The ARTchemists ont 6 ans : la culture c’est le droit de tous

1er avril 2017 : 6 ans et 2617 articles que The ARTchemists écument les flots culturels français et internationaux. Cela fait un bail et c’est encore si récent … tout à apprendre, redécouvrir sans fin … car les océans artistiques sont vastes … et bien plus vifs qu’on voudrait nous le faire croire.

Nous le constatons tous les jours depuis 2011 et le début de l’aventure. Là où un festival s’éteint faute de subventions et de soutien des pouvoirs en place (et Dieu sait si il y a eut du dégât sur les dernières années), deux s’éveillent, indés et libres. Nos boites mails croulent sous les annonces d’expos, les release parties de jeunes musiciens, le lancement de nouveaux produits design, … et pas seulement dans les grandes villes. Les campagnes, la province s’y mettent, depuis belle lurette du reste, ardentes et pleines d’imagination.

Bref la vie culturelle est bien là, foisonnante, en lutte permanente bien sûr, car elle n’est pas forcément la bienvenue partout, trop fougueuse et dérangeante. Elle porte des étincelles sans lendemain, des feux à long terme, tout dépendra de la créativité, de la pertinence et de la logistique. De la hargne aussi. Il y a de toute façon largement de quoi explorer à l’avenir. Cela tombe bien, nous n’avions guère l’intention de stopper nos virées et nos expéditions … même si nous avons accompli quelques mutations depuis nos débuts glorieux.

Si nous continuons à détecter le talent émergent et l’expérience culturelle décalée, ce qui constitue notre socle d’intervention historique, nous cherchons par ailleurs à fournir aux lecteurs de toutes générations des clés pour comprendre une actualité souvent déroutante, pour ne pas dire anxiogène, et sur laquelle on a vite fait de raconter n’importe quoi : terrorisme, fascisme, montée des intolérances, féminisme, … les sources de questionnement sont multiples qu’on ne peut décrypter sans prendre de recul et se documenter.

Marre de l’émotionnel et de l’immédiateté. Prenons le temps de comprendre, de ressentir. Offrons nous le luxe du recul et de la documentation. Films, livres, expos, artistes, notre travail est aussi de mettre en avant des œuvres et des démarches qui permettent de mieux appréhender cette actualité, qu’il s’agisse de nouveautés ou de classiques, des travaux inscrits dans le patrimoine mais que d’aucuns ne connaissent pas forcément. Il convient en conséquence de désenclaver un domaine qu’on pense à tort destiné à une élite pour le mettre à la portée de tous, ce qui n’est qu’équité.

Non les galeries d’art et les musées ne sont pas réservés aux intellectuels, non les livres ne sont pas des forteresses imprenables, et on a le droit de passer d’un nanar comme Idiocracy aux thrillers politiques de Costa Gavras, ce n’est pas incompatible, c’est même conseillé. Étant tous dotés d’un cerveau, nous sommes en capacité de réfléchir, de questionner, de nous émouvoir. Tous, quel que soit l’âge, l’origine, la culture, la croyance … La culture comme le rire est humanité.

Reste le problème du fric. Alors que beaucoup font leurs comptes au plus serré, ont des budgets si restreints qu’ils doivent choisir les postes de dépense avec précision, il est impensable de débourser 10 à 15 euros pour visiter une expo, 9 euros sur une place de cinéma, 20 euros dans un livre, 25 pour aller au théâtre. Du coup les voilà privés de culture, et si on y ajoute un bon coup de pyramide de Maslow, leurs besoins se réduisent à la survie physique, sans aucune respiration pour se ressourcer.

Inepte ! On a tous besoin de souffler un instant. Voilà pourquoi, même si nous continuons à travailler tous les thèmes qui nous passent par la tête, nous ciblons également des activités gratuites, dont tous peuvent profiter sans se ruiner, afin de constituer un socle de connaissance, de tisser une approche, un regard, une perception. Éduquer ? Non, plutôt sensibiliser, ouvrir des pistes, offrir des clés. Et se faire plaisir, car on a tous la capacité de rêver, d’imaginer et de créer. Ce n’est l’apanage de personne, c’est le droit de tous.

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