Trouvaille : Charles Trees

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3 septembre 2014, ambiance rentrée des classes, matinée ensoleillée, les feuilles s’obstinent à tenir aux branches tandis que nos chers bambins trainent la patte vers les salles de classe et nous vers nos bureaux. Mélancolie des journées de farniente, du bleu chloré des piscines, des pinèdes bruissant de vent, des gazons verts et velus, des lectures nonchalantes …

Dans la dureté de cette reprise, Charles Trees dépose ses accords solitaires comme un baume de soulagement, un reflux marin, une cure de detox sonore, un jeu constant et déroutant. Découvert au gré de la page Facebook d’un ami booker (que je remercie au passage pour son bon goût et ses tympans aiguisés), le producteur originaire du Michigan déploie une sonorité nourrie aux mamelles du jazz et de la techno, expérimentale et grouillante, sinueuse et fine à la fois, protéiforme dans ses tendances et ses tempos.

Un souffle, saccadé et casual, terriblement prenant, avec Rootwork, à peine syncopé tel ce For you gorgé d’émotions diffuses et de sensibilités à fleur de claviers. Thérapeutique pour certains, méditatif pour d’autres, Charles Trees évoque avant tout un sculpteur de sons, cloîtré en son studio, calme et recueilli quand le monde implose tout autour, prêt à le reconstruire d’un arpège. Un pilier, un havre, un refuge …

 

Et plus si affinités

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http://charlestrees.tumblr.com

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