Album : Success – Social Network Junkies

Le titre parle de lui-même, n’est-ce pas ? En trois mots et un artwork, le quatuor annonce la couleur : c’est de nos modes de vie et nos valeurs qu’ils vont disserter. En mode lance-flamme. Avec la hargne des métalleux, la dinguerie des punk, l’abattage des electro musicians. Le mélange est complexe, brut et puissant. Cathartique. Et talentueux ô combien. La preuve :

 

Success-Tell us & Hard to come back (Festival Chorus 2010)

 

 

 

Un peu de Nasser, un peu de Fumuj ? Les 4 de Success évoquent volontiers comme sources d’influence les Stooge, AC/DC, Daft Punk, Beastie Boys. En les voyant défoncer la scène et emmener le public, en regardant Mister Eleganz se désarticuler sur scène, en écoutant leurs textes, je miserais sur « Mr Robinson’s Quango » de Blur, « Le blues du businessman » de Starmania, Talking heads et son charismatique leader David Byrne aux allures de dandy new wave.

Comment également ne pas penser à Pink Floyd en écoutant la guitare et la voix sur « Let me be » ? A l’opéra rock Tommy par certaines mélodies et par le propos délibéré de critique sociale ? L’ensemble de l’album pointe du doigt les comportements déviants, les crises identitaires, la profonde détresse mentale et morale que vivent nos contemporains encloisonnés dans une communication corrompue.

 

The Psychoanalyst

 

 

« Sometimes I feel like a genius », “S.U.C.C.E.S.S”, “The Psychoanalyst”, … nous payons cher notre course à la réussite. Et c’est un chanteur tout droit sorti du thriller American Psycho de Bret Easton Ellis qui se charge de le rappeler en descendant direct dans la fosse pour nous le hurler aux oreilles : « My sickness is like a painting. »

Effroyable, non ? Sacré performer que ce Mister Eleganz, qui s’appuye sur le bloc des trois musiciens dont l’osmose ne peut que frapper le regard. Et ça se ressent à la scène comme à l’écoute de l’album. Avec un énorme flash perso sur les mélodies “Not right” et « Electraw power » qui allient des rythmes dansants au dernier degré et des paroles vrillées comme une pointe de feu.

Intelligent, accrocheur, osé, couillu : Social Network Junkies est un incontournable. A écouter pour s’éclater, se prendre un coup de pied aux fesses, réfléchir, remonter son capital énergie, se poser les bonnes questions, revoir son plan de vie. Mais à écouter en sautant à pieds joints sur son canapé, en balançant les coussins aux quatre coins de la pièce, quand on n’en peut plus de frustrations. Car ces treize morceaux sont plus qu’un miroir : ce sont des exutoires.

Alors ne vous en passez pas !

 

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Et plus si affinités

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