Soirées Performances à Orléans : honneur à l’art inclassable

L’art inclassable : c’est la ligne thématique choisie pour orchestrer cette 4ème édition des SOIRÉES PERFORMANCES. Et de fait la Scène nationale Orléans n’a ainsi pas choisi la facilité ni en terme de traitement ni pour dérouler une prog cohérente du mercredi 2 au vendredi 11 avril 2014.

En filigrane, ces dix jours interrogent la manière dont des créatifs peuvent aujourd’hui repousser les limites de l’art en jouant sur la transgression des genres, leur hybridation, le caractère poussé, précis et exigeant de la performance positionnée entre exploit, déconstruction de la technique et virtuosité du geste.

De fait les six spectacles qui composent ces quatrièmes Performances assurent une affiche ambitieuse et provocatrice observant le jeu croisé des disciplines, danse, chant, musique, cirque, acrobatie, poésie, arts plastiques, théâtre, vidéo, mime, autant de combinatoires qui mettent à mal les concepts de nature, de vide, de genre, de rêve, de psychose comme autant de visages de l’acte de création.

L’exposition Performances³ débute les hostilités avec un parcours composé des oeuvres des artistes-plasticiens Régis Sénèque, Hélène Singer et Frédéric Vincent qui ici explorent nos penchants à l’animalité, la spatialisation du corps, les passerelles culture populaire/culture savante.

 

Thomas Ferrand creuse cette approche avec sa création 2014, Une excellente pièce de danse, qui jongle entre onirisme et névrose.

 

Suivent les excentricités de Sophie Pérez et Xavier Boussiron avec Prélude à l’agonie, ensuite expliquées lors de la conférence Écran de danse (suivi d’un Écran de danse animé par Edwige Phitoussi).

 

Puis le Germinal d’Antoine Defoort et Halory Goerger, cosmogonie du néant.

The Artificial Nature Project de Mette Invargtsen suit pour questionner la puissance de la nature.

Warm de David Bobee pose la question du défi et des limites du corps.

Micro de Pierre Rigal conclut ce parcours en mettant en lumière la relation organique du musicien et de son instrument.

Le tout est effectivement et volontairement inclassable et cosmopolite. UN éloge du bizarre et de l’éclectisme, comme un souffle nouveau dans un univers culturel trop souvent cloisonné, rigide et empêtré dans des codes statiques.

 

Et plus si affinités

http://www.scenenationaledorleans.fr/

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