Contes des 1001 séries : Bored to Death … Détective en mal d’amour et d’inspiration !

En Albion, au gré des vents et marées, je glane petit à petit un peu d’expérience en terme de connaissance de show anglais ou américains dont je n’avais jamais entendu parler dans ma douce France. Il y a parfois eu de bonnes surprises (je placerais How to make it in America dans cette catégorie), mais aussi de moins bonnes. Et pour la première fois depuis le début de mon récit, cher lecteur, je vais vous parler d’une série qui ne m’a pas franchement tapée dans l’oeil.

 

Sans mauvais jeux de mots, je vous confesse que je me suis vraiment ennuyé devant Bored to death (traduction : S’ennuyer à en mourir). Cette série sur laquelle je fondais de grands espoirs, n’est finalement qu’une déception. Pourtant, sur le papier, cette série paraît géniale ! En quelques mots,  un jeune écrivain un peu « distrait » s’engage dans une carrière dangereuse de détective privé afin de réussir à écrire son deuxième opus et reconquérir la femme qu’il aime. En jouant sur plusieurs tableaux – policier, dramatique, comique – la série m’avait mis l’eau à la bouche. Ça sentait la nouveauté  rafraîchissante, mais finalement, après avoir vu la première saison, on aurait tendance à se demander si la deuxième vaut le coup.


 

Malheureusement, je n’ai pas encore visionné cette 2eme série. Mais si je trouve le feuilleton parfois un peu lente et pas toujours très fin dans l’écriture, je vous le dis, cette série a du potentiel ! Les acteurs et leur jeu constituent un des gros gros points positifs du sitcom d’HBO (oui la même chaîne que Boardwalk Empire, Enlightened, Game of Thrones, How To Make It In America, Hung, True Blood, Entourage, Band of Brothers, Rome, Sex and the City, Six Feet Under, The Pacific, etc). En effet, dans cette production vous reconnaîtrez bien évidemment le très drôle mais parfois un peu lourd Zach Galifianakis (Le gros barbu de Very Bad Trip) qui s’adapte avec brio à l’ambiance particulière de la série de Jonathan Ames.

Lle personnage principal joué par Jason Schwartzman est un homme tout en finesse qui permet au show de gagner en profondeur. Avec son statut particulier d’écrivain-détective, un peu à la Castle, il offre réellement tout l’intérêt de la série. On ne se trouve pas face à un bourrin dégainant son magnum à chaque coin de rue (d’ailleurs il n’a pas d’arme), ni avec un Sherlock énigmatique qui aurait tendance à trop réfléchir, c’est « juste » un homme comme tout le monde qui essaye tant bien que mal de s’extirper de son statut d’homme un peu trop banal, un écrivain en manque d’action qui arrive à s’identifier à ses personnages.


En somme, Bored to Death est une série qu’on a envie d’aimer, qui a franchement de quoi donner du plaisir à ses spectateurs mais qui pour l’instant n’a peut-être pas encore trouvé le bon équilibre entre ses personnages, son ambiance. Une création assez jeune, trois petites saisons, qui n’a peut-être pas encore généré cette alchimie qui fera qu’un jour on arrivera à dire à un ou une ami(e)  « Regarde Bored to Death, c’est mortel ! ».


Plus si affinités

http://www.hbo.com/bored-to-death/index.html