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	<title>virginie efira</title>
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		<title>Sibyl : un film incontournable, une héroïne complexe</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/film-sibyl/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 Jun 2023 11:11:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Bataille de Solférino, Victoria… en deux films, Justine Triet a affirmé son penchant pour les héroïnes complexes qui aiment se créer des problèmes, privilégient le chaos à la quiétude. Ont-elles d’ailleurs le choix ? Avec Sibyl, la réalisatrice va un peu plus loin, affinant sa narration, son style, sa vision. Sans pour autant atteindre la lumière, et c’est justement cela qui fait le prix de sa perception. Au cœur d’un...</p>
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<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<figure class="wp-block-image size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/06/Devenez-un-pro-du-design-en-quel42-1.jpg" alt="" class="wp-image-36115" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/06/Devenez-un-pro-du-design-en-quel42-1.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/06/Devenez-un-pro-du-design-en-quel42-1-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/06/Devenez-un-pro-du-design-en-quel42-1-494x395.jpg 494w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p><em><a href="https://www.theartchemists.com/film-bataille-solferino/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">La Bataille de Solférino</a></em>, <em><a href="https://www.theartchemists.com/film-victoria/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Victoria</a></em>… en deux films, Justine Triet a affirmé son penchant pour les héroïnes complexes qui aiment se créer des problèmes, privilégient le chaos à la quiétude. Ont-elles d’ailleurs le choix ? Avec <em>Sibyl</em>, la réalisatrice va un peu plus loin, affinant sa narration, son style, sa vision. Sans pour autant atteindre la lumière, et c’est justement cela qui fait le prix de sa perception.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Bande- annonce SIBYL" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/fPnqeVFMcAk?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Au cœur d’un cyclone émotionnel</h2>



<p>Sibyl, donc&nbsp;: auteure qui, après un premier succès littéraire, a progressivement lâché la plume pour devenir psychanalyste. Un compagnon, deux enfants, une vie en apparence tranquille… qu’elle bouleverse un jour en lâchant son job et ses patients pour retourner à ses premières amours. Au propre comme au figuré, car en revenant à l’écriture, qu’elle décrit du reste comme une obsession, Sibyl va tenter de régler son compte à une passion dont elle ne s’est jamais vraiment remise.</p>



<p>Elle va même rouvrir cette blessure jamais cicatrisée en s’accrochant à une jeune femme venue la consulter en urgence : une jeune actrice sur le point de débuter un tournage sur l’île de Stromboli, au côté d’un comédien célèbre avec qui elle vit une idylle secrète, comédien qui l’a mise enceinte alors qu’il est officiellement en couple avec la metteure en scène de ce film d’amour. Il faudrait fuir cette situation pour le moins explosive ; Sibyl, au contraire, va foncer tête baissée au cœur de ce cyclone émotionnel, s’en inspirant pour écrire ce livre qu’elle appelle de ses vœux les plus intenses, mais qu’elle peine tant à commencer.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La douleur du rejet</h2>



<p>Et, bien sûr, Sibyl, en se jetant à corps perdu dans cette mêlée, va y laisser le peu d’équilibre qu’elle possède, malgré les apparences. Ralliant le site de ce tournage maudit pour soit disant épauler sa patiente, en dépit de toutes les règles de déontologie professionnelle, elle va réveiller ses vieux démons, l’ombre d’une mère destructrice, le venin d’une sœur manipulatrice, le souvenir d’un amant corrosif. Et replonger dans l’alcoolisme et la dépression dont elle n’est peut-être jamais vraiment sortie. Consciemment, parce qu’il n’y a que ça à faire pour tenter d’anéantir la douleur du rejet, l’indifférence de l’aimé ?</p>



<p>Justine Triet et Arthur Harari, son complice à l’écriture comme à la ville, accouchent ici d’un personnage de femme digne des héroïnes de Cassavetes. Ce n’est pas pour rien que les références au film <em>Opening Night</em> se multiplient (la fameuse scène de la gifle notamment)&nbsp;; happée par la crise de cette jeune actrice qu’elle encaisse comme une série de coups de poing, Sibyl s’effondre comme le fait Myrtle Gordon campée avec tant de dureté par Gena Rowlands. Elle s’effondre pour mieux remonter la pente, du moins elle essaye. Avec douleur et dignité, malgré les élans, les conneries, les souffrances, les errances.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Sidérante Virginie Efira</h2>



<p>Elle subit son destin&nbsp;? Ou elle suit son chemin&nbsp;? Pas de réponse, que des questions, alimentées par une Virginie Efira sidérante dans ce rôle d’écorchée qu’elle embrasse avec fougue, sensualité, déchirement, jusque dans les scènes de sexe et d’ivresse, les crises de larmes, les orgasmes. On reste confondu devant pareille maîtrise. Le rôle a été conçu comme une continuité plus sombre de Victoria. Et c’est tout un défi que de se glisser dans la peau et les failles de Sibyl en conservant juste ce qu’il faut des angoisses du précédent personnage, sans tomber ni dans la redite, ni dans la caricature. Trouver non pas la petite musique intérieure de cette femme, mais les dissonances qui en crevassent la potentielle harmonie.</p>



<p>Face à elle, la violence d’Adèle Exarchopoulos, la veulerie manipulatrice de Gaspard Ulliel, les changements de ton de Niels Schneider, les mensonges de Laure Calamy&#8230; Autour d’elle, la rudesse volcanique de Stromboli, les couleurs tranchantes de Paris, l’atmosphère confinée d’un cabinet de consultation transformé en refuge où noyer cet incommensurable chagrin, strié de flashbacks intrusifs, dont la caméra de Triet impose l’omniprésence obsédante. Narrativement, esthétiquement, par l’interprétation comme par le scénario, <em>Sibyl</em> est un film incontournable fondé sur une héroïne complexe dont la tournure repense les codes de représentation de la femme à l’écran.</p>



<p><strong>Et plus si affinités</strong></p>


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		<title>Victoria : Bridget Jones à rebours ?</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/film-victoria/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 30 Sep 2021 09:18:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Victoria a la quarantaine, un job d’avocat qui lui bouffe la vie, mais dans lequel elle investit toute la passion qu’elle ne peut placer dans une relation, faute de mec à la hauteur. Ajoutons deux gamines adorables, mais survoltées par manque d’attention, un ex-compagnon doublé d’un auteur raté qui conquiert internet en narrant par le menu leur vie commune et les secrets pros qu’elle lui a confiés dans l’intimité. Plus...</p>
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<figure class="wp-block-image"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/09/545138_opt.jpg"><img decoding="async" width="450" height="600" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/09/545138_opt.jpg" alt="affiche du film Victoria" class="wp-image-34275" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/09/545138_opt.jpg 450w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/09/545138_opt-216x288.jpg 216w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/09/545138_opt-371x494.jpg 371w" sizes="(max-width: 450px) 100vw, 450px" /></a></figure>



<p></p>



<p><span style="color: #000000;">Victoria a la quarantaine, un job d’avocat qui lui bouffe la vie, mais dans lequel elle investit toute la passion qu’elle ne peut placer dans une relation, faute de mec à la hauteur. Ajoutons deux gamines adorables, mais survoltées par manque d’attention, un ex-compagnon doublé d’un auteur raté qui conquiert internet en narrant par le menu leur vie commune et les secrets pros qu’elle lui a confiés dans l’intimité. Plus un pote névrosé et limite pervers narcissique accusé par sa petite copine de l’avoir poignardée lors d’un mariage sous le regard de leur dalmatien. Voici les ingrédients du film <em>Victoria</em> de Justine Triet et ils ont tout pour être explosifs.</span></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="VICTORIA - Bande annonce" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/rmHqj5Et6N4?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading"><span style="color: #000000;"><strong>Heureusement, c&rsquo;est une comédie…</strong></span></h2>



<p><span style="color: #000000;">Car on se doute bien que la battante Victoria va avoir beaucoup de mal à gérer tous ces paramètres pour le moins anxiogènes. Et nous la voyons 1 h 30 durant sombrer sous le tsunami d’emmerdements que ces messieurs-dames s’amusent à accumuler, infantiles, irresponsables et égocentriques qu’ils sont. Mais Victoria vaut-elle mieux ? Aveuglée par cette quête du bonheur qu’on nous impose à coup de magazines et d’émissions télé, elle court après le grand amour, et manque de le laisser passer alors qu’il est sous son nez, flirtant au passage avec la déchéance professionnelle. Heureusement, c&rsquo;est une comédie, Victoria, comme son nom l’indique, sortira victorieuse de l’épreuve, mais en y laissant ces quelques plumes plombées dont il était temps qu’elle se débarrasse.</span></p>



<p><span style="color: #000000; background-color: #ff00ff;"><strong>A lire également :</strong></span>&nbsp;&nbsp;<strong><a href="https://www.theartchemists.com/film-adieu-les-cons/" rel="bookmark">Adieu les cons&nbsp;: une pépite supplémentaire au palmarès de Dupontel&nbsp;!</a></strong></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong><span style="color: #000000;">Une frénésie de désirs mal identifiés</span></strong></h2>



<p><span style="color: #000000;">On pense à Bridget Jones bien sûr, l’humour britannique en moins, la subtilité hexagonale en plus. Ici le doux amer est de rigueur, la crise subie par l’héroïne fait rire, mais en demi-teinte, elle nous interpelle tous, c’est certain. Nous nous identifions, tous sexes confondus, avec cette belle fille aux yeux bouffis de larmes, perdue dans sa frénésie de désirs mal identifiés, alors que les choses pourraient au final être si simples. <a href="https://www.theartchemists.com/?s=virginie+efira&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank" rel="noopener">Virginie Efira</a> incarne avec juste ce qu’il faut de délicatesse, de confiance en soi et de maladresse cette femme moderne en quête de quiétude. Pour la diriger, Justine Triet, déjà appréciée à la réal de<a href="https://www.theartchemists.com/film-bataille-solferino-folle-journee/" target="_blank" rel="noopener"><i> La Bataille de Solférino</i></a>, imprime plusieurs vitesses à sa narration, alternant montées de stress, instants de calme, pertes de contrôle, lentes dépressions et crises de rire.</span></p>



<p><strong><span style="color: #000000; background-color: #ff00ff;">A lire également :</span>&nbsp;<a href="https://www.theartchemists.com/serie-clan/" rel="bookmark">Clan&nbsp;: comment liquider son ordure de beau-frère en dix leçons</a></strong></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong><span style="color: #000000;">Des questions plein la tête</span></strong></h2>



<p><span style="color: #000000;">Ces débrayages continus, soutenus par une B.O. particulièrement bien choisie, sont impulsés par les éléments masculins qui émaillent ce panorama féminin, Melville Poupaud parfait en adepte des relations amoureuses orageuses et destructrices, Vincent Lacoste qui, sous ses airs de naïveté adolescente, constitue le socle véritable, la valeur sûre manquant à cette vie de femme pour qu’elle en comprenne le sens profond. On ressort de ce récit des temps modernes avec le cœur qui bat, un sourire aux lèvres, les yeux brillants, et des questions plein la tête sur ce qu’il convient de faire pour atteindre la félicité.</span></p>



<p><span style="color: #000000;"><b>Et plus si affinités</b></span></p>





<p><span style="border-radius: 2px; text-indent: 20px; width: auto; padding: 0px 4px 0px 0px; text-align: center; font: bold 11px/20px 'Helvetica Neue',Helvetica,sans-serif; color: #ffffff; background: #bd081c no-repeat scroll 3px 50% / 14px 14px; position: absolute; opacity: 1; z-index: 8675309; display: none; cursor: pointer;">Enregistrer</span></p>



<p><span style="border-radius: 2px; text-indent: 20px; width: auto; padding: 0px 4px 0px 0px; text-align: center; font: bold 11px/20px 'Helvetica Neue',Helvetica,sans-serif; color: #ffffff; background: #bd081c no-repeat scroll 3px 50% / 14px 14px; position: absolute; opacity: 1; z-index: 8675309; display: none; cursor: pointer;">Enregistrer</span></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Adieu les cons : une pépite supplémentaire au palmarès de Dupontel !</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/film-adieu-les-cons/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 14 Jun 2021 09:22:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pas de bonne chronique cinéma sans faire un minimum le point sur la biographie du réalisateur. Dans le cas de Dupontel, c’est un pavé qu’il faut éplucher. Acteur, réalisateur, ce type est aussi prolixe qu’inventif, sans jamais rechigner devant la complexité d’une intrigue, le côté sulfureux d’un sujet. On se souvient tous de Bernie, déjanté à souhait, de 9 mois ferme, du terrible Au revoir là-haut. Adieu les cons ajoute...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/06/affiche-alc-752x1024_opt.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-33917 size-full" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/06/affiche-alc-752x1024_opt.jpg" alt="affiche du film Adieu les cons d'albert dupontel" width="441" height="600" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/06/affiche-alc-752x1024_opt.jpg 441w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/06/affiche-alc-752x1024_opt-212x288.jpg 212w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/06/affiche-alc-752x1024_opt-363x494.jpg 363w" sizes="auto, (max-width: 441px) 100vw, 441px" /></a></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Pas de bonne chronique cinéma sans faire un minimum le point sur la biographie du réalisateur. Dans le cas de Dupontel, c’est un pavé qu’il faut éplucher. Acteur, réalisateur, ce type est aussi prolixe qu’inventif, sans jamais rechigner devant la complexité d’une intrigue, le côté sulfureux d’un sujet. On se souvient tous de <i>Bernie</i>, déjanté à souhait, de <i>9 mois ferme</i>, du terrible <i>Au revoir là-haut</i>. <i>Adieu les cons </i>ajoute une pépite supplémentaire au palmarès.</span></p>
<p><iframe loading="lazy" title="Teaser Adieu les cons - Albert Dupontel - en salles le 21 octobre 2020" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/8zPjZwrA5m0?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Mala vida</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><i>Adieu les cons</i> : prenez Suze, coiffeuse quadra atteinte d’un mal incurable because excès de laque en spray ; JB, informaticien de génie en plein burn-out, qui rate son suicide sur lieu de travail et flingue accidentellement un collègue ; Mr Blin, documentaliste aveugle et allergique aux flics, relégué dans une cave bourrée d’archives. Ces trois personnages hors normes vont se rencontrer dans des circonstances complètement barrées et partir en quête du fils perdu de Suze.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Pour fuir une société de merde, rattraper le temps qui a filé trop vite, trouver enfin une raison d’exister même si c’est la dernière. Et remettre un peu de bon sens dans cet enfer d’un quotidien bouffé par le numérique, la dématérialisation des rapports, la brutalité des relations humaines réduites au seul travail, et encore sans aucune reconnaissance de quoi que ce soit, sinon le droit de fermer gentiment sa gueule quand on nous prend pour un paillasson. Le tout avec « Mala Vida » de la Mano Negra à fond les ballons.</span></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><b><i>Bonnie and Clyde</i> en mode banlieue</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Avec autant de cynisme que de poésie, Dupontel signe un scénario où les séquences ubuesques alternent avec les moments d’intense émotion, où les répliques coup de poing fusent ainsi que les répliques d’une grande sensibilité. Une sorte de <i>Bonnie and Clyde</i> en mode banlieue, un hommage au monde surréaliste décrit presque prophétiquement dans <i>Brazil. </i>Dupontel n’a jamais caché son attachement pour l’humour cynique des Monty Python : le film est d’ailleurs dédié à feu Terry Jones, Terry Gilliam y fait également une rapide apparition.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">D’autres acteurs également, Virginie Efira si forte et si fragile dans le rôle de Suze, Nicolas Marié parfait en fringuant aveugle, mais aussi dans des rôles secondaires Philippe Uchan, Michel Vuillermoz, Laurent Stocker, Jackie Berroyer, Bouli Lanners, Kyan Khojandi, Grégoire Ludig et David Marsais du Palma Show … bref du très beau monde pour animer ce conte à la fois burlesque et triste, qui épluche avec beaucoup de pertinence et un sens aiguisé de l’humour noir les dérives de notre temps.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Et plus si affinités</b></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Pour en savoir plus, n&rsquo;hésitez pas à consulter <a href="https://www.albertdupontel.com/filmographie/adieu-les-cons/" target="_blank" rel="noopener">le site d&rsquo;Albert Dupontel</a>.</span></p>
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		<item>
		<title>Le Grand bain : des ronds, des carrés et du air guitar aquatique &#8230;</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/le-grand-bain-des-ronds-des-carres-et-du-air-guitar-aquatique/</link>
					<comments>https://www.theartchemists.com/le-grand-bain-des-ronds-des-carres-et-du-air-guitar-aquatique/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 24 Feb 2019 18:21:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ils sont dépressifs, ont des jobs à la con, des vies familiales de merde, pas de fric … et vont faire de la natation synchronisée comme d’autres iraient chez le psy. Jusqu’au jour où, par la grâce de deux entraîneuses enragées par le destin qui les a ravagées, et via une recherche internet, ils décident de tenter les championnats du monde masculins … Voici le pitch somme tout simplissime du...</p>
<p>Cet article <a href="https://www.theartchemists.com/le-grand-bain-des-ronds-des-carres-et-du-air-guitar-aquatique/">Le Grand bain : des ronds, des carrés et du air guitar aquatique &#8230;</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.theartchemists.com">The ARTchemists</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2019/02/le-grand-bain-e1551032405852.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-31509" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2019/02/le-grand-bain-494x494.jpg" alt="" width="494" height="494" /></a></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Ils sont dépressifs, ont des jobs à la con, des vies familiales de merde, pas de fric … et vont faire de la natation synchronisée comme d’autres iraient chez le psy. Jusqu’au jour où, par la grâce de deux entraîneuses enragées par le destin qui les a ravagées, et via une recherche internet, ils décident de tenter les championnats du monde masculins …</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Voici le pitch somme tout simplissime du très beau film de Gilles Lellouche, qui drive ainsi et avec beaucoup d’humanité et de poésie Mathieu Amalric, Jean-Hugues Anglade, Guillaume Canet, Benoit Poelvoerde, Philippe Katerine, Felix Moati, Virginie Efira, Leïla Bekhti, Marina Foïs, Claire Nadeau et consort dans cette fable si tendre, dans l’esprit du <i>Coeur des hommes</i> ou de <i>Full Mounty .</i></span></p>
<p><iframe loading="lazy" title="LE GRAND BAIN – Bande annonce officielle – Gilles Lellouche (2018)" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/Je3C1hvUCA8?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Sauf qu’en l’état ces messieurs vont garder le maillot, s’identifiant à Esther Williams pour retrouver goût à la vie, se regarder de nouveau dans la glace, embrasser l’âge adulte sans oublier l’ado qui sommeille en soi, cet oxygène vital. Or il y a du travail car chacun se traîne un bagage bien lourd, qu’il est temps de balancer à la benne à ordure mentale.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Un <i>feel good movie</i> donc, qui alterne les moments poignants, les crises de rire, les répliques cinglantes, les instants de gloire, le tout porté par un casting d’exception (Katerine n’aura pas volé un César que tous méritent du reste) dont l’interprétation accroît ce sentiment d’identification qu’on ressent forcément en regardant ces handicapés de la vie en reprendre le contrôle de la manière la plus inattendue qui soit.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">On appréciera par ailleurs la photographie et les cadrages, qui enferment d’abord les protagonistes pour progressivement les libérer tandis qu’ils retrouvent leur autonomie. Bref cela fait un bien fou, donne envie de se jeter à l’eau et de faire du air guitar aquatique sur un tube des années 80.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Et plus si affinités</b></span></p>
<p align="justify"><a href="http://www.artemisproductions.com/fr/films/Le_grand_bain">http://www.artemisproductions.com/fr/films/Le_grand_bain</a></p>
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