Trouvaille : 17 hippies

Dans la série des artistes et groupes méconnus, et pourtant reconnus, The ARTchemists s’intéressent cette fois au plus français des groupes allemands : 17 Hippies (en allemand dans le texte : siebzehn hippies). Comme leur nom ne l’indique pas, cette formation de 12 musiciens ne sont pas nécessairement les Hippies tels qu’on aime à les imaginer, pas de cheveux longs et crades, pas de robes à fleurs, mais une tendance à tout de même être alternatif. Faut dire, ils sont berlinois, et en termes d’alternatif là-bas, ils savent y faire.

Ce n’est pas simple de parler des 17 Hippies tellement on aurait de choses à aborder : 16 de carrière en 2011, 14 disques parus dont la moitié destinée uniquement au marché français, plus de 1 500 concerts, 20 musiciens sur scène au départ en 1995 et 12 aujourd’hui. Voilà pour les chiffres. Côté style, l’affaire n’est pas simple non plus. On peut dire qu’ils aiment jouer de la musique qui fait danser les gens et en fouillant un peu dans leur bio, on trouve ça « Nous avons trouvé notre propre style : des influences de la musique des balkans au rock américain, en passant par la pop britannique et la musique de film, tout cela nous caractérise ! ». Pour être complet, rajoutons que ça chante en allemand, en anglais et en français, et que ce n’est pas une voix qui représente le groupe, mais trois, excusez du peu !

On les a découverts en France en 2004 suite à leur collaboration avec Les Hurlements d’Léo pour un maxi intitulé Hardcore Trobadors. S’en est suivie une tournée commune et c’est de là que tout est parti pour leur carrière outre-Rhin (en France donc). Un superbe accueil du public, un penchant pour la langue française et voilà comment ils sont devenus ceux que j’ai appelés plus haut « le plus français des groupes allemands ». Bref, ça fait donc une décennie et demi qu’ils écrèment toutes les salles de concerts et festivals d’Europe, leur talent ne faiblit pas, bien au contraire et ils viennent de sortir cette année leur 4ème album studio, enregistré dans leur propre studio, ça s’appelle Phantom Songs.

Enfin, un peu à l’instar des Ogres de Barback en France, ils font preuve d’une autonomie et d’une indépendance exemplaire et maîtrisent leur carrière de main de maître sans concessions mercantiles, bravo.

 

 

 

Et plus si affinités

http://17hippies.de/fr