Album : Jackson and his computerband – Glow

Autre artiste présent à Rock en Seine, Jackson and his computerband en a profité pour y essuyer les plâtres de l’album qui sort aujourd’hui. Un deuxième bébé intitulé Glow et dont voici un petit échantillon :

Les 12 morceaux sont à l’aune de cet aperçu, 10 crans au dessus. Car Glown’a de lueur que le titre. Pour être honnête, c’est plus franchement un embrasement complet du début à la fin. Si les origines acid house du jeune prodige de l’electro française se font sentir d’un point à l’autre du LP, on y note néanmoins des changements de cadence et de coloration qui offrent des respirations entre deux cavalcades.

Ainsi l’intro « Blow » ou « Memory » très 70’s dans leur approche de la structure, l’étirement des sonorités synthétiques, la déformation des voix ou leur éclat, c’est selon. Ajoutons des lignes de synthé dans un esprit symphonique, avec un son épais, imposant, l’écho d’une cathédrale, une densité incroyable, comme sur « Pump » où les percus se font menaçantes soudain dans leur répétition de marteaux pilons.

Coup de cœur pour le final « Billy » qui m’a replongée dans les atmosphères sonores du cinéma de John Carpenter (le refrain rappelle la signature sonore de Snake Plissken, le héros mythique de New york 1997 et Los Angeles 2013). Idem pour le dynamique « Seal », une véritable merveille d’architecture harmonique, prenante au possible, avec des mises en perspective complètement dingues, ou « Dead living things », un des morceaux les plus séducteurs qu’il m’est été donné d’entendre, un serpent mordoré s’enroulant au cou d’une Eve en talons, se déhanchant une pomme à la main, devant tous les Adam de la création.

A l’heure où les géants Vitalic ou Woodkid occupent le terrain, Jackson and his computer band apporte un contrepoint intéressant et très inspiré car libéré d’une ligne visuelle et sonore préfixée. Il rejoint à mon sens la route des Rone, Aufgang et autres Apparat parce qu’il ose la mutation à vue, d’un couplet à l’autre, jouant la surprise mélodique dans son entier. Cela peut dérouter très certainement, mais c’est justement là l’intérêt.

Et plus si affinités

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