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	<title>Clotilde Izabelle, Auteur à The ARTchemists</title>
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		<title>La Villa de Guediguian : drame familial au milieu des Calanques</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Clotilde Izabelle]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 04 Jan 2018 10:05:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un père malade et vieillissant rassemble autours de lui ses trois enfants : Angèle, Joseph et Armand. L’hiver ensoleillé du sud de la France illumine le merveilleux décor des Calanques marseillaises. Au cœur des drames familiaux, de la pathologie et des secrets propres à chaque famille, Guediguian nous emmène dans un univers où la fraternité se reconstruit.  Guediguian nous parle « d’un huit clos à ciel ouvert, où quelques frères et...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2018/01/la-villa.jpg"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="wp-image-30121 size-large" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2018/01/la-villa-494x494.jpg" alt="" width="494" height="494" /></a></p>
<p align="justify"><span style="font-family: Liberation Serif, serif; color: #000000; font-size: 12pt;">Un père malade et vieillissant rassemble autours de lui ses trois enfants : Angèle, Joseph et Armand. L’hiver ensoleillé du sud de la France illumine le merveilleux décor des Calanques marseillaises. Au cœur des drames familiaux, de la pathologie et des secrets propres à chaque famille, Guediguian nous emmène dans un univers où la fraternité se reconstruit. </span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: Liberation Serif, serif; color: #000000; font-size: 12pt;">Guediguian nous parle « d’un huit clos à ciel ouvert, où quelques frères et sœurs, pères et mères, amis et amants échangent des tonnes d’amours anciennes et d’amours à venir … tous ces hommes et toutes ces femmes gemment un sentiment commun. Ils sont à un moment de leur vie où ils ont une conscience aiguë du temps qui passe, du monde qui change … ». La sensibilité du réalisateur, sa signature transparaît, une nouvelle fois, au travers des magnifiques portraits de ces êtres et du lieu magique du drame. </span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: Liberation Serif, serif; color: #000000; font-size: 12pt;">La calanque de Méjean, près de Marseille : lieu hors du temps, elle représente le moment de répit des personnages loin du quotidien. Le train qui passe sur le viaduc rappelle cependant que la vie continue. On semble être dans un décors artificiel avec les petites maisons colorées encastrées dans les collines. La lumière d’hiver se couchant sur la mer à perte de vue évoque une toile peinte. Un bel hommage à cette belle région par un réalisateur amoureux de l’endroit … et de ses acteurs. </span></p>
<p><iframe title="LA VILLA, de Robert Guédiguian - Bande-annonce" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/3eXtA0IAGog?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<p align="justify"><span style="font-family: Liberation Serif, serif; color: #000000; font-size: 12pt;">Une fois de plus, Robert Guédiguian s’entoure de ses interprètes fétiches : son épouse Ariane Ascaride magnifique dans le rôle de la femme malheureuse et célèbre ; Jean Pierre Daroussin comme toujours touchant et attachant. On retrouve également Gérard Meylan, Jacques Boutet, Anais Desmoutier, Robinson Stévenin et Yann Trégouet. Les images d’archives s’immisçant dans le film font le bonheur du spectateur. Comme un secret du temps passé dévoilé. Proche d’un style théâtral par le huis clos, l’unité de lieu, le jeu des acteurs, <i>La </i><i>V</i><i>illa</i> est un film d’art, d’une lenteur esthétique et d’une beauté sans pareille. </span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: Liberation Serif, serif; color: #000000; font-size: 12pt;">Cependant le film ne reste pas dans des considérations artistiques éloignées de la réalité. Guédiguian y aborde le sujet des réfugiés, actuel, tragique et dans l’air du temps. Il l’évoque ainsi : « On vit dans un pays où les gens se noient en mer tous les jours. Et je choisis exprès le mot réfugiés. Je me moque que ce soit pour des raisons climatiques, économiques, ou à cause de la guerre, ils viennent chercher un refuge, un foyer. Avec ces trois petits qui arrivent, peut être la calanque va t elle revivre ? » </span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: Liberation Serif, serif; color: #000000; font-size: 12pt;">Sans nationalité, sans famille, sans parole, ces trois enfants donnent au film une grande puissance. Dénouant des tensions d’adultes, malgré leur passé tragique ils insufflent un air d’insouciance et de candeur dans ces maisons vieillissantes faites de décès et de maladie. On s’attache instantanément à ces trois-là qui dérident cette histoire mélancolique. On pourrait y voir du Tchekhov version marseillaise. On déclame du Claudel, on se déchire et on se réconcilie. C’est l’histoire d’une famille pleine de malheurs mais pas malheureuse. Un drame familial avec un goût de Provence. </span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: Liberation Serif, serif; color: #000000; font-size: 12pt;"><b>Et plus si affinités</b></span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: Helvetica Neue;"><span style="font-size: small;"><a href="http://diaphana.fr/film/la-villa/"><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: 12pt;">http://diaphana.fr/film/la-villa/</span></span></a></span></span></p>
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		<title>12 jours de Depardon : triste regard sur la psychiatrie</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/12-jours-documentaire-depardon-psychiatrie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Clotilde Izabelle]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 11 Dec 2017 09:37:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>12 jours : c’est le laps de temps qui sépare le début d&#8217;une hospitalisation sous contrainte et le passage devant le juge des libertés. Notre médecine actuelle refusant toute attitude paternaliste, un patient est libre de refuser d’être soigné; la psychiatrie représente la seule exception à cette logique. En effet lorsque les traitements sont nécessaires et que l&#8217;état mental du patient empêche de recueillir son consentement, une hospitalisation peut être imposée :...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2017/12/12-jours.jpg"><img decoding="async" class="size-large wp-image-30039" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2017/12/12-jours-494x494.jpg" alt="" width="494" height="494" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2017/12/12-jours-494x494.jpg 494w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2017/12/12-jours-188x188.jpg 188w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2017/12/12-jours-288x288.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2017/12/12-jours-70x70.jpg 70w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2017/12/12-jours-150x150.jpg 150w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2017/12/12-jours.jpg 600w" sizes="(max-width: 494px) 100vw, 494px" /></a></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><i>12 jours </i>: c’est le laps de temps qui sépare le début d&rsquo;une hospitalisation sous contrainte et le passage devant le juge des libertés. Notre médecine actuelle refusant toute attitude paternaliste, un patient est libre de refuser d’être soigné; la psychiatrie représente la seule exception à cette logique. En effet lorsque les traitements sont nécessaires et que l&rsquo;état mental du patient empêche de recueillir son consentement, une hospitalisation peut être imposée : elle paraît nécessaire … mais critiquable. Avec ce nouveau documentaire, Depardon tente d&rsquo;explorer la notion de soins sans accord comme une véritable question politique, éthique et philosophique. </span></p>
<p><span style="color: #000000;"> Photographe, réalisateur, journaliste et scénariste français reconnu, Raymond Depardon a toujours filmé le monde et la société avec un regard humaniste. Il avait déjà abordé le monde de la folie avec un précédent reportage consacré aux urgences. Présenté à Cannes, <i>12 jours, </i>tourné au Vinatier, hôpital psychiatrique public de Lyon, donne la parole aux patients durant leur audience devant le juge des libertés. Depardon filme ces patients blessés, rejetés et exclus de notre société, émouvants avec leurs symptômes, leurs fragilités, leur solitude, cela sans jamais prendre parti, avec objectivité.</span></p>
<p><iframe loading="lazy" title="12 JOURS - Bande-annonce - au cinéma le 29 novembre" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/qHp1q_G9U2o?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">L&rsquo;humanité des juges surprend. Ils sont là pour trancher, mais font confiance aux certificats médicaux. Ils ne se contentent pourtant pas de simplement vérifier la procédure, ils rassurent, expliquent aux patients leurs droits et surtout ils les écoutent. C&rsquo;est une justice compréhensive qui nous est contée, agissant dans l’intérêt des citoyens, comptant avec leurs vulnérabilités. On remarquera la qualité de la photographie, ces images d&rsquo;une grande intensité, la musique remarquable qui accompagnent l’exploration de cet univers dérangeant, si difficile à évoquer.</span></p>
<p><span style="color: #000000;"> Malgré tout, le film reste superficiel pour différentes raisons :</span></p>
<ul>
<li><span style="color: #000000;">Les malades mentaux suivis par la caméra sont-ils vraiment sincères, spontanés lors de leur audience ?</span></li>
<li><span style="color: #000000;">Avec l&rsquo;utilisation du champ et du contre champ, le film s’enferme dans le bureau du juge, ignorant une grande partie de la vie de ces individus. Or on aurait aimé les voir évoluer au sein même de l&rsquo;hôpital, lieu de soin et de réinsertion.</span></li>
<li><span style="color: #000000;">Ces êtres semblent être réduits à leur pathologie, ils sont psychotiques ou suicidaires ; la nécessité de soins semble être une évidence devant ces cas là. Mais qu’en est-il des dépressifs, des bipolaires, des schizophrènes, pour qui les traitements ont beaucoup évolué ?</span></li>
</ul>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Bref l’approche de Depardon reflète l’image vieillotte d’une psychiatrie où tout semble perdu d&rsquo;avance. C&rsquo;est dans un univers triste et sans espoir que nous sommes entraînés. Il est bien regrettable qu’avec un thème si intéressant et un réalisateur si talentueux, on découvre au final une psychiatrie datant du temps de Pinel. L’hôpital psychiatrique ressemble ici à un asile du 19ème siècle, assez éloigné de la réalité des centres hospitaliers psychiatriques actuels. Le documentaire ne nous montre pas comment le monde médical travaille à soigner ces patients, … et c’est une frustration évidente.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><strong>Et plus si affinités</strong></span></p>
<p align="justify"><a href="http://12jours-lefilm.com/presse/">http://12jours-lefilm.com/presse/</a></p>
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		<item>
		<title>Le jeune Karl Marx : le communisme en germe</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/jeune-karl-marx-communisme-germe/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Clotilde Izabelle]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 02 Oct 2017 17:41:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans l&#8217;image collective, Marx s’incarne comme un vieux barbu, philosophe, révolutionnaire, le père du communisme. Le jeune Karl Marx, biopic non conventionnel du réalisateur haïtien Raoul Peck propose un autre visage en se focalisant sur le penseur émergent plein de fougue et de passion. Nous sommes en 1840 dans une Europe capitaliste traversée de profondes crises, Marx n’est pas encore l&#8217;auteur du Capital, mais s’apprête à le devenir. Ce sont...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2017/10/jeune-karl-marx.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-29699" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2017/10/jeune-karl-marx-494x494.jpg" alt="" width="494" height="494" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2017/10/jeune-karl-marx-494x494.jpg 494w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2017/10/jeune-karl-marx-188x188.jpg 188w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2017/10/jeune-karl-marx-288x288.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2017/10/jeune-karl-marx-70x70.jpg 70w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2017/10/jeune-karl-marx-150x150.jpg 150w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2017/10/jeune-karl-marx.jpg 600w" sizes="auto, (max-width: 494px) 100vw, 494px" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Dans l&rsquo;image collective, Marx s’incarne comme un vieux barbu, philosophe, révolutionnaire, le père du communisme. <em>Le jeune Karl Marx</em>, biopic non conventionnel du réalisateur haïtien Raoul Peck propose un autre visage en se focalisant sur le penseur émergent plein de fougue et de passion. Nous sommes en 1840 dans une Europe capitaliste traversée de profondes crises, Marx n’est pas encore l&rsquo;auteur du <i>Capital,</i> mais s’apprête à le devenir. </span></p>
<p><span style="color: #000000;"> Ce sont cinq années de sa jeunesse qui nous sont ici contées. Entre voyage initiatique et errance personnelle, on assiste à l&rsquo;évolution de la logique du personnage éponyme. Magnifiquement interprété par Auguste Diehl, le philosophe s&rsquo;inscrit avant tout dans son dialogue avec Friedrich Engels (Stefan Konarske). Ces deux hommes idéalistes et révolutionnaires sont des amis d&rsquo;idées, des comparses intellectuels. Tout les oppose pourtant, l’un vivant dans la misère et l&rsquo;autre fils d&rsquo;un riche industriel : mais ils se retrouvent sur une éthique commune. Leur complicité elle même semble une métaphore de la lutte des classes et de son dépassement.<iframe loading="lazy" src="//www.youtube.com/embed/K64Xe6Mqjvo" width="560" height="314" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></span></p>
<p><span style="color: #000000;"> Outre ce duo infernal, fumant, buvant et philosophant, la féminité prend une grande place dans le film. Peck qui a obtenu l&rsquo;Oscar du meilleur documentaire en 2017 pour <i>I am not your negro</i>, met en lumière un profil de femme intelligente, audacieuses bien que dévouée. En effet Jenny (Vicky Krieps), l’épouse de Marx, est compréhensive, multiplie les sacrifices pour soutenir la lutte de son mari mais n&rsquo;en demeure pas moins une épouse volontaire et équilibrée, ayant toute sa place dans l&rsquo;Histoire avec un grand « H ». C’est en somme une perception binaire d&rsquo;un certain « féminisme ».</span></p>
<p><span style="color: #000000;"> Certes le film semble parfois manquer de fond. Les idées sont par moment peu développées et le spectateur ne saisit pas toute la démarche analytique engendrant progressivement ce nouveau courant. Il faut s&rsquo;attendre à découvrir un film sur la « vraie » vie de Karl et non pas un essai sur la naissance du communisme. L&rsquo;élément pourtant mis en valeur et portant à réflexion est peut être plus la révolution de Marx contre la pensée philosophique abstraite que la genèse de la lutte des classes. Si concrètement la classe ouvrière est selon cette doctrine censée se révolter contre la bourgeoisie, Karl Marx, lui, se soulève contre des idées abstraites.</span></p>
<p><span style="color: #000000;"> On appréciera cependant le jeu avec les langues française, anglaise et allemande. Ici les personnages parlent dans leur langue et en VO le rendu est très musical. Allégorie de l&rsquo;ampleur du mouvement c&rsquo;est ainsi toute la vieille Europe qui réfléchit à de nouvelles idées. Enfin, la conclusion constitue un beau clin d&rsquo;oeil, de celui qu&rsquo;on n&rsquo;oublie pas ! Lorsque les premières notes de « Like a rolling stone » clôturent le film, en totale contradiction avec l’atmosphère du film, le spectateur est interloqué. Tout s&rsquo;éclaire quand le générique évoque les injusticess accumulées depuis 1848, à travers des images d&rsquo;archives historiques et contemporaines : on en conclut que la lutte pour l&rsquo;égalité est un combat sans fin mais non sans signification.</span></p>
<p><span style="color: #000000;"><b>Et plus si affinités</b></span></p>
<p><a href="http://diaphana.fr/film/le-jeune-karl-marx/">http://diaphana.fr/film/le-jeune-karl-marx/</a></p>
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		<title>La La Land : le film qui rend heureux</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/land-film-rend-heureux/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Clotilde Izabelle]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 05 Feb 2017 11:08:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Si vous n êtes pas encore aller voir La La land vous risquez fort d’être prochainement atteint d’un véritable handicap social. Phénomène du moment, le nouveau film de Damien Chazelle est partout. Après sept nominations et sept récompenses aux Golden Globes, la comédie musicale remporte aussi aux Guils of America Awards, les prix du meilleur film, du meilleur acteur et de la meilleure actrice. L’oeuvre est par ailleurs nominée 14...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2017/02/lalaland-e1486292879775.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-28298" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2017/02/lalaland-494x494.jpg" alt="" width="494" height="494" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Si vous n êtes pas encore aller voir <i>La La land </i>vous risquez fort d’être prochainement atteint d’un véritable handicap social. Phénomène du moment, le nouveau film de Damien Chazelle est partout. Après sept nominations et sept récompenses aux Golden Globes, la comédie musicale remporte aussi aux Guils of America Awards, les prix du meilleur film, du meilleur acteur et de la meilleure actrice. L’oeuvre est par ailleurs nominée 14 fois aux Oscars qui se tiendront le 26 février. Bref devant semblable déferlante &#8230; nous n&rsquo;avons plus qu&rsquo;à vous convaincre d&rsquo;aller le voir.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"> Petit résumé : Mia et Sebastian vivent une histoire plutôt banale à LA. Ils sont beaux, en quête de succès et bercés de rêves. Ils se rencontrent, se détestent … puis tombent éperdument amoureux. Jusqu&rsquo;ici on ne trouve pas grand chose d un film événement bouleversant le monde du cinéma. Cependant c&rsquo;est bien la forme qui est remarquable dans le dernier opus du réalisateur de <i>Whiplash</i>. Car pour faire vivre cette simple histoire d&rsquo;amour il y a la danse, le chant, la performance artistique d&rsquo;Emma Stone et de Ryan Gosling et surtout la poésie derrière la caméra de Chazelle.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"> Le film se nourrit de diverses influences qu&rsquo;on prend plaisir à reconnaître : <i>L</i><i>es </i><i>P</i><i>arapluies de Cherbourg</i>, <i>L</i><i>es </i><i>D</i><i>emoiselles de Rochefort</i>, <i>Broadway qui danse</i> ou <i>C</i><i>hantons </i><i>so</i><i>us la pluie</i>. La ville même de Los Angeles nous rappelle qu&rsquo;elle n&rsquo;est pas dénuée de charme. Moins tragique et sombre que dans <i>Mulholand Drive</i>, la cité mythique des États Unis nous livre son histoire. Le cinéma dans le cinéma est utilisé avec grâce, et les décors hollywoodiens subliment nos deux amants.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><iframe loading="lazy" src="//www.youtube.com/embed/djoFKskdBZc" width="560" height="314" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"> À l&rsquo;image des tenues de Mia, les deux heures de film sont pleines de couleurs, le conte l’emporte rapidement sur la simple comédie romantique. Plus que de tomber amoureux, ce récit nous donne surtout envie de rêver, c&rsquo;est d&rsquo;ailleurs la qualité première de nos deux protagonistes : leur façon de s&rsquo;aimer, leur capacité à rêver leur projets et à fantasmer leur bonheur. Il faut l&rsquo;avouer ces envies de grands projets, cette simplicité à vivre sont communicatifs, on sourit niaisement pensant toute la séance.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"> La scène d&rsquo;ouverture est remarquable et illustre parfaitement ce bonheur communicatif. LA, le matin, heure de pointe : quoi de moins glamour que l&rsquo;autoroute engorgé, piégeant les personnes seules dans leur voiture, pauvres automobilistes.  Cependant pour tout de suite nous plonger dans l&rsquo;ambiance du film, brutalement, chacun sort de sa voiture, c’est à dire de lui même, et s élance dans une magnifique chorégraphie rythmée par une alternance de jazz et rock. Les couleurs saturées donnent un résultat quasi parfait, du moins mythique.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"> Emma Watson aurait refusé le rôle de Mia (dommage pour elle), Ryan Gosling est moins mutique que dans <i>Drive</i> et nous prouve qu&rsquo;il n’est pas qu’un physique parfait adulé par les adolescentes américaines. Emma Stone quant à elle est éblouissante et touchante, nous rappelant ses beaux rôles avec Woody Allen. Pour oublier le froid et la grisaille de février et participer à la conversation du moment, faites comme tout le monde … allez voir <i>L</i><i>a la land</i> (au moins pour vous faire un avis et vous aérer l’esprit).</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><b>Et plus si affinités</b></span><br />
<a href="https://www.facebook.com/lalalandlefilm/">https://www.facebook.com/lalalandlefilm/</a></p>
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		<title>Paterson de Jim Jarmusch : poésie de l’ordinaire ?</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/film-paterson-jim-jarmusch/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Clotilde Izabelle]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 09 Jan 2017 11:59:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Paterson : voici le titre du dernier film de Jim Jarmusch ; c&#8217;est aussi le prénom du personnage principal joué par Adam Driver, la ville du New Jersey, décors du film, où William Carlos William a vécu et publié son recueil de poèmes intitulé … Paterson. Que dire de cette ronde ? Le nouvel opus de Jarmusch est film d&#8217;auteur comme on en fait plus, l’esthétique l&#8217;emporte sur l&#8217;action pour notre plus grand...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2017/01/paterson-e1483963107137.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-28127" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2017/01/paterson-494x494.jpg" alt="" width="494" height="494" /></a></p>
<p style="text-align: justify;" align="justify"><span style="color: #000000;"><i>Paterson</i> : voici le titre du dernier film de Jim Jarmusch ; c&rsquo;est aussi le prénom du personnage principal joué par Adam Driver, la ville du New Jersey, décors du film, où William Carlos William a vécu et publié son recueil de poèmes intitulé … <i>Paterson</i>. Que dire de cette ronde ? Le nouvel opus de Jarmusch est film d&rsquo;auteur comme on en fait plus, l’esthétique l&#8217;emporte sur l&rsquo;action pour notre plus grand bonheur. C&rsquo;est donc un véritable coup de cœur que cette œuvre qui aurait peut être dû remporter la palme d&rsquo;Or 2016 ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"> Ici tout est tellement travaillé qu&rsquo;il n&rsquo;y a plus de place pour la surprise ou pour l&rsquo;intrigue. Paterson est chauffeur de bus et chaque jour de sa semaine est identique au précédent. Il se lève à la même heure, fait le même trajet, promène son chien au même endroit. Il boit tous les soirs la même bière dans le même bar. Cependant dans cette routine aliénante, la poésie ouvre une brèche, lui offre de s’évader, parce que chaque vers est différent et que l&rsquo;inspiration est toujours libre.</span></p>
<p style="text-align: justify;" align="justify"><span style="color: #000000;">Paterson est heureux et amoureux de Laura. Ce couple quasi platonique et enfantin semble sans passion ni amour charnelle ; d’une tendresse quasi adolescent, tous deux incarnent le vrai bonheur et leur joie de vivre s’avère communicative. Pas de disputes, pas de grands sentiments, le quotidien et l&rsquo;attachement. La vraie vie en somme &#8230;Tant éloigné des couples phares du cinéma, ce tandem n’en demeure que plus attachant.</span></p>
<p align="justify"><iframe loading="lazy" src="//www.youtube.com/embed/YtVWk46kaNw" width="560" height="314" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"> Héros d’un conte moderne, Paterson, ce candide du XXIeme siècle, incarne un nouveau visage de la poésie. En effet ce monsieur tout le monde ne se décrit même pas comme un poète, il se contente d&rsquo;écrire dans un petit carnet ce que le quotidien lui inspire. Une simple boite d allumette devient le thème de vers composés à la pause déjeuner. Ainsi la banalité révèle sa saveur : Jarmusch saisit l’élégance de la routine, l’éclat de l’ordinaire, comme un réalisateur de la nouvelle vague.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">D&rsquo;une lenteur travaillée et sublimée, la beauté des plans suffit à captiver le public. c&rsquo;est bel et bien un film du quotidien. Loin de toute vision utilitaire, le spectateur en apprécie la délicatesse. À défaut de devenir poète, on a qu&rsquo;une seule envie en sortant : ressortir ses anthologies. Jarmusch nous l’a prouvé, le quotidien peut être beau, il suffit de le voir de la sorte. Et si c&rsquo;était cela notre résolution 2017 : sublimer notre routine par la poésie ?</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Et plus si affinités</b></span></p>
<p align="justify"><a href="http://www.le-pacte.com/france/prochainement/detail/paterson/">http://www.le-pacte.com/france/prochainement/detail/paterson/</a></p>
<p><span style="border-radius: 2px; text-indent: 20px; width: auto; padding: 0px 4px 0px 0px; text-align: center; font: bold 11px/20px 'Helvetica Neue',Helvetica,sans-serif; color: #ffffff; background: #bd081c  no-repeat scroll 3px 50% / 14px 14px; position: absolute; opacity: 1; z-index: 8675309; display: none; cursor: pointer; top: 36px; left: 20px;">Enregistrer</span></p>
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		<title>Goncourt 2016 sous le sapin : une Chanson douce de Leila Slimani</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/goncourt-2016-sapin-chanson-douce-de-leila-slimani/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Clotilde Izabelle]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 01 Jan 2017 18:00:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le roman Une Chanson douce s’est peut être retrouvé sous votre sapin en ces périodes de Noël. En effet, offrir le Goncourt de l&#8217;année en cours n&#8217;est pas d’une grande originalité mais cela fait toujours son effet. Vous aurez l&#8217;air intello et dans l’air du temps. De plus, grande nouvelle cette année, il se lit en quelques heures et vous captive dés les premières pages. Juste pour le plaisir, citons...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2017/01/chanson_douce____pourquoi_faut_il_absolument_lire_leila_slimani___5213-e1483293618934.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-28100" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2017/01/chanson_douce____pourquoi_faut_il_absolument_lire_leila_slimani___5213-337x494.jpeg" alt="" width="337" height="494" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Le roman <em>Une Chanson douce</em> s’est peut être retrouvé sous votre sapin en ces périodes de Noël. En effet, offrir le Goncourt de l&rsquo;année en cours n&rsquo;est pas d’une grande originalité mais cela fait toujours son effet. Vous aurez l&rsquo;air intello et dans l’air du temps. De plus, grande nouvelle cette année, il se lit en quelques heures et vous captive dés les premières pages. Juste pour le plaisir, citons quelques uns de ses prédécesseurs : <em>A l&rsquo;ombre des jeunes filles en fleurs</em> (Proust 1919), <em>La condition humaine</em> (Malraux 1933), <em>Les Mandarins</em> (Beauvoir 1954), <em>L&rsquo;Amant</em> (Duras 1984), <em>Le rocher de Tanios</em> (Maalouf 1933), <em>La carte et le territoire</em> (Houellebecq 2010) &#8230;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Journaliste franco marocaine, Leila Slimani leur succède, obtenant la consécration littéraire à seulement 35 ans pour son deuxième roman. Passant son enfance à Rabat, elle étudie ensuite à Paris pour devenir reporter et écrivain. Son premier ouvrage publié en 2014, <em>Dans le jardin de l&rsquo;ogre</em>, s était déjà fait remarqué en étant choisi dans les finalistes du prix de Flore.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">L&rsquo;histoire est simple et l&rsquo;intrigue dénouée des les premières pages : deux enfants en bas âges sont assassinés par leur nourrice qui tente elle même de se suicider. Le reste du livre, non sans suspens, évoque comment on peut parvenir à un dénouement si tragique. À l&rsquo;image d une tragédie classique ce n&rsquo;est point la conclusion qui est intéressante mais bien les moyens d&rsquo;y parvenir.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Après le choc des premières pages décrivant la scène de crime avec violence, le lecteur se retrouve chez monsieur et madame tout le monde avec leurs deux enfants à Paris. Ce couple confronté aux problèmes quotidiens de carrière, de garde d&rsquo;enfants et de vie amoureuse voit en Louise la nouvelle nounou une solution parfaite. Cette fille solitaire et blessée par la vie s&rsquo;implique plus que de raison dans la vie familiale sombrant même vers la psychose.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Ainsi l&rsquo;ouvrage interroge les rôles de domination. Loin de vouloir exploiter leur babysitter, les parents se retrouvent malgré eux dans une nouvelle configuration familiale assez étrange. Le profil de cette fausse Mary Poppins n’est que très peu décrit et c’est au lecteur de comprendre ou de ne pas comprendre comment on peut commettre l&rsquo;irréparable. Ce crime a presque des allures d&rsquo;infanticide tant le rôle de nourrice/mère se confond.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Ainsi, Leila Slimani, nous offre un bel ouvrage marquant et sans prétention. Une Chanson douce fait partie de ces livres qu’on a envie de relire dés qu&rsquo;on les a terminés. En effet quelque chose nous échappe toujours qu’on veut découvrir et redécouvrir au fil des pages, … la folie peut être ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #000000;">Et plus si affinités</span></strong><br />
<a href="http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Blanche/Chanson-douce">http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Blanche/Chanson-douce</a></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<item>
		<title>Le Voyage au Groenland de Betbeder : une comédie au cœur de la banquise </title>
		<link>https://www.theartchemists.com/voyage-groenland-de-betbeder-comedie-coeur-de-banquise/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Clotilde Izabelle]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Dec 2016 11:44:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dernier film de Betbeder, Voyage au Groenland appartient à ces histoires sans prétention, sympathique, amusante et touchante. Deux anti héros, Thomas et Thomas, partent rejoindre le père de l&#8217;un d&#8217;eux vivant depuis plusieurs années avec les inuits. Le scénario est peu étoffé mais le film ne vire pas non plus dans un registre semi carte postale, semi documentaire. En fait tout y est simple et léger à l&#8217;image de la...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p lang="zxx" style="text-align: justify;"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2016/12/groenland-e1481715837547.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignright size-large wp-image-28084" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2016/12/groenland-494x494.jpg" alt="" width="494" height="494" /></a></p>
<p lang="zxx" style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Dernier film de Betbeder, <i>Vo</i><i>yage au Groenland</i> appartient à ces histoires sans prétention, sympathique, amusante et touchante. Deux anti héros, Thomas et Thomas, partent rejoindre le père de l&rsquo;un d&rsquo;eux vivant depuis plusieurs années avec les inuits. Le scénario est peu étoffé mais le film ne vire pas non plus dans un registre semi carte postale, semi documentaire. En fait tout y est simple et léger à l&rsquo;image de la population locale ou des deux protagonistes naïfs.</span></p>
<p lang="zxx" style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Voici donc une belle comédie qui réchauffe le cœur en cet hiver 2016 et qui donne envie de découvrir de nouveaux horizons. Nommé au festival de Cannes ACID dans la catégorie des longs métrages, ce film ne se veut pas intellectuel ni compliqué et c&rsquo;est sûrement là où il réussi le mieux. On rit beaucoup, on sourit souvent et l&rsquo;émotion est ainsi transmise et partagée. Thomas et Thomas, c&rsquo;est un peu de nous tous : un joyeux duo candide de deux intermittents du spectacle qui partent pour un voyage initiatique dans un endroit aussi hostile et peu touristique qu&rsquo;est le lointain Groenland. Notre société est moquée quand ils cherchent à tout prix une connexion internet (pour le moins improbable au Groenland) afin de remplir leur demande d&rsquo;ASSEDIC, ou qu&rsquo;ils utilisent leur smartphone pour leur chasse à l&rsquo;ours. </span></p>
<p><iframe loading="lazy" title="Bande annonce Le Voyage au Groenland" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/D9RX_0ss-9Y?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<p lang="zxx" style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Sébastien Betbeder s&rsquo;était illustré dans <i>2 automnes trois hivers</i> ou <i>Marie et les naufrag</i><i>é</i>s. Installant sa caméra à Kullorsuaq, le réalisateur nous fait admirer l&rsquo;immensité des pôles. Il faut l&rsquo;avouer cette culture n&rsquo;intéresse que très peu. Nous ignorons tout de ce gigantesque pays au dessus de l&rsquo;Europe, si ce n&rsquo;est qu&rsquo;il est plus ou moins peuplé par des esquimaux et sous protection du Danemark. Ici nous découvrons la vie de ces reclus et leurs soucis du quotidien : l&rsquo;alcool, la dépression, le suicide. Ce mode de vie rythmée par la chasse, les difficultés liées à l&rsquo;absence d eau courante, l&rsquo;impact de notre modernité sur une culture ancestrale. En effet à l&rsquo;heure d&rsquo;Internet, les inuits d&rsquo;une vingtaine d&rsquo;année rêvent aussi de voyage et de destin de star américaine, délaissant leur village traditionnel, n&rsquo;arrivant plus à investir leur vie toute tracée de futur chasseur de phoque. La banquise à perte de vue d&rsquo;un poids écrasant, amène à découvrir ce qu&rsquo;il se passe dans ces petites maisons colorées. </span></p>
<p lang="zxx" style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Bel aperçu de notre monde également, ces deux jeunes trentenaires sans histoire, sans couple, prennent leur sac et leur manteau et partent en terre inconnue. Portrait d&rsquo;une génération avide de voyage, de découvrir l&rsquo;autre quand la vie parisienne ne suffit pas ou même s étouffe. Quelques textos à une fille sans statut particulier, une amitié touchante et une carrière incertaine semblent décrire deux Thomas naïfs, drôles, maladroits et sans attache. De fait l&rsquo;absence de prétention du film nous séduit. Voici une vraie comédie française comme on les aime. Les personnages ne se sont pas posé mille questions et le film n&rsquo;a aucune autre volonté que nous faire voyager et passer un bon moment. Les personnages n&rsquo;ont rien appris sur eux même, ils ne sont pas transformés par leurs expériences, ils repartent avec des souvenirs &#8230; exactement comme nous ! </span></p>
<p lang="zxx" style="text-align: justify;">
<span style="color: #000000;"> <strong>Et plus si affinités</strong></span></p>
<p lang="zxx"><a href="http://www.ufo-distribution.com/catalogue/le-voyage-au-groenland/">http://www.ufo-distribution.com/catalogue/le-voyage-au-groenland/</a></p>
<p lang="zxx">
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			</item>
		<item>
		<title>Sully : le syndrome du survivant</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/sully-syndrome-survivant/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Clotilde Izabelle]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 12 Dec 2016 13:14:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le miracle de l&#8217;Hudson a eu lieu le 15 janvier 2009. Huit ans après, Clint Eastwood décortique le fait divers américain. Tom Hanks interprète le commandant Sully, pilote de l&#8217;A320 qui a sauvé les 155 passagers de l&#8217;appareil en se posant sur le fleuve new-yorkais après la destruction de ses deux moteurs. Au delà du drame historique et de la fabuleuse happy end, le film nous montre l&#8217;après, quand le...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p lang="zxx"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2016/12/sully-e1481548194500.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-28057" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2016/12/sully-494x494.jpg" alt="" width="494" height="494" /></a></p>
<p lang="zxx" style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Le miracle de l&rsquo;Hudson a eu lieu le 15 janvier 2009. Huit ans après, Clint Eastwood décortique le fait divers américain. Tom Hanks interprète le commandant Sully, pilote de l&rsquo;A320 qui a sauvé les 155 passagers de l&rsquo;appareil en se posant sur le fleuve new-yorkais après la destruction de ses deux moteurs. Au delà du drame historique et de la fabuleuse happy end, le film nous montre l&rsquo;après, quand le héros devient suspect.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"> Définir Clint Eastwood serait presque un affront. Le réalisateur américain de 86 ans porte une filmographie interminable et a reçu plus de quinze prix. Icône du cinéma contemporain, il sait l&rsquo;art de produire des blockbusters intelligents. Cet oxymore a été illustré de nombreuses fois, citons en quelques uns : <i>Sur la route de </i><i>M</i><i>adison</i> (1995), <i>Mystic River</i> (2003), <i>Million Dollars baby</i> (2004), <i>Gran Torino</i> (2008), <i>American Snipper</i> (2015) &#8230; D&rsquo;une grande liberté narrative, Eastwood prend le temps de sublimer des instants brefs. Il investit un fait simple pour en faire un film avec des scènes classiques, presque dépouillées, mais toujours émouvantes. Touchant un public large, il n&rsquo;intellectualise pas ses films à l&rsquo;extrême, il filme l&rsquo;Amérique comme il la voit.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"> Toute l&rsquo;histoire de Sully se fonde sur ce crash transformé en « amerrissage » par le commandant et son copilote (Aaron Eckhart). Le film alterne le moment de l&rsquo;accident et celui de l&rsquo;après miracle. On y découvre un homme touchant et attachant avec une conscience professionnelle sans faille. On remarque comment la médiatisation américaine transforme ce simple pilote en une véritable icône en moins de 24 minutes. Enfin on comprend le poids d&rsquo;un système monétaire inique propulsé par des compagnies d&rsquo;assurances toujours plus féroces. Négligeant le facteur humain, une enquête sans pitié sera menée pour trouver un responsable aux pertes financières. Là où l&rsquo;Amérique toute entière reconnaît un héros, l&rsquo;administration cherche un bouc émissaire, quitte à détruire une carrière, une passion, un homme.</span></p>
<p><iframe loading="lazy" title="Sully - Bande Annonce Officielle 2 (VOST) - Tom Hanks" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/yqANJLveNKo?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"> Ce film catastrophe se termine bien, nous le savons, pourtant il est captivant et parfaitement mené de bout en bout. Le spectateur connaît évidemment l&rsquo;issue de l&rsquo;histoire pour l&rsquo;avoir suivie en temps réel à la télévision il y a quelques années. Pourtant comme les passagers de l&rsquo;avion, il ne peut s&#8217;empêcher de se crisper sur son siège et retient son souffle quand l&rsquo;appareil fonce vers New York. Projeté dans le monde magique de l&rsquo;aviation, il découvre ce métier de passion, sa dimension financière de multinationale et cette prise de risque angoissante.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"> Dans <i>American Snipper</i>, le militaire incarné par Chris Kyle était atteint d&rsquo;un syndrome post traumatique, séquelle des horreurs de la guerre. Ici Sully est atteint du même syndrome sans tuer personne, cette fois-ci via son expérience de mort imminente et son statut de héros. Avec une maîtrise parfaite des sentiments et des émotions, le film nous montre la droiture d&rsquo;un homme prêt à tout pour accomplir sa mission de pilote. Quand il sait que les 155 passagers sont sains et saufs, il a quand même le plus grand mal à retirer son uniforme et à trouver le sommeil. Les reviviscences, les cauchemars et l&rsquo;enquête de l&rsquo;American Airlines plongent cet homme dans le désespoir. Ainsi, le film se veut un hommage. Il nous conte le choc d&rsquo;un homme mais aussi celui de l&rsquo;Amérique entière, terrorisée par les avions depuis les attentats du 11 septembre. Certainement un des plus beau Eastwood, &#8230; jusqu&rsquo;au prochain !</span></p>
<p lang="zxx" style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong>Et plus si affinités</strong></span></p>
<p lang="zxx"><a href="http://www.warnerbros.com/sully">http://www.warnerbros.com/sully</a></p>
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		<item>
		<title>Les putes voilées n&#8217;iront jamais au paradis &#8211; Chahdortt Djavann : voyage au bout de l&#8217;enfer des mollahs</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/putes-voilees-niront-jamais-paradis-chahdortt-djavann-voyage-bout-de-lenfer-mollahs/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Clotilde Izabelle]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 14 Nov 2016 09:46:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=27866</guid>

					<description><![CDATA[<p>Dernier livre de Chahdortt Djavann, écrivain essayiste iranienne, Les putes voilées n&#8217;iront jamais au paradis expose et dénonce ce qu&#8217;on cherche à taire : Sarah et Soubadeh sont deux amies d&#8217;enfance d&#8217;une beauté sans pareil qui vont vivre l&#8217;enfer de la prostitution. Dans une atmosphère digne d&#8217;un thriller, elles racontent leur histoire et leurs désirs. Dans un style cru, parfois vulgaire mais toujours proche de la réalité, elles évoquent le...</p>
<p>Cet article <a href="https://www.theartchemists.com/putes-voilees-niront-jamais-paradis-chahdortt-djavann-voyage-bout-de-lenfer-mollahs/">Les putes voilées n&rsquo;iront jamais au paradis &#8211; Chahdortt Djavann : voyage au bout de l&rsquo;enfer des mollahs</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.theartchemists.com">The ARTchemists</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p lang="zxx"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2016/11/9782246856979-001-X_0.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-27867" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2016/11/9782246856979-001-X_0.jpeg" alt="9782246856979-001-x_0" width="324" height="480" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2016/11/9782246856979-001-X_0.jpeg 324w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2016/11/9782246856979-001-X_0-194x288.jpeg 194w" sizes="auto, (max-width: 324px) 100vw, 324px" /></a></p>
<p lang="zxx" style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Dernier livre de Chahdortt Djavann, écrivain essayiste iranienne, <i>Les putes voilées n&rsquo;iront jamais au paradis</i> expose et dénonce ce qu&rsquo;on cherche à taire : Sarah et Soubadeh sont deux amies d&rsquo;enfance d&rsquo;une beauté sans pareil qui vont vivre l&rsquo;enfer de la prostitution. Dans une atmosphère digne d&rsquo;un thriller, elles racontent leur histoire et leurs désirs. Dans un style cru, parfois vulgaire mais toujours proche de la réalité, elles évoquent le fonctionnement de la prostitution dans le cadre d&rsquo;un régime islamique, sans détours ni faux semblant. Leur parole révélée constitue une critique sans pitié de l&rsquo;obscurantisme et du fanatisme religieux. </span><span style="color: #000000;">Attirant et inquiétant à la fois, l&rsquo;Iran est un berceau culturel, un pays aux mille visages, situé sur la route de la soie, illuminé par l&rsquo;antique Persépolis, sa capitale en pleine transformation. Or dans le livre de Chahdortt Djavann comme dans le film de Takmim Homayoun, on met en lumière l&rsquo;hypocrisie d&rsquo;un régime religieux obscurantiste et les contradictions de ses pratiques sexistes et abusives.</span></p>
<p><span style="color: #000000;"> Parole aux femmes donc : cachées sous leur tchador, elles expriment leur besoins sexuels, leurs désirs, leurs envies. Aucun tabou n&rsquo;est épargné, elle se confient avec honnêteté et extravagance, mais de la masturbation à l&rsquo;amour conjugal sans plaisir, elles doivent se plier à un islam strict et en subissent d&rsquo;autant plus la violence qu&rsquo;elles sont réduites à la prostitution, classe méprisée et maltraitée :  » vous voulez connaître une société ? Faites parler ses prostituées ! » confie Sara page 151, &#8230; Sara qui finira assassinée. Considérée comme un crime, la prostitution est punie de lapidation et les « bons religieux » n&rsquo;hésitent pas même dans une entreprise de « nettoyage » pour éradiquer ces « mauvaises » femmes en réclamant leurs vies. </span><span style="color: #000000;">Progressivement le lecteur découvre tout ce qui oppose la population au régime autoritaire qui la gouverne d&rsquo;une main de fer. On en apprend plus sur le Shigeh qui permet de aux hommes de multiplier les partenaires en dehors des unions officielles. A l&rsquo;inverse toute femme accusée de relation extraconjugale est condamnée à mort. « Même les assassins sont mieux traités que nous. Les femmes ne sont pas respectés dans ce pays, alors les prostituées vous imaginez &#8230; »</span></p>
<p lang="zxx" style="text-align: justify;">
<span style="color: #000000;"> Cette vision crue et désinhibée nous fait forcément réfléchir sur le statut de la femme et l&rsquo;égalité des droits dans nos sociétés occidentales. Le livre engendre le malaise, l&rsquo;indignation &#8230; mais qu&rsquo;en est-il au juste de nos propres contradictions d&rsquo;occidentaux ? « Tout scandale occidental est bon pour nous. Les images et les infos de l&rsquo;Occident décadent et désillusionnent notre jeunesse, l&rsquo;occupent et canalisent sa grogne » En Iran, plus il y a d&rsquo;interdit, plus ils sont transgressés ; est-ce encore le cas dans notre univers libéral ? Les prostituées d&rsquo;Europe ne sont elles pas elles aussi battues, humiliés, clandestines, droguées, en danger ? </span><span style="color: #000000;">Ainsi Chahdortt Djavann dénonce aussi bien l&rsquo;oppression vécue par les femmes dans son pays natal comme ailleurs. Voilée de force, emprisonnée à 13 ans pour avoir manifesté contre les mollahs, elle se bat depuis avec acharnement contre le fanatisme. Son précédent livre à succès <i>J</i><i>e ne suis pas </i><i>c</i><i>elle que je suis</i> nous parlait de l&rsquo;exil et de la société iranienne sur un ton de psychanalyse. Avec <i>Les putes voilées n&rsquo;iront jamais au paradis</i> elle dérange, elle choque volontairement, mais on ne peut qu&rsquo;être touché !</span>
</p>
<p lang="zxx" style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><b>Et plus si affinités</b></span></p>
<p lang="zxx"><a href="http://www.grasset.fr/les-putes-voilees-niront-jamais-au-paradis-9782246856979">http://www.grasset.fr/les-putes-voilees-niront-jamais-au-paradis-9782246856979</a></p>
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		<title>The Young pope : un film d&#8217;auteur dans un format de série TV</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/serie-young-pope/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Clotilde Izabelle]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 09 Nov 2016 17:06:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Séries]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Nouvelle mini série de coproduction italienne française et espagnole, The Young Pope a attiré notre attention. Présentée en avant première à la Mostra de Venise en septembre 2016, elle est désormais diffusée sur Sky Atlantic, Canal + et HBO. Signée Sorrentino, on y voit un jeune pape nord américain faire ses premiers pas au Vatican. Dans un style paradoxalement très conservateur, les dogmes sont ébranlés et les contradictions révélées. Paolo...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p lang="zxx"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2016/11/The-young-pope-e1478711151594.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-27859" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2016/11/The-young-pope-494x494.jpg" alt="the-young-pope" width="494" height="494" /></a></p>
<p lang="zxx" style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Nouvelle mini série de coproduction italienne française et espagnole, <em>The Young Pope</em> a attiré notre attention. Présentée en avant première à la Mostra de Venise en septembre 2016, elle est désormais diffusée sur Sky Atlantic, Canal + et HBO. Signée Sorrentino, on y voit un jeune pape nord américain faire ses premiers pas au Vatican. Dans un style paradoxalement très conservateur, les dogmes sont ébranlés et les contradictions révélées.</span></p>
<p><span style="color: #000000;"> Paolo Sorrentino est un réalisateur, scénariste et écrivain italien qu&rsquo;on ne présente plus. On se souvient de <i>L</i><i>a </i><i>G</i><i>rande bellezza</i> (Oscar du meilleur film étranger en 2014) et de <i>Youth</i> (2015) plus récemment. Son cinéma caractérisé par une inspiration fellinienne notable nous montre un univers toujours désabusé et rempli de contradictions. Souvent décrit et décrié comme témoin de la vulgarité de l&rsquo;Italie contemporaine, le réalisateur réussit en l&rsquo;état à ne jamais tomber dans le grotesque. Du cinéma d&rsquo;auteur au format d&rsquo;une série TV, c&rsquo;est un véritable pari à rélever, ici bel et bien tenu !</span></p>
<p><span style="color: #000000;"> Jude Law incarne le personnage central, focalisant toute la dualité de l&rsquo;univers. L&rsquo;acteur anglais de 43 ans au physique parfait est ici dégarni, en soutane et très mystérieux. On se souvient de lui dans <i>Bienvenue à Gattaca</i>, <i>Stalingrad</i> ou <i>A</i><i>viator</i> ; ici il joue peut être son plus beau rôle tant son personnage est complexe et son interprétation réussie. On s&rsquo;attache instantanément à ce pape opaque et ambivalent qu&rsquo;on ne peut s&#8217;empêcher de détester et de désirer. Insaisissable et troublant, il rend la série intéressante et addictive.</span></p>
<p lang="zxx" style="text-align: justify;"><iframe loading="lazy" src="//www.youtube.com/embed/odCXiGscP_w" width="560" height="314" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><span style="color: #000000;"> Le Vatican lieu d&rsquo;intrigues et de convictions, est filmé par Sorretino comme un espace d&rsquo;influence, d&rsquo;histoire, de pouvoir et de secrets. Déjà fascinant dans <i>Habemus papam</i> de Moretti ou dans le <i>Da Vinci Code </i>de Howard, il nous intrigue par ce regard nouveau hors de toutes convenances. Une question est posée : hors du fantasme et de l&rsquo;imaginaire, quelle place cet état a-t-il encore dans notre monde contemporain ? Tout y est chamboulé, le bâtiment fait évidemment la magie du décor et rend le spectateur curieux, suspicieux et critique. Pourtant le récit de Sorrentino n&rsquo;est ni une critique de la religion ni une éloge du pape. Athée ou croyant on admire, on rit, on se pose les bonnes questions et surtout on se prend au jeu.</span></p>
<p><span style="color: #000000;"> Série de toutes les dissonances, son titre même semble être un oxymore : un pape jeune nous laisse croire à un souverain pontif moderne, diplomate, ouvert, tolérant ; on découvre en fait ultra conservateur frôlant l&rsquo;obscurantisme. Les multiples anachronismes augmentent le trouble. Le pape boit du Cherry Coke, fume des Malboro light, cite Kubrick et Daft Punk &#8230;. Véritable éloge de la dualité, The Young Pope flirte avec l&rsquo;ancien et le moderne, révèle l&rsquo;ambivalence du pouvoir et de la condition humaine. Scrutatrice, ironique, elle ne tombe jamais dans la polémique.</span></p>
<p><span style="color: #000000;"> Ainsi ce <i>H</i><i>ouse of card</i><i>s</i> en soutane s&rsquo;avère que prometteur, c&rsquo;est même certainement la série événement de l&rsquo;année &#8230; Laissez vous prendre au jeu, vous ne serez pas déçu !</span></p>
<p lang="zxx" style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><b>Et plus si affinités</b></span></p>
<p lang="zxx"><a href="http://www.canalplus.fr/series/pid8620-the-young-pope.html">http://www.canalplus.fr/series/pid8620-the-young-pope.html</a></p>
<p>Cet article <a href="https://www.theartchemists.com/serie-young-pope/">The Young pope : un film d&rsquo;auteur dans un format de série TV</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.theartchemists.com">The ARTchemists</a>.</p>
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