Longueur d’ondes en soirée : de la pop et du plaisir !

Piano Club – My heart belongs to Cecilia Winter – The Popopopops : des belges, des suisses, des rennais … telle était l’affiche annoncée pour cette nouvelle soiree LO … et franchement elle a tenu ses promesses !

– Déjà parce qu’elle tenait la route en matière d’équilibrage musical avec des formations dont les styles s’harmonisent sans se répéter, ce qui n’est pas un luxe en ces jours glorieux où il est courant de voir les bookers refourguer aux programmateurs un live set formé de combos très souvent semblables ;

– Ensuite parce que chaque formation a pu s’éclater au minimum 50 minutes sur plateau, en place de la 1/2 heure habituelle sur ce genre d’orga, et cela fut grandement appréciable, laissant à chacun d’investir la scène et de se chauffer pour donner le meilleur de lui-même ;

– Enfin parce que la soirée était orchestrée avec panache par nos camarades du mag Longueur d’ondes qui ont fait preuve de flair dans leurs choix et de professionnalisme dans leur fonctionnement, jouant la carte de la diversité européenne et de la mise en lumière de talents émergents avec brio.

Restent les concerts en eux-mêmes : trois regards différents, mais néanmoins inspirés et originaux, sur une pop rock aux couleurs multiples et la conviction une nouvelle fois affirmée que si un bon live ne saurait mentir, il est le complément essentiel de l’univers musical désincarné du disque et du podcast.

Car, et ce fut la première constatation de cette soirée au Pan Piper (au passage big up pour l’ingé son qui a su valoriser chaque groupe), les trois combos invités cultivent des univers mélodiques dont les morceaux prennent toute la saveur sur scène, révélant du reste de forts tempéraments, dixit la furie de My heart belongs to Cecilia Winter, qu’on ne peut apprécier que de visu.

Des bêtes de scène donc, avec des approches techniques différentes, classique pour Piano Club qui signe un set propre, direct et efficace quand les suisses de My Heart préfèrent une prise de plateau toute en instinct et en cri primal, quelque chose de sauvage et de profondément viscéral dans le traitement des guitares et des voix.

Autre constat, trois groupes influencés par la new wave, indubitablement, et qui ont su en digérer le substrat sans tomber dans le plagiat ou l’hommage. A ce titre The Popopopops offre l’alchimie la plus aboutie, servi en cela par leurs origines rennaises, Rennes terre rock dont nous avons vanté maintes fois l’aura en chroniquant ses groupes.

The Popopopops ont grandi, plantés dans ce terreau fertile d’où ils ont tiré leur force singulière : des voix exceptionnelles, ciselées, travaillées, douces dans les aigus, un équilibre parfait entre lignes de synthés et guitares, un vrai bassiste, des textes simples mais évocateurs, un sens évident du rythme et de la mélodie qui claque au tympan et s’incruste dans les neurones.

Ajoutez à cela des musiciens dotés de gueules d’ange qui doivent faire des ravages dans le coeur de ces dames, des personnalités différentes et complémentaires, le tout irrigué par l’esprit de Tears for fears et Fine young cannibals rassemblés dans un boys band bourré de talent et d’imagination … bref du bonheur pur pour boucler une soirée d’exception.

Et pour conclure, la certitude qu’il ne faut pas rater le prochain opus des soirées LO, la qualité sera encore au rendez-vous.

Album photos The ARTchemists

Et plus si affinités

http://www.longueurdondes.com/

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