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	<title>carmen</title>
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		<title>Carmen à l’Opéra‑Comique : 150 ans après, retour à la source</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/carmen-homoki/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 04 Jul 2025 16:35:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Spectacles]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>2025: l’héroïne de Bizet revient en fanfare à l&#8217;Opéra Comique, lien originel de sa création le 3 mars 1875. Aujourd’hui, plus de stupeur ni de scandale comme à l’heure de sa création. Le caractère provocateur de l’opéra n’est plus ; au contraire, le succès de la belle et indomptable gitane aurait tendance à l’étouffer. Comment célébrer ce siècle et demi sans tomber dans la redite ? Pour relever ce défi, le metteur...</p>
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<figure class="wp-block-image size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/07/The-ARTchemists-carmen-homoski-1.jpg" alt="" class="wp-image-38132" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/07/The-ARTchemists-carmen-homoski-1.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/07/The-ARTchemists-carmen-homoski-1-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/07/The-ARTchemists-carmen-homoski-1-494x395.jpg 494w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



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<p>2025: l’héroïne de Bizet revient en fanfare à l&rsquo;<a href="https://www.opera-comique.com/fr">Opéra Comique</a>, lien originel de sa création le 3 mars 1875. Aujourd’hui, plus de stupeur ni de scandale comme à l’heure de sa création. Le caractère provocateur de l’opéra n’est plus ; au contraire, le succès de la belle et indomptable gitane aurait tendance à l’étouffer. Comment célébrer ce siècle et demi sans tomber dans la redite ? Pour relever ce défi, le metteur en scène Andreas Homoki propose une de ces approches méta théâtrales dont il a le secret.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Extraits de Carmen" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/W5OSdYavH-Q?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">S’affranchir des carcans</h2>



<p>Le méta-théâtre, mais encore ? Il s’agit d’un théâtre qui se dévoile, se dénude, pour réfléchir à ce qu’il est. Coulisses, machinistes, acteurs conscients de jouer… Voici la carte que joue Homoki pour explorer les dessous d’une <em><a href="https://www.theartchemists.com/?s=Carmen">Carmen</a></em> devenue l’opéra le plus joué au monde.</p>



<p>Sur scène pas de décors, juste un rideau de théâtre rouge sang, le mur de brique du fond de scène ; des costumes mélangeant les époques, effaçant les appartenances, les origines. Cette Carmen mondialement connue et adulée n’appartient plus ni au patrimoine lyrique français ni au XIXe siècle finissant : une fois de plus elle s’échappe, s’affranchit des carcans.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un somptueux phénix</h2>



<p>Son coup de cœur fatal pour un Dom José jaloux et brutal reflète certes toutes les violences faites aux femmes au fil des décennies, mais elle constitue également l’acte dramatique par excellence. Cette essence du drame que Homoki dissèque scène après scène en jouant avec les limites temporelles.</p>



<p>De fait sa Carmen ne cesse d’être désirée, convoitée, intemporelle, traversant le temps sans une ride. Séductrice et libre, elle renaît de ses cendres tel un somptueux phénix pour de nouveau être poignardée à mort par son ex-amant.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une interprétation talentueuse</h2>



<p>La ritournelle de mort nous fascine, nous public, nous fait frémir, nous emporte. Dans cet univers sans accroche temporelle, demeurent les chanteurs, des voix somptueuses doublées d’un sens profond du tragique. </p>



<p><a href="https://www.facebook.com/GaelleArquezOfficial/?locale=fr_FR">Gaëlle Arquez</a>, <a href="https://www.saimirpirgu.com/">Saimir Pirgu</a>, <a href="https://jeanfernandsetti.fr/">Jean-Fernand Setti</a> … chaque interprète de cette fresque universelle doit rivaliser de talent pour occuper un espace épuré, où la composition de Bizet se déploie dans toute sa richesse.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Carmen : un opéra à écouter ?</h2>



<p>Soulignons la maîtrise du chef d’orchestre <a href="https://www.instagram.com/louislangree/">Louis Langrée</a>, qui dirige l’<a href="https://orchestredeschampselysees.com/">orchestre des Champs-Elysées</a>, le travail des choeurs, <a href="https://www.accentus.fr/">Accentus</a> et la <a href="https://www.opera-comique.com/fr/la-maitrise-populaire-de-l-opera-comique">Maîtrise populaire de l’Opéra-Comique</a>. L’ensemble, homogène, rend hommage au génie de Bizet, son sens du détail.</p>



<p>L’atmosphère qu’il campe si bien au fil de mélodies construites avec soin et précision trouve ici sa dimension. Carmen&nbsp;: un opéra à écouter&nbsp;? C’est l’idée, dans cette version débarrassée des ors de la scène pour ne conserver que l’intensité de la musique.</p>



<p>Que retenir au final ? Cette production anniversaire de <em>Carmen</em> signe un retour aux origines doublé d’un regard contemporain, où le lieu et l’histoire dialoguent avec l’œuvre. Homoki convoque la mémoire collective de la salle Favart, interroge la frontière entre représentation et réalité, tout en s’appuyant sur une exécution vocale et musicale de haute tenue.</p>



<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-678cc482" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns alignfull has-1-columns has-desktop-equal-layout has-tablet-equal-layout has-mobile-collapsedRows-layout has-reverse-columns-mobile has-vertical-bottom ticss-c00aadba"><div class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-overlay"></div><div class="innerblocks-wrap">
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<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



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		<title>Carmen à Rouen : retour minutieux à l’esprit de 1875</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/carmen-rouen-retour-minutieux-1875/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Dauphine De Cambre]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 04 Jul 2025 16:14:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Spectacles]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Toujours dans le cadre des 150 ans de Carmen, tournons nos regards vers l’Opéra de Rouen Normandie qui mise sur une reconstitution méticuleuse de la première version de 1875 : mêmes décors peints, costumes d’époque conçus par Christian Lacroix, mise en scène de Romain Gilbert, c’est un véritable retour aux sources esthétiques de l’opéra de Bizet que nous découvrons-là. Une fidélité presque patrimoniale Épaulé par le Palazzetto Bru Zane (centre de musique...</p>
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<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/07/The-ARTchemists-Carmen-opera-de-Rouen.jpg" alt="" class="wp-image-38129" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/07/The-ARTchemists-Carmen-opera-de-Rouen.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/07/The-ARTchemists-Carmen-opera-de-Rouen-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/07/The-ARTchemists-Carmen-opera-de-Rouen-494x395.jpg 494w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



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<p>Toujours dans le cadre des 150 ans de <em><a href="https://www.theartchemists.com/?s=Carmen">Carmen</a></em>, tournons nos regards vers l’<a href="https://www.operaorchestrenormandierouen.fr/">Opéra de Rouen Normandie</a> qui mise sur une reconstitution méticuleuse de la première version de 1875 : mêmes décors peints, costumes d’époque conçus par <a href="https://christian-lacroix.com/">Christian Lacroix</a>, mise en scène de <a href="https://www.romaingilbert.com/biographie">Romain Gilbert</a>, c’est un véritable retour aux sources esthétiques de l’opéra de Bizet que nous découvrons-là.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="💃 CARMEN - BIZET - DU 22 SEPT AU 3 OCT À ROUEN 💃" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/7YVfEZEAm4I?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Une fidélité presque patrimoniale</h2>



<p>Épaulé par le <a href="https://bru-zane.com/fr/">Palazzetto Bru Zane</a> (centre de musique romantique française), le projet s’appuie sur des recherches précises : plans, croquis, livret, indications scéniques originales… l’objectif est de recréer à l’identique la toute première représentation d’une Carmen promise au succès que l’on sait, mais qui passera initialement par la case scandale.</p>



<p>L’intention ? Sinon ressentir les émotions vécues par le public parisien au soir du 3 mars 1875, du moins mesurer l’écart qui s’est creusé entre les spectateurs d’alors, qui hurlèrent au scandale et à la provocation, et ceux d’aujourd’hui qui assistent religieusement à cet opéra devenu emblématique. C’est vraiment qu’il y a de quoi s’interroger sur la mutation des mœurs.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un charme d’époque assumé</h2>



<p>Le spectacle mise sur une authenticité un brin exotique. Décors d’époque (Antoine Fontaine), lumière chaude (Hervé Gary), costumes chamarrés (signés Christian Lacroix dont on sait les influences et la rigueur), chorégraphies folkloriques, l’atmosphère plante une « Espagne imaginaire » riche en couleurs et qui a tout de la toile de Goya, du récit de voyage de la <a href="https://www.theartchemists.com/carmen-merimee-bizet-adaptation/">nouvelle originelle de Mérimée</a>.</p>



<p>L’occasion de savourer ce charme désuet et romantique certes, mais surtout de redécouvrir une <em>Carmen</em> pur jus, et de méditer sur la manière dont nos aïeuls envisageaient l’opéra, la représentation et l’Ailleurs à une époque où le tourisme de masse n’existait pas, la mise en scène non plus.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Distribution et musicalité</h2>



<p><a href="https://www.instagram.com/deepajohnny/?hl=fr">Deepa Johnny</a>, <a href="https://www.stanislasdebarbeyrac.fr/">Stanislas de Barbeyrac</a>, Nicolas Courjal, <a href="https://www.instagram.com/iuliamariadan/">Iulia Maria Dan</a> dans les rôles principaux, <a href="https://www.benglassberg.co.uk/">Ben Glassberg</a> à la direction de l’Orchestre de Rouen Normandie, accompagné des chœurs <a href="https://www.accentus.fr/">Accentus</a> et de la Maîtrise du Conservatoire : le casting est beau et à la hauteur du défi.</p>



<p>Il permet de faire ressortir les particularités de la Carmen d’origine, une héroïne miséreuse mais habillée avec soin, des attitudes surjouées, un côté mélodramatique, presque kitsch, propre à la conception du spectacle qu’on avait du temps de Bizet.</p>



<p>Cette version de <em>Carmen</em> est une véritable leçon de patrimonialité : elle replace l’œuvre dans son contexte originel, invite à la découverte des codes scéniques du XIXᵉ siècle, et offre une immersion historique rare. Elle se tourne vers un public en quête d’une expérience authentique et respectueuse de l’héritage. À l’inverse de l’<a href="https://www.theartchemists.com/carmen-homoki/">approche conceptuelle de Homoki</a>, c’est une lecture qui questionne l’évolution des attentes du public.</p>



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<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



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		<title>Carmen, avant l’opéra : ce que Bizet doit (et ne doit pas) à Mérimée</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/carmen-merimee-bizet-adaptation/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 04 Jul 2025 15:56:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Spectacles]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Carmen 150 ans : tandis que mes petites camarades s’escriment à décortiquer l’opéra de Bizet, je mets le pif dans la nouvelle de Mérimée. Parce qu’il faut bien l’admettre : sans la prose de Prosper, Georges n’aurait jamais accoucher de son opéra et nous serions contraints.es de vivre sans les arpèges de l’Andalousie la plus célèbre de l’art lytique mondial. Objectif donc du glissage de nez dans les pages de Carmen version...</p>
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<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/07/The-ARTchemists-Carmen-de-Merimee.jpg" alt="" class="wp-image-38126" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/07/The-ARTchemists-Carmen-de-Merimee.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/07/The-ARTchemists-Carmen-de-Merimee-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/07/The-ARTchemists-Carmen-de-Merimee-494x395.jpg 494w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



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<p><em>Carmen</em> 150 ans : tandis que mes petites camarades s’escriment à décortiquer l’opéra de Bizet, je mets le pif dans la nouvelle de Mérimée. Parce qu’il faut bien l’admettre : sans la prose de Prosper, Georges n’aurait jamais accoucher de son opéra et nous serions contraints.es de vivre sans les arpèges de l’Andalousie la plus célèbre de l’art lytique mondial. Objectif donc du glissage de nez dans les pages de <em><a href="https://www.theartchemists.com/?s=Carmen">Carmen</a></em> version livre : qu’est-ce que Bizet a piqué à Mérimée ? Et comment ?</p>



<h2 class="wp-block-heading">Drame passionnel à l’espagnole</h2>



<p>Avant d&rsquo;être l’opéra le plus joué au monde, <em>Carmen</em> fut donc une nouvelle, publiée par Prosper Mérimée en 1845. Je passe sur le résumé (le récit est un brin tortueux), en soulignant cependant que l’intrigue développée par l’auteur s’étale sur plusieurs mois et suit le périple d’un archéologue français (le narrateur) qui croise la route de Carmen et Don José lors d’un voyage en Andalousie. C’est ainsi qu’il découvre le destin du contrebandier, ancien brigadier tombé dans la délinquance par amour pour cette gitane dont il est jaloux au point de la tuer avant de se rendre aux autorités.</p>



<p>Inspirée par un voyage en Espagne, cette histoire pour le moins passionnelle et violente propose un récit mêlant exotisme et romantisme avec en toile de fond un pays magnifié. Clairement, ici le personnage central, c’est Don José, Carmen se contentant d’être un objet de fascination aussi bien pour ce héros que pour le narrateur. Le regard porté sur Carmen est donc doublement masculin, et biaisé. Libre, insaisissable, séductrice, manipulatrice au besoin, Carmen est aussi, et surtout, observée, jugée, condamnée.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Carmen - Prosper Mérimée" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/yBlsREATIlk?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Observation ethnographique</h2>



<p>Le texte, même s’il s’habille d’un ton documentaire, fonctionne comme une mise à distance : on ne comprend pas Carmen, on la désire ou on la craint. Elle est figure de l’Autre : gitane, dangereuse, sexuelle, irrécupérable. Elle se joue des hommes, elle manipule Don José, le pousse au crime. Mais ce n’est pas une héroïne tragique : c’est une criminelle, une voleuse, une sorcière presque. Mérimée s’intéresse moins à elle qu&rsquo;à l’Espagne en tant qu’espace d’observation ethnographique.</p>



<p>Le livre regorge de notes sur les coutumes, de mots en espagnol, de digressions sur les mœurs, les croyances. Le tout baigne dans un parfum d’orientalisme : Carmen est un fantasme colonial. Or, ce n’est pas cette Carmen-là que l’on retrouve dans l’opéra. Car Bizet et ses librettistes (Henri Meilhac et Ludovic Halévy) procèdent à une transformation radicale du matériau littéraire. Dans l’opéra, Carmen prend la parole. Elle chante, elle revendique, elle s’affirme. Elle n’est plus seulement racontée : elle existe.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une icône universelle</h2>



<p>La musique lui donne corps, souffle, sensualité. La Habanera n’est pas qu’un air : c’est un manifeste. Carmen devient le centre de l’action, non plus sa victime ou son prétexte. La dimension ethnographique s’estompe au profit d’une dramaturgie concise, tendue, efficace. Bizet fait le choix du tragique, du désir et de la mort. Il ne juge pas ses personnages : il les laisse s’exprimer. Là où Mérimée dissèque, Bizet incarne. Il donne à Carmen une puissance scénique inédite, qui transformera l’imaginaire collectif.</p>



<p>En adaptant la nouvelle, Bizet ne trahit pas Mérimée : il l’éclipse. Il fait de Carmen une héroïne. Non pas une sainte, mais une femme libre, qui refuse d’être possédée. Une femme que la société ne peut contenir, et que la jalousie masculine détruit. Cette bascule est essentielle : elle explique pourquoi Carmen est devenue un mythe moderne, une figure féminine paradoxale, entre liberté et condamnation, entre force et destin.</p>



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		<title>Carmen selon Rosi : un regard naturaliste et bouleversant</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/carmen-rosi-film/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Jun 2025 16:52:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Spectacles]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Carmen : 150 années de bonheur pour la gitane la plus célèbre du répertoire lyrique ! Happy birthday !!!! Icône féministe sacrifiée sur l’autel du masculinisme crasse, l’héroïne que Bizet a piqué à Mérimée fait encore et toujours tourné les cœurs et les têtes. Passons sur le nombre de metteurs en scène qui l’ont déclinée à leur sauce, la foultitude de cantatrices qui lui ont prêté leur voix. La question est : pour...</p>
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<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/06/The-ARTchemists-Carmen-rosi.jpg" alt="" class="wp-image-38105" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/06/The-ARTchemists-Carmen-rosi.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/06/The-ARTchemists-Carmen-rosi-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/06/The-ARTchemists-Carmen-rosi-494x395.jpg 494w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



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<p><a href="https://www.theartchemists.com/?s=carmen">Carmen</a> : 150 années de bonheur pour la gitane la plus célèbre du répertoire lyrique ! Happy birthday !!!! Icône féministe sacrifiée sur l’autel du masculinisme crasse, l’héroïne que Bizet a piqué à Mérimée fait encore et toujours tourné les cœurs et les têtes. Passons sur le nombre de metteurs en scène qui l’ont déclinée à leur sauce, la foultitude de cantatrices qui lui ont prêté leur voix. La question est : pour celles et ceux qui n’ont qu’une vision très floue de la chose, quelle version est la plus adaptée pour s’y mettre et savourer au mieux ce magnifique et si terrible opéra ? A mon sens il n’y a que le <em>Carmen</em> de Francesco Rosi.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Carmen - Bande-annonce" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/wGH00T-maQc?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Une sordide histoire de féminicide</h2>



<p>Déjà un petit pitch pour les néophytes : nous sommes en Andalousie au XIXe siècle. Don José est un brigadier sans histoire. Il est censé épouser la jeune et innocente Gabriella, sa petite voisine de village. Mais c’est sans compter avec la superbe, impétueuse et indomptable Carmen. Le militaire croise la sulfureuse gitane qui travaille dans une fabrique de cigarettes juste à côté de sa caserne. Il l’arrête après qu’elle ait agressé une de ses collègues.</p>



<p>Elle le séduit, il la laisse s’échapper, est puni pour sa négligence. Deux mois de mitard plus tard, il retrouve la belle qui se donne à lui. Une grande histoire d’amour qui ne va guère durer. Carmen le quitte. Don José, fou de désespoir et de frustration la tue au sortir des arènes. Fin de l’histoire. Cela tient sur un timbre poste, c’est une sordide histoire de féminicide.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une reconstitution réaliste</h2>



<p>Sauf que Bizet en a fait un chef-d’œuvre. Un opéra de toute beauté, passionné, mordant, prenant aux tripes, dont les airs vrillent le cerveau, restent en mémoire. Un opéra qui transpire l’Espagne de Goya, la fièvre andalouse, un vent de liberté, de folie. En 1984, Francesco Rosi, cinéaste italien de renom à qui l’on doit <em>Le Christ s’est arrêté à Eboli </em>et <em>Main basse sur la ville, </em>met en images cette histoire en la replaçant dans son cadre initial : l’Andalousie. Et c&rsquo;est juste génial.</p>



<p>Son <em>Carmen</em> respire la poussière, le soleil ardent, les ombres des oliviers, le parfum des roses, la nuit épicée et torride, les échos du flamenco. La culture ibérique, vivante et passionnée, transparaît dans chaque cliché, chaque paysage, chaque décor. Ce travail de reconstitution impressionnant mise sur le réalisme : pas d’ouvrières en beaux costumes mais en guenilles, les arènes du dernier acte sont celles de Ronda, d’époque. Et ainsi de suite.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une approche à la fois crue et enivrante</h2>



<p>L’effet est d’autant plus sidérant que le casting est crédible, porté par la direction de Lorin Maazel qui mène l’Orchestre National de France dans une version ample, énergique, parfaitement enregistrée. Placido Domingo est plus que crédible dans le rôle d’un Don José complètement dépassé par cette amour qui le frappe et le bouffe de l’intérieur, Ruggiero Raimondi a la morgue et l’élégance d’Escamillo. Et pour incarner Carmen, Julia Migenes-Johnson, fine, brune, sourire ravageur, allure provocante, voix envoûtante.</p>



<p>Un trio de très grands interprètes pour une approche naturaliste, tout à fait vraisemblable. Qu’on se souvienne du moment où Carmen et ses amies viennent prier une statue de la Vierge qui pleure : la manière dont elles l’encouragent, leurs cris de joie, les fleurs qu’elles lancent, la pauvreté de leur mise qui contraste avec leurs sourires, c’est là la volonté de vérité du cinéaste qui propose une approche à la fois crue et enivrante de ce mythe.</p>



<p>Tout le film est à l’encan. Saturé de couleurs, de saveurs, de parfums. Traversé d’une sensualité incroyable, d’une violence à fleur de peau. Et qui donne vie à cette incroyable héroïne, à sa soif de liberté, son refus de la domination, quelle qu’elle soit.</p>



<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-678cc482" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns alignfull has-1-columns has-desktop-equal-layout has-tablet-equal-layout has-mobile-collapsedRows-layout has-reverse-columns-mobile has-vertical-bottom ticss-c00aadba"><div class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-overlay"></div><div class="innerblocks-wrap">
<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-column-4d412c51" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-column">
<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



<p class="has-text-align-center has-text-color" style="color:#fefefe">Vous avez des envies de culture ? Cet article vous a plu ?</p>



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		<title>Carmen, 150 ans de passion, de révolte et de célébrité</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/carmen-opera-150-ans/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Dauphine De Cambre]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Jun 2025 15:55:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Spectacles]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=38102</guid>

					<description><![CDATA[<p>2025&#160;: Carmen célèbre ses 150 ans. Malgré le temps qui passe, la gitana légendaire immortalisée par Bizet n’a pas pris une ride&#160;; elle demeure même d’une troublante actualité, continuant d’inspirer les mises en scène audacieuses, les interprétations virtuoses. Parce qu’elle fait vaciller les conventions&#160;? Parce qu’elle interroge les tabous&#160;? Parce qu’elle est dans l’air du temps&#160;? Ou tout simplement car cette tragédie est intemporelle, universelle et humaine&#160;? Carmen contre toute...</p>
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<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/06/The-ARTchemists-carmen-150-ans.jpg" alt="" class="wp-image-38103" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/06/The-ARTchemists-carmen-150-ans.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/06/The-ARTchemists-carmen-150-ans-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/06/The-ARTchemists-carmen-150-ans-494x395.jpg 494w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



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<p>2025&nbsp;: <em>Carmen</em> célèbre ses 150 ans. Malgré le temps qui passe, la gitana légendaire immortalisée par Bizet n’a pas pris une ride&nbsp;; elle demeure même d’une troublante actualité, continuant d’inspirer les mises en scène audacieuses, les interprétations virtuoses. Parce qu’elle fait vaciller les conventions&nbsp;? Parce qu’elle interroge les tabous&nbsp;? Parce qu’elle est dans l’air du temps&nbsp;? Ou tout simplement car cette tragédie est intemporelle, universelle et humaine&nbsp;?</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Gustavo Dudamel conducts Bizet&#039;s Carmen at his inaugural concert at the Opéra de Paris" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/ddYhQoFxs4Y?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading"><em>Carmen</em> contre toute attente</h2>



<p>Quand Georges Bizet entame la composition de <em>Carmen</em> en 1872, il n’a que 34 ans. Commandée par l’Opéra-Comique, la pièce devait s’inscrire dans la tradition bourgeoise du théâtre lyrique français : dialogues parlés, morale assurée, personnages convenables. Or Bizet opte pour la transgression totale, en adaptant une nouvelle sulfureuse de Prosper Mérimée publiée en 1845 — elle-même inspirée d’un récit de voyage en Andalousie, mêlant exotisme et cruauté.</p>



<p>Le livret, signé Meilhac et Halévy (les librettistes fétiches d’Offenbach), tente d’édulcorer le propos, mais Bizet insiste : Carmen doit être libre, sensuelle, insaisissable. Et surtout, elle doit mourir, et sans le pathos habituel aux décès romantiques type Dona Sol : non, Carmen périra dans une brutalité sèche, popignardée par son ex-amant au sortir d’une corrida, sous le soleil d’Andalousie, dans la poussière de l’arène. Pas de rédemption, pas de consolation.</p>



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<iframe loading="lazy" title="Elina Garanca - Habanera" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/iZWWLrqI-yA?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Une structure musicale révolutionnaire</h2>



<p>Bizet mise sur une musique vive, syncopée, aux influences espagnoles mais profondément françaises dans sa construction. Il introduit la habanera (rythme afro-cubain importé en Europe), des motifs populaires, des dissonances inattendues. Il mêle dialogues parlés et airs – hybride entre opéra-comique et drame –, tout en jouant sur une orchestration vive, une dramatisation immédiate.</p>



<p>Chaque thème musical incarne un personnage ou un état : le chant torero, la passion destructrice, l’amour passionnel. Le fait de réinsérer des recitativi plus tard fait de <em>Carmen</em> un pivot stylistique, célébré notamment à Vienne comme un opéra moderne d’une force expressive inédite. Globalement, Bizet place sa la musique au service du réalisme psychologique. Il signe un opéra à contre-courant, ni tragédie grecque ni vaudeville romantique, mais un drame social, sensuel, violent.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Votre Toast   Toreador Carmen" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/Q4qfGJt6I3g?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">3 mars 1875 : un scandale, pas un triomphe</h2>



<p>Bizet, lucide, prédit l’échec — mais il persiste. La modernité de <em>Carmen</em> naît de ce refus de plaire. Elle s’imposera, non en séduisant, mais en dérangeant. Pour preuve la première estune catastrophe annoncée. À mesure que l’écriture progresse, les tensions montent : la direction de l’Opéra-Comique panique, la presse se prépare au scandale. Quand <em>Carmen</em> est créée le 3 mars 1875 à l’Opéra-Comique, l’accueil est glacial, voire hostile. Le public, bourgeois, habitué aux intrigues douces-amères et aux dénouements moralisateurs, est pris de court par la noirceur du sujet, la crudité de la mise en scène, la violence du geste artistique. Sur scène, on fume, on boit, on se bat. On aime sans pudeur. Et surtout, on meurt. Sans repentir.</p>



<p>Le personnage de Carmen, libre, séductrice, cynique, choque. Le meurtre final horrifie. La critique accuse Bizet d’immoralisme, de vulgarité, d’avoir sali le temple de la bonne société. La presse pulvérise l’oeuvre. Les musiciens eux-mêmes sont partagés : certains reconnaissent l’audace de la partition, d’autres dénoncent son manque de mélodie ou d’élégance. Mais le plus tragique est ailleurs : Bizet meurt trois mois plus tard, à 36 ans, sans avoir vu son œuvre acclamée. À ses obsèques, peu de figures officielles. Et pas encore de reconnaissance.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Carmen: &quot;Près des remparts de Séville&quot; (Elina Garanca)" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/sHjnVz7Ayyw?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Ascension mondiale : reconnaissance d’un succès lyrique</h2>



<p>Après cet échec initial (il n’y aura que 48 représentations entre mars 1875 et février 1876), <em>Carmen</em> va pourtant connaître une renaissance fulgurante. Reprise à Vienne en octobre 1875 avec une version en récitatifs confiée à Ernest Guiraud, l’opéra remporte un triomphe immédiat qui va en initier d’autres : Londres, Bruxelles, New York, Saint-Pétersbourg, <em>Carmen</em> plaît, parle à toutes les cultures.</p>



<p>En France, sa réhabilitation débute ; à l’Opéra-Comique, elle est jouée 330 fois dès 1888, atteint plus de 2 270 représentations à l’occasion du centenaire, en 1938. Les statistiques parlent d’elles-même : c’est aujourd’hui l’opéra le plus joué dans le monde<em>, </em>un pilier du répertoire, une œuvre vivante et vibrante, incarnant une liberté tragique, une pulsion universelle et la vitalité d’un art qui ne cesse de se réinventer. Pour preuve, des mises en scène d’une grande modernité dont voici un petit échantillonnage :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="https://www.theartchemists.com/festival-daix-provence-carmen-choc-therapy/"><u>Festival d’Aix en Provence : Carmen choc therapy !</u></a></li>



<li><a href="https://www.theartchemists.com/carmen-olivier-py-venus-in-furs-and-castagnettes/"><u>Carmen par Olivier Py : Venus in furs and castagnettes</u></a></li>



<li><a href="https://www.theartchemists.com/carmen-a-prix-bizet-must-go-on/"><u>Carmen à tout prix : Bizet must go on !!!</u></a></li>



<li><a href="https://www.theartchemists.com/carmen-compania-nacional-de-danza-de-espana-etre-femme-liberee-facile/"><u>Carmen par la Compañía Nacional de Danza de España : être une femme libérée … pas si facile</u></a></li>
</ul>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Carmen Jones (1954) Clip | Out on BFI Blu-ray 19 September | BFI" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/_88YGrzRcmw?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Carmen, une icône féministe</h2>



<p>Pourquoi pareil succès&nbsp;? Nous avons évoqué la musicalité si particulièrement de l’oeuvre entre mélodies mémorables, orchestration efficace et rythmes populaires. L’histoire également qui mêle amour, jalousie et vengeance. Carmen incarne la femme libre et rebelle, insaisissable, c’est une héroïne remarquable, inoubliable, puissante. Et puis, ce récit peut s’adapter à toutes les cultures, dixit le <em>Carmen Jones</em> dOtto Preminger ou <em>The Wild, Wild Rose</em> de Wang Tian-lin.</p>



<p>Figure de la liberté féminine – elle séduit, elle commande, elle possède Don José – Carmen est aussi victime d’un féminicide, acte de domination qu’incarne son meurtrier impulsif. Ce meurtre n’est pas un drame personnel, mais le symbole d’un passage en force d’un ordre patriarcal sur un corps insoumis. Carmen icône féministe et victime extrême : une<strong> </strong>dualité fascinante qui explique ce succès universel.</p>



<p>Dans <em>Carmen</em>, Bizet n’a pas seulement composé des airs inoubliables : il a sculpté une héroïne moderne — libre, terriblement autonome, abattue par la jalousie masculine. Il a inventé une nouvelle forme lyrique, brisé les codes, introduit la violence conjugale sur scène, et surtout, a planté une question restée vive : jusqu’où la liberté féminine peut‑elle résister à la volonté de pouvoir ? À 150 ans, <em>Carmen</em> n’est plus seulement un opéra : c’est un manifeste, une tragédie extatique et déchirante, un appel à continuer le combat contre les violences qui, encore aujourd’hui, tuent des femmes libres.</p>
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		<title>La Mesías : un puzzle sombre entre fanatisme sectaire et cauchemar familial</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/serie-mesias/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 07 Feb 2025 15:54:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Séries]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>On savait les cinéastes espagnols doués pour raconter l’indicible avec une inventivité et une énergie rares. Dans le sillage du maître Almodovar, les vocations ont fleuri, repensant au passage les codes du cinéma d’horreur ibérique dixit Le jour de la bête et autres REC. La Mesías s’inscrit dans ce travail de dépoussiérage musclé, mené tambour battant par Javier Ambrossi et Javier Calvo. Le tandem accouche ici d’un thriller oppressant et...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/02/The-ARTchemists.jpg" alt="" class="wp-image-37764" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/02/The-ARTchemists.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/02/The-ARTchemists-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/02/The-ARTchemists-494x395.jpg 494w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>On savait les cinéastes espagnols doués pour raconter l’indicible avec une inventivité et une énergie rares. Dans le sillage du maître <a href="https://www.theartchemists.com/?s=almodovar">Almodovar</a>, les vocations ont fleuri, repensant au passage les codes du cinéma d’horreur ibérique dixit <em>Le jour de la bête</em> et autres <em><a href="https://www.theartchemists.com/film-saga-rec/">REC</a></em>. <em>La Mesías</em> s’inscrit dans ce travail de dépoussiérage musclé, mené tambour battant par Javier Ambrossi et Javier Calvo. Le tandem accouche ici d’un thriller oppressant et subtil à la fois, qui hybride brise mysticisme, trauma familial et pop culture. Un décryptage s’imposait.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="La Mesias | Série | ARTE" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/rhfWfUP4OVs?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Un engrenage infernal</h2>



<p>Déjà un petit pitch : Enric, cameraman de son état, s’effondre un soir tandis qu’une vidéo Youtube déboule sur les écrans. Un groupe de jeunes filles qui chante des cantiques dans une mise en scène kitchissime à souhait. Cela en fait rire beaucoup, le phénomène est cependant viral : on se moque mais on regarde, une fois, deux fois… on commente, puis on devient accro. Ce que le public ne sait pas, c’est ce qui se cache derrière les Stella Maris. Enric, lui, sait. Et pour cause. C’est le frère aîné de ces gamines, qu’il n’a pas vu depuis des années. Car il a fui. Sa famille, ses sœurs. Sa mère.</p>



<p>Montserrat, matriarche toute-puissante, persuadée d’être l’élue de Dieu et qui a fait de son clan une secte coupée du monde ou presque. Seule ouverture désormais sur l’humanité : Youtube, les réseaux sociaux. Un champ d’action d’une incroyable portée pour le discours fanatique de cette dangereuse gourou. Conscient du péril, désireux de soustraire ses sœurs qu’il adore mais qu’il a dû abandonner pour sauver sa peau, Enric va tout faire pour les retrouver. Dans son sillage, sa cadette Irene qui, elle-aussi, a réussi à fuir, et n’a aucune envie de remettre le doigt dans cet engrenage fatal.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un calvaire affectif</h2>



<p>Question&nbsp;: vont-ils parvenir à exfiltrer leurs sœurs de cet enfer psychique&nbsp;? Adultes, ils portent encore les stigmates de leur martyre d’enfants. Terrorisés, abusés par une mère elle-même fragile mais qui se révèlera tyrannique et manipulatrice. Le trauma est indéracinable&nbsp;: comment faire pour sortir de cette emprise aux allures trompeuses d’amour filial absolu&nbsp;? Ambrossi et Calvo explorent ce calvaire affectif, au fil de l’enquête d’Enric et Irene, entrecoupant le présent de flashback sur un passé particulièrement douloureux dont ils ont pu s’échapper par l’art et la créativité, l’un via le cinéma, l’autre par la couture.</p>



<p>Leur récit est volontairement déstabilisant tandis que par petites touches, ils font émerger la puissance du choc chez ces deux adultes marqués à vie par une enfance torturée. Inspirés de faits réels, <em>La Mesias</em> a ceci d’effrayant qu’elle donne à voir et à analyser l’essor des sectes extrémistes en Espagne, des sectes qui trouvent racine dans un terreau religieux particulièrement fertile, hérité des années Franco. Outre les difficultés conséquentes que rencontrent les deux héros pour remonter la trace de leur mère (qui sait y faire quand il s’agit de se disparaître), la série met en évidence les dysfonctionnements de la justice, le manque de moyens (et de volonté?) pour lutter contre cette prolifération.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Malaise et fascination</h2>



<p>Une prolifération encouragée par l’explosion d’Internet, la visibilité offerte par les algorithmes de social media qui adorent complotisme et discours dérangeant. Le travail de l’image accentue ce sentiment de malaise. Chaque plan est minutieusement composé pour évoquer à la fois l’oppression et la beauté trouble de cet univers mystique. La photographie accentue la tension dramatique. Le montage, alternant passé et présent, renforce l’effet de spirale infernale dans laquelle les protagonistes se trouvent piégés.</p>



<p>La série explore avec beaucoup de pertinence comment l’emprise d’une figure maternelle autoritaire peut briser une famille et façonner des générations entières. Le parcours d’Enric notamment, s’avère une quête de libération où chaque souvenir est un combat contre la peur et la culpabilité. Le casting est ici essentiel. Il a fallu trois acteurs pour incarner les rôles de la mère,d’Enric et d’Irene à trois stades de leur vie&nbsp;: enfance, adolescence, âge adulte. L’important était de conserver une cohérence tout en soulignant le développement progressif des traumatismes pour les enfants, de la folie persécutrice pour la mère.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une métamorphose morbide</h2>



<p>Montserrat est interprétée par Ana Rujas, Lola Duenas et Carmen Machi&nbsp;: trois comédiennes d’exception qui sont en écho, à trois stades illustrant la métamorphose morbide d’une jeune femme isolée, prostituée et alcoolique en gourou exaltée convaincue de dialoguer avec le Christ avant de devenir une matriarche tenant ses filles et ses enfants d’une main de fer, même au seuil de la mort. Une folle&nbsp;? Une despote&nbsp;? Une victime&nbsp;? La question est soulevée, petit à petit. Montserrat est-elle elle-même manipulée par un époux religieusement fanatisé&nbsp;? Ou s’agit-il d’une intrigante avide de succès et de reconnaissance, prête à tout pour être célèbre&nbsp;?</p>



<p>Le mystère demeure qui nourrit les doutes des deux aînés, la perdition de l’un, l’intransigeance de l’autre. Comment se construire après pareil traitement (se reconstruire n’est même pas à l’ordre du jour, vu le peu de socle éducatif initial) ? Quid des sœurs cadettes ? Sauront-elles s’émanciper ou vont-elles faire fructifier l’héritage maternel, enclenchant un nouveau cycle de toxicité ? Le thriller psychologique, remarquable d’intensité, a su séduire les critiques en Espagne et à l’étranger. <em>La Mesias</em> s’impose ainsi comme un incontournable de la fiction espagnole contemporaine. C’est que la série bouscule, dérange et fascine à la fois, entre suspense intense et émotion brute.</p>



<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-678cc482" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns alignfull has-1-columns has-desktop-equal-layout has-tablet-equal-layout has-mobile-collapsedRows-layout has-reverse-columns-mobile has-vertical-bottom ticss-c00aadba"><div class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-overlay"></div><div class="innerblocks-wrap">
<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-column-4d412c51" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-column">
<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



<p class="has-text-align-center has-text-color" style="color:#fefefe">Vous avez des envies de culture ? Cet article vous a plu ?</p>



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		<title>Carta a Eva : femmes de dictateurs au bord de la crise de nerfs</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/serie-carta-a-eva/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 09 Aug 2022 04:00:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Séries]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=28503</guid>

					<description><![CDATA[<p>Nous avions pu croiser leur chemin via Femmes de dictateurs, le livre particulièrement énergique de Diane Ducret ; voici que la mini-série Carta a Eva nous permet de voir deux d&#8217;entre elles et non des moindres en action : Evita Peron et Carmen Franco. Une rencontre explosive. Quand Eva rencontre Carmen Nous voici en 1947 dans une Europe qui peine à se reconstruire après le désastre de la Seconde Guerre...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p lang="zxx" style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2017/03/carta-a-eva-e1489402804614.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-28504 size-full" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2017/03/carta-a-eva-e1489402804614.jpg" alt="" width="600" height="600" /></a></p>
<p lang="zxx" align="justify"><span style="color: #000000;">Nous avions pu croiser leur chemin via <a href="https://www.theartchemists.com/?s=dictateurs&amp;x=0&amp;y=0"><i>Femmes de dictateurs</i></a>, le livre particulièrement énergique de Diane Ducret ; voici que la mini-série <i>Carta a Eva</i> nous permet de voir deux d&rsquo;entre elles et non des moindres en action : Evita Peron et Carmen Franco. Une rencontre explosive.</span></p>
<h2 lang="zxx" align="justify"><strong><span style="color: #000000;">Quand Eva rencontre Carmen</span></strong></h2>
<p lang="zxx" align="justify"><span style="color: #000000;">Nous voici en 1947 dans une Europe qui peine à se reconstruire après le désastre de la Seconde Guerre Mondiale. Miséreuse, autoritaire et isolée, l&rsquo;Espagne de Franco voit les autres pays lui tourner résolument le dos, à l&rsquo;exception de l&rsquo;Argentine. Pour sceller l&rsquo;amitié des deux peuples et renforcer les liens entre les deux régimes, le dictateur Peron envoie sa bouillonnante épouse Eva en voyage diplomatique à Madrid. Seulement voilà : belle, libre et issue du ruisseau, Evita, ancienne actrice et prostituée, va avoir bien du mal à dialoguer avec Carmen, la froide compagne du Caudillo, ultra-catholique représentante d&rsquo;une aristocratie poussiéreuse et coupée de la populace qu&rsquo;elle méprise.</span></p>
<h2 lang="zxx" align="justify"><strong><span style="color: #000000;">Un film de femmes</span></strong></h2>
<p lang="zxx" align="justify"><span style="color: #000000;">Discours populistes, libération de la femme, soutien aux pauvres et aux travailleurs, les allocutions de la blonde émissaire ne sont guère du goût de la sévère madrilène, qui déteste aussi bien la démagogie de cette rivale que ses tenues ostentatoires et son vocabulaire de charretier. On frôle plusieurs fois l&rsquo;incident diplomatique, notamment quand Evita demande la grâce d&rsquo;une militante communiste condamnée au peloton d&rsquo;exécution pour avoir fait sauter la porte de l&rsquo;ambassade argentine en guise de protestation. Juana Doña complète ainsi ce trio d&rsquo;un visage diamétralement opposé, femme libre, républicaine convaincue, engagée pour l&rsquo;éducation et la laïcité, l&rsquo;égalité des droits et le refus du fascisme. Trois natures, trois positionnements, trois passions farouches et indomptables : <i>Carta a Eva</i> est un film de femmes, qui incarnent le passé, le présent et l&rsquo;avenir.</span></p>
<h2 lang="zxx" align="justify"><strong><span style="color: #000000;">Les dessous de l&rsquo;Espagne franquiste</span></strong></h2>
<p lang="zxx" align="justify"><span style="color: #000000;">Construit à partir de faits réels, s&rsquo;appuyant sur les documents d&rsquo;époque, le récit d&rsquo;Agusti Villaronga dévoile les dessous de l&rsquo;Espagne franquiste, où l&rsquo;on arrête, torture et massacre les opposants, où la population est volontairement parquée dans la misère, la faim et l&rsquo;ignorance, où la classe dirigeante, composée de la noblesse, du haut clergé et de la caste militaire détient le pouvoir avec une férocité et une arrogance impensables. La violence est palpable, montrée sans fard, malgré la propagande et la volonté d&rsquo;enjoliver les choses aux yeux du monde, jusque dans les couloirs des palais, où les intrigues sont aussi nombreuses que méprisables. Les actrices Ana Torrent, Julieta Cardinali, Nora Navas ainsi que la majestueuse Carmen Maura s&rsquo;imposent d&#8217;emblée dans ce récit palpitant, cette reconstitution fidèle qui souligne toute l&rsquo;ambiguïté de la période,</span></p>
<p lang="zxx" align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Et plus si affinités</b></span></p>
<p lang="zxx" align="justify"><span style="color: #000000;">La mini série <em>Carta a Eva</em> est disponible en <a href="http://boutique.arte.tv/f9659-carta_eva_deux_parties" target="_blank" rel="noopener">VoD</a> et en DVD.</span></p>
<p lang="zxx">
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		<title>A l&#8217;avant garde : Natacha Lesueur – Sans titre – 2009</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/avant-garde-natacha-lesueur/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Dauphine De Cambre]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 26 Apr 2022 09:24:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Beaux-Arts]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=22653</guid>

					<description><![CDATA[<p>Carmen Miranda, vous connaissez ? La star des 50&#8217;s fit frémir de désir le public des comédies musicales en mal d&#8217;exotisme. Vintage et polychrome, son turban orné de fruits tropicaux y fut pour beaucoup, presque autant que son nombril savamment dévoilé et tortillant en tout sens. Une icône, un cliché tropical. Il n&#8217;en fallait pas plus à la mutine photographe Natacha Lesueur pour se saisir du thème et joliment lui tordre...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><figure id="attachment_22654" aria-describedby="caption-attachment-22654" style="width: 467px" class="wp-caption alignnone"><a style="color: #000000;" href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2015/05/NL-e1432646595845.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-22654 size-full" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2015/05/NL-e1432646595845.jpg" alt="NL" width="467" height="600" /></a><figcaption id="caption-attachment-22654" class="wp-caption-text"></span> <span style="color: #000000;">Natacha Lesueur, Sans titre, 2009 Coll. de l’artiste, © 2011, ProLitteris, Zürich</span></figcaption></figure></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Carmen Miranda, vous connaissez ? La star des 50&rsquo;s fit frémir de désir le public des comédies musicales en mal d&rsquo;exotisme. Vintage et polychrome, son turban orné de fruits tropicaux y fut pour beaucoup, presque autant que son nombril savamment dévoilé et tortillant en tout sens. Une icône, un cliché tropical. Il n&rsquo;en fallait pas plus à la mutine photographe Natacha Lesueur pour se saisir du thème et joliment lui tordre le cou.</span></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;">Turban, bijoux et fleurs décomposées</span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Sa Carmen à elle perd le lustre du technicolor pour préférer le prune et les tonalités plus sombres, plus ternes. Certes, elle se coiffe de vrais bulbes et de fleurs véritables pour poser devant l&rsquo;objectif. Les colliers, les bagues et les bracelets sont là, à profusion, le maquillage appuyé, le décolleté exotique&#8230; mais quelque chose cloche dans ces compositions. Les couleurs éclatantes sont devenues fades, terreuses, à y regarder de plus près, le turban est orné de végétaux en voie de décomposition, flétris, séchés. </span></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;">Faussement créole, un brin provocante</span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Le visage du modèle ? Marqué, ridé bien que toujours avenant et séduisant. Odeur lourde, parfum sirupeux et entêtant, légèrement écœurant&#8230; Languide, alourdie de ses ornements disproportionnés au cliquetis assourdissant, la dame nous regarde, amusée, interrogatrice, faussement créole, un brin provocante, visiblement ravie de la nausée fourbe qui nous envahit. Pas de titre, mais un rien d&rsquo;ironie dans cette quiétude irritante de femme mature qui s&rsquo;amuse du vieillissement naturel qu&rsquo;elle affiche triomphalement.</span></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;">Ailleurs baudelairien et plaquette touristique</span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Natacha Lesueur s&rsquo;amuse ainsi de l&rsquo;attirance enthousiaste pour l&rsquo;Ailleurs baudelairien converti en plaquette touristique vintage, en carte postale kitch. L&rsquo;ensemble déconstruit un peu plus le mythe de l&rsquo;idyllique éden, de la femme condamnée à l&rsquo;illusion de l&rsquo;éternelle jeunesse si elle veut toujours séduire. Quelque chose de Ronsard dans ces orchidées défraîchies ? Une autre lecture du carpe diem au soleil de Caracas ? Ou l&rsquo;acceptation comblée de l&rsquo;expérience de vie ? Pas de réponse, bien sûr, à chacun sa perception.</span></p>
<p align="justify">
<p><span style="color: #000000;"><b>Et plus si affinités</b></span></p>
<p><span style="color: #000000;">Pour en savoir plus sur le travail de Natacha Lesueur, consultez <a href="http://natachalesueur.com/" target="_blank" rel="noopener">son site web</a>.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Les Contes d&#8217;Hoffmann : c&#8217;est l&#8217;histoire d&#8217;un mec qui n&#8217;a pas de chance avec les gonzesses &#8230;</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/opera-contes-hoffmann-offenbach-carsen/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 Apr 2021 10:22:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Spectacles]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=28456</guid>

					<description><![CDATA[<p>C&#8217;est le moins que l&#8217;on puisse dire : le héros de l&#8217;opéra d&#8217;Offenbach, inspiré du poète allemand du même nom tel qu&#8217;il apparaît dans la pièce de Jules Barbier et Michel Carré, est un parfait looser de l&#8217;amour. A croire qu&#8217;il le fait exprès ! Quand débute le prologue des Contes d&#8217;Hoffmann, on le trouve ivre raide dans un cabaret où il attend la cantatrice Stella qui lui a filé...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><figure id="attachment_28458" aria-describedby="caption-attachment-28458" style="width: 494px" class="wp-caption alignnone"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2017/03/Hoffmann-e1488536433770.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-28458 size-large" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2017/03/Hoffmann-494x494.jpg" width="494" height="494" /></a><figcaption id="caption-attachment-28458" class="wp-caption-text">Les contes d&rsquo;Hoffmann &#8211; Robert Carsen © Julien Benhamou / OnP</figcaption></figure></p>
<p lang="zxx" align="justify"><span style="color: #000000;">C&rsquo;est le moins que l&rsquo;on puisse dire : le héros de l&rsquo;opéra d&rsquo;Offenbach, inspiré du poète allemand du même nom tel qu&rsquo;il apparaît dans la pièce de Jules Barbier et Michel Carré, est un parfait looser de l&rsquo;amour. A croire qu&rsquo;il le fait exprès ! Quand débute le prologue des <em>Contes d&rsquo;Hoffmann</em>, on le trouve ivre raide dans un cabaret où il attend la cantatrice Stella qui lui a filé rencart ; il y a plus glamour &#8230; Il profite de l&rsquo;occasion pour raconter aux clients hilares ses mésaventures, qu&rsquo;on découvre aux travers des trois actes.</span></p>
<p><iframe loading="lazy" title="Les Contes d&#039;Hoffmann - Les oiseaux dans la charmille (air d&#039;Olympia)" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/0fVgERIrM6Q?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<h2 lang="zxx" align="justify"><span style="color: #000000;">Trois facettes d&rsquo;une même nana</span></h2>
<p lang="zxx" align="justify"><span style="color: #000000;">Olympia l&rsquo;automate, Antonia la malade, Giulietta la prostituée &#8230; trois facettes d&rsquo;une même nana sublimée et dangereuse, trois tragédies, trois occasions de se tourner en ridicule et d&rsquo;y laisser un peu plus de son palpitant déjà bien écorné par la vie. A se demander si ce n&rsquo;est pas lui qui apporte la poisse à ses partenaires &#8230; Faut ce qu&rsquo;il faut pour entretenir sa réputation d&rsquo;auteur torturé et maudit ! Romantique, Hoffmann n&rsquo;a d&rsquo;autre choix que de se planter, enchaînant les vestes, sous le regard impuissant de sa Muse, qui sous les traits de son meilleur ami Nicklausse, tente de le protéger comme elle peut.<br />
</span></p>
<p lang="zxx" align="justify"><span style="color: #000000;">Il y a fort à faire, le monsieur est actif à scier la branche affective sur laquelle il s&rsquo;obstine à pioupiouter avec tous les cas sociaux qui passent à portée de ses affects. Saisissant l&rsquo;ironie de la situation, le metteur en scène <a href="https://www.theartchemists.com/?s=robert+carsen&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank" rel="noopener">Robert Carsen</a> distille une lecture qui n&rsquo;épargne en rien le protagoniste, soulignant son masochisme sentimental, &#8230; comme clé de sa créativité ? Car le point commun de ces drames, c&rsquo;est la capacité à théâtraliser son propre malheur. Hoffmann Caliméro ? Personnalité histrionique qui cherche à résoudre l&rsquo;énigme de ses dérives dans une perpétuelle salle de spectacle ?</span></p>
<p><iframe loading="lazy" title="Les Contes d&#039;Hoffmann - Extrait" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/ecMdV7stGHw?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<h2 lang="zxx" align="justify"><span style="color: #000000;">Théâtre dans le théâtre</span></h2>
<p lang="zxx" align="justify"><span style="color: #000000;">Jouant la carte pour le moins baroque du théâtre dans le théâtre, Carsen situe son Hoffmann à la limite de la scène et des coulisses, dans ce no man&rsquo;s land où le réel côtoie l&rsquo;illusion, où l&rsquo;on prend de simples sourires pour des déclarations, un frôlement accidentel pour une invitation à l&rsquo;amour dans l&rsquo;odeur entêtante de la sueur et des fards &#8230; Au final les trois femmes dont il s&rsquo;est entiché sont avant tout des reflets de lui-même, car toutes s&rsquo;avèrent des bêtes de scène, qui n&rsquo;en peuvent plus de rayonner sur les planches jusqu&rsquo;à la destruction.</span></p>
<p lang="zxx" align="justify"><span style="color: #000000;">Au travers de cette interprétation moderne, placée dans un univers contemporain où la magie du théâtre n&rsquo;en finit pourtant plus d&rsquo;abolir la temporalité, la musique d&rsquo;Offenbach trahit cette quête infernale de l&rsquo;inspiration, à n&rsquo;importe quel prix, cet amour absolu de l&rsquo;art, du spectacle, l&rsquo;ivresse des planches, la fascination de l&rsquo;auteur pour son interprète. Cette oeuvre ultime, que le compositeur de <a href="https://www.theartchemists.com/la-belle-helene-a-lopera-de-hambourg-offenbach-et-la-croisiere-samuse/"><em>La Belle Hélène</em></a>, emporté par la Faucheuse, n&rsquo;aura pas le loisir de fignoler, n&rsquo;est pas un testament, c&rsquo;est un manifeste.</span></p>
<p><iframe loading="lazy" title="Les Contes d&#039;Hoffmann - La légende de Kleinzach" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/_CylflorIxE?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<h2 lang="zxx" align="justify"><span style="color: #000000;">Surveiller son poète comme du lait sur le feu</span></h2>
<p lang="zxx" align="justify"><span style="color: #000000;">Le besoin d&rsquo;exprimer en musique une passion irrépressible pour l&rsquo;acte de créer. L&rsquo;épilogue se conclut sur la victoire de la Muse qui récupère son poète le nez dans la boue pour le hisser vers la gloire. On s&rsquo;en doutait bien, ce n&rsquo;est que justice car elle a bien ramé cette pauvre Muse, à surveiller son poète comme du lait sur le feu &#8230; On aurait pu gagner du temps en évitant toutes ces historiettes médiocres ? Bien sûr que non ! Pas d&rsquo;historiettes, pas de grands airs, exit « La barcarole », fini la mort d&rsquo;Antonia sur une vocalise fatale, pas d&rsquo;Olympia robotisée violant un Hoffmann transformé en sex toy devant une salle tordue de rire &#8230;</span></p>
<p lang="zxx" align="justify"><span style="color: #000000;">Des trouvailles de ce genre, Carsen en multiplie à la pelle, dans cette production complètement folle au casting de grande qualité avec un bonus pour Ramon Vargas dans le rôle titre, <a href="https://www.theartchemists.com/festival-daix-provence-carmen-choc-therapy/">Stéphanie d&rsquo;Oustrac</a> qui interprète la Muse/ Nicklausse &#8230; et l&rsquo;incroyable Nadine Koutcher qui endosse la partie d&rsquo;Olympia la poupée porno. Le tout dans les décors ingénieux et surprenants de Michael Levine, avec l&rsquo;Orchestre et le choeur de l&rsquo;Opéra de Paris pour couronner le tout de bien belle manière. Un magnifique divertissement certes, une prestation musicale et vocale d&rsquo;envergure, une mise en scène intelligente et poussée : voilà qui a dû ravir <a href="https://www.theartchemists.com/folies-offenbach-tourbillon-televisuel/">Offenbach</a> du haut de son nuage, lui qui y tenait tant, à ses Contes d&rsquo;Hoffmann qu&rsquo;il y a laissé sa santé et sa vie &#8230;</span></p>
<p lang="zxx"><strong><span style="color: #000000;">Et plus si affinités</span></strong></p>
<p lang="zxx"><span style="color: #000000;">Cette mise en scène est disponible en DVD.</span></p>
<p lang="zxx">
<p>Cet article <a href="https://www.theartchemists.com/opera-contes-hoffmann-offenbach-carsen/">Les Contes d&rsquo;Hoffmann : c&rsquo;est l&rsquo;histoire d&rsquo;un mec qui n&rsquo;a pas de chance avec les gonzesses &#8230;</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.theartchemists.com">The ARTchemists</a>.</p>
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		<item>
		<title>Bragi Pufferfish : tout nu, tout cultivé et en musique !</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/bragi-pufferfish-nu-cultive-musique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 08 Feb 2018 15:16:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Cela faisait longtemps que nous ne vous avions pas parlé de nos partenaires. Méa culpa ! Car Bragi Pufferfish s’inscrit de longue lignée dans la liste des petits camarades de jeu avec lesquels The ARTchemists aiment à s’ébattre dans les bacs à sable de la culture. Bragi Pufferfish donc … un nom qui ne vous est pas inconnu si vous suivez nos articles, nos repérages musique et autres fantaisies mélodiques. Il...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2018/02/bragi-pufferfish.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-30305" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2018/02/bragi-pufferfish-494x494.jpg" alt="" width="494" height="494" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2018/02/bragi-pufferfish-494x494.jpg 494w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2018/02/bragi-pufferfish-188x188.jpg 188w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2018/02/bragi-pufferfish-288x288.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2018/02/bragi-pufferfish-70x70.jpg 70w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2018/02/bragi-pufferfish-100x100.jpg 100w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2018/02/bragi-pufferfish.jpg 600w" sizes="auto, (max-width: 494px) 100vw, 494px" /></a></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Cela faisait longtemps que nous ne vous avions pas parlé de nos partenaires. Méa culpa ! Car Bragi Pufferfish s’inscrit de longue lignée dans la liste des petits camarades de jeu avec lesquels The ARTchemists aiment à s’ébattre dans les bacs à sable de la culture.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Bragi Pufferfish donc … un nom qui ne vous est pas inconnu si vous suivez nos articles, nos repérages musique et autres fantaisies mélodiques. Il apparaît dans l’interview de Jérémie Lapeyre, membre fondateur du groupe <a href="https://www.theartchemists.com/reflet-dartiste-loki-starfish-gestation-dun-sturm-und-drang-electro/">Loki Starfish</a>. Plutôt que de mendier l’intérêt d’un label et d’une maison de prod, Jérémie le touche à tout, digne héritier des hommes de spectacle du XVIIeme siècle, a joué la carte de l’indépendance. Prenant le taureau événementiel par les cornes, il s’est entouré d’un collectif mouvant d’artistes pluriels pour produire les albums de son combo, réaliser les clips qui illustrent sa geste harmonique et adapter le tout au live, qu’il s’agisse de gros concerts ou de prestations plus intimistes.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Fort de cette expérience, le monsieur a progressivement ouvert son champ d’action : pourquoi ne pas faire profiter d’autres musiciens de ses talents d’organisateur ? La production de soirées et de concerts est donc venue tout naturellement, amenant Bragi Pufferfish à endosser la prog du <a href="https://www.google.fr/url?sa=t&amp;rct=j&amp;q=&amp;esrc=s&amp;source=web&amp;cd=1&amp;cad=rja&amp;uact=8&amp;ved=0ahUKEwj_rurxzJbZAhUhKsAKHX_KBLwQFggpMAA&amp;url=http%3A%2F%2Fwww.le-carmen.fr%2F&amp;usg=AOvVaw2NBpgWmS_n0BzUDNCZEHLy">Carmen</a>, puis celle de <a href="https://www.google.fr/url?sa=t&amp;rct=j&amp;q=&amp;esrc=s&amp;source=web&amp;cd=1&amp;cad=rja&amp;uact=8&amp;ved=0ahUKEwiJxNTkzJbZAhUnI8AKHbstDRAQFggpMAA&amp;url=https%3A%2F%2Fwww.la-java.fr%2F&amp;usg=AOvVaw0_ucElBtEFP9xKbGKMrbFB">La Java</a>. A son palmarès, <a href="https://www.facebook.com/groups/291128527977740/">D.R.H.</a>, <a href="https://www.facebook.com/gangbambi/">Gang Bambi</a>, Queer Mess, bals et autres sauteries diverses et variées dont nos amis ont le secret, en alternance avec des soirées à la programmation plus travaillée, dont les affiches sont constituées à partir de l’impressionnant carnet d’adresses de Jérémie, chasseur de talents d’une rare acuité.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Erevan Tusk, Grindy Mandberg, Bizar, Voxes, Virile, Lemon Preachers, … Il y en a long comme le bras, autant de révélations que Jérémie prend un rare plaisir à croiser pour créer des lives haut en couleur ou plus nuancés, toujours dans des genres déterminés, comme une exploration thématique des formations émergentes, des créateurs qui renouvellent les genres … ou les bousculent. C’est du reste pour cette raison fort alléchante que notre logo s’est retrouvé inscrit à la ligne « Partenaires » de ces initiatives. Et pour cause : la prise de risque tendant à se restreindre en terme de programmations innovantes, il nous semblait important de soutenir un collectif qui s’investit encore dans ce domaine.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Peut-on parler de militantisme ? Mais oui bien sûr ! Très imprégnés de leur vocation, Jérémie et sa team mettent les bouchées doubles pour générer des fiestas intelligentes, où l’on s’amuse autant qu’on découvre, où on s’éclate autant qu’on affirme ses positions. En ligne de mire :</span></p>
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<p align="justify"><span style="color: #000000;"><b>le véganisme</b> via le partenariat avec le <a href="https://www.google.fr/url?sa=t&amp;rct=j&amp;q=&amp;esrc=s&amp;source=web&amp;cd=1&amp;cad=rja&amp;uact=8&amp;ved=0ahUKEwiYy_mOzJbZAhXoBsAKHYr5BDsQFggoMAA&amp;url=http%3A%2F%2Fsmmmilefestival.com%2F&amp;usg=AOvVaw0GorKRVkv3gggqUBRhedRi">Smmmile vegan pop festival</a>, ce qui a initié la Smmmile Party dont la deuxième édition s’apprête à investir le <a href="http://www.pointephemere.org/">Point Ephémère</a> le 11 février avec à l’affiche les DJ sets de Nanna Volta, Bosco noire et Loki Starfish, ainsi que Ricky Hollywood et le live de Black Bones, plus un brunch vegan, plus des tables rondes sur le sujet et des acteurs du secteur venus proposés leurs produits et discuter de leur action.</span></p>
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<p align="justify"><span style="color: #000000;"><b>le naturisme</b> avec les buffets Beautiful Skin, le premier ayant été initié le 1<sup>er</sup> février en partenariat avec <a href="https://www.google.fr/url?sa=t&amp;rct=j&amp;q=&amp;esrc=s&amp;source=web&amp;cd=3&amp;cad=rja&amp;uact=8&amp;ved=0ahUKEwiA5JWmzJbZAhWBA8AKHdJvDEkQFggyMAI&amp;url=http%3A%2F%2Fwww.restaurant-onaturel.fr%2F&amp;usg=AOvVaw1wPIAhrGNVzsQnY-x92rYg">le restaurant naturiste Onaturel</a>.</span></p>
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<p align="justify"><span style="color: #000000;">Euh en fait non, ce n’est pas le premier. Voici sept ans que Jérémie pratique, sur l’Île du Levant, berceau historique du mouvement, où il a finalement orchestré des événements, il y a trois ans de ça. Pourquoi ? « <i>N</i><i>otre société est échafaudée sur les postulats de supériorité que permettent les vêtement</i><i>s</i><i>. La nudité retire les appartenances sociale, économique, hiérarchique.</i><i> </i><i>Ça assainit les rapports</i> ». Simple, clair, efficace. Amateurs de galipettes et parties fines, s’abstenir ; les Beautiful Skin, ce n’est pas le Kit Kat Club de Berlin et c’est annoncé en toutes lettres sur l’event facebook : « </span><span style="color: #000000;"><i>Cet événement respecte l&rsquo;éthique et les codes du naturisme. Tout comportement inapproprié ou à caractère sexuel entraînera l&rsquo;exclusion immédiate.</i> » On évitera donc les plaisanteries grasses et paillardes. </span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Depuis trois ans qu’il orchestre ces apéritifs en mode soirée privée, Jérémie et son crew ont toujours tablé sur le qualitatif et le pertinent, œuvrant pour sortir le concept de l’ombre. C’est désormais en train de s’amorcer sans forcer. Avec une centaine de fidèles déjà acquis à la cause, on peut dire que le travail de banalisation est entamé ; il y en a besoin car Paris est peut-être à la pointe sur bien des domaines mais en matière de naturisme, c’est le Moyen Age. Il était temps de rattraper le retard. Pratique du yoga, cours d’espéranto, gastronomie vegan, lectures dénudées … doucement mais sûrement, Bragi Pufferfish est en train d’ajouter à ces manifestations une touche musicale et culturelle … qui pourrait un jour initier les premiers festivals en tenue d’Adam de Lutèce ??? </span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">L’avenir nous le dira … et nous serons aux premières loges puisque nous allons suivre la chose comme partenaires. Tous nus, pas forcément bronzés mais fidèles au poste.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><strong><b>Et plus si affinités</b></strong></span></p>
<p align="justify"><strong><a href="https://www.facebook.com/BPufferfish/?timeline_context_item_type=intro_card_work&amp;timeline_context_item_source=100003690055117&amp;pnref=lhc">https://www.facebook.com/BPufferfish/?timeline_context_item_type=intro_card_work&amp;timeline_context_item_source=100003690055117&amp;pnref=lhc</a></strong></p>
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