Version clip 2017 : courts métrages dansés

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Odile Cougoule, chorégraphe, pédagogue de longue date et militante de la cause contemporaine en danse, nous a convié à découvrir l’espace culturel Bertin Poirée, géré par l’association franco-japonaise de Tenri, une ville de l’île de Honshū (ex-Hondo, ex-akitsu-shima ou île-libellule), qui regroupe les principales métropoles du pays du soleil levant, où il nous a été donné d’assister à un des programmes de formes brèves.

Les courtes pièces composant l’affiche de Version clip 2017, sont pour la plupart des soli complétés, le soir où nous étions là, par deux pas de deux. Ce défilé rapide permet depuis lurette – depuis l’invention des compétitions en danse, du Concours de chorégraphies organisé par les Archives internationales de la danse de Rolf de Maré en souvenir de Jean Börlin, en 1931 au Théâtre des Champs-Elysées, de celui de Bagnolet créé par Jaque Chaurand, récemment disparu, en 1969, d’où est sortie pratiquement toute la « jeune danse » française des années 70 et de la démarque de celui-ci, l’épreuve de « danse élargie » cautionnée par le Théâtre de la Ville – de dire le plus avec le moins, de se faire une idée du travail technique et artistique et de ne pas s’ennuyer une seconde – même si, en moins d’une douzaine de minutes, certains opus, ou œuvrettes, paraissent plus longs qu’ils ne le sont en réalité ! L’intention n’étant pas ici de décourager les vocations à tout âge possibles, nous tairons les noms de ces exceptions confirmant une règle fondée sur notre expérience de spectateur.

A propos de spectateurs, le public, ce soir-là, était venu en nombre emplir la belle cave médiévale de la rue qui mène de la Seine aux Halles, une salle assez bien équipée pour le spectacle et, qui plus est, en parfait état de conservation. Sans doute un peu basse de plafond pour s’y entraîner au trampoline. On a d’ailleurs senti une certaine retenue dans la saltation de la jeune ballerine Maureen Maciejewski au cours du pas de deux romantique tiré du Don Quichotte de Minkus et Petipa qu’elle a interprété avec le gracieux Julien Mathieu. Un public familial, amical et également collégial – le danseur post-butô Nanami Kohshou (rebaptisé Kouhshou par le programme automne-hiver) et l’artiste Ali Fekih, passé par la danse hip hop avant de se reconvertir dans l’art du dessin, étaient présents sur les gradins.

Tout, de la soirée, n’était pas, à proprement parler, de la danse. La pantomime y était représentée, que ce soit par le solo expressif, voire expressionniste, de Pauline Dumora, La Rose de Jéricho ou par Mil mascaras, modelage en direct d’un visage d’argile par Kimiko Otaka ravivant à sa façon la tradition de l’art du potier qui peut faire songer au Paso doble (2006) de Josef Nadj et Miquel Barceló. L’art cabotin (= le théâtre, dans sa formule « one man show » ou « stand up » que traduit l’expression « seul en scène ») y était le point d’orgue, avec une impro informelle du Dr Lama Tiers (un pseudo, il y a des chances). Le duo de Sylvaine Soldano (rebaptisée « Soldado » dans la feuille de salle, telle un petit soldat et non un… petit rat) et Cyril Jacquemin, Instant, est impeccable, quoique néoclassique dans son esthétique, parfaitement composé et exécuté par ses deux interprètes, l’une au corps longiligne, l’autre on ne peut plus athlétique. France Attigui a eu le mérite d’amorcer le show en maintenant le cap du contemporain, celui qui part de la danse libre isadorienne, passe par la rythmique dalcrozienne pour nous atteindre aujourd’hui.

Et plus si affinités

https://www.tenri-paris.com/art/spectacle.html

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