Un album, une trouvaille … LeSpark : ou pourquoi il est artistiquement vital de toujours ranger ses tiroirs …

Vous savez ce qu’il y a de bien avec la période des vacances ? C’est le moment où l’on range. On vide les tiroirs, on vire les étagères, on dégage les armoires. Gros tri en perspective avec sac poubelle à portée de main. Tout y passe, les fringues, la lingerie, les chaussures (non pas les Loubies nin les vans, ça c’est juste pas envisageable), les papiers, le make up … et les dizaines d’envois presse qu’on a accumulés dans un carton dédié très vite transformé en chaos culturel.

Et c’est là que c’est rigolo, car en tentant de remettre de l’ordre dans tout ça, on tombe sur de véritables petites merveilles qu’on avait ignorées,  des CD qu’on enclenche dans l’ordi ou sur la platine par acquis de conscience et qu’il faut bien un fond musical pour trier ses p’tites culottes, et là bim : « Bon Dieu mais comment j’ai pu laisser passer ce truc ! »

Exactement ce que je ressens en écoutant l’album de LeSpark, en plein milieu du premier morceau amorcé comme du Bebe Brunes amélioré pour soudain prendre un virage sauvage en plein milieu du morceau et nous plonger dans l’esprit ending 60’s à fond les manettes. Etonnant pour ces jeunes messieurs qui montent le combo en 2009 avec en tête et guidant leurs mediators si inspirés, les Rolling Stones, les Doors (difficile de ne pas voir dans « Moonlight shines on you » un hommage aux mannes des freaks et de Jim Morrisson), The Shadows, The Eagles, The Fuzztones aussi dans le traitement du son …

Le tout engendre 17 morceaux psychédéliques certes, mais qui se colorent également d’une pointe de Raconteurs, d’une pincée de Charlatans (la pochette indéniablement), d’un soupçon de Primal Scream, et cette dinguerie des Dandy Warhols dans les respirations de l’album, avec des tracks bien accrocheuses comme « I got nothin’ (but I don’t care) », « Heart attack » « Flutes 67 » mêlant brit pop, synthés 70’s et textes à la Gainsbourg (seules paroles en français), ou le magistral « Uncle Joe » qui nous balance dans un blues irisé de grunge sur certaines notes, l’attaque féroce de l’harmonica, le refrain lancinant de la guitare.

Il faut croire que je n’ai pas été la seule séduite. Les loulous bûchent actuellement leur nouvel opus sous la férule d’un certain Louis Bertignac. Autant vous dire que celui-là, je ne l’oublierai pas dans un carton !

Et plus si affinités

http://lespark-officiel.tumblr.com/

Posted by Delphine Neimon

Fondatrice, directrice, rédactrice en chef et rédactrice sur le webmagazine The ARTchemists, Delphine Neimon est par ailleurs rédactrice professionnelle, consultante et formatrice en communication. Son dada : créer des blogs professionnels. Sur The ARTchemists, outre l'administratif et la gestion du quotidien, elle s'occupe de politique, de société, de théâtre.

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