Contes des 1001 séries / Sherlock : Crimes, enquêtes et gros QI

Certains enquêteurs sont plus doués que d’autres. Certains enquêteurs sont plus intelligents que d’autres. Mais il n’existe qu’un seul Sherlock Holmes. On ne compte plus les adaptations à l’écran du grand détective du 221B Baker Street. Parfois les réalisateurs, créateurs ou scénaristes font le pari de la nouveauté, en ajoutant un ingrédient supplémentaire à la recette Loupe + Pipe + Deerstalker, afin de dynamiser un personnage plus tout jeune : c’est le cas du TV show Sherlock de la BBC.

La nouveauté est simple. Fini le XIXeme siècle, les calèches et les meurtres au poison. Dans Sherlock nous somems au XXIeme siècle, taxi anglais et Smartphone en guise de meilleur ami. Ce Sherlock est contemporain et on peut dire que le pari, plutôt risqué, a été très très brillamment relevé par l’équipe de cette production (Acteurs, producteurs, scénaristes,…). Sherlock a vu juste.

Concernant la transposition temporelle, on peut dire qu’il eut été difficile de faire mieux ! Sans vous faire le catalogue des changements, on notera le passage de la pipe au patch nicotine, car le Sherlock du XXIème siècle veut tenter de devenir non fumeur, semble-t-il. Watson n’est plus gros ni moustachu, mais assez commun, et c’est tant mieux. Cette série dépoussière le mythe. Certes le film Sherlock Holmes avec Jude Law et Robert Downey Jr. avait bien montré le chemin à suivre, mais quand on parle de série c’est une autre paire de manche.

Sherlock Holmes en lui-même est parfait. L’acteur, Benedict Cumberbatch, semble être né pour jouer ce rôle. Les dialogues sont croquants à souhait. On y retrouve un Sherlock arrogant, confiant et méprisant les capacités de n’importe quel cerveau trop banal. Quelque peu condescendant, juste assez pour qu’on déteste l’aimer. A chaque démonstration d’intelligence on en vient à la même conclusion : « Pu*naise*, il est bon le saligaud ». Heureusement, Monsieur Watson est là. Il représente à lui seul le capital humain de Sherlock Holmes dans la série. On pourrait croire au début du téléfilm qu’il ne sera qu’un simple personnage de surface, mais non, là encore la performance incroyable de Martin Freeman ( le future Bilbo the Hobbit de Peter Jackson, pour les amateurs du Seigneur des anneaux) permet au duo de prendre un réel relief avec une complicité paraissant plus vraie que nature.

A noter le format inhabituel de la série en terme d’épisode et de durée de ses derniers. Il  eut été étrange de restreindre  une intrigue Holmes-ienne en 20-30-45 ou 50 minutes et le choix de la production de faire des épisodes, peu nombreux (3 par saison), mais d’une heure et demi est un réel point fort pour cette série, pour son rythme et pour la profondeur des intrigues. BRAVO ! Encore un pari gagnant !

Il y a beaucoup de choses à dire sur Sherlock, mais le plus important à savoir est que cette série est une vraie réussite et que vous, lecteurs, devriez tous vous ruer à la poursuite du terrible et maléfique Professeur Moriarty… Effectivement, lui aussi est présent, un Sherlock sans un Moriarty, ce n’est pas un vrai Sherlock Holmes, « Elémentaire mon cher Watson ! ».

 

Et plus si affinités

http://www.sherlockology.com/links

http://www.bbc.co.uk/programmes/b00t4pgh