Sexes, mensonges et banlieues chaudes : l’érotisme clé d’un dialogue social réussi ?

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Alors à la base, ce genre de cam’ n’est pas la mienne : Sex in the city, Desperate Housewives, toutes ces histoires guimauve où de pauvres petites filles riches se lamentent à longueur de soirées cossues et ruptures de fiançailles, franchement c’est pas mon trip. Riot girl oblige me direz-vous !

Aussi c’est avec circonspection et une appréhension évidente que j’ai entamé le roman de Marie Minelli … et au bout du compte, bah ma foi je me suis laissée faire ! L’ouvrage ne laissera pas dans l’histoire de la littérature la marque indélébile d’un Zola ou d’un Voltaire, ça je pense qu’on sera tous d’accord sur ce point. Mais dans le girly style, il a l’avantage de proposer un regard intelligent et drôle, doublé d’une verve assez savoureuse.

Il faut avouer que les mésaventures de Sara, riche héritière en mal d’émancipation et d’épanouissement, qu’il soit social, professionnel, affectif ou sexuel, multiplient les opportunités de fioritures verbales et l’auteure ne se prive pas de customiser la langue de nos ancêtres à tout va pour nous servir ce petit assortiment bien sympa.

Sara donc, rejetonne d’une grosse fortune, prête à épouser le rejeton d’une autre grosse fortune fin de race pathétiquement raciste et peine à jouir, n’en peut plus de ce milieu qui l’écrase et la condamne par ses codes et ses non-dits. C’est par la banlieue que notre héroïne trouvera le bonheur : je ne vous en dis pas plus, vous lirez le bouquin tranquille sur la plage, un mojito et votre moitié, régulière ou du moment, à portée de main de bouche et plus si affinités.

Mais sachez qu’une fois de plus dans un ouvrage édité chez La Musardine, l’érotisme n’est pas l’acteur principal, quoique … notre Sara a une utilisation des tubes de déodorants pour le moins originale et cela devrait du reste inspirer les plus audacieux d’entre nous. Erotisme oui mais pas que, car le livre de Marie Minelli prime par la description cocasse qui est faite de la jeunesse dorée, de la haute bourgeoisie et du journalisme mondain. Le Diable s’habille en prada, Jet Set, La crème de la crème, décidément les outrances surréalistes de ces univers bling bling inspirent les artistes qui prennent un malin plaisir à en décrire les vices.

Sexe, mensonges et banlieues chaudes ici tient ses promesses, et on aime cette petite saveur douce amère, coquine et sarcastique à la fois, qui se termine sur une conclusion utopiste certes, mais qui par ces temps sombres, ne peut que faire du bien au moral.

 

Et plus si affinités

http://www.lamusardine.com/P15573-sexe-mensonge-et-banlieues-chaudes-minelli-marie.html

 

 

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