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	<title>- The ARTchemists</title>
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		<title>Soirée La Velu.e d’avril 2026 : drag queen, opéra, stand-up, clown et twerk !!!</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/soiree-velue-avril-2026/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Apr 2026 16:56:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Spectacles]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Bon c’est pas le tout mes p’tits choux, mais on a bien entamé le mois d’avril 2026 et il serait temps de se pencher sur la soirée La Velu.e de ce mois où il ne faut en principe pas se découvrir d’un fil. Cela ne risquera pas d’arriver avec cette soirée cabaret où le poil est mis à l’honneur&#160;! Pour cette nouvelle édition cornaquée as usual par Dame Ughett comme...</p>
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<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2026/04/The-ARTchemists-soiree-la-velu.e-avril-2026.jpg" alt="artistes programmés pour la soirée cabaret La velu.e avril 2026" class="wp-image-38579"/></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Bon c’est pas le tout mes p’tits choux, mais on a bien entamé le mois d’avril 2026 et il serait temps de se pencher sur la soirée La Velu.e de ce mois où il ne faut en principe pas se découvrir d’un fil. Cela ne risquera pas d’arriver avec cette soirée cabaret où le poil est mis à l’honneur&nbsp;!</p>



<p>Pour cette nouvelle édition cornaquée as usual par <a href="https://www.instagram.com/ughett_official/">Dame Ughett</a> comme maîtresse de cérémonie, avec <a href="https://www.instagram.com/edouard_lkh/">Edouard Liotard</a> en orchestrateur, <a href="https://www.instagram.com/fabisounours/">Fabisounours</a> et <a href="https://www.instagram.com/lokistarfish/">Loki Starfish</a> derrière les platines et <a href="https://www.instagram.com/lapetitegoutte/">Madame Tiff</a> à l’accueil, sur quelle programmation pouvons-nous compter pour ébouriffer nos petits cerveaux en quête de talents ?</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Tout en paillettes, plumes et faux-cils, <a href="https://www.instagram.com/martin_poppins/">Martin Poppins</a> déboulera de chez Madame Arthur pour venir pousser la chansonnette et nous réconcilier avec l’opéra (sa voix est superbe!!!)</li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li>Pour le stand up, comptez sur <a href="https://www.instagram.com/mahautdrama/">Mahaut Drama</a> et sa lecture sans concession de l’actualité et de la société. Un régal !!!!</li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li>Pour la partie danse, <a href="https://www.instagram.com/patricia_badin___/">Patricia Badin</a> viendra twerker et vu son mantra « Le twerk libre, c’est danser pour soi, sans règles, juste avec le feu du corps », ça promet d’être Mé-mo-ra-bleuuuuuuuh !</li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li>Entre drag king et clown, <a href="https://www.instagram.com/miroslavtoilesmains/">Miroslav Toi Les Mains</a> passera notre vague à l’âme au karcher du rire et franchement on en a vraiment besoin !</li>
</ul>



<p>Petit plus, l’illustratrice <a href="https://www.instagram.com/stellereb/">Estelle Reb</a> sera sur site avec ses œuvres acidulées ! L’occasion de repartir de la soirée avec un petit tableau pour illuminer votre salon et votre santé mentale !!!</p>



<p>Bon maintenant vous savez tout, vous n’avez plus d’excuse ! Prenez vite votre billet et allez vous éclater au <a href="https://www.instagram.com/lehasardludique/">Hasard Ludique</a> qui n’attend que vous pour vous faire un gros câlin !!!!!</p>



<p>Pour préparer votre venue, consultez la page Instagram des soirées <a href="https://www.instagram.com/lavelu.e/">La.Velue.</a></p>
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		<item>
		<title>Le printemps comme renaissance narrative : quand la culture rejoue le mythe du retour</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/printemps-mythe-retour/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Dauphine De Cambre]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Mar 2026 09:27:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Beaux-Arts]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Spectacles]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2026/03/The-ARTchemists-printemps-et-renouveau-culturel.jpg" alt="printemps et renouveau culturel" class="wp-image-38530"/></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Courage, encore quelques semaines et le printemps sera là. L&rsquo;occasion d&rsquo;interroger la portée artistique de cette saison chantée en son temps par un certain Vivaldi. Et de détailler la place singulière et un brin trouble qu&rsquo;occupe cette période dans l&rsquo;imaginaire collectif : car le printemps est la saison du retour. Du retour à la vie, certes — mais aussi du retour des morts, du retour du refoulé, du retour de ce qu&rsquo;on croyait définitivement perdu. De la mythologie grecque aux salles obscures contemporaines, en passant par la littérature et la musique, une même structure narrative se rejoue à l&rsquo;infini : quelque chose revient. Et ce retour n&rsquo;est jamais aussi simple et aisé qu&rsquo;il n&rsquo;y paraît.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Claudio Monteverdi, L&#039;Orfeo (Sir John Eliot Gardiner/Monteverdi Choir &amp; Orchestras)" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/c2snjRPl6yY?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le mythe d&rsquo;Orphée ou l&rsquo;imposture du printemps</strong></h2>



<p>Tout commence avec Orphée. Le fils d&rsquo;Apollon et de la muse Calliope descend aux Enfers pour en ramener Eurydice, sa femme morte d&rsquo;une morsure de serpent. Il charme Perséphone et Hadès de son chant, obtient la permission de remonter avec elle à une condition : ne pas se retourner avant d&rsquo;avoir atteint la surface. Il se retourne. Eurydice disparaît une seconde fois, définitivement.</p>



<p>Ce mythe fondateur, tel qu&rsquo;il nous est parvenu principalement par <em>Les Métamorphoses</em> d&rsquo;Ovide et <em>Les Géorgiques</em> de Virgile, est souvent lu comme une histoire d&rsquo;amour tragique. Il est surtout une histoire de printemps raté. Car dans la symbolique antique, la descente aux Enfers et la remontée vers la lumière rejouent exactement le cycle des saisons : Perséphone elle-même est la déesse qui, retenue six mois sous terre par Hadès, fait coïncider son absence avec l&rsquo;hiver et son retour avec le renouveau végétal. Orphée tente de court-circuiter ce cycle naturel — et il échoue.</p>



<p>Ce que le mythe dit, au fond, c&rsquo;est que le printemps ne rend jamais vraiment ce qu&rsquo;il promet. Il offre l&rsquo;apparence du retour sans en garantir la substance. Cette ambiguïté fondamentale va irriguer deux millénaires et demi de production culturelle.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="🎬 TRAILER / Le Sacre du printemps | Pina Bausch / Igor Stravinsky" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/hi1dGgSVNb0?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Du </strong><em><strong>Sacre du Printemps</strong></em><strong> à </strong><em><strong>Midsommar</strong></em><strong>: la violence sous les fleurs</strong></h2>



<p>En 1913, Igor Stravinski et Vaslav Nijinski créent <em>Le Sacre du Printemps</em> pour les Ballets Russes de Diaghilev. La première, le 29 mai au Théâtre des Champs-Élysées à Paris, tourne à l&rsquo;émeute. Le public siffle, crie, se bat dans les travées. Mais au-delà du scandale esthétique lié aux dissonances de la partition et à la chorégraphie anguleuse de Nijinski, ce qui choque profondément, c&rsquo;est le sujet même de l&rsquo;œuvre : le sacrifice d&rsquo;une jeune vierge pour célébrer le retour du printemps.</p>



<p>Stravinski et son librettiste Nicholas Roerich s&rsquo;inspiraient de rites slaves archaïques, réels ou fantasmés, dans lesquels la renaissance de la nature exigeait une offrande humaine. Le printemps, ici, n&rsquo;est pas doux : il est vorace. Il réclame du sang pour consentir à revenir. Cette violence primordiale du printemps, enfouie sous des siècles de pastorale bienveillante, ressurgit avec une force stupéfiante dans <em>Midsommar</em> (2019) d&rsquo;Ari Aster. </p>



<p>Le film suit un groupe d&rsquo;Américains qui assistent en Suède à un festival folklorique de solstice d&rsquo;été — mais les cérémonies printanières et estivales se confondent ici dans une même logique sacrificielle. La lumière implacable, les prairies d&rsquo;un vert insensé, les couronnes de fleurs, tout ce que la culture populaire associe au renouveau printanier sert d&rsquo;écrin à des rituels de mise à mort.</p>



<p>La réussite formelle d&rsquo;Aster tient précisément à ce qu&rsquo;il refuse de jouer la carte de l&rsquo;obscurité. Il n&rsquo;y a pas de nuit dans <em><a href="https://www.theartchemists.com/film-midsommar/">Midsommar</a></em> — le soleil ne se couche jamais, les horreurs se déroulent en plein jour. Le film dit quelque chose que la culture polisse habituellement : la renaissance est indissociable de la destruction de ce qui précède. Pour que quelque chose revienne, il faut que quelque chose meure.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Livre audio: Le Grand Meaulnes d&#039;Alain Fournier - Partie I/Chapitres 1 à 5" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/TgpaXGkMStM?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La littérature et le roman d&rsquo;apprentissage : naître au printemps</strong></h2>



<p>La grande tradition du roman d&rsquo;apprentissage — le Bildungsroman tel que l&rsquo;a théorisé la critique germanophone depuis Goethe — a partie liée avec le printemps d&rsquo;une manière qui dépasse la simple métaphore saisonnière. Dans <em>Le Grand Meaulnes </em>d&rsquo;Alain-Fournier, publié en 1913 (année décidément charnière), la rencontre avec le Domaine sans nom, l&rsquo;irruption du merveilleux dans le quotidien terne d&rsquo;un lycée de province, se produit dans cette lumière particulière des fins d&rsquo;automne et des hivers doux du Berry — mais ce que Meaulnes cherche, ce qu&rsquo;il ne cessera jamais de chercher, c&rsquo;est le retour à cet instant de grâce inaugural, ce printemps de l&rsquo;âme qu&rsquo;il a entrevu une fois et qui ne reviendra plus jamais tout à fait.</p>



<p><em>Normal People</em> de Sally Rooney (2018) rejoue ce motif avec une précision clinique et contemporaine. Connell et Marianne se retrouvent, se séparent, se retrouvent encore, selon un rythme qui épouse les cycles universitaires irlandais. Mais c&rsquo;est la structure émotionnelle du roman qui est véritablement printanière : chaque retrouvaille est une renaissance partielle, chaque séparation une petite mort. Rooney comprend, comme Fournier avant elle, que l&rsquo;adolescence et le début de l&rsquo;âge adulte sont la seule saison de la vie où l&rsquo;on croit encore aux retours complets — où l&rsquo;on n&rsquo;a pas encore appris qu&rsquo;on ne remonte jamais deux fois le même fleuve.</p>



<p><em>Blue Period</em>, le manga de Tsubasa Yamaguchi (dont la publication débute en 2017 au Japon), place son héros Yatora Yaguchi au seuil d&rsquo;une découverte qui ressemble à tous les printemps littéraires : la révélation de la peinture comme langage. La scène fondatrice — Yatora contemplant le quartier de Shibuya à l&rsquo;aube, baigné d&rsquo;une lumière bleue qui le bouleverse sans qu&rsquo;il sache pourquoi — est une scène printanière dans son essence même, même si elle se déroule en hiver. Le printemps, dans la grande tradition narrative, est moins une saison qu&rsquo;un état de conscience.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-4-3 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="For Emma" width="640" height="480" src="https://www.youtube.com/embed/4JjSyITsyIs?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading"><strong>Musique et renaissance : du folk des cabanes aux manga mélodiques</strong></h2>



<p><em>For Emma, Forever Ago</em> de Bon Iver, enregistré par Justin Vernon au cours de l&rsquo;hiver 2007-2008 dans un chalet isolé du Wisconsin après une rupture amoureuse et une mononucléose, est sorti en 2008 et est immédiatement devenu une référence de ce que la critique anglo-saxonne nomme le « winter folk ». Mais l&rsquo;œuvre tout entière est une trajectoire vers le printemps — une traversée de la douleur et du gel vers une lumière entrevue sans jamais être tout à fait atteinte. Les harmoniques vocales de Vernon, ses falsetti brisés, dessinent exactement la forme du mythe d&rsquo;Orphée : une remontée vers la lumière depuis un lieu souterrain d&rsquo;où l&rsquo;on revient changé, incomplet, mais vivant.</p>



<p>Dans un registre radicalement différent, <em>Your Lie in April</em> — titre original <em>Shigatsu wa Kimi no Uso</em> — est un manga de Naoshi Arakawa (2011-2015) adapté en anime en 2014, dont le titre même contient le mois d&rsquo;avril, premier mois du printemps scolaire japonais. Le protagoniste, Kousei Arima, pianiste prodige qui a perdu la capacité d&rsquo;entendre sa propre musique après la mort de sa mère, retrouve le chemin du piano grâce à une violoniste rencontrée au printemps. La renaissance musicale et le renouveau printanier y sont strictement superposés — mais Arakawa, dans une torsion narrative que l&rsquo;on ne révélera pas ici, refuse la réconciliation facile avec le mythe.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Call Me By Your Name - Bande-annonce - VOST" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/-pkhSA1YF40?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le cinéma et la lumière de mars : quelques cas d&rsquo;école</strong></h2>



<p><em>Picnic at Hanging Rock</em> (1975) de Peter Weir est l&rsquo;un des films les plus troublants jamais consacrés au printemps — l&rsquo;austral en l&rsquo;occurrence, puisque l&rsquo;histoire se déroule en Australie en février 1900. Des élèves d&rsquo;une pension de jeunes filles partent en excursion au pied du rocher de Hanging Rock lors d&rsquo;un pique-nique de la Saint-Valentin. Trois d&rsquo;entre elles disparaissent sans explication, ainsi que leur institutrice. Le film ne résout rien : les disparues ne reviennent pas. La nature printanière — lumière dorée, végétation luxuriante, insectes bourdonnants — est filmée comme une entité dévorante qui absorbe ce que l&rsquo;ordre social voudrait contenir.</p>



<p><em>Call Me By Your Name</em> (2017) de Luca Guadagnino offre une variation plus douce sur le même motif. L&rsquo;été italien de 1983 dans lequel baigne le film est en réalité un printemps intérieur : celui d&rsquo;Elio, dix-sept ans, qui s&rsquo;éveille au désir et à la perte simultanément. La dernière scène du film — Elio fixant les flammes d&rsquo;une cheminée pendant que le générique défile, son visage traversé par des émotions contradictoires — est une image du printemps gélif : quelque chose a fleuri, quelque chose s&rsquo;est refermé, et ces deux mouvements sont inséparables.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-4-3 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="The weather project, 2003" width="640" height="480" src="https://www.youtube.com/embed/_1Vgeose43g?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Ce que le printemps dit de notre rapport au renoncement</strong></h2>



<p>Si le mythe du retour printanier fascine autant la culture contemporaine, c&rsquo;est peut-être parce que notre époque a un rapport particulièrement douloureux à l&rsquo;idée de recommencement. Dans un monde où la crise climatique remet en question la fiabilité même des cycles saisonniers, où les printemps arrivent trop tôt et les gelées reviennent en mai, la promesse du renouveau naturel a quelque chose d&rsquo;anxiogène qu&rsquo;elle n&rsquo;avait pas pour les générations précédentes.</p>



<p>Les artistes le sentent. Les installations de l&rsquo;artiste islandais <a href="https://www.theartchemists.com/?s=Olafur+Eliasson">Olafur Eliasson</a>, notamment <em>The Weather Project</em> à la Tate Modern en 2003, jouent précisément de cette incertitude : quand le soleil artificiel qu&rsquo;il suspend dans la salle des turbines attire des millions de visiteurs qui s&rsquo;allongent sur le sol pour en capter la chaleur, ce n&rsquo;est pas seulement un jeu esthétique. C&rsquo;est l&rsquo;expression d&rsquo;un manque, d&rsquo;une nostalgie du printemps fiable — celui qui revient quand il doit revenir.</p>



<p>Le printemps comme renaissance narrative n&rsquo;est pas un motif parmi d&rsquo;autres dans l&rsquo;histoire de la culture. C&rsquo;est une structure fondamentale de l&rsquo;imaginaire humain, aussi tenace et aussi nécessaire que le mythe qu&rsquo;il rejoue : quelque chose descend, quelque chose remonte. Et dans cet écart entre la descente et le retour, dans l&rsquo;incertitude de la remontée, se loge toute la littérature, toute la musique, tout le cinéma qui valent la peine d&rsquo;être aimés.</p>



<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-678cc482" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns alignfull has-1-columns has-desktop-equal-layout has-tablet-equal-layout has-mobile-collapsedRows-layout has-reverse-columns-mobile has-vertical-bottom ticss-c00aadba"><div class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-overlay"></div><div class="innerblocks-wrap">
<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-column-4d412c51" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-column">
<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



<p class="has-text-align-center has-text-color" style="color:#fefefe">Vous avez des envies de culture ? Cet article vous a plu ?</p>



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		<title>Soirée Velu.e » de février : le plein de vibrations, de talents, de rires et de tendresse</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/soiree-velue-fevrier-2026/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Feb 2026 11:45:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Spectacles]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=38499</guid>

					<description><![CDATA[<p>ATTENTION Please&#160;! Ok il pleut, il fait moche, le moral est en berne. Raison de plus pour rallier ce vendredi soir la salle du Hasard Ludique afin de profiter d’une soirée Velu.e bien méritée. Et de découvrir au passage les nouveaux visages du cabaret à la parisienne. Trois années de Velu.e On ne la présente plus mais on en remet quand même une couche pour celles et ceux qui ne...</p>
<p>Cet article <a href="https://www.theartchemists.com/soiree-velue-fevrier-2026/">Soirée Velu.e » de février : le plein de vibrations, de talents, de rires et de tendresse</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.theartchemists.com">The ARTchemists</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2026/02/The-ARTchemists-velue-fevrier-2026.jpg" alt="soirée velue février 2026" class="wp-image-38500"/></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>ATTENTION Please&nbsp;! Ok il pleut, il fait moche, le moral est en berne. Raison de plus pour rallier ce vendredi soir la salle du <a href="https://www.instagram.com/lehasardludique/">Hasard Ludique</a> afin de profiter d’une soirée Velu.e bien méritée. Et de découvrir au passage les nouveaux visages du cabaret à la parisienne.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Trois années de Velu.e</h2>



<p>On ne la présente plus mais on en remet quand même une couche pour celles et ceux qui ne suivaient pas dans le fond. Inaugurée en 2022, la soirée <a href="https://www.theartchemists.com/soiree-velu-e-cirque-electrique/">Velu.e</a> s’est donnée pour mission de mettre en lumière les jeunes talents queer du cabaret. Voltige, danse, clowneries, il y en a pour tous les goûts et il faut croire que ça plaît puisque la formule tient la route depuis maintenant trois ans, ce qui n’est pas rien dans le champ de bataille culturel parisien où on ne compte plus les morts.</p>



<p>Le cocktail est désormais bien rôdé&nbsp;: afterwork, show électrique, stands, show case, DJ sets. Avec le plein d’artistes talentueux, de frissons électro, la soirée velu.e se veut aussi un espace de rencontres, d’échanges, une safe place où retrouver un peu d’oxygène mental, de tendresse et d’humour dans ce monde de brutes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Au programme ce soir&nbsp;?</h2>



<p>L’affiche de ce soir prend donc la suite de toutes les précédentes pour faire le taff, à savoir vous faire rire, vous émerveiller et vous réchauffer le coeur. Au programme&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="https://www.instagram.com/le_petit_doug_doug/">Le Petit Doug Doug</a> avec son accent, sa casquette et sa moustache de drag king from la campagne</li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="https://www.instagram.com/androkill__/">Androkill</a> aka Nina Vernin, dont les trémolos animent des chansons engagées troussées avec un mélange saisissante d’élégance, de rage et d’émotion.</li>
</ul>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-9-16 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Une garce née, trop garçonnet 🖤" width="540" height="960" src="https://www.youtube.com/embed/xHhraBcdRNw?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="https://www.instagram.com/thomoflip/">Thomoflip</a>, pole danceur émérite aux gestes gracieux d’ange sensuel</li>



<li><a href="https://www.instagram.com/aymen_bouchou/">Aymen Bouchou</a> acteur et performeur évoluant entre Jean Genêt et Fairuz</li>



<li><a href="https://www.instagram.com/vartang_/">Vartang</a> et son délicieux mix de pop/dancehall/shatta/rap à la martiniquaise</li>
</ul>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Vartang - Honoré" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/ZcB_HV-RgFs?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p>Le tout encadré par la team habituelle Dame Ughett comme maîtresse de cérémonie, Edouard Liotard aux manettes en coulisses, Madame Tiff à l’accueil, Fabisounours et Lokistarfish, nos petits camarades du bragi Pufferfish derrière les platines.</p>



<p>Voilà voilà vous savez tout ! RDV ce soir pour faire le plein de bonnes ondes ! </p>



<p>Pour préparer votre venue à la Velu.e (ça rime), consultez <a href="https://www.instagram.com/lavelu.e/">le compte Insta de l&rsquo;event</a>.</p>
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		<title>Soirée « Réveillons-nous » by La Velu.e : accueillir 2026 dans la joie et les paillettes rose magenta !</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/soiree-lavelue-nouvel-an/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 Dec 2025 17:29:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Spectacles]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ok vous êtes à la bourre pour le réveillon du nouvel an&#160;? Vos plans sont tombés à la flotte&#160;? Les copains ont été décimés par une épidémie de grippe&#160;? Tata Georgette et Tonton Raymond annulent tout pour cause d’inondation du garage (le tuyau de la machine à laver à lâché à l’essorage)&#160;? Pas de panique&#160;: il vous reste La Velu.e qui vole à votre secours, ouvrant tout grand ses beaux...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/12/The-ARTchemists-soiree-la-velue-nouvel-an-20226.jpg" alt="" class="wp-image-38432" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/12/The-ARTchemists-soiree-la-velue-nouvel-an-20226.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/12/The-ARTchemists-soiree-la-velue-nouvel-an-20226-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/12/The-ARTchemists-soiree-la-velue-nouvel-an-20226-494x395.jpg 494w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Ok vous êtes à la bourre pour le réveillon du nouvel an&nbsp;? Vos plans sont tombés à la flotte&nbsp;? Les copains ont été décimés par une épidémie de grippe&nbsp;? Tata Georgette et Tonton Raymond annulent tout pour cause d’inondation du garage (le tuyau de la machine à laver à lâché à l’essorage)&nbsp;? Pas de panique&nbsp;: il vous reste La Velu.e qui vole à votre secours, ouvrant tout grand ses beaux bras pailletés pour vous accueillir et vous choyer durant l’ultime nuit de l’an 2025.</p>



<p>Cabaret scintillant, numéros époustouflants, dancefloor caliente, fiesta trépidante&nbsp;: le programme sera DE-MEN-TIEl&nbsp;!!!!</p>



<p>On ne présente plus la team La Velu.e mais quand même on en remet une petite couche pour les novices. Dropant ses oripeaux de saltimbanques dans les backstages du hasard Ludique, le quadrige <a href="https://www.instagram.com/ughett_official/">Ughett</a>/<a href="https://www.instagram.com/fabisounours/">Fabisounours</a>/<a href="https://www.instagram.com/lokistarfish/">Lokistarfish</a>/<a href="https://www.instagram.com/edouard_lkh/">Edouard Liotard</a> compte bien faire exploser vos petites cellules grises de bonheur et d’exultation.</p>



<p>A l’affiche pour compléter ce socle aussi solide que talentueux&nbsp;: <a href="https://www.instagram.com/judalavidange/">Juda La Vidange</a>, <a href="https://www.instagram.com/pretty_quasar/">Pretty Quasar</a>, <a href="https://www.instagram.com/arsenik.a/">Arsenik.a</a>. Et un stand make-up, du vjing, une scéno immersive.</p>



<p>Soit le plein de rire, de burlesque, d’acrobaties, de pole dance, de drag king and queeen, de chorés déjantées, de paillettes, de plumes, de strass, de grâce, de DJ sets, de blagues, de bonne humeur. Et de l’amour. Beaucoup d’amour. Avec plein de bisous et de câlins. Et encore un peu de paillettes, rose magenta, parce que la vie est plus sympa avec des paillettes rose magenta.</p>



<p>Bref maintenant que vous savez, plus d’excuse, laissez Georgette et Raymond éponger leur sous-sol (depuis le temps que vous leur dites de changer le tuyau de la machine à laver) et filez dare dare à l&rsquo;entrée du Hasard Ludique, il reste encore des places pour les retardataires. Enjoy !!!!!!</p>



<p>Pour préparer votre soirée, consultez le compte Insta des soirées <a href="https://www.instagram.com/lavelu.e/">La Velu.e</a> .</p>
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		<title>Frankenstein, make it glam, queer et rock : 50 ans après l’héritage du Rocky Horror Picture Show</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/rocky-horror-picture-show/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 18 Dec 2025 10:33:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Spectacles]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Quelle truffe. Décidément, je finis 2025 sur les rotules. Je viens de relire mon article sur Frankenstein dans la pop culture et je réalise, atterrée, que j’ai zappé un monument absolu en la matière. Un film qui, à lui seul, a dynamité le mythe de Frankenstein, l’a maquillé à outrance, l’a sexualisé sans vergogne, l’a queerisé à fond les ballons, l’a transformé en rituel collectif et en messe païenne sous...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="422" height="600" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/12/The-ARTchemists-Rocky-horror-picture-show.jpg" alt="affiche du film rocky horror picture show" class="wp-image-38419" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/12/The-ARTchemists-Rocky-horror-picture-show.jpg 422w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/12/The-ARTchemists-Rocky-horror-picture-show-203x288.jpg 203w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/12/The-ARTchemists-Rocky-horror-picture-show-347x494.jpg 347w" sizes="auto, (max-width: 422px) 100vw, 422px" /></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Quelle truffe.</p>



<p>Décidément, je finis 2025 sur les rotules. Je viens de relire mon article sur <a href="https://www.theartchemists.com/frankenstein-culture-pop-analyse/">Frankenstein dans la pop culture</a> et je réalise, atterrée, que j’ai zappé un monument absolu en la matière. Un film qui, à lui seul, a dynamité <a href="https://www.theartchemists.com/?s=frankenstein">le mythe de Frankenstein</a>, l’a maquillé à outrance, l’a sexualisé sans vergogne, l’a queerisé à fond les ballons, l’a transformé en rituel collectif et en messe païenne sous acide. <em>The Rocky Horror Picture Show</em>.</p>



<p>« Time Warp », « Sweet Transvestite », <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Tim_Curry">Tim Curry</a> en corset et plateformes vertigineuse, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Susan_Sarandon">Susan Sarandon</a> toute jeune et mimi jolie, la crinière incendiaire de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Patricia_Quinn_(actrice_nord-irlandaise)">Patricia Quinn</a>, les claquettes frénétiques de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Nell_Campbell">Nell Campbell</a>, l’allure nonchalante et bossuée de Richard O’Brien, le saxo furibard de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Meat_Loaf">Meat Loaf</a>… Et tout le décorum qui va avec, les grains de riz qui volent dans la salle de projo, les spectateurs habillés comme les personnages… Le film CULTE par excellence. Cinquante ans au compteur, et toujours aussi subversif, transgressif, cynique et délicieusement dansant.<br />Toujours aussi bon. Toujours aussi dingue.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="The Rocky Horror Picture Show - Bande annonce [Officielle] VOST HD" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/67W7ZVlqF10?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Une comédie musicale en marge &#8211; et fière de l’être</h2>



<p>Petite remise à niveau nécessaire. <em><a href="https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=313.html">The Rocky Horror Picture Show</a></em> n’est pas tombé du ciel en porte-jarretelles. Avant de devenir ce grand cirque cinématographique projeté à minuit, <em>The Rocky Horror Picture Show</em> fut une comédie musicale montée à la débrouille (non, sans blague ?!) jouée pour la première fois en 1973 à Londres. On doit la chose à l’imagination pour le moins débridée (et au talent incontestable) d’un certain <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Richard_O%27Brien_(acteur)">Richard O’Brien</a>, acteur et auteur alors aussi inconnu que fauché. La scène de crime ? Le Royal Court Theatre Upstairs, une petite salle alternative, loin, très loin, des dorures respectables du West End. Autrement dit : le bon endroit pour faire n’importe quoi, donc pour faire quelque chose d’important. Le contexte aide fortement. </p>



<p>Pour mémoire, nous sommes au début des années 1970. Le rock est en train d’exploser les carcans, le glam s’installe, Bowie brouille les genres, Lou Reed chante la marge, le cinéma d’horreur se politise, la sexualité sort péniblement de ses placards. <em>Rocky Horror</em> naît dans ce joyeux chaos. Il digère la science-fiction de série B, le cabaret, le burlesque, le music-hall, le théâtre expérimental, et recrache un objet non identifié, fièrement excessif, joyeusement indiscipliné. Le succès est immédiat… mais confidentiel, presque clandestin. Le public est bigarré, curieux, queer, arty, déjà prêt à rire du mauvais goût et à en faire une arme. Deux ans plus tard, Jim <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Jim_Sharman">Sharman</a> adapte la pièce au cinéma. Sortie américaine en 1975. Accueil tiède. Distribution bancale. Incompréhension générale. Retrait rapide des salles. Rideau ? Même pas en rêve. Plutôt le début d’un mythe.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Frankenstein version cabaret intergalactique</h2>



<p>Le mythe de <em>Frankenstein</em> est partout dans <em>Rocky Horror</em>. Mais il y est retourné, comme un gant, gainé de bas résilles et de porte-jaretelles, saupoudré de strass.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Frank-N-Furter n’a plus rien du savant maudit rongé par la culpabilité. C’est un showman, un démiurge en talons, un aristocrate décadent, hédoniste, venu de la planète Transsexual (oui, le terme est daté, oui, il faut le lire avec les lunettes de l’époque).</li>



<li>Rocky, la créature, n’est pas rejetée par son créateur. Elle est désirée, exhibée, sexualisée.<br />Elle est belle, musclée, presque vide — un corps fantasmé plus qu’un être pensant. Une inversion radicale du monstre de Mary Shelley, devenu ici objet de désir et de projection.</li>



<li>Le laboratoire n’est plus un lieu de faute morale : c’est une scène. Un espace de spectacle, de métamorphose, de jeu avec les identités.</li>
</ul>



<p><em>Rocky Horror</em> ne trahit pas Frankenstein : il en propose une relecture camp et sexuelle, parfaitement consciente de ses origines gothiques.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="The Rocky Horror Picture Show &quot;Sweet Transvestite&quot; (1975) - (4K)" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/JWoYy4Ah81s?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Frank-N-Furter : icône queer avant l’heure</h2>



<p>Difficile d’imaginer aujourd’hui le choc que représente Frank-N-Furter en 1975. Tim Curry y est incandescent, sexy, troublant, indécent juste ce qu’il faut. Le personnage est tout à la fois androgyne, travesti, dominateur, vulnérable, grotesque et sublime. Frank-N-Furter ne coche aucune case ; il les désintègre. A la sulfateuse.</p>



<p>Il ne représente pas une identité : il les traverse, les mélange, les malmène. Il trouble, séduit, provoque. Il ne cherche ni l’excuse ni l’acceptation. Il impose sa présence, point final. Dans un cinéma encore verrouillé par la norme hétérosexuelle, <em>Rocky Horror</em> propose un désir fluide, joyeusement amoral, sans le moindre souci pédagogique. Pas de discours, pas de leçon. Juste un geste artistique radical. Et c’est précisément pour cela que ça fonctionne encore.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Brad et Janet : l’Amérique proprette face au grand foutoir</h2>



<p>Face à Frank-N-Furter, Brad et Janet ont l’air niais de figurants échappés d’une publicité pour dentifrice. Jeunes, propres, fiancés, bien élevés, ils incarnent l’Amérique WASP des années 1950, projetée de force dans un univers qui pulvérise ses certitudes.</p>



<p>Leur passage dans l’univers de Frank-N-Furter a tout de la déflagration&nbsp;: celle du couple normé, de la morale rigide, du désir sous cloche. Si <em>Rocky Horror</em> ne juge pas, il dévoile, révèle, met en évidence. Il rappelle en fanfare que la normalité est une construction fragile, prête à s’effondrer au premier lancer de paillettes.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-4-3 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="The Rocky Horror Picture Show &quot;Time Warp&quot; (1975) - (4K)" width="640" height="480" src="https://www.youtube.com/embed/u1O2-oFmWXM?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Pourquoi le film est devenu culte&nbsp;?</h2>



<p>Le vrai miracle de <em>The Rocky Horror Picture Show</em> ne tient pas seulement à son contenu, mais à son mode de réception. À partir de la fin des années 1970, le film est projeté lors de séances de minuit. Le public revient. Puis revient encore. Il commence à répondre aux dialogues, à lancer des objets, à se déguiser, à rejouer les scènes.</p>



<p>C’est un rituel collectif. Contrairement à d’autres œuvres cultes figées dans la nostalgie, <em>Rocky Horror</em> est appropriable. Chaque génération se l’accapare à sa manière. Il n’appartient plus à ses créateurs, mais à ceux qui le vivent. C’est rare. Et précieux.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pourquoi c’est rock (et pas juste kitsch)</h2>



<p>On a trop souvent réduit <em>Rocky Horror</em> à son kitsch. Erreur. Le film est profondément <strong>rock</strong> dans son ADN, héritier du glam rock, nourri de provocation, méprisant le bon goût, célébrant l’excès et l’artifice.</p>



<p>Il crache sur la respectabilité, se fiche des normes, préfère l’énergie à la perfection. Le rock, le vrai, n’a jamais été une question de pureté : c’est une affaire de rupture en continu.<strong> </strong>En 2025, <em>The Rocky Horror Picture Show</em> fête ses 50 ans. Et il demeure, quel paradoxe, plus dérangeant que bien des œuvres contemporaines pourtant estampillées “queer-friendly”.</p>



<p>Pourquoi ? Parce qu’il ne cherche pas à rassurer ou édulcorer. Parce qu’il ne moralise pas.<br />Parce qu’il accepte, intègre, revendique le trouble, l’ambiguïté, le malaise. Rien à f….e d’être compris. <em>Rocky Horror</em> veut être vécu. Et c’est peut-être pour cela qu’il traverse le temps sans perdre sa charge subversive.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-4-3 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="The Rocky Horror Picture Show 1975   Hot Patootie" width="640" height="480" src="https://www.youtube.com/embed/uCUBYE3kcGg?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Frankenstein, enfin libéré</h2>



<p>En revisitant Frankenstein sous l’angle du cabaret, du désir et du travestissement, <em>The Rocky Horror Picture Show</em> a réalisé l’exploit de libérer le mythe en l’exfiltrant du pathos, de la morale.<strong> </strong>Il l’a rendu joyeusement monstrueux.</p>



<p>Histoire de nous rappeler que les monstres les plus intéressants ne sont pas ceux qu’on enferme.<br />Ce sont ceux qui montent sur scène, maquillés, en talons, et qui chantent à pleins poumons que la normalité est une imposture. Et ça, cinquante ans plus tard, ça reste furieusement rock et ô combien contemporain.</p>



<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-678cc482" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns alignfull has-1-columns has-desktop-equal-layout has-tablet-equal-layout has-mobile-collapsedRows-layout has-reverse-columns-mobile has-vertical-bottom ticss-c00aadba"><div class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-overlay"></div><div class="innerblocks-wrap">
<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-column-4d412c51" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-column">
<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



<p class="has-text-align-center has-text-color" style="color:#fefefe">Vous avez des envies de culture ? Cet article vous a plu ?</p>



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		<item>
		<title>La Velu.e en décembre : cabaret jaune et flamboyance queer</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/velue-decembre-2025/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Dec 2025 16:15:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Spectacles]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=38416</guid>

					<description><![CDATA[<p>17 décembre 2025&#160;: histoire de se chauffer pour le réveillon de Noël, La Velu.e nous propose une soirée cabaret queer à haute teneur en talents … et talons&#160;? Direction le Cirque électrique pour savourer le spectacle&#160;! Super team aux commandes Nous ne les présentons plus mais quand même ; aux commandes de ce projet survitaminé, la super team : Ughett en maîtresse de cérémonie, Edouard Liotard en coulisses qui supervise, Fabisounours...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/12/The-ARTchemists-velu.e-dec-2025.jpg" alt="artistes participant à la soirée velu.e de décembre 2025" class="wp-image-38417" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/12/The-ARTchemists-velu.e-dec-2025.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/12/The-ARTchemists-velu.e-dec-2025-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/12/The-ARTchemists-velu.e-dec-2025-494x395.jpg 494w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>17 décembre 2025&nbsp;: histoire de se chauffer pour le réveillon de Noël, La Velu.e nous propose une soirée cabaret queer à haute teneur en talents … et talons&nbsp;? Direction le Cirque électrique pour savourer le spectacle&nbsp;!</p>



<h2 class="wp-block-heading">Super team aux commandes</h2>



<p>Nous ne les présentons plus mais quand même ; aux commandes de ce projet survitaminé, la super team : <a href="https://www.instagram.com/ughett_official/">Ughett</a> en maîtresse de cérémonie, <a href="https://www.instagram.com/edouard_lkh/">Edouard Liotard</a> en coulisses qui supervise, <a href="https://www.instagram.com/fabisounours/">Fabisounours</a> et <a href="https://www.instagram.com/lokistarfish/">Loki Starfish</a> aux platines … et pour remplacer Madame Tiff, <a href="https://www.instagram.com/missracolage/">Miss Racolage</a>, qui assurera la partie tombola (oui, il y a une tombola, histoire de remporter des super cadeaux, c’est en quelque sorte la before de Noël).</p>



<h2 class="wp-block-heading">Prog éclectique ET scintillante</h2>



<p>Et sur scène&nbsp;? Il faudra compter avec&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="https://www.instagram.com/missbotero/">Miss Botero</a>, monument de la scène cabaret hexagonale, évoluant entre burlesque, clownesque et rocambolesque ;</li>



<li><a href="https://www.instagram.com/elyseemoon/">Elysée Moon</a>, une des dernières grandes divas, cantatrice émérite et glorieuse drag queen férue d’art lyrique</li>



<li>fleuron de la King Factory Paris, <a href="https://www.instagram.com/armand_songe/">Armand Songe</a>, drag king à l’imagination aussi débridée que son allure</li>



<li>Kimy The Cat, acrobate, enfant de la balle, entre cirque et théâtre, précision technique et poésie du geste.</li>



<li><a href="https://www.instagram.com/hotbodiesxoxo/">Hot Bodies</a>, auteur/compositeur/interprète, artiste à multiples facettes dont la nouvelle mue créatrice accouche d’un projet inédit mixant rythmes electro et protest song.</li>
</ul>



<p>Comme vous pouvez le constater, l’affiche est alléchante, la prog éclectique ET scintillante.</p>



<p>Ajoutez-y la Friperie du Love, Jaarki (aka <a href="https://www.instagram.com/labarbote/">La Barbote</a>) et ses lames pour tailler dans la masse de vos indomptables chevelures avec sa fougueuse tondeuse, et les membres de l’asso <a href="https://www.instagram.com/asso.mif/">la MIF</a> (Militant.es pour l’Interdiction des Frontières) et vous aurez une vision à 360° de ce qui vous attend.</p>



<p>Il n’y a plus qu’à prendre vos places et venir&nbsp;! Pour ce faire RDV sur la page Insta de la soirée La Velu.e.</p>
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		<title>Exposition Christian Lacroix en scène : pour tous les costumiers du futur&#8230;</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/expo-christian-lacroix-cncs/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Dauphine De Cambre]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Nov 2025 15:59:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Expositions]]></category>
		<category><![CDATA[Spectacles]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=38379</guid>

					<description><![CDATA[<p>On ne présente plus Christian Lacroix : ses costumes chamarrés inspirés de ses origines arlésiennes, son goût pour les étoffes soyeuses, les broderies éclatantes… Depuis qu’il a déserté les catwalks, c’est entre autres sur scène que Lacroix s’épanouit : c’est cette facette de sa carrière qu’explore l’exposition du CNCS. Théâtre, opéra, danse : le parcours revient sur cette histoire d’amour et d’inspiration aussi baroque que fertile. Une impressionnante énergie 150 costumes sont ici...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
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<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="405" height="600" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/11/The-ARTchemists-expo-christian-lacroix.jpg" alt="affiche de l'exposition christian lacroix en scène" class="wp-image-38380" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/11/The-ARTchemists-expo-christian-lacroix.jpg 405w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/11/The-ARTchemists-expo-christian-lacroix-194x288.jpg 194w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/11/The-ARTchemists-expo-christian-lacroix-333x494.jpg 333w" sizes="auto, (max-width: 405px) 100vw, 405px" /></figure>



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<p>On ne présente plus <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Christian_Lacroix">Christian Lacroix</a> : ses costumes chamarrés inspirés de ses origines arlésiennes, son goût pour les étoffes soyeuses, les broderies éclatantes… Depuis qu’il a déserté les catwalks, c’est entre autres sur scène que Lacroix s’épanouit : c’est cette facette de sa carrière qu’explore l’exposition du <a href="https://cncs.fr/">CNCS</a>. Théâtre, opéra, danse : le parcours revient sur cette histoire d’amour et d’inspiration aussi baroque que fertile.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Teaser de l&#039;exposition &quot;Christian Lacroix en scène&quot;" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/jXfiWCvznVs?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Une impressionnante énergie</h2>



<p>150 costumes sont ici répartis selon deux axes, chronologique et thématique. Les motifs, les textures, les influences dialoguent ainsi avec les différentes périodes créatives d’un Lacroix fortement attiré par l’esthétique des XVIII et XIXe siècles. Provence, Camargue, Espagne, Venise, les inspirations sont ancrées dans le Sud, la culture méditerranéenne. Mais l’énergie, elle est contemporaine, joyeuse, élégante et audacieuse à la fois, spectaculaire, impressionnante.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un cérémonial visuel</h2>



<p>Ainsi le costume de scène selon Lacroix s’avère un pont jeté entre l’Histoire, la fantaisie, l’architecture du vêtement et la dramaturgie. Le couturier emprunte aux archives, s’inspire des vêtements d’autrefois. Si l’exposition dévoile des pièces remarquables, des « beaux objets », elle en révèle par ailleurs les étapes « fabrique » – croquis, découpes, textile brut, retouches&nbsp;; chaque création apparaît ainsi comme un acte unique, un cérémonial visuel.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Costumes et magie théâtrale</h2>



<p>En ce sens, l’exposition se veut manifeste : le costume comme moyen de dramaturgie, la couture comme forme de pensée, l’artisanat comme vision. La scénographie de Véronique Dollfus prête vie à ces tenues, les éclairages du musée subliment les reflets satinés, les jeux d’ombre font vibrer les volants, sa disposition apporte une atmosphère dramatique à l’ensemble. On saisit alors en quoi le costume joue véritablement un rôle dans la mise en scène, en quoi il constitue un apport crucial, en quoi il participe de la magie théâtrale.<br />Avec <em>Christian Lacroix en scène</em>, le CNCS justifie une fois de plus son travail de préservation et de mise en valeur du costume de scène. La focale effectuée sur le travail de ce très grand styliste met en évidence un style, une vision, une exigence aussi bien intellectuelle que technique. On ressort de cette visite ébloui.e et rêveur.se. Et qui sait parmi les visiteurs, des vocations de fleurir, les costumiers du futur de doucement prendre leur envol créatif ?</p>



<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-678cc482" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns alignfull has-1-columns has-desktop-equal-layout has-tablet-equal-layout has-mobile-collapsedRows-layout has-reverse-columns-mobile has-vertical-bottom ticss-c00aadba"><div class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-overlay"></div><div class="innerblocks-wrap">
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<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



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		<title>La Velu.e en novembre : parfait antidote à la déprime saisonnière !</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/soiree-velue-novembre-2025/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Nov 2025 14:50:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Spectacles]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=38373</guid>

					<description><![CDATA[<p>Roulement de tambours&#160;!!!! La Velu.e revient ce 13 novembre pour nous réchauffer le coeur et le moral. Parfait antidote à la déprime saisonnière, la prog de cette édition très automnale quasi hivernale a tout pour nous/vous plaire. C’est parti pour une petite présentation, histoire de pré-chauffer la salle. Membres fondateurs au rapport&#160;! On ne les présente plus mais quand même&#160;! La soirée est placée sous l’égide de ses membres fondateurs,...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
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<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/11/The-ARTchemists-soiree-Velu.e-nov-2025.jpg" alt="programmation de la soirée Velu.e novembre 2025" class="wp-image-38374" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/11/The-ARTchemists-soiree-Velu.e-nov-2025.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/11/The-ARTchemists-soiree-Velu.e-nov-2025-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/11/The-ARTchemists-soiree-Velu.e-nov-2025-494x395.jpg 494w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Roulement de tambours&nbsp;!!!! La Velu.e revient ce 13 novembre pour nous réchauffer le coeur et le moral. Parfait antidote à la déprime saisonnière, la prog de cette édition très automnale quasi hivernale a tout pour nous/vous plaire. C’est parti pour une petite présentation, histoire de pré-chauffer la salle.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Membres fondateurs au rapport&nbsp;!</h2>



<p>On ne les présente plus mais quand même&nbsp;! La soirée est placée sous l’égide de ses membres fondateurs, toujours aussi investis dans ce cabaret de tous poils dédié à la mise en lumière de jeunes talents de la scène queer de France et de Navarre.</p>



<p><a href="https://www.instagram.com/ughett_official/">Dame Ughett</a> en MC, <a href="https://www.instagram.com/edouard_lkh/">Edouard Liotard</a> en coulisses pour régler tout ce joli bazar qui n’en est pas un (la soirée Velu.e n’a rien d’impovisé ou d’amateur, c’est un très gros de prépa et d’orchestration, croyez-moi), Madame Tiff à la réception, <a href="https://www.instagram.com/fabisounours/">Fabisounours</a> et <a href="https://www.instagram.com/lokistarfish/">Loki Starfish</a>, nos chouchous adorés de la non moins adorée Bragi Pufferfish team derrière les platines.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un savoureux cocktail</h2>



<p>Comptez également pour cette édition sur&nbsp;les performances de <a href="https://www.instagram.com/al__pagay/">Al Pagay</a>, <a href="https://www.instagram.com/catherinepineonoir/">Catherine Pine O’Noir</a>, <a href="https://www.instagram.com/eli_el_sultan/">Eli El Sultan</a> et <a href="https://www.instagram.com/esther.do/">Esther Do</a>, soit un savoureux cocktail de voltige, de danse, de blagues, de chant, de maquillages sublimes, de costumes féeriques, d’élégance racée, d’art du mouvement et d’émancipation du corps et de l’esprit.</p>



<p>Ajoutons la présence sur site d’un stand de flash tattoos tenu par <a href="https://www.instagram.com/la_pygmee/">La Pygmée</a> et des associations <a href="https://www.instagram.com/stop.homophobie/">Stop Homophobie</a> et <a href="https://www.instagram.com/maison.allanah/">Maison Allanah</a>, et vous aurez une vision assez nette du menu et de ses promesses.</p>



<p>Bon maintenant que vous savez tout ou presque, RDV sur le <a href="https://www.instagram.com/lavelu.e/">compte Insta de La Velu.e</a> pour organiser votre soirée !</p>



<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-678cc482" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns alignfull has-1-columns has-desktop-equal-layout has-tablet-equal-layout has-mobile-collapsedRows-layout has-reverse-columns-mobile has-vertical-bottom ticss-c00aadba"><div class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-overlay"></div><div class="innerblocks-wrap">
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<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



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		<title>Interview de William Cardoso : Deadline,  traverser pour se trouver</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/william-cardoso-deadline/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Dieter Loquen]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 31 Oct 2025 15:53:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Spectacles]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=38359</guid>

					<description><![CDATA[<p>Après avoir ausculté la douleur et les zones d’ombre dans ses précédents projets, William Cardoso s’avance aujourd’hui vers la lumière. Avec DEADLINE, présenté les 11 et 12 novembre au Grand Théâtre de Luxembourg, le chorégraphe transforme la blessure en rituel, la contrainte en passage, le corps en lieu de guérison et de résistance douce aux normes. « Aujourd’hui, je suis en quête de lumière. » « La blessure est l’endroit par lequel...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="400" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/10/The-ARTchemists-Deadline-william-cardoso.jpg" alt="Deadline william Cardoso" class="wp-image-38360" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/10/The-ARTchemists-Deadline-william-cardoso.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/10/The-ARTchemists-Deadline-william-cardoso-288x192.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/10/The-ARTchemists-Deadline-william-cardoso-494x329.jpg 494w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Après avoir ausculté la douleur et les zones d’ombre dans ses précédents projets, <a href="https://www.instagram.com/cardosowil_/?hl=fr">William Cardoso</a> s’avance aujourd’hui vers la lumière. Avec <em>DEADLINE</em>, présenté les 11 et 12 novembre au <a href="https://theatres.lu/fr">Grand Théâtre de Luxembourg</a>, le chorégraphe transforme la blessure en rituel, la contrainte en passage, le corps en lieu de guérison et de résistance douce aux normes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">« Aujourd’hui, je suis en quête de lumière. »</h2>



<p><strong>« La blessure est l’endroit par lequel la lumière entre en vous. » (Rumi) Comment interprètes-tu cette idée dans ta propre vie ? Peux-tu identifier une rupture ou une blessure qui t’a finalement ouvert à une nouvelle lumière ou compréhension ?</strong></p>



<p>Chaque création est pour moi une réponse à la question « Qui suis-je aujourd’hui ? »  Aujourd’hui, je suis en quête de lumière. J’ai longtemps eu tendance à me concentrer sur ce qui n’allait pas, sur les blessures. Mais même dans la douleur, il y a un tremplin : quelque chose qui pousse à rebondir. Ce que j’ai vécu, je préfère le nommer traumatismes, et l’art a été salvateur — il m’a permis de vomir ce qui se passait en moi.</p>



<p>Aujourd’hui, j’ai envie d’aller bien, d’être mon meilleur pote. Une lumière s’est allumée, et avec elle, la conscience que l’ombre fait partie de la lumière. J’essaie de choisir ce qui me fait du bien, là où il y avait tant de nœuds, et je sens un apaisement. J’ai compris que mon corps a traversé des choses qu’il n’a pas demandées, que je ne suis pas fautif. L’humain porte beaucoup — croyances, hontes, haine — mais aussi l’envie d’aimer et de vivre.  J’ai retrouvé en moi ce petit gamin qui veut juste sourire, sentir la pelouse sous ses pieds et prendre le soleil en pleine gueule.</p>



<p><em>Deadline</em> est une pièce de danse, mais avant tout, une traversée personnelle : une manière de mettre de la lumière sur mes ombres.</p>



<h2 class="wp-block-heading">« Pour moi, une rupture, c’est à la fois un deuil et une vague. »</h2>



<p><strong>La rupture comme seuil : as-tu déjà vécu une rupture (amicale, amoureuse, professionnelle, spirituelle) qui, avec le recul, t’a semblé être un passage vers une version plus authentique de toi-même ? Comment as-tu traversé cette période ?</strong></p>



<p>Qui n’a pas vécu de rupture ? Je l’ai vue arriver, je l’ai traversée, je l’ai ressentie — et je me suis laissé emporter par elle. Pour moi, une rupture, c’est à la fois un deuil et une vague. J’ai choisi d’y plonger, de laisser chaque émotion me traverser plutôt que de lutter. C’est dans cette immersion que j’ai commencé à me retrouver, à toucher quelque chose de plus vrai, de plus authentique en moi.</p>



<p><strong>« Se briser sans être détruit, c’est ainsi que nous grandissons. » (Marina Abramović) Qu’est-ce que cela t’inspire ? Penses-tu que la société actuelle permet vraiment de vivre ces ruptures comme des opportunités de croissance, ou les craint-on trop ?</strong></p>



<p>« Se briser sans être détruit », pour moi, c’est accepter de traverser les épreuves sans s’y perdre. C’est toucher à ses limites, sentir la fissure, mais comprendre que ce n’est pas une fin — c’est un passage.  Se briser, c’est douloureux, mais c’est aussi là que quelque chose s’ouvre, que la lumière entre. C’est dans ces moments que l’on grandit, que l’on découvre une version plus vraie de soi.</p>



<h2 class="wp-block-heading">« C’est dans le contact, parfois dans la friction, que l’on apprend à se connaître vraiment. »</h2>



<p><strong>Rituels contemporains : DEADLINE évoque des rituels modernes (méditation, pratiques respiratoires, cérémonies inventées) comme moyens de transformer la douleur en énergie vitale. Quels rituels, personnels ou collectifs, pratiques-tu ou aimerais-tu créer pour accompagner tes propres métamorphoses ?</strong></p>



<p>Deadline est un mélange de rituels que je me suis créés pour aller mieux, pour apaiser et faire sourire l’enfant intérieur en moi. Ce sont des gestes du quotidien, des respirations, des moments pour me recentrer.</p>



<p>Je pratique beaucoup le yoga, la marche — cette marche qui fait circuler les pensées et remet le corps en mouvement —, et le breathwork, que j’utilise comme un voyage intérieur pour libérer ou soigner des traumas passés.</p>



<p>Tout cela me permet d’être dans le présent, ici et maintenant, et cela m’enracine.   Nous avons besoin de l’autre. Rumi disait que la blessure est l’endroit par lequel la lumière entre en nous — mais parfois, cette lumière a besoin d’un regard extérieur pour vraiment exister. C’est à travers l’autre qu’on se découvre, qu’on guérit.</p>



<p>Krishnamurti rappelait que la relation est un miroir : c’est dans le contact, parfois dans la friction, que l’on apprend à se connaître vraiment. Le collectif devient alors un espace d’épreuve partagée, un lieu où nos ruptures individuelles se rencontrent, s’éclairent et se transforment.</p>



<h2 class="wp-block-heading">« Si je devais imaginer une cérémonie sans dieu, elle commencerait par un geste d’expulsion. »</h2>



<p><strong>Le collectif comme lieu d’épreuve partagée : comment imagines-tu un espace collectif (artistique, social, politique) où la rupture individuelle pourrait être vécue et transformée grâce au soutien du groupe ?</strong></p>



<p>Je rêve d’un espace collectif où l’on puisse traverser ensemble ces cassures, non pas pour les réparer, mais pour en faire des forces de création. Un lieu où l’écoute, la présence et la bienveillance deviennent des rituels en soi.</p>



<p><strong>Deadline comme cérémonie sans dieu : si tu devais concevoir une « cérémonie sans dieu » pour marquer une rupture ou un nouveau départ, à quoi ressemblerait-elle ? Quels symboles, gestes ou objets y intégrerais-tu ?</strong></p>



<p>Répondre à cette question, c’est presque créer toute une œuvre. Si je devais imaginer une cérémonie sans dieu, elle commencerait par un geste d’expulsion comme si j’essayais d’enlever quelque chose de ma peau, de mes organes, de me libérer de ce qui me dérange ou dont je ne veux plus être habité.  Ce serait un passage, une manière d’ouvrir des portes par l’arrière, de laisser sortir avant de pouvoir accueillir à nouveau.</p>



<p>Puis viendrait le retour : ramener vers moi, avec envie, force et soulagement, de nouvelles énergies, de nouvelles informations pour remplir ce corps différemment . J’y vois des seaux d’eau, des tables, des peignoirs, des armures, de la peau. Des corps à genoux, des corps qui marchent, des corps immobiles et méditatifs. Des dessins dans l’espace, des traces du vivant.</p>



<h2 class="wp-block-heading">« La contrainte est devenue passage, le mur est devenu tremplin. »</h2>



<p><strong>Costumes et effacement de l’identité : les costumes de Deadline jouent sur l’anonymat et la transformation. Comment perçois-tu le lien entre l’effacement de l’identité (par le costume, le masque, le silence) et la possibilité de renaissance ?</strong></p>



<p>En effaçant l’identité du visage, en le cachant ou en le couvrant, l’interprète peut plonger plus profondément dans son corps, dans la chair, dans le muscle et rejoindre ainsi son esprit. Cela crée un espace de lâcher-prise qu’on n’atteint pas toujours quand on est exposé, quand on montre son identité.</p>



<p>Il y a quelque chose de fascinant chez l’être humain : il se révèle souvent davantage lorsqu’il est caché. Le masque, le silence, l’anonymat deviennent alors des portes vers l’intérieur.  Et cette connexion à l’intérieur, à ce qui est nu sans être visible, c’est déjà une forme de renaissance.</p>



<p><strong>Scénographie et contrainte : Le podium est à la fois obstacle et passage. Dans ta propre vie ou dans un projet artistique, quel « podium » (contrainte, limite, défi) as-tu transformé en tremplin pour un saut vers l’inconnu ?</strong></p>



<p>J’ai changé de regard sur la même situation. La contrainte est devenue passage, le mur est devenu tremplin.</p>



<p><strong>Musique comme entité vivante : la musique de <em>Deadline</em> est décrite comme une symbiose entre corps, voix et technologie. Si tu devais associer une musique ou un son à une rupture que tu as vécue, lequel choisirais-tu et pourquoi ?</strong></p>



<p>Devagarinho de Gilons et Mariana Volker. Ce morceau me ramène à la personne en question à ce lien, à cette rupture, à tout ce qui reste suspendu entre douceur et nostalgie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">« <em>Deadline</em> ne dénonce pas, il ouvre. »</h2>



<p><strong>En quoi le projet <em>Deadline</em> s’inscrit-il dans la continuité (ou la rupture) avec tes œuvres précédentes, aussi bien en solo qu’en duo notamment au regard de ton approche contradictoire, imprévisible et engagée, qui mêle intimité personnelle et critique des normes hétéronormatives et patriarcales.</strong></p>



<p><em>Deadline </em>pointe le doigt vers la lumière, et il a envie d’y aller. Les projets précédents pointaient davantage le mal-être, la douleur, les zones d’ombre. Celui-ci marque un tournant : c’est un projet plus spirituel, plus tourné vers la guérison.</p>



<p>La gestuelle reste ancrée dans le réel, connectée au monde dans lequel on vit, mais l’énergie est différente, plus douce, plus apaisée. <em>Deadline</em> ne dénonce pas, il ouvre. Il cherche moins à questionner les normes qu’à respirer au-delà d’elles.</p>



<p><strong>Tu as remporté le prix «&nbsp;Op der Bün&nbsp;», qui récompense le texte, le concept, la chorégraphie et la mise en scène au cours de ces deux dernières années, pour les chorégraphies de «&nbsp;Baby&nbsp;» et «Angriff&nbsp;». Ce n’est pas ton premier prix. Quel regard portes-tu sur ces «&nbsp;trophées&nbsp;»&nbsp;?&nbsp;</strong></p>



<p>C’est bizarre, oui. J’ai encore du mal à voir mon travail et sa valeur de l’extérieur. Moi, je vois surtout les questionnements, les doutes, les moments où je me tape la tête contre les murs à la recherche de réponses… ou peut-être de nouvelles questions.</p>



<p>Recevoir ce prix, c’est une belle surprise. Je ne pensais pas que cela m’arriverait un jour. Ça m’a permis de sortir un instant de ma chambre, de prendre du recul et de voir que mon travail touche réellement le monde autour de moi. C’est touchant. Et je suis fier de mon enfant intérieur — celui qui avance, malgré la peur et les doutes, et qui, quelque part, par son chemin, parvient à toucher les autres.</p>



<p>Merci à William Cardoso pour son temps et ses réponses.</p>



<p>Pour en savoir plus sur son travail et ses créations, consultez le site <a href="https://www.williamcardoso.com/">Williamcardoso.com</a>.</p>



<p>Crédit photo : William Cardoso</p>



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<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



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		<title>Samson ressuscité : quand le passé se fait miroir du présent</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/samson-aix-2024-pichon/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Dauphine De Cambre]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 18 Aug 2025 11:07:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Spectacles]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>C’est une première mondiale hors du commun que le Festival d’Aix-en‑Provence a offerte le 4 juillet 2024 à son public d’aficionados : Samson, tragédie lyrique jadis écrite en 1733 par Voltaire et Rameau, enfin portée au plateau. Jamais créé, empêché par la censure religieuse et hélas perdu, l’opéra est ainsi revenu à la vie sous la houlette savante du chef Raphaël Pichon — entouré de ses musiciens de l’ensemble Pygmalion —...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
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<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="400" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/08/The-ARTchemists-Samson.jpg" alt="" class="wp-image-38277" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/08/The-ARTchemists-Samson.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/08/The-ARTchemists-Samson-288x192.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/08/The-ARTchemists-Samson-494x329.jpg 494w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>C’est une première mondiale hors du commun que le Festival d’Aix-en‑Provence a offerte le 4 juillet 2024 à son public d’aficionados : <em>Samson</em>, tragédie lyrique jadis écrite en 1733 par Voltaire et Rameau, enfin portée au plateau. Jamais créé, empêché par la censure religieuse et hélas perdu, l’opéra est ainsi revenu à la vie sous la houlette savante du chef <a href="https://www.instagram.com/raphaelpichonpygmalion/?hl=fr">Raphaël Pichon</a> — entouré de ses musiciens de l’ensemble Pygmalion — et du metteur en scène visionnaire <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Claus_Guth">Claus Guth</a>.</p>



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<iframe loading="lazy" title="Samson : la bande-annonce" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/d2E3ew7_1ZE?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Une reconstruction créative</h2>



<p>Cette résurrection ne se limite pas à une exhumation historique ; c’est un véritable travail de reconstruction créative<strong> :</strong> Pichon a extrait des fragments de la musique de <em>Samson</em> dispersés dans des œuvres ultérieures — <em>Castor et Pollux</em>, <em>Les Indes galantes</em>, <em>Zoroastre</em>, <em>Les Fêtes d’Hébé</em> — avant de composer un continuum lyrique cohérent, fidèle à l’esthétique baroque <em>et</em> au drame biblique du livre des Juges.</p>



<p>Cette relecture tisse le drame en cinq actes, de la naissance miraculeuse de Samson à l’acte final dévastateur, suivant <em>volontiers</em> la partition du livre des Juges augmentée par Voltaire, Edgar Garaudel et Yvonne Gebauer. La relecture se présente comme une nouvelle création : on suit non plus un héros ancestral, mais un homme moderne pris dans un engrenage politique et sacré. Les chœurs, les confessions, les soliloques résonnent comme des diagnostics de notre époque.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une mise en scène polyphonique</h2>



<p>Claus Guth, déjà réputé pour ses relectures fortes (sa <em>Bohème</em> lunaire à Paris), imagine un Samson en ruine, métaphore trumpienne d’un monde en lambeaux : murs éventrés, poussière au sol, ouvriers en combinaison évoluant dans les ruines d’un hôtel particulier Grand Siècle. Le théâtre de l’Archevêché s’y prête parfaitement : la symbolique visuelle, renforcée par des éclairages spectaculaires et des sonorités hypermodernes, est puissante.</p>



<p>La narration est quant à elle maternelle et traumatique  : le récit est porté par l’actrice <a href="https://www.instagram.com/andrea_ferreol/?hl=fr">Andrea Ferréol</a>, préséance unique d’une mère à genoux devant la tombe de son fils, interrogeant l’histoire humaine et son effondrement. La violence brute est exhibée avec une force visuelle troublante : le héros biblique est tour à tour martyr, victime, menace, dans une logique où le sacré rejoint l’apocalypse contemporaine.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pure tragédie</h2>



<p>Pour parachever cet ensemble, les chanteurs.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="https://www.instagram.com/jarrettott/?hl=fr">Jarrett Ott</a>, baryton, oscille entre force tellurique et vulnérabilité. Son Samson, colère et douleur, est un héros suicidaire, prophétique d’un destin implacable. </li>



<li><a href="https://www.instagram.com/leadesandre/?hl=fr">Lea Desandre</a>, dans le rôle de Timna, offre un contraste vocal pur, haut perché, presque angélique : souvenir d’une humanité lointaine, prémisse du chaos.</li>



<li><a href="https://www.instagram.com/jacquelynstucker/">Jacquelyn Stucker</a> incarne Dalila, sulfureuse et glaciale, voix cristalline, mais dont la séduction est une arme de guerre — moins érotique, plus tactique — ce qui confère une nuance psychologique inédite au personnage. </li>



<li><a href="https://www.instagram.com/nahueldipierro/?hl=fr">Nahuel di Pierro</a> (Achisch) et <a href="https://www.instagram.com/laurence_kilsby/?hl=fr">Laurence Kilsby</a> (Elon) fournissent une complexité morale : philistins et juifs ne sont plus archétypes, mais destins entrelacés et ambigus.</li>
</ul>



<p><em>Ce Samson </em>est une résurrection visionnaire, fruit d’une archéologie live et d’une relecture contemporaine. La partition à la fois recréée et réinventée, le dispositif scénique et la distribution exemplaire en font un moment unique, où passé et présent dialoguent dans un langage lyrique renouvelé.</p>



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