Reflet d’artiste : Irma, la rencontre…

Il y a quelques semaines, la belle franco-camerounaise a illuminé la finale du championnat de France de Pro A à Paris Bercy. Quel chemin parcouru en un an à peine !

En effet, il y a douze mois, Irma Pany (de son vrai nom), n’avait pas encore connu le succès qui est le sien désormais. Pour autant, son talent a toujours été bien présent. En seulement quelques jours, Irma a réuni les fonds nécessaires pour obtenir la production d’un album et de la tournée qui suit. Vous l’avez peut-être reconnu, c’est le système de « My Major Company ».

Irma a débuté sa carrière un peu par hasard, mais une chose est sûre, Internet a joué un rôle prépondérant. En effet, à la demande d’une amie partie à l’étranger, la chanteuse poste quelques vidéos sur YouTube d’elle en train de jouer des chansons en particulier. Une initiative qui va changer sa vie puisque cela va créer le buzz et la pousser à s’inscrire sur le site My Major Company. Vous connaissez la suite…

Près de trois semaines avant son show à Bercy, j’ai eu la chance de la rencontrer à Villeurbanne à l’occasion du concert qu’elle donnait au Transbordeur, pour une interview en forme de bilan.



Comment tu gères le succès ?

Pour le moment, il n’y a pas vraiment de « gestion » du succès ; ça a tout changé dans mon quotidien mais mis à part ça je ne connais pas les mauvais côtés du succès donc c’est vraiment cool….

Est-ce que ce succès a changé quelque chose par rapport à ta vision de la musique ? Disons que tu as commencé à créer pour une amie partie loin. Et maintenant ? La création se passe toujours de la même manière ? Tu as des objectifs ? Des contraintes ?

Aucune contrainte, mais des objectifs oui ; ça change un peu la création parce que, avant, je faisais tout au feeling. Disons que j’imaginais la chanson et je l’écrivais et puis c’est tout… Ce côté « insouciant », et très direct est quelque chose de bien. Mais maintenant je veux vraiment travailler pour devenir plus technique et pour pouvoir durer…

Qu’est-ce que ça fait de jouer avec un groupe ? Je t’avais vu il y a un an, tu étais seule, une préférence entre les deux ?

Non. En fait j’ai rencontré mes musiciens sur la route. D’abord mon batteur avec qui j’ai vraiment voulu travailler. Et puis ensuite, il m’a dit toujours bosser en binôme avec un bassiste, qui est devenu le mien… Au départ c’était juste « pour voir » si ça marchait. Et puis vu que ça se passe très bien, on continue !!!

Les études ? Cela reste un objectif ou pas ?

Ah oui carrément. Je ne veux pas arrêter, pour le moment je suis en césure pour faire la tournée, et puis ensuite j’y retournerai.

Cela ne doit pas trop déranger l’ESCP ce que tu fais ?

Non, c’est sûr que c’est toujours intéressant d’avoir des gens de tous horizons. C’est ce qui  varie les profils…

Est-ce que tu sens une attitude particulière vis à vis des artistes issus de « My Major Company » ? (Grégoire et Camelia Jordana étaient différents de ta musique, est-ce que tu es associée à eux ?)

Oui et non. Disons qu’au départ on a une étiquette mais après, on a tous des personnalités différentes donc ça va…

Et ça n’a pas été un désavantage dans ta progression ?

Certains médias sont quelque peu réticents. Mais la majorité passe au-dessus de ça et voient d’abord la personne, son univers, etc… Et puis c’est un peu un challenge. A nous de montrer qui nous sommes .

Comment ça s’annonce pour le second album ? Parce que My Major Company prend en charge un seul album. Mais après ? C’est bien parti ?

J’ai des compositions,mais je profite de la tournée et on verra après pour ce qui est du second album…


En attendant ce second album donc, je vous encourage à vous pencher sur le premier opus de la chanteuse intitulé Letter to the Lord. Indéniablement une des révélations de l’année. Irma ne tombe pas dans le piège qui aurait été de trop ressembler à Ayo ou Asa. A sa manière, elle utilise ses origines africaines, tout en y rajoutant des influences funk, ce qui donne un joli cocktail. Cette ouverture d’esprit lui permet aussi de proposer des rythmes très différents au fil des 12 chansons que comporte son album : « I Know » ou « Letter To The Lord » sont très tubuesques, rythmées et plutôt calibrées pour créer le buzz. Mais d’autres chansons, je pense notamment à « Everybody » ou « Watching Crap On TV », sont encore plus poussées, et montrent la qualité des compositions d’Irma.Rafraîchissante, Irma a définitivement sa place dans la BO de votre été, sur le retour de la plage, au soleil couchant ou bien au petit matin, en rentrant de soirée …et ppourquoi pas en concert ?

Et plus si affinités

http://www.myspace.com/irmamusic0788

http://www.mymajorcompany.com/artistes/irma/

Commentaires

commentaires

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.