Contes des 1001 séries : « American Dream » ? Mode d’emploi !

Je suis sûr que certains d’entre vous, très chers lecteurs, ont remarqué l’omniprésence d’un concept, d’une idée qui a tendance à refaire surface à chaque présentation d’une série américaine. Je parle bien évidemment du concept d’ « American Dream ».

Cette semaine, laissez moi vous présenter une production qui a pour thème principal, ce très particulier concept de nos copains les ricains. En trois mots, tout est réalisable. Peu importe l’endroit d’où vous venez, si vous vous battez pour votre idée, entreprise ou marque de Coton-tige, vous réussirez ! Car l’Amérique est géniale, car l’Amérique est forte, car l’Amérique est pleine de ressources, car l’Amérique c’est le plus grand pays de LE MONDE, car que l’Amérique c’est quand même le pays de la sauce Barbecue et ça c’est pas rien.

Cette production d’HBO (considérée comme l’une des meilleures chaînes américaines en termes de  qualité de production), baptisée How to make it in America est un euphémisme. En vérité, l’idée même de réussite est ancrée au plus profond de la série à travers un des deux personnages centraux.

Son nom est « Cam » Calderon, d’origine hispanique, il a été élevé par sa grand-mère et en quelques sorte par son oncle, ancien taulard, et chef de gang, reconverti en chef d’entreprise pour boissons énergétique. « Cam » est donc la personnification de millions de personnes, il représente à lui seul, ces inidvidus rêvant chaque soir d’une vie meilleure, dans une Amérique où il semble que tout le monde ait sa place et sa part du gâteau.

Le second personnage, qu’on pourrait qualifier de réellement central, est quant à lui un artiste, designer, qui avec son ami, ses amours et ses emmerdes tente tant bien que mal de percer dans le monde de la mode pour sortir de sa condition de New-Yorkais Lambda.

Au moins avec le TV Show  d’HBO, pas de faux semblant ou de piège, on ne se cache pas derrière une fausse intrigue ou un scénario bidon, c’est très clair. Dans How to make it in America, on ne traite presque que d’une chose, la réussite et la reconnaissance en Amérique, à New-York plus précisément, et le grand, le beau, et l’éphémère « American Dream ».

Passons au point négatif de la série, qui n’a qu’une saison à son actif pour l’instant, avec une deuxième saison actuellement en diffusion. Malheureusement, la série est marquée d’un parfum de « Happy end », souvent trop présent. En même temps quel est l’intérêt de traiter de l’échec permanent de deux personnes à la poursuite de ce nuage d’étoile qu’est ce « Dream », me direz vous ?

Et bien justement ! Pourquoi sans cesse céder à la facilité et la niaiserie d’esprit ? Certes, tout ne se passe pas exactement comme le prévoient les protagonistes, mais malheureusement, on peut avoir l’impression que les obstacles rencontrés par les deux héros sont immédiatement solutionnés de façon miraculeuse. Cela m’étonnerait franchement que cela se passe ainsi à Big Apple, et si c’était le cas, je ne tarderais pas à faire mes bagages pour traverser l’océan séparant Albion à cette terre promise !

Comme dit précédemment, voilà LE point négatif de la série. Mais sinon, quel régal ! Premier aspect important, le show jouit d’une guest star bien particulier, que j’apprécie fortement dans son exercice habituel qu’est le rap. En effet, le rappeur Scott Mescudi, plus connu sous le nom de Kid CuDi y fait de très nombreuses apparitions, toujours délicieuses.

La mixtape de la saison 2

http://www.surlmag.fr/2011/10/how-to-make-it-in-america-x-mixtape-vol-2/

Il a aussi eu la responsabilité de sélectionner les mixtapes incluses dans la BO des saisons de la série. Parmi les artistes, que vous devez certainement connaître et qui sont présent sur ces soundtrancks, on peut noter : Theophilus London, Blood Orange, M83, Agoria, Avici, The Joy Formidable, DJ Green Lantern, Aloe Blacc, Florence and the Machine, Lupe Fiasco, Phoenix, ou encore Kid CuDi bien sûr. En quelques mots : de la très très grande qualité auditive, du jamais vu dans une série en ce qui me concerne.

Le show en lui même est aussi d’une telle qualité,  et ce par de nombreux aspects, qu’on ne se pose pas trop de question quant aux raisons du succès grandissant que rencontre ce feuilleton aux USA. Aura-t-elle la même chance/destin sur le vieux continent ? Tout dépend de ce dont vous rêvez…

 

Et plus si affinités

 

Le site de la série

http://www.hbo.com/#/how-to-make-it-in-america