Tomb Raider : A survivor is born, … not a masterpiece

De ce reboot de Tomb Raider il y a de quoi décevoir la plupart des fans de la série, ne serait-ce que pour les 4 énigmes qui balisent en tout et pour tout l’aventure – le jeu ressent même le besoin de nous donner des indications pour leur résolution. Avec la nouvelle direction de la série s’affirme une volonté de s’inscrire dans les nouveaux codes du jeu d’aventure : QTE à go-go, scène spectaculaire etc. qui muselle le propos au personnage de Lara.
D’une manière générale, le titre souffre du même défaut que la plupart des réalisations du genre (Far Cry 3 en première ligne) : une schizophrénie frappante. Le traitement du personnage de Lara Croft, à cet égard, souffre d’une contradiction interne assez gênante : le motto du jeu (A survivor is born) semble orienter tous les choix scénaristiques vers une outrance de la violence qui égarent souvent le propos, tandis que parallèle se ressent comme un besoin de punir l’ancienne Lara – comme si littéralement, une femme ne pouvait dépasser un homme qu’en passant à deux doigts d’un viol.
De ce jeu qui ne sait pas trop comment aborder le sujet de l’héroïne féminine, reste tout de même cette affection pour le personnage, qui s’il ne cherche presque pas à raccorder ce reboot au reste de la série, n’en reste pas moins tributaire. A l’inverse de DmC qui réinventait son univers pour en faire naître un nouveau propos, Tomb Raider a ceci de maniériste qu’il semble incapable de se détacher de son exemple, et à cet égard, ne semble pas trouver d’autre façon de l’aborder qu’en lui faisant violence.

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