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	<title>Janis joplin</title>
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		<title>The Rose : un biopic rock&#8217;n&#8217;roll flamboyant et triste</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/film-rose/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 07 Jul 2023 14:09:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ah la vie des stars ! Succès, gloire, fortune, beauté ou sex, drugs and rock’n’roll ? Les deux ne sont pas incompatibles, même s’ils conduisent irrémédiablement dans le mur, dixit The Rose. Un film culte s’il en est, qui raconte le parcours chaotique d’une chanteuse au destin funeste. Rock, romance et autosabotage Fin des années 60 : The [&#8230;]</p>
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<figure class="wp-block-image size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/07/Devenez-un-pro-du-design-en-quel52.jpg" alt="" class="wp-image-36175" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/07/Devenez-un-pro-du-design-en-quel52.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/07/Devenez-un-pro-du-design-en-quel52-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/07/Devenez-un-pro-du-design-en-quel52-494x395.jpg 494w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



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<p class="wp-block-paragraph">Ah la vie des stars ! Succès, gloire, fortune, beauté ou sex, drugs and <a href="https://www.theartchemists.com/?s=rock%27n%27roll" target="_blank" rel="noreferrer noopener">rock’n’roll</a> ? Les deux ne sont pas incompatibles, même s’ils conduisent irrémédiablement dans le mur, dixit The Rose. Un film culte s’il en est, qui raconte le parcours chaotique d’une chanteuse au destin funeste.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe hcb-fetch-image-from="https://youtu.be/DKir4VZKd4g" title="The Rose | #TBT Trailer | 20th Century FOX" width="1080" height="608" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen consent-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/DKir4VZKd4g?feature=oembed" consent-required="39300" consent-by="services" consent-id="39301" consent-click-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/DKir4VZKd4g?feature=oembed&amp;autoplay=1"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Rock, romance et autosabotage</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Fin des années 60 : The Rose, Mary Rose Foster pour les intimes, enchaîne les succès, les concerts sold out et les scandales. La dame est célébrissime, adulée, idolâtrée et rongée par les excès : alcool, came, cul. Puissante et radieuse dès qu’elle monte sur scène, elle s’étiole en privé, rongée par la solitude, la drogue, la dépression. Jusqu’ici, elle tient la route, couvée par son manager Rudge Campbell, un bel enfoiré de première, capable de tous les coups tordus pour signer un artiste et l’exploiter sans pitié. Un soir, The Rose rencontre Huston Dyer, un chauffeur dont elle s’amourache.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La romance pourrait durer, devenir un élément de stabilité. Mais le rythme des tournées, les relations de la star, son penchant pour la bouteille et la came, son attirance pour l’auto-sabotage vont faire capoter la love story et précipiter l’inéluctable qui aura lieu dans une véritable apothéose musicale. Car il faut bien se mettre dans la tête que le film <em>The Rose</em> est une tragédie. Celle d’une certaine <a href="https://www.theartchemists.com/janis-vie-et-mort-dune-adorable-fouteuse-de-merde/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Janis Joplin</a>. La famille ayant refusé d’adouber ce biopic, <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Mark_Rydell" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Mark Rydell </a>a dû adapter et transformer The Pearl en Rose.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Fascinante Bette Middler</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Avec, dans la peau de la diva, une Bette Middler viscérale, possédée, fascinante, poignante, forte comme le roc, fragile comme le cristal. Pour lui donner la réplique, Alan Bates dans le rôle du manager sans scrupule, Frederic Forrest dans celui de l’amant. Et puis tous les autres qui incarnent l’entourage d’une star du rock, et c’est aussi en cela que le film <em>The Rose</em> marque les esprits. L’évocation de l’atmosphère des backstages y est d’une rare justesse, idem pour la frénésie des concerts, la vie épuisante des tournées…</p>



<p class="wp-block-paragraph">Passionnant et perturbant : car ce n’est au final pas une vie que celle de The Rose. De quoi largement donner du grain à moudre pour toutes celles et tous ceux qui voudraient embrasser ce genre d’avenir. Tourné en 1979, le film est toujours d&rsquo;actualité. À l’heure où de plus en plus d’artistes suspendent leurs carrières pour préserver ce qui leur reste de santé mentale, <em>The Rose</em> sonne comme un avertissement supplémentaire. À quoi sert-il d’entrer dans la légende les pieds devant ? Reste 2h10 de film flamboyant et triste, avec à la clé des chansons inoubliables, principalement celle du générique de fin, l’inoubliable et touchant « The Rose » d’Amanda Mcbroom.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Et plus si affinités</strong></p>


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		<title>La disparition de Karen Carpenter : une déclaration d’amour doublée d’une revanche</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/livre-disparition-karen-carpenter/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 01 Jun 2023 10:14:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Karen Carpenter : une héroïne de roman ? La chanteuse et batteuse du groupe The Carpenters en a l’aura charismatique, le destin tragique. Karen a vraiment existé, elle fut une star en son temps. Sous la plume de Clovis Goux, sa lente agonie devient le miroir d’une Amérique vide de sens. Aduler The Carpenters La disparition de [&#8230;]</p>
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<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="400" height="543" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/06/La-Disparition-de-Karen-Carpenter-1.jpg" alt="" class="wp-image-36069" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/06/La-Disparition-de-Karen-Carpenter-1.jpg 400w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/06/La-Disparition-de-Karen-Carpenter-1-212x288.jpg 212w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/06/La-Disparition-de-Karen-Carpenter-1-364x494.jpg 364w" sizes="(max-width: 400px) 100vw, 400px" /></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p class="wp-block-paragraph">Karen Carpenter : une héroïne de roman ? La chanteuse et batteuse du groupe The Carpenters en a l’aura charismatique, le destin tragique. Karen a vraiment existé, elle fut une star en son temps. Sous la plume de Clovis Goux, sa lente agonie devient le miroir d’une Amérique vide de sens.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Aduler The Carpenters</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em><a href="https://www.actes-sud.fr/node/60729" target="_blank" rel="noreferrer noopener">La disparition de Karen Carpenter</a></em> possède plusieurs facettes. En surface, il s’agit de nous raconter l’histoire du groupe le plus célèbre des États-Unis dans les 70’s. Cela peut sembler étonnant : aujourd’hui, on garde en mémoire, de cette période post Summer of Love, l’image flamboyante et le rock torturé de Jimi Hendrix, Janis Joplin, The Doors, The Beatles, <a href="https://www.theartchemists.com/?s=The+Rolling+Stones" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Rolling Stones</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, à l’époque, la middle class américaine préfère aduler The Carpenters&nbsp;: Richard et sa sœur Karen vont charmer les cœurs de leurs concitoyens, vendant plus de 100 millions de disques d’un soft rock gentil et sirupeux, des balades romantiques qui parlent à toutes et à tous, qu’on écoute au coin du feu, en famille, les soirs de Noël.</p>



<h2 class="wp-block-heading">D’insondables dérives</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Invités à la Maison Blanche par Nixon, produits à la télévision dans des émissions de variétés bon chic bon genre, la fratrie Carpenter est vendue comme un modèle d’équilibre et de conformisme à un public désireux de stabilité. Une vision Bisounours qui cache d’insondables dérives&nbsp;: Richard, insomniaque, se bourre de tranquillisants&nbsp;; Karen, obsédée par son image, s’affame pour coller aux canons esthétique de la parfaite femme moderne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle en mourra, mettant un terme spectaculaire à une carrière vidée de sa substance par cette volonté de respecter les apparences du bon ton. C’est la seconde facette de ce récit qui dissèque la détresse d’une artiste ô combien talentueuse, enfermée dans une éducation, piégée dans l’ombre d’un frère qui ne veut pas lui laisser sa chance (sans elle, le groupe ne vaut plus rien, c’est elle qui a la voix, le talent, la fougue).</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une success story de façade</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Anorexique au dernier degré, bouffée par les exigences et les platitudes du show business, Karen se consume. On lui volera sa seule chance de s’émanciper, un album en solo qui jamais ne sortira, mais où elle s’affirmait comme une artiste d’exception, fougueuse, sensuelle, forte. Parce qu’une bonne Américaine se doit d’être discrète, édulcorée, obéissante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est la troisième facette de ce livre passionnant, qui aborde l’ancrage de Karen et son frère dans un terreau historique, politique et social. The Carpenters sont le produit d’une éducation, ils répondent à des codes de réussite, ils incarnent une success story. Une success story de façade, dont les coulisses démontrent de façon flagrante la vacuité du rêve américain.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>À lire également</strong></p>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="https://www.theartchemists.com/livre-altamont-69-joel-selvin/"><strong>Altamont 69 – Joel Selvin : no shelter for you …</strong></a></li>



<li><a href="https://www.theartchemists.com/livre-rocknroll-animals/"><strong>Rock’n’roll animals : en quel instant devient-on une star du rock ?</strong></a></li>



<li><a href="https://www.theartchemists.com/philippe-will-dealer-maudites-sixties/"><strong>Philippe Will – Dealer : maudites Sixties !</strong></a></li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Préfacé par un <a href="https://www.theartchemists.com/?s=simon+liberati" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Simon Liberati</a> fasciné par ce parcours de martyre, <em>La disparition de Karen Carpenter</em> est une déclaration d’amour doublée d’une revanche. Avec une plume dynamique d’amateur éclairé, le journaliste et fondateur de label Clovis Goux partage sa flamme pour cette diva spectrale, qui a savouré chaque minute de son lent calvaire, sa marche triomphale au tombeau.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Et plus si affinités</strong></p>


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		<item>
		<title>Utopia Avenue : « les accidents sont souvent les meilleurs moments de l’art. »</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/roman-utopia-avenue/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 07 Sep 2022 15:45:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Des livres sur l’univers du rock, de la compo musicale, de la vie quotidienne des groupes, il y en a à la pelle. Biographiques ou fictionnels, ils racontent tous, à leur manière, la quête de la gloire mêlée aux affres du métier de musicien, la folie de la création, l’ivresse du live, le vide qui [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/09/Utopia-Avenue.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-35007 size-full" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/09/Utopia-Avenue.jpg" alt="couverture du roman Utopia Avenue de David Mitchell" width="400" height="606" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/09/Utopia-Avenue.jpg 400w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/09/Utopia-Avenue-190x288.jpg 190w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/09/Utopia-Avenue-326x494.jpg 326w" sizes="(max-width: 400px) 100vw, 400px" /></a></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Des livres sur l’univers du rock, de la compo musicale, de la vie quotidienne des groupes, il y en a à la pelle. Biographiques ou fictionnels, ils racontent tous, à leur manière, la quête de la gloire mêlée aux affres du métier de musicien, la folie de la création, l’ivresse du live, le vide qui suit. Le roman <i>Utopia Avenue</i> se situe dans ce registre, sauf qu’il comporte un petit supplément d’âme qui fait toute la différence.</span></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Un quatuor improbable, un parcours initiatique</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Londres, 1967, à l’heure des Swinging Sixties. La journée a mal commencé pour Dean Moss, on lui a piqué son fric, il se fait lourder de son appart et de son boulot. C’est sûr, ce soir, il dormira sous un pont… à moins que le destin s’en mêle ? Un destin qui prend le visage de Levon Frankland, manager d’origine canadienne venu chasser les talents musicaux sur les terres shakespeariennes. Et Dean est un bassiste de talent. Sûr de son fait, Levon le recrute ainsi que Elf Holloway, pianiste et compositrice versée dans le folk, Peter Griffin aka Griff, batteur issu de la dure école du jazz et Jasper de Zoet, guitariste de génie.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">De prime abord improbable, le quatuor va accoucher du folk rock psychédélique d’Utopia Avenue. Un nom chargé de sens, qui reflète aussi bien le difficile parcours de nos quatre compères sur la route, sinon de la fortune et de la célébrité (une route semée de bien plus d’épines et d’embûches que de pétales de roses) du moins de la reconnaissance. Premières répets, premières compos, premiers concerts, premiers enregistrements, premiers contrats, premiers hits, premiers interviews, premières tournées… c’est un parcours initiatique que nous vivons étape par étape, au même rythme que ces néophytes qui doivent à la fois lutter contre leurs démons (et ils sont nombreux) et apprendre de leurs erreurs (et elles sont nombreuses également).</span></p>
<blockquote hcb-fetch-image-from="https://www.theartchemists.com/roman-unstable-boys/" class="wp-embedded-content" data-secret="Ujv9NcmLOd"><p><a href="https://www.theartchemists.com/roman-unstable-boys/">The Unstable Boys : « it’s just rock’n’roll »</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« The Unstable Boys : « it’s just rock’n’roll » » — The ARTchemists" src="https://www.theartchemists.com/roman-unstable-boys/embed/#?secret=1ik64iDg8E#?secret=Ujv9NcmLOd" data-secret="Ujv9NcmLOd" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Ne pas verser dans le voyeurisme, le surfait ou le tragique</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">D’une plume particulièrement fine et précieuse, David Mitchell construit un récit rythmé, haletant, touchant, qui tisse le lien entre les différents stades de cette vie de groupe avec l’évolution personnelle de chacun de ses membres. Car cette aventure en commun se nourrit des expériences croisées de cette fratrie presque spirituelle, qui en arrive à tout partager, joies, chagrins, déceptions, colères, révoltes, fiertés, refus, convictions… Chaque musicien étant impliqué à part entière dans la composition, les noms crédités alternent, ainsi que les styles et les sujets, ce qui fait la force de ces morceaux et du message véhiculé par Utopia Avenue.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">De fait, Mitchell nous donne à voir l’envers du décor, et pour une fois cet envers ne tire pas forcément sur le voyeurisme, le surfait ou le tragique. Pas de grandes séquences de came, de suicide ou d’orgies, pas d’affrontements sanglants avec producteurs et groupes rivaux (excepté une rencontre musclée avec une bande de Mod’s) : l’émotion, positive ou négative, se situe ailleurs, dans la joie d’entendre sa musique à la radio, de découvrir New-York, la peine d’avoir perdu un proche, le souvenir d’un père violent, l’attirance sexuelle qui devient attachement amoureux… Et puis, il y a la peur de la perte, qui plane de bout en bout, à chaque victoire durement acquise, et qui dénonce la fragilité de l’édifice.</span></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Former un tout, un tout fertile</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><i>Utopia Avenue</i> donne ainsi à ressentir cette vibration très particulière qui attire des individus soumis aux montagnes russes du quotidien (accident de voiture, schizophrénie, deuil, trahison amoureuse…) pour former un tout, un tout fertile : on appréciera la magie se dégageant des passages décrivant le processus de composition, la synergie à l’œuvre dans la lente gestation d’une harmonie jamais aboutie. La créativité, tout comme les événements de la vie, s’opère ici en vase clos, dans un studio, un appartement, un avion, … avec les bruits de l’extérieur en toile de fond ; crissements de pneus et cris de passants, crépitement de machines à écrire et sonneries de téléphone&#8230; comme une bande originale déroulée par le hasard, le destin, Dieu. Dieu ?</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">« <i>Le fonctionnement de la musique – la théorie, la pratique -, on peut l’apprendre. […] mais pourquoi ça fonctionne, Dieu seul le sait. Et encore, même pas sûr</i> » constate un des personnages de cette magnifique fresque ; un autre ajoute : « <i>Les accidents sont souvent les meilleurs moments de l’art.</i> » Comme pour illustrer ce propos, l’auteur plonge les membres d’Utopia Avenue dans la bouillonnante marmite artistique des Sixties : <a href="https://www.theartchemists.com/?s=brian+jones" target="_blank" rel="noopener">Brian Jones</a>, Léonard Cohen, <a href="https://www.theartchemists.com/?s=Janis+joplin" target="_blank" rel="noopener">Janis Joplin</a>, Jonie Mitchell, Francis Bacon croisent ainsi David Bowie, Pink Floyd, Jefferson Airplane et consort.</span></p>
<blockquote hcb-fetch-image-from="https://www.theartchemists.com/philippe-will-dealer-maudites-sixties/" class="wp-embedded-content" data-secret="PR0rVCm1YK"><p><a href="https://www.theartchemists.com/philippe-will-dealer-maudites-sixties/">Philippe Will – Dealer : maudites Sixties !</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Philippe Will – Dealer : maudites Sixties ! » — The ARTchemists" src="https://www.theartchemists.com/philippe-will-dealer-maudites-sixties/embed/#?secret=nHEksVSmye#?secret=PR0rVCm1YK" data-secret="PR0rVCm1YK" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Tous des fruits d’accidents merveilleux, qu’on découvre vivants, agissant, partageant leur manière de créer, leur conception de l’existence. C’est la grande force du roman <i>Utopia </i><i>Avenue</i> : casser l’auréole noire de l’artiste maudit pour montrer des êtres humains touchés par la grâce. Et la mort n’y pourra rien.</span></p>
<p><span style="color: #000000;"><b>Et plus si affinités</b></span></p>
<p><span style="color: #000000;">Pour en savoir plus sur le roman <i>Utopia Avenue</i>, consultez <a href="http://www.editionsdelolivier.fr/catalogue/9782823618372-utopia-avenue" target="_blank" rel="noopener">le site des Éditions de l’Olivier</a>.</span></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Rock’n’roll animals : en quel instant devient-on une star du rock ?</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/livre-rocknroll-animals/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 17 Mar 2019 12:35:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>NME, Sounds, Smash Hits, Q, More, … je vous passe le reste : la liste est longue des magazines auxquels David Hepworth a contribué, les alimentant de chroniques rock acérées depuis l’aube des années 80. Une référence en la matière donc, un fin connaisseur et un regard pénétrant qui depuis un demi siècle cherche à décrypter [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2019/03/rock-animals.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-31565 size-full" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2019/03/rock-animals.jpg" alt="" width="207" height="317" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2019/03/rock-animals.jpg 207w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2019/03/rock-animals-188x288.jpg 188w" sizes="(max-width: 207px) 100vw, 207px" /></a></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><i>NME, Sounds, Smash Hits, Q, More</i>, … je vous passe le reste : la liste est longue des magazines auxquels David Hepworth a contribué, les alimentant de chroniques rock acérées depuis l’aube des années 80. Une référence en la matière donc, un fin connaisseur et un regard pénétrant qui depuis un demi siècle cherche à décrypter les arcanes d’un genre qui ne souffre aucune tentative de définition précise.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Car définir, c’est mourir un peu ? Force est de constater que depuis la fin des 90’s, le rock peine à se renouveler, pleurant ces stars foudroyées en plein vol ou simplement converties aux joies sereines et pour le moins chiatiques d’une vie rangée. Que sont nos idoles devenues ? Qu’est-ce qui a fait l’éclat aveuglant de ces demi dieux s’arrogeant la scène avec l’arrogance de jeunes titans défoncés et radieux ? C’est le pitch du saisissant <i>Rock’n’roll animals</i>, paru chez les spécialistes de RivagesRouge.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Il fallait au moins ça pour mettre en exergue les quarante et un chapitres qui composent cette saga où se croisent les Beatles, Janis Joplin, Kurt Kobain, Elvis Presley, Little Richard, Black Sabbath, Queen et j’en passe … Au cœur du process de mémoire : à quel moment ont-ils basculé du statut de pauvre humain anonyme à celui d’animal rock’n’roll, de star, de divinité intouchable, contribuant en cela à la légende qui entoure cet univers artistique mutant, magique et redoutable ?</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Hepworth connaît suffisamment le milieu pour ne pas apporter de réponse précise à ce qui relève du mythique, du métaphysique, du thaumaturgique … et du tragique. Car dans toutes ces anecdotes, ces épisodes chronologiquement narrés comme les péripéties d’une geste chevaleresque, les destins funestes abondent, qui parachèvent la légende sombre du rock et lui prêtent une aura presque biblique.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Le King terrassé à genoux dans ses toilettes, Kobain suicidé, Buddy Holly décédé dans un accident d’avion … Hepworth réfléchit à ces disparitions comme l’élément incontournable du grand drame shakespearien que fut le rock’n’ roll dans ses grandes heures. Étrangement il évacue les excès punk évoqués très rapidement pour s’arrêter sur un aspect plus prosaïque mais néanmoins essentiel : le flair.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Celui de Ozborne et ses comparses quand ils choisirent leur nom de scène au fronton d’un cinéma, celui du premier guitar hero, celui de Dylan tissant sa mythologie … Ian Dury, Lou Reed, David Bowie … En contextualisant leur émergence, Hepworth donne à voir ce sens incroyable des circonstances qui les propulsa au firmament de la gloire. Aucun jamais n’en redescendit.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Et plus si affinités</b></span></p>
<p align="justify"><a href="https://www.payot-rivages.fr/rivages/livre/rocknroll-animals-9782743645328">https://www.payot-rivages.fr/rivages/livre/rocknroll-animals-9782743645328</a></p>
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		<title>Janis : vie et mort d’une adorable fouteuse de merde ?</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/janis-vie-et-mort-dune-adorable-fouteuse-de-merde/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 03 Dec 2018 17:30:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>4 octobre 1970 : c’en est fini de Janis Joplin, morte d’overdose dans une chambre d’hôtel californien. La chanteuse s’est éteinte, le mythe peut prendre racine, alors que la talentueuse donzelle rejoint le club des 27 dans un nuage de poudre céleste. Ce mythe, Amy J.Berg en a recomposé les étapes, suivant la carrière de Janis [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2018/12/Janis-e1543858209453.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-31309" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2018/12/Janis-363x494.jpg" alt="" width="363" height="494" /></a></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">4 octobre 1970 : c’en est fini de Janis Joplin, morte d’overdose dans une chambre d’hôtel californien. La chanteuse s’est éteinte, le mythe peut prendre racine, alors que la talentueuse donzelle rejoint le club des 27 dans un nuage de poudre céleste. Ce mythe, Amy J.Berg en a recomposé les étapes, suivant la carrière de <i>Janis</i> comme on le ferait d’une Maria Callas ou d’une Billie Holiday. Car il faut bien le reconnaître, la chanteuse eut tout de la diva, en bien comme en mal.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">En 1h40 de témoignages, d’interviews, de films, d’extraits de concerts, nous suivons la lente métamorphose de ce phénix, depuis son Texas natal jusqu’aux ultimes instants hollywoodiens. Et la question demeure de ce qui l’a propulsée au sommet, de ce qui l’a détruite. Peut-être est-ce la même chose ? Un sentiment constant de décalage, un talent évident mais dont on doute, un formidable manque d’amour, une soif absolue de reconnaissance, … pour sûr, la drogue n’est pas la seule responsable de la tragédie.</span></p>
<p><iframe loading="lazy" style="transition-duration: 0; transition-property: no; margin: 0 auto; position: relative; display: block; background-color: #000000;" src="https://www.arte.tv/player/v3/index.php?json_url=https%3A%2F%2Fapi.arte.tv%2Fapi%2Fplayer%2Fv1%2Fconfig%2Ffr%2F080271-000-A%3Fautostart%3D0%26lifeCycle%3D1&amp;lang=fr_FR&amp;embed=1&amp;mute=0" width="640" height="360" frameborder="0" scrolling="no" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Forte mais torturée, intelligence émotionnelle à vif, Janis Joplin apparaît sur ces images dans toute l’ampleur d’une figure iconique, dont l’impact provient du croisement des genres : une voix absolument sidérante, le blues dans le cœur, le rock dans les veines, la came et l’alcool comme fils directeurs de ses errances. Il y a des douleurs qu’on efface pas, qu’on sublime pour atteindre les sommets et y prendre la foudre, dans une transe absolues.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">En transe donc, Janis traverse cette carrière éclair, en studio comme sur scène, s’abandonnant corps et âme à un public qui l’adule. On découvre ici ses exigences, ses desiderata, sa solitude, son appétit de connaissances … et on s’interroge : si elle avait survécu, que serait-il advenu de Janis ? Vongt ans plus tard, aurait-elle réussi son meilleur album aux côtés du producteur des Doors, Paul Rothchild, comme il lui avait promis, alors qu’elle enregistrait son ultime chanson ?</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">On ne le saura jamais ; demeurent une réputation de fouteuse de merde, quatre albums, des entretiens, des photos superbes et ces moments fabuleux quand Janis est en scène … le reste est silence.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Et plus si affinités</b></span></p>
<p align="justify"><a href="https://www.arte.tv/fr/videos/067096-000-A/janis/">https://www.arte.tv/fr/videos/067096-000-A/janis/</a></p>
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		<title>Trouvaille Musique : HOboken Division</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Oct 2017 09:39:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Oyez oyez, braves lecteurs de The ARTchemists ! Tournez ce jour vos tympans avides de sensations vers les territoires nordistes nancéens pour vous prendre en frontal le choc HOboken Division. Boiling Up by Hoboken Division « When Blues explosion eat Janis Joplin at breakfast » : voici comment se présente ce combo infernal, nourri aux racines démoniaques du garage [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2017/10/HOboken-division.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-29746" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2017/10/HOboken-division-494x494.jpg" alt="" width="494" height="494" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2017/10/HOboken-division-494x494.jpg 494w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2017/10/HOboken-division-188x188.jpg 188w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2017/10/HOboken-division-288x288.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2017/10/HOboken-division-70x70.jpg 70w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2017/10/HOboken-division-150x150.jpg 150w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2017/10/HOboken-division.jpg 600w" sizes="(max-width: 494px) 100vw, 494px" /></a></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Oyez oyez, braves lecteurs de The ARTchemists ! Tournez ce jour vos tympans avides de sensations vers les territoires nordistes nancéens pour vous prendre en frontal le choc HOboken Division.</span></p>
<p align="justify"><iframe loading="lazy" style="border: 0; width: 100%; height: 120px;" src="https://bandcamp.com/EmbeddedPlayer/track=3781476610/size=large/bgcol=ffffff/linkcol=0687f5/tracklist=false/artwork=small/transparent=true/" width="300" height="150" seamless=""><a href="http://hobokendivision.bandcamp.com/track/boiling-up-2">Boiling Up by Hoboken Division</a></iframe></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">« When Blues explosion eat Janis Joplin at breakfast » : voici comment se présente ce combo infernal, nourri aux racines démoniaques du garage et du rock, mais qui n&rsquo;hésite pas à dériver vers la dark en constant. Une nourriture variée qu’ils digèrent soigneusement depuis leur apparition sur cette planète en l’an de grâce 2011. Marie + Mathieu + Czmil réunis pour le meilleur et surtout le pire : le blues rock n’est pas un chemin parsemé de roses, n’y prolifèrent que les épines.</span></p>
<p><iframe loading="lazy" hcb-fetch-image-from="https://youtu.be/YLiGCEDxJ7g" title="HOboken Division - Desertion (Official Video)" width="1080" height="608" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen consent-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/YLiGCEDxJ7g?feature=oembed" consent-required="39300" consent-by="services" consent-id="39301" consent-click-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/YLiGCEDxJ7g?feature=oembed&amp;autoplay=1"></iframe></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Et en matières d’épines, leur univers mélodique n’en manque pas, des épines jutant l’alcool des rades les plus paumés, l’huile de vidange et l’essence des bécanes en goguette sur la 66, le cuir usé et gorgé de sueur des bikers en cavale vers nulle part, la volonté d&rsquo;en découdre avec cette garce de vie. Bref le pire, ils le chantent, le hululent, une grande plainte rageuse, désespérée mais digne, raturée de riffs de guitare chargés d’énergie primitive, de respiration tellurique, entre slide, résonance et distorsion.</span></p>
<p align="justify"><iframe loading="lazy" style="border: 0; width: 100%; height: 120px;" src="https://bandcamp.com/EmbeddedPlayer/album=3742560123/size=large/bgcol=ffffff/linkcol=0687f5/tracklist=false/artwork=small/transparent=true/" width="300" height="150" seamless=""><a href="http://hobokendivision.bandcamp.com/album/arts-crafts-lp">Arts &amp; Crafts (LP) by Hoboken Division</a></iframe></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Hard blues quand tu nous tiens, dégoulinant de venin délicieux et de survivance extrême ! Jusque sur la pochette de l’album <i>Arts &amp; Crafts </i>tracée par un <a href="https://www.theartchemists.com/a-lavant-garde-jean-luc-navette-le-champ-du-labeur/">Jean-Luc Navette</a> inspiré et macabre, Hoboken Division se sort l’âme des tripes, répandues avec exultation pour tendre les cordes de la guitare luciférienne, mère de tous les rockers du monde. Pareille implication mérite d’être suivie avec conscience et renoncement, car elle promet bien des surprises, et bonnes encore, dans un avenir que nous leur souhaitons obscurément radieux et torturé.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Et plus si affinités</b></span></p>
<p align="justify"><a href="http://www.hobokendivision.com/">http://www.hobokendivision.com/</a></p>
<p align="justify"><a href="https://hobokendivision.bandcamp.com/">https://hobokendivision.bandcamp.com</a></p>
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		<title>Philippe Will – Dealer : maudites Sixties !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 14 Jul 2017 09:12:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Nous l’avions laissé en refermant avec bien des regrets le somptueux Guerilla. Philippe Will nous revient au détour d’un mail (que ferions-nous sans la magie web, mon Dieu???) avec l’édition poche de l’abrasif Dealer sous-titré « La valse des maudits ». Au centre du récit, Jean de Breteuil, rejeton de la haute noblesse française et fournisseur es [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2017/07/Philippe-Will-dealer.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-29233" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2017/07/Philippe-Will-dealer-288x494.jpg" alt="" width="288" height="494" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2017/07/Philippe-Will-dealer-288x494.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2017/07/Philippe-Will-dealer-168x288.jpg 168w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2017/07/Philippe-Will-dealer.jpg 445w" sizes="(max-width: 288px) 100vw, 288px" /></a></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Nous l’avions laissé en refermant avec bien des regrets le somptueux <a href="https://www.theartchemists.com/guerilla-philippe-will-no-future-for-matignon/"><i>Guerilla</i></a>. <a href="https://www.philippewillonline.com/">Philippe Will</a> nous revient au détour d’un mail (que ferions-nous sans la magie web, mon Dieu???) avec l’édition poche de l’abrasif <i>Dealer</i> sous-titré « La valse des maudits ». Au centre du récit, Jean de Breteuil, rejeton de la haute noblesse française et fournisseur es cames de haut vol pour les stars et les people de la jet set des sixties. Parmi ses clients et amis, Janis Joplin, Jim Morrison, Jimi Hendrix, les Rolling Stones, plus particulièrement Brian Jones … sans compter Anita Pallenberg, Pamela Courson, les Getty, bref tout le gratin musical et financier de l’époque …</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Cela fait un peu de rock d’anthologie, mais surtout beaucoup de fric, beaucoup de drogues, d’orgies … et d’overdoses fatales. La légende du club des 27 prendrait-elle sa source dans la dope du « Comte » ? Will, de sa plume éclatante et incisive, laisse entendre que oui, bâtissant sur des faits réels scrutés à la loupe un suspens proprement hypnotique, dont on dévore les péripéties comme d’autres se feraient un trip à l’acide. Cette odyssée de la mort nous conduit frénétiquement de Marrakech, alors plaque tournante de toutes les turpitudes, en Californie où le mouvement hippie naissant va très vite s’éroder alors, que la horse s’impose en impératrice dans les veines de tout ce beau monde.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Le Swinging London comme New York vont également sombrer face au juteux commerce de la French Connexion, dont Breteuil fut probablement l’un des leviers, propulsant l’héroïne jusqu’alors ultra élitiste et rarissime sur le devant de la scène sixties, avec les conséquences fatales que l’on sait. C’est cette lente métamorphose qu’on découvre page après page, une mutation sociétale terrifiante qui en dit long sur l’esprit de l’époque. Will enfonce le clou en élaborant une théorie des plus intéressante sur ce cataclysme, stratégie politique visant à neutraliser définitivement les artistes contestataires et leurs ouailles en les éradiquant via leur faiblesse : l’addiction. A l’heure de la débandade vietnamienne, tout est bon pour reprendre la main sur une population en proie à l’émeute ?</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">A voir. Le récit de Will se tient, et on en sort complètement abasourdi, par la force de son hypothèse, par la justesse de sa description, par le rythme de son style, la dureté du monde qu’il évoque. Pour sûr, <i>Dealer</i> démonte le schéma d’une époque sans pitié, au charisme trompeur, qui nous fascine alors qu’elle devrait nous faire trembler par son pouvoir de nuisance. Malicieusement il évacue le rock, la musique, la création artistique, les combats sociaux et idéologiques qu’on met généralement en avant pour vanter ces temps maudits, et insiste avec justesse sur les dégâts irréversibles des psychotropes, d’un mode de vie autodestructeur qui, débarrassé des glorioles de la l’imagination, du glamour et de la liberté, a tout du suicide de masse, par nonchalance et ennui.</span></p>
<p><strong><span style="color: #000000;">Et plus si affinités</span></strong></p>
<p><a href="https://www.philippewillonline.com/">https://www.philippewillonline.com/</a></p>
<p><span style="border-radius: 2px; text-indent: 20px; width: auto; padding: 0px 4px 0px 0px; text-align: center; font: bold 11px/20px 'Helvetica Neue',Helvetica,sans-serif; color: #ffffff; background: #bd081c  no-repeat scroll 3px 50% / 14px 14px; position: absolute; opacity: 1; z-index: 8675309; display: none; cursor: pointer;">Enregistrer</span></p>
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