Oudeis / Silence vert – Le catalogue à l’heure du bilan, de la publication et de l’action

A l’article « Catalogue », le très distingué Larousse précise nom masculin (bas latin catalogus, du grec katalogos, liste) ajoutant comme définitions :

  • Inventaire à données scientifiques des livres conservés dans des lieux déterminés (bibliothèque, librairie, etc.).
  • Liste de documents, imprimés ou non, classés selon un ordre déterminé, suivant des règles préétablies pour en faciliter la recherche.
  • Salle d’une bibliothèque contenant le catalogue des œuvres.
  • Liste énumérative et descriptive d’œuvres, d’objets, etc. ; livre contenant cette liste : Le catalogue d’une exposition.
  • Document, illustré ou non, qui présente ou recense un ensemble d’articles ou de services qu’un commerçant propose à la vente.
  • Énumération de choses, d’actions, d’événements : Un catalogue de revendications.

Et la question immédiatement de se poser : peut-on cataloguer l’exposition Silence vert ?

Rappelons les faits : Silence vert titre l’exposition orchestrée par nos petits camarades d’Oudeis à la mi décembre 2012. Problématique : la place du numérique (jeux, outils, communication…) dans un univers post apocalyptique où il convient de survivre sans les ressources habituelles. Comment dans ce cas détourner le virtuel superflu pour en faire un support concret assurant existence et réorganisation d’un quotidien menacé ?

Nous ne reviendrons pas sur l’exposition elle-même, au moment où les oudeistes viennent d’en boucler le bilan. D’où un catalogue qui va sortir de façon imminente. Oui mais va-t-en faire la, je cite, « liste énumérative et descriptive d’œuvres, d’objets, etc. » d’un évènement dicté par les impératifs d’une projection dystopique ? Comment compiler les données relevées, les résultats, les mettre en forme, les formuler de telle sorte qu’ils soient perceptibles, compréhensibles et convaincants quand on parle d’une situation de simulation axée sur le postulat : L’art est un moyen de résistance… Il faut réactiver cette idée ?

Et là d’entrée de jeu on comprend que le catalogue de Silence vert ne va pas être un catalogue comme les autres. Rien à voir avec les beaux ouvrages bien léchés qui complètent habituellement les expos dans un esprit esthétique de reflet. Il s’agit ici de penser un outil de travail qui relate au plus juste une pensée, une démarche, une perception du monde, synthétise une approche sans la résumer/simplifier, ne laisse pas la part belle aux images mais privilégie l’explication et le questionnement.

Le sommaire parle de lui-même : clair, simple, presque militaire, très carré dans les titres. Nous sommes en situation de survie, ne l’oubliez pas, pas de place pour la licence poétique, encore moins pour les logorrhées scientistes. Il convient d’être efficace, rapide, concis. Intro, thématique, exposition, vidéos, table ronde, ressources. Pas de chichis ni de digressions, on reste dans le sujet de bout en bout. On s’y concentre.

Présentations d’œuvres en mode fiche technique, comptes rendus de discussions et d’échanges au cordeau, biographies succinctes mais complètes, listing précis des vidéos projetées, il s’agit de compiler des connaissances amenées de l’extérieur pour les mettre en corrélation dans une synergie de réflexion. C’est que l’exposition n’a pas été qu’un simple étalage d’installations drolatiques et décalées, celles-ci ont vécu par les commentaires, les réunions des artistes et des théoriciens venus apporter leur concours. Ainsi Silence vert a débuté en amont de sa mise en place effective, au cœur des ateliers constitués pour initier les installations. De même elle a offert un espace d’expression à des acteurs influents certes dans ce petit milieu du numérique mais totalement méconnus du grand public et qui ont ainsi eu l’occasion d’étendre leur sphère d’action.

 

Mais le plus important demeure l’avenir : ce catalogue ouvre des passerelles pour le futur, enclenche la mécanique d’actions concrètes. Ainsi la ferme à spiruline dont le premier stade a pris corps en décembre dans les salles d’expo et qui aujourd’hui est en cours de construction dans la campagne avoisinant Le Vigan. Ce qui était expérimentation prend tournure de réalisation à échelle plus importante. Exactement comme cela était prévu et à ce titre on peut se demander si ce catalogue ne constitue pas aussi un cahier des charges.

 

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Et plus si affinités

http://www.oudeis.fr/

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