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	<title>Maria Callas</title>
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		<title>Couturiers de demain : Dario Princiotta, conjugaison d&#8217;une préciosité esthétique</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/couturiers-de-demain-dario-princiotta-conjugaison-dune-preciosite-esthetique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Dauphine De Cambre]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 11 Oct 2024 10:58:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Lifestyle]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ils échappent aux circuits des fashion weeks pour faire bande à part. Instagram et autres réseaux sociaux sont devenus leur catwalk, l&#8217;écran universel sur lequel déployer leur univers. Chacun.e à sa manière, selon ses codes, son esthétique, ses influences. Les jeunes couturiers se cachent dans les méandres du Net. Et nous avons décidé de les [&#8230;]</p>
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<figure class="wp-block-image size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/10/the-artchemists-dario-princiotta.jpg" alt="" class="wp-image-37448" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/10/the-artchemists-dario-princiotta.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/10/the-artchemists-dario-princiotta-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/10/the-artchemists-dario-princiotta-494x395.jpg 494w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p class="wp-block-paragraph">Ils échappent aux circuits des fashion weeks pour faire bande à part. Instagram et autres réseaux sociaux sont devenus leur catwalk, l&rsquo;écran universel sur lequel déployer leur univers. Chacun.e à sa manière, selon ses codes, son esthétique, ses influences. Les jeunes couturiers se cachent dans les méandres du Net. Et nous avons décidé de les dénicher. Premier d&rsquo;une liste que nous devinons longue et prolixe : Dario Princiotta.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une esthétique baroque</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Longue chevelure noire et ondulée, yeux d&rsquo;ombre étoilés d&rsquo;étincelles espiègles, silhouette élancée, gestes racés, Dario Princiotta a tout d&rsquo;un aristocrate du temps jadis, un personnage échappé d&rsquo;une fresque de Tiepolo, un sujet du Titien. Et cela se ressent dans ses créations. Des corsets superbement orchestrés, lacés de savante et mystérieuse façon, sanglés à demi comme des robes de danseuse, des robes à panier ou à queue, des tuniques transparentes, des justaucorps ajustés&#8230;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Volants, plissés, nœuds, mousseline, soie, velours, noir, or, rouge, bleu, violet&#8230; Rien n&rsquo;arrête ce natif de la petite île de Salina, devenu depuis palermitain d&rsquo;adoption. Un choix qui le relie à l&rsquo;esthétique baroque de la Sicile, esthétique dont il s&rsquo;abreuve avec autant de volupté que de succès. Les tenues qu&rsquo;il façonne de main de maître sont autant d&rsquo;hommage à Tiepolo, Longui, Guardi, Canaletto, Fragonard, Watteau et autres grands peintres du XVIIIeme siècle.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Sensualité, séduction, sentiment</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Mais la Sicile, c&rsquo;est aussi <em>Le Guépard</em> mis en scène par <a href="https://www.theartchemists.com/?s=visconti">Visconti</a>. Et Visconti est très présent dans l&rsquo;imaginaire de Dario Princiotta, dans son rapport au détail, sa recherche d&rsquo;exactitude historique, son audace novatrice. Sensualité, séduction, sentiment : le jeune styliste veut intriguer, émouvoir, fasciner. Quitte à porter lui-même ces robes majestueuses auxquelles il prête vie et grâce. Ajoutant au passage une touche de malice adorable à l&rsquo;ensemble.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D&rsquo;autres références sont à l&rsquo;oeuvre dans son travail : les Impressionnistes, Lautrec, <a href="https://www.theartchemists.com/technicien-inventeur-esthete-fortuny-espagnol-a-venise/">Fortuny</a> (ah cet art du plissé, patient, exigeant, recueilli), Poiret, <a href="https://www.theartchemists.com/biographie-jeanne-lanvin/">Lanvin</a>, <a href="https://www.theartchemists.com/?s=schiaparelli">Schiaparelli</a>&#8230; Ne se cloisonnant pas dans un exercice de style ou un genre, Princiotta passe d&rsquo;une tendance à l&rsquo;autre avec autant aisance que d&rsquo;élégance. Peut-être parce qu&rsquo;il vit sa couture, qu&rsquo;il la savoure, qu&rsquo;elle lui est vitale, oxygène cérébral, raison d&rsquo;exister, moyen d&rsquo;exprimer. D&rsquo;être soi enfin, de vivre ses rêves, d&rsquo;affirmer son identité de démiurge, sa perception du Beau.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Toilettes révélatrices</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il y aurait un peu de <a href="https://www.theartchemists.com/?s=pierre+molinier">Pierre Molinier</a> ou d&rsquo;Henri III dans cette silhouette corsetée à l&rsquo;extrême, aux attitudes de courtisane érudite, de diva tragique, un peu de <a href="https://www.theartchemists.com/?s=Sarah+Bernhardt">Sarah Bernhardt</a>, un peu de <a href="https://www.theartchemists.com/?s=Maria+Callas">Maria Callas</a>, un peu des geishas du temps jadis, le sourire subtil des héroïnes de Proust un soir de bal costumé, l&rsquo;air nostalgique des comtesses du Grand Siècle, des patriciennes vénitiennes envoûtées par Vivaldi, séduites par <a href="https://www.theartchemists.com/?s=casanova">Casanova</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;esthétique de Dario Princiotta appelle la synesthésie, chaque tenue évoquant une musique, celle de Mozart, celle de Verdi, celle de Debussy ou de Satie. Une note mélodique pour un état d&rsquo;esprit, une humeur. Car toutes ces parures parlent un langage spécifique, qui n&rsquo;en souffre aucun autre. Et seuls celles et ceux capables de le comprendre pourront s&rsquo;y reconnaître, endosser ces toilettes révélatrices de l&rsquo;intériorité de l&rsquo;être.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Magicien ? Fée ? Sorcier ? Alchimiste ? Dario Princiotta, au nom si musical, si poétique, si théatral, est un peu de tout cela, en plus d&rsquo;être un artiste talentueux. Son tempérament rejaillit sur ses costume, résumé en un mot de grande beauté : précieux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour en savoir plus, consultez le <a href="https://darioprinciotta.wixsite.com/darioprinciotta" target="_blank" rel="noreferrer noopener">site de Dario Princiotta</a> ainsi que son <a href="https://www.instagram.com/dario_princiotta/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">compte Intagram</a>.</p>



<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-678cc482" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns alignfull has-1-columns has-desktop-equal-layout has-tablet-equal-layout has-mobile-collapsedRows-layout has-reverse-columns-mobile has-vertical-bottom ticss-c00aadba"><div class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-overlay"></div><div class="innerblocks-wrap">
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<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



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		<title>Maria Callas : livres, documentaires et podcast pour explorer sa vie et son art</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/maria-callas/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Dauphine De Cambre]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 05 Dec 2023 16:03:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>
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<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/12/the-artchemists-maria-callas.jpg" alt="" class="wp-image-36771" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/12/the-artchemists-maria-callas.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/12/the-artchemists-maria-callas-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/12/the-artchemists-maria-callas-494x395.jpg 494w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p class="wp-block-paragraph">2 décembre 1923 : dans une chambre du Flower Hospital de New-York, un cri retentit. Une petite fille vient de naître, elle s’appelle Sophie Cecilia Kalos. De cette première vocalise, on ne sait rien ou presque, sinon qu’il était le prélude à une carrière d’anthologie, le parcours d’une cantatrice unique en son genre, parfaite quintessence de la diva. Maria Callas s’imposera à la planète entière comme une chanteuse d’opéra hors pair doublée d’une tragédienne d’envergure. Aujourd’hui, encore, c’est un véritable mythe qui mérite d’être exploré sous plusieurs angles.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" hcb-fetch-image-from="https://youtu.be/7IXFnTgp3Uo?si=2SqstggdV1MxOkp2" title="CALLAS : PARIS, 1958 - BANDE-ANNONCE" width="1080" height="608" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen consent-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/7IXFnTgp3Uo?feature=oembed" consent-required="39300" consent-by="services" consent-id="39301" consent-click-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/7IXFnTgp3Uo?feature=oembed&amp;autoplay=1"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Divin Assoluta&nbsp;: une légende</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cantatrice donc, à succès, adorée, conspuée ; mais aussi femme, aimée, bafouée. Une très belle femme du reste, que les hommes courtiseront, mais dont un seul volera le cœur. Onassis l’amant fougueux, Onassis qui la trahira de la plus sordide des manières, Onassis à qui elle ne survivra pas. Quand elle s’éteint le 16 septembre 1976, terrassée par une crise cardiaque, la Callas est seule et a tout perdu : sa voix s’est tarie, sa carrière est en ruines, son grand amour est mort. Mais sa légende est là. Que s’est-il passé durant ces 53 années de vie qui a permis d’enraciner si profondément ce mythe moderne ? En quoi aujourd’hui encore, Callas demeure LA Divina Assoluta ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour tenter de répondre à cette épineuse question, peut-on se contenter de visionner un documentaire, de parcourir une biographie&nbsp;? Non. Le phénomène est tellement complexe qu’il continue d’enflammer les esprits, d’alimenter les rumeurs. Capricieuse et indomptable tigresse, bourreau de travail, élégante et mondaine, femme amoureuse, l’incontournable interprète de la Tosca, un de ses rôles fétiches avec Norma et Traviata, continue de susciter les passions. Son parcours mérite d’être abordé de diverses manières qui se superposent, s’entrelacent&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>la gamine malheureuse, tyrannisée par une mère exigeante, qui y voyait une poule aux œufs d’or ;</li>



<li>l’artiste surexploitée par un star system cannibale, qui ne lui laissa guère de temps pour souffler, la pressa comme un citron au risque d’y laisser sa voix, sa santé physique et mentale&nbsp;;</li>



<li>l’amante éprise et abandonnée, sacrifiée sur l’autel de la réussite sociale d’un amant particulièrement mufle&nbsp;;</li>



<li>l’amie et la collaboratrice des plus grands, Visconti, Cocteau, Pasolini&nbsp;;</li>



<li>l’icône de mode, mince, élancée, couverte de bijoux, de fourrures, de robes de haute couture</li>



<li>la femme anonyme, désireuse d’évoluer en toute discrétion dans Paris, sa ville de cœur, où elle se retira au soir de sa fulgurante carrière.</li>
</ul>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/12/the-artchemists-biographies-maria-callas.jpg" alt="" class="wp-image-36772" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/12/the-artchemists-biographies-maria-callas.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/12/the-artchemists-biographies-maria-callas-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/12/the-artchemists-biographies-maria-callas-494x395.jpg 494w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Maria Callas en biographies</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ces différentes trajectoires, il faut les rechercher dans ses biographies (dont nous ne citons ici que quelques-uns des exemples les plus parlants, l’ensemble étant vraiment trop conséquent pour tenir dans ce paragraphe) :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><em>La Callas de l’Enfer à l’Olympe</em> est une approche très complète de 50 pages, illustrée et très finement détaillée par un Martin Monestier qui cherche à explorer le contexte dans lequel évolue la diva, les convoitises qu’elle a suscitées ainsi que les répulsions, dans son univers professionnel comme dans sa vie personnelle.</li>



<li><em>La véritable Maria Callas </em>(2007) de Bertrand Meyer-Stabley évoque ce parcours d’exception en insistant sur le côté artistique, l’apport de Callas à l’art du bel canto, la manière dont elle a su remettre au goût du jour un répertoire oublié.</li>



<li><em>Maria Callas</em> de René de Ceccatty (2009) échappe aux nombreuses rumeurs entourant la vie de Callas pour se fonder sur les faits, les documents historiques, apportant ainsi une vision chronologique très resserrée et fiable, concrète.</li>



<li>Dans <em>Maria Callas, l’ultime tournée </em>(2017), Robert Sutherland, le pianiste qui accompagne la diva lors de son grand retour sur scène en 1973, raconte ses souvenirs, donnant à voir les deux visages de Callas, la femme et la chanteuse, au travers d’une relation professionnelle qui va devenir une histoire d’amitié.</li>



<li><em>Dans la peau de Maria Callas</em> se présente comme un journal intime imaginaire où l’auteur Alain Druault laisse la diva raconter, se souvenir, évoquer ses succès, ses chagrins, le tout sur les deux dernières semaines de sa vie. Des paroles émouvantes, une sorte de testament artistique qui laisse entrevoir la Callas vulnérable, humaine derrière le monstre sacré.</li>



<li>Paru en 2023, <em>Maria Callas et la voix du cœur</em> de Michelle Marly revient sur l’histoire d’amour avec Onassis, comment ces deux titans se sont rencontrés, aimés, comment il l’a quittée, la douleur qu’elle a ressentie, le devenir de cette relation qui jamais ne cessa malgré la colère, la honte, le chagrin.</li>
</ul>



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<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" hcb-fetch-image-from="https://youtu.be/E-WGJbHfw9Q?si=_VxG9HkdYwVAeh-Z" title="Maria by Callas - Bande annonce" width="1080" height="608" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen consent-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/E-WGJbHfw9Q?feature=oembed" consent-required="39300" consent-by="services" consent-id="39301" consent-click-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/E-WGJbHfw9Q?feature=oembed&amp;autoplay=1"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Maria Callas en documentaires</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les livres, c’est bien, surtout pour fouiller les dessous, les tenants et les aboutissants de cette carrière unique en son genre. Mais c’est se priver de voir et d’entendre la Callas, or comment comprendre cette artiste de légende sans saisir son incroyable voix, sa manière de chanter, sa prestance sur scène ? C’est là qu’interviennent les documentaires, et là aussi, on n’en manque guère.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Réalisé par Tom Wolf en 2017, <em>Maria by Callas</em> retrace le parcours de la cantatrice au travers d’images d’archives particulièrement précieuses, interviews, concerts, spectacles ou films amateurs. La voix de Fanny Ardant se superpose à ce récit prenant, pour lire des extraits de la correspondance de la chanteuse. Le tout insiste sur le destin d’une femme adulée et fracassée.</li>



<li><em>Maria Callas chante Tosca</em> : 1964, Londres, opéra de Covent Garden ; devant un parterre de célébrités, la Callas interprète Tosca de Puccini mis en scène par Zeffirelli. Elle y est grandiose. C’est un des moments phares de sa carrière ainsi qu’une date historique dans l’histoire de l’art lyrique. Car en ces instants uniques, Callas EST Tosca. À croire que le rôle a été créé pour elle. Seul le second acte de cette représentation d’anthologie a été filmé, ce sont ces instants rares que le documentaire donne à savourer, avec un ensemble de gros plans qui dévoile l’incroyable talent de cette tragédienne.</li>



<li><em>Maria Callas chante Tosca – Le documentaire</em>&nbsp;: en quarante minutes, le réalisateur Holger Preusse donne à voir l’importance cruciale de la représentation citée plus haut&nbsp;; d’interviews en témoignages, les plus grands critiques, les historiens de l’art lyrique exposent le contexte, les enjeux, la particularité de ce spectacle qui consacrera Callas comme un monstre sacré moderne.</li>



<li>Avec <em>Les grands rivaux en musique – Callas vs Tebaldi, </em>on change de registre. Exit le côté glamour et tragique ; on se concentre sur une concurrence qui a tout de la joute. En leur temps, les deux cantatrices occupèrent le devant de la scène, se disputant l’attention des médias, du public et des professionnels de l’art lyrique. Charismatiques, adulées, interprétant le même type de répertoire, elles n’eurent pas le même parcours, gérèrent leur carrière différemment. Comparer leur évolution est parlant à plus d’un titre, et sur leurs personnalités et sur leurs visions de leur métier, c’est aussi l’occasion de mesurer à quel point ces chanteuses étaient célèbres à l’international, à l’égal des plus grandes stars du cinéma et du rock.</li>
</ul>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" hcb-fetch-image-from="https://youtu.be/P0E7ePF-G4Q?si=tWxPbzvDJYhOnyU4" title="Callas : le scandale de &quot;Norma&quot; - Quel scandale ! - Culture prime" width="1080" height="608" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen consent-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/P0E7ePF-G4Q?feature=oembed" consent-required="39300" consent-by="services" consent-id="39301" consent-click-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/P0E7ePF-G4Q?feature=oembed&amp;autoplay=1"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Maria Callas&nbsp;en podcast</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Et les podcast me direz-vous&nbsp;? On n’en manque guère non plus qui détaillent par le menu et sous différents angles la carrière de la Callas.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Il suffit de consulter <a href="https://www.radiofrance.fr/francemusique/podcasts/selection-callas-le-podcast?p=4">la page consacrée par Radio France</a> aux différents programmes pour rester sans voix devant l’abondance d’approches et de problématiques. Décorticage de son évolution, analyse de ses plus grands rôle, zoom sur les compositeurs qu’elle a joués, témoignages sur sa façon d’envisager le chant, c’est presque comme si elle était encore là, avec nous, partageant son savoir, ses ressentis, sa conception de l’opéra et du chant. Une véritable masterclass à l’image de celle accomplie en octobre 1971 à Juilliard, dont Terrence McNally a du reste fait une pièce.</li>



<li>Vous pouvez aussi miser sur une approche plus succinte, <em><a href="https://www.rtbf.be/article/maria-callas-la-force-du-destin-un-podcast-inedit-qui-celebre-le-centenaire-de-la-divina-11291653">Maria Callas, la force d’un destin</a></em> par Hélène Van Loo qui évoque en cinq chapitres les facettes essentielles de cette carrière artistique voué au sublime.</li>
</ul>


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		<title>Podcast « Le siècle Karajan » : portrait en sept chapitres d’un génie tyrannique</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/podcast-biographie-karajan/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Dauphine De Cambre]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 Jul 2023 16:23:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>“Directeur général de la musique en Europe” C’est ainsi qu’on le surnommait à la fin de sa vie. L’emprise de Karajan sur la production musicale classique et lyrique internationale était alors totale, il constituait une véritable autorité, LA référence absolue. Une légende vivante avec ses multiples zones d’ombre. Peut-on dissocier la vie de l’homme de [&#8230;]</p>
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<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/07/Devenez-un-pro-du-design-en-quel63.jpg" alt="" class="wp-image-36208" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/07/Devenez-un-pro-du-design-en-quel63.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/07/Devenez-un-pro-du-design-en-quel63-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/07/Devenez-un-pro-du-design-en-quel63-494x395.jpg 494w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p class="wp-block-paragraph"><em>“Directeur général de la musique en Europe”</em> C’est ainsi qu’on le surnommait à la fin de sa vie. L’emprise de Karajan sur la production musicale classique et lyrique internationale était alors totale, il constituait une véritable autorité, LA référence absolue. Une légende vivante avec ses multiples zones d’ombre. Peut-on dissocier la vie de l’homme de celle de l’artiste ? En période post #metoo, la question est d’actualité. Elle l’était aussi au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale. Et le parcours d’Herbert Von Karajan n’échappe pas à cette problématique, ainsi que l’évoque <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Lionel_Esparza" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lionel Esparza</a> dans le podcast <em><a href="https://www.radiofrance.fr/francemusique/podcasts/serie-le-siecle-karajan" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Le siècle Karajan</a></em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Talent, audace et manipulation</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Le siècle Karajan</em> : sept épisodes d’une heure trente chacun pour relater l’existence d’un artiste mythique, ses créations, son audace, son exigence&#8230; et ses compromissions. Ses manipulations aussi. Épris de pouvoir, obsédé par la réussite, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Herbert_von_Karajan" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Karajan</a> fut un bourreau de travail certes mais aussi un opportuniste. N’hésitant pas à s’affilier au nazisme, carte du parti à l’appui, ce jeune homme de très bonne famille, pianiste émérite, musicien fougueux et chef d’orchestre charismatique, va profiter des remous du IIIe Reich pour s’imposer comme un artiste incontournable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et survivre au règne d’Hitler, construisant sa légende en dépit de cette sulfureuse alliance qui n’avait du reste rien d’idéologique. Imbu de sa personne, autoritaire, caractériel, Karajan par ailleurs assurera le lancement de cantatrices de couleur comme Leontyne Price. Ses choix néanmoins interrogent car ce garçon issu d’une famille riche aurait pu s’exiler et réussir ailleurs sans vendre son âme au diable qui eut d’ailleurs beaucoup de mal à composer avec ce vaniteux intraitable. Karajan savait ce qu’il valait et ses exigences, sa manière de négocier les contrats d’une main de fer sont passées à la postérité.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un hyperactif innovant et touche à tout</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Idem pour sa manière de travailler, de traiter chanteurs, choeurs et orchestre, avec une poigne dictatoriale dont peu s’accommodaient. Séducteur et infidèle, un brin playboy, passionné de voile, Karajan apparaît ici aussi bien à la scène qu’en privé, dans ses relations avec une scène lyrique en pleine restructuration au lendemain du conflit, et qui va voir se multiplier les grands talents après guerre, Maria Callas, Elisabeth Schwarzkopf, Dietrich Fischer-Dieskau… Karajan va travailler avec tous ou presque, découvrant et propulsant les jeunes talents, prenant à bras le corps le répertoire lyrique et classique pour en proposer des interprétations magistrales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tandis qu’il égrène la vie du grand chef d’orchestre avec ce ton un brin ironique qui le caractérise, Lionel Esparza illustre son récit de citations, de témoignages sonores, d’extraits d’enregistrements devenus fameux qu’il ressitue dans leur contexte, qu’il fait vivre à grand renfort d’anecdotes. Il interroge ainsi le mystère créatif de cet hyperactif innovant et touche à tout qui sait tirer profit des avancées technologiques du disque et de l’enregistrement, adore le théâtre jusqu’à toucher à la mise en scène, initie la série de films <em>L’art de diriger</em>, exulte dans le répertoire de Mozart, Beethoven et Wagner, mais est aussi capable d’une dureté incroyable dans la gestion de ses appétits de conquête, de ses rivalités.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>À lire également</strong></p>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="https://www.theartchemists.com/livres-notes-nuit-collection/">Notes de nuit – Collection La Beauté du geste : musique versus fascisme</a></li>



<li><a href="https://www.theartchemists.com/livre-swing-berlin-jazz-nazi/">Swing à Berlin : ne dites pas « jazz » mais « musique de danse accentuée rythmiquement » !</a></li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Ce portrait à facettes multiples reflète parfaitement le clair-obscur d’une vie cependant très homogène. Karajan jamais n’a douté, jamais n’a regretté, fidèle à lui-même et à ses valeurs, prêt, avouera-t-il dans ces vieux jours, à tuer pour parvenir au faîte de la gloire. Ces sept épisodes prenants se laissent écouter avec un mélange de plaisir, d’admiration et de malaise. Car Karajan fut adoubé en dépit de ses accointances avec les nazis, au su et au vu de tous. Pourrait-il aujourd’hui avoir pareille carrière ? Le talent, aussi absolu soit-il, excuse-t-il tout ? Difficile de ne pas s’interroger en parcourant ce magnifique et très complet podcast.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Et plus si affinités</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour écouter le podcast <em>Le siècle Karajan</em>, rendez-vous sur <a href="https://www.radiofrance.fr/francemusique/podcasts/serie-le-siecle-karajan" target="_blank" rel="noreferrer noopener">France Musique</a>.</p>
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		<title>Janis : vie et mort d’une adorable fouteuse de merde ?</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/janis-vie-et-mort-dune-adorable-fouteuse-de-merde/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 03 Dec 2018 17:30:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>4 octobre 1970 : c’en est fini de Janis Joplin, morte d’overdose dans une chambre d’hôtel californien. La chanteuse s’est éteinte, le mythe peut prendre racine, alors que la talentueuse donzelle rejoint le club des 27 dans un nuage de poudre céleste. Ce mythe, Amy J.Berg en a recomposé les étapes, suivant la carrière de Janis [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2018/12/Janis-e1543858209453.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-31309" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2018/12/Janis-363x494.jpg" alt="" width="363" height="494" /></a></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">4 octobre 1970 : c’en est fini de Janis Joplin, morte d’overdose dans une chambre d’hôtel californien. La chanteuse s’est éteinte, le mythe peut prendre racine, alors que la talentueuse donzelle rejoint le club des 27 dans un nuage de poudre céleste. Ce mythe, Amy J.Berg en a recomposé les étapes, suivant la carrière de <i>Janis</i> comme on le ferait d’une Maria Callas ou d’une Billie Holiday. Car il faut bien le reconnaître, la chanteuse eut tout de la diva, en bien comme en mal.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">En 1h40 de témoignages, d’interviews, de films, d’extraits de concerts, nous suivons la lente métamorphose de ce phénix, depuis son Texas natal jusqu’aux ultimes instants hollywoodiens. Et la question demeure de ce qui l’a propulsée au sommet, de ce qui l’a détruite. Peut-être est-ce la même chose ? Un sentiment constant de décalage, un talent évident mais dont on doute, un formidable manque d’amour, une soif absolue de reconnaissance, … pour sûr, la drogue n’est pas la seule responsable de la tragédie.</span></p>
<p><iframe loading="lazy" style="transition-duration: 0; transition-property: no; margin: 0 auto; position: relative; display: block; background-color: #000000;" src="https://www.arte.tv/player/v3/index.php?json_url=https%3A%2F%2Fapi.arte.tv%2Fapi%2Fplayer%2Fv1%2Fconfig%2Ffr%2F080271-000-A%3Fautostart%3D0%26lifeCycle%3D1&amp;lang=fr_FR&amp;embed=1&amp;mute=0" width="640" height="360" frameborder="0" scrolling="no" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Forte mais torturée, intelligence émotionnelle à vif, Janis Joplin apparaît sur ces images dans toute l’ampleur d’une figure iconique, dont l’impact provient du croisement des genres : une voix absolument sidérante, le blues dans le cœur, le rock dans les veines, la came et l’alcool comme fils directeurs de ses errances. Il y a des douleurs qu’on efface pas, qu’on sublime pour atteindre les sommets et y prendre la foudre, dans une transe absolues.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">En transe donc, Janis traverse cette carrière éclair, en studio comme sur scène, s’abandonnant corps et âme à un public qui l’adule. On découvre ici ses exigences, ses desiderata, sa solitude, son appétit de connaissances … et on s’interroge : si elle avait survécu, que serait-il advenu de Janis ? Vongt ans plus tard, aurait-elle réussi son meilleur album aux côtés du producteur des Doors, Paul Rothchild, comme il lui avait promis, alors qu’elle enregistrait son ultime chanson ?</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">On ne le saura jamais ; demeurent une réputation de fouteuse de merde, quatre albums, des entretiens, des photos superbes et ces moments fabuleux quand Janis est en scène … le reste est silence.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Et plus si affinités</b></span></p>
<p align="justify"><a href="https://www.arte.tv/fr/videos/067096-000-A/janis/">https://www.arte.tv/fr/videos/067096-000-A/janis/</a></p>
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		<item>
		<title>« Turandot » de Puccini : princesse tueuse et superproduction lyrique</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/choregies-dorange-2012-turandot/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Aug 2012 08:20:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Spectacles]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Turandot : voici bien le type d’opéra qui sied aux dimensions épiques des grands amphithéâtres, Orange en tête. Du grand, du gros, du lourd, des chœurs, des figurants, des morceaux de bravoure … à croire que Puccini a composé l’histoire de sa sanglante princesse spécialement pour les espaces titanesques. Histoire d&#8217;une princesse farouchement célibataire Fille [&#8230;]</p>
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<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/05/the-artchemists-turandot-orange-2012.jpg" alt="" class="wp-image-37047" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/05/the-artchemists-turandot-orange-2012.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/05/the-artchemists-turandot-orange-2012-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/05/the-artchemists-turandot-orange-2012-494x395.jpg 494w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Turandot</em> : voici bien le type d’opéra qui sied aux dimensions épiques des grands amphithéâtres, Orange en tête. Du grand, du gros, du lourd, des chœurs, des figurants, des morceaux de bravoure … à croire que Puccini a composé l’histoire de sa sanglante princesse spécialement pour les espaces  titanesques.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Histoire d&rsquo;une princesse farouchement célibataire</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Fille de l’empereur de Chine, la sublime Turandot refuse farouchement de se marier. Pour échapper aux affres de la nuit de noces, elle a mis en place un système redoutable : une énigme qui conduit à la mort ceux qui ne peuvent y répondre. Et jusqu’à présent, personne n’a répondu. Tandis qu’on mène à l’échafaud un énième malheureux candidat, Calaf, prince déchu, décide de braver le sort&#8230; et répond à l’énigme. Mais devant le dégoût de Turandot, il pose lui-même une énigme ; si la princesse y répond, il mourra. Turandot va alors tout faire pour obtenir cette réponse, y compris commettre l&rsquo;irréparable. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Chorégies d&rsquo;Orange ont plusieurs fois rendu honneur à cet opéra :1979, 1983, 1997, les trois actes du chef-d&rsquo;œuvre de Puccini y ont toujours été restitués avec des distributions et des mises en scène coup de poing. La représentation du mardi 31 juillet 2012 n’a en rien démenti la tradition. Car pour mettre en action l’histoire inspirée par le dramaturge Gozzi, contemporain de Carlo Goldoni et l’un de ses concurrents, les organisateurs des Chorégies ont frappé fort, avec plusieurs atouts imparables.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" hcb-fetch-image-from="https://youtu.be/XIujj7CQoY0?si=oKrbOs_b8spKclSA" title="Lindstrom - Borsi - Alagna - Spotti - Puccini - Turandot - Orange - 2012" width="1080" height="608" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen consent-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/XIujj7CQoY0?feature=oembed" consent-required="39300" consent-by="services" consent-id="39301" consent-click-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/XIujj7CQoY0?feature=oembed&amp;autoplay=1"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading has-text-align-left">Du spectaculaire à l&rsquo;intime</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La mise en scène tout d’abord, toujours un challenge à Orange, car il faut pouvoir positionner figurants et solistes sur le plateau qui est vaste. Si l’acoustique y est impeccable, la gestion des troupes y est beaucoup plus délicate. En l’état, le metteur en scène Charles Roubaud a sorti son épingle du jeu avec brio. L’affrontement de Turandot et de son prétendent Calaf passe sans entrave de la confrontation publique à la déclaration intime, soulignant la découverte du sentiment amoureux par la frigide princesse. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Un plus notoire pour la symbolique : la cape où Turandot apparaît enfermée, comme piégée dans ses frustrations et ses névroses (n’oublions pas que le personnage a largement inspiré le syndrome du vagin denté, commenté par nombre de psychiatres). Cette cape noire, Calaf va l&rsquo;arracher au moment d’embrasser la belle qui se retrouve alors enrobée d’une soyeuse robe blanche pure et virginale.</p>



<h2 class="wp-block-heading has-text-align-left">Stylisation esthétique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Des décors et des costumes justement qui sont beaux, tout en étant très stylisés. </p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Le travail du scénographe Dominique Lebourges, secondé de l’ingénieur lumières Avi Yona Bueno a permis d’animer l’ensemble du théâtre en restituant les dimensions de la cité impériale sans nous noyer dans les dorures et les flonflons. On apprécie le jeu des projections, notamment les dragons triomphants qui déroulent leurs anneaux sur les dernières mesures de l’opéra. </li>



<li>Quant aux costumes de Katia Duflot, ils sont à la fois dépouillés, sobres et de très belle facture, jouant sur le noir, le blanc, le gris. Ainsi Turandot, vêtue de ténèbres comme une veuve noire, singularisée par un lourd pectoral qui l’étouffe dans sa pâleur de poupée impériale.</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading has-text-align-left">Une distribution marquante</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Hors de question de monter ce type de machine avec des voix médiocres. Il faut du coffre pour tenir les rôles principaux et porter les vocalises dans un espace aussi grand, réputé des mélomanes pour sa grande qualité sonore. En l’occurrence, les prestations de Maria Luigia Borsi en Liu et surtout de Lise Lindstrom en Turandot furent d’une très grande qualité. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Saluons la présence de la cantatrice qui prenait la difficile succession de légendes comme Callas, Sutherland ou Dimitrova qui marquèrent le rôle. Avec son timbre acidulé et frémissant, sa silhouette mince et nerveuse, Lindstrom sut incarner l’hystérie de la princesse, avec néanmoins cette pointe d’humanité qui l’illuminera finalement.</p>



<h2 class="wp-block-heading has-text-align-left">La prise de rôle de Roberto Alagna</h2>



<p class="wp-block-paragraph">C’était là le vrai défi de cette distribution : Roberto Alagna est une figure emblématique, un ténor touche à tout qui a su conquérir le cœur d’un large public en dehors des rangs d’aficionados. Sa prise de rôle pour Calaf fut néanmoins difficile, car il était souffrant, or cela ne pardonna pas avec le grand air « Nessun dorma » ; dommage car il faut vraiment du courage pour reprendre le flambeau après des monstres sacrés comme Alfredo Kraus ou Pavarotti qui incarnèrent Calaf comme personne. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Disons-le clairement, Alagna ne sera jamais à mon sens un grand Calaf, mais il a un mérite que personne ne peut lui retirer : s’attaquer à ce rôle avec en perspective le fait de le faire découvrir par-delà les habitués. De même toute la distribution et sa retransmission sur une chaine nationale et publique. À l’heure où la culture s’enclave de plus en plus, cela n’a pas de prix et doit être souligné et salué.</p>



<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-678cc482" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns alignfull has-1-columns has-desktop-equal-layout has-tablet-equal-layout has-mobile-collapsedRows-layout has-reverse-columns-mobile has-vertical-bottom ticss-c00aadba"><div class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-overlay"></div><div class="innerblocks-wrap">
<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-column-4d412c51" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-column">
<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



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