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	<title>matt damon</title>
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		<title>Monuments Men : il faut sauver le soldat Michel-Ange</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/film-monuments-men/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 Nov 2021 08:54:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Monuments Men : le film de Georges Clooney relate une facette peu connue, mais essentielle de la Seconde Guerre Mondiale, à savoir l’action de la Commission Roberts, chargée par Roosevelt de retrouver et/ou protéger les œuvres d’art et le patrimoine culturel menacés par les nazis. Une course-poursuite débridée Quelque 350 hommes et femmes originaires de 13 pays furent mobilisés pour assurer ce vaste chantier, souvent au péril de leur vie,...</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/11/image.jpeg"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="494" height="494" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/11/image-494x494.jpeg" alt="affiche du film Monuments men de George Clooney" class="wp-image-34389" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/11/image-494x494.jpeg 494w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/11/image-288x288.jpeg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/11/image-188x188.jpeg 188w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/11/image-70x70.jpeg 70w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/11/image.jpeg 600w" sizes="(max-width: 494px) 100vw, 494px" /></a></figure>



<p style="text-align: justify;"><em>Monuments Men</em> : le film de Georges Clooney relate une facette peu connue, mais essentielle de la Seconde Guerre Mondiale, à savoir l’action de la Commission Roberts, chargée par Roosevelt de retrouver et/ou protéger les œuvres d’art et le patrimoine culturel menacés par les nazis.</p>
<p><iframe title="Monuments Men : Bande-annonce [Officielle] VOST HD" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/JQ0AX_90BaQ?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<h2>Une course-poursuite débridée</h2>
<p style="text-align: justify;">Quelque 350 hommes et femmes originaires de 13 pays furent mobilisés pour assurer ce vaste chantier, souvent au péril de leur vie, puisque, directeurs de musées, historiens, artistes ou restaurateurs, certains furent amenés à agir sur le terrain au cœur même des opérations militaires, dans une Europe bombardée en voie de <a href="https://www.theartchemists.com/?s=lib%C3%A9ration&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank" rel="noopener">libération</a>. </p>
<p style="text-align: justify;">Vaste épopée qui interroge la valeur de l’art et de la culture : le sauvetage d’un tableau de maître vaut-il une vie ? Oui, répondent ces hommes et ces femmes qui travaillèrent de toutes leurs forces et de toute leur passion à préserver ces chefs-d&rsquo;œuvre qu’<a href="https://www.theartchemists.com/?s=Hitler&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank" rel="noopener">Hitler</a>, vaincu, comptait bien détruire dans sa chute.</p>
<p style="text-align: justify;">Le long métrage de Clooney ne peut restituer l’ampleur de cette aventure, aussi en rend-il partiellement compte au travers du parcours de 7 d’entre ces « monuments men », amenés à traquer les œuvres volées et cachées par les occupants. Une course-poursuite débridée pour contrer les désirs de destruction des fascistes et l’avidité des Soviétiques, désireux de faire main basse sur ces trésors.</p>
<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="BTzp7RHa4J"><a href="https://www.theartchemists.com/film-femme-tableau/">La Femme au tableau : histoire exemplaire d&rsquo;un combat justifié</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Femme au tableau : histoire exemplaire d&rsquo;un combat justifié » &#8212; The ARTchemists" src="https://www.theartchemists.com/film-femme-tableau/embed/#?secret=oYmuXZt7g5#?secret=BTzp7RHa4J" data-secret="BTzp7RHa4J" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<h2 style="text-align: justify;">Protéger la civilisation</h2>
<p style="text-align: justify;">Devant la caméra, un casting d’envergure : George Clooney, <a href="https://www.theartchemists.com/?s=matt+damon&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank" rel="noopener">Matt Damon</a>, Bill Murray, Jean Dujardin, John Goodman, Cate Blanchett, Hugh Bonneville, Bob Balaban, Dimitri Leonidas pour interpréter un scénario inégal, souvent drôle, quelquefois tragique, aux répliques parfois un peu trop plates. C’est qu’il est difficile de rendre compte dans son entière intensité de cette épopée qui aurait mérité une approche sérielle à la <a href="https://www.theartchemists.com/cinema-hannah-arendt-dissequer-la-banalite-du-mal/" target="_blank" rel="noopener"><i>Band of Brothers</i></a>. </p>
<p style="text-align: justify;">Néanmoins, il convient de ne pas faire l’économie de ce film, car il se veut hommage autant que mémoire d’une mission de civilisation. On y retrouve les thématiques à l’œuvre dans les films <a href="https://www.theartchemists.com/cinema-hannah-arendt-dissequer-la-banalite-du-mal/" target="_blank" rel="noopener"><em>Hannah Arendt</em> </a>et <a href="https://www.theartchemists.com/la-voleuse-de-livres-farenheit-451-a-rebours/" target="_blank" rel="noopener"><em>La voleuse de livres</em></a>, qui questionnent le rôle de l’intellectuel et de la transmission du savoir dans ces périodes hostiles. Le fait est que le temps a ignoré les Monuments Men et leur combat considéré comme dérisoire en regard du bilan humain du conflit, atroce. </p>
<p style="text-align: justify;">Protéger ces fruits de l’imagination et de la créativité de la sauvagerie barbare et de l’obscurantisme : avec ce sujet, Georges Clooney fait acte de mémoire. La chose est appréciable. De fait, ses acteurs ont su retranscrire la perte absolue que ressent tout humaniste devant la destruction d’une création artistique, cette fierté totale et humble d’avoir su soustraire à la bêtise fanatique des beautés absolues qui constituent le socle même de notre civilisation.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
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		<title>Le Mans 66 : make Ford great again !</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/film-mans-66-ford/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Jan 2020 12:12:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Sports]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans la famille cinématographique « Vroumvroum Pouetpouet », je demande Le Mans 66. Appuyé par le tandem Matt Damon/Christian Bale, le film de de James Mangold retrace comment Carroll Shelby et Ken Miles ont gagné cette course mythique pour le compte de Henry Ford II, tout cela au nez et à la barbe de Ferrari qui dominait jusqu’alors dans ce domaine. L’esprit de L’Étoffe des héros Interprétation virile, challenges, bagarres, ingénieurs passionnés...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2020/01/le-mans-66-e1578485401565.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-32232 size-full" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2020/01/le-mans-66-e1578485401565.jpg" alt="" width="600" height="600" /></a></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Dans la famille cinématographique « Vroumvroum Pouetpouet », je demande <i>Le Mans 66</i>. Appuyé par le tandem Matt Damon/Christian Bale, le film de de James Mangold retrace comment Carroll Shelby et Ken Miles ont gagné cette course mythique pour le compte de Henry Ford II, tout cela au nez et à la barbe de Ferrari qui dominait jusqu’alors dans ce domaine.</span></p>
<h2 class="western"><span style="color: #000000;">L’esprit de <i>L’Étoffe des héros</i></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Interprétation virile, challenges, bagarres, ingénieurs passionnés vs commerciaux avides, dépassement de soi, ivresse des circuits, folie de la vitesse … l’esprit de <i>L’Étoffe des héros</i> n’est pas loin, ce qui n’est pas totalement usurpé puisque Shelby et Miles ont largement porté le rêve américain à la sauce Trente Glorieuses, entre belle bagnole et conquête technologique. Autant dire donc que <i>Le Mans 66</i> va ravir les amateurs, avec à la clé plusieurs modèles historiques, <em>Porsche Speedster, Ferrari, et bien sûr </em>AC Shelby Cobra et <em>Ford</em> GT40, automobile emblématique qui fait du reste l’objet d’une vente orchestrée par Mecum Auctions, attisant ainsi la convoitise des collectionneurs qui devront débourser entre 275 000 et 325 000 dollars (c’est une estimation de base, le prix devrait grossir avec les enchères) pour acquérir ce bijou. Et il ne s’agit que d’une réplique, imaginez le prix d’une voiture d’origine.</span></p>
<h2 class="western"><span style="color: #000000;">Les vraies stars du film</span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">En fait, les vraies stars du film, ce sont elles. Ce sont elles qui fascinent les fans, qui font grimper la côte du film, qui prennent de la valeur également en passant devant l’objectif. Pourquoi ? Car elles représentent un chapitre important dans l’histoire de Ford et de l’économie américaine. En racontant l’aventure des deux pilotes, Mangold retrace en fait un tournant majeur dans la stratégie marketing de la firme automobile. Vous voulez prendre un cours accéléré sur les enjeux vitaux du secteur dans les années 60 ? Vous regardez <i>Le Mans 66</i> et vous allez tout comprendre : la concurrence italienne et européenne bien sûr, mais aussi et surtout les nouveaux insights qui animent une cible plus jeune, qui recherche la vitesse, la puissance, l’élégance … ce que Ford est infichu de proposer, malgré la Mustang, dévissant donc au niveau des ventes.</span></p>
<p><iframe loading="lazy" title="Le Mans 66 | Nouvelle Bande-Annonce [Officielle] VOST HD | 2019" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/2-earOG0OMA?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<h2 class="western"><span style="color: #000000;">Changer l’image de la boite</span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">D’où une remontée de bretelles en règle opérée par un Henry Ford II furibard, qui menace toute son équipe, mécanos compris, de prendre la porte si le chiffre d’affaire ne remonte pas rapido (une invention du scénar). D’où l’idée de noyauter les courses automobiles du Vieux Continent pour changer l’image de la boite, mettre en avant les capacités d’innovation d’une entreprise réputée ancestrale et neutraliser les rivaux italiens et anglais sur leur terrain. Le scénario signé par les frères Butterworth adapte le livre <i>Go Like Hell: Ford, Ferrari, and Their Battle for Speed and Glory at Le Mans</i> d&rsquo;A. J. Baime. On est sur une base solide ; romancée, aménagée, l’intrigue ne cache guère les ressorts commerciaux à l’œuvre dans cette vaste opération où l’exploit sportif et technologique, indéniable, sert de plaquette de pub à une industrie qui veut se régénérer.</span></p>
<h2 class="western"><span style="color: #000000;">Make Ford great again</span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Encore et toujours. Car la problématique évoquée dans le film perdure : concurrence étrangère, mais aussi alternative de l’hybride et de l’électrique, question environnementale … Ford version 2019 ne se porte pas forcément bien, détricotant sa présence en Europe à grand coup de licenciements et de fermetures d’usines, privilégiant l’utilitaire au particulier. Bref il y a plus glorieux, surtout quand dans la même période, un certain Donald Trump conquiert la Maison Blanche en tonnant : « Make America great again ». Et Ford par la même occasion ? De là à se demander si Le Mans 66 n’a pas un petit côté film institutionnel, il n’y a qu’un pas. Ce ne serait pas la première fois qu’Hollywood roucoule avec les lobbies, dixit sa belle love story avec l’armée, dont nous avons traité dans un autre article (ça vaut aussi pour le tabac ou les armes). L’occasion fait le larron, le scénario également. Et vive le placement produit qui porte haut le blason de l’enseigne en mettant ces modèles mythiques en situation.</span></p>
<h2 class="western"><span style="color: #000000;">Branded entertainment</span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Difficile de ne pas évoquer ici la bonne vieille technique du branded entertainment, « contenu dérivé de l’industrie du divertissement dans lequel une marque est impliquée » merci e-marketing.fr. Procédé particulièrement efficace qu’un Edward Bernays a généré dans le sillage du mémorable et fondateur <i>Propaganda</i>. Je serais curieuse de savoir comment les studios de la 20th Century Fox et Ford ont dealé pour accoucher de ce film particulièrement positif en terme d’image de marque. Le titre anglais n’est-il pas <i>Ford vs. Ferrari</i>, ce qui est beaucoup plus direct et clair que le nom de baptême de l’adaptation française ? Ce qui ne gâche en rien la qualité du spectacle, et donne furieusement envie d’appuyer sur le champignon. C’est peut-être d’ailleurs le but ultime de ce récit tout en muscles, en V8 et en rock’n’roll (ah le subtil passage du rockabilly au garage rock avec le sacro-saint « Have love, will travel » de <a href="https://www.theartchemists.com/the-sonics/">The Sonics</a>, toute une époque) !</span></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;">Attiser les envies d’achat</span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Nostalgie d’un temps révolu, où on pouvait tracer la route, polluer, bouffer de la merde, fumer, rouler des biceps … où un mec pouvait être un mec, merde !!!! <i>Bullit</i>, <i>Le Mans</i> … la silhouette de <a href="https://www.theartchemists.com/steve-mcqueen-style-morcellement-dun-mythe-cinematographique/">Steve McQueen</a>, nonchalante et ironique … un levier parfait pour attiser les envies d’achat. Vous pensez que j’exagère ? Et <i>Les Stagiaires</i>, véritable ode à Google boostée par Vince Vaughn et Ower Wilson en clowns de service convertis aux joies du monstre des GAFA, quitte à légitimer un système de sélection d’une férocité incroyable sous couvert de comédie geek bon teint ? Un exemple parmi tant d’autres. Il existe des bouquins entiers sur le sujet, on trouve des articles en pagaille sur cette méthode de noyautage de la prod cinématographique ou télévisuelle. Que retenir de tout ça ? Ne plus visionner de films ? Ce serait dommage car <i>Le Mans 66</i> est prenant et offre un excellent divertissement. Mais c’est bien de savoir ce qu’il y a en substance derrière. Un spectateur averti en vaut deux.</span></p>
<p><span style="color: #000000;"><b>Et plus si affinités</b></span></p>
<p><a href="https://www.foxmovies.com/movies/ford-v-ferrari">https://www.foxmovies.com/movies/ford-v-ferrari</a></p>
<p><a href="https://www.facebook.com/FordvFerrari/">https://www.facebook.com/FordvFerrari/</a></p>
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		<title>Ma Vie avec Liberace : Chopin in furs sous les candélabres !!!</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/ma-vie-avec-liberace-chopin-in-furs-sous-les-candelabres/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 Mar 2018 11:37:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« There’s no business like show business » clame la chanson. Strass, plumes, paillettes, tournées, public en délire, groupies enamourées … on se laisse facilement embarquer dans cette dolce vita de façade. C’est ainsi que le jeune et innocent Scott Thorson va tomber tout cuit dans les draps de Liberace, ébloui par la prestance glorieuse du célèbre pianiste. Leur idylle durera cinq ans, Scott y laissera pas mal de plumes, mais en...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2018/03/ma-vie-avec-liberace.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-30479 size-large" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2018/03/ma-vie-avec-liberace-494x494.jpg" alt="" width="494" height="494" /></a></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">« There’s no business like show business » clame la chanson. Strass, plumes, paillettes, tournées, public en délire, groupies enamourées … on se laisse facilement embarquer dans cette dolce vita de façade. C’est ainsi que le jeune et innocent Scott Thorson va tomber tout cuit dans les draps de Liberace, ébloui par la prestance glorieuse du célèbre pianiste. Leur idylle durera cinq ans, Scott y laissera pas mal de plumes, mais en fera un best seller, <i>Behind the candelabra</i>, qui inspirera à Steven Soderberg un téléfilm flamboyant, <i>My life with Liberace</i>.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><i>Ma Vie avec Liberace</i>, donc. Un conte de fée homo, qui va très vite glisser dans le glauque, car le grand artiste est pour le moins complexe. Capricieux, égocentrique, dévorateur, obsédé sexuel, nous le voyons doucement phagocyter la vie de ce jeune amant ébloui, tout frais sorti de sa campagne, et nullement armé pour affronter les rigueurs de l’industrie du spectacle, encore moins le caractère tortueux de cette star adulée. Le pauvre Scott, après avoir été habillé en mode Liberace, découvre les drogues dont son compagnon raffole avant de subir les opérations chirurgicales nécessaires pour ressembler à l’artiste.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Épris, jaloux, Scott ne recule devant pour satisfaire l’homme qui l’aime, en dépit de l’écart d’âge et d’origine. Mais en vain. Doucement, sûrement, le couple se délite, la star se lasse, jette son dévolu sur un autre, et Scott malgré tous ses efforts sera expulsé de cette existence aussi vite qu’il y aura pénétrer. Pincement au cœur devant cette montagne d’égoïsme, la violence d’une relation qu’on voit se détériorer progressivement, dont on sait dés le début qu’elle est promise à l’échec. Scott n’a-t-il pas été prévenu par l’ex-amant dont il a pris la place, au moment où celui-ci est fichu à la porte ?</span></p>
<p><iframe loading="lazy" title="MA VIE AVEC LIBERACE I Bande-annonce" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/fVPmVBkD0Yc?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Dés le début donc, Soderberg annonce la couleur, c’est d’une séparation qu’il s’agit, qui conclut une vie à deux qui est en fait une vie avec Liberace. L’amant de rencontre devient un compagnon fidèle, un soutien, un double, un enfant, un esclave. Et c’est cette relation de domination que le réalisateur de Sexe, mensonges et vidéo autopsie patiemment, plaçant de loin en loin les indices de la tension, de la décomposition affective. Le tout prend corps dans une Amérique seventies, où l’homosexualité commence à peine à s’imposer. Liberace, jamais, n’admettra préférer les garçons. Pire, il s’inventera des idylles avec des chanteuses et des actrices pour camoufler ses attirances.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Par ailleurs véritable bête de scène, il sacrifie tout à cet art qui l’a propulsé au rang de vedette internationale, a construit sa fortune, fait de lui un people. Et semble lui donner tous les droits y compris celui de séduire, d’accaparer et d’abandonner, en reprenant ce qu’il a donné. Pour planter pareille personnalité, il fallait une carrure, que Soderberg détecte chez Michael Douglas. Et il faut dire qu’il a visé très juste, car sa prestation est proprement ahurissante, jusque dans la voix, le port de tête, la manière de poser les mots, les souffles. Face à ce monument, Matt Damon compose un Scott Thorson dépassé par ses sentiments, emporté par ce tsunami emplumé.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Le duo est époustouflant, du début à la fin, jusque dans les affrontements, les crises de jalousie, les élans amoureux, les pires vacheries que peuvent se dirent deux amoureux en colère, le tout dans des costumes resplendissants signés Ellen Mirojnick, des décors féeriques et grandiloquents de m’as-tu vu. La passe d’armes met rapidement en évidence la dureté de la société américaine, hypocrite, menée par l’argent, où l’on s’autorise à tout acheter, y compris les sentiments et leur avortement, où la célébrité permet toutes les outrances, mais certainement pas l’honnêteté du cœur.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Bref c’est du biopic explosif que Soderberg réalise ici, dirigeant un binôme d’acteurs qu’il connaît bien, apprécie, avec qui il a l’habitude de tourner. Et cela se sent, la confiance est là, l’abandon, l’énergie, le rythme, la tension, une forme de démesure, qui restitue une existence, un expérience amoureuse, une époque avec une précision chirurgicale et un sens particulièrement maîtrisé du drame.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Et plus si affinités</b></span></p>
<p align="justify"><a href="http://www.arpselection.com/category/tous-nos-films/comedie-dramatique/ma-vie-avec-liberace-163.html#bande-annonce">http://www.arpselection.com/category/tous-nos-films/comedie-dramatique/ma-vie-avec-liberace-163.html#bande-annonce</a></p>
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