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	<title>rebeka warrior</title>
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		<title>Trouvaille Musique : UltraMoule</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/trouvaille-musique-ultramoule/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 Jul 2022 11:28:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il y a des luttes dont on se passerait, d’autant plus qu’on les croyait dépassées. Et pourtant, comme disait Brecht avec clairvoyance au terme de La résistible ascension d’Arturo Ui, « le ventre est encore fécond, d’où a surgi la bête immonde ». La bête immonde : le fascisme certes, mais aussi tous les obscurantismes, fanatismes, intolérances, discriminations qui engendrent brutalités et tyrannies. C’est alors que le message artistique s’impose comme un signal...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/07/273934222_1132168230853122_13408.jpg"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-full wp-image-34873" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/07/273934222_1132168230853122_13408.jpg" alt="UltraMoule" width="600" height="480" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/07/273934222_1132168230853122_13408.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/07/273934222_1132168230853122_13408-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/07/273934222_1132168230853122_13408-494x395.jpg 494w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></a></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Il y a des luttes dont on se passerait, d’autant plus qu’on les croyait dépassées. Et pourtant, comme disait Brecht avec clairvoyance au terme de <i>La résistible ascension d’Arturo Ui</i>, « le ventre est encore fécond, d’où a surgi la bête immonde ». La bête immonde : le fascisme certes, mais aussi tous les obscurantismes, fanatismes, intolérances, discriminations qui engendrent brutalités et tyrannies. C’est alors que le message artistique s’impose comme un signal d’alarme et un cri de ralliement. Les compos d’UltraMoule se rangent direct dans cette catégorie.</span></p>
<p><iframe title="UltraMoule - 1-2-3 Soleil" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/2g8U-HjWHnM?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Un grand cri d’amour et de révolte</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">UltraMoule : le nom résonne comme une plaisanterie salace, le genre de propos déplacés que lancent les séducteurs du samedi soir, bourrés jusqu’à la gueule et désireux de tremper leur biscuit pour se donner l’illusion d’exister. Mâles alpha à la petite semaine, un conseil, rengainez votre appendice, vous pourriez croiser le chemin de la triade UltraMoule et ne pas vous en remettre. Car ces dames ont l’arpège, l’archet et le verbe aussi aiguisés qu’un rasoir, le mental prêt à vous déchiqueter l’égo sans pitié. Et un don tout particulier pour transmettre leur ire à celles et ceux qui écoutent leurs chansons.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Un grand cri d’amour et de révolte où un propos faussement ordurier parsème une poésie de la colère, cadencé par une boite à rythmes au bord de l’infarctus et les cordes à la fois hargneuses et chagrines de violons électriques torturés par la rage. Le tout porte un flow coup de poing qui ferait rougir NTM de honte et d’envie. Les trois Parques de UltraMoule parlent crû pour dire leur ras-le-bol. Prêtresse, guerrières, fédératrices : les huit morceaux qui composent leur premier album intitulé <i>Le retour</i> sont sans ambiguïté. « Hardcore softcoeur » plante le décor en propulsant l’auditeur dans une lecture féministe vengeresse de Star Wars, ce qui n’est pas un hasard.</span></p>
<p><iframe title="UltraMoule - Lèche-moi la verge" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/c9xBMpgP4XA?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Une lutte pour l’existence</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">L’ensemble est une dénonciation de la phallocratie dans ce qu’elle a de plus ignominieux, de plus ridicule. L’équilibre entre rythme, mélodie et scansion du texte apparaît ainsi sur « LMPT » qui démonte la manif pour tous avec une jubilation mordante. « Lèche-moi la verge » passe du chuchotement ASMR au hurlement orgiaque afin de dénoncer l’assimilation opérée par le marketing moderne entre pornographie et dikats esthétiques, avec comme résultante la corruption de ce qu’est l’amour, le désir, le plaisir&#8230; et l&rsquo;acceptation de soi. Les effets d’écho sur les termes « verge » et « vergeture », « bout » et « bourrelet » sont autant de rebonds assassins qui témoignent d’un sens profond des mots.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Des mots lancés par une voix accrocheuse, entre rap et torch song, qui passe de la froideur métallique au trémolo d’une chanteuse de cabaret sur « Mangeons le chat » :« Mangeons le chat puisqu’il n’y a plus que ça » « Mangeons papa puisqu’il n’y a plus de chat ». La tournure, pour sûr meurtrière, cache mal une autre émotion, d’amertume, comme pour dire : « si ce n’est pas malheureux d’être obligé d’en arriver là pour survivre ». Être enfin accepté.e, respecté.e. en tant qu’humain ? On n’en parle même pas. C’est de lutte pour l’existence qu’il s’agit ici, d’un long cheminement vers la reconnaissance de soi-même, dixit « 123 Soleil ».</span></p>
<p><iframe loading="lazy" title="ULTRAMOULE - CLIP LIVE GUERRILLA GIRLS" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/S-G557G-Dkc?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Verve cannibale et protest songs</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Et c’est là le plus dur, n’est-ce pas ? S’accepter pour s’imposer. Quitte à écorcher les esprits. Ainsi nos trois bacchantes prennent place dans un peloton de jeunes musiciens.nes particulièrement talentueux et rebelles, à l’image d’une <a href="https://www.theartchemists.com/?s=rebeka+warrior" target="_blank" rel="noopener">Rebeka Warrior</a> qui ne mesure peut-être pas à quel point elle a ouvert une voie artistique prolixe, avec Sexy Sushi comme avec <a href="https://www.theartchemists.com/?s=mansfield" target="_blank" rel="noopener">Mansfield.TYA</a>. <a href="https://www.theartchemists.com/trouvaille-musique-ughett/" target="_blank" rel="noopener">Üghett</a>, <a href="https://www.theartchemists.com/trouvaille-musique-coeur/" target="_blank" rel="noopener">Cœur</a>, <a href="https://www.theartchemists.com/?s=schlaasss" target="_blank" rel="noopener">Schlaasss</a>, Emasculation… bien d’autres encore relèvent le gant de la provocation par le tempo et le langage. Le discours d’UltraMoule est à ce titre sans concession, masculin par son côté rapeux/rapeur, féminin avec ses accents de comptines girly faussement naïves. Forcément rassembleur face aux injustices.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Cette verve cannibale en dit long sur le réveil chaotique d’une féminité acculée à une violence barbare qu’elle réprouve certes, mais plus le choix, c’est ça ou crever. La fin justifie les moyens, dit-on. Je délire ? Dites-le aux millions d’Américaines à qui on vient de retirer le droit à l’avortement et tant pis si elles en meurent. Dans cette superpuissance qui accumule les richesses, a la main mise sur la technologie numérique, travaille à la conquête des univers, cette régression à l’âge de pierre parle d’elle-même. Et confirme la légitimité des chansons d’UltraMoule, propulsées, par la force des choses, protest songs à entonner comme autant d’appels au combat.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Et plus si affinités</b></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Pour en savoir plus sur UltraMoule, son actualité, ses compositions, consultez <a href="https://www.facebook.com/UltraMoule/?ref=page_internal" target="_blank" rel="noopener">la page Facebook</a> du groupe, <a href="https://www.instagram.com/ultramoule/" target="_blank" rel="noopener">son compte Instagram</a> et écoutez ses chansons sur <a href="https://ultramoule.bandcamp.com/" target="_blank" rel="noopener">Bandcamp</a>.</span></p>
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			</item>
		<item>
		<title>« Showgirl – The Play » : Rebeka Warrior, Marlène Saldana et Jonathan Drillet s’offrent Verhoven en EP</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/musique-showgirl-the-play-rebeka-warrior/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 19 Jan 2022 12:45:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Nouveau crush musical pour Rebeka Warrior qui s’entête à nous surprendre par l’étendue de son putain de talent. Gourmande et inspirée, la gueuse vient d’éditer sous forme d’EP la musique composée pour le spectacle Showgirl. Et franchement, ça a du chien ! Mettre en musique l’histoire de Nomi et d’Elizabeth À l’origine de cette galette aussi hypnotique qu’empoisonnée intitulée sobrement « Showgirl – The Play », Showgirls : un accident de parcours...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/01/a3345817553_10_opt.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-34560" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/01/a3345817553_10_opt-494x494.jpg" alt="pochette de l'EP Show Girl The play composé par rebeka Warrior en collaboration avec Marlène saldana et Jonathan Drillet " width="494" height="494" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/01/a3345817553_10_opt-494x494.jpg 494w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/01/a3345817553_10_opt-288x288.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/01/a3345817553_10_opt-188x188.jpg 188w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/01/a3345817553_10_opt-70x70.jpg 70w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/01/a3345817553_10_opt.jpg 600w" sizes="auto, (max-width: 494px) 100vw, 494px" /></a></p>
<p><span style="color: #000000;">Nouveau crush musical pour <a href="https://www.theartchemists.com/?s=rebeka+warrior" target="_blank" rel="noopener">Rebeka Warrior</a> qui s’entête à nous surprendre par l’étendue de son putain de talent. Gourmande et inspirée, la gueuse vient d’éditer sous forme d’EP la musique composée pour le spectacle <i>Showgirl</i>. Et franchement, ça a du chien !</span></p>
<p><iframe loading="lazy" title="Rebeka Warrior feat Marlène Saldana   - La Valise" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/1J5MxPCxMV4?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<h2><span style="color: #000000;"><b>Mettre en musique l’histoire de Nomi et d’Elizabeth</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">À l’origine de cette galette aussi hypnotique qu’empoisonnée intitulée sobrement « Showgirl – The Play », <i>Showgirls</i> : un accident de parcours cinématographique dans la carrière du réalisateur Paul Verhoven. Nous sommes en 1995, au vu des résultats miteux du box office, le papa de <i>Total Recall</i>, <i>Basic Instinct</i>, <i>Starship troopers</i> et plus récemment <i>Benedetta,</i> pense avoir accouché d’un bide, bide qui va devenir une icône majeure de la culture queer. Un film culte donc, dont se saisit la performeuse Marlène Saldana et son complice Jonathan Drillet pour en décliner une version solo, sans « s » donc, et sur scène.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">L’occasion de raconter l’histoire de Nomi Malone, héroïne échouée dans les bas-fonds de Las Vegas, et de son interprète Elizabeth Berkley, victime du système hollywoodien, en y mêlant l’esprit du Beckett de <i>Oh les beaux jours</i>. Bienvenue en Absurdie, les chéris ! Pour appuyer ce spectacle schizophrénique dont la belle Marlène interprète tous les rôles, il fallait une bande son à décoiffer les dieux. Petit message sur le répondeur de Rebeka Warrior (qui débute du reste l’EP) dont on connaît les faits d’arme au sein de <a href="https://www.theartchemists.com/?s=sexy+sushi" target="_blank" rel="noopener">Sexy Sushi</a>, <a href="https://www.theartchemists.com/?s=mansfield+tya" target="_blank" rel="noopener">Mansfield.TYA</a>, <a href="https://www.theartchemists.com/?s=kompromat" target="_blank" rel="noopener">Kompromat</a>, ainsi que le goût prononcé pour les collabs fructueuses (dernières en date, Fishbach et LIO, à découvrir sur le label <a href="https://www.warriorecords.com/" target="_blank" rel="noopener">Warriorecords</a>). Et c’est parti !</span></p>
<p align="justify"><iframe style="border: 0; width: 100%; height: 120px;" src="https://bandcamp.com/EmbeddedPlayer/album=1360457450/size=large/bgcol=ffffff/linkcol=0687f5/tracklist=false/artwork=small/track=1864702595/transparent=true/" seamless=""><a href="https://rebekawarrior.bandcamp.com/album/showgirl-the-play-original-soundtrack-recording">Showgirl, The Play (Original Soundtrack Recording) by Rebeka Warrior</a></iframe></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Incantation de sorcière et lente crucifixion</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Résultat : 6 tracks qui sentent leur incantation de sorcière, autant d’échos d’une détresse profonde, d’une perdition de l’âme, d’une rage viscérale. Ne vous laissez pas avoir par cette techno faussement joyeuse ; comme d’hab chez Rebeka Warrior, chaque son, chaque parole reflète l’effondrement de soi, la quête impossible d’une reconnaissance qu’on nous tend comme une carotte avec laquelle on nous encule finalement sans vaseline, sans plaisir. Une atmosphère épaisse, sirupeuse, haletante, étouffante, juste parfaite pour souligner la lente crucifixion de Nomi/Elizabeth sur sa barre de pole danse.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Une course frénétique au fric, au succès qui termine dans la crasse, le cul et les désillusions. Rebeka Warrior met ainsi en cadence une anti success story aux accents universels, intemporels. C’est que l’american way of life et ses mensonges se sont exportés. Du coup, « ce qui se passe à las Vegas reste à Las Vegas » pourrait très bien se décliner sur un dancefloor de la banlieue de Beauvais, dans un club échangiste de Montpellier. Splendeurs et misères de la féminité bafouée, exploitée, sanctifiée ?</span></p>
<p align="justify"><iframe style="border: 0; width: 100%; height: 120px;" src="https://bandcamp.com/EmbeddedPlayer/album=1360457450/size=large/bgcol=ffffff/linkcol=0687f5/tracklist=false/artwork=small/track=1728431847/transparent=true/" seamless=""><a href="https://rebekawarrior.bandcamp.com/album/showgirl-the-play-original-soundtrack-recording">Showgirl, The Play (Original Soundtrack Recording) by Rebeka Warrior</a></iframe></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Réinvestir le champ de l’émotionnel</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Au travers de cet EP et du spectacle qu’il illustre, le trio Rebeka Warrior &#8211; Marlène Saldana &#8211; Jonathan Drillet démontre qu’il reste encore un embryon de vie culturelle alternative et rebelle dans un univers dévasté par la marchandisation de l’intelligence, l’effacement de l’esprit critique, l’obsession des conventions sous couvert de rayonnement sur le social media. Chimères. « Le bon goût, c’est l’ennemi de la créativité » explique Marlène Saldana, à raison.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Alors que le rouleau compresseur des GAFAM nous écrase le cerveau, nous enferme dans des modèles insupportables d’authenticité factice, manipule nos orientations, nos choix, nos émotions, <i>Showgirl</i> s’offre une BO d’exception pour réinvestir ce champ de l’affect et du sensoriel gangrené par les algorithmes et les émojis. Marketing émotionnel, dehors ! Vive le spectacle total, tel que le rêvait Artaud du fond de sa folie. Et là, on se demande ce qu’aurait donné la collab entre Antonin le dingue et Rebeka l’indomptable. Du révolutionnaire, pour sûr !</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Et plus si affinités</b></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Vous pouvez écouter/acheter l’EP <em>Showgirl – The Play</em>  sur <a href="https://rebekawarrior.bandcamp.com/album/showgirl-the-play-original-soundtrack-recording" target="_blank" rel="noopener">la page Bandcamp de Rebeka Warrior</a>.</span></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Cannabis : le frisson du danger, de la transgression</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/serie-cannabis/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 19 May 2021 14:51:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Séries]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Décidément la came fait vendre, surtout de la série. Cannabis s’ajoute à la longue liste de fictions dédiées à ce brûlant sujet pour nous conter les mésaventures de Shams au pays des narcotrafiquants. Un sujet largement exploré mais que Lucie Berloteau traite avec suffisamment de finesse pour ne pas nous lasser, bien au contraire. Nœud de vipères Shams donc, fils de Yassine, un gangster parti au placard depuis 15 ans...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/05/5294401eff48d7a5bc1379631de05b20_opt.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-33839 size-full" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/05/5294401eff48d7a5bc1379631de05b20_opt.jpg" alt="affiche série cannabis" width="408" height="600" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/05/5294401eff48d7a5bc1379631de05b20_opt.jpg 408w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/05/5294401eff48d7a5bc1379631de05b20_opt-196x288.jpg 196w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/05/5294401eff48d7a5bc1379631de05b20_opt-336x494.jpg 336w" sizes="auto, (max-width: 408px) 100vw, 408px" /></a></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Décidément la came fait vendre, surtout de la série. <i>Cannabis</i> s’ajoute à la longue liste de fictions dédiées à ce brûlant sujet pour nous conter les mésaventures de Shams au pays des narcotrafiquants. Un sujet largement exploré mais que Lucie Berloteau traite avec suffisamment de finesse pour ne pas nous lasser, bien au contraire.</span></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Nœud de vipères</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Shams donc, fils de Yassine, un gangster parti au placard depuis 15 ans pour un braco qui a mal tourné ; Shams, neveu de Farid parti dealer de la pute et de la came en Andalousie. Farid qui vient justement de disparaître on ne sait trop comment, et dont son épouse, la belle et candide Anna, découvre soudain les activités illicites … et les dettes faramineuses. Parmi les mécontents, le très cultivé et redoutable El Féo, qui compte bien récupérer le fric que Farid lui devait. </span><span style="color: #000000;">Et Morphée gros dealer francilien qui a monté son juteux business dans la cité où Shams vit avec sa grand-mère. Shams qui bosse pour Morphée et assure la liaison Paris-Marbella-Paris pour ravitailler son boss avec l’aide de son oncle. Le tout depuis chez sa mémé qui ne supporte plus la main mise des dealers sur sa cité, et compte bien faire le ménage avec l’aide d’une jeune maire idéaliste. Cette dernière va d’ailleurs vite comprendre et à ses dépends qu’elle ne va pas pouvoir agir comme elle l’entend.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000; background-color: #ff00ff;"><strong>A lire également :</strong></span>  <strong><a href="https://www.theartchemists.com/dos-mur-gomorra-danoise/" rel="bookmark">Dos au mur : Gomorra à la danoise</a></strong></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Zones d’ombre et de lumière</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Bref un bon gros nœud de vipères qui vont se bouffer entre elles avec plusieurs objectifs :</span></p>
<ul>
<li><span style="color: #000000;">savoir ce qu’est vraiment devenu Farid</span></li>
<li><span style="color: #000000;">retrouver le stock de beuh qui a disparu avec lui</span></li>
<li><span style="color: #000000;">continuer à vivre et faire du fric sans ce maillon dont l’absence fiche un merdier considérable … et déclenche une réaction en chaîne aussi révélatrice que meurtrière.</span></li>
</ul>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Trépidant, <i>Cannabis</i> nous coince dés les premières secondes dans un scénario haletant qui repose en grande partie sur les zones d’ombre et de lumière des protagonistes. Car dans cette histoire, personne n’est ou tout noir ou tout blanc. Beaucoup, beaucoup de gris chez ces héros dissimulant leur part d’humanité sous un vernis d’assurance qui craque de toute part. Tous vont devoir faire leur deuil : d’une personne aimée, d’un statut social, d’une perception de soi-même … et c’est là que réside l’immense et magnifique surprise de cette série.</span></p>
<p><iframe loading="lazy" title="Cannabis | Série Fiction | ARTE" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/-NNbxVXlwDc?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Profils atypiques</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Les acteurs y sont pour beaucoup qui doivent composer ces profils atypiques :<span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;"> citons entre autres </span></span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">Christophe Paou </span></span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">en gros dur qui cache des amours homos illicites en milieu narco ultra-machiste, Kate Moran qui va passer du stade de l’épouse innocente bien dans sa petite vie confortable de bourgeoise au statut de mafiosa intraitable, Jean-Michel Correia en vieux taulard fatigué qui retrouve son amour de jeunesse, Pedro Casablanc en psychopathe aussi féroce que racé … </span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">Bref un casting trié sur le volet pour créer le relief de personnages très riches émotionnellement … et qui doivent composer avec une situation sismique : </span></span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">la perturbation d</span></span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">es interdépendances </span></span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">propres aux</span></span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;"> schémas d’approvisionnement et de diffusion de la drogue entre le Maroc, l’Espagne et l</span></span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">es cités de quartier. Une opportunité en or que saisissent avec beaucoup de flair et de nuance les scénaristes Hamid Hlioua, Clara Bourreau … et une certaine <a href="https://www.theartchemists.com/trilogie-roman-vera-cabral-psychiatre-urgence/" target="_blank" rel="noopener">Virgine Brac</a> à qui l’on doit l’héroïne hors normes Véra Cabral et l</span></span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">es</span></span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;"> polars qui comptent ses exploits. </span></span></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;"><span style="color: #000000; background-color: #ff00ff;"><strong>A lire également :</strong></span>  </span></span></span><strong><a href="https://www.theartchemists.com/valide-rap-art-combat/" rel="bookmark">Validé : le rap est un art de combat</a></strong></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">A</span></span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">u finish, </span></span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;"><i>Cannabis</i></span></span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;"> offre une petite tragédie des êtres sur fond de narcotrafic, de survie sociale et de révélation des caractères. Ce n’est pas pour rien que le très brutal « La mort sur le dancefloor » scandé par Rebeka Warrior sur les bits endiablés de Vitalic conclut ces épisodes : « Mors vita magnit facit », ce qui en gros revient à dire que la mort magnifie la vie. C’est justement cette étincelle qui anime chaque personnage, cette excitation, ce frisson du danger, de la transgression. La série en fait état de manière particulièrement juste. C’est à la fois brillant et bien trop court. Tourné en 2016, cette première saison n’a pas eu de suite. On le déplore grandement. Qui sait ? Un jour peut-être ?</span></span></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><b><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">Et plus si affinités</span></span></b></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">Vous pouvez visionner <a href="https://www.arte.tv/fr/videos/RC-020922/cannabis/" target="_blank" rel="noopener">la série </a></span></span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;"><i>Cannabis</i></span></span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;"> sur ARTE.</span></span></span></p>
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		<title>Album : Mansfield.TYA – Monument ordinaire – Warriorrecords &#8211; 2021</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/album-mansfield-tya-monument-ordinaire-warriorrecords-2021/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Dauphine De Cambre]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Feb 2021 16:07:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>1er mars 2020 : Libération publie une tribune signée Virginie Despentes. Un crachat bien senti à la face du patriarcat conclu par le désormais célèbre  « on se lève et on se casse ». Une décision érigée en principe esthétique par le duo Mansfield.TYA qui affirme toujours plus sa talentueuse indépendance avec ce 5eme nagnifique album intitulé Monument ordinaire. Refuser la fatalité Désespérance assumée, poésie de l’amour perdu, abandon de l’être dévoré par...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/02/131871363_5401358016603646_3284725026009801348_n-e1614096358712.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-33499" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/02/131871363_5401358016603646_3284725026009801348_n-494x494.jpg" alt="pochette de l'album Monument ordiinaire de Mansfield.TYA" width="494" height="494" /></a></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">1<sup>er</sup> mars 2020 : <i>Libération</i> publie une tribune signée Virginie Despentes. Un crachat bien senti à la face du patriarcat conclu par le désormais célèbre  « <i>on se lève et on se casse</i> ». Une décision érigée en principe esthétique par le duo <a href="https://www.theartchemists.com/trouvaille-mansfield-tya/">Mansfield.TYA</a> qui affirme toujours plus sa talentueuse indépendance avec ce 5eme nagnifique album intitulé <i>Monument ordinaire</i>.</span></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Refuser la fatalité</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Désespérance assumée, poésie de l’amour perdu, abandon de l’être dévoré par la passion qui s’accroche au souffle de l’Autre … Rebeka Warrior et Carla Pallone déroulent ces 12 compositions comme autant d’odes à la destruction de l’être, seul ou à deux. Une destruction flamboyante, élégante, absolue … mais pas forcément irrémédiable.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">De-ci de-là, une lumière, une porte entrouverte, un souffle d’air frais viennent alléger cette atmosphère funèbre … ainsi qu’une colère à fleur de peau. Un refus de la fatalité. Préférer s’auto-dissoudre volontairement que subir le poids du destin. Et croire parfois que tout peut arriver : « ô mon amour, accrochons-nous, les rafales ne détruisent pas tout. »</span></p>
<p><iframe loading="lazy" title="Mansfield.TYA - Auf Wiedersehen (official video)" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/-GZ8jX0gfxM?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Une pulsion dark wave</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Un peu d’espoir : une éclaircie même fugace dans les sombres cieux qui écrasent d’ordinaire nos deux héroïnes, adeptes d’un romantisme noir alourdi de percussions fatales, strié d’envolées baroques, de violons rageurs. Un peu d’amour aussi, tranquille, peut-être heureux qui sait ? Au son d’un piano sage, comme une chanson enfantine, une déclaration d’amour adolescente.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">A peine maladroite, profondément sincère. Chérubin se déclarant à la comtesse, Radiguet le diable au corps, Sapho éperdue … « Une danse de mauvais goût » … et sa synthétique antithèse « Le sang dans mes veines ». Une pulsion dark wave qui anime l’album comme une réaction enchaîne. Un héritage de l’expérience Kompromat ? Une continuité du terrible <a href="https://www.theartchemists.com/album-mansfield-tya-corpo-inferno-vicious-circles-2015/">« La nuit tombe »</a> ?</span></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Menaçantes ritournelles</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Allez savoir avec ces deux diablesses, qui mêlent français, allemand, italien dans ces ritournelles aux titres menaçants comme un caprice d’enfant bipolaire. Pour les accompagner dans ce voyage vocal, Odezenne et FanXao de Bérurier Noir, voix masculines très caractéristiques, qui rappellent que le tourment amoureux n’a pas de genre.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Et pour composer l’artwork symbolisant ce nouveau périple mélodique, Théo Mercier et Erwan Fichou qui enfouissent notre duo dans des sables mouvants, comme si la Winnie d’<em>Oh les beaux jours</em> de Becket avait enfin trouvé une sœur de souffrance avec qui dialoguer et retrouver son âme, sa rage, sa raison d’être et d’aimer, même si ça fait mal.</span></p>
<p><span style="color: #000000;"><b>Et plus si affinités</b></span></p>
<p><a href="https://www.warriorecords.com/releases">https://www.warriorecords.com/releases</a></p>
<p><a href="https://www.diggersfactory.com/vinyl/229857/mansfieldtya-monument-ordinaire-limited-white-edition">https://www.diggersfactory.com/vinyl/229857/mansfieldtya-monument-ordinaire-limited-white-edition</a></p>
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