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	<title>margot robbie</title>
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		<title>Babylon : le cinéma, riche d’opportunités et de mises à mort</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/film-babylon/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Feb 2023 11:41:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Revenir aux racines, en montrer l’incroyable prolixité, les dangers, les merveilles, les excès&#160;: avec Babylon, Damien Chazelle passe le berceau du cinéma moderne au crible et cela fait très mal, car c’est très juste, pour ne pas dire prophétique ? Tournages et orgies 1926&#160;: Hollywood n’est encore qu’un désert. Un désert où on tourne avec [&#8230;]</p>
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<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/02/Devenez-un-pro-du-design-en-quel21.jpg"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/02/Devenez-un-pro-du-design-en-quel21.jpg" alt="" class="wp-image-35556" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/02/Devenez-un-pro-du-design-en-quel21.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/02/Devenez-un-pro-du-design-en-quel21-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/02/Devenez-un-pro-du-design-en-quel21-494x395.jpg 494w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></a></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p class="wp-block-paragraph">Revenir aux racines, en montrer l’incroyable prolixité, les dangers, les merveilles, les excès&nbsp;: avec <em>Babylon</em>, <a href="https://www.theartchemists.com/?s=Damien+Chazelle" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Damien Chazelle</a> passe le berceau du cinéma moderne au crible et cela fait très mal, car c’est très juste, pour ne pas dire prophétique ?</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe hcb-fetch-image-from="https://youtu.be/-LANiBNlOJ4" title="BABYLON - BANDE-ANNONCE VOST [Actuellement au cinéma]" width="1080" height="608" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen consent-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/-LANiBNlOJ4?feature=oembed" consent-required="39300" consent-by="services" consent-id="39301" consent-click-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/-LANiBNlOJ4?feature=oembed&amp;autoplay=1"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Tournages et orgies</h2>



<p class="wp-block-paragraph">1926&nbsp;: Hollywood n’est encore qu’un désert. Un désert où on tourne avec frénésie des dizaines et des dizaines de films muets dans une ambiance survoltée. Quand on ne tourne pas, on se drogue, on boit, on baise. Les orgies s’enchaînent, toutes plus frénétiques les unes que les autres. C’est dans une de ces fêtes dantesques que se croisent les différents personnages de cette fresque prenante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un acteur célèbre qui change de femme comme de chemise, une jeune provinciale désireuse de crever l’écran, un petit assistant mexicain qui veut vivre la magie des tournages, une critique à la plume acérée, une petite chanteuse chinoise, un trompettiste de jazz, tous sont emportés dans cette démence. Certains ne s’en sortiront pas.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car le tournant du cinéma parlant est amorcé, un progrès qui en annonce bien d’autres, et qui va en laisser pas mal sur le carreau. Tandis que Los Angeles attire malfrats, macs, dealers et autres voyous sans scrupule bien décidés à exploiter cette manne juteuse, quitte à encourager les pires vices, l’industrie du cinéma se durcit, sans pitié pour les faibles, remplaçant les <em>has been</em>, toujours en quête de chair fraîche.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un conte réaliste</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Beaucoup ont critiqué les excès dépeints dans cette saga pour le moins punchy&nbsp;; il faut dire que Chazelle ne nous épargne rien, plus il déroule son récit, plus ses personnages se perdent dans les méandres d’une ville dévoratrice qui n’a rien à envier avec son mythique modèle. Scatologique, pervers, ce conte est pourtant des plus réalistes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il suffit de parcourir les pages d’<em><a href="https://www.theartchemists.com/kenneth-anger-hollywood-babylone-cinema/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Hollywood Babylone</a></em> de Kenneth Anger ou la bibliographie de <a href="https://www.theartchemists.com/?s=james+ellroy" target="_blank" rel="noreferrer noopener">James Ellroy</a> pour s’en convaincre. Les actrices <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Clara_Bow" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Clara Bow</a> et <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Anna_May_Wong">Anna May Wong</a>, les acteurs <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/John_Gilbert_(actor)" target="_blank" rel="noreferrer noopener">John Gilbert</a> et <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Douglas_Fairbanks" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Douglas Fairbanks</a>, le directeur de studio Rene Cardona, le réalisateur Enrique Vallejo ont ainsi servi de modèles aux différents personnages, parmi lesquels se glissent de véritables figures de l’époque.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’énergique producteur Irving Thalberg qui gérait la MGM, le redoutable milliardaire William Randolph Hearst qui finançait le milieu, Chazelle, qui a effectué des années de recherche avant de façonner son scénario, se réfère à plusieurs personnalités de cette période, tout comme il multiplie les références cinématographiques. <em>Singin’ in the rain</em> bien sûr dont on voit plusieurs séquences, mais aussi <em>Le Chanteur de jazz</em>, <em>Metropolis</em>…</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>À lire également :</strong></p>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="https://www.theartchemists.com/hollywood-coup-pied-fourmiliere-cinema/">Hollywood : et si on foutait un coup de pied dans la fourmilière du cinéma ?</a></li>



<li><a href="https://www.theartchemists.com/film-once-upon-a-time-hollywood/">Once upon a time in Hollywood&nbsp;: il était une fois un conte de fée cinématographico-uchronique</a></li>



<li><a href="https://www.theartchemists.com/livre-mafia-hollywood/">La Mafia à Hollywood&nbsp;: James Ellroy avait raison&nbsp;!</a></li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading">De l’inventivité aux contraintes</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Très pointilleux quant aux décors, aux costumes et à la musique, Chazelle joue avec nos nerfs. Si la première partie du film est complètement délirante (la découverte des studios Kinoscope est en soi un moment d’anthologie), le ton change au fur et à mesure que se profile la mutation du parlant. Tandis que les maisons de production érigent de véritables villes pour produire du film sonore en série, l’inventivité des débuts fait place à des contraintes parfois contradictoires, une réglementation de plus en plus dure.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est l’occasion pour le réalisateur de questionner les limites ténues entre business, créativité et art avec par exemple, ce moment magique où, dans un chaos indescriptible, on cherche à capter la lumière dans l’unique larme de Nellie LaRoy. <em>Babylon</em> possède ainsi une profondeur, une vibration portée par un casting pour le moins concerné. <a href="https://www.theartchemists.com/?s=Brad+Pitt" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Brad Pitt</a>, <a href="https://www.theartchemists.com/?s=Margot+Robbie" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Margot Robbie</a>, Jean Smart, Li Jun Li, Diego Calva… si tous se prennent au jeu de cette hystérie, tous sont aussi concernés par les remous de l’industrie. Tous sont menacés d’être éradiqués un jour, remplacés par des IA moins couteuses, plus productives et malléables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, sous ses dehors provocateurs, <em>Babylon</em>, en évoquant le berceau du cinéma, interroge le devenir de la profession, frappée de plein fouet par les ogres <a href="https://www.theartchemists.com/?s=Netflix" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Netflix</a> et consort, qui étouffent la diffusion en salle, formatent scénarios et esthétique pour un maximum de rendement, entravent le fonctionnement du cinéma indépendant. Quant à l’émergence de l’intelligence artificielle, elle est déjà en train de prendre la place de l’humain. Un nouveau tournant riche d’opportunités et de mises et à mort.</p>
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		<item>
		<title>I, Tonya : Gervaise on ice ?</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/i-tonya-gervaise-on-ice/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Aug 2022 04:24:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Sports]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Zoom ce jour sur le très énergique I, Tonya signé Steven Rogers au scenar et Craig Gillepsie à la real. Un film qu&#8217;on peut qualifier de gifle cinématographique en pleine face ! Le portrait d&#8217;une nana hors du commun Je passe sur le biopic racontant le parcours de la patineuse Tonya Harding depuis une enfance [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2019/01/tonya.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-31366 size-full" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2019/01/tonya-e1660119534639.jpg" alt="" width="600" height="600" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Zoom ce jour sur le très énergique <em>I, Tonya</em> signé Steven Rogers au scenar et Craig Gillepsie à la real. Un film qu&rsquo;on peut qualifier de gifle cinématographique en pleine face !</span></p>
<p><iframe loading="lazy" hcb-fetch-image-from="https://youtu.be/BbM9zJKbzX0" title="MOI,TONYA - avec Margot Robbie - Bande-Annonce VOST" width="1080" height="608" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen consent-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/BbM9zJKbzX0?feature=oembed" consent-required="39300" consent-by="services" consent-id="39301" consent-click-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/BbM9zJKbzX0?feature=oembed&amp;autoplay=1"></iframe></p>
<h2><strong><span style="color: #000000;">Le portrait d&rsquo;une nana hors du commun</span></strong></h2>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Je passe sur le biopic racontant le parcours de la patineuse Tonya Harding depuis une enfance malheureuse chapeautée par une mère bourreau jusqu&rsquo;à l&rsquo;affaire Kerrigan qui lui a coûté sa carrière pour me concentrer sur ce portrait de nana hors du commun. La question au final n&rsquo;est pas de savoir si l&rsquo;athlète a trempé dans l&rsquo;agression de sa rivale ; on ne saisira jamais vraiment qui a fait quoi ; en confrontant les témoignages de Tonya, de son mari, de sa mère et de leur soi-disant complice, le metteur en scène souligne cette opacité, en mode <em>Chacun sa vérité</em> de Pirandello. Il est par contre passionnant de voir cette fille issue du caniveau bosser comme une acharnée pour conquérir la victoire et la reconnaissance, puis la perdre comme une looseuse à la Zola. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Déterminisme social, quand tu nous tiens ? </span><span style="color: #000000;">À ce compte-là, Tonya, c&rsquo;est Gervaise ou Nana qui détruisent ce qu&rsquo;elles accomplissent, car elles portent une trop lourde hérédité de misère. La séquence où la mère de Tonya lui explique qu&rsquo;elle est dure et brutale avec elle parce que sa propre mère l&rsquo;était et que c&rsquo;est ainsi que ça se passe est pour le moins parlante. Et le rêve américain de voler en éclat sur ces belles et atroces paroles. Déchue, interdite de vivre sa passion du patinage, Tonya la battante se reconvertit dans la boxe, antithèse de la grâce et de la beauté. Mais finalement une évolution logique pour cette riot girl qui patinait comme on se bat, privilégiant le rock et la force à la finesse de ballerine de ses consœurs sur glace.</span></p>
<blockquote hcb-fetch-image-from="https://www.theartchemists.com/limites-le-sport-comme-un-martyre/" class="wp-embedded-content" data-secret="Oz1dnkzgwk"><p><a href="https://www.theartchemists.com/limites-le-sport-comme-un-martyre/">Limites : le sport comme un martyre</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Limites : le sport comme un martyre » — The ARTchemists" src="https://www.theartchemists.com/limites-le-sport-comme-un-martyre/embed/#?secret=nupHSyg7kO#?secret=Oz1dnkzgwk" data-secret="Oz1dnkzgwk" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<h2 style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #000000;">Tonya la surdouée, Tonya la maudite</span></strong></h2>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Car la dame reçoit et rend les coups avec la puissance d&rsquo;un poids léger, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse de repousser sa brute de mari ou de s&rsquo;imposer dans un univers qui ne veut pas de cette red neck. Eh oui ! Le patinage, c&rsquo;est pour les petites bourgeoises qui peuvent s&rsquo;acheter des costumes de scène et arrivent aux compets en manteau de fourrure. Tonya a à peine de quoi se payer un anorak et se traîne une mère grossière, qui règle les leçons de sa fille sur ses maigres émoluments de serveuse. Retirée de l&rsquo;école pour pratiquer son sport à outrance comme un singe savant en quêter de médailles, Tonya se heurtera constamment à ce gap social, qu&rsquo;elle ne comblera jamais, malgré l&rsquo;exploit du triple axel. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Une malédiction qu&rsquo;elle se traîne, la Tonya &#8230; et l&rsquo;interprétation de <a href="https://www.theartchemists.com/?s=margot+robbie" target="_blank" rel="noopener">Margot Robbie</a> va dans ce sens. L&rsquo;actrice australienne n&rsquo;y va pas de main morte pour camper ce caractère explosif, en lui apportant des nuances insoupçonnées et assez viriles. Impressionnante, elle donne la réplique à une Allison Janney venimeuse à souhait dans son rôle de mère abusive : toutes deux ont raflé pas mal de prix tout à fait mérités, et il faut bien reconnaître que le film repose sur leurs épaules, prend sens dans cette confrontation constante, d&rsquo;une violence inouïe, qui explique mieux le patinage de cette furie, sa volonté absolue, et éclaire des compétences qu&rsquo;on a voulu étouffer. </span><span style="color: #000000;">Car la question se pose en regardant se dérouler ce récit invraisemblable : et si le monde du patinage avait donné sa chance à cette gamine surdouée ?</span></p>
<blockquote hcb-fetch-image-from="https://www.theartchemists.com/theatre-feminines/" class="wp-embedded-content" data-secret="slrYzJTZOq"><p><a href="https://www.theartchemists.com/theatre-feminines/">Féminines : être une pionnière n’est jamais simple</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Féminines : être une pionnière n’est jamais simple » — The ARTchemists" src="https://www.theartchemists.com/theatre-feminines/embed/#?secret=GZc2tK3zDt#?secret=slrYzJTZOq" data-secret="slrYzJTZOq" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<h2><strong><span style="color: #000000;">Un autre visage de l&rsquo;Amérique</span></strong></h2>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Si on l&rsquo;avait laissé patiner en mode warrior au lieu de la formater pour en faire une énième poupée Barbie qu&rsquo;elle n&rsquo;était résolument pas ? Si on avait joué la carte du rock (big up à la BO), des tenues plus simples, car moins coûteuses, mais plus appropriées, des chorégraphies plus variées, plus innovantes ? Tonya ne veut pas être une princesse, elle propose un autre visage de l&rsquo;Amérique, et du même coup redéfinit la féminité très codifiée qui règne dans ce milieu. Autre scène sidérante : quand elle interpelle un juge pour comprendre pourquoi elle n&rsquo;arrive pas à s&rsquo;imposer, il lui répond qu&rsquo;elle doit incarner les valeurs de la famille, le bonheur de la parfaite femme américaine. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Or ça, jamais la gamine ne l&rsquo;a vécu. </span><span style="color: #000000;">Elle est donc condamnée à échouer, dans un longue marche au calvaire qu&rsquo;elle alimente d&rsquo;elle-même, comme pour confirmer la logique de ces codes qui l&rsquo;écrasent. </span><span style="color: #000000;">Une marche au casse-pipe auto-géré que Gillepsie et son équipe relatent d&rsquo;une main ferme, avec un montage ultra nerveux, un objectif sans concession, un cynisme évident. Même les séquences sur la glace n&rsquo;ont rien du glamour habituel des diffusions télévisées. Exit le côté féerique, reste la dure réalité de la compétition avec soi-même, son corps qu&rsquo;on pousse au-delà des limites, son mental qui flanche, son entourage qui mine la volonté, et le reste du monde qui fait toujours obstacle. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong>Et plus si affinités</strong></span></p>
<p><span style="color: #000000;">Le film <em>I, Tonya</em> est disponible en <a href="https://www.cultura.com/?ae=2026&amp;utm_source=theARTchemists&amp;utm_medium=affiliation&amp;utm_campaign=affinitaire" target="_blank" rel="noopener">DVD</a> et en <a href="https://action.metaffiliation.com/trk.php?mclic=P4F53153F9D1155" target="_blank" rel="noopener">VoD</a>.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<item>
		<title>Terminal : « je suis la méchante ! »</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/film-terminal/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Jun 2022 09:58:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Elle est belle, blonde, intelligente, sexy, un brin vicelarde, a le sens de la répartie… et compte bien devenir la tueuse à gage attitrée de M. Franklin, le grand caïd qui gère ce terminal de gare aux décors fluctuants et menaçants. Enfin ça, c’est ce qu’elle dit, parce qu’avec ce genre de minette, les choses [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2018/10/terminal-e1540486694736.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-31190" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2018/10/terminal-494x494.jpg" alt="" width="494" height="494" /></a></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Elle est belle, blonde, intelligente, sexy, un brin vicelarde, a le sens de la répartie… et compte bien devenir la tueuse à gage attitrée de M. Franklin, le grand caïd qui gère ce terminal de gare aux décors fluctuants et menaçants. Enfin ça, c’est ce qu’elle dit, parce qu’avec ce genre de minette, les choses sont toujours bien plus complexes.</span></p>
<p><iframe loading="lazy" hcb-fetch-image-from="https://youtu.be/DzhtT6p2Bmc" title="TERMINAL (Margot Robbie, 2018) - Bande-annonce VOST" width="1080" height="608" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen consent-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/DzhtT6p2Bmc?feature=oembed" consent-required="39300" consent-by="services" consent-id="39301" consent-click-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/DzhtT6p2Bmc?feature=oembed&amp;autoplay=1"></iframe></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;">Un univers à la Dario Argento</span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Voici en gros le pitch de <a href="https://www.metrofilms.com/films/terminal#video" target="_blank" rel="noopener"><i>Terminal</i></a>, film qui porte son nom au-delà de toute espérance. Le réalisateur Vaughn Stein nous plonge dans un univers façonné de néons et de couleurs primaires à la Dario Argento pour nous conter par le menu comment cette attirante inconnue, à la fois pole danseuse, serveuse de bar et femme fatale, va rayer ses rivaux de la carte avec un plaisir non feint. Une histoire de pouvoir ? Ou de vengeance ?</span></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;">Une perversion alambiquée</span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Plus on avance dans l’intrigue, plus les cartes se brouillent avec une perversion alambiquée… Et les dialogues aussi, qui au début nous perdent… pour finalement prendre sens dans les dernières minutes du film. Un conseil, restez attentifs, car franchement, c’est juste savoureux. D’autant plus que c’est Margot Robbie qui interprète cette héroïne ambiguë et cynique à souhait, y injectant dinguerie, sadisme, sexappeal et violence avec délectation.</span></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;">Jeu de massacre</span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Autour d’elle, une cohorte de mecs offerts en pâture à la mante religieuse, Simon Pegg dans un registre aussi inattendu que décalé et dérangeant, Mike Myers en maître du crime dépassé par plus prédateur que lui, Dexter Fletcher et Max Irons en tueurs à gage voués à l’extinction. Jeu de massacre en vue donc, dans une ambiance de fin du monde, une valse d’ombres entrecoupée de lumières flashy et aveuglantes.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Et plus si affinités</b></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Le film <em>Terminal</em> est disponible en <a href="https://www.cinemasalademande.com/fr/tous-les-films/7457-terminal.html" target="_blank" rel="noopener">VoD</a> et en <a href="https://www.cultura.com/?ae=2026&amp;utm_source=theARTchemists&amp;utm_medium=affiliation&amp;utm_campaign=affinitaire" target="_blank" rel="noopener">DVD</a>.</span></p>
<p align="justify">
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			</item>
		<item>
		<title>Scandale :  « Tu veux réussir ? Écarte les cuisses, ne fais pas de vagues et souris. »</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/film-scandale/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 01 Mar 2020 15:55:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Soirée des Césars 2020 : Roman Polanski est récompensé comme meilleur réalisateur. Outrée, Adèle Haenel quitte la salle en signe de protestation, suivie par plusieurs participants. Suivent une tornade de commentaires sur les réseaux sociaux, soutenant, critiquant, conspuant, s’interrogeant. Comment a-t-on pu en arriver là ? Le film Scandale apporte peut-être, sinon une réponse, du moins des [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2020/03/scandale-e1583078106742.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-32331" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2020/03/scandale-494x494.jpg" alt="" width="494" height="494" /></a></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Soirée des Césars 2020 : Roman Polanski est récompensé comme meilleur réalisateur. Outrée, Adèle Haenel quitte la salle en signe de protestation, suivie par plusieurs participants. Suivent une tornade de commentaires sur les réseaux sociaux, soutenant, critiquant, conspuant, s’interrogeant. Comment a-t-on pu en arriver là ? Le film <i>Scandale</i> apporte peut-être, sinon une réponse, du moins des clés de compréhension.</span></p>
<h1 class="western"><span style="color: #000000;">Droit de cuissage médiatique</span></h1>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Initialement baptisé avec raison <i>Bombshell</i>, le film de Jay Roach revient sur la chute du tout puissant fondateur de Fox News, Roger Ailes. Accusé de harcèlement sexuel par plusieurs de ses employées dont les journalistes vedettes Gretchen Carlson et Megyn Kelly, cette figure incontournable des milieux conservateurs et des médias américains sera finalement remercié par Rupert Murdoch avec à la clé 40 millions de dollars de dédommagement. Dans la très puritaine Amérique, on ne plaisante pas avec l’image de marque, encore moins quand elle est entachée par des histoires de fesses.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Histoires de fesses étendues à l’échelle d’un véritable système de droit de cuissage. Les donzelles qui prétendent devenir présentatrices vedettes chez Ailes doivent mettre la main, la bouche et le reste à la pâte et à la braguette. C’était valable avant la création de la Fox, autant dire qu’arrivé au sommet du pouvoir médiatique, ce tyran paranoïaque enivré de puissance ne va pas arrêter ses ardeurs, loin s’en faut. Il généralise même le process, partageant son harem avec d’autres pontes de la boite, qui ne se montrent guère farouches. Et ces dames ? Elles n’ont guère le choix.</span></p>
<h1 class="western"><span style="color: #000000;">L’américain moyen</span></h1>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">C’est soit la promo canapé forcée soit la porte, avec en prime un blacklistage particulièrement délétère dans ce pays où le travail est tout et la couverture sociale rien, avec à la clé un Roger Ailes qui a le bras très long et peut détruire une carrière en un coup de fil. Toutes et tous le savent, dans les différents services, c’est l’omerta. Si Ailes dévisse, quid de l’avenir de la chaîne ? C’est lui qui l’a bâti, la fait tourner, génère son succès. Il saute, tout s’effondre. Lui aussi le sait, et se permet tout, avec une grossièreté qui laisse sans voix. Dans ses bureaux, la femme n’est rien sinon un repoussoir aux longues jambes, aux seins fermes et aux cheveux blonds.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Jupe et décolleté obligatoire, maquillage de rigueur avec le bashing constant des présentateurs masculins qui malmènent leurs collègues à grand renfort de remarques machistes absolument insupportables. Une certaine vision de l’américain moyen, en somme. Mais tout est éphémère. Maltraitée au-delà du tolérable, fichue à la porte après avoir été infantilisée, insultée, reléguée dans des émissions subalternes, Gretchen Carlson ouvre le bal des accusations, preuves à l’appui. Suit la très controversée Megyn Elly, correspondante à la déontologie problématique mais néanmoins une star de la chaîne. Et toutes les autres.</span></p>
<p><iframe loading="lazy" hcb-fetch-image-from="https://youtu.be/bqu104LP9rY" title="SCANDALE - Bande-annonce 3 VOST" width="1080" height="608" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen consent-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/bqu104LP9rY?feature=oembed" consent-required="39300" consent-by="services" consent-id="39301" consent-click-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/bqu104LP9rY?feature=oembed&amp;autoplay=1"></iframe></p>
<h1 class="western"><span style="color: #000000;">Une certaine conception de la loyauté</span></h1>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Ces autres sont incarnées dans le film par le personnage de Kayla Pospisil. Ce sont donc trois générations de femmes qui vont faire volte face pour dénoncer un système qui exploite la gent féminine tant qu’elle est jeune et séduisante, puis s’en débarrasse quand elle a dépassé un certain âge. Odieux. Et symptomatique d’une mentalité bien particulière, d’une vision. Car Roger Ailes pas un instant n’envisage qu’il a tort, qu’il exagère, il croit sincèrement aider ces dames en mal de reconnaissance en boostant leur carrière contre services sexuels rendus par « loyauté ».</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Jon Lithgow oriente son interprétation dans ce sens, avec pertinence. De même Nicole Kidman, Charlize Theron et Margot Robbie qui prêtent leurs traits à ces trois Parques, mettant en lumière un logique digne des favorites du Grand Siècle : l’ancienne sultane destituée, la glorieuse star à son apogée et la jeune ambitieuse en mal de succès. Très intelligemment, les actrices restent dans un registre très sobre, sans surjouer, ou exagérer le côté traumatique. Subtiles, elles laissent entendre avec raison que ces femmes sont victimes d’une norme, d’un fait socialement accepté de tous.</span></p>
<h1 class="western"><span style="color: #000000;">Un modèle, une référence, une évidence</span></h1>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">« Tu veux réussir ? Écarte les cuisses, ne fais pas de vagues et souris. » C’est d’autant plus efficace que toutes sont issues d’une éducation conservatrice où la femme n’a finalement qu’un rôle représentatif. Et le film l’évoque parfaitement, quitte à alimenter un malaise constant. Moins détaillé que la série biographique <a href="https://www.theartchemists.com/the-loudest-voice-derriere-le-biopic-de-roger-ailes-le-decorticage-de-la-machine-fox-news/"><i>The Loudest Voice</i></a>, plus axé sur le parcours et la personnalité de Ailes, <i>Scandale, </i>en se concentrant sur le statut de la femme en milieu foxien ultra-phallocratique, donne à voir une réalité atroce, qu’on retrouve également dans les <a href="https://www.theartchemists.com/kenneth-anger-hollywood-babylone-cinema-vend-ame-diable/">récits de Kenneth Anger</a> sur Hollywood ou dans <a href="https://www.theartchemists.com/feud-saison-1-bette-vs-joan-odyssee-dune-rivalite-cinematographique/"><i>Feud : Bette vs Joan</i></a>.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Pire, le film de Roach met en évidence la manière dont ce comportement est valorisé, présenté comme un modèle, une référence, une évidence. Une instrumentalisation qui a pris toute son envergure dans l’élection de Trump. On s’étonne encore de son accession au pouvoir alors qu’il s’affiche comme un mâle dominant, proférant de véritables obscénités et écrasant les femmes de son mépris ? On n’arrive pas à saisir comment des Harvey Weinstein, Jeffrey Epstein et consort ont pu agir comme ils le firent ? Comment des gamines ont pu se faire abuser, violer par des réalisateurs, des producteurs, des hommes politiques, sans jamais réagir ni porter plainte ? On comprend mieux pourquoi après avoir vu ces images. Et ce n’en est que plus révoltant.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Et plus si affinités</b></span></p>
<p align="justify"><a href="https://www.facebook.com/scandale.lefilm/">https://www.facebook.com/scandale.lefilm/</a></p>
<p align="justify"><a href="https://www.facebook.com/BombshellMovie/">https://www.facebook.com/BombshellMovie/</a></p>
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