901</a></em>). Si elle ne nous fait grâce d’aucun détail sordide, Frédérique Volot se singularise en mêlant au mystère une certaine poésie, dans la cadence des phrases, les mots choisis, les pensées d’un héros qui, en dépit de son côté séducteur, souvent doute de lui-même et du monde.</p>



<p>Pudique, l’écriture de Frédérique Volot, les énigmes qu’elle façonne jouent d’une certaine forme de retenue qui n&rsquo;est pas commune dans l&rsquo;univers de la littérature policière. Le tout dégage une ambiance très particulière, indéfinissable, où l’atroce et la quiétude se mêlent étrangement. On en ressort comme hébété, pris à la gorge, et en maque. À quand un prochain épisode des aventures du bel Achille et de sa smala ? Bientôt, espérons-le, car il y a beaucoup encore à découvrir dans son sillage.</p>





<p></p>
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