Zombi Day 5 / le début de la fin : « Shooting zombies » Le point de vue d’un photographe

Nous vous l’avons dit, cette session 2011 a été particulièrement saturée de … photographes. La plupart chapeautés d’un superbe cône orange, tous affublés d’un brassard blanc, le téléobjectif en érection, shootant le zombi à qui mieux mieux. Vous comprendrez aisément pourquoi j’ai préféré la zombification, pure coquetterie féminine mais j’ai ma fierté tout de même, en témoignent les 3 superbes portraits qui concluaient le récit de ma transformation.

Des portraits signés de la main habile de ce monsieur venu spécialement avec moi au milieu de ce safari :

François Aubonnet, photographe d’art, lyonnais, plus habitué à saisir paysages étrangers, concerts, courses de voitures que le zombi pur et dur. Une découverte pour lui donc, comme il l’explique au milieu de l’effervescence et des tamtam :


François Aubonnet – Zombi Day 5 – 22 octobre 2011 by user4060312

« On va voir ça ! ». Ah pour voir, on a vu … S’il est revenu éreinté de ce périple au pays des morts (je vous l’ai dit, chasser le zombi c’est épuisant), François a surtout ramené des photos qui nous ont laissés « speechless » (fait rarissime en ce qui me concerne, mes rédacteurs peuvent en témoigner) :

Superbes de couleurs, de formes, d’attitudes, d’émotions … autant vous dire qu’il a été dur de choisir. Et c’est sans compter sur les centaines d’autres photos qui ont été prises par d’autres artistes pendant le défilé et qui ont transité sur les Facebook d’AOA. Nous avons ainsi constaté que le zombi pouvait être beau, esthétique et riche d’ambiances artistiques diverses. Voilà pourquoi nous lui avons consacré une galerie de photos en trois nuances :

– le N/B des premiers films d’horreur, une impression de cinéma italien, des portraits à la Doisneau parfois, le mouvement, l’intensité des regards, la force des expressions :

 

– les couleurs éclatantes de la Hammer, qui rappellent par certains côtés les peintures de Bosch, de Brueghel, les Nefs des Fous médiévales.

– les couleurs passées/polaroïd des 70’s, propres au chef d’oeuvre de Romero et qui met en valeur les mouvements de foule et l’agglutination des corps :

Trois cahiers de clichés. Des photos prises parmi tant d’autres … Révélatrices, dérangeantes, drôles, attendrissantes, épiques … et surtout humaines. Car c’est ce qui nous a le plus frappé : sous les maquillages, derrière la démarche traînante, des êtres humains, pleins d’imagination, d’humour et de poésie.

A l’origine les films de zombi présentent pourtant ces créatures comme des reflets pathétiques et dévorateurs d’une société dont ils incarnent symboliquement l’irréverssible décomposition. En observant le Zombi Day 5, nous avons constaté qu’en fait le zombi réanime en nous cette part de rêve, d’enfance et de fantaisie que nous avons trop tendance à oublier sous les coups du sort et la grisaille du quotidien.

Vous vous reconnaîtrez peut-être parmi ces photos … ou pas. Ceci est un petit hommage à votre imagination à tous et un remerciement. Toujours soyez aussi intenses.

Merci à François qui m’a suivie (et bien souvent devancée, je l’ai retrouvé un nombre incalculable de fois perché sur des poteaux, des marches, des balustrades en train de shooter avec concentration et un évident plaisir) dans cette cavalcade et qui a ramené d’aussi jolies révélations.

Et plus si affinités

http://www.zombiepride.net/

http://www.francoisaubonnet.com/

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