Trouvaille : Pagan Poetry

Poétique, païenne, la demoiselle sait l’être. A la première note de l’EP, elle s’impose comme une prêtresse, une sorcière intemporelle, une sphynge dévoratrice.

Quelque chose de mythologique dans ses psalmodies, une voix superbe, veloutée et claquante, pour célébrer la lune, les nuées, les merveilles invisibles de ce monde. On l’imagine incarnant le « Rêve familier » de Verlaine, traversant les « Correspondances » de Baudelaire, souriant sur le Bateau ivre de Rimbaud.

Une Muse qui soudain s’exprime pour murmurer à l’oreille du Poète. Protectrice sous ses airs menaçants de guerrière barbare, Nathalie Réaux aurait su leur plaire, calmer leur ire, leur angoisse de créatif dévoré par le monde. Entourée de Johann Chauveau (Piano, flûte), Chloé Girodon (Violoncelle), Marie Lesnik (Violon), Lucie Antunes (Percussions-batterie, vibraphone, marimba), elle pose ses vocalises sur des mélodies qui rappellent All about Eve, Dead can dance, Diamanda Galas, Kate Bush enfin.

A écouter avec reccueillement comme une rêverie passagère.

 

 

 

Et plus si affinités

http://www.paganpoetry.net/

Commentaires

commentaires

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.