MaMA 2012 / General Elektriks : rocking the electric marsupial

Ouep, je sais c’est capilo tracté, comme titre. Mais chers lecteurs, comprenez-moi, depuis que j’assure le report du MaMA 2012, je ne chronique que des hybrides musicaux : des La Shark, des Don Rimini, qui se font un devoir pour ne pas dire un sacerdoce de tordre le cou aux règles établies, de les plumer jusqu’au troufion et de nous les cuisiner ensuite à leur manière. Pas évident de formuler cela en mode classique.

Et General Elektriks n’échappe pas à cette tornade, il se situerait même en plein cœur, comme un activateur assez dévastateur des genres pré établis. D’où un titre qui soit à la hauteur, aussi hyperbolique qu’énigmatique et qui rende convenablement hommage à l’éclectisme anglo-saxon du monsieur qui mêle les influences brit pop, funk, groove, soul, jazz, rock sans complexe aucun et avec un peps qui prend tout son essor sur les scènes que son combo ravage sans pitié.

C’est que Hervé Salters sur plateau, ce n’est pas franchement ce qu’il y a de plus calme, et le patronyme de marsupial n’est absolument pas usurpé en l’état. Nous avons pu le constater de visu pendant le live somptueux et très sportif que lui et ses quatre lieutenants (tous excellents musiciens et bêtes de scène de première bourre) tiennent une heure et demi durant dans l’enceinte de la Cigale qui pour le coup n’a eu d’autre choix que de danser d’importance.

Le plancher flottant installé pour l’occasion a d’ailleurs largement aidé à la manœuvre et le public agglutiné s’est retrouvé convié à une session de trampoline dont notre Héloïse a dû s’extraire de toute urgence pour se réfugier aux côtés de sa rédac chef prudemment réfugiée sur des hauteurs plus stables et réaliser des clichés nets de la bande de ressorts qui sautaient partout on stage.

Rien à dire donc : General Elektriks en live tient d’incroyables promesses, inondant la chemise, maltraitant les synthés, entre solos de guitare d’une fureur absolue, claviers virtuoses et enflammés, percussions incandescentes et subtiles. Le feu aux planches sans conteste et rien pour stopper l’incendie, sinon l’heure du couvre feu, lancée par le régisseur qui arrête le concert de plein fouet. Frustration pour nous, pauvres mortels et pour les cinq magiciens sautillants qui nous emportaient dans leur tourbillon.

Le temps que la salle évacue après moult protestations, nous allons boire un verre avec Hélo, et je repense alors aux paroles échangées l’après-midi même avec Hervé Salters, le bondissant pianiste à l’origine de ce si beau projet. Un hasard encore – il n’y a pas de hasard, tudieu, surtout en art – un bac à sable où Hervé testait des sons entre instrumental et numérique, et qui progressivement a donné un puis deux puis trois albums puis le live vécu si intensément ce soir là.

 Cliquety Kliqk 2003 – Good City for dreamers 2009 – Parker Street 2011 : 3 opus pour une trentaine de pièces (Hervé parlera de toiles) toutes autonomes les unes des autres, Le très funky « The Spark » répondant en écho au plus classique « I’m ready », à « You don’t listen » et Helicopter » carrément rock ou « Summer is here » si brit pop, « My little lady » si tendre. Des petites histories, des moments qui équilibrent les influences suivant des dosages différents pour autant de potions énergisantes et chargées de lumière. De pures minutes de plaisir et de légèreté dont il convenait de rencontrer l’orchestrateur.

Rencontre effectuée dans les coulisses de La Cigale, et le calme recueilli qui a précédé la déferlante de la soirée. Hervé s’assoit en face de moi, nous allons revenir sur 10 ans de compos, sa manière d’aborder la musique, le style si particulier, si riche de cette musique, la perception du live, le travail d’équipe effectué, le choix des instruments.

MAma 2012 : rencontre avec General elektriks by Générateurs d’étincelles

 

 

 

Merci à Hervé pour ces explications, ces minutes passées ensemble.

Merci à Héloïse Siaud pour les photos.

 

Et plus si affinités

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